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  • il y a 16 heures
A la une de cette édition, les Midterms américaines, c’est dans seulement 4 mois. Un suffrage animé en coulisse par deux visions du monde et la guerre de succession de Trump entre JD Vance et Marco Rubio.

Les négociations entre Israël et le Liban reprennent à Washington dans l’ombre de celles entre l’Iran et les Etats-Unis.

Et enfin, nous reviendrons sur la crise politique en Grande-Bretagne entre démission du premier ministre et inapplication du Brexit.

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00:00Avec son million d'abonnés sur Youtube et ses dizaines de millions de vues mensuelles sur tous les supports,
00:05TVL n'est pas simplement devenu le média alternatif incontournable, nous sommes aussi la première cible du système.
00:12L'objectif est simple désormais, nous faire disparaître.
00:16L'an dernier, les attaques ont pris une ampleur sans précédent, avec la fermeture de nos comptes bancaires sans raison.
00:22A la clé, je vous l'ai déjà dit, des pertes de plus de 440 000 euros.
00:26Et malgré votre mobilisation, ce coup a sévèrement frappé TVL, je ne vais pas vous le cacher.
00:32Mais au prix de concessions, d'une gestion en bon père de famille, nous avons pu continuer à mener notre
00:38mission première, vous informer.
00:40Nous avons aussi décidé de riposter.
00:43Aussi nous poursuivons en justice les banques et tous les acteurs de ce mauvais coup.
00:47Et la procédure a déjà donné lieu à des irrégularités dignes d'une république bananière par exemple.
00:52Une des parties a tout simplement été prévenue d'une perquisition avant même qu'elle ne soit menée.
00:58Rendons alors l'opération sans intérêt.
01:00Des fuites concertées, des complicités, des mensonges.
01:03Le tableau qui se dessine face à nous n'a rien à envier à une organisation mafieuse.
01:07Et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de mener ce combat sans reculer.
01:12Nous vous le devons.
01:13Mais nous avons aussi un besoin impérieux de votre soutien et de votre aide financière.
01:18Car la perspective de 2027 rend la mission de TVL cruciale.
01:23Notre indépendance totale, exempte de pression d'actionnaires, de milliardaires, de publicitaires ou de puissances étrangères,
01:28nous permet de n'avoir de compte à rendre qu'à vous et vous seuls.
01:32La contrepartie de ce modèle unique, c'est qu'il ne repose que sur vous.
01:36L'avenir de TVL est donc maintenant entre vos mains.
01:39Faites un don et choisissez une information vérifiée, sérieuse et vraiment libre pour aiguiser votre opinion.
01:45Je compte sur vous dès à présent.
02:09Mesdames et Messieurs, bonsoir à la une de cette édition, les midtermes américaines.
02:13C'est dans seulement quatre mois un suffrage animé en coulisses par deux visions du monde
02:18et la guerre de succession de Trump entre J.D. Vance et Marco Rubio.
02:22Et pendant ce temps, les négociations entre Israël et le Liban reprennent à Washington
02:26dans l'ombre de celle entre l'Iran et les États-Unis.
02:29Enfin, nous reviendrons sur la crise politique en Grande-Bretagne
02:32entre démission du Premier ministre et inapplication du Brexit.
02:40J.D. Vance penche vers la paix avec l'Iran.
02:43Marco Rubio rêve de Cuba, de vision pour un parti républicain américain
02:47divisé à quelques mois des élections de Mimorodar.
02:50Nicolas de Lamberterie.
02:51Un cessez-le-feu fragile et des négociations incertaines.
02:55Les pourparlers libano-israéliens interviennent dans un contexte marqué par l'influence de l'Iran
03:00qui a intégré le dossier libanais dans le protocole d'accord signé le 17 juin avec les États-Unis
03:04et qui semble avoir une carte à jouer face à l'échec américain à faire tomber le régime politique en
03:10place.
03:10Beyrouth cherche de son côté à reprendre la main sur l'après-guerre
03:14tout en évitant que Téhéran et le Hezbollah ne dictent les termes de la paix.
03:18L'État libanais fait face à un dilemme délicat.
03:22D'un côté, le président Joseph Aoun insiste sur la souveraineté nationale.
03:26Je cite, nous négocions pour nous-mêmes et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous.
03:30De l'autre, le Hezbollah galvanisé par le rôle retrouvé de son parrain iranien
03:35rejette ces discussions directes qu'il qualifie de capitulation.
03:39Son secrétaire général Naïm Kassem invite plutôt le gouvernement à exploiter la pression iranienne
03:44notamment la menace de fermeture du détroit d'Hormuz pour obtenir un retrait israélien sans concession.
03:49Le cessez-le-feu actuel résulte cependant largement de l'entente américano-iranienne.
03:55Téhéran a donc obtenu que le Liban figure parmi les priorités imposant l'arrêt des hostilités.
04:00Un mécanisme de, je cite, déconfliction rassemblant américains, iraniens, qataris, pakistanais et libanais
04:06mais pas Israël a été mis en place sous coordination du commandement central des Etats-Unis, le CENTCOM.
04:12Ce dispositif constitue le premier test concret de la nouvelle entente entre Washington et Téhéran.
04:18Côté israélien, les positions restent fermes et le Premier ministre Benjamin Netanyahou
04:22et son ministre de la Défense Israël Katz ont réaffirmé lundi que Tzal maintiendrait sa présence dans le sud du
04:28Liban
04:28aussi longtemps que nécessaire pour neutraliser les menaces et protéger une zone de sécurité.
04:35Nous avons établi une zone de sécurité au Liban et nous la maintiendrons aussi longtemps que nécessaire
04:40pour protéger notre peuple.
04:43Nous modifions la doctrine de sécurité d'Israël.
04:46Nous prenons l'initiative, nous attaquons, nous surprenons et nous attaquons les ennemis
04:50qui cherchent à nous détruire, à nous tuer.
04:55Nous les attaquons avant qu'ils n'en aient l'occasion.
04:58Si vous connaissez les breux, tuez-les en premier.
05:02On est bien loin d'un discours d'apaisement.
05:05Israël occupe actuellement près de 6% du territoire libanais,
05:08une bande d'environ 10 km de profondeur le long de la frontière.
05:12Les discussions à Washington portent notamment sur un calendrier de retrait israélien des zones pilotes
05:17pour un déploiement progressif de l'armée libanaise et, à plus long terme, le désarmement du Hezbollah.
05:23Ce dernier point reste ultra sensible.
05:26Le gouvernement libanais avance prudemment, craignant une nouvelle guerre civile
05:30tandis que des voix internes, les forces libanaises et les chiites indépendants
05:34appellent à restaurer le monopole de l'État sur les armes.
05:37De son côté, le Hezbollah joue sa survie comme organisation armée
05:40et rejette la mise en place d'une zone de sécurité au sud.
05:44Il y a deux mois, le secrétaire général Naïm Kassem s'opposait même à toute forme de négociation avec l
05:50'État hébreu.
05:51Nous rejetons catégoriquement toute forme de négociation avec l'entité israélienne usurpatrice.
05:57Ces négociations sont vaines.
06:00Une position rigide qui pourrait être infléchie,
06:03à condition que l'Iran et le Hezbollah y trouvent leur compte.
06:05Mais là encore, les intérêts sont contradictoires car Israël veut le démantèlement des capacités du groupe armé.
06:11Mais Beyrouth espère de son côté arracher des engagements concrets sur le retrait de Tsaal.
06:16Un casse-tête dont l'épilogue se jouera probablement plus du côté des négociations entre Washington et Téhéran
06:23que dans les échanges bilatéraux entre Tel Aviv et Beyrouth.
06:30Les négociations directes entre Israël et le Liban ont repris ce mardi à Washington
06:35pour une cinquième session prévue jusqu'à jeudi.
06:38Explication.
06:39Plus que 133 jours aux États-Unis avant la date fatidique du 3 novembre 2026
06:46et des élections de mi-mandat.
06:48Elles sont souvent réputées difficiles pour le président en exercice,
06:52étant donné qu'elles mobilisent davantage les électeurs du camp adverse.
06:56Les élections américaines sont assez originales vues d'Europe,
07:00étant donné que les citoyens américains sont amenés à se prononcer sur de très nombreuses élections en même temps,
07:06y compris de fonctionnaires comme un shérif ou un juge.
07:09Mais pour les élections politiques à l'échelle fédérale,
07:12il s'agit bien de renouveler les deux assemblées fédérales,
07:16à savoir la Chambre basse, c'est-à-dire la Chambre des représentants,
07:19et la Chambre haute, c'est-à-dire le Sénat.
07:22Pour rappel, le Sénat américain compte 100 sénateurs,
07:25à raison de deux par État, à l'exception de Washington DC, qui n'en a pas.
07:30Les sénateurs sont élus pour 6 ans et donc renouvelés par tiers à chaque fois.
07:34Quant à la Chambre des représentants,
07:37elle compte 435 élus de circonscription uninominales à un tour.
07:41Les représentants, équivalents aux députés en France,
07:44sont élus pour 2 ans et tous renouvelés en même temps.
07:47Actuellement, les républicains disposent d'une majorité dans les deux chambres.
07:51S'il est peu probable qu'ils conservent leur majorité dans la Chambre des représentants,
07:56ils peuvent encore espérer s'en tirer au Sénat.
07:59Et l'enlisement des États-Unis dans le Proche-Orient dans la guerre en Iran
08:03risque bien de coûter cher au camp présidentiel,
08:05étant donné que cette intervention a fracturé le camp républicain.
08:09Selon David Techer, auteur des États des Unis,
08:12la défaite républicaine en novembre ne fait déjà guère plus de doute.
08:16Il faut clairement s'attendre à une défaite républicaine
08:19au mid-terms de novembre 2026.
08:22Le déclenchement de la troisième guerre du Golfe
08:25avec l'Iran comme on peut l'appeler maintenant aujourd'hui,
08:29on a le nom de cette guerre,
08:30selon le géographe français Laurent Caroué,
08:32a eu un profond effet de trahison de la base électorale de Trump.
08:37Cela a coûté cher aux États-Unis,
08:39sans aucun gain positif.
08:41Et de recreuser à cause des coûts engendrés par cette guerre,
08:47ça a recreusé les économies réalisées par le fameux Doge,
08:50le Department of Government Efficiency,
08:53donc d'Elon Musk.
08:54Et face à une défaite annoncée,
08:56deux options et deux incarnations se distinguent.
09:00L'une consiste à sortir du bourbier,
09:02et est incarnée par le vice-président J.D. Vance,
09:05qui a montré une certaine distance silencieuse
09:08avec l'intervention en Iran.
09:09Il a d'ailleurs été le plus vindicatif
09:11dans sa critique à l'égard du gouvernement israélien,
09:14qui n'est pas très enthousiaste
09:15à propos du mémorandum entre les États-Unis et l'Iran,
09:19et a été envoyé en première ligne
09:21pour les négociations avec l'Iran en Suisse.
09:25Le vice-président J.D. Vance
09:27et le secrétaire d'État chargé des affaires étrangères,
09:31Marco Rubio,
09:32ont deux solutions à proposer à Trump.
09:35qu'il émet ainsi habilement en concurrence,
09:39qu'il exploite pour la place de Dauphin.
09:41Alors pour Vance,
09:43novembre 2026 est encore loin.
09:45On peut encore arranger la situation,
09:48on peut encore présenter l'Iran,
09:50pas comme une victoire, non,
09:52mais comme une paix durable.
09:54Ça, c'est différent.
09:56Et la personne porteuse de cette paix
09:59serait bien placée pour être
10:01le prochain président des États-Unis.
10:03Mais le vice-président,
10:04qui devrait pourtant, du fait de sa position,
10:07apparaître comme le successeur naturel de Donald Trump,
10:10n'a pas la tâche facile,
10:11y compris avec les provocations verbales régulières de Trump
10:14en plein milieu des négociations.
10:16Il s'efforce pourtant d'apparaître optimiste,
10:18et a d'ores et déjà annoncé que les Iraniens étaient disposés
10:21à permettre le retour de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
10:25Mais face à l'option incarnée par Vance,
10:27l'autre option,
10:28celle des États-Unis qui interviennent et mènent des guerres,
10:31s'incarne avec Marco Rubio,
10:32qui a de surcroît des raisons personnelles
10:34de vouloir rouvrir le dossier cubain.
10:37De l'autre côté,
10:38Marco Rubio, selon l'impression qu'il donne,
10:41mise plus sur l'attaque,
10:42pas l'apaisement comme Vance,
10:44mais aller de l'avant, ailleurs,
10:45avec une solide victoire,
10:47comme au Venezuela,
10:48en janvier 2026.
10:50Et cela passe par Cuba.
10:52Du point de vue idéologique,
10:54les États-Unis, c'est la nation de la victoire.
10:56Par définition, c'est la nation de la victoire sur le nazisme,
10:59sur le communisme et l'islamisme.
11:01Les États-Unis n'ont jamais accepté
11:03leur déculotté de la révolution de 1959
11:07et l'échec de la baie des cochons en 1961.
11:10Et ça fait déjà plusieurs mois
11:12qu'on voit des sorties d'officiels américains
11:15dans la presse sur Cuba.
11:16Et ça, ce n'est pas un hasard.
11:18Bref, Cuba est un bon contre-feu
11:20pour masquer, faire oublier l'Iran.
11:23Si les États-Unis reprenaient le contrôle de Cuba,
11:28le canal de Panama
11:29ne serait plus qu'à portée de main de cette façon.
11:32Et s'y ajoutent les ressources financières.
11:35Les Caraïbes sont en fait
11:37la première place financière au monde.
11:40Et tiens, en petite anecdote,
11:41les îles Caïmans captent 80%
11:43des 1 200 milliards de dollars
11:46des fonds spéculatifs dans le monde,
11:47ce qui en ferait la 5e place financière mondiale
11:51juste au sud de Cuba.
11:53Et ça, c'est intéressant.
11:54Et c'est bien là toute la difficulté pour les États-Unis.
11:57Alors qu'ils étaient, et de très loin,
11:59la première puissance productive
12:01au sortir du second conflit mondial,
12:03ils ne peuvent désormais conserver
12:05leur rang de premier dans le monde
12:07qu'en poursuivant une politique impériale
12:09agressive, financiarisée et non productive
12:12face à l'impossibilité de challenger l'Asie
12:15sur le terrain de la seule production.
12:17Entre insatisfaction des citoyens américains
12:20et influence des acteurs en coulisses,
12:22qu'on peut appeler états profonds
12:23ou superstructures,
12:25l'arbitrage semble de plus en plus
12:27ressembler à une quadrature du cercle
12:29impossible à résoudre.
12:30Très difficile dans un État au demeurant
12:33où la plupart des citoyens sont armés.
12:35Une chose semble en tout cas certaine.
12:37Une grande partie du destin du Proche-Orient
12:40et de l'île de Cuba va se décider
12:42dans les prochaines semaines
12:43sur des enjeux de politique intérieure américaine.
12:50Une démission en guise d'anniversaire
12:52alors que le Brexit fête ses 10 ans.
12:54Keir Starmer a annoncé son départ
12:56du 10 Downing Street lundi.
12:58Renaud de Bourleuf.
12:59Échec au Premier ministre.
13:01Lundi à Londres,
13:02le chef de gouvernement britannique
13:03Keir Starmer a annoncé sa démission
13:04moins de deux ans après leur succès
13:06aux élections générales de 2024.
13:08Les travaillistes prennent acte
13:09d'un échec cuisant.
13:13Remonter cette rue il y a deux ans
13:15fut le plus grand moment de fierté de ma vie.
13:17Un nouveau gouvernement travailliste,
13:19le premier depuis 14 ans.
13:21Une page de l'histoire de notre pays
13:23qui s'ouvrait après des années de déception
13:25et de désespoir.
13:29C'était l'opportunité d'améliorer
13:31la vie de millions de personnes.
13:33Pour beaucoup de Britanniques,
13:34la vie ne s'est pas vraiment améliorée.
13:36Les prix restent très élevés,
13:37les factures énergétiques n'ont toujours pas retrouvé
13:38leur niveau d'avant la crise de 2022.
13:41Laquelle était due à l'acharnement des conservateurs
13:42contre le fournisseur énergétique russe.
13:45Les prix de l'électricité au Royaume-Uni
13:46restent parmi les plus élevés en Europe
13:48et dans l'OCDE.
13:49Par ailleurs, alors que l'inflation a baissé,
13:51la croissance des salaires reste très faible.
13:53Enfin, les Britanniques reprochent au gouvernement
13:55des hausses d'impôts trop importantes
13:57sans beaucoup de résultats.
13:58Des progrès très lents sur le logement,
14:00les transports et les services publics
14:01malgré les ambitions affichées.
14:03Enfin, sa volonté d'afficher une ligne dure
14:05face à l'insécurité et la délinquance
14:07n'a pas vraiment convaincu,
14:08alors que l'affaire Henri Nouak
14:09a montré les défaillances graves de la police.
14:12Cet étudiant de 18 ans est mort menotté par la police
14:14alors qu'il agonisait, lardait de coups de couteau.
14:17Les agents avaient préféré le neutraliser,
14:19lui, plutôt que l'agresseur d'origine étrangère.
14:22L'économiste Jean-Michel Salmon
14:24revient sur ces deux années de gouvernement travailliste
14:26qui avaient déjà démarré
14:26avec une faible légitimité pour Kirstarmer.
14:28Il faut dire deux choses.
14:30La première, c'est que sa victoire,
14:32que l'on a estimée écrasante il y a deux ans,
14:35elle était écrasante en siège,
14:37en nombre de sièges,
14:38donc plus de 400 sur les 600,
14:40ce qui lui donnait une grande majorité,
14:41mais en réalité, en nombre de voix,
14:43elle était beaucoup moins frappante
14:46et la farmer avait même eu moins de voix
14:48que les travaillistes en 2019 et en 2017.
14:51Donc déjà, sa position n'était pas aussi dominante que ça.
14:54Et ensuite, il y a eu deux années de gestion
14:58compliquées par les événements internationaux, évidemment.
15:00La relance des prix de l'énergie,
15:03enfin, la Grande-Bretagne ou le Royaume-Uni
15:05et comme tous les pays de cette planète
15:08et a fortiori occidentaux importateurs d'énergie,
15:11a dû faire face à des contraintes très fortes
15:13sur sa croissance
15:14et n'a pas pu délivrer, disons,
15:17pour son électorat, des résultats très concrets.
15:19La sanction est venue assez vite.
15:21Alors que la coute de paupérité de Kirstarmer
15:22a dégringolé,
15:23les désavéentaires n'ont terminé sa débâcle.
15:25Après la défaite cuisante aux élections locales du mois de mai,
15:27le parti travailliste a perdu plus de 1300 sièges.
15:30Conséquence, une centaine de parlementaires
15:31a signé une lettre appelant le Premier ministre à la démission.
15:34Le 11 juin, c'est le ministre de la Défense, John Ely,
15:36qui a démissionné,
15:37accusant Kirstarmer de ne pas vouloir consacrer
15:39suffisamment de moyens aux forces armées.
15:41Et enfin, le 18 juin,
15:42le coup de grâce a été donné par la victoire
15:44à une élection législative partielle
15:45du maire du Grand Manchester, Andy Burnham.
15:48Ce dernier, très populaire dans le nord de l'Angleterre,
15:50avait fait de ce scrutin un défi envers Kirstarmer.
15:53Burnham figura présent parmi les rares favoris
15:55pour remplacer Starmer au cours de l'été.
15:57Je vois-t-il que la longévité d'un Premier ministre britannique
15:59semble maintenant très courte.
16:02Incroyable, mais nous sommes sur le point
16:04d'avoir notre sixième Premier ministre en sept ans.
16:07Je me souviens que l'Italie était totalement ingouvernable
16:10parce qu'elle changeait de Premier ministre chaque année.
16:13Et maintenant, nous y sommes.
16:15La députée Nagel Farage
16:16et son parti souverainiste sur Réforme UK
16:18fustige une instabilité due à une alternance
16:20entre conservateurs et travaillistes
16:21qui n'ont jamais tiré profit du Brexit,
16:23voté d'il y a dix ans jour pour jour.
16:25Une grande partie de notre classe politique
16:27n'a jamais accepté ce résultat
16:29et même ceux qui l'ont fait à contre-cœur,
16:31notamment le parti conservateur,
16:33ont refusé de mettre en œuvre
16:35les demandes des électeurs,
16:36une immigration plus faible
16:38et une plus grande liberté
16:39pour les travailleurs indépendants
16:41et les petites entreprises.
16:42Ce n'était là que deux des avantages
16:44dont nous aurions pu bénéficier
16:46en recouvrant notre autonomie.
16:48Et sous Starmer, le parti travailliste
16:50s'est considérablement rapproché
16:52de l'Union européenne.
16:53Sur le sujet de la décision
16:56de l'autonomisation économique,
16:58ça avait bien commencé
16:59avec Boris Johnson et Lys Truss.
17:00Précisément, c'est la raison
17:02pour laquelle il y a une cabale contre eux
17:03pour mettre en place
17:04un nouveau conservateur
17:05du nom de Rishi Sunak à l'époque,
17:06en 2022,
17:08pour empêcher le Royaume-Uni
17:10d'aller trop loin dans l'autonomisation
17:12par rapport à l'orbite européenne.
17:15Par exemple, pour être concret,
17:16l'abrogation de toutes les lois
17:18qui découlaient des lois de transposition
17:19des traités européens.
17:21Sunak a mis fin à ça.
17:22Il a commencé à se rapprocher
17:23de l'Union européenne.
17:25En 2024, l'électorat conservateur
17:27l'a très fortement sanctionné
17:29pour avoir justement trahi
17:30la volonté du Brexit à la mise en place.
17:33Ensuite est venu Starmer,
17:34qui lui est un européen convaincu,
17:36un européiste convaincu,
17:37mais qui, pour des raisons tacticiennes,
17:39ne voulait pas le dire haut et fort.
17:40Donc il y avait une stratégie
17:41de rapprochement de l'Union européenne
17:43sans vouloir trop le dire,
17:46en tout cas ne pas rentrer
17:47dans l'Union douanière européenne,
17:48ne pas rentrer dans le marché unique,
17:50alors que c'est leur souhait leur plus fort
17:52aux européistes pour ensuite faire
17:54le retour carrément, le rejoin.
17:56Alors il y a un point qui a effectivement été
17:58un point saillant, c'est l'immigration.
18:00Sous le gouvernement Johnson,
18:01il y a eu une arrivée massive
18:02des immigrants extra-européens,
18:04alors que les immigrants européens
18:06ont été arrêtés suite à la sortie
18:08du marché unique.
18:08Il y a eu une arrivée très forte
18:09de migrants extra-européens,
18:11et cela a nuit à l'image
18:14d'une certaine manière
18:16de la politique conservatrice
18:18qui n'a pas délivré ce qu'elle avait dit
18:19à ce propos dans le contexte du Brexit.
18:21Une sortie de l'Union européenne,
18:23donc très relative,
18:24qui n'aura pas permis de rompre
18:25avec la continuité d'un pouvoir
18:26déconnecté du peuple
18:27et qui gouverne à ses dépens.
18:31Passons à présent à l'actualité
18:33en bref en France.
18:36Soupçons de trafic d'enfants
18:38sur Internet.
18:39La police a effectué
18:39plusieurs signalements
18:40concernant des annonces
18:41très suspectes sur Vinted,
18:43site de revente entre particuliers.
18:45Exemple, un ours en peluche
18:46vendu à 25 000 euros.
18:49Une vingtaine d'annonces
18:50a retenu l'attention
18:50concernant des objets du quotidien
18:52souvent liés à l'univers de l'enfance
18:54et affichés à des prix
18:55totalement déconnectés
18:56de leur valeur réelle.
18:57Les descriptions très précises,
18:59ce qui est inhabituel sur ce site,
19:00ont aussi retenu l'attention.
19:02Exemple, 7 ans, 1 mètre 22,
19:04très bon état.
19:05De quoi penser à un langage
19:07codé pour des trafiquants d'enfants.
19:08Le haut-commissaire à l'enfance,
19:10Sarah El Haïri,
19:11a saisi l'Arcom vendredi 19 juin.
19:13Après Jacques Lang,
19:14un autre pédocombe plaisant
19:15dans la tourmente.
19:16L'ancien député européen
19:17Daniel Cohn-Bendit
19:18annulait sa venue
19:19prévue le 30 juin à Montpellier
19:20où il était invité
19:21par l'institut universitaire
19:23Maïmoni d'Averroès,
19:24Thomas d'Aquin
19:24et l'association Céfarim
19:25pour présenter son livre
19:26Souvenir d'un apatride.
19:28Cette décision intervient
19:29après une vive polémique
19:30et une pétition signée
19:31par plus de 7000 personnes
19:33dénonçant ses propos
19:34complaisants
19:35à l'égard de la pédocriminalité
19:36en 1982.
19:37Il y évoquait notamment
19:38la sexualité d'une fillette
19:40de 5 ans et demi
19:40de manière explicite.
19:42Des propos abjects
19:44qui prennent une résonance
19:45toute particulière
19:46dans le contexte
19:47du scandale périscolaire parisien.
19:48Si c'est la droite nationale
19:50Jean-Marie Le Pen en tête
19:51qui a toujours dénoncé
19:52les penchants
19:53de l'ancienne icône
19:54de mai 68,
19:54c'est finalement
19:55un collectif gauchiste
19:56qui semble avoir raison
19:57de Danilo Rouge
19:58puisque c'est le collectif
19:59des tricoteuses hystériques
20:01qui est ici à la manœuvre.
20:02Prouvant une nouvelle fois
20:03que la révolution
20:04finit toujours
20:05par dévorer ses propres enfants.
20:06Montpellier toujours
20:07mais côté BTP
20:08avec le géant du secteur
20:09Altrad
20:10qui fait l'objet
20:11d'une enquête préliminaire
20:12du parquet national financier
20:13pour fraude fiscale aggravée
20:14et blanchiment
20:15en bande organisée.
20:16Ouverte mi-avril
20:17à la suite d'une plainte
20:18de l'administration fiscale,
20:19l'enquête a donné lieu
20:20à des perquisitions
20:21dont une au siège de Montpellier
20:22mobilisant une cinquantaine
20:24d'enquêteurs.
20:25Les soupçons portent
20:25sur un système
20:26international de fraude
20:27via des filiales étrangères
20:28et un hub à Dubaï
20:30avec des montants estimés
20:32entre 23 et 86 millions d'euros
20:34par an
20:34de 2018 à 2024
20:36soit potentiellement
20:37350 à 400 millions
20:38au total.
20:39Moed Altrad
20:40patron du groupe
20:41et du Montpellier
20:41Aero Rugby
20:42avait été condamné
20:43en 2022
20:44dans une affaire de corruption
20:45avec l'ancien entraîneur
20:47de rugby
20:47et ancien secrétaire d'Etat
20:48de Nicolas Sarkozy
20:49Bernard Laporte.
20:50Le groupe Altrad
20:51emploie 65 000 personnes
20:52et a réalisé 6 milliards d'euros
20:53de chiffre d'affaires
20:54en 2025.
20:56Le matin
20:56il a balayé
20:57de tout les maires
21:00devant le canal.
21:01De quoi donner envie
21:02de se baigner
21:02dans le canal Saint-Martin.
21:04La vidéo mise en ligne
21:04samedi matin
21:05d'un agent déversant
21:06les déchets
21:07dans le cours d'eau parisien
21:07a été vue en quelques heures
21:09par 3 millions de personnes.
21:10Le maire de Paris
21:11Manuel Grégoire
21:11a répondu que
21:13cette action ne correspond pas
21:14à la procédure habituelle
21:15en matière de nettoyage
21:16et espace.
21:17Problème ?
21:17Le sujet est soulevé
21:18depuis plusieurs années.
21:20L'auteur de la vidéo
21:21a réagi
21:21critiquant la communication
21:22de la ville de Paris
21:23qui vante un canal
21:24Saint-Martin propre,
21:25convivial et propice
21:26à la baignade.
21:27Des annonces déconnectées
21:28de ce que vivent
21:29les rivains.
21:29Et pendant que vous communiquez
21:31sur un canal propre,
21:32apaisé, convivial,
21:33vous et vos adjoints,
21:34il y a ceux qui vivent là
21:36en fait,
21:36ceux qui vivent
21:37les nuisances,
21:38le bruit,
21:39ceux dont les chiens
21:40se coupent les pattes
21:41ou ingèrent des trucs
21:43qu'ils ne devraient pas.
21:43Moi, le mien,
21:44il a déjà,
21:44ça lui est déjà arrivé
21:45d'ingérer de la drogue.
21:47Un escargot
21:48qui ralentit
21:49des travaux.
21:49Samedi,
21:50Éric Ciotti,
21:51maire de Nice
21:51et président
21:51de la métropole
21:52Nice-Côte d'Azur
21:53est allé visiter
21:53les travaux de contournement
21:54de l'Antosque
21:55et en a critiqué
21:56la lenteur.
21:56Il fuscite notamment
21:57un bureaucratisme excessif
21:59au sujet d'une dérogation
22:00espèce protégée
22:01qui bloque le chantier.
22:02Il s'agit de l'escargot
22:03de Nice
22:03et d'une espèce rare
22:05de crapaud
22:05qui nécessite notamment
22:07un inventaire écologique.
22:09Comme le souligne Éric Ciotti,
22:10ces travaux sont pourtant
22:11nécessaires pour établir
22:12une route
22:12alors qu'un village
22:13est traversé par les poids lourds
22:14depuis plus de 5 ans.
22:16Selon le maire de Nice,
22:17c'est la sécurité des habitants
22:18qui est sacrifiée par,
22:19je cite,
22:20un état qui marche sur la tête.
22:21On l'appelait
22:22le père de la géopolitique.
22:23Samedi,
22:24Yves Lacoste
22:24est mort à l'âge
22:25de 96 ans,
22:26professeur de géographie.
22:27Il était notamment
22:28le fondateur
22:28de l'Institut français
22:29de géopolitique
22:30et de la revue Hérodote.
22:31Il s'était fait connaître
22:32dans les années 1970
22:34en critiquant
22:35les bombardements américains
22:36au Vietnam
22:36qui pouvaient provoquer
22:37des inondations
22:37en frappant les digues
22:38d'un fleuve,
22:39puis par la publication
22:40d'un ouvrage intitulé
22:41La géographie,
22:42ça sert d'abord
22:42à faire la guerre.
22:44Avec ses analyses
22:44sur le lien entre
22:45territoire,
22:46conflit,
22:46ressources et frontières,
22:48il est considéré
22:49comme ayant bousculé
22:50sa discipline.
22:53L'actualité internationale
22:55en bref.
22:59Tulsi Gabbard
23:00dans le viseur.
23:01Après des révélations
23:01chocs
23:02sur les laboratoires
23:03biologiques
23:03et leurs drôles
23:04de travaux,
23:05la récente démissionnaire
23:06des renseignements américains
23:07se retrouve au cœur
23:09de nombreuses attaques.
23:10Une opération
23:10de déstabilisation
23:12qui vise sans doute
23:12à discréditer
23:13ses déclarations,
23:14notamment quant à
23:15la compromission
23:16du célèbre docteur Fossi
23:17lors de la crise
23:18du Covid.
23:19Tulsi Gabbard
23:20faisait également partie
23:21des voix
23:21qui répétaient
23:22que l'Iran
23:23n'avait pas lancé
23:23de travaux
23:24d'enrichissement
23:24de l'uranium
23:25pour se doter
23:26de la bombe nucléaire.
23:27Des déclarations
23:28que l'état profond américain
23:29a bien l'intention
23:30d'éteindre.
23:31Les ingérents européistes
23:33n'ont pas bénéficié
23:34à la Roumanie.
23:34A peine un an
23:35après l'élection présidentielle
23:36réorganisée sur ordre
23:37de Bruxelles,
23:38le pays n'arrive pas
23:39à former de gouvernement.
23:40Lundi,
23:41c'est le libéral
23:41Adrian Vestea
23:43qui a échoué
23:43à obtenir la confiance
23:44du Parlement.
23:45Il lui fallait
23:49réuni que 189.
23:51C'est le deuxième échec
23:52en quelques semaines.
23:53Notons que le président roumain
23:54Nikusor Dan
23:56a été critiqué
23:57pour son choix
23:57d'Adriane Vestea
23:59comme premier ministre.
24:00Il l'a nommé
24:01sans consulter
24:02au préalable
24:02les partis représentés
24:03au Parlement
24:04comme l'exige
24:05la Constitution.
24:06Surprenant
24:06pour quelqu'un
24:07habituellement présenté
24:08comme un grand défenseur
24:09de l'état de droit.
24:10Le parti souverainiste
24:12Alliance pour l'unité
24:13des Roumains
24:13appelle lui
24:14à des élections
24:15anticipées.
24:16Un été résolument agité
24:18en Amérique du Sud
24:19alors que la Colombie
24:20passe à droite.
24:21La Bolivie
24:21semble tendre
24:22à se stabiliser.
24:24Après la proclamation
24:24de l'état d'exception
24:26samedi,
24:26les autorités boliviennes
24:27ont réussi
24:28à lever la majorité
24:29des barrages routiers
24:30qui paralysaient
24:31le pays
24:31depuis sept semaines.
24:33Le nombre
24:33de blocages
24:34est passé
24:35d'une centaine
24:35à une douzaine
24:36dimanche
24:36grâce au déploiement
24:38de l'armée
24:38et de la police.
24:40Des heures ont toutefois
24:40éclaté
24:41dans le département
24:42de Cochabamba,
24:43bastion des vaux
24:44Morales
24:44avec des jets de pierre
24:46et de la dynamite
24:47contre les forces
24:48de police.
24:48Le président
24:49de centre-droit
24:50Rodrigo Passe
24:50justifie cette mesure
24:52de 90 jours
24:53par la nécessité
24:54de mettre fin
24:55à une tentative
24:56de déstabilisation
24:57accusant Morales
24:57et le narcoterrorisme.
25:00Les blocages
25:00ont provoqué
25:01de graves pénuries
25:02de carburant,
25:02nourriture
25:03et médicaments.
25:04Certains accords
25:05ont été conclus
25:06avec des syndicats
25:07mais les partisans
25:08de Morales
25:08continuent
25:09de contester.
25:13Ce soir,
25:14choc du monde,
25:15Edouard Chaneau
25:15reçoit l'avocat
25:16franco-iranien
25:17Baki Manesh
25:17pour évoquer
25:18la deuxième phase
25:19des négociations
25:20de paix
25:20entre Washington
25:21et Téhéran.
25:22C'est la fin de ce journal.
25:23Merci de votre fidélité.
25:24A demain.
25:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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