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  • il y a 14 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On est dans une crise pétrolière, c'est Emmanuel Lechypre qui le disait, notre spécialiste économique.
00:05On parle même de choc pétrolier.
00:06Oui, de choc pétrolier sur les plateaux de BFMTV qui s'accompagne par une crise des carburants
00:10parce que les prix ne cessent de monter, le prix du baril de pétrole ne cesse aussi d'augmenter.
00:16Donc tout est corrélé et on commence à sentir une colère, une lassitude, une résignation.
00:20On ne sait pas trop dans quel moment on est là, en fait, de la part des Français qui doivent
00:23faire leur plein.
00:24Mais on a vu les marins pêcheurs aujourd'hui donner de la voie,
00:27sans prendre au port du côté de Fosse et sur mer et du côté de Sète.
00:32Alors, est-ce qu'il peut y avoir en octobre prochain, le 17 octobre prochain, un mouvement des Gilets jaunes
00:37?
00:37On va en parler maintenant avec Marguerite Dumont, justement,
00:40savoir qui jette de l'huile sur le feu et comment peut venir l'étincelle, Marguerite.
00:43Bonsoir.
00:44Alors, bonsoir.
00:45La grande nouveauté de 2026, c'est clairement TikTok.
00:49Le mot-clé Gilets jaunes 2026 cartonne avec des vidéos ultra-virales postées principalement par des jeunes.
00:56C'est étonnant.
00:57Certains, avec des dizaines de milliers d'abonnés, se filment dans leur voiture, à la station service,
01:02et tous dénoncent la même chose, le prix des carburants, le coût de la vie.
01:06Cette vidéo, par exemple, que vous allez voir et entendre, a fait plus de 700 000 vues.
01:12Pour certains...
01:13Sachez-le.
01:14Guide de survie pour les Gilets jaunes 2026.
01:17Première chose super importante, une aide de ski, boule-tièce.
01:20Il y a des gens qui ont perdu des yeux, il y a des gens qui ont perdu l'audition.
01:24Pas à nous.
01:26Pas de tête, pas de structure, c'est nébuleux.
01:29Je ne peux pas vous dire exactement qui est ce jeune homme.
01:32C'est sûr, c'est que ces appels essaiment ensuite sur tous les réseaux.
01:35Et là aussi, c'est flou.
01:38Ce visuel, avec cet appel à la mobilisation pour le 17 octobre,
01:41est généré par l'intelligence artificielle.
01:43Il revient massivement dans les partages.
01:46Avec Raphaël Graby, on a identifié plusieurs profils de comptes qui relaient cette colère.
01:51Il y a des comptes clairement nationalistes, souverainistes, qui se revendiquent patriotes, comme celui-ci.
01:59Il y a aussi d'autres comptes.
02:00On va regarder ça ensemble comme plan B, avec 21,210 000 vues sur cette publication.
02:09Compliqué également de savoir qui il est, d'où il parle.
02:12Ses précédentes publications donnent une idée de ses précédents combats.
02:16Par exemple, pendant le Covid, cet utilisateur s'opposait au vaccin.
02:20Ce qu'on constate en tout cas, c'est que le mouvement prend de l'ampleur sur les réseaux sociaux.
02:25Avec, et c'est un signe que cela prend, de premières fake news.
02:29Sur le compte Direct Info, une photo a circulé montrant des ronds-points occupés par les gilets jaunes.
02:35Sauf que cette photo date de 2018.
02:39D'ailleurs, en 2018, tiens, qui avait boosté le mouvement ?
02:43Ce n'était pas TikTok, mais Facebook, mais aussi le média russe RT.
02:48Une étude d'une ONG avait d'ailleurs montré que RT France publiait deux fois plus de vidéos sur le
02:54sujet
02:55que plusieurs grands médias réunis.
02:57– Merci Marguerite Dumont.
02:59– Roland Lescure, le ministre de l'Économie, ce matin dénonçait ceux qui jettent de lui sur le feu.
03:04Amandine Attelaïa, il parlait de qui ?
03:06– Il parle des oppositions notamment, c'est-à-dire…
03:09– Jean-Luc Mélenchon qui appelle à manifester le 17 par exemple ?
03:12– Oui, tout à fait, parce que Fabien Roussel a demandé à ce que les Français du Parti communiste
03:17descendent sur les ronds-points.
03:18Olivier Faure du Parti socialiste a dit qu'il serait aux côtés des manifestants s'ils y allaient.
03:22Jean-Luc Mélenchon les appelle aussi à se joindre à la lutte.
03:26Et il propose des mesures qui sont beaucoup plus radicales d'ailleurs de ce côté-là de l'échiquier politique.
03:31Jean-Luc Mélenchon par exemple veut un plafonnement assez bas des prix de l'essence et du diesel.
03:37Et de l'autre côté de l'échiquier politique, il s'en prend aussi, mais ça c'est pas nouveau,
03:41à Marine Le Pen qui elle veut une baisse des taxes.
03:44Et sa proposition après tout, alors est-il lusoire en France parce que nous n'avons pas les moyens,
03:49mais s'applique, vous le disiez tout à l'heure, à l'étranger par exemple en Espagne.
03:52– Oui mais alors Jean-Pierre Mercier, les gilets jaunes, c'était pas les politiques qui étaient derrière.
03:56D'ailleurs les politiques sont venues longtemps après, ni les syndicalistes.
03:59C'était un mouvement citoyen qui était parti comme ça sur les ronds-points, relayé beaucoup sur Facebook.
04:03Là, dès le départ, si c'est Mélenchon, Olivier Faure qui n'a pas à manifester, vous êtes sûr que
04:07ça va fonctionner ?
04:08– Je sais pas si ça va fonctionner parce que je sais pas si ça fonctionne.
04:12Vous savez, le mouvement social, il fonctionne pas forcément sur des dates anniversaires,
04:16c'est plus compliqué que ça, c'est pas mécanique.
04:19En tout cas, ce que je sais, c'est que c'est de plus en plus dur,
04:23quand on travaille ou quand on est retraité, de vivre, simplement de vivre.
04:27Et on en est quasiment pour beaucoup, beaucoup d'entre nous, de travailleurs et de retraités, de survivre.
04:35Là, il va y avoir l'hiver qui va arriver, il va falloir faire le plein de la cuve à
04:39fioul,
04:41le gaz va augmenter, l'électricité va augmenter, ils vont nous saigner, on va se faire saigner à blanc.
04:47– Alors, gilet jaune ou pas gilet jaune, je ne sais pas.
04:50Ce dont je suis convaincu, c'est que ce qui a manqué au mouvement des gilets jaunes,
04:55c'est que cette contestation légitime et populaire, elle n'est pas entrée dans les entreprises.
05:02Elle n'a pas fait son entrée dans les entreprises là où c'est le cœur de la bête,
05:05là où se fabriquent les profits, les bénéfices, les dividendes.
05:09– Oui, la grève générale.
05:10– Je sais que quand je dis ça, à droite, c'est…
05:14– Mais il va falloir qu'il se fasse à cette idée que le monde du travail,
05:19il doit reprendre confiance dans sa force collective,
05:22et il n'y a que cette solution qui pourra nous protéger
05:26de se faire saigner par des gouvernements successifs et quels qu'ils soient.
05:30– Monsieur Mercier, comment vous pouvez parler aussi gravement
05:33des gens qui font travailler notre économie ?
05:36Quand vous êtes un boulanger, quand vous êtes un boucher…
05:39– Mais je ne parle pas de cela, moi je parle des actionnaires.
05:42Ceux qui viennent se prendre, 105 milliards dans la poche pour l'année 2025.
05:47– D'abord, juste laissez-moi parler.
05:48Aujourd'hui, le cœur de la bête, ce que vous appelez la bête
05:51avec un terme quasiment diabolique, c'est les TPE de notre société.
05:55Vous savez que en France, 95% des entreprises, ce sont des TPE.
06:00Donc arrêtez d'assimiler des petits patrons avec des actionnaires, des dividendes.
06:05– Justement, écoutez-moi, je ne les asimile pas.
06:08Dès que je parle du 440, vous vous parlez petits boulangers.
06:12Parce que justement, vous voulez cacher ces milliardaires qui se sont multipliés.
06:17– Non, je ne veux pas cacher les milliardaires.
06:19– Comment vous expliquez qu'il y a de plus en plus de milliardaires en France
06:21et qu'on est de plus en plus pauvres ?
06:23– Je précise, vous avez dit, il faut que les gilets jaunes
06:26ou en tout cas le mouvement social rentrent dans les entreprises.
06:28Je vous dis, c'est un scandale que de dire ça.
06:31Parce que le boulanger, oui, rigolez.
06:32– Et j'en suis fier de la firmer. – Ah oui, donc vous voulez que les gilets jaunes
06:36rentrent chez les boulangers qui emploient un ou un ou deux salariés ?
06:39– Allez, ressasser, arrondir le même disque.
06:41– Non, mais retirez ce que vous venez de dire.
06:42Mais parce que c'est grave de dire ça, parce que sinon…
06:44– Mais bien sûr que non, ce n'est pas grave.
06:45C'est vital de dire ça.
06:47C'est vital aujourd'hui de dire ça.
06:48– Vous travaillez où, monsieur ?
06:49Où est-ce que vous travaillez ?
06:50– Je travaille à Stellantis et vous le savez extrêmement bien.
06:52– C'est grâce à ça que vous êtes payé, monsieur.
06:54Et c'est grâce à Stellantis qu'aujourd'hui, vous êtes en capacité
06:56de venir sur les plateaux, faire des leçons en parlant de bêtes.
06:59Donc arrêtez de remettre en cause ceux qui font tourner notre économie
07:02et d'avoir une vision…
07:03– C'est nous qui l'avons tournée.
07:05C'est nous qui fabriquons votre voiture.
07:07C'est des travailleurs qui fabriquons votre costume.
07:11– Monsieur, arrêtez de hurler.
07:12Créez votre boîte.
07:13Si c'est vous qui faites tourner l'économie,
07:15vous ne faites pas tourner seul l'économie.
07:17Il y a…
07:18– Combien de…
07:19– Combien de…
07:21– Est-ce que je peux juste en placer ?
07:22– Mais je vous réponds là-dessus.
07:23– Non, il termine et puis vous répondez Jean-Pierre.
07:25– Non, ce n'est pas possible.
07:26Vous vous souvenez de Marx, il y a le capital…
07:27Je vous fais un cours de marxisme en deux secondes.
07:29– Allez-y, essayez, essayez.
07:30– Il y a le capital et le travail.
07:32Vous, vous oubliez tout le temps le capital.
07:34Je vous dis juste que pour des petites entreprises,
07:39arrêtez de dire il faut investir les entreprises
07:40parce qu'aujourd'hui, vous avez une vague de faillite
07:43de 75 000 TPE.
07:44– Justement.
07:45– Et vous ne pouvez pas continuer à demander
07:46des augmentations médicules.
07:47– Parlons des TPE, si vous le permettez.
07:48On parlait des TPE parce que…
07:49– Mais vous m'aviez…
07:50– Vous êtes engagé à ce que je réponde.
07:52– Pascal Lajonias qui est gérant de Calout TPE,
07:54c'est une entreprise de travaux publics dans le Morbihan.
07:57Bonsoir M. Lajonias.
07:58Parce que si vous êtes avec nous,
08:00c'est parce que le corollaire de la crise aussi,
08:02c'est le vol des carburants.
08:03Et vous, on vous a volé combien de milliers de litres de carburant,
08:07M. Lajonias ?
08:09– Bonjour à tous déjà.
08:10Nous, c'est régulier, c'est toutes les semaines.
08:14Tous les…
08:15Oui, c'est une fois par semaine actuellement.
08:18Mes collaborateurs arrivent sur les chantiers
08:20avec des réservoirs vides.
08:22Donc on en a un peu ras-le-bol de tout ça.
08:25– Et comment s'organise ce vol de carburant ?
08:27Comment ça se passe ?
08:28– C'est fait la nuit, le plus souvent.
08:32Des personnes malheureusement mal intentionnées
08:36qui viennent dérober du carburant dans les réservoirs.
08:40Ils sont équipés de matériel approprié.
08:43– C'est quoi ?
08:44– Et puis voilà.
08:45– C'est quoi, ils siphonnent, c'est ça ?
08:47Ils siphonnent, ils mettent ça dans des géricades ?
08:49– Oui, ils ont des systèmes pour siphonner les réservoirs.
08:54– Il n'y a pas moyen de protéger vos véhicules,
08:56de les sécuriser ?
08:58– Les sécurités sur les machines de travaux publics,
09:01c'est les bouchons sur les réservoirs.
09:03Donc actuellement, nous ne les formons plus
09:04parce qu'un bouchon, ça coûte très très cher à l'achat.
09:07Et à côté de ça, quand on les sécurise,
09:11ils nous défendent les réservoirs avec des pieds de biche.
09:16Donc c'est un dommage, les réservoirs.
09:18Donc ça nous coûte beaucoup plus cher.
09:20Donc mes collaborateurs, on consigne de ne pas les fermer à clé.
09:23Donc voilà, c'est un ras-le-bol général de tout ça.
09:26– Ils partent où ?
09:26C'est quoi ? On arrive à les attraper, ces voleurs ?
09:30Et ils partent où, l'essence ?
09:31– Je pense que nos amis gendarmes,
09:34s'ils avaient plus de moyens,
09:36ils iraient jusqu'au bout de leurs enquêtes.
09:38Je ne vais pas rentrer dans la politique,
09:40mais je pense qu'il va falloir qu'on leur donne les moyens.
09:44Et voilà, même si je peux vous dire,
09:46des fois, on a des caméras sur des chantiers,
09:48on les filme, on sait où ils sont.
09:51Malheureusement, ces gendarmes-là ne peuvent pas aller
09:52dans les endroits où on peut les retrouver.
09:56– Mais Pascal Ajonias, parce que là vous parliez des vols de carburant,
09:59mais vous avez entendu, je vous voyais,
10:01vous écoutiez toute la discussion justement sur les difficultés économiques.
10:04Vous êtes dans une entreprise de BTP, vous aussi, aujourd'hui.
10:09– J'ai 20 collaborateurs au sein de l'entreprise.
10:11– Voilà, quelle est la situation économique pour vous en ce moment,
10:15en plus des vols, malheureusement ?
10:18– C'est très compliqué, avec le coût du carburant,
10:21les marchés qui ne sont pas en phase avec le marché,
10:25c'est très compliqué.
10:27– Vous avez une visibilité là, dans le secteur,
10:31ou pas justement sur le carnet de commandes ?
10:33– Non, jusqu'à la fin de l'année, ça ira,
10:34mais les carnet de commandes commencent à s'épuiser.
10:38Donc ça devient compliqué.
10:40J'ai mes collaborateurs de la CPME qui ont alerté les pouvoirs publics,
10:44mais rien ne bouge, rien ne bouge.
10:47Je pense que tant que les élections n'auront pas eu lieu,
10:50on ne fera pas de bon miracle.
10:53– D'accord, merci Pascal Ajonias,
10:55merci d'avoir été avec nous.
10:59– Merci, la suite des réjouissances maintenant, c'est…
11:04– On est au siège des Républicains, avec Samy Sachy,
11:07qui va effectivement relayer ce que Bruno Retailleau souhaite faire
11:10s'il était au pouvoir pour enrayer cette crise des carburants.
11:13– Bonsoir Samy.
11:16– Oui, bonsoir Olivier.
11:18Alors Bruno Retailleau, vous savez, on a à l'heure des promesses de campagne.
11:20Lui promet de rendre du pouvoir d'achat aux Français
11:23sans un euro de dette en plus dans les comptes de l'État.
11:26C'est dire, alors deux vraiment mesures principales
11:30qu'il faut mentionner et qu'il a expliquées.
11:31D'abord, s'attaquer au prix des carburants.
11:33Lui, il veut supprimer ce qu'on appelle la C2E.
11:36C'est une taxe qui représente 15 à 17 centimes par litre d'essence.
11:40Ça fait 8 à 9 euros par plein.
11:43Et cette taxe, selon Bruno Retailleau, ne transite pas par les comptes de l'État.
11:46Ce qui veut dire que ça n'en plus sera pas le budget de l'État.
11:48Et puis, l'autre axe important, selon Bruno Retailleau, c'est le prix du logement.
11:52Alors là, c'est mesures radicales.
11:54C'est transformer les bureaux qui sont vacants en logement,
11:57faire voler toute une série de normes pour construire deux fois plus vite
12:00ces logements et justement rendre du pouvoir d'achat aux Français.
12:03Écoutez justement l'ancien ministre de l'Intérieur.
12:06La solution du blocage des prix, comme le propose Jean-Luc Mélenchon,
12:11c'est tout simplement la pénurie assurée.
12:14Ça a été tenté dans d'autres pays avec à chaque fois les mêmes effets.
12:18La pénurie est en réalité les plus modestes qui sont mises à contribution.
12:24Baisser massivement les taxes sans un seul euro de financement,
12:28comme le premier Marine Le Pen, c'est là la crise financière assurée.
12:34Il n'y a plus de sous dans les caisses.
12:37Vous l'avez entendu, Bruno Retailleau qui s'en est pris en tout cas à ses adversaires.
12:42Et Jean-Luc Mélenchon qui l'a comparé à nouveau à la fée clochette.
12:45Il l'a dit tout à l'heure en direct avec nous.
12:48Le blocage des prix qui entraînerait un coût de 330 milliards d'euros.
12:51Et la baisse de la TVA pour Marine Le Pen, ça, ça serait 15 milliards d'euros.
12:56Et pour lui, l'État n'a tout simplement pas les moyens.
12:59Voilà, Samy Sifaxi et Lénie Bokomi devant le siège des Républicains.
13:03Là où se trouve Bruno Retailleau.
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