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  • il y a 1 semaine
Dimanche 6 septembre 2026, retrouvez Ghislain Mercier (Directeur du développement, LINKCITY), Fabrice Caborderie (Business Developper, Girasole Energies), Enzo Buhagiar (Responsable Division EnR Décarbonation, Top Management) et Benjamin Causse (Directeur commercial France, ODALIE) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:07Bonjour à toutes et à tous, Martin Pacte est au CIPCA, le salon de l'immobilier Bacarbonne ici au Grand
00:12Palais à Paris
00:13pour comprendre comment ce secteur se transforme, adapte nos villes, nos usines, nos villages aux défis climatiques de ce siècle.
00:22Dans une minute, on découvre des projets qui répondent à ces enjeux avec le directeur de développement de Link City.
00:28On verra comment se développe l'autoconsommation d'électricité en France.
00:33Et puis après cet été de canicule, je vous présenterai les solutions d'Odalie pour faire face au stress hydrique.
00:41Voilà, vous avez le programme, donc on peut démarrer ce Smart Impact spécial CIPCA.
00:50L'invité de ce Smart Impact, on est toujours évidemment au CIPCA, le salon de l'immobilier Bacarbonne, c'est
00:56Guylain Mercier, bonjour.
00:58Bonjour Thomas.
00:58Bienvenue, vous êtes le directeur de développement de Link City, acteur de la transformation de la ville.
01:04C'est comme ça que l'entreprise se présente, à la fois promoteur et filial de Bouygues Construction.
01:09Ça vous donne un avantage ça ?
01:11Notre modèle, vous l'avez dit, développeur immobilier de Bouygues Construction, ça dit beaucoup de choses.
01:15Ça dit beaucoup de choses en peu de mots sur qui on est et sur la manière dont on pratique
01:20ce qu'on fait.
01:21On est un acteur de la chaîne de valeur en étant développeur immobilier, donc en s'occupant de la transformation
01:26et de la construction d'actifs nouveaux.
01:30Et on le fait dans un modèle intégré avec l'entreprise de construction Bouygues Construction, ce qui nous donne beaucoup
01:36d'avantages.
01:37D'abord en soi, on arrive à faire bénéficier de la puissance de l'ingénierie de Bouygues Construction très tôt
01:43dans les projets,
01:43ce qui permet de les optimiser et d'avoir très tôt ce regard technique très affûté.
01:49Donc c'est un avantage de tout temps et je dirais plus encore aujourd'hui dans cette période un peu
01:54tourmentée que connaît le secteur de l'immobilier,
01:58plus encore aujourd'hui que dans le cas général.
02:00Pourquoi ? Pourquoi cette particularité dans une période de crise vous donne un avantage ?
02:06Parce qu'en fait, quand on réfléchit à ce qui fait le propre des intérêts de Link City,
02:11c'est de permettre à des compagnons de Bouygues Construction d'être sur les chantiers et de construire.
02:17Et donc notre intérêt profond est que les projets se fassent et non pas de les abandonner en race pancaire,
02:23en race campagne,
02:24lorsque se présente la moindre difficulté.
02:26Et donc aujourd'hui, chez nos partenaires, chez les villes, chez nos clients, chez les collectivités,
02:31au moment où les choses commencent un peu depuis longtemps à se tendre,
02:36le fait de pouvoir compter sur un partenaire de confiance qui mettra toute son énergie et son ingéniosité
02:41pour que les projets sortent, c'est quelque chose de très important.
02:44Est-ce que d'une manière générale, le modèle du promoteur immobilier, du développeur immobilier,
02:49est en train de changer profondément ?
02:50Oui, moi je le pense profondément et je le pense pour plusieurs raisons.
02:54Et je pense aussi que les mots ont un sens.
02:56Mon poste en peu de mots, c'est d'être directeur de la stratégie et de la transformation d'Incity.
03:00Et ce mot de transformation, il est important, parce que c'est bien ce qui est en jeu.
03:05Sous l'effet de plusieurs phénomènes de long terme, le métier de promoteur doit se transformer progressivement.
03:11Alors il y a bien sûr l'horizon des limites planétaires,
03:14et puisque le secteur de la construction est à la fois un contributeur important par ses impacts sur le changement
03:20climatique,
03:21sur l'épuisement des ressources, et puis qu'il dépend aussi du bon fonctionnement des écosystèmes.
03:24Mais les limites planétaires, ce n'est pas le seul changement de long terme qui nous impacte.
03:29Il y a aussi évidemment la révolution numérique et la digitalisation.
03:32Et donc dans mon périmètre, je suis au charge aussi de travailler, de réfléchir à ces questions-là.
03:36Il y a aussi la transformation des usages.
03:39La ville change parce que nous changeons.
03:41Et donc comprendre comment le métier de promoteur et de développeur,
03:45il doit s'adapter à cette nouvelle donne sous ces phénomènes de long terme.
03:47Il y a vraiment ces mutations importantes.
03:49Est-ce qu'il y a une part de rénovation qui augmente dans les projets que vous dirigez aujourd'hui
03:58?
03:58Oui, alors ce qui est sûr, c'est que dans les grandes tendances de long terme
04:02qui guident la transformation du prévélité de promoteur,
04:05il y a la montée en puissance de la transformation sous toutes ses formes.
04:10Parce que transformer la ville, ça veut dire à la fois rénover énergétiquement,
04:14et on pourrait même dire en se souvenant de l'été qu'on vient de passer thermiquement les bâtiments pour
04:19le chaud et pour le froid.
04:21Ça veut dire aussi transformer des actifs immobiliers qui sont devenus obsolètes
04:27parce que les raisons économiques qui avaient présidé à leur établissement ne sont plus là.
04:33Et ça veut dire transformer avec toute la variété de la transformation.
04:36Et donc aujourd'hui, cette part, elle est de plus en plus importante chez Link City.
04:39Dans notre feuille de route, on s'est fixé un objectif à 20% de rénovation dans l'ensemble de
04:45nos projets.
04:45On a atteint presque cet objectif sur les PC 2025.
04:48Et c'est un marché qui va devenir de plus en plus important avec des exemples intéressants.
04:53Je pense à cette tour, la tour ENGIE de Cergy Pontoise,
04:57un meuble emblématique de Cergy qu'on transforme.
05:00Et en déployant là aussi toute l'ingéniosité dont Link City et Bouygues Construction sont capables,
05:04en la reniant pour la faire sortir du statut de l'immeuble de Gormonteur
05:07et en transformant ce qui était un bâtiment purement tertiaire,
05:09on a un ensemble mixte avec de l'hôtellerie, des commerces, etc.
05:13Des logements aussi ?
05:14Des logements et des résidences.
05:15Alors ça, c'est un défi qui tient sur combien de temps, combien d'années ?
05:21Quelles difficultés il faut contourner ?
05:23Le sujet de la transformation, il pose des problèmes de plusieurs ordres.
05:28D'abord, c'est même sur le point de vue méthodologique,
05:30aborder un projet de transformation, c'est tout à fait différent de celui d'aborder un projet de construction neuve.
05:36Lorsqu'on est devant un terrain vierge, on peut déployer sa méthodologie,
05:43on peut déployer son processus, alors que dans un projet de transformation,
05:49c'est l'existant qui dicte sa loi.
05:51Et c'est non pas savoir comment je vais pouvoir déformer un immeuble
05:54pour pouvoir y accueillir le programme que j'ai envie d'y installer,
05:57mais qu'est-ce que cet immeuble est capable d'accueillir
06:01et comment est-ce que je vais adapter mon programme idéal et tout ça.
06:03Ça, c'est un premier ordre de problèmes sur la transformation.
06:06On est au salon de l'immobilier bas carbone.
06:09Ces deux mots-là, bas carbone, quelle part ils prennent maintenant dans les projets ?
06:13Est-ce que c'est presque un prérequis des projets que vous...
06:17Pour nous, c'est une exigence constante.
06:19On s'est fixé une feuille de route en se disant qu'on devait diminuer de 40%
06:23notre intensité carbone entre 2021 et 2030 et avec des objectifs année par année
06:28pour être sur une trajectoire certifiée, trajectoire 2 degrés par la SBTI.
06:34On tient depuis 5 ans cette trajectoire.
06:37Et donc, pour tenir cette trajectoire bas carbone, les leviers, on les connaît.
06:43Il faut d'abord construire du neuf très bas carbone
06:46et donc être toujours en avance sur cette réglementation environnementale
06:50qui ne cesse de se durcir.
06:51Ça veut dire changer de matériau, aller chercher des matériaux bas carbone ?
06:55Oui, aller chercher des matériaux bas carbone,
06:57recourir aux matériaux bio et géosourcés,
07:00travailler sur les modes constructifs
07:02avec le recours à de la construction hors site, de la préjugation
07:05pour changer la manière dont on pratique.
07:08Et puis, ça veut dire aussi développer davantage la transformation
07:11puisque le meilleur carbone, c'est celui qui est déjà là et qui on transforme.
07:18Et puis, il y a aussi le réemploi qui est un levier bas carbone
07:21souvent méconnu.
07:22Mais lorsque vous réemployez un matériau,
07:25sa fiche carbone dans un compte, il est nul.
07:28On peut prendre d'autres exemples peut-être de projets que vous pilotez.
07:33Par exemple, sur le bois, est-ce qu'il y a de plus en plus de projets
07:35avec du bois qui remplacent d'autres matériaux ou pas forcément ?
07:39Oui, bien sûr.
07:40Et en fait, quand le bois ne doit pas être non plus l'arbre
07:43qui cache la forêt de toutes les autres cohortes des matériaux biosourcés,
07:48souvent les promoteurs disent qu'il faut employer le bon matériau au bon endroit,
07:52je pense que c'est bien plus qu'un slogan.
07:54Il faut sortir du paradigme du seul matériau homogène qui sait tout faire
07:59et réfléchir à ce qui est disponible localement.
08:01Sur le bois, Bouygues Construction a une expertise en interne extrêmement puissante
08:07avec le bureau d'études WeWood.
08:09Nous, on s'est fixé un objectif de 30% de notre production en bois.
08:13On atteint aujourd'hui quasiment cet objectif sur les permis de construire 2025.
08:18Et comme exemple de projet où le bois est là,
08:21où on ne l'attendrait pas forcément,
08:23je pense à ce projet dans le 18e arrondissement de Paris,
08:26rue Béliard, un centre bus de la RATP
08:30qui se transforme et qui s'adapte aux nouveaux usages de l'électricité
08:33et au-dessus duquel on construit avec un immeuble 50% en structure bois
08:38un nouveau quartier avec des logements, des résidentiels, une salle d'escalade, etc.
08:42Est-ce qu'il nous reste un peu plus d'une minute,
08:43on va terminer peut-être là-dessus,
08:45de se projeter vers l'avenir ?
08:47Est-ce qu'il y a des opportunités de développement de croissance ?
08:50Je pense notamment au campus étudiant.
08:52Est-ce que c'est là un secteur sur lequel vous travaillez un peu plus qu'avant ?
08:57D'une manière générale, sur ces évolutions et sur ces nouveaux usages,
09:01on observe plusieurs tendances de long terme à lesquelles on entend répondre
09:05puisque notre objectif est de répondre coller au plus près des besoins des territoires.
09:09Le sujet de la formation et puis aussi du logement attaché à ces besoins de formation,
09:16logement étudiant, mais aussi logement tout au long de sa vie,
09:19logement des actifs en mobilité.
09:20On sent bien qu'aujourd'hui, le logement est en crise.
09:23Cette crise, ce n'est pas juste le moment des trois dernières années.
09:26C'est un phénomène de beaucoup plus long terme qui est un problème politique majeur.
09:30On travaille par exemple sur des offres résidentielles
09:33nous permettant de répondre à ces publics fragilisés sur la question du logement
09:37comme les étudiants, comme les jeunes actifs, comme les familles
09:40avec notre offre NEOZ qui est déployée aujourd'hui.
09:44Ça fait partie de ces marchés d'avenir.
09:47Il y a la transformation dont on a parlé.
09:49Il y a aussi la question de l'économie productive,
09:52de l'industrie et du tertiaire.
09:55On a beaucoup dit qu'avec le Covid, le bureau était mort.
09:57Je pense qu'on aura toujours besoin de lieux pour travailler, produire, se déplacer.
10:01Ces lieux vont muter et on veut accompagner ces mutations.
10:04Merci beaucoup, Guylain Mercier.
10:06Et bon SIPCA, bon salon de l'immobilier, bas carbone.
10:09On parle d'autoconsommation électrique tout de suite.
10:18Le débat de ce Smart Impact, on est toujours au SIPCA, le salon de l'immobilier, bas carbone.
10:24On parle d'autoconsommation d'électricité, ce que change la loi.
10:27Père, quelles opportunités de business aussi offrent ce nouveau cadre réglementaire ?
10:31J'accueille Fabrice Caborderie, bonjour, bienvenue.
10:34Bonjour.
10:35Vous êtes expert autoconsommation chez Girasol Énergie.
10:38Et Enzo Buagiar, bonjour et bienvenue à vous aussi.
10:41Vous êtes responsable de la division ENR décarbonation chez Top Management.
10:45La présentation de nos entreprises respectives, Girasol Énergie, pour commencer en quelques mots.
10:49Oui, alors Girasol Énergie, en fait, est un producteur d'électricité indépendante, d'électricité photovoltaïque.
10:56Nous concevons, développons, finançons, construisons et exploitons des centrales solaires photovoltaïques.
11:02Et Top Management, qui est d'ailleurs lié, partenaire, on va dire, de Girasol Énergie.
11:07Oui, partenariat avec Girasol notamment.
11:10Nous sommes assistants maîtres d'ouvrage spécialisés en immobilier logistique depuis plus de 17 ans maintenant.
11:15Donc, on accompagne nos clients sur l'ensemble de leurs projets de construction d'entrepôts logistiques.
11:21Donc, des entrepôts.
11:22Est-ce que vous avez senti quand même les enjeux d'environnement, de consommation, d'énergie, d'autoconsommation,
11:32montés dans les relations que vous avez avec vos clients ?
11:34Est-ce qu'ils vous en parlent alors qu'avant, c'était vous qui leur en parliez ?
11:38Alors, en fait, oui, oui.
11:40Donc, la réponse est oui.
11:41Dans un premier temps, l'enjeu d'énergie renouvelable sur nos bâtiments, c'est simple,
11:47c'est qu'on a beaucoup de surface de toiture.
11:49Donc, dans le cadre, de toute façon, de la loi APER, les toitures sont mobilisées pour installer des centrales photovoltaïques.
11:56Le sujet de l'autoconsommation n'en était pas forcément un parce qu'en fait, avec la creux,
12:00le business model qui fonctionnait, c'était de réinjecter quasiment l'entièreté de la production solaire.
12:05Les événements de cette année, notamment avec les tarifs de la creux qui ont largement descendu récemment,
12:14vont imposer finalement, pour avoir des business models qui fonctionnent,
12:18à repenser le modèle de valorisation de ces fameuses centrales et de favoriser l'autoconsommation.
12:23C'est pour ça que, justement, avec Fabrice, notamment, on travaille à de nouveaux concepts et de nouveaux scénarios
12:29pour avoir une consommation de ces entrepôts qui matchent avec la production solaire.
12:33Oui, parce qu'effectivement, on a eu un certain nombre d'interlocuteurs dans les émissions
12:36nous racontant qu'ils avaient dû vendre APER, si on peut dire.
12:39Alors, je voudrais bien qu'on parle de cette loi APER,
12:41accélération de la production d'énergie renouvelable adoptée en 2023,
12:45mais entrée en vigueur ce 1er juillet.
12:49Je rappelle que la durée pour avoir des décrets d'application dans ce pays, c'est quelque chose.
12:53Bref, 1er juillet, cette entrée en vigueur, qu'est-ce que ça change ?
12:57Alors, en fait, ça impose aux propriétaires de parkings de plus de 10 000 m²
13:01de couvrir ce parking avec des solutions de type ombrière photovoltaïque à hauteur de 50%.
13:10Modulo, avec la loi UART, qui a un petit peu assoupli cette possibilité,
13:15de mettre aussi des arbres, donc de conjuguer arbres et ombrière photovoltaïque.
13:22Et dans ce cadre-là, l'obligation de couverture, elle descend à 17,5%.
13:27D'accord.
13:28Et c'est du bon sens parce qu'en fait, aujourd'hui, puisqu'on doit avoir des électrons utiles,
13:34c'est-à-dire des électrons qui sont autoconsommés,
13:36on injecte plus massivement dans le réseau.
13:39Le fait de n'avoir que 17,5% de couverture, ça correspond généralement...
13:45Ça suffit.
13:45Ça suffit pour les exploitants des sites.
13:50Cette loi, elle est bien faite ? Elle arrive trop tard ? Qu'est-ce que vous pouvez en dire
13:56?
13:56Est-ce qu'effectivement, elle offre aussi des opportunités de business ?
14:01Alors, elle continue d'offrir des opportunités de business, c'est certain.
14:08Mais peut-être qu'elle arrive un peu tard.
14:10Oui.
14:10Parce qu'effectivement, aujourd'hui, on a tellement installé de production sur d'autres types,
14:18sur du sol, sur des toitures, etc.,
14:20qu'aujourd'hui, on a un petit peu trop d'électricité photovoltaïque.
14:24Et donc, le modèle qui s'impose, c'est de consommer l'énergie qu'on produit maintenant.
14:30On ne peut plus injecter massivement dans le réseau.
14:32Ça n'a plus de sens.
14:34Donc, aujourd'hui, comme ça arrive un peu tard,
14:37on est obligé de changer de modèle économique et de proposer cette électricité localement.
14:43Alors, directement à l'exploitant.
14:45Et puis aussi, on peut trouver des solutions en autoconsommation collective
14:50pour valoriser le surplus qui n'est pas consommé instantanément par le site.
14:55Est-ce qu'il y a des projets qui sont plus faciles, entre guillemets,
14:59qui offrent un meilleur taux d'autoconsommation que d'autres ?
15:02Alors, moi, je vais parler de logistique, parce que c'est mon domaine.
15:05Mais le projet, le phare, le cas d'école, c'est l'entrepôt frigorifique.
15:10En fait, on est dans un cas où, à température dirigée autour de 2, 4 degrés,
15:15on a une courbe de consommation qui matche parfaitement avec la production solaire.
15:20Maintenant, on parlait de l'IRVE juste avant.
15:25Effectivement, la loi LOM, aujourd'hui, est aussi couplée, finalement,
15:29avec ce qui est demandé par la loi LOM,
15:31puisque la loi LOM impose d'électrifier la mobilité chez nos clients.
15:37Ce que nous, on attend, afin de booster les consommations de nos sites,
15:41c'est d'avoir plus de réglementation sur la partie poids lourd.
15:44Oui, avec des flottes, soit de véhicules légers, soit de poids lourds,
15:48qui devront s'alimenter en électricité.
15:50D'autant plus que les subventions existent.
15:52Il y a la prime à devenir pour les bornes,
15:54et en fait, il y a également les C2E pour les poids lourds en eux-mêmes.
15:59Donc, aujourd'hui, ça devient presque aussi intéressant pour un transporteur
16:04d'acheter un poids lourd électrique qu'un poids lourd diesel.
16:07Donc, il faut que la réglementation contraigne dans le même temps.
16:10Je vais vous poser la même question à tous les deux.
16:11Quels sont aujourd'hui, ou quel est le principal frein à l'autoconsommation ?
16:18Le principal frein à l'autoconsommation, il faut qu'on ait en face des consommateurs
16:21et des consommateurs qui consomment beaucoup d'électricité.
16:24On ne peut pas équiper un site très peu consommateur
16:28puisque cette électricité, elle n'aurait pas d'usage.
16:32Donc, le frein principal, c'est celui-ci.
16:34Sinon, il n'y a pas vraiment de frein à l'autoconsommation.
16:38Très clairement, c'est même très vertueux d'autoconsommer.
16:43Mais pour se poser la question du raccordement,
16:46effectivement, vous évoquiez la fluctuation des prix de l'électricité.
16:52Il y a ce manque de visibilité qui peut faire hésiter.
16:55Alors, déjà, le raccordement.
16:57En autoconsommation individuelle, on n'est pas forcément obligé de s'en raccorder au réseau.
17:03En fait, on fait une demande de raccordement,
17:05mais c'est juste pour signaler qu'on a une centrale.
17:08On n'injecte pas d'électrons dans le réseau.
17:10Et donc, du coup, il n'y a plus de problème de raccordement.
17:13En revanche, effectivement, si sur une zone,
17:17on produit de l'électricité qui a beaucoup de surplus
17:20et que le poste source est saturé,
17:23on aura des difficultés pour obtenir un raccordement.
17:26Alors, la solution, c'est de rajouter du stockage, par exemple.
17:30On va reparler du stockage.
17:32Quels sont, peut-être pas les freins, mais les craintes
17:34qui s'expriment chez vos interlocuteurs, en fait ?
17:37C'est une question de visibilité sur les consommations.
17:42Effectivement, là, on parle d'autoconsommation
17:44et finalement qui est très liée à l'usage.
17:47Mais en fait, dans nos cas, on a des bailleurs et des exploitants
17:51qui ne sont pas forcément les mêmes entités.
17:52Et les baux, c'est des baux de 9 ans.
17:54Donc avant, quand on avait des bilans qui fonctionnaient sur 20 ans,
17:59les banques pouvaient financer sur 20 ans,
18:01avaient une visibilité sur 20 ans.
18:03Maintenant, il faut avoir des bilans qui fonctionnent sur 9 ans
18:06et ensuite une part de risque à partager.
18:08Donc c'est ça ce qui est compliqué,
18:10ce qu'on essaye de mettre en place.
18:11Mais effectivement, voilà, tout l'enjeu est là.
18:15Les solutions de stockage, elles existent ?
18:18La technologie est mature aujourd'hui ?
18:21Oui, la technologie est mature.
18:22Il existe deux sortes de stockage.
18:24Soit un stockage qui est dédié,
18:27qui est derrière le compteur, comme on dit,
18:30qui permet de stocker le surplus d'énergie
18:33et aussi de faire de l'arbitrage sur les tarifs,
18:38heures creuses, heures pleines.
18:39Et puis, il y a le stockage qui permet, lui,
18:43qui est souvent indépendant,
18:46poser à proximité d'un poste source
18:48et qui, lui, va amener du service au réseau
18:50pour équilibrer le réseau
18:52ou pour divers autres services
18:53et qui trouve un BP qui fonctionne.
18:59Parce qu'effectivement, c'est toujours une question
19:01qui se pose quand on parle de photovoltaïque,
19:04d'énergie renouvelable en général
19:05et d'autoconsommation.
19:08Est-ce que ça suppose aussi pour les usagers,
19:11vos clients, d'adapter leur mode de fonctionnement,
19:15leur comportement ?
19:16Idéalement, oui, bien sûr.
19:18Et d'ailleurs, dans le transport,
19:20c'est une réflexion qu'il va falloir pousser.
19:23C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui,
19:24il y a les habitudes dans le transport
19:27qui sont liées au fait que l'énergie était disponible
19:31sans difficulté.
19:32On peut simplement faire le plein
19:34et on va livrer.
19:37Aujourd'hui, idéalement,
19:39il faudrait qu'on puisse recharger les camions le jour
19:41pour utiliser l'énergie naturellement présente du soleil
19:46et donc peut-être livrer en soirée
19:48ou en matinée très tôt
19:49ou même la nuit lorsque c'est possible.
19:52Ça serait intéressant, oui.
19:53Il y a la question des transports,
19:54mais il y a aussi la question du moment
19:56où un bâtiment, une usine,
19:58alors pour vous, un entrepôt consomme le plus,
20:00qui n'est pas forcément en phase
20:01avec le moment où le photovoltaïque produit le plus.
20:04Oui, oui, bien sûr.
20:05En fait, c'est effectivement tout l'enjeu.
20:09Les bâtiments sur lesquels on travaille souvent sont 24-24.
20:14Il peut arriver qu'ils ferment le week-end.
20:18Donc, aujourd'hui, les usages ne matchent pas
20:21avec la production.
20:22Donc, ils doivent changer.
20:23Ou alors, en fait, s'ils ne changent pas,
20:25il y a la solution de stockage pour compenser,
20:27entre guillemets, le fait que les usages des exploitants
20:32ne sont pas encore matures.
20:36Est-ce qu'il faut penser les projets de plus en plus
20:39à la dimension presque d'un quartier
20:41quand on parle d'autocommation collective ?
20:44Parce qu'effectivement, vous disiez,
20:45bon, peut-être qu'à 17-18%, on est bon,
20:49on n'a pas besoin de beaucoup plus que ça,
20:50sauf que ça dépend des usines, ça dépend des entrepôts.
20:52Est-ce qu'il faut penser quartier ?
20:54Oui, alors, la brique quartier,
20:56donc l'autoconsommation collective,
20:58effectivement, c'est un premier filet de sécurité.
21:02Mais en fait, avant de penser quartier
21:04ou autoconsommation collective,
21:05pour booster la CI, en fait, on parle d'un usage,
21:08mais il faut avoir une vision comme un quartier,
21:11finalement, mais des technologies et des usages.
21:13Donc, on parlait du transport,
21:15mais il y a beaucoup d'autres consommations.
21:16On électrifie beaucoup le chauffage, notamment,
21:19ou la température dirigée.
21:21Certains acteurs font de la géothermie,
21:23on peut prévoir du géostockage.
21:24Il y a plein de façons de stocker de l'énergie,
21:27mais sans forcément que ce soit des batteries.
21:29Ça doit être un mix de pas mal de choses
21:31pour qu'on ait la solution pertinente.
21:32C'est-à-dire se poser, pardon,
21:33je vous interromps, d'abord la question
21:35de qu'est-ce que je peux transformer
21:37dans mon mode de fonctionnement
21:38pour consommer plus d'électricité,
21:40consommer l'électricité que je produis, c'est ça ?
21:42En fait, il ne faut pas rajouter des consommations,
21:44il faut déplacer des consommations.
21:45D'accord, c'est mieux de, on ne va pas finalement rajouter
21:49de la consommation électrique pour les poids lourds,
21:51on va changer le gasoil des poids lourds en électricité.
21:55Il faut le voir comme ça.
21:56Effectivement, sur cette dimension,
21:58cette idée d'élargir finalement l'autoconsommation
22:01à un quartier, votre avis ?
22:03Ça apporte une solution aussi pour valoriser le surplus.
22:07Parfois, c'est un peu compliqué de valoriser le surplus
22:09puisqu'aujourd'hui, il n'y a plus de solution sécurisée
22:12via la creux.
22:14Donc, on vient manager cette électricité,
22:16on vient la livrer à des consommateurs alentours.
22:19La loi prévoit qu'on peut aller jusqu'à 2, 10 ou 20 km
22:24en fonction de la densité de la zone.
22:27Et on trouve comme ça des consommateurs
22:29qui sont intéressés par cette électricité,
22:31cette électricité qui est décarbonée, produite sur place
22:33et dont le prix est maîtrisé à long terme.
22:35Donc, c'est une sécurité aussi pour les entreprises locales.
22:38Merci beaucoup à tous les deux.
22:40Je vous souhaite de profiter du Grand Palais
22:43pour cette journée du CIPCA,
22:45le salon de l'immobilier bas carbone.
22:48Un dernier invité dans ce Smart Impact.
22:50Tout de suite, on va parler sécheresse et stress hydrique.
22:53Malheureusement, c'est l'actualité.
23:01Smart Impact, toujours au CIPCA,
23:04ce salon de l'immobilier bas carbone au Grand Palais à Paris.
23:07J'accueille Benjamin Cause.
23:08Bonjour.
23:09Bienvenue.
23:09Vous êtes le directeur commercial France d'Odali
23:12qui a été créé il y a deux ans.
23:14C'est quoi Odali ?
23:14Exactement.
23:15C'est une société aujourd'hui
23:17qui permet de réduire l'empreinte hydrique des bâtiments.
23:21On arrive à amener des réductions des besoins en eau potable
23:24de l'ordre de 20 à 50% quasiment.
23:27C'est un industriel qui fabrique une machine
23:30qui vient équiper les bâtiments
23:32et qui propose de récupérer certaines eaux usées,
23:35de les filtrer avant de les réinjecter dans le bâtiment
23:38pour couvrir certains usages
23:39comme l'alimentation des sanitaires,
23:42comme l'alimentation des lave-linges
23:43ou l'arrosage des espaces verts.
23:45Un sujet qui est complètement d'actualité,
23:48particulièrement cette année.
23:49Alors ça s'appelle l'Aquapod, c'est ça ?
23:52Exactement.
23:52C'est quoi ? Comment ça marche ?
23:54Alors c'est une filière de filtration.
23:57Donc c'est une grosse boîte
23:58dans laquelle on a certaines technologies de filtration,
24:02des technologies qui existent depuis déjà un certain temps,
24:04mais qu'on a miniaturisées,
24:06qu'on a appris à monitorer
24:08pour pouvoir proposer une solution qui va être autonome
24:13avec des coûts d'exploitation extrêmement mesurés
24:15et qui va permettre de filtrer les eaux usées.
24:18Donc on va retirer les pollutions.
24:19On parle de pollution type savon,
24:23petits morceaux de peau.
24:25Éventuellement, quand on parle d'eau usée des cuisines,
24:28ça va être un peu d'alimentation.
24:29Donc on a différentes étapes de filtration
24:31qui vont retirer ces pollutions
24:33pour proposer une eau
24:36qui va être indifférenciable de l'eau potable.
24:39Pas de turbidité, pas de couleur, pas d'odeur.
24:41De façon à ce que,
24:43quand l'eau est réinjectée dans le bâtiment,
24:45il n'y ait aucun impact pour les résidents,
24:46que ce soit en termes d'habitude
24:47ou en termes de désagrément.
24:49Ça veut dire qu'on est presque dans un circuit fermé
24:53ou ce n'est pas exactement cette logique-là ?
24:54Alors pas tout à fait.
24:55Pour le coup, le circuit fermé,
24:56aujourd'hui, est interdit par le législateur
24:58puisqu'il y aura un risque de concentration des pollutions,
25:01donc avec des risques d'hygiène et sanitaires.
25:03En revanche, ce qu'on propose,
25:04c'est de faire une deuxième boucle.
25:07Donc l'eau va avoir deux usages
25:08avant d'être évacuée à la station d'épuration.
25:11Quel gain ça représente pour une entreprise ?
25:15Alors dans certaines configurations,
25:17on amène une réduction des besoins en eau potable,
25:20donc de la consommation d'eau potable,
25:21jusqu'à quasiment 50%.
25:25Voilà.
25:25Donc quand on voit la baisse systémique des ressources en eau,
25:28on l'a encore vécu particulièrement cet été,
25:31l'idée de se dire qu'on va consommer deux fois moins d'eau,
25:34encore une fois, sans changer ses usages,
25:35c'est quelque chose qui est particulièrement pertinent
25:38et qui va permettre de préserver les ressources.
25:39J'imagine que sur un salon comme le CIPCA,
25:42le salon de l'immobilier Bacarbone,
25:44vous avez dû être particulièrement sollicité dans ce contexte,
25:49c'est-à-dire qu'on a enchaîné des épisodes caniculaires
25:53depuis la fin mai,
25:54il y en a un autre qui est en train de se dérouler là,
25:57on est début septembre.
25:59À quel point vous sentez la différence ?
26:00Alors, beaucoup d'énergie positive, déjà,
26:03et surtout, énormément d'acteurs différents
26:06qui viennent nous voir, qui nous sollicitent
26:09ou qui sont sensibles aux arguments
26:12et à la présentation du sujet.
26:14Quand je parle d'acteurs,
26:18les promoteurs, bien évidemment,
26:20et on a quelques partenariats
26:21qui se sont renforcés cette année encore sur le salon
26:25avec quelques annonces intéressantes
26:26et notamment des projets qui se concrétisent,
26:29mais il y a aussi les architectes,
26:31les bureaux d'études fluides,
26:32les bureaux d'études environnement
26:33et surtout, c'est là où c'est intéressant cette année,
26:36particulièrement, on sent que les collectivités
26:38sont en train de s'emparer de ce sujet.
26:41Elles ont appris à connaître l'environnement réglementaire
26:44et tout doucement, on sent qu'elles réfléchissent
26:47à intégrer la mise en œuvre du principe qu'on traite
26:53dans le cahier des charges de leurs projets urbains.
26:55Oui, notamment dans des régions qui ne pensaient pas
26:59être un jour concernées par des arrêtés de restrictions d'eau.
27:02Vous voyez arriver des clients qui disent
27:04on est en Bretagne, en Normandie, dans ces coins-là,
27:07on est concerné.
27:08Tout à fait.
27:09Effectivement, il y a des zones où c'est évident,
27:11on sait qu'il y a des problématiques d'eau,
27:13je pense aux pourtours méditerranéens notamment,
27:14mais en fait, on se rend compte que cette baisse systémique
27:17des ressources en eau concerne quasiment
27:19tous les territoires français,
27:20avec des niveaux d'intensité différents,
27:25mais les projections de structures comme le BRGM,
27:29par exemple, amènent à penser que l'ensemble du territoire
27:32sera concerné à terme par cette baisse de niveau.
27:35Donc, ils prennent le sujet en main aujourd'hui.
27:37Est-ce qu'il y a des bâtiments qui sont mieux adaptés
27:39à la solution que vous proposez que d'autres ?
27:41Oui, oui, oui, puisque aujourd'hui, notre principe est encadré
27:46par la réglementation, donc elle cible des eaux spécifiques.
27:51On pense aux eaux grises, donc les eaux schématiquement
27:53issues des salles de bain, également les eaux de cuisine.
27:56Donc, ce sont des gisements qu'on va retrouver particulièrement
27:59dans le logement et dans toutes les résidences gérées,
28:02résidences étudiantes, résidences pour personnes,
28:06résidences médicalisées, dans l'hôtellerie.
28:09En revanche, dans le tertiaire, c'est un peu plus complexe.
28:13Ça va être pertinent dans les immeubles de bureaux
28:15dès lors qu'il y aura un restaurant d'entreprise
28:17ou une activité type gymnase.
28:21Merci beaucoup, Benjamin Causs et bon SIPCA,
28:24bon salon de l'immobilier bas carbone.
28:27Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact.
28:30Merci à toutes et à tous de votre fidélité
28:32à la chaîne des audacieuses et les audacieux
28:34à la chaîne des affaires.
28:35Salut.
28:35Merci.
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