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  • il y a 45 minutes
Avec Julie Huguet, Directrice de la Mission French Tech

Retrouvez OSEZ ENTREPRENDRE avec Thomas Binet, en partenariat avec Eco Reseau Business
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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2026-09-13##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, oser entreprendre, Thomas Binet.
00:04Et au programme d'oser entreprendre ce matin Thomas.
00:08Oui Jean-François, une voiture, des sièges vides et un train complet pour Noël.
00:12Comment une simple galère de transport a-t-elle donné naissance à Blablacar ?
00:16L'une des belles réussites de la French Tech.
00:18Et justement la French Tech, où en est-elle aujourd'hui ?
00:20Nous sommes avec Julie Huguet qui est directrice de la mission French Tech.
00:24Nous parlerons de ces 18 000 start-up et de leurs prochains défis.
00:27La France sait-elle encore les conserver et surtout les transformer en champions mondiaux ?
00:32Et alors que certains acteurs de la Tech alertent désormais sur les dangers de l'intelligence artificielle,
00:37faut-il prendre ces avertissements au sérieux ?
00:39Et on terminera ce rendez-vous avec Alexandre Lacharme, notre consultant entrepreneuriat.
00:44Levé des fonds dans la Tech, est-il devenu un mirage ?
00:47Eco-Réseau Business, le magazine de référence pour entreprendre, présente
00:53Sud Radio, oser entreprendre, la saga des entreprises.
00:57Thomas, aujourd'hui on s'intéresse à une entreprise française, vous le disiez,
01:02née d'un problème très banal, rentrer chez soi pour Noël,
01:05cette galère qui va donner naissance à Blablacar.
01:09Exactement Jean-François, et tout commence en décembre 2003.
01:13Frédéric Mazella veut rejoindre sa famille à la campagne pour Noël.
01:16Problème, il n'a pas de voiture et les trains sont complets.
01:19Sa sœur vient finalement le chercher, et sur la route, il observe quelque chose d'évident pour lui.
01:24Énormément de voitures circulent avec un seul conducteur et plusieurs sièges vides.
01:28Il se dit alors, pourquoi ne pas mettre en relation ceux qui ont une place libre
01:32et ceux qui cherchent un trajet ?
01:34L'idée du covoiturage à grande échelle n'est ainsi sur cette route de campagne.
01:38Super, mais entre l'idée et la réussite internationale, il y a quand même un sacré chemin.
01:43Oui, et après deux ans de développement avec un ami et un ancien collègue,
01:46Frédéric Mazella crée la société en 2006 sous le nom de covoiturage.fr.
01:50Puis Francis Napes et Nicolas Brusson rejoignent progressivement l'aventure.
01:54Ensemble, ils travaillent surtout sur un élément essentiel,
01:57la confiance entre inconnus, véritable sujet d'inquiétude.
02:01La plateforme devient Blablacar, part à l'étranger, d'abord en Espagne et au Royaume-Uni,
02:05puis accélère très fort.
02:07Entre 2011 et 2015, portée par sa croissance et plusieurs levées de fonds,
02:11elle se lance dans 21 pays.
02:12Et aujourd'hui, Blablacar, Thomas, ne veut justement plus être seulement le champion du covoiturage.
02:19C'est tout l'enjeu de son évolution.
02:21En 2018, Blablacar élargit sa mission pour devenir une plateforme de trajet partagé
02:25et lance Blablacar Daily pour les déplacements du quotidien.
02:29Puis en 2019, elle rachète Ubus et Busfort pour intégrer l'autocar.
02:33Et nouveau cap en 2024.
02:35Blablacar vend ses premiers billets de train
02:37et prend une participation majoritaire dans Obilet, une grande plateforme de réservation d'autocar en Turquie.
02:43En 20 ans, une simple place vide dans une voiture est donc devenue le point de départ d'un acteur
02:49global de la mobilité.
02:58Alors Thomas, nous sommes en compagnie de Julie Huguet, directrice de la mission French Tech
03:05qui regroupe 18 000 start-up représentant plus d'un million d'emplois directs et indirects.
03:12sa vocation est de soutenir la croissance et la structuration des start-up en France et à l'étranger.
03:19Bonjour Julie Huguet.
03:20Bonjour.
03:21Alors Jean-François vient de le dire dans le lancement globalement en quoi consistait la mission French Tech.
03:27Mais vous êtes à la tête de cette mission depuis deux ans.
03:31Ça sera je crois l'anniversaire le 30 septembre prochain.
03:34Donc on est quasiment en train de le fêter avec vous.
03:37En quoi consiste la mission de la French Tech ? Un peu dans le détail.
03:40Alors la mission French Tech c'est d'abord une organisation publique mais qui est un peu particulière
03:44parce qu'on a la chance de travailler main dans la main avec des entrepreneurs.
03:47Donc on a ce qu'on appelle le réseau des capitales et communautés.
03:50C'est 1400 entrepreneurs partout dans les territoires et aussi dans 57 pays
03:54qui nous aident justement pour créer un écosystème favorable
03:57pour que des entrepreneurs qui souhaitent créer leur entreprise dans des technologies
04:02puissent le faire partout en France et puissent surtout arriver à passer à l'échelle
04:06c'est-à-dire à devenir des vrais champions à l'international également
04:10comme l'exemple de BlaBlaCar que vous venez de citer.
04:12Alors on l'a dit aussi dans la présentation.
04:16Est-ce que vous considérez vous qu'il y a suffisamment de start-up en France
04:19et que le véritable défi n'est plus d'en créer en soi
04:21mais de réussir à les transformer en grandes entreprises et surtout pérennes ?
04:25En fait je pense qu'on a deux défis effectivement.
04:28Il y en a un qui est ce fameux passage à l'échelle.
04:30On est en capacité en France de créer de très belles entreprises.
04:32Maintenant il faut qu'elles puissent devenir de véritables champions.
04:35La France est un marché qui est plus petit que les Etats-Unis
04:38donc évidemment on a plus de contraintes pour y arriver
04:41c'est-à-dire qu'il faut aller chercher des fonds, beaucoup de marchés
04:44c'est-à-dire qu'on peut bien se développer en France
04:46mais il faut aussi aller à l'international très vite.
04:49Donc on a ces fameux enjeux de passage à l'échelle.
04:52On a un deuxième enjeu aussi qui est que oui on a 18 000 start-up
04:55mais il faut qu'elles puissent répondre aux enjeux de la France
04:58et aussi aux besoins des citoyens.
05:00Donc par exemple la réindustrialisation.
05:03Il faut qu'on oriente aussi la création de ces start-up
05:05vers des sujets qui sont clés pour notre souveraineté.
05:08Alors justement, la France peut-elle réellement conserver ses meilleurs entrepreneurs,
05:13ses technologies, ses entreprises
05:15alors qu'on voit bien que les capitaux étrangers sont capables de proposer beaucoup plus
05:19et d'attirer tous ses talents ?
05:20Et pas que les hommes, aussi les structures à l'étranger.
05:23Alors en fait il y a plusieurs clés de succès quand on veut créer un champion.
05:27Il y a l'investissement, il y a la commande
05:30et il y a le fait de pouvoir grossir depuis la France
05:32mais en allant chercher des marchés à l'international.
05:35Sur la partie de l'investissement, ce qui est important
05:38c'est que déjà on peut avoir des investisseurs étrangers dans son capital
05:40et quand même être maître de son entreprise en France.
05:42Donc l'un n'empêche pas l'autre.
05:44Ensuite en Europe, on a de plus en plus de fonds.
05:47D'ailleurs il y a un fonds qui vient encore de se créer à la commission,
05:50le Europe Scale-Up Fund de 5 milliards d'euros
05:54qui a d'ailleurs investi dans Mistral cette semaine.
05:57Donc on a la possibilité aujourd'hui de lever de l'argent
06:01et d'avoir des fonds qui sont des fonds qui ne nous obligent pas forcément
06:04à déménager notre siège social aux Etats-Unis par exemple
06:07ou dans un autre pays.
06:08Ensuite il y a la commande, on n'est pas obligé d'avoir que de l'investissement.
06:11La commande c'est aussi clé, c'est comme ça que s'est créé SpaceX,
06:1522 milliards de commandes publiques au démarrage.
06:17Donc on a cette capacité aujourd'hui à renforcer,
06:19parce que là-dessus on n'est pas encore au maximum de ce qu'on pourrait faire,
06:23à flécher la commande publique et privée vers les startups
06:26pour créer des futurs champions.
06:27Alors justement vous parlez souvent de la French Tech 2030,
06:30c'est un des sujets actuels.
06:31En quoi ça consiste en quelques mots ?
06:33Alors le programme French Tech 2030, c'est un programme qu'on a développé
06:37justement pour créer ces fameuses startups stratégiques,
06:39pour accompagner ces startups dont on a besoin,
06:41en intelligence artificielle, en cybersécurité, en quantique,
06:45toutes ces briques technologiques qui vont ensuite permettre
06:48le déploiement de plein d'applications concrètes,
06:50comme par exemple dans le domaine de la santé.
06:52Et donc c'est de ce programme-là d'ailleurs qu'est née Alice et Bob,
06:57qu'on a pu accompagner Mistral à ses débuts,
06:59au travers du programme French Tech 2030.
07:01Donc c'est 80 entreprises stratégiques qu'on accompagne chaque année
07:05pour faire en sorte d'avoir des champions dans des sujets clés.
07:08Alors 2030, c'est une date intéressante,
07:10parce que d'après certaines voix qui s'élèvent
07:12pour alerter sur la menace de l'IA,
07:14on voit qu'il y a quelques jours,
07:16Jacob Coxon a démissionné d'Enthropy,
07:18qui a publié un message qui a été vu plus de 30 millions de fois
07:21en disant, je le cite,
07:22« Les personnes qui développent l'IA sont fermement convaincues
07:25qu'elles pourraient tous nous tuer d'ici la fin de la décennie ».
07:28Info ou intox, Julie Gay ?
07:31C'est sûr que c'est très alarmiste.
07:34Je pense qu'il faut prendre très au sérieux
07:35le développement de l'intelligence artificielle,
07:37parce qu'on voit que ça va très vite.
07:38C'est une révolution qui est ultra rapide.
07:40On a connu la révolution d'Internet,
07:41et là, on est face à une nouvelle révolution
07:43qui est impressionnante,
07:44et dont on ne sait pas à quel point on va transformer nos vies.
07:48Mais l'intelligence artificielle,
07:49il y a donc des risques à prendre très au sérieux,
07:51mais il y a aussi des opportunités.
07:52Je pense au domaine de la santé, par exemple.
07:54Quand je vois des entreprises comme Akemia,
07:56qui utilisent l'intelligence artificielle
07:57pour trouver des remèdes qu'on ne pouvait pas trouver avant,
07:59parce qu'il fallait des années et des années en laboratoire
08:02avant d'avoir de moindres petites évolutions.
08:04Je pense, par exemple,
08:06ils sont en ce moment sur des traitements
08:07pour le cancer du cerveau,
08:08qui est le cancer qui a emporté ma maman,
08:10et sur lequel il n'y avait aucune avancée depuis 30 ans.
08:14Je pense que l'intelligence artificielle,
08:16c'est oui, des risques à prendre au sérieux,
08:17mais aussi de très belles opportunités.
08:19Et donc, à nous d'être attentifs à tout ça,
08:22mais de ne pas se couper non plus
08:23de ce qu'on pourrait faire de beau dans le monde.
08:26Alors, je rappelle que nous sommes avec Julie Gadi,
08:28directrice de la mission FrenchEC.
08:29On va s'intéresser un peu à vous maintenant,
08:30parce que les gens qui nous écoutent
08:32le savent peut-être un petit peu moins,
08:33mais avant de diriger la mission FrenchEC,
08:35donc depuis deux ans, je le disais tout à l'heure,
08:37vous avez vous-même été entrepreneuse,
08:38d'où mon invitation aussi à participer,
08:40à Oser Entreprendre.
08:41Qu'est-ce qui vous a donné envie,
08:42à l'époque, de créer votre propre société ?
08:46Je pense que j'ai toujours eu envie
08:47d'être entrepreneur.
08:48J'avais quelques exemples autour de moi,
08:50mes arrières-grands-parents,
08:51mes grands-parents,
08:53des oncles et tantes,
08:53et ça m'a toujours donné envie.
08:55L'envie, en fait, d'entreprendre,
08:57pour moi, elle vient du fait que j'adore apprendre.
09:00Et j'ai la sensation que c'est un des rares métiers
09:03où toute sa vie, il n'y a pas un seul jour
09:05où on se lève et où on n'apprend pas quelque chose.
09:07On est face à une nouvelle situation,
09:08on peut amener son entreprise où on veut.
09:10Donc voilà, moi, c'est vraiment parti de là.
09:12Et un jour, je me suis lancée.
09:14Alors là, vous parlez de la passion,
09:15mais justement, vous avez connu toutes les étapes,
09:16l'idée, les premiers clients,
09:18la levée de fonds, la croissance,
09:19puis la cession de votre structure.
09:21Laquelle a été la plus difficile, personnellement,
09:23venons sur l'autre versant du sujet,
09:26la difficulté ?
09:29D'un point de vue personnel,
09:30je pense que le plus difficile dans l'entrepreneuriat,
09:33pour moi, ça a été les débuts.
09:34Parce qu'on ne part de rien.
09:36J'ai investi, je me rappelle,
09:38j'avais investi dans un petit studio,
09:40je l'ai vendu,
09:41j'ai mis ma plus-value dans ma boîte,
09:42je n'avais rien, je n'avais pas un euro,
09:44je me suis retrouvée avec un salaire,
09:45comme beaucoup d'entrepreneurs,
09:46au début, aucun salaire,
09:47ensuite, un salaire très bas.
09:49Quand j'ai dû aller convaincre des investisseurs
09:52de me rejoindre,
09:53en fait, je vivais moi-même
09:55avec pas grand-chose,
09:57et l'entreprise,
09:58c'était vraiment ses débuts,
09:59et j'ai trouvé que cette période,
09:59elle était difficile,
10:01je ne dormais pas beaucoup.
10:02Ce que vous êtes en train de nous expliquer,
10:03c'est très loin des images
10:04qu'on voit sur Instagram,
10:05en fait, des entrepreneurs
10:06qui réussissent dès la première minute.
10:08Bien sûr, les entrepreneurs
10:09sont quand même des personnes
10:10qui prennent des risques énormes,
10:11et qui, souvent, risquent aussi
10:13leur vie perso,
10:13parce qu'on passe des heures
10:14et des heures au boulot,
10:15en fait, au démarrage,
10:16il faut tout lancer,
10:16et puis même après,
10:17il y a tellement de choses à faire
10:18qu'en fait,
10:20c'est quand même aussi
10:20des années de sacrifice
10:21qui sont financières,
10:22qui sont souvent personnelles,
10:24donc oui,
10:25l'entrepreneuriat,
10:25c'est difficile,
10:27et après,
10:27la grande satisfaction,
10:28c'est d'y arriver,
10:29c'est de créer des emplois,
10:31c'est de faire en sorte
10:31qu'on aboutit
10:33à une mission
10:34qu'on s'est donnée,
10:35parce qu'au démarrage,
10:37on ne cherche pas de l'argent,
10:37si on cherche de l'argent facilement,
10:39on ne prend pas ce risque-là,
10:41c'est quand même très difficile
10:42avant d'arriver à gagner de l'argent
10:43en étant entrepreneur.
10:45Ma dernière question,
10:47entrepreneuse un jour,
10:47entrepreneuse toujours ?
10:48Toujours.
10:49Donc c'est ce qui vous attend
10:50après la mission French Tech,
10:51quand ça se terminera,
10:52parce que ça se terminera un jour,
10:53forcément.
10:54Exactement,
10:55c'est des contrats de 3 ans,
10:55donc je suis dans ma dernière année,
10:56la saison 3,
10:57j'ai une nouvelle saison à chaque fois,
11:00saison 3,
11:00pas des moindres,
11:01qui nous attend,
11:02et ensuite,
11:03oui,
11:03très certainement,
11:04retour à l'entrepreneuriat.
11:05Merci à vous.
11:06Merci,
11:07Julie Huguet,
11:08directrice de la mission French Tech,
11:10d'être passée du côté
11:11d'oser entreprendre.
11:14Sud Radio,
11:15osez entreprendre,
11:16les essentiels de l'entrepreneuriat.
11:19Thomas,
11:20nous sommes avec Alexandre,
11:22la charme,
11:24sérieole entrepreneur,
11:25on dit comme ça.
11:26Absolument.
11:27Business angel,
11:28consultant entrepreneurial
11:29chez Osez entreprendre.
11:31Vous allez,
11:32Thomas,
11:32avec Alexandre,
11:33nous parler de l'entrepreneuriat
11:35dans la tech en France,
11:36en 2026.
11:37Oui,
11:37Jean-François,
11:38on va donner un prolongement
11:39d'ailleurs avec notre échange
11:40avec Julie Guet de l'instant.
11:42Alexandre,
11:42selon les observateurs,
11:444,6 milliards d'euros levés en France
11:46au premier semestre 2026,
11:48de quoi lever des fonds facilement
11:50dans la tech aujourd'hui,
11:51selon vous ?
11:51Eh bien Thomas,
11:52c'est peut-être un trompe-l'œil
11:53pour deux raisons.
11:54Une poignée de méga levés,
11:56portés en grande majorité
11:57par l'intelligence artificielle
11:58ou quelques champions,
12:00absorbent près de la moitié
12:01de l'argent disponible.
12:02Alain,
12:03assurance 580 millions d'euros,
12:05Pénilène,
12:05comptabilité 175 millions d'euros.
12:08En deuxième point,
12:08le nombre total de transactions baisse,
12:10les tours de table d'amorçage
12:11ou intermédiaires
12:12sont devenus bien plus périlleux
12:14à boucler
12:15et les fonds sont plus regardants.
12:16Donc selon vous,
12:17c'est plus difficile
12:18pour un débutant
12:19au moment où nous sommes ?
12:20Ah, c'est un euphémisme.
12:21Auparavant,
12:21une bonne idée,
12:22une école prestigieuse
12:23et un joli pitch deck
12:24suffisait parfois
12:25à lever un tour d'amorçage.
12:27Aujourd'hui,
12:27les investisseurs veulent
12:28du chiffre d'affaires,
12:29un début de traction
12:30avant même d'ouvrir le chéquier.
12:32Ajoutez à cela
12:33le coût d'un développeur senior
12:34à Paris,
12:35les charges
12:36et la concurrence
12:36des startups
12:37qui naissent déjà armés d'IA.
12:39Le porteur de projet
12:40seul sans trésorerie
12:41part avec un genou à terre
12:43ou du moins,
12:43c'est plus difficile.
12:44Alors ça veut dire
12:45qu'on abandonne l'idée
12:46ou on persévère quand même ?
12:47Non, on persévère
12:48bien évidemment
12:48mais on change de méthode
12:50et on revient au bon sens
12:51et à l'humidité.
12:52Ça fait du bien parfois.
12:54Je conseille toujours
12:54de démarrer
12:55sans lever un centime.
12:56Prouvez sur le terrain
12:57que votre modèle fonctionne
12:59en vendant vous-même.
13:00Même un tout petit peu.
13:02A petite échelle
13:03avant de courir
13:03après les fonds.
13:04C'est plus lent
13:05mais vous gardez la main
13:06sur votre entreprise
13:07quitte à lever par la suite.
13:09Merci Alexandre.
13:10Merci Thomas.
13:11On vous retrouve
13:12dans un instant
13:13avec Oser Investir.
13:15Sud Radio
13:16Oser Entreprendre
13:18Thomas Binet
13:19Sous-titrage Société Radio-Canada
13:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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