- il y a 7 semaines
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00:00Le signé Consigny, on va l'évoquer justement maintenant, la baisse du salaire des ministres, du traitement des ministres.
00:08On va en débattre avec Charles Consigny, avec Jérémy Patrier-Lettus, député au réseau du Calvados.
00:12Bonsoir Monsieur le député et bonsoir Charles Consigny.
00:15Mais avant de se lancer dans la discussion, l'actualité politique du jour, c'est le 20-27.
00:23Dans un mois jour pour jour, ce sera l'heure de la primaire de la gauche.
00:27Enfin, une partie de la gauche.
00:30Si François Hollande n'a que faire d'y participer, il y en a un autre qui meurt d'envie
00:36d'y prendre part.
00:38Je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou
00:42à Hollande.
00:43Et puis, ils ont eu peur, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça.
00:47Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin.
00:49Ils ferment la porte à triple tour, ils la blindent, ils mettent des mines derrière pour pas qu'on puisse
00:54rentrer.
00:54C'est panique à bord.
00:55Ce matin, on avait presque de la peine pour François Ruffin.
00:59Vous savez, ce camarade avec qui certains n'ont pas envie de jouer dans la cour de récré.
01:05Ah, qu'il est loin, le nouveau front populaire.
01:13Est-ce la première tournée du futur patron ?
01:17À Saint-Malo, Gabriel Attal entame son opération Mille Bistro, façon bon vieux gaulois.
01:24Magnifique dating, là.
01:25Merci, monsieur. Je vous dois vous appeler, monsieur le ministre. Gabriel Attal ou Gabi ? Gabi, parce qu'on est
01:29pas dans l'histoire.
01:30Un peu de familiarité. En même temps, c'est ce que vous vouliez, non, avec cette opération.
01:36J'ai hâte de vous retrouver.
01:38Le problème, c'est que ça n'a pas plu à tout le monde.
01:41S'il vous plaît.
01:42Quoi ? Un candidat à l'Elysée qui fait la promotion de la bière et des bars ?
01:46Beaucoup de parisianisme à ses propos. La République, elle s'est aussi forgée dans nos bistrots et dans nos cafés.
01:52C'est la terrasse d'un bistrot que Camille Desmoulins a appelé les parisiens à prendre la bastille.
01:57Camille Desmoulins, on ne vous connaissait pas révolutionnaire, Gabriel Attal.
02:02D'ailleurs, votre idée de mille rassemblements, elle ne l'est pas tant que ça non plus.
02:07On a fouillé et on est tombé sur ces images du 25 juin dernier.
02:11Édouard Philippe, lui aussi, avait organisé un grand apéro en visio avec mille familles d'adhérents.
02:20Tiennent-ils cette idée de leur ex-patron qui, en 2017 déjà, était venu se faire mousser auprès de ses
02:27soutiens dans une brasserie ?
02:33Deux anciens premiers ministres macronistes pour une place dans le bloc central.
02:38Reste à savoir si cet héritage sera un atout ou un boulet.
02:43– Atout ou boulet, Jérémy Patrie et Lettus ?
02:51Les deux, ces deux-là ?
02:52– C'est.
02:53– Ou ça va dans le mur, le bloc central ?
02:55– Il faut discuter.
02:56Vous avez vu qu'Édouard Philippe a appelé hier au rassemblement de la droite et du centre.
03:00Il a appelé à se parler.
03:01On ne peut pas continuer cette fracture politique, sinon on va droit à l'échec.
03:05S'il n'y a pas de rassemblement de la droite et du centre, on va tout droit vers un
03:09second tour.
03:09Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
03:12Et je crois qu'il y a quand même des Français qui ne souhaitent pas ce duel-là.
03:15Et on a une responsabilité à la droite et au centre de créer ce rassemblement.
03:20– J'ai une solution, je vais vous la soumettre.
03:20– C'est quoi, Charles Consigny soit candidat ?
03:22– Pourquoi pas ? Mais c'est une primaire de la droite et du centre.
03:25– Au moins, ce serait une alternance.
03:26– 70% des sympathisants de la droite et du centre, on parle donc de ceux qui sont vraiment intéressés,
03:31sont favorables à une primaire.
03:33C'est-à-dire que les électeurs de la droite et du centre veulent une primaire
03:36que refuse pour l'instant notamment Édouard Philippe.
03:38C'est ça la solution.
03:39Et on aurait un candidat unique.
03:41– Ce n'est pas qu'il la refuse, pardon Édouard Philippe, il faut être réaliste.
03:44Est-ce qu'on peut matériellement organiser une primaire ?
03:47Nous, on pense que non.
03:48Et puis, pardon, mais il y a autant de…
03:49– C'est l'argument qui…
03:51– Non, non, non, mais attendez, je vais au bout.
03:52– Vous retournez.
03:53– Je vais au bout.
03:53Il y a autant de primaires qu'il y a de candidats.
03:55Certains vous expliquent qu'il faut une primaire de Sarah Knafow jusqu'à Édouard Philippe.
04:00D'autres, de Raphaël Glucksmann, François Hollande jusqu'à…
04:03– Non, Raphaël Glucksmann, il est ailleurs, il est dans une primaire de la gauche.
04:05– Sauf que vous avez certains qui disent que si on fait une primaire…
04:07– Vous avez peur de la primaire de la droite et du centre, vous avez peur de perdre en fait.
04:10– Non, on n'a pas du tout peur.
04:11Je vous explique, mais vous ne m'écoutez pas,
04:13que matériellement on considère qu'on ne peut pas l'organiser
04:15et qu'il y a aujourd'hui autant de modalités d'organisation de la primaire
04:19qu'il y a de candidats.
04:20Pour le dire plus clairement,
04:22certains pensent que la primaire doit être plus large,
04:24d'autres plus réduites, donc effectivement…
04:25– Ce que je vois, c'est que le guerrier natal est plutôt pour Bruno Rotaillot,
04:28David Disnard, et que le seul qui avance des arguments à la fois techniques,
04:32c'est Édouard Philippe.
04:34– Mais ça n'empêche pas de dire qu'il faut discuter des modalités de rassemblement.
04:37– Charles, un mot sur ça ?
04:38– Non, moi ce que je trouve fascinant, c'est de voir le bloc central
04:42qui essaye de se reconduire. Au fond, là, dans cette campagne,
04:47il n'y a quasiment que des nouveaux, entre guillemets,
04:51enfin pas des nouveaux, mais des gens qui n'ont pas exercé le pouvoir encore,
04:55Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann,
04:59ou François Hollande si Raphaël Glucksmann se prend les pieds
05:02dans le tapis de la primaire, Bruno Rotaillot qui l'a exercé,
05:06mais quelques mois à peine, et sinon il y a deux sortants
05:10que sont Édouard Philippe et Gabriel Attal,
05:13et je pense qu'on peut quand même, plus ou moins,
05:15si je crois ce que je vois sur les réseaux sociaux,
05:18ajouter Le Cornu qui essaye quand même de rester dans le jeu.
05:23Il diffuse des communiqués avec un drapeau bleu-blanc-rouge
05:28tout autour de son document.
05:30– Justement.
05:31– Quoi ? C'est l'anniversaire de qui ?
05:34– C'est un anniversaire aujourd'hui.
05:36– De qui, de quoi ?
05:37– C'est les 1 noms de Sébastien Le Cornu à Matignon.
05:39– Qui veut souffler la bougie ?
05:40– Allez-y, joyeux anniversaire.
05:42– Monsieur Patriatus.
05:42– C'est moi qui souffle la bougie.
05:44– Allez-y.
05:45– Tenez, tenez, tenez.
05:46– C'est votre Premier ministre.
05:47– Allez, c'est le Premier ministre de la France.
05:49– Allez, je vous laisse souffler le premier anniversaire.
05:52– Vous voyez le moment de caméra et vous mettez le gâteau.
05:54– Je vous laisse le coup.
05:55– Vous lui souhaitez un bon anniversaire Sébastien Le Cornu ?
05:57– Il faut, au-delà de ça, au-delà de l'anecdote,
06:00il faut surtout qu'on ait un budget pour le pays,
06:01et donc j'espère que la discussion budgétaire qui s'engage
06:04permettra de donner aux Français, à la France, un budget.
06:07C'est son enjeu, et c'est le travail qu'il est en train de mener.
06:09– Un an dans l'enfer de Matignon pour Sébastien Le Cornu.
06:11– Non, mais dans son rôle, lui-même, dans son rôle, etc.,
06:16il ne s'en sort pas si mal pour le job qui lui est donné,
06:20qui est d'aller jusqu'à l'élection présidentielle.
06:23Après, on peut quand même voir que dans l'intérêt de la France,
06:26tout ce qu'on voit, c'est quand même une famille politique
06:29qui essaye, envers et contre tout, de garder le pouvoir.
06:33C'est ça que vous essayez de faire depuis la dissolution.
06:37Lors de la dissolution, vous avez perdu le pouvoir.
06:40Macron a été très habile de faire mariner tout le monde,
06:44de faire passer un oral à Lucie Castel,
06:47de faire fuiter des noms.
06:49Il a fait en sorte de garder les manettes.
06:51Son Premier ministre est tombé.
06:53Il a refait le même petit numéro.
06:54Finalement, les gens se laissent emmener là-dedans,
06:57sont contents de vivre ce suspense avec lui.
07:00Et finalement, il met celui qu'il avait envie de mettre depuis le début,
07:04lequel grève encore les finances publiques sur plusieurs générations
07:07pour faire gagner quelques mois au bloc central.
07:10C'est ça, la réalité.
07:12C'est que vous nous coûtez, en fait,
07:13des milliers et des milliers de milliards d'euros d'argent public.
07:18C'est ça, la blague.
07:20Donc moi, voilà, je dis juste,
07:22il y a deux sortants, voire trois avec le cornu.
07:25Ça, c'est les sortants.
07:26Vous êtes les sortants.
07:27Et il y a les forces d'alternance.
07:29Moi, je pense que les Français,
07:31si j'étais eux, en tout cas,
07:32et moi, mon rôle d'observateur et d'éditorialiste de tout ça,
07:36c'est de dire ce que j'en pense.
07:38Je pense que votre petit numéro,
07:39consistant une nouvelle fois à dire,
07:41c'est soit nous, soit des fous furieux.
07:45Moi, voilà, en tant qu'électeur,
07:47en tant que tout ce que vous voulez,
07:49j'en ai un peu ras-le-bol.
07:50Vous voyez ce que je veux dire ?
07:51Les gens ne sont pas seulement des petits bourgeois.
07:53Ils sont aussi des citoyens.
07:54Ils ont envie que ça respire un peu.
07:56Donc, c'est tout ce que je vois, moi.
07:59Mais Charles Crosini,
07:59vous n'avez jamais entendu Édouard Philippe vous dire
08:02« votez pour moi pour éviter le chaos ».
08:04Non, non.
08:05Attendez, il a des propositions très concrètes.
08:07Dire, par exemple,
08:07qu'il va falloir sauver le système économique,
08:09il ne le dit pas pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
08:11même si je pense que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
08:13couleront dans le système éducatif, économique et social.
08:16Parce que là, avec 3 500 milliards de dettes,
08:18on n'a pas un peu coulé.
08:19Alors, attendez, vous dites qu'il y a des sortants.
08:21Déjà, si on reprend les choses dans l'ordre,
08:23on va essayer de le faire dans l'ordre rapidement.
08:24Édouard Philippe a été Premier ministre de 2017 à 2020.
08:27Ça fait 6 ans qu'il a créé le pouvoir.
08:28Le groupe Horizon a soutenu toutes les politiques depuis.
08:30Le groupe Horizon a soutenu, par exemple, la réforme des retraites.
08:33Ce n'est pas nous qui avons décidé.
08:34On s'est même opposé.
08:35On a été parmi les seuls à l'Assemblée
08:36à s'opposer fortement.
08:38J'étais ici sur ce plateau, Charles Consigny l'avait reconnu,
08:40à dire clairement qu'on était contre la suspension
08:43de la réforme des retraites.
08:44Quand Édouard Philippe était Premier ministre,
08:46je ne vais pas faire son agéographie ici,
08:47il a baissé le déficit, il a baissé la dette,
08:49il a baissé les impôts.
08:50Moi, je considère qu'il n'a pas à rougir de son bilan.
08:52Il n'a pas tout bien fait.
08:53On va parler de 80 km heure, je sais que c'est un débat,
08:55mais il a essayé comme Premier ministre
08:56de réduire le déficit, la dette
08:59et de baisser les impôts en menant une politique de l'offre.
09:01Et quand il est sorti de Matignon en 2020,
09:07il n'a pas à rougir de son bilan économique et social.
09:09Oui, mais il agrège à lui les sortants.
09:11Et pardon, moi, je préfère donner les clés du camion
09:13à quelqu'un qui a les clés du système
09:15et qui est prêt à le réformer profondément
09:18plutôt qu'à des gens qui ne les ont jamais eus
09:20mais qui nous promettent matin, midi et soir
09:23monts et merveilles, mais qui, je vais vous dire,
09:25qui pense dans le pic ?
09:26Marine Le Pen, la situation économique et sociale du pays ira mieux.
09:28Non, c'est d'accord.
09:29Donc, moi, je vous dis, vous avez raison, je termine là,
09:32il faut qu'il y ait un débat et des propositions.
09:34Edouard Philippe, pardon, il ne vous dit pas
09:36et j'en termine là depuis des semaines.
09:38On recommence et on fait pareil.
09:40Il a des propositions de rupture majeure sur le système éducatif.
09:42Il est retourné par des gens qui sont au pouvoir.
09:43En ce moment, il y a des ministres,
09:44Gérald Darmanin ou Maude Bréjean, qui sont avec lui.
09:47Enchaîne.
09:48Il y a une proposition.
09:49Quand vous proposez de réformer le système de retraite,
09:52quand vous proposez de réformer le système éducatif,
09:54quand vous dites que sur l'immigration,
09:55il faut revoir les règles à Mayotte,
09:57pardon, il a des propositions qui sont massives,
09:59qui sont ambitieuses
10:00et qui ne proposent pas de continuer l'existant et le statu quo.
10:03Alors, on parlait de l'anniversaire des un an
10:05de Sébastien Lecornu à Matignon.
10:07Sébastien Lecornu qui veut réduire l'indemnité des ministres,
10:12de ses ministres,
10:12parce qu'il faut montrer l'exemple aux Français.
10:14On va leur demander sans doute des efforts supplémentaires
10:17dans le cadre de ce budget qui se prépare.
10:18Et donc, les ministres doivent réduire leur train de vie.
10:21D'accord avec ça ?
10:22C'est ce que je vous dis.
10:22Lecornu est en campagne.
10:24C'est tout à fait une mesure de campagne.
10:27Moi, je pense que c'est infinitésimal, évidemment,
10:30dans le tonneau des Danaïdes
10:33que représentent aujourd'hui nos finances publiques.
10:35On parle de 10%.
10:37Honnêtement, moi, je pense plutôt
10:40qu'il faut mieux payer les responsables politiques.
10:43Vous, vous seriez plutôt pour augmenter leur salaire.
10:47Oui.
10:48Des ministres, des députés, des sénateurs.
10:51Je veux beaucoup moins de députés,
10:53beaucoup moins de sénateurs.
10:54Quand vous regardez aux États-Unis
10:55le nombre de représentants qu'ils ont
10:57par rapport à la population,
10:59ils en ont moins que nous,
11:00alors qu'ils sont plus de 5 fois la population française,
11:05à peu près 10 fois la population française.
11:06Donc...
11:07Donc, on réduit le nombre de députés et de ministres
11:08pour les payer mieux.
11:09Moi, ce que je pense,
11:10c'est qu'en réalité,
11:12et c'est un peu ce que je reproche,
11:14vous essayez d'avoir l'air des seuls compétents, etc.
11:17Mais ce n'est pas vrai.
11:17Au fond, vous êtes quand même...
11:18Non, mais...
11:19Parce que j'ai dit, j'ai le conseiller.
11:20On reste sur cette mesure.
11:21Non, non, mais...
11:22Parce que c'est le parti du laisser-aller, tout ça.
11:24En réalité, ça fait 10 ans
11:25qu'il y a une espèce de laisser-aller
11:27absolument incroyable,
11:29et notamment sur la gestion des dépenses publiques.
11:32Moi, ce que je pense,
11:32c'est qu'il n'y a zéro effort.
11:33Pas quand Édouard Philippe était Premier ministre, pardon.
11:35Non, il n'y a eu aucun effort.
11:38Mais non, aucun.
11:39Il suffit d'aller...
11:41La réforme d'Erstel, pardon.
11:42Il suffit d'aller voir.
11:44Aujourd'hui, la République reste assez luxueuse
11:47pour ses hauts dignitaires.
11:50C'est-à-dire que ça reste un truc avec...
11:53À l'ancienne, d'ailleurs, qui n'a plus de sens.
11:55Avec des huissiers,
11:57avec des repas qui sont apportés sous cloche,
12:00avec des chauffeurs,
12:01avec des échelons qui n'en finissent pas.
12:03Vous n'avez rien fait là-dessus.
12:05Il y a encore le département
12:06qui fait doublon avec le conseil régional.
12:08Au conseil régional,
12:09vous avez un président,
12:10des élus,
12:11des chauffeurs,
12:12un restaurant,
12:13des notes de frais,
12:14des secrétaires,
12:15des retraites, etc.
12:16Et au département,
12:17vous avez un président,
12:18des élus,
12:19des chauffeurs,
12:19un restaurant, etc.
12:21Ça, vous n'avez rien changé là-dessus.
12:22Puis il y a aussi la métropole par-dessus.
12:24Puis il y a l'agence de ceci.
12:25Et puis l'institut cela.
12:27Etc.
12:28Ça, vous n'êtes pas attaqué à ça.
12:29Parce qu'au fond,
12:30ça ne vous intéresse pas tellement.
12:33Ce n'était pas votre...
12:34Entre guillemets,
12:35votre programme.
12:36Moi, je pense que les Français,
12:37ils ont très envie qu'on tronçonne.
12:39Et baisser de 10%
12:40les salaires des ministres,
12:42pour montrer l'exemple,
12:43pourquoi pas le faire ?
12:44Mais je pense que
12:45c'est bien davantage ailleurs
12:47qu'il faut élaguer
12:48et supprimer
12:49des institutions entières,
12:51je pense.
12:51Alors déjà,
12:51sur le salaire des ministres.
12:53Mais rapidement.
12:54Et peut-être des députés.
12:55En France Télévision,
12:56par exemple,
12:56vous ne vouliez pas faire
12:57un centime d'économie.
12:57Bon, mais non,
12:58je te laisse.
12:59C'est vrai.
12:59Mais c'est faux.
13:00C'est faux.
13:01Je suis pour la fusion.
13:02Vous ne vouliez pas faire
13:03d'économie.
13:04La fusion,
13:04c'est pas seulement
13:05les économies.
13:06Je suis pour la fusion
13:06pour faire des synergies
13:07et des coopérations.
13:07C'est que je pense
13:08que si on veut...
13:08des économies, les fusions.
13:10Vous ne vouliez pas
13:11faire d'économies ?
13:12Non, non, non,
13:12c'est faux.
13:13Je souhaite faire
13:13des économies.
13:14On a fusionné des régions,
13:15ça n'a pas pouté mon cher.
13:16Non, non, mais Charles Consigny,
13:17je pense qu'il faut faire
13:18des économies.
13:20Et Edouard Philippe
13:21avait commencé
13:21à en faire pareil.
13:24Regardez son bilan.
13:24Moi, je vous demande
13:25simplement une chose.
13:25D'accord, mais les ministres.
13:26Regardez son bilan.
13:26Les ministres.
13:27Et les députés, parce que...
13:28Oui, et les députés.
13:29Quand on demande des efforts
13:31aux Français,
13:31le budget va être difficile.
13:33Je pense,
13:33Sébastien Lecornu l'a pas présenté,
13:35que les ministres,
13:36les parlementaires,
13:37les responsables politiques
13:38prennent leur part.
13:38Aucun sujet.
13:39Mais c'est anecdotique.
13:41Quand on parle du sujet
13:42du salaire des ministres,
13:43on ne parle pas
13:43des 3 400 milliards de dettes,
13:45on ne parle pas
13:45de la réforme du modèle social,
13:47on ne parle pas
13:47de la réforme des retraites
13:48qu'on a suspendue.
13:49Moi, je préférais, pardon,
13:50qu'on n'ait pas suspendu
13:51la réforme des retraites.
13:52Mais il n'y aura pas eu de budget.
13:53J'ai deux choses
13:54à ajouter là-dessus.
13:56Je pense que les Français
13:57préfèrent des ministres
13:58mieux payés
13:58mais qui ont des résultats.
14:00Vous voyez,
14:00il y a un tiers des Français
14:01qui n'ont pas de médecin traitant.
14:02Moi, je suis certain
14:03que les Français
14:03qui nous écoutent,
14:04si on leur dit
14:04votre ministre de la Santé
14:05va être bien payé
14:05mais demain,
14:06vous aurez un médecin,
14:07il n'y a pas de problème.
14:07Ce qui compte,
14:08c'est d'avoir un personnel politique
14:09et des ministres
14:09qui soient effectivement efficaces.
14:11Le niveau des politiques
14:12a baissé parce qu'on les paye moins
14:13et qu'on certains
14:14préfèrent les dents privés.
14:15Et j'allais y venir.
14:17On a besoin,
14:18et je le dis ici,
14:19de responsables politiques
14:21effectivement
14:21qui s'engagent
14:22pour leur pays
14:22et qui effectivement
14:24ont du talent,
14:25ont des compétences.
14:25Regardez à Singapour
14:26ce qui vient de se passer.
14:27Ils viennent d'augmenter
14:28de 30%.
14:29Ce n'est pas ce que je demande,
14:30ce n'est pas ce que je dis.
14:30Mais pourquoi ?
14:31Pour éviter la corruption
14:32et pour voir les meilleurs
14:33qui s'engagent en politique.
14:34Premier ministre,
14:34il a augmenté 30%.
14:35Vous en recevez régulièrement.
14:37Je ne suis pas certain
14:37qu'aujourd'hui dans le pays
14:38soient les meilleurs
14:39qui s'engagent en politique.
14:40Et donc on a effectivement...
14:42D'accord avec ça ?
14:42On le constate.
14:44D'accord avec ça ?
14:44Il faut mieux payer
14:45pour avoir les meilleurs ?
14:51C'est tout assez important.
14:52Mais attention,
14:53je le dis,
14:53ce qui compte,
14:54c'est surtout qu'on ait
14:54des ministres compétents
14:55qui obtiennent des résultats
14:57et qui répondent
14:58aux problèmes des Français.
14:58Donc si Edouard Philippe
14:59devient président de la République,
15:00les ministres seront bien payés,
15:01mieux payés et compétents ?
15:03Ce n'est pas ce que je dis.
15:03En tout cas,
15:04ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
15:05Il cherchera des ministres
15:06capables de piloter
15:07leur administration.
15:08Je vous donne un dernier exemple.
15:10La dernière marotte
15:11au dernier quinquennat,
15:12c'était de dire
15:12qu'on va limiter
15:13les cabinets ministériels,
15:14que les ministres
15:15aient moins de conseillers.
15:15Qu'est-ce qui s'est passé ?
15:17C'est vrai qu'il y a eu
15:17des économies.
15:18Et derrière,
15:18les ministres ne pilotent
15:19plus leur administration.
15:20Donc ce qui compte,
15:21c'est qu'il y ait des ministres
15:22qui pilotent leurs administrations,
15:24qui soient efficaces,
15:25qui rendent des comptes aux Français.
15:26Et derrière,
15:27moi, je n'ai pas de doute
15:28que les Français
15:30pourront reconnaître leur...
15:30Tout ça, c'est très sympathique,
15:32mais c'est de la mousse.
15:33Non, ce n'est pas forcément
15:34démago de dire
15:35qu'il faut venir payer
15:36les ministres,
15:36mieux peut-être.
15:37Mais c'est moi qui dis ça.
15:39Oui, mais il ne dit
15:40pas la même chose.
15:40Moi, je pense,
15:42si vous voulez,
15:42en ce moment même,
15:43le gouverneur de la Banque de France
15:44nous écoute
15:45à l'arrière de sa voiture
15:47avec chauffeur.
15:48Son agenda ne déborde pas
15:49puisque nous n'avons plus le franc.
15:51Donc le gouverneur
15:52de la Banque de France,
15:52il n'est pas débordé.
15:53Il perçoit quand même,
15:54il a le droit
15:55à son indemnité de logement
15:56pour se loger à Paris
15:57de 6 000 euros par mois.
15:59Il est mieux payé qu'un ministre.
16:00En plus de ses émoluments
16:01de 300 000 euros par an,
16:02les préfets de région
16:03font doublon
16:04avec les préfets de départements.
16:06C'est l'organisation de l'État, la question.
16:08Les hauts fonctionnaires européens
16:10ne sont pas fiscalisés.
16:11Ils viennent ici
16:12avec des BMW rutilantes
16:15que les princes du Qatar
16:17ne dédaigneraient pas.
16:18Et ils sont payés des fortunes.
16:20Est-ce qu'ils payent
16:21un centime d'impôt ?
16:22Non.
16:22Ils se baladent en jet privé,
16:24vous comprenez,
16:24pour aller de telle à telle ville
16:27au sein de l'Union européenne.
16:29Ils ne peuvent pas
16:30prendre EasyJet.
16:31Il y a des commissaires européens
16:32qui se baladent en jet.
16:33Tout à fait, absolument.
16:34Parce que la commission
16:35dispose d'une flotte d'avions
16:37et croyez-moi
16:38qu'ils prennent la voie.
16:39Vous comprenez,
16:39ils sont tellement importants.
16:40Ce sont des gens tellement importants.
16:42Donc moi,
16:42je veux bien tout ça,
16:44mais honnêtement,
16:45je pense que c'est faux
16:46de dire que vous avez
16:47une volonté là-dessus.
16:49Je veux bien que vous en ayez
16:50sur d'autres sujets,
16:51je ne sais pas très bien lesquels,
16:52mais là-dessus,
16:53vous n'en avez pas.
16:54Et regardez,
16:54pardon,
16:55on a pris l'exemple
16:56de France Télévisions.
16:57Je pense que France Télé
16:59pourrait fonctionner.
17:00Franchement,
17:00on peut réduire
17:01les effectifs de moitié,
17:03le budget de moitié,
17:04on aura les mêmes émissions,
17:06les mêmes chaînes.
17:06Est-ce que vous sauriez
17:07vous attaquer à ça ?
17:08Quand Elon Musk
17:08a racheté Twitter,
17:10il a viré les deux tiers des gens
17:11et ça marche encore mieux
17:13qu'avant.
17:13Mais c'est juste que
17:14vous n'avez pas de volonté là-dessus.
17:16Ne faites pas semblant.
17:17Vous êtes sur d'autres sujets
17:18que celui-là.
17:18Je continue parce que
17:19vous êtes effectivement
17:20dans votre rhétorique
17:20bien huilé.
17:22Édouard Philippe,
17:23seul Premier ministre
17:23va avoir baissé
17:24en l'occurrence
17:25le budget de l'OEA public.
17:26Je vous avais à l'époque...
17:27Il va laisser répondre.
17:30Si c'est pour répéter...
17:31Mais il est dans l'État,
17:31il le dit lui-même.
17:32Mais attendez,
17:33on peut adorer l'État,
17:34on a envie de le réformer.
17:35Mais un énaf peut réformer l'État ?
17:37On peut penser...
17:38Mais moi je pense
17:38que quand on connaît le système,
17:39on peut le réformer.
17:40On avait dit ça de Macron.
17:40Oui, oui.
17:41On avait dit ça de Macron très bien.
17:42En tout cas, moi je pense que...
17:47Macron est le président
17:47d'Édouard Philippe
17:48comme Premier ministre.
17:50Il a réformé l'État,
17:51il a baissé le déficit,
17:52il a baissé la dette.
17:52Et pardon,
17:53quand vous l'écoutez
17:54sur la réforme des retraites,
17:55il va annoncer sa réforme
17:57prochainement.
17:57Vous verrez qu'il y aura
17:58de l'ambition sur l'immigration.
18:01Revenir sur le droit du sol
18:02à Mayotte,
18:03ce n'est pas anecdotique.
18:05Oui, mais ça ne suffit pas
18:06à baisser les défenses publiques
18:08de la France.
18:09Je vais créer des amendes
18:10de responsabilisation scolaire
18:11pour les parents
18:12d'enlèves perturbateurs violents.
18:14Ce n'est pas anecdotique.
18:15On m'explique toute la journée
18:16qu'Édouard Philippe
18:17fait un virage à droite toute
18:18et vous m'expliquez, vous,
18:20qu'il n'aura pas le courage
18:21de réformer.
18:21J'ai une question bonus
18:23pour ceux qui,
18:24avant de laisser Sonia Mabrouk
18:25prendre la suite,
18:27c'est pour vous,
18:28Jérémy Patrier-Lettus.
18:29Il y a un livre qui va sortir,
18:31j'imagine que vous l'attendez
18:32avec impatience,
18:33c'est le livre de Charles Aloncle
18:35qui était votre collègue
18:36à la commission
18:37sur l'audiovisuel public.
18:38Je jure de dire
18:39toute la vérité,
18:40Charles Aloncle,
18:40qui emmènera le lecteur
18:42dans les coulisses
18:43justement de cette commission.
18:44Vous l'avez en précommande ?
18:46Non.
18:47Là, je suis en train de dire
18:48les mémoires de Charles de Gaulle,
18:49chacun son panthéon littéraire.
18:51Chacun son Charles.
18:52Vous n'avez pas peur
18:53de pages en vengeance
18:55contre vous
18:55parce que vos rapports
18:56étaient quand même
18:57très tendus ?
18:58J'espère qu'il respectera
18:59la vérité
19:00de ce qui s'est passé
19:01et de ce qui s'est passé
19:02dans cette commission.
19:03Comme il a juré
19:04de dire la vérité,
19:05je ne doute pas
19:05que tout ce qui sera écrit
19:06sera vrai.
19:07Sinon,
19:09il sera soumis
19:09à de la diffamation.
19:10Voilà, il y a des règles pour ça.
19:12Vous le lirez ?
19:13Comment ?
19:13Vous le lirez ?
19:14J'imagine qu'il y en verra.
19:16J'ai prédidé cette commission
19:17d'enquête.
19:17Si il y a la diffamation,
19:18vous portez plainte ?
19:19Non, mais je veux dire,
19:20les tribunaux ont autre chose
19:21à faire que de gérer
19:22les querelles de députés.
19:23Mais je veux vous dire,
19:24cette commission d'enquête,
19:25on a travaillé pendant six mois,
19:27200 heures d'audition.
19:28J'espère qu'il retranscrira
19:29ce qui s'est passé
19:30dans la vérité
19:32de ce qui s'est déroulé
19:33pendant six mois.
19:34Merci Charles Consigne.
19:35Merci Jérémy Patrier.
19:35Et les laissues,
19:36bonjour.
19:36Merci.