- il y a 9 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00La suite de BFM, grand soir, merci d'être avec nous. On est en direct avec vous comme tous les
00:04soirs et avec notre invité.
00:05Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. Merci d'être avec nous, député Rassemblement National de la Somme.
00:10Évidemment, dans une seconde, on reviendra sur les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella.
00:14Mediapart qui certifie ce soir à 100% que les messages antisémites ont bien été écrits par le président du
00:20RN il y a 13 ans.
00:21Vous pourrez leur répondre, on les entendra, vous leur répondez dans un instant.
00:23Mais avant ça, la colère des lycéens, la colère des fonctionnaires.
00:26Et je commence avec les fonctionnaires, avec ces images de manifestations partout en France aujourd'hui.
00:29300 000 manifestants selon la CGT, 70 000 à Paris, 30 000 à Paris selon la préfecture, dont 8 000
00:35pompiers.
00:36Est-ce que vous auriez pu défiler avec eux ?
00:38Oui, enfin pas avec la CGT, mais avec effectivement des fonctionnaires et des gens qui sont au service du public
00:42qui ont des gros problèmes de pouvoir d'achat.
00:45Effectivement, les salaires réels, c'est-à-dire une fois qu'on enlève l'inflation depuis 2020,
00:49mais plus profondément en fait depuis 2005, au moment où le PIB par habitant a décroché en fait dans notre
00:53pays.
00:55Les salariés sont considérablement appauvris, aussi bien au niveau des salaires que du pouvoir d'achat,
01:00c'est-à-dire que par rapport à l'inflation réelle que les gens subissent sur le logement, sur l
01:04'énergie.
01:05D'où les mesures de Marine Le Pen sur ces deux sujets qui sont au cœur de notre campagne.
01:09Comment rendre le logement moins cher ? Comment rendre l'énergie moins chère ?
01:12Mais alors justement, je vous posais la question des fonctionnaires parce que je n'ai toujours pas compris.
01:15si vous, arrivant au pouvoir, si l'ERN supprimez ou pas des postes de fonctionnaires ?
01:20Si vous voulez, en fait, le terme supprimer des postes de fonctionnaires est en soi un leurre,
01:25parce que ce qu'il faut, c'est repenser, mais à la fin vous aurez une réponse,
01:27c'est repenser l'État, supprimer deux échelons administratifs du millefeuille,
01:35reclarifier très clairement les compétences, supprimer par exemple la compétence générale pour les communes,
01:40et à ce moment-là, on peut supprimer, ne pas renouveler un certain nombre de postes de fonctionnaires.
01:45Et ce n'est pas la même mentalité, parce que partir sur le fait qu'il faille supprimer des postes
01:49sans repenser l'État, sans repenser les collectivités territoriales, sans repenser les missions,
01:53ça voudrait dire qu'il y a des gens aujourd'hui qui ne servent à rien.
01:55Or, personne ne sert à rien.
01:56Quels sont les échelons que vous supprimez ?
01:59Traditionnellement, chez les souverainistes, ça a toujours été supprimer la région et les intercommunalités.
02:05Aujourd'hui, vraiment, celles qui ont coûté extrêmement cher et qui sont parties complètement dans le décor,
02:09c'est les communautés d'agglomération, avec l'appropriation par une bureaucratie locale de pouvoir des maires,
02:15ce qui fait que les maires, d'ailleurs on a eu les sénatoriales, d'où le bon résultat du Rassemblement
02:19National auprès des maires ruraux,
02:20qui se sentent complètement désemparés et désappropriés de leur pouvoir, alors qu'ils ont le chiffrage universel.
02:25Mais à la fin, il y a moins de fonctionnaires avec le RN ?
02:27À la fin, il y a moins de fonctionnaires ?
02:28Il y aura moins de postes de fonctionnaires une fois que l'État sera réorganisé, oui.
02:31Et est-ce que ça, vous l'avez chiffré, évalué ?
02:33Ça a été évalué, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui font des annonces,
02:37mais ce n'est pas, comment dire, une pudeur de gazelle.
02:40C'est vraiment très important de repenser l'État et les échelons avant, les agences aussi.
02:45C'est pour ça que quand on dit que le RN veut supprimer la quasi-totalité des agences qui font
02:50doublon de l'État,
02:51ce n'est pas un élément de langage.
02:52On nous dit, oui, mais ça veut dire que vous n'allez effectivement pas renouveler.
02:54Oui, on ne renouvelera pas, c'est pour ça que ça fait autant d'économie.
02:57Non, parce que vous dites en même temps, on ne dit pas, c'est là où, pour moi, votre message,
03:01il est ambigu.
03:02Parce que vous dites, on ne dit pas qu'il y a certains fonctionnaires qui ne travaillent pas ou qu
03:05'ils ne font rien ou qu'ils seraient mal employés, etc.
03:09Mais en revanche, on dit, telle ou telle agence, elle ne sert à rien, les agences de l'État, on
03:13va les supprimer.
03:14Ça revient à dire que les fonctionnaires ne travaillent pour rien.
03:16Ah non, c'est les missions qui ont été mal définies.
03:18Les personnes qui sont là-dedans, ils font leur boulot.
03:20À la commission de régulation de l'énergie, ils fixent un prix repère pour le gaz.
03:24On considère que ça ne sert à rien, donc ils le font.
03:26Ils fixent la tarification de l'électricité deux fois par an par rapport au prix de marché et par rapport
03:33aux subventions aux énergies renouvelables.
03:34Ils font ce travail, c'est juste que nous, on supprime toutes ces règles.
03:37Donc, c'est juste que des mauvaises missions ont été données à des organismes.
03:41Et en contrepartie, vous augmentez le point d'indice ?
03:44Ce sera annoncé par Marine Le Pen, mais il n'y a pas que le point d'indice.
03:47Parce que le point d'indice, c'est vrai que c'est une augmentation générale de tous les salaires.
03:51Ce qui fait d'ailleurs que ce n'est pas fort connu, mais c'est comme ça que les salaires
03:53des députés augmentent.
03:54Par exemple, quand le point d'indice des fonctionnaires augmente, le salaire des députés et des sénateurs augmente.
03:59Donc, ce n'est pas forcément approprié.
04:01Par contre, des mesures catégorielles, revoir la grille des salaires profession par profession.
04:06Les ingénieurs d'État sont mal payés, les agents pénitentiaires sont mal payés.
04:10À côté des fonctionnaires, vous avez des fonctions assimilées, comme les AESH, qui font un travail très difficile pour l
04:16'intégration.
04:17Oui, les professeurs également, qui sont mal payés en début de carrière, même s'il y a eu un peu
04:20de progrès.
04:21Donc, à mon avis, l'effort, et c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui l'annonceront le 6
04:24octobre dans la présentation de la trajectoire budgétaire et du contre-budget,
04:28il y a des efforts à faire pour inciter un certain nombre de talents à s'engager pour le service
04:34public, qui est une noble mission.
04:35Vous avez commencé par dire que vous seriez prêt à défiler avec les fonctionnaires.
04:39En réalité, les fonctionnaires, là, ce qu'ils vous disent, et ce qu'ils disent à la France, c'est
04:41augmenter le point d'indice.
04:42Ça fait 8 ans sur 10, 8e année sur 10, qu'il n'y aura pas d'augmentation du point
04:48d'indice.
04:49Ils expliquent, la CGT en tête, qu'il y a une baisse du pouvoir d'achat, ce qui est réel
04:52de la part des fonctionnaires depuis toutes ces années.
04:54Ils vous disent, allez-y.
04:55Et vous, vous nous dites ce soir, si je comprends bien, attention aussi aux finances de l'État, on ne
05:00pourra pas relever le point d'indice.
05:02Moi, je trouve ça plus efficace d'augmenter des mesures catégorielles et de cibler les hausses,
05:08y compris d'ailleurs avec des ampleurs à la fin des enveloppes similaires à une hausse du point d'indice,
05:12c'est-à-dire autour de 2 milliards d'euros.
05:14Ces 2 milliards d'euros paraissent plus utiles ciblés sur des professions qui ont un vrai problème de pouvoir d
05:19'achat
05:19plutôt que d'augmenter les députés, les sénateurs, la Cour des comptes, enfin des gens qui n'ont pas de
05:23difficultés.
05:24Mais si je reviens, puisque vous supprimez deux échelons dans l'organisation de l'État,
05:28et on sait que c'est dans la fonction publique délocalisée, territoriale, qu'il y a eu le plus d
05:36'embauches,
05:37puisque je crois qu'il y a eu plus d'un million d'embauches en quelques 15 ans,
05:42là, vous allez quand même réduire sacrément le mammouth, si vous me permettez l'expression ?
05:47Oui, mais ces personnes, elles font un travail.
05:50Par exemple, les intercommunalités, qu'effectivement, on leur a laissé prendre des compétences qui me paraissent exorbitantes.
05:56Moi, je dis souvent, on a supprimé le garde-champêtre des communes pour créer un directeur de la communication.
06:01Bon, moi, j'estime que faire de la communication au niveau d'une intercommunalité rurale, ça n'a pas beaucoup
06:06d'utilité.
06:07Le garde-champêtre, lui, avait une utilité, mais ce n'est pas la faute du directeur de communication.
06:11C'est-à-dire que si on veut réussir la réforme de l'État, si on veut réussir le plan
06:14d'économie
06:14que Marine Le Pen propose de 125 milliards net d'économie au terme des 5 ans,
06:19ce qui est considérable, ça n'a jamais été fait depuis le général de Gaulle et le plan PINER-UEF,
06:23ça demande aussi du respect.
06:24Et ce n'est pas, si vous voulez, vous recevez souvent au forum BFM TV les personnes et des personnes
06:29qui peuvent être dans la fonction publique, ce n'est pas cosmétique.
06:32Avoir de la considération pour les gens, comprendre qu'ils sont dans une fonction
06:35qui peut-être eux-mêmes, d'ailleurs, ne les intéresse pas parce que les hommes et les femmes politiques
06:39en responsabilité ont fait ce choix et que ce n'est pas de leur faute et qu'ils n'ont
06:42pas envie de les stigmatiser,
06:43c'est du respect des citoyens et ça permet de faire une réforme qui fonctionne.
06:47Parce que là, si on continue, comme la femme de Macron, François Hollande avant lui ou Sarkozy avant lui,
06:51des réformes qui frustrent, des réformes qui bloquent, des réformes qui énervent la société
06:55au lieu de trouver des solutions, on n'aura pas avancé.
06:58Je note que parmi les élus RN qui passent sur ce plateau, vous êtes le premier à le dire
07:02« Oui, à la fin, il y aura moins de fonctionnaires avec nous si on arrive au pouvoir ».
07:05Je ne suis pas le premier, mais on essaie d'être prudent sur la présentation des choses.
07:09En tout cas, vous êtes le seul à avoir dit « On coupera à l'âge, on assume ».
07:12Je n'ai pas dit qu'on couperait à l'âge.
07:13Si vous l'avez dit.
07:14Non, les dépenses, pas les postes de fonctionnaires.
07:18Les suppressions de certaines agences d'État, on coupera à l'âge.
07:21Je crois que c'est lié.
07:24Oui, vous avez raison, mais à la fin, ces postes seront aussi déployés ailleurs.
07:27Par exemple, dans la pénitentiaire, dans la queue de la petite enfance,
07:32pour les AESH où il y a des postes à pourvoir, il y a aussi des postes à pourvoir.
07:35C'est pour ça que raisonner comme ça, c'est un peu compliqué.
07:38La colère dans les lycées, même question.
07:40On va voir ces images et on parlera dans un instant des violences, etc.
07:43Mais il y a évidemment des revendications lycéennes.
07:47On parlait des classes surchargées, des emplois du temps surchargés, du manque de profs, etc.
07:50Est-ce que vous auriez pu manifester avec les lycéens aujourd'hui ?
07:53Non.
07:54Déjà, moi, j'ai un vrai problème fondamental, si vous voulez,
07:57au fait qu'il y a un droit de grève ou assimilé pour les lycéens, les mineurs, même les étudiants.
08:02Quand on est étudiant en lycée, on bénéficie d'un service public.
08:04C'est un privilège.
08:05Alors, je sais qu'aujourd'hui, on s'habitue à tout.
08:07Mais dans le monde, il y a des dizaines de pays et des centaines de milliers d'enfants,
08:11de jeunes qui aimeraient avoir le privilège de pouvoir étudier gratuitement, dans de bonnes conditions,
08:16avec de bons professeurs, de bons établissements.
08:19Pas taisez-vous, parce que ce n'est pas ce que je veux dire.
08:21Mais pour moi, ce n'est pas un droit de ne pas aller à l'école et de se plaindre.
08:27Vous n'avez jamais manifesté les lycéens ?
08:28Non, jamais.
08:28J'ai toujours trouvé ça grotesque.
08:30Et quand j'étais lycéen, je disais déjà cela.
08:31D'ailleurs, bon, j'avais de la chance, j'étais Henri IV.
08:33C'est pour ça que je n'allais pas me plaindre.
08:34Vous dites dans de bonnes conditions.
08:36Ce qu'eux dénoncent précisément, c'est parmi leurs revendications des classes surchargées,
08:40pendant la canicule, des classes à 45,
08:42parce que les bâtiments sont dans un état parfois absolument déplorable.
08:46Vous dites avec des bons professeurs, parfois des professeurs,
08:48il n'y en a pas, des cours qui ne sont pas remplacés.
08:51Je n'ai pas dit, vous avez raison madame, que c'était parfait.
08:54Mais j'ai dit, ne pas considérer que quand on est lycéen, étudiant,
08:58une fois plus, une scolarité gratuite,
09:00y compris largement gratuite aux études supérieures,
09:04considérer que c'est comme un travail,
09:07moi, ça me choque.
09:08C'est sur la force, c'est le droit de...
09:09Non, mais ça m'a toujours choqué.
09:11Et puis bon, par ailleurs, ça donne toujours lieu quasi systématiquement.
09:13Et on l'a vu à des dégradations insupportables.
09:15Moi, j'apporte mon soutien aux policiers qui ont été blessés.
09:17J'ai vu sur votre antenne que le ministre Nunez
09:20avait fait état de plusieurs jets d'acide chlorhydrique
09:24sur des policiers.
09:25C'est inadmissible.
09:27Et tout ça, je veux dire, au-delà des syndicats lycéens
09:29qui ne représentent sincèrement personne
09:30et qui sont souvent des officines de partis de gauche,
09:33l'attitude d'un certain nombre de députés,
09:35en particulier de la France insoumise, mais pas seulement,
09:37est irresponsable.
09:39Parler quand même d'actions,
09:40de soi-disant racistes,
09:42quand on parle de la police républicaine
09:43et de l'intervention du gouvernement qui n'est pas le mien...
09:45C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon ?
09:46Oui, c'est insupportable.
09:47C'est insupportable parce que, évidemment, c'est faux.
09:49Et en plus, cela prouve que pour eux,
09:51la lutte contre le racisme n'est pas une juste cause,
09:53mais un moyen de faire des voix,
09:55un moyen de mettre de l'huile sur le feu...
09:56Alors, on entendra Jean-Luc Mélenchon,
09:58mais je reviens à ce que vous dites.
10:01Vous trouvez grotesque ces manifestations
10:03de lycéens, d'étudiants, etc.
10:04Vous, au pouvoir, qu'est-ce qui se passe ?
10:06Il n'y a plus de manifs de lycéens et d'étudiants ?
10:07Ah mais si, mais ils ont le droit.
10:08Mais on peut quand même aussi avoir,
10:10en tant que citoyen, avec des futurs citoyens,
10:12leur dire que, moi, je n'accepte pas,
10:14si vous voulez, quand on bénéficie
10:16d'une éducation gratuite,
10:17qu'on vienne comme ça faire croire
10:18que ce serait naturel
10:20et qu'il n'y aurait jamais...
10:21Vous savez, il y a des droits et des devoirs.
10:22Moi, je trouve que c'est très choquant.
10:23Par ailleurs, systématiquement,
10:25ça évolue en blocage,
10:26puisque je rappelle que l'origine de tout ça,
10:27c'est quand même des blocages de lycées.
10:29De quel droit ? On ne sait pas.
10:30De quel droit une minorité,
10:32ou même une majorité, si c'était le cas,
10:33peut bloquer l'accès d'un lycée,
10:35d'un lieu d'études gratuit et républicain
10:36aux autres élèves
10:37qui n'ont pas à s'associer là-dessus.
10:39Pour le coup, j'ai quand même connu
10:41un certain nombre de mouvements étudiants,
10:42notamment à Sciences Po Paris.
10:44C'est toujours une espèce de mini-dictature.
10:47Évidemment, vous avez des minorités
10:48parfois extérieures à l'école.
10:50D'ailleurs, visiblement,
10:51il y avait des gens extérieurs
10:51à un certain nombre d'établissements
10:53qui viennent, qui font la loi,
10:55qui intimident les autres,
10:56y compris avec de la violence, d'ailleurs,
10:58violence verbale, violence physique, intimidation,
10:59et qui imposent leur loi
11:01à la majorité ou une forte minorité des élèves
11:04qui n'ont plus droit de venir étudier.
11:05Pourquoi ?
11:06Parce que certains ont estimé
11:07qu'ils devaient s'approprier
11:07à un établissement public.
11:08Il y a néanmoins,
11:09et c'est de l'avis de tous,
11:10et d'ailleurs, les résultats scolaires le montrent,
11:12il y a quand même un problème de moyens
11:14à l'intérieur de l'éducation nationale
11:17et dans les établissements publics,
11:19avec des professeurs qui ne sont pas remplacés
11:21quand ils sont absents,
11:24avec des ordinateurs,
11:26parce qu'aujourd'hui,
11:26il faut cette technologie
11:28qui ne sont pas toujours présentes.
11:30Est-ce que vous, au pouvoir,
11:33vous mettez le paquet sur l'éducation
11:35parce que vous estimez
11:36que c'est un des parents pauvres
11:37des services publics français ?
11:38Oui, ça faisait partie
11:39de la réorganisation de l'État
11:40que je citais tout à l'heure.
11:42C'est vrai que, par exemple,
11:43les comptes de l'éducation nationale
11:44sont faux depuis plusieurs années,
11:46puisqu'en fait,
11:46on mélange un versement
11:48de toute aux parties des retraites,
11:49du surcoût des retraites
11:50des fonctionnaires
11:51de l'éducation nationale
11:52sur le budget de l'éducation nationale.
11:53Ce qui fait que le budget
11:54de l'éducation nationale
11:55a l'air d'augmenter,
11:56alors qu'en réalité,
11:57il régresse ou il stagne.
11:58Donc, ce n'est pas dit
12:03lycéenne,
12:03n'était pas l'occupation
12:05et le blocus d'établissement,
12:06il était encore moins les violences
12:07des débuts d'incendie
12:08où on a le maire de Saint-Denis.
12:10Alors, il paraît qu'il a voulu
12:11arrêter l'incendie,
12:11donc je lui donne acte de cela.
12:13Par contre, il s'est fait applaudir,
12:16accueillir par des lycéens
12:17qui étaient en train de bloquer
12:18et d'exercer des violences
12:20contre un établissement public.
12:21La France Insoumise ou autre,
12:23on parlera des déclarations
12:24de Jean-Luc Mélenchon
12:24et de Balibakayoko dans un instant,
12:25mais la France Insoumise ou autre,
12:26ils ont droit d'être en soutien
12:28de tel ou tel mouvement.
12:29Et ce n'est pas un soutien,
12:30c'est vraiment de l'incitation
12:31à la violence.
12:31Les propos qui sont tenus
12:33sont de l'incitation à la violence,
12:35c'est des insultes,
12:35de la diffamation
12:36envers la police de la République
12:38et c'est très grave.
12:39On voit bien d'ailleurs
12:40ce que ça produit,
12:41des incendies,
12:41des tentatives d'incendie,
12:42je crois qu'il y a quand même eu
12:43un incendie qui a dégénéré
12:44dans un établissement.
12:46Voilà, et une fois plus,
12:47est-ce qu'il faut attendre un drame,
12:48qu'on ne souhaite pas évidemment,
12:49et moi le premier,
12:50pour dire,
12:51ah ben si on avait su,
12:52on aurait dû dire
12:52que les députés
12:53n'ont pas à attiser les violences.
12:54Les députés n'ont pas
12:55à attiser les violences.
12:56Les lycéens qui défilent,
12:57enfin qui manifestent, pardon,
12:59sont manipulés ?
13:00Mais toujours,
13:01mais moi,
13:01il faut écouter,
13:02je ne suis plus tout jeune,
13:03je ne suis pas encore si vieux,
13:04je me souviens très bien
13:06comment ça se passait,
13:07il y a des agents provocateurs,
13:09des spécialistes de l'infiltration,
13:13des gens qui sont représentants lycéens,
13:15comme je suis bonne sœur.
13:16Pardon,
13:17ce que je ne comprends pas,
13:17c'est que vous dites
13:18dans le même mouvement
13:19d'une certaine manière,
13:20il y a des vrais problèmes,
13:21il y a des vrais problèmes
13:22de surcharge,
13:23de moyens, etc.,
13:24et ils sont manipulés.
13:26On peut aussi reconnaître
13:27à ces jeunes
13:27qui peuvent avoir 15,
13:2816 ou 17 ou 18 ans
13:30qu'eux voient les problèmes
13:31et décident de les dénoncer.
13:33Ils voient les mêmes problèmes
13:33que vous.
13:34Non mais,
13:34excusez-moi,
13:35M. Switek,
13:35moi je veux être très clair,
13:36si je me suis mal exprimé,
13:37je m'en excuse.
13:38Il y a d'un côté
13:39des violences,
13:40des blocages
13:41qui pour moi sont de la manipulation
13:42et sont insupportables,
13:43quelles que soient les revendications,
13:45même si vous êtes majoritaire,
13:46vous n'avez pas le droit
13:46de bloquer l'accès à quoi vous soit,
13:51des revendications
13:52qui pour moi ne nécessitent pas
13:53la grève,
13:54n'est pas légitime
13:54qu'on est lycéen,
13:55mais vous avez aussi
13:56des représentants des élèves
13:57dans les lycées
13:58et puis vous avez des parents d'élèves
13:59et des professeurs
14:00qui peuvent prendre la parole
14:01et puis surtout
14:01qui ont le droit de vote.
14:03Volontairement,
14:03je vais me faire l'avocate du diable
14:05s'il n'y avait pas eu de blocage.
14:06Est-ce qu'on parlerait
14:07de la situation des lycéens,
14:08vous pensez ?
14:09Moi je pense que oui.
14:10Moi je pense qu'il est tout à fait possible
14:11de se faire entendre
14:13pacifiquement
14:13si vous organisez
14:15des actions pacifiques
14:16ou si, je ne sais pas moi,
14:17tous les...
14:18Sincèrement.
14:19Comment ?
14:19Sincèrement.
14:20Oui, par exemple,
14:20je vais vous donner un exemple.
14:21Vous pouvez imaginer
14:22avec les réseaux sociaux
14:23en plus c'est quand même
14:24beaucoup plus facile
14:24que quand j'étais jeune
14:26que tous les délégués
14:27ou une majorité de délégués
14:29de ces lycéens
14:29se mobilisent,
14:30viennent à l'Assemblée nationale,
14:31discutent avec les élus.
14:32Il y a milliards de façons
14:33de se faire entendre
14:34sans être dans la violence.
14:35Heureusement,
14:36heureusement,
14:36j'ose le croire.
14:37Je voudrais qu'on écoute
14:38Jean-Luc Mélenchon
14:38qui était tout à l'heure
14:39à la manifestation parisienne
14:41des fonctionnaires
14:41et voici ce qu'il dit
14:43autour de ce qui se passe
14:44dans les lycées aujourd'hui.
14:47Parents,
14:47militants insoumis,
14:50mobilisez-vous
14:51pour vous interposer
14:53face à la sauvagerie policière.
15:00Ceux qui tabassent
15:01nos enfants,
15:03ceux qui frappent,
15:05ceux qui insultent,
15:06ceux qui laissent libre cours
15:07à leur racisme
15:08vont bientôt nous retrouver
15:10sur leur chemin.
15:11Il n'y aura ni oubli
15:13ni pardon
15:14pour personne.
15:16Ni oubli
15:17ni pardon
15:17pour ceux qui tabassent
15:18nos enfants,
15:19pour les racistes
15:20dans la police.
15:21Comment vous réagissez
15:21aux propos de Jean-Luc Mélenchon ?
15:22Ce sont des propos ignobles
15:24et qui sont de la dérive
15:25anti-républicaine
15:26de M. Mélenchon
15:27depuis maintenant 12 ans.
15:28Moi, je me souviens
15:28d'un M. Mélenchon
15:302012,
15:31même 2017.
15:31Alors évidemment,
15:32je n'étais pas d'accord
15:32avec lui,
15:33mais qui était sur une ligne
15:35souverainiste,
15:36républicaine de gauche.
15:37Maintenant,
15:38c'est quelqu'un
15:38qui attise les conflits
15:40dans ce pays,
15:40les tensions
15:41pour essayer
15:42de faire des voix.
15:43Sur tous les sujets,
15:44tensions identitaires,
15:46tensions communautaires,
15:47tensions religieuses,
15:49tensions sociales.
15:51Il n'a pas un mot
15:52pour des policiers blessés.
15:53Il n'a pas un mot
15:53pour appeler
15:54à une action pacifique.
15:57Il est toujours
15:57dans le conflit.
15:58C'est la stratégie du coucou.
16:00Oui, mais du coucou
16:02avec un P,
16:03c'est-à-dire du coucou
16:04de la violence,
16:05des coups et des coups.
16:06C'est quand même
16:07des députés
16:08qui, d'ailleurs,
16:09régulièrement,
16:11ont plus ou moins lié
16:12à des actions violentes
16:13ou à des propos violents
16:14ou des propos séditieux.
16:15Sa parole est entendue
16:16parce que
16:16si on regarde les sondages,
16:19si on en croit,
16:20les sondages,
16:20pardon,
16:21et on les croit,
16:23ils continuent de progresser.
16:24Il y a une dynamique.
16:25Notamment dans la jeunesse.
16:26Il y a une vraie efficacité
16:27mais il y a une vraie efficacité
16:28de ce discours.
16:29Mais la radicalité,
16:31une forme d'appel
16:32à la violence,
16:33malheureusement,
16:33peut faire des voix,
16:35peut avoir un certain sujet.
16:35Ça vous fait peur ?
16:36Moi, ça me fait peur,
16:38non,
16:38parce que je considère
16:39qu'on est dans l'action politique
16:40et qu'on doit combattre
16:41M. Mélenchon
16:42dans les urnes.
16:42Ce qui me fait parfois peur,
16:44c'est une certaine,
16:45pas une acceptation
16:46parce qu'il est quand même
16:46très critiqué,
16:47y compris chez beaucoup
16:48d'éditorialistes
16:49et il y a quand même
16:51encore un consensus
16:52pour dire que la violence
16:52n'est pas tolérable.
16:54Mais parfois,
16:54je trouve que
16:55beaucoup s'habituent
16:57aux excès
16:58de M. Mélenchon
16:59et que parfois,
16:59il réussit à se présenter
17:01comme je le dis souvent
17:02un peu comme un Papy Nova
17:03sympathique
17:04qui finalement,
17:05il n'est pas si méchant.
17:06Vous savez,
17:07comme ce personnage
17:08de publicité,
17:09si, si, en fait,
17:10il est très méchant,
17:11il est très manipulateur.
17:11M. Mélenchon,
17:12moi, je ne l'ai jamais
17:13sous-estimé,
17:14je ne vais pas le faire d'ailleurs,
17:14c'est quelqu'un
17:15de très intelligent,
17:17qui a une vraie culture politique
17:18et qui sait très bien
17:19comment faire.
17:20C'est la vieille formation
17:20l'hombertist-trosquiste
17:23d'infiltration
17:23d'eau souterraine
17:25dans les mouvements sociaux,
17:26dans les entreprises publiques
17:28et puis après,
17:28tout ce petit monde converge
17:30et arrive à faire le bordel.
17:32Jean-Philippe Tanguy,
17:32je pense que le disait
17:33Alain Sainte-Créard,
17:35avec un certain écho,
17:36c'est-à-dire que ce que dit
17:36Jean-Luc Mélenchon,
17:37ce que vous dénoncez là,
17:38ce que dit Jean-Luc Mélenchon,
17:39fait écho à ce que pensent
17:40beaucoup de Français aujourd'hui.
17:41Ah mais moi,
17:41je ne dis pas qu'il ne fait pas écho,
17:43j'ai dit,
17:44puisque j'ai dit qu'il a tisé
17:44des tensions qui existaient,
17:45donc elles existent,
17:46elles considèrent qu'elles existent.
17:47Mais vous savez,
17:48je ne vais pas faire la grande pitié,
17:49mais bon,
17:49chez les souverainistes,
17:50ça fait des années,
17:51depuis,
17:52c'était M. Guénaud
17:53qui avait lancé ça en 2012
17:54et je pense qu'il avait raison.
17:55Pour nous,
17:55de toute façon,
17:57cette élection présidentielle,
17:59c'est vrai qu'il y a
17:59une explication
18:00entre deux lignes politiques
18:01qui, de toute façon,
18:03existent,
18:03ont un vrai contenu,
18:04c'est la ligne
18:06de renaissance nationale
18:07portée par Marine Le Pen
18:08et il y a cette nouvelle France
18:09portée par Jean-Luc Mélenchon.
18:10Je pense que ces deux concepts...
18:12Mais vous voulez que ce soit lui ?
18:13Non, ce n'est pas que je veux,
18:14c'est que je constate
18:15que M. Mélenchon
18:16a analysé
18:17une société française,
18:19a s'est organisée
18:21pour aussi mettre de l'huile
18:22sur le feu
18:22d'un certain nombre
18:22de problèmes récurrents
18:23à la société française
18:24et qu'il existe
18:25et que ce qu'il dit
18:26existe dans notre pays.
18:27Moi, je pense qu'il faut
18:28le combattre politiquement
18:29mais je ne le nie pas
18:30et que les autres forces de gauche
18:32sont complètement dépassées
18:33par ce phénomène
18:33parce que soit
18:34ils ne comprennent rien,
18:35soit ils n'ont pas mis en place
18:35l'organisation qui permet
18:37de prospérer dessus
18:37et que nous,
18:38de notre côté,
18:39l'analyse qu'a fait Marine Le Pen
18:41à partir de 2010
18:43sur le besoin
18:44de renaissance nationale,
18:45de réappropriation de la patrie
18:46sur une ligne républicaine
18:50et la défense
18:51d'une ligne sociale
18:51qui correspond à ces fractures
18:52françaises
18:53en les résolvant par le haut,
18:54par des moyens pacifiques,
18:56par des moyens positifs.
18:57Je pense que ces deux visions
18:57de la France
18:59doivent, comment dire,
19:01finalement débattre entre elles
19:02et proposer aux Françaises
19:03et aux Français
19:04et que M. Macron,
19:06finalement,
19:06ça a été un peu une parenthèse.
19:07Alors, d'une certaine façon,
19:09vous adoptez
19:11et vous reconnaissez
19:12que la notion
19:13de nouvelle France
19:14telle qu'elle est définie
19:15par Jean-Luc Mélenchon
19:17existe ?
19:17Je pense que c'est
19:19un concept politique
19:20qui est redoutablement efficace.
19:21Je le regrette.
19:22Moi, je le regrette
19:22parce que je le combats.
19:23Je me doute
19:24que vous ne l'acceptez pas.
19:25Si, je l'accepte
19:26parce que ça définit
19:27une certaine réalité
19:29mais je ne l'accepte pas
19:31parce que ce n'est pas du tout
19:32ma tradition politique,
19:33ce n'est pas du tout
19:33comme ça que je ressens le pays
19:34et surtout, je pense
19:35que la solution
19:36de M. Mélenchon
19:36est une solution
19:38à un projet de division
19:40puisque la nouvelle France
19:41s'oppose forcément
19:42à une ancienne
19:43ou à un présent d'ailleurs
19:44et que ça ne peut se résoudre
19:45que par la tension,
19:46la division,
19:46l'invective,
19:49une forme de tension
19:50entre les deux
19:51alors que la proposition politique
19:53de Marine Le Pen
19:54cherche à recouler
19:55la société française
19:55d'une renaissance
19:56et repartir sur de bonnes bases,
19:58voir ce qui était bien
19:59dans nos racines,
20:00les faire revivre,
20:01voir ce qui doit être nouveau
20:02et que c'est beaucoup plus positif.
20:04Jean-Philippe Tanguy,
20:05il faut revenir ce soir évidemment
20:06sur les accusations
20:06de Mediapart
20:07contre Jordan Bardella.
20:08On entendra dans une seconde
20:09la défense de Jordan Bardella
20:10mais je voudrais d'abord
20:11qu'on écoute ce soir Mediapart.
20:13Antoine Rouget en l'occurrence,
20:14le journaliste co-auteur de l'enquête,
20:15ce matin face à Pauline de Malherbe,
20:17il persiste et il signe.
20:20L'authentification,
20:20elle passe par une authentification technique.
20:23On sait qu'à l'heure de l'IA,
20:25il faut qu'on soit très précautionné
20:26en tant que journaliste
20:28quand on manipule des matériaux
20:29comme des messages,
20:30comme des conversations,
20:31comme des mails.
20:32Donc on a vérifié
20:33d'un point de vue technique
20:34et puis il y a des sources humaines
20:35dans cette enquête.
20:36Et puis nous,
20:36nous avons aussi
20:37le contexte
20:38dans lequel ces écrits
20:39ont été rédigés
20:41par Jordan Bardella
20:41et c'est pour ça
20:42que nous sommes absolument formels
20:44quant au fait
20:45qu'il a bien été
20:45l'auteur de ses écrits.
20:47Évidemment,
20:47si on continue
20:48à être mis en cause
20:49sur le sérieux de notre travail,
20:51eh bien,
20:52on authentifiera
20:52et on publiera les documents.
20:55Message authentifié
20:55de manière indépendante,
20:56c'est ce que dit Mediapart
20:57qui ne dévie pas d'un iota.
20:59Est-ce que ça,
20:59ça commence à vous faire douter ce soir ?
21:01Non, pas du tout.
21:02Je ne crois pas une seconde
21:03à ces accusations
21:03contre Jordan Bardella.
21:04Je lui renouvelle
21:05mon soutien
21:06et mon amitié
21:06parce que
21:07quand vous êtes diffamé
21:08et accusé de choses
21:09aussi épouvantables,
21:10humainement,
21:10c'est très dur.
21:11Bon,
21:11les hommes politiques
21:12et les femmes politiques
21:13ont le cuir épais,
21:14évidemment,
21:14et puis on a des problèmes
21:15beaucoup moins graves
21:16que nos compatriotes
21:17qui ont de grandes difficultés
21:18au quotidien.
21:19Mais quand même,
21:19tout n'est pas acceptable
21:21et ce qui se passe
21:21contre Jordan Bardella
21:22est absolument odieux
21:25et bon,
21:26je lui accorde tout mon soutien
21:28parce que j'imagine
21:29pour lui
21:29que c'est très difficile.
21:29Mais pour vous précisément,
21:30qu'est-ce qui se passe
21:31autour de Jordan Bardella aujourd'hui ?
21:33Je pense tout simplement
21:34que vous écoutez
21:34le Rassemblement National,
21:36selon les sondages,
21:37avec beaucoup de prudence
21:38et données gagnantes,
21:39que c'est une rupture
21:40considérable
21:40pour un certain nombre
21:42de forces politiques
21:43et de forces parapolitiques
21:46on va dire
21:46comme Mediapart.
21:47Monsieur Plenel
21:48est un militant,
21:49a toujours été un militant,
21:51il a le droit de l'être d'ailleurs,
21:52la presse est libre
21:52et la presse d'opinion
21:53est libre dans ce pays
21:54et qu'ils sont dans un combat
21:55contre le Rassemblement National.
21:56D'ailleurs, je crois
21:56qu'ils sont en train
21:57de financer un film
21:58qui est aussi un film politique
22:00qui doit sortir
22:01pendant la campagne électorale
22:02contre le Rassemblement National.
22:04Sauf que ça,
22:04cette attaque-là,
22:04elle est à géométrie variable
22:05parce que vous,
22:06comme tous les autres élus RN,
22:07il vous est arrivé
22:08de reprendre à votre compte
22:09un certain nombre
22:09de révélations de Mediapart
22:10pour attaquer vos opposants.
22:11Ça vous est tous arrivé.
22:12Vous écoutez,
22:13nul n'est parfait
22:13mais je n'ai pas l'impression
22:14qu'on l'ait particulièrement fait.
22:15Vous avez peut-être trouvé
22:16un exemple
22:16où ça peut arriver.
22:18J'en ai, évidemment.
22:18J'en ai, sinon ce n'est pas drôle.
22:19Je vais vous donner la date.
22:2010 décembre 2021.
22:23Vous tweetez
22:24et votre tweet est basé sur,
22:26je vous cite,
22:27les révélations de Mediapart
22:28qui à l'époque concernent
22:29Valérie Pécresse.
22:30On est au moment de la primaire,
22:31etc.
22:32Je ne vais pas tout détailler ce soir.
22:34Mais voilà.
22:34C'était sur le chien Douglas ?
22:35C'était sur ceux qui avaient...
22:37Ce n'était pas sur le chien Douglas.
22:38Là, on fait de l'archéologie politique.
22:40Chien.
22:40C'était sur un certain nombre
22:44de personnes qui avaient pu voter.
22:46Ah, les faux électeurs
22:47de la communauté asiatique parisienne ?
22:49Je préférais que ce soit vous
22:49qui le dites.
22:50Oui.
22:51Ben, c'est ça.
22:52Ce n'est pas grave.
22:53Ce n'est pas grave.
22:53Si c'est grave,
22:53enfin, ce n'est pas...
22:54Non, mais ce n'est pas ça.
22:55C'est juste que précisément,
22:56à l'époque,
22:56vous vous appuyez à l'époque
22:57sur les révélations de Mediapart.
22:59Oui, mais vous voyez,
22:59moi, je n'ai jamais prétendu
23:00être parfait.
23:01Je ne le dirai jamais.
23:02Bien au contraire,
23:02je suis le premier à reconnaître
23:03mes erreurs.
23:03Mais ce que je veux dire par là,
23:04c'est que ce n'est pas la même gravité.
23:05C'est-à-dire accuser ou reprendre
23:07les faits que Mme Pécresse
23:08aurait gonflé le corps électoral
23:11d'une primaire.
23:12Je dis, moi, j'ai été à l'UMP...
23:14Ce n'est pas anodin non plus, pardon.
23:15Non, mais si vous voulez,
23:16pour moi, si vous voulez,
23:17c'est presque une blague.
23:17Je vais vous dire pourquoi.
23:18Moi, j'ai été à l'UMP
23:19avec M. Dupont-Aignan
23:20et la division,
23:22la scission entre l'UMP,
23:23entre M. Sarkozy
23:24et M. Dupont-Aignan,
23:25c'est après que M. Sarkozy
23:26ait eu un rendez-vous
23:27avec Dupont-Aignan.
23:28Il a dit,
23:28ben alors,
23:29tu veux combien à l'élection ?
23:30Tu veux 7 ou tu veux 10 ?
23:31Bon, donc si vous voulez...
23:33Ça a été dit mille fois,
23:34ça a été écrit 200 fois.
23:35Donc, si vous voulez,
23:36moi, les magouilles
23:37de congrès
23:38interne aux partis politiques,
23:40c'est pas la même...
23:40Permettez-moi de dire,
23:41c'est quand même pas la même chose
23:42que de se faire diffamer
23:43à partir de l'idéologie
23:45la plus barbare
23:46et la plus odieuse
23:47que la terre ait portée.
23:48Laurent Valéguier ?
23:48Enfin, c'est pas la même gravité.
23:50Imaginez qu'un candidat
23:53aux élections cantonales
23:55soit confondu
23:56d'avoir écrit
23:56ce qu'est les propos
23:58qui sont rapportés
23:59aujourd'hui
24:00et attribués à Jordan Vardella,
24:01vous l'excluriez
24:02dans la journée.
24:03Non, il y a toujours
24:04des enquêtes.
24:05D'ailleurs, ça nous a été
24:06reproché plusieurs fois
24:06parce que parfois,
24:07on nous dit
24:07oui, vous ne l'avez pas
24:08exclu immédiatement.
24:09Il y a toujours des enquêtes.
24:10Mais dans l'éventualité
24:10d'une vérification
24:11des faits attribués
24:12à un candidat cantonal,
24:15imaginons que quelqu'un,
24:16qu'un de vos candidats
24:19ait écrit ça.
24:20Il y a toujours des enquêtes.
24:22Non, mais à l'issue de l'enquête.
24:24À l'issue de l'enquête.
24:24Ah bah oui,
24:25mais là, il n'y a pas de faits,
24:25il n'y a pas de faits,
24:26il n'y a pas de documents,
24:27il n'y a pas de preuves.
24:28Oui, à ce stade, non.
24:29Je parle des propos
24:30qui lui sont rapportés.
24:32Vous dites que ce n'est pas grave.
24:33Les propos qui lui sont rapportés
24:34sont graves.
24:35Ah non, je n'ai absolument pas dit
24:36que les propos n'étaient pas graves.
24:37Vous avez dit
24:37que ce n'est pas la même gravité.
24:39Ah non, je parlais de pécresse.
24:40Oui, je parlais de pécresse.
24:41Oui, je parlais de pécresse.
24:42Mais là, les propos dont on parle
24:43sont d'une grande gravité.
24:45Vous en convenez ?
24:46Ce sont des propos odieux.
24:47C'est pour ça d'ailleurs
24:48que j'apporte mon soutien humain
24:49à Jordan Bardella
24:50parce qu'être accusé
24:51de tels propos,
24:57j'ai passé déjà
24:58un sale quart d'heure humain.
24:59Quand vous êtes tout seul chez vous
25:00et que vous vous regardez
25:01dans un miroir,
25:01il y a des moments,
25:02ce n'est pas facile.
25:03Je suis désolé.
25:03Je ne suis pas là
25:03pour pleurnicher sur mon sort,
25:05mais ça existe.
25:06Moi, je ne suis pas un faux cul,
25:07donc je dis ce qui existe.
25:08Mais je vous dis que là,
25:10les propos pour nous
25:11sont imaginaires.
25:12Ça n'existe pas.
25:13Mais imaginez que demain,
25:14Mediapart,
25:15qui parle d'une expertise,
25:16arrive avec un téléphone,
25:18un ancien téléphone,
25:19un ancien ordinateur,
25:20du matériel informatique,
25:22une clé USB,
25:23je ne sais quoi,
25:24expertisé par un expert
25:25et authentifié par un expert
25:28attribuant ses propos,
25:29alors que ce soit
25:29des messages téléphoniques,
25:30des messages,
25:31des courriels,
25:34attribués à Jordan Bardella.
25:35On peut imaginer
25:36tout et n'importe quoi,
25:37Monsieur Mella,
25:37ça n'existe pas.
25:39Donc, ça n'existe pas.
25:40Et d'ailleurs,
25:40je l'ai trouvé,
25:41parce que j'étais très attentif
25:42aux déclarations
25:43des journalistes de Mediapart,
25:44notamment ce matin,
25:45que j'ai trouvé d'un ton
25:45un peu différent d'hier,
25:47dans le sens,
25:47oui, c'est surtout
25:48des sources humaines,
25:49les sources humaines,
25:50les sources humaines,
25:51les sources humaines.
25:51Si, c'est les sources humaines,
25:53c'est...
25:55authentifiées.
25:56Oui, mais il y a
25:56beaucoup de sources humaines.
25:57Il y a beaucoup de sources humaines
25:58et d'ailleurs, ils disent
25:59oui, si on ne l'a pas
25:59encore révélé,
26:00c'est qu'on doit protéger
26:01nos sources humaines.
26:02J'aimerais bien avoir
26:03la tronche des sources humaines.
26:04Si tant est que ça existe,
26:05est-ce que vous pourriez
26:07imaginer que ce soit
26:08des règlements de compte
26:09en interne,
26:12interne et à votre partie ?
26:14Non, je ne crois pas.
26:15Ou à des groupuscules
26:15qui tournent autour ?
26:16Non, mais ça a été...
26:16Non, mais que dire des groupuscules.
26:17Il y a bien des jalousies
26:18comme dans tous les partis chez vous.
26:19Non, mais c'est deux choses
26:20différentes.
26:26Par contre,
26:26qu'il y ait des groupuscules
26:27qui étaient exclus
26:29par Marine Le Pen,
26:30que j'ai bien connus aussi
26:31à Debout la République
26:32dans les années 2010, 2012, 2013.
26:35Une vengeance de dissidents ?
26:37Oui, des gens qui ont été exclus.
26:38Des dissidents, ça voudrait dire
26:39qu'ils ne sont pas tous eux-mêmes
26:40et qu'ils ne sont pas contents.
26:41Des gens qui ont été purgés,
26:42exclus, qui méritaient de l'être
26:43et deux fois plus d'aucune.
26:45La racaille antisémite.
26:46Ce que j'ai appelé ce matin
26:47la racaille antisémite,
26:48la racaille soralienne
26:49que je connais très bien
26:50malheureusement particulièrement.
26:51Soralienne, Alain Soral.
26:53Alain Soral.
26:53Il a été au Rassemblement National.
26:55Oui, mais à une époque
26:57où il avait pignon sur rue,
26:58où il n'était pas dans cette ville-là.
26:59Moi, je ne l'ai jamais aimé,
27:00mais à l'époque,
27:00il était assez manchoir.
27:02Il faisait un certain nombre
27:03de grandes émissions,
27:03Thierry Ardisson.
27:05Avant 2009.
27:06Avant 2009.
27:07Il est exclu en 2009.
27:08Là, on parle de 2013.
27:09C'est vrai que l'enquête de Mediapart,
27:10elle le rapproche dangereusement
27:12de cette fédération
27:13de Seine-Saint-Denis,
27:14du RN,
27:15sur laquelle Jordan Bardella
27:17arrive et prend la main.
27:19Non, mais cueillé des groupuscules
27:20qui n'ont jamais accepté
27:22la ligne de Marine Le Pen
27:23et la ligne de Jordan Bardella
27:24ou à une autre échelle,
27:25ce que je peux dire
27:27dans les médias avec fierté,
27:28c'est une évidence.
27:30Je n'arrive pas à croire
27:31que Mediapart puisse être abusé
27:32par ce genre de groupuscules.
27:33J'ai l'impression que tout ça,
27:34et c'est pour ça que Marine Le Pen
27:36a dénoncé une barbouzerie,
27:38c'est que tout ça me paraît
27:39complètement surréaliste.
27:40Jordan Bardella a dit
27:41cet après-midi,
27:42c'est probablement le fait
27:43de personnes très puissantes.
27:45Moi, j'ai du mal
27:46à voir Alain Soral,
27:47qui aujourd'hui ne représente
27:48plus rien, Dieu merci,
27:49dans le paysage français,
27:51comme une personne très puissante.
27:52– Attendez, avant de vous
27:53l'opinion, on l'écoute,
27:54Jordan Bardella,
27:54ce qu'il disait précisément
27:55sur cette question-là.
27:56Écoutez.
27:58– Soit Mediapart
27:59a monté cette manipulation,
28:02et à ce moment-là,
28:03c'est très grave,
28:04et vous le savez,
28:05j'ai déposé une plainte
28:06en diffamation,
28:07soit Mediapart lui-même
28:09s'est fait enfumer
28:09par des gens derrière
28:11assez puissants
28:12qui ont intérêt
28:14à déstabiliser
28:14cette campagne présidentielle.
28:16– C'est précis quand même.
28:18– Non mais bon…
28:18– Dis des gens assez puissants,
28:19ça veut dire quand même une…
28:20– Non mais vous avez raison,
28:21mais moi je répondais…
28:22– Ça veut dire qu'il a un doute,
28:23déjà, il a une…
28:23– Peut-être,
28:25il ne m'en a pas parlé,
28:26il ne m'en a pas fait état,
28:27mais peut-être,
28:28Jordan sans doute
28:28a des informations
28:29que je n'ai pas.
28:31Mais moi,
28:31je répondais à une question
28:32sur les vengeances et tout,
28:35moi, si vous voulez,
28:36j'ai été victime
28:36à titre personnel,
28:37à une échelle beaucoup moins grave,
28:39de tentatives de déstabilisation
28:40de venant ces groupes.
28:41Donc je les connais bien,
28:41c'est vrai que pour les gens
28:42qui nous écoutent,
28:43qui sont dans la difficulté
28:44de pouvoir d'achat,
28:45de logements
28:46ou qui s'inquiètent
28:46pour leurs enfants
28:47qui vont aller au lycée,
28:48tout ça paraît
28:48complètement surréaliste,
28:50mais malheureusement,
28:51ça existe.
28:51C'est vrai que
28:52dans la réalité démocratique,
28:54comme le disait justement,
28:57c'est marginal tout ça,
28:59heureusement.
29:00Mais en fait,
29:00comme ce sont des gens
29:01très violents,
29:02cette marginalité
29:03peut jouer un rôle
29:04démesuré
29:04dans la vie politique française
29:05parce qu'ils sont capables
29:06de violences.
29:07On a vu à l'assassinat
29:08de ce malheureux
29:09joueur de rugby
29:11à Rambourou,
29:12excusez-moi,
29:14je me félicite
29:14de la condamnation
29:15de son meurtrier.
29:17Donc ça peut avoir
29:18un rôle.
29:19Loïc Le Priol.
29:19Voilà,
29:20donc des gens
29:20qui ne représentent absolument,
29:21et vous avez raison,
29:22il ne faut tous
29:22s'en féliciter absolument rien
29:24au niveau politique,
29:24absolument rien
29:25en termes de nombre
29:26de militants,
29:27peuvent avoir un drame
29:29soit à travers des tragédies,
29:30soit à travers des actions
29:31violentes ou des stabilisations,
29:32disproportionnées
29:32par rapport
29:33à ce qui représente...
29:34Attendez,
29:34pour préciser votre pensée,
29:37vous parlez tout à l'heure
29:38de cette racaille antisémite
29:40qui aurait été purgée.
29:41Je cite votre mot
29:43tout à l'heure.
29:44Vous considérez
29:45que ce sont ces gens-là
29:47qui auraient inventé
29:49des messages,
29:50monté de toutes pièces
29:51tout ça
29:51et auraient fourni ça
29:52à Mediapart ?
29:53J'essaie de comprendre
29:53ce que...
29:53Ah non, non,
29:54je vais prendre si loin.
29:54Je dis que quand on entend
29:55parler de dissensions internes,
29:57ça ne peut pas être
29:57des dissensions internes actuelles,
29:58ça ne peut être que des règlements
30:00de comptes qui viennent
30:01d'il y a 15 ans là-dessus.
30:02Moi, je n'ai aucune
30:02information particulière.
30:03Les messages sont authentiques
30:05pour compléter la question
30:06de Maxime.
30:07Mais si on mettait pareil,
30:08on peut-être...
30:09Qu'est-ce que vous feriez
30:10si d'aventure,
30:11il y a en 2013,
30:13il y a plusieurs années,
30:14quand il avait 17 ans
30:15et 11 mois
30:16et tout juste 18 ans,
30:18si Jordan Bardella
30:19avait,
30:20dans des messages privés,
30:21dans son entourage
30:22de l'époque,
30:24si Jordan Bardella
30:25avait tenu
30:25de tels propos,
30:27comment vous traiteriez
30:28ça politiquement ?
30:29Je ne peux pas l'imaginer,
30:30monsieur.
30:30Je connais Jordan Bardella,
30:31c'est un ami depuis plus de 10 ans.
30:35Il n'y a aucun moment
30:36dans ma vie,
30:37à un moment,
30:38nulle part,
30:38où j'arrive à imaginer
30:40que cela soit possible.
30:40Il pourrait rester président
30:42du Rassemblement National ?
30:43Une fois plus,
30:44je n'arrive pas à imaginer
30:45que ce soit quelque chose
30:46de possible,
30:47de probable,
30:47même de potentiel.
30:48Et le problème,
30:49c'est que je sais aussi
30:49comment fonctionnent
30:50mes adversaires politiques.
30:51Je ne parle pas
30:51des journalistes,
30:53ce que je veux dire,
30:54c'est que si on commence
30:55à dire un truc,
30:55à dire oui,
30:56peut-être que tout ça
30:57va être manipulé
30:57par nos adversaires.
30:58Donc, je ne l'imagine pas.
30:59Je crois totalement
31:00ce que dit Jordan Bardella.
31:01Et j'espère que cette triste affaire
31:03va finir très vite.
31:05Parce que,
31:05bon, par ailleurs,
31:07c'est-à-dire,
31:08moi, en un mois,
31:08j'ai eu l'affaire du rat
31:09de France Inter.
31:10J'ai eu l'histoire,
31:11la nazification,
31:12machin.
31:14Il faut aussi qu'on arrive
31:15à parler des problèmes
31:16des gens.
31:17Mais il y a quand même,
31:19hier,
31:20M. Bardella,
31:21quand il a répondu
31:21aux questions d'un confrère
31:23qui l'interviewait,
31:24il a dit,
31:24j'ai ma petite idée
31:26sur l'origine
31:28de cette affaire,
31:30de cette histoire.
31:31Est-ce que cette petite idée,
31:32il vous a confié,
31:34il ne vous en a dit plus ?
31:35Est-ce qu'il vous a dit
31:36quelque chose ?
31:37Parce que ça,
31:37ça a quand même
31:38surpris tout le monde.
31:39Oui, mais je comprends
31:40votre question.
31:41J'ai ma petite idée.
31:41Donc, ma petite idée,
31:43c'est là que,
31:43d'ailleurs,
31:44beaucoup ont pensé,
31:45moi le premier,
31:46que ça pouvait venir
31:47de l'intérieur du parti.
31:50Non, mais franchement,
31:50je ne pense pas
31:51que ça vienne
31:51de l'intérieur du parti,
31:53mais effectivement,
31:54il a eu ses déclarations,
31:55vous avez montré une vidéo
31:56devant l'Assemblée nationale.
31:58Mais c'est vrai
31:58que quand vous êtes confronté
32:01à cette violence,
32:02à ces accusations,
32:03vous essayez de rationaliser,
32:04vous essayez de comprendre
32:05que c'est humain,
32:06c'est obligatoire.
32:07Moi, il se trouve
32:08que j'avais été agressé
32:10au couteau,
32:12la justice n'a jamais trouvé
32:14le coupable,
32:15mais moi,
32:16j'ai ma petite idée.
32:17Alors,
32:17est-ce que je le sais ?
32:18Non.
32:19Vous voyez ce que je veux dire ?
32:19Quand vous vivez une violence,
32:21j'espère que vous n'avez jamais
32:22été victime de violence,
32:23je ne le souhaite à personne,
32:24mais vous qui connaissez bien
32:26ces dossiers,
32:27qui êtes un spécialiste
32:28des affaires judiciaires,
32:30vous avez déjà eu des victimes
32:32qui vous ont raconté ça.
32:33En fait,
32:33pour survivre
32:34à quelque chose
32:35de difficile,
32:36à une épreuve,
32:37si vous ne rationalisez pas,
32:39vous devenez dingue.
32:40C'est l'impression aussi
32:41qu'on a eu hier,
32:42c'est vous,
32:43vous l'avez appris quand ?
32:44Parce qu'on a eu l'impression
32:45que lui...
32:46À moi,
32:46je l'ai appris
32:46avec l'article de Mediapart
32:47et le tweet de riposte
32:49de M. Jordan Bardet.
32:50Parce qu'on a eu l'impression
32:51hier que Marine Le Pen,
32:52elle le découvrait
32:53à J plus 1.
32:54Parce que lui,
32:54il est au courant
32:55depuis J plus 2.
32:56Oui, alors je dois dire
32:58que je suis un peu
32:58en désaccord
32:58avec le commentaire
32:59journalistique là-dessus
33:00parce que ce que dit
33:00Marine Le Pen
33:03dans cette conférence
33:04improvisée à Batimat,
33:05c'est qu'elle n'a pas lu
33:06l'article.
33:07Elle ne dit pas
33:07qu'elle n'était pas au courant.
33:08Elle n'a pas les détails.
33:10Visiblement,
33:10elle aurait été prévenue
33:10ce que vous lui dites.
33:11Elle aurait été prévenue avant.
33:12Elle a été prévenue le revanche ?
33:13Elle savait que quelque chose
33:13allait se passer.
33:14Je ne sais pas.
33:15Mais en tout cas,
33:15ce qu'elle dit dans cet extrait
33:16qui a été commenté
33:17et que j'ai revu
33:18avant de venir sur votre plateau,
33:19elle dit que je n'ai pas lu l'article.
33:20Il fait 11 pages de mémoire.
33:21Est-ce que vous avez lu
33:22la boîte noire de l'article ?
33:23Oui, j'ai tout lu.
33:24Donc la boîte noire de l'article,
33:25c'est les 9 questions
33:26que Mediapart a envoyées
33:27à 14h32 dimanche
33:28à Jordan Bardella.
33:30Dans les 9 questions,
33:31vous avez l'article.
33:32Parce que dans ces 9 questions,
33:33il y a la totalité
33:34des extraits
33:35qui sont reprochés
33:37que Marine Le Pen
33:38aurait eu ces 9 questions.
33:39C'est ça la question
33:39que je vous pose.
33:41Est-ce que dans l'après-midi
33:42du dimanche,
33:43il envoie d'après Mediapart
33:44vers la fin de journée
33:45le dimanche
33:46sa non-réaction ?
33:48Il fait un petit texte
33:49disant je réagis
33:50en ne réagissant pas.
33:51Je saisis mes avocats.
33:53Est-ce qu'à ce stade,
33:54Marine Le Pen était au courant ?
33:55Je n'ai aucune information
33:56là-dessus.
33:56Sincèrement,
33:57ce n'est pas du tout.
33:57Je reviens à Mediapart.
33:59Mediapart qui se plaint ce soir
34:00de la violence des mots
34:02au Rassemblement National
34:04contre le média.
34:05Les mots notamment
34:05de Jordan Mardella
34:06et de Marine Le Pen.
34:07On écoute ces mots-là.
34:09Nous sentons depuis,
34:11nous depuis plusieurs jours
34:13et je dirais de manière visible
34:14par le grand public
34:15depuis plusieurs heures
34:16les prémices d'une guerre totale.
34:20C'est à Mediapart,
34:20je crois,
34:21qu'il va falloir dire
34:22d'enfiler son costard
34:25en Kevlar
34:25parce qu'il y aura
34:28évidemment une réponse
34:32à la manière
34:33dont il se comporte.
34:35les prémices
34:36d'une guerre totale.
34:37Enfiler son costard
34:38en Kevlar,
34:39Kevlar pour se protéger
34:40des balles.
34:42Mediapart,
34:42dénoncé ce soir,
34:42la violence sidérante
34:44des propos menaçant
34:46d'une grande gravité.
34:47Que doit craindre
34:49Mediapart
34:49de la part du RN ?
34:50Non mais là,
34:51vous voyez,
34:51c'est vraiment la vieille technique
34:52de Pascua.
34:53Donc c'est assez étroche
34:54que Mediapart soit
34:54Pascuaien ce soir.
34:55C'est créer une affaire
34:56dans l'affaire.
34:57C'est complètement surréaliste.
34:59J'étais à côté
35:00de Marine Le Pen
35:01et de Jordan Bardella
35:01pendant ce discours.
35:03En fait,
35:04Marine Le Pen
35:04commence son discours
35:05en parlant
35:06de l'uniforme de Kevlar
35:08qu'on doit revêtir
35:09nous.
35:10Nous,
35:10parce qu'on est attaqués
35:11par eux,
35:11on ne pense pas
35:11que Mediapart
35:12va nous tirer dessus.
35:14Donc à la fin,
35:14elle conclut
35:16son discours
35:17en disant
35:17eux aussi,
35:18comme nous,
35:19doivent le mettre.
35:20Ça ne peut pas être
35:21une menace
35:21puisque ça voudrait dire
35:22qu'on se menace nous-mêmes.
35:23Donc là,
35:24c'est la grande mauvaise foi
35:25de Mediapart
35:26avec des députés de gauche.
35:27Est-ce que c'était bien utile ?
35:28Oui,
35:29mais on peut toujours
35:29essayer machin
35:30de dire oui le mot.
35:32Nous sommes dans une démocratie
35:33dire à des journalistes
35:34enfiler une veste
35:35dans Kevlar
35:35c'est-à-dire pour vous protéger
35:37des balles.
35:37Est-ce que vraiment
35:37c'était approprié ?
35:39Non,
35:39parce que là,
35:39excusez-moi,
35:40même si dans l'autre sens,
35:41oui,
35:42mais est-ce que c'était utile
35:43de toute façon ?
35:45Non,
35:45mais c'est-à-dire
35:46que ça revient exactement
35:47à ce que je vous disais.
35:48Quand vous vivez
35:48une attaque
35:49d'une très grande violence,
35:51vous réagissez
35:52avec des mots
35:53qui sont à la hauteur
35:54de l'épreuve
35:55que vous vivez.
35:56Marine Le Pen
35:56parlait d'elle-même,
35:57parlait de nous-mêmes
35:58qui devions revêtir
35:59ce Kevlar.
36:00Elle a élargi
36:01le propos en disant
36:02puisque nous,
36:03on va le porter
36:04Mediapart aussi,
36:05mais une fois de plus,
36:05nous ne pensons pas
36:05que Mediapart nous tire dessus.
36:07Donc tout ça,
36:07je trouve que c'est pas très,
36:09je parle pas de vous,
36:09mais que la réaction
36:10de Mediapart
36:10n'est pas très intéressante.
36:11Et là,
36:12on voit bien
36:12que nos adversaires,
36:13parce que c'est parti
36:13d'un certain nombre
36:14de députés
36:14qui ont commencé
36:15à s'agiter de gauche,
36:16tout le monde,
36:17enfin franchement,
36:17je trouve que nos adversaires,
36:19depuis que Marine Le Pen
36:20se maintient à des niveaux
36:21très élevés au premier
36:22et au second tour
36:22et qu'eux,
36:23n'ont pas de dynamique
36:24voire régressent,
36:26sont dans une situation
36:27de panique
36:27et vraiment,
36:28des attaques
36:29de plus en plus surréalistes
36:31ou vraiment des polémiques
36:32naissent sur n'importe quoi.
36:34Mais par rapport à ça,
36:35il faut choisir son camp
36:36d'une certaine manière.
36:38Soit ça vient
36:39des adversaires politiques
36:40parce que Marine Le Pen
36:41est à 35 ou 36%
36:42dans les sondages,
36:43etc.
36:44Soit ça vient
36:44de la racaille antisémite
36:45que vous dénonciez tout à l'heure
36:46qui était au sein
36:48de votre parti.
36:49Non, mais là,
36:50ces deux choses
36:50sont complètement différentes.
36:51Là, vous me parlez
36:51de réactions,
36:52comment dire,
36:53opportunistes de députés
36:54qui ont entendu
36:55la phrase de Marine Le Pen
36:56et qui commencent
36:56à faire des signalements,
36:57à dire,
36:58ah là là,
36:58on menace les journalistes,
36:59on va raconter absolument
37:00n'importe quoi.
37:02Ou alors, d'ailleurs,
37:03eux-mêmes récupèrent
37:03l'article de Mediapart
37:04pour se donner
37:05des premiers prix de vertu.
37:06Enfin, quand on voit
37:07le comportement des insoumis
37:08pendant les élections municipales
37:09où M. Mélenchon,
37:11je ne pense pas
37:12qu'il soit lui-même antisémite,
37:13utilise l'antisémitisme
37:14littéralement
37:15pour faire des voix,
37:16que tout le monde sait
37:16qu'il le fait,
37:17qu'il l'utilise pour faire des voix
37:18et que la gauche
37:19veut quand même
37:20se rassembler
37:20avec quelqu'un
37:20qui a fait ses propos
37:21pour faire des voix
37:22de manière totalement opportuniste
37:23de la pire des façons possibles,
37:25que tout le monde
37:25la utilise Mediapart
37:26pour commencer
37:27à se redonner
37:27des prix de vertu,
37:28tout ça devient
37:29complètement surréaliste.
37:30Mais d'ailleurs,
37:30dans une hystérie collective
37:33qui est assez inquiétante
37:34pour le débat public.
37:35Quelle réponse judiciaire
37:36allait-vous faire
37:37à Mediapart ?
37:40La plainte a été déposée,
37:41l'avocat de Jordan Bardella
37:42s'est exprimé,
37:43et si...
37:44Elle avait été déposée encore,
37:45mais enfin encore.
37:46Non, mais bon,
37:46on m'avait dit
37:47qu'elle avait été déposée.
37:47Jordan Bardella dit
37:48que oui ce matin,
37:49mais l'avocat hier soir
37:50était plus prudent,
37:51nous expliquions
37:51que ça va prendre un certain temps.
37:52D'accord,
37:52bon, on m'avait donné...
37:53Mais Jordan Bardella dit
37:54que ça avait été déposé ce matin.
37:55D'accord,
37:55mais à coup de pas,
37:56je n'avais pas vu
37:57le rectificatif de l'avocat
37:59et que si Jordan Bardella
38:02certifiant
38:03que n'importe quel document
38:05ne peut être qu'un faux,
38:05il y aura finalement
38:06une flamme pour faux.
38:07Mais juste une chose,
38:08parce qu'à l'instant
38:09vous attaquiez Jean-Luc Mélenchon
38:10sur l'antisémitisme,
38:11etc.
38:11Quand on regarde
38:13ce que remue cette affaire
38:15au Rassemblement National,
38:16ce qu'elle fait réémerger
38:17comme discours,
38:19comme personnages
38:20qui ont gravité
38:21dans votre parti
38:23l'antisémitisme,
38:24il était là.
38:25Ah mais la vie de Marine Le Pen.
38:27Non mais c'est très simple,
38:28vous savez, moi...
38:29Les Soral, etc.
38:30On ne les a pas inventés.
38:32La vie de Marine Le Pen,
38:33son engagement politique,
38:34c'est d'avoir coupé
38:35et d'avoir purgé
38:36et d'avoir exclu
38:37tous ces gens.
38:38Vous confirmez ça.
38:39Mais qui d'ailleurs,
38:41comment dire,
38:42une fois plus,
38:42moi j'invite ceux
38:42que ça intéresse,
38:43de voir la position
38:44de ces gens
38:45qui ont été exclus
38:45sur Marine Le Pen
38:46qui est insulté,
38:47diffamé sur les réseaux sociaux
38:48en permanence.
38:49En permanence,
38:49vous pouvez aller voir
38:50sur les réseaux sociaux
38:50les groupuscules
38:51d'extrême droite,
38:52néo-nazis,
38:53sauraliens,
38:53antisémites,
38:54toutes ces horreurs,
38:55comme à dire,
38:57vomissent le nom
38:57de Marine Le Pen,
38:58l'attaque de tous les noms.
39:00Vous savez très bien
39:01qu'il y a aussi l'attaque
39:01sur tout l'entourage
39:03de personnes homosexuelles
39:04comme moi.
39:05Pareil, on est vomi
39:06en permanence par ces gens.
39:07Bon, donc si vous voulez,
39:08il n'y a aucune ambiguïté
39:09là-dessus.
39:09Le combat de Marine Le Pen,
39:10ça a été de rompre avec tout ça.
39:11Ça ne veut pas dire
39:12que ça n'a pas existé
39:12puisque si ça n'avait pas existé,
39:14il n'aurait pas rompu.
39:15Vous dites qu'il n'y a aucune ambiguïté.
39:16Hier soir, sur ce plateau,
39:17Prisca Thévenot,
39:17député comme vous,
39:19rappelez ce qui vous est arrivé
39:20la semaine dernière
39:21où sur scène,
39:22vous reprenez le travail
39:23rend libre.
39:23Je vais caricaturer
39:25le slogan nazi
39:25qu'on voyait
39:26au fronton des camps
39:27de déportation
39:28et vos adversaires vous disent
39:30ben...
39:30Alors, pas tant que ça d'ailleurs.
39:31Vous voyez,
39:32ce qui est assez intéressant
39:33avec cette attaque,
39:34c'est que ça vient évidemment
39:35de groupuscules de gauche
39:36qui ont isolé une phrase,
39:37vraiment tous ceux
39:38qui ont regardé la vidéo.
39:39D'ailleurs, moi,
39:39je tiens à remercier beaucoup
39:40les journalistes
39:42qui ont fait leur travail
39:42et 95% des journalistes
39:44ont clairement analysé
39:46disant que c'était une manipulation
39:47et que mon propos
39:48n'était absolument pas
39:48une référence à ça.
39:49Dieu merci.
39:50Donc, moi, je...
39:51Sauf que vous voyez
39:52ce que disent
39:53vos adversaires politiques.
39:54Oui, mais parce que
39:54c'est totalement
39:55de l'opportunisme sordide.
39:57Voilà, c'est-à-dire
39:57que c'est triste,
39:58si vous voulez.
39:58Et en fait, là-dedans,
39:59d'ailleurs,
40:00vous me recevez assez régulièrement,
40:02moi, c'est quelque chose
40:03qui m'indigne.
40:04C'est-à-dire que
40:06la lutte contre l'antisémitisme,
40:07la lutte contre le racisme,
40:09la lutte contre l'homophobie
40:10ou contre la misogynie,
40:11toutes les discriminations,
40:12pour certaines personnes,
40:13c'est un slogan.
40:14C'est-à-dire que, concrètement,
40:16qu'ont fait ces gens
40:16qui sont au pouvoir
40:17ou qui aspirent à l'être
40:19pour faire en sorte
40:19qu'il n'y ait pas de gamins
40:20qui soient déscolarisés
40:21parce qu'ils sont de confonds en huile ?
40:22Rien, ça s'aggrave.
40:23Tous les experts savent
40:24que ça s'aggrave.
40:24Maintenant, il y a des rapports
40:25sur l'homophobie.
40:26Tout le monde sait que ça s'aggrave.
40:27Donc, en fait,
40:27il y a des slogans.
40:28C'est utilisé comme une arme politique.
40:31Le fond,
40:31je pense que ça touche tout le monde,
40:33c'est-à-dire la réalité
40:34de discrimination
40:35ou de violence qui augmente,
40:37rien n'est fait contre.
40:38Donc, si vous voulez,
40:39cette dissension permanente,
40:40cette espèce de monde parallèle
40:42où vous avez des partis politiques
40:43qui utilisent toujours ça
40:44comme une arme
40:45et qui, paradoxalement,
40:46en même temps,
40:47ne font rien
40:48pour lutter contre ces violences réelles
40:50pour les gens
40:50qui la subissent.
40:52Des gens qui, au quotidien,
40:53ont peur d'aller à l'école.
40:54Des gens qui, au quotidien,
40:55ont peur d'aller dans la rue.
40:56Ça, ça, voilà.
40:57Ils ne font rien.
40:58Et donc, cette dissension permanente,
41:00cet appel au barrage,
41:01à une espèce de peur irrationnelle,
41:02alors que, concrètement,
41:03la réalité de ces discriminations
41:04tout le monde s'en fout
41:05à part le Rassemblement National
41:06ou presque,
41:08ça devient très problématique
41:09et c'est aussi pour ça
41:10que vous avez des réactions,
41:11notamment des Françaises
41:12et des Français de confession juive
41:13qui expriment leur soutien
41:14à Jordan Bardella
41:15en disant
41:15on n'en peut plus de ces manips.
41:16Vous ne pouvez pas dire
41:16qu'il n'y a que le Rassemblement National.
41:18Ça inquiète quand même.
41:19J'ai dit ou presque.
41:19Je me suis auto-corrigé.
41:22Merci Jean-Philippe Tanguy.
41:23Merci à vous.
41:24Bonne soirée.
41:24Merci d'avoir été avec nous.
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