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  • il y a 6 minutes
Avec Clémentine Alaguillaume

Retrouvez C'est Ça La France avec Nathalie Schraen-Guirma tous les dimanches à 12h30.

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##C_EST_CA_LA_FRANCE-2026-09-13##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métier et de l'artisanat vous accompagnent.
00:05La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente
00:09Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
00:13Bonjour à tous et bienvenue sur Sud Radio, dans c'est ça la France,
00:16l'émission qui met à l'honneur celles et ceux qui font bouger nos régions,
00:20qui innovent, qui croient en l'économie locale.
00:23Aujourd'hui, on va pousser la porte d'une jolie aventure tricolore.
00:26La rentrée passée, les rayons des supermarchés ont rangé les cahiers, enfin presque.
00:32Et pour notre invité, c'est un petit peu la trêve des confiseurs.
00:35Enfin, façon de parler, elle a créé Mon Petit Cartable,
00:38la marque qui équipe les tout-petits pour leur premier grand saut à l'école.
00:42Et une fois la rentrée passée, ouf, elle peut un peu respirer.
00:46On en parle avec elle tout de suite, il s'agit de Clémentine à la Guillaume.
00:50Sud Radio, c'est ça la France.
00:52Bonjour Clémentine.
00:54Bonjour, merci de m'accueillir.
00:55Alors nous, pendant qu'on est en vacances, vous, c'est le gros rush, juste avant la rentrée, en général.
01:00Oui, c'est le gros rush en général.
01:02Oui, en effet, l'été n'est pas la période la plus reposante pour Mon Petit Cartable.
01:07Là, vous pouvez commencer un peu à souffler progressivement.
01:11Alors, racontez-nous un petit peu cette aventure.
01:13Mon Petit Cartable.
01:14Donc, expliquez déjà aux auditeurs en quoi est-ce que vous proposez justement se distingue complètement de ce qu'on
01:22peut trouver dans le commerce quand on est justement à cette période où on cherche le futur cartable pour ses
01:28petits-enfants.
01:30Alors, la spécificité de Mon Petit Cartable, c'est vraiment de réfléchir à un cartable qui soit vraiment conçu pour
01:37la maternelle.
01:37Ce n'est pas un cartable de primaire déguisé en cartable de maternelle.
01:40C'est vraiment un cartable qui est prévu pour un petit enfant de deux en toute petite section à six
01:46ans.
01:46Donc, c'est un cartable qui est hyper, hyper léger et facile à manipuler.
01:51Vraiment, ça, c'est le numéro un et l'aspect le plus important dans la marque Mon Petit Cartable.
01:57Et le deuxième volet, c'est une fabrication française à 100% avec un maximum de matières premières d'origine
02:05française ou européenne et un atelier zéro déchet.
02:10Donc, voilà, pour dire très, très vite.
02:14Essayez d'être le cartable le plus vertueux possible.
02:17Quand vous dites penser pour les tout-petits, on pense à leur petit dos.
02:21Effectivement, on pense qu'ils sont en pleine croissance.
02:23Et puis, il y a aussi tous ces petits outils auxquels vous avez pensé, les fermetures à scratch.
02:29Enfin, voilà, parce qu'il faut imaginer notre petit garçon, notre petite fille, là, en train d'ouvrir tout seul
02:34son petit cartable.
02:36Donc, c'est vraiment le cartable qui a été vraiment pensé pour eux.
02:40Voilà, c'est ça.
02:41En fait, c'est vraiment ça qui va faire vraiment la différence entre un cartable qui a vraiment été conçu
02:47pour cet âge-là spécifiquement
02:49et un autre cartable qui a été conçu en prenant principalement en compte l'aspect esthétique.
02:53Moi, j'essaie vraiment de penser à mon petit écolier qui va devoir utiliser ce cartable au quotidien.
03:01Alors, la maternelle, pour ceux qui ont des enfants, on sait que c'est un âge où les enfants, ils
03:05veulent tout faire tout seuls.
03:06Ils veulent apprendre, ils veulent être fiers de se débrouiller tout seuls.
03:09Et en fait, ils veulent apprendre, mais ils ne savent pas encore tout faire.
03:14Donc, il faut leur donner des outils qui leur permettent d'être fiers et de voir qu'ils peuvent être
03:18autonomes.
03:19Et c'est vraiment dans cet état d'esprit que je développe pas simplement le cartable, mais toute la gamme
03:23qui est proposée sur mon petit cartable.
03:25Mais d'où est venu le déclic ? Vous cherchez un cartable pour votre enfant ? Vous ne l'avez
03:30pas trouvé ?
03:32Comment ça se fait qu'on se lève un matin et on dit « je vais designer un cartable pour
03:37les écoliers » ?
03:39Alors, vous avez trouvé la réponse.
03:44Déjà, avant mon petit cartable, j'avais déjà créé une marque de vêtements et de cadeaux de naissance pour enfants
03:50qui était un peu dans ce même état d'esprit de faire des petits objets
03:54qui soient vraiment utiles et durables.
03:57Et quand mon fils aîné est rentré à l'école maternelle, j'ai cherché un cartable qui soit vraiment adapté
04:02à son âge.
04:03Et alors, c'était en 2011 et à l'époque, ça n'existait pas.
04:07En fait, en France, on n'avait pas de cartable vraiment dédié à l'école maternelle.
04:13Donc, j'ai cherché, j'ai cherché, j'ai pas trouvé et j'ai finalement décidé d'en fabriquer un.
04:17Et en fait, comme j'avais déjà mon atelier de couture, au lieu d'en fabriquer un,
04:20j'en ai fabriqué une dizaine en me disant, je vais tester sous mon autre marque
04:24qui s'appelait à l'époque Mademoiselle Clem, je vais tester l'accueil que font les gens à ce petit
04:28cartable.
04:30Et l'accueil était très bon.
04:32L'accueil était très bon.
04:34En fait, ce que j'ai adoré, c'est que moi, je ne suis pas très à l'aise dans
04:39la relation commerciale.
04:40Donc, je ne vends que sur Internet.
04:42Je n'ai jamais eu de boutique.
04:43Et en fait, j'ai assez peu de relations avec mes clients, finalement, puisque je ne les vois pas.
04:48Et en fait, avant, quand je vendais des vêtements, des cadeaux de naissance,
04:52j'avais peu d'échanges directs avec mes clients.
04:54Et là, avec ces 10 petits cartables que j'ai mis en vente,
04:56il s'est passé un truc qui ne m'était jamais arrivé.
04:59C'est que les gens m'ont appelé.
05:00Oh là là, on a acheté le cartable, il est trop mignon, notre enfant est hyper fier.
05:04Vous aviez un retour, quoi, un retour spontané.
05:06Pour la première fois.
05:08Pas pour la première fois, mais de manière tellement différente de ce que j'avais pu vivre avant.
05:12J'étais déjà indépendante et artisan depuis deux ans.
05:15Et là, j'ai découvert qu'il y avait vraiment un affect hyper important pour ce petit objet
05:21qui est hyper symbolique de la rentrée en maternelle.
05:24Et en fait, moi-même, ayant un enfant qui rentre en maternelle,
05:27c'est vrai que j'étais un peu dans cet état d'esprit de, voilà, bébé n'est plus un
05:32bébé,
05:33ça devient un petit enfant, un petit écolier.
05:35Et ce cartable, il est hyper symbolique.
05:38Et en fait, les parents sont contents d'être accompagnés dans l'achat de ce cartable.
05:44Et c'est ça qui m'a plu.
05:45C'est étonnant de se dire qu'en 2011, il n'y avait pas d'offre sur le marché de
05:51cartable pour la maternelle, quoi, en fait.
05:55Ce n'était pas évident, en fait, à trouver.
05:59Non, ce n'était pas évident.
06:00Après, moi, j'avais des critères aussi qui étaient que je voulais que ce soit fabriqué en France.
06:03Oui, aussi.
06:04Donc, forcément, ça ne facilitait pas la donne.
06:07Mais c'est aussi qu'en réalité, il n'y avait pas beaucoup d'offres à ce moment-là.
06:11En fait, les enfants avaient des sacs à dos de leur...
06:14Enfin, les sacs à dos qu'ils avaient utilisés pendant les vacances pour aller à l'école.
06:18Il n'y avait pas vraiment de bagagerie spécifique pour l'école maternelle.
06:22Mais aujourd'hui, alors, il y a peut-être un peu plus de concurrence.
06:25Est-ce qu'on arrive quand même à bien se démarquer avec, on l'a bien compris aussi,
06:29cette volonté de mieux consommer avec vous ?
06:31C'est un peu acheter mieux moins souvent, quoi.
06:34Oui, c'est votre devise.
06:36C'est l'état d'esprit.
06:37Alors, oui, acheter mieux et acheter moins souvent, c'est l'aspect engagé vraiment qui m'intéresse.
06:45Mais pas que ça.
06:47C'est-à-dire que je n'ai pas envie que, quand on achète mon petit cartable,
06:50on ne soit forcément que dans un acte d'engagement.
06:53Il faut aussi ne pas nier le côté plaisir parce qu'en fait, là, on parle de tout petit enfant
06:59de 2-3 ans.
07:01Alors, c'est bien de leur donner des objets qui soient engagés,
07:03mais c'est bien aussi qu'ils s'attachent à ces objets et qu'ils ont envie de les garder
07:06et surtout qu'ils leur soient utiles, qu'ils soient adaptés à leurs usages.
07:10Donc, c'est vrai que j'aime bien mettre vraiment en avant le fait que je suis un atelier zéro
07:17déchet,
07:17que je fabrique avec des matières qui sont recyclées en France.
07:21Mais souvent, dans mon discours, je vais plus mettre en avant l'adaptabilité du produit.
07:28Parce qu'en réalité, au quotidien, c'est ça qui va faire la différence pour les parents et pour les
07:32enfants.
07:33C'est d'avoir un cartable qui soit vraiment léger, pratique
07:36et puis que l'enfant puisse s'en servir pendant toutes ces trois années de maternelle.
07:41Et on arrive justement à imposer ce credo face à la surconsommation de grandes surfaces
07:46au moment de la rentrée où on a des rayons remplis de tous les cartables possibles
07:53avec les effigies de tous les décennies, mais possibles.
07:58Alors, je ne vais pas vous mentir.
08:00En effet, c'est très difficile.
08:01C'est très difficile puisque le nerf de la guerre, ça va être le prix aussi.
08:05Oui, bien sûr.
08:07Moi, j'ai la marque Mon Petit Cartable.
08:09En effet, a une concurrence assez énorme venant des pays qui fabriquent un petit peu plus à Bakou.
08:16Maintenant, moi, ce que je vois, c'est que les clients qui ont acheté un cartable pour leurs aînés en
08:21rachète chez moi.
08:22Donc, je sais que je développe cette fidélité-là et que petit à petit, le réseau se développe.
08:29Maintenant, oui, c'est très difficile.
08:32La concurrence est forte.
08:33Et puis, il y a beaucoup de tentations pour les parents de racheter un nouveau sac chaque année
08:39parce qu'on s'est un peu lassé de la couleur ou parce que l'enfant voudrait cette fois-ci
08:44avoir une autre effigie sur son cartable.
08:48Donc, moi, j'essaye de montrer aux parents qu'on peut aussi aider nos enfants à développer une démarche un
08:55peu responsable
08:56en leur expliquant que le cartable est symbolique des trois années de maternelle.
09:01Et puis, après, ils en auront un autre en primaire.
09:04Et c'est ça que chaque étape de la scolarité est marquée par un nouveau sac.
09:08Et c'est aussi joli de raisonner comme ça.
09:10Et ça fait partie, justement, aussi des valeurs que vous défendez.
09:14Cette exigence du 100% français, vous tenez à fabriquer sur le territoire.
09:20Oui, alors j'ai un atelier à Marque.
09:23C'est moi qui fabrique la plupart des cartables.
09:26Après, la marque existe depuis un petit moment maintenant parce que j'ai commencé en 2012.
09:31Alors, j'ai eu au fur et à mesure des déménagements de l'atelier.
09:34J'ai eu différents modèles économiques et d'atelier.
09:39J'ai eu pendant un temps, j'ai vécu en Martinique pendant trois ans.
09:42À l'époque, j'avais une salariée et une apprentie qui étaient avec moi dans l'atelier.
09:46Pendant un temps, j'ai eu uniquement une apprentie.
09:50J'ai à peu près tout le temps des stagiaires.
09:53Et en ce moment, je n'ai plus de salariés ni d'apprentis.
09:57Et du coup, je fais fabriquer à d'autres petits ateliers en France
10:00qui sont très contents qu'on leur donne du travail
10:03puisque finalement, ce n'est pas si simple aussi pour les petits ateliers de confection
10:06d'avoir des clients en 100% Made in France.
10:10C'est vrai que vous venez de le dire, votre atelier a beaucoup voyagé.
10:13Alors, Cognac, Martinique.
10:14Maintenant, vous êtes au cœur de Marseille.
10:16Du coup, il faut s'adapter.
10:19Avec ce nomadisme, j'allais dire, géographique, il faut s'adapter.
10:22Et puis, je pense que ça peut-être aussi nourrit l'identité de mon petit cartable.
10:26On s'inspire un peu de tous ces endroits-là ?
10:29Oui, on s'inspire beaucoup.
10:31Et moi, ce que j'ai trouvé hyper intéressant,
10:33c'est qu'en fait, à chaque déménagement, on réinvente un peu la roue.
10:37Parce qu'en fait, moi, je m'étais dit au début, ça c'est bien.
10:42J'ai un mari qui a besoin de déménager, lui, pour son travail.
10:45Donc, je suis artisan.
10:46C'est super, je vais pouvoir déménager sans complications.
10:49Et en fait, ce n'est pas si simple.
10:50Parce qu'un artisan, il est certes souvent seul dans son atelier.
10:53Mais en fait, il a tout un écosystème autour de fournisseurs,
10:56de personnels qui partagent des compétences.
10:59Et en fait, chaque déménagement, finalement, ça a été assez compliqué
11:02de réinventer tout cet écosystème.
11:05Mais comme j'ai déménagé dans des lieux qui étaient tellement différents,
11:11en fait, j'ai à chaque fois eu un apport vraiment original.
11:17C'est-à-dire qu'entre Cognac et la Martinique,
11:20il y a quand même beaucoup de différences.
11:22Et puis, les goûts...
11:23Alors, je n'ai pas toujours une clientèle qui n'est que locale
11:26juste autour de ma ville.
11:27Mais en Martinique, très spécifiquement,
11:29j'avais affaire à une clientèle qui voulait de la couleur,
11:32qui voulait vraiment des choses qui soient lumineuses.
11:35Là où, à Cognac, j'avais des clients qui voulaient
11:38plutôt des couleurs très sobres, un petit peu passe-partout.
11:41Donc, c'était hyper drôle de s'adopter à chaque fois.
11:46Restez bien avec nous, Clémentine à la Guillaume.
11:48Restez bien avec nous, on va se quitter un court instant.
11:51Et on se retrouve juste après, toujours sur Sud Radio,
11:53pour évoquer cette jolie aventure.
11:55Mon petit cartable.
11:57A tout de suite.
11:58Artisans, porteurs de projets, apprentis,
12:00Les chambres de métier et de l'artisanat vous accompagnent.
12:03La CMA, artisans de la nouvelle économie, présente...
12:07Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
12:10Nous voilà de retour dans ces salles à France,
12:12l'émission du savoir-faire français.
12:14Aujourd'hui, notre invitée au micro de Sud Radio,
12:17c'est Clémentine à la Guillaume,
12:18qui a créé mon petit cartable.
12:21Un cartable qui est fait 100% sur le territoire français,
12:24en grande partie soit par elle,
12:26soit par d'autres ateliers,
12:29mais toujours, toujours sur le territoire,
12:31avec cette volonté d'utiliser de la matière première française,
12:33parfois recyclée.
12:35Alors, Clémentine, on en parlait à l'instant.
12:38C'est vrai qu'en plus, vous avez beaucoup voyagé.
12:39Vous avez dû vous inspirer un petit peu aussi
12:41de ce que pouvaient vous apporter
12:43les différents territoires,
12:45toujours en France,
12:46dans lesquels vous avez été
12:47pour justement nourrir mon petit cartable.
12:51On venait de le dire aussi,
12:52cette fierté pour vous de produire sur le territoire.
12:57C'est vrai qu'il faut constamment aussi se renouveler
13:01pour donner envie,
13:02parce que les enfants,
13:04même en bas âge,
13:05commencent déjà à avoir des petites envies,
13:07des envies parfois de couleurs, de formes.
13:10Et vous avez le sentiment
13:11que les familles sont quand même de plus en plus...
13:16Il y a quand même des familles qui sont très sensibles
13:20au fait que ce soit fabriqué sur le territoire,
13:22que ce soit des matières durables, recyclées.
13:28Il y a une vraie demande aussi de ce côté-là ?
13:33Oui, moi je vois beaucoup de parents
13:35qui sont inquiets, en fait.
13:37C'est surprenant.
13:39Ils sont inquiets des matières
13:41qu'ils vont utiliser pour leurs enfants.
13:43En fait, le petit écolier de Bateradelle,
13:46si on parle de celui de toute petite section,
13:49parce que j'essaye de penser au plus petit
13:51qui va utiliser les produits,
13:53en fait, à deux ans et demi,
13:55le cartable, on le met dans son lit,
13:57potentiellement on le suissote
13:58un petit peu comme un doulou.
13:59Il faut faire attention à ça.
14:01Donc, c'est pas mal,
14:03parce que maintenant,
14:03il y a quand même des parents qui pensent à ça,
14:06qui se disent,
14:07bon, ok, je peux acheter un cartable
14:08qui vient de très loin,
14:09qui me plaît, etc.
14:12Mais attention,
14:14c'est quand même un objet pour mon enfant
14:16et j'ai envie qu'il soit safe,
14:18qu'il n'y ait pas de risque pour l'enfant.
14:21Et ça, en effet,
14:23c'est quand même quelque chose qui revient.
14:25Alors, bon, je suis contente
14:26parce que maintenant,
14:27mes matières premières,
14:28elles sont au Ecotex,
14:30elles sont certifiées dans tous les sens,
14:31donc je sais qu'il n'y a aucun problème.
14:33Ce qui était plus délicat pour moi
14:35quand j'étais au tout début de mon activité,
14:38puisqu'en fait,
14:39j'achetais des fins de série,
14:40d'ateliers qui fermaient.
14:42Et du coup,
14:43j'avais plein de matières premières très belles,
14:45mais je ne savais pas toujours exactement
14:47à 100% leur provenance.
14:48Donc ça, j'ai arrêté
14:50pour les parties vraiment des tout-petits.
14:54j'utilise toujours ce surcyclage
14:57et ce recyclage de rouleaux,
14:59mais plus pour des commandes spécifiques,
15:01à des fins spécifiques.
15:02Et donc,
15:03j'essaye d'avoir un sourcing maintenant
15:04très,
15:06très,
15:07on va dire,
15:08rassurant.
15:09Rassurant, effectivement.
15:10Alors,
15:10en quelques mois,
15:11on arrive déjà à la fin de cette interview.
15:13Vous avez posé vos valises
15:15depuis maintenant quelques années
15:16à Make It, Marseille.
15:18Du coup,
15:19c'est quoi ?
15:21C'est comme un lieu de partage,
15:22c'est ça ?
15:23Ou on peut...
15:24Alors,
15:25j'ai quitté Make It, Marseille.
15:27Ah,
15:27vous avez quitté Make It, Marseille.
15:29Mais oui,
15:30c'est plus d'actualité alors.
15:32Non,
15:33mais ça l'a été
15:34pendant toutes mes premières années marseillaises.
15:36Make It, Marseille,
15:37c'est un atelier partagé
15:39dans lequel plusieurs artisans
15:41sont installés
15:42et partagent en fait l'espace.
15:44Voilà.
15:44Je voulais en parler
15:45parce que je pense
15:45à des jeunes artisans
15:46qui voudraient se lancer
15:47c'est vraiment
15:49ces endroits collaboratifs
15:50vous permettent vraiment
15:51de tester
15:53de tester
15:53vos produits
15:55à moindre coût
15:55de tester un peu
15:56votre modèle économique
15:57avant de vous lancer.
15:59Exactement
16:00et aussi le côté très rassurant
16:01du groupe
16:02et de la communauté
16:03puisqu'en fait
16:03moi,
16:04c'était pas rare
16:05quand je faisais
16:05ma nouvelle collection
16:06j'y suis restée presque 10 ans
16:07mais quitte Marseille
16:09je faisais ma nouvelle collection
16:10et je mettais
16:11tous les prototypes
16:12sur la table
16:13à l'endroit
16:14où on déjeune
16:15et je demandais l'avis
16:15de tout le monde
16:16et en fait
16:17ça m'a beaucoup aidée
16:18puisque voilà
16:18on est accompagnée
16:19quand on a
16:20quand on a des grosses commandes
16:22on peut demander
16:23un petit coup de main
16:23et en fait
16:25on s'entraide beaucoup
16:26entre artisans
16:27donc ça c'était très très précieux
16:28pour commencer
16:29et donc maintenant
16:30vous avez votre propre atelier
16:31c'est ça ?
16:32vous êtes complètement sortie
16:32de Miquitte Marseille
16:35Miquitte Marseille
16:37alors je suis partie
16:38de Miquitte Marseille
16:39oui
16:39et j'ai un atelier
16:40pour le moment
16:41qui est vraiment
16:43dans le même quartier
16:43à Vauban
16:45et je pense
16:46chercher un autre espace
16:48mais plus de bureaux partagés
16:49pour tout l'aspect
16:50travail de bureau
16:51qui est inhérent aussi
16:53au métier d'artisans
16:53Merci en tout cas Clémentine
16:55à la Guillaume
16:56d'avoir partagé avec nous
16:56cette belle aventure
16:57on rappelle
16:57mon petit cartable
16:59qui est vraiment fait
16:59pour les enfants
17:01maternels
17:02avec des matériaux
17:03on va dire
17:04sourcés
17:07éco-certifiés
17:08avec parfois
17:09de la matière recyclée
17:10également
17:11cette volonté
17:12de proposer
17:14le cartable
17:15j'allais dire
17:15idéal
17:16pour un enfant
17:17en maternelle
17:18avec effectivement
17:19on pense
17:21au poids
17:22du cartable
17:22donc un cartable
17:23qui se fait aussi
17:23très léger
17:24c'est une belle aventure
17:25merci Clémentine
17:26d'avoir partagé avec nous
17:27justement mon petit cartable
17:29on vous souhaite
17:30beaucoup de succès
17:30avec justement
17:31ces nouveaux déménagements
17:32ces nouveaux bureaux
17:35à venir
17:35merci encore
17:36et puis
17:37merci beaucoup
17:38bonne journée à vous
17:39au revoir Clémentine
17:40merci
17:40bonne journée
17:42merci pour votre accueil
17:42allez on va retrouver
17:44Thibaut
17:45notre French Trotter
17:47Sud Radio CSA La France
17:49avec Thibaut
17:49le French Trotter
17:50et il est l'heure
17:51de retrouver
17:51de retrouver
17:52Thibaut
17:53qui nous emmène
17:54où aujourd'hui
17:54Thibaut
17:55et bien Nathalie
17:56on prend la direction
17:57de Saumur
17:57en Bordeleoire
17:58et je vous propose
17:59de visiter
17:59une institution locale
18:01la maison Combier
18:02une distillerie
18:03entreprise du patrimoine vivant
18:05qui produit des élixirs
18:06à base de fruits
18:07de fleurs
18:08et de plantes
18:08à consommer
18:09avec modération
18:09bien sûr
18:10mais à l'origine
18:11l'entreprise
18:12était une confiserie
18:13alors comment passe-t-on
18:14des friandises
18:14aux spiritueux
18:15et bien
18:16Levana
18:17chargée de spiriturisme
18:19nous emmène
18:19sur les traces
18:20de Jean-Baptiste Combier
18:21le fondateur de la maison
18:22il y a presque deux siècles
18:24tout a commencé en Bourgogne
18:25avec Jean-Baptiste Combier
18:26à l'âge de 19 ans
18:27il a décidé de devenir
18:29confiseur et chocolatier
18:30et il est venu en fait
18:31s'installer ici
18:32à Saumur
18:33puisque ce qui était intéressant
18:34pour lui ici
18:35c'est qu'on retrouvait
18:36des raffineries de sucre
18:37il y avait également
18:38donc la présence
18:38de la Loire
18:39pour le commerce
18:40donc très intéressant
18:41à l'époque
18:41tout se faisait par bateau
18:42et puis surtout ici
18:43on parle de douce angevine
18:44donc on a énormément de fruits
18:46une belle abondance de fruits
18:47et donc la suite ?
18:48pour la suite en fait
18:49monsieur Combier
18:50quand il a acheté son commerce
18:51il a fait la découverte
18:52d'un alambic
18:53au fond de son jardin
18:54et ça lui a donné une idée
18:55c'est tout simplement
18:56de faire une liqueur
18:57pour fourrer ses bonbons
18:58et ses chocolats
18:58par gourmandise
18:59et en fait il a choisi l'orange
19:01puisque l'orange
19:02arrivait de Haïti
19:03par bateau
19:03et donc ça lui coûtait
19:04pas très cher
19:04parce qu'avec le trajet
19:05elle arrivait un petit peu
19:06abîmée
19:06et en plus c'était
19:07assez stratégique de sa part
19:09parce que l'orange
19:09à cette époque là
19:10était destinée
19:11à une certaine classe sociale
19:12et ça se démocratisait
19:13donc tout le monde
19:14voulait goûter de l'orange
19:15c'était vraiment tendance
19:16et il a commencé
19:17à faire maison
19:18dans son jardin
19:19cette liqueur d'orange
19:20pour fourrer ses bonbons
19:21et ses chocolats
19:22et sa clientèle
19:23en fait a complètement adoré
19:24donc en 1847
19:26et bien il a décidé
19:27d'arrêter son activité
19:28de chocolatier confiseur
19:30et d'ouvrir sa distillerie
19:32donc en 1848
19:33et cette fameuse
19:34liqueur d'orange
19:34a pris le nom de
19:35triple sec
19:36il faut qu'on dise deux mots
19:37sur ce lieu
19:38qui est assez extraordinaire
19:39pour moi c'est un lieu
19:40un peu rétro-futuriste
19:42une belle usine du 19ème
19:43qui semblerait surgir
19:44des romans de Jules Verne
19:45c'est quoi l'histoire
19:46de ce lieu ?
19:48en fait ici
19:49vous vous trouvez
19:49dans la salle des alambics
19:51donc c'est notre salle
19:51de production
19:52et surtout là nous
19:53on est entouré
19:54d'alambics
19:55qui sont en cuivre
19:56et qui sont d'origine
19:56depuis 1848
19:58on en a une dizaine
19:59et puis surtout
20:00on va retrouver
20:01une superbe structure
20:02qui a été installée
20:03par le cabinet
20:04d'architecture
20:05de monsieur Eiffel
20:06mais c'est Gustave Eiffel
20:07qui a fait les plans
20:07sur mesure
20:08justement pour
20:09Jean-Baptiste Combier
20:10et on retrouve
20:11les traits de cet architecte
20:12caractéristiques ?
20:13Effectivement
20:14on retrouve déjà
20:14les œillets en fait
20:15de la tour Eiffel
20:16et puis monsieur Eiffel
20:17avait décidé justement
20:18de la peindre en rouge
20:20comme la couleur
20:21de la tour Eiffel
20:22à ses débuts
20:23et donc effectivement
20:24ça donne
20:25vraiment l'identité
20:27de Combier
20:27ça donne beaucoup de charme
20:29notamment en fait
20:30à cette salle historique
20:31et d'origine justement
20:32donc on retrouve
20:34un petit peu
20:34de la tour Eiffel
20:35à saumur
20:36exactement
20:36alors juste un petit mot
20:38sur ces alambics
20:39ça c'est rare
20:40je crois
20:40d'avoir ce type
20:41d'alambic
20:41en cuivre
20:42toujours en état
20:43de fonctionnement
20:44Je me suis renseigné
20:45en fait
20:45ce sont des alambics
20:46de 320 litres
20:47de la marque
20:48Egro
20:49un constructeur
20:50qui n'existe plus
20:50aujourd'hui
20:51et qu'il est
20:51très compliqué
20:52de retrouver
20:54retournons donc
20:54auprès de ces alambics
20:56pour découvrir
20:56comment on fabrique
20:57le fameux triple sec
20:59dont la recette
21:00n'a pas changé
21:00depuis Jean-Baptiste Combier
21:02On a tout simplement
21:03besoin d'eau
21:04d'alcool
21:04et puis nous avons besoin
21:05également de sucre blanc
21:06donc de betterave
21:07qui vient pour nous
21:07de Normandie
21:08Au niveau des oranges
21:09ce qui est très important
21:10à retenir
21:10c'est qu'on a deux variétés
21:11On a de l'orange douce
21:13qui vient du Maroc
21:13et de l'Espagne
21:14et surtout on a l'orange amer
21:15qui vient de Haïti
21:16On continue à s'approvisionner
21:18Haïti
21:18Deux mots sur le process
21:20de distillation ?
21:21Eh bien en fait
21:22le triple sec
21:23douce ou non
21:23c'est une triple distillation
21:25Nous allons en fait
21:26tout simplement déjà
21:27procéder aux zestages
21:28qui consistent
21:29à enlever l'amertume
21:31de l'orange amer
21:32c'est-à-dire enlever
21:33le ziste du zeste
21:35Le ziste c'est la petite partie blanche
21:37qu'on va trouver
21:38à l'arrière du zeste
21:40ce qui fait que notre liqueur
21:41sera moins porté
21:42sur l'amertume
21:43Après ça
21:44nous allons mettre
21:44dans notre alambic
21:45l'eau, l'alcool
21:47les oranges douces
21:48et justement
21:48nos oranges amers
21:49et on va tout simplement
21:51faire une macération
21:52pendant 48 heures
21:53à froid
21:53pour que l'alambic
21:54puisse s'imprégner
21:55des arômes
21:56et lancer ensuite
21:57la distillation
21:58Comment on distille ?
21:59Eh bien tout simplement
22:00on va chauffer
22:01dans l'alambic
22:02ça va porter ébullition
22:03et créer de la vapeur
22:04donc c'est de cette manière
22:05en fait qu'on va distiller
22:06Derrière on va récupérer
22:07le cœur de chauffe
22:08et ce cœur de chauffe
22:09en fait va répéter
22:10le même processus
22:11deux fois
22:12en tout cas
22:13trois fois du coup
22:14avec la première
22:15d'où le nom en fait
22:16triple sec
22:17c'est qu'il va réaliser
22:18justement
22:18trois distillations
22:20Et un élixir
22:21à consommer
22:22bien évidemment
22:23avec modération
22:24et pour être complet
22:25la distillerie
22:26est toujours en activité
22:27peut-être que certains
22:27ont envie de la visiter
22:28et pour ça il suffit
22:29d'aller sur leur site
22:30C'est ça
22:31www.combier.fr
22:35Merci beaucoup Thibaut
22:37rendez-vous la semaine prochaine
22:38pour une nouvelle visite
22:39Merci à vous
22:40chers auditeurs
22:40on vous donne rendez-vous
22:41la semaine prochaine
22:42même jour même heure
22:43et même radio
22:43et surtout d'ici là
22:44portez-vous bien
22:46Sud Radio C'est ça
22:47la France
22:48Nathalie Schrengerma
22:49avec les chambres de métier
22:50de l'artisanat
22:51artisan
22:52porteur de projet
22:53apprenti
22:53nous vous accompagnons
22:54depuis 100 ans
22:55pour faire battre
22:56le coeur de la France
22:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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