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  • il y a 20 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver ce soir en direct pour ce BFM Grand
00:03Soir
00:03avec effectivement d'emblée le premier événement de la soirée de débat entre deux potentiels candidats à l'élection présidentielle.
00:10Débat dans une seconde entre Dominique de Villepin et François Ruffin.
00:14C'est organisé par Libération en partenariat avec BFM TV et Marc Fauvel fait partie des arbitres de ce débat.
00:20C'est parti.
00:22François Ruffin, Dominique de Villepin, vous êtes candidat ou quasi candidat aujourd'hui.
00:28Dominique de Villepin, vous venez de la droite, mais vous êtes selon la formule désormais acquise l'homme de droite
00:35préféré de la gauche.
00:36François Ruffin, vous venez de la gauche et vous êtes toujours à gauche, mais une partie de la gauche...
00:42Quand on prône le CNR, on prône le dépassement.
00:45Mais une partie de la gauche vous reproche parfois d'être de droite. Ça vous fait peut-être des points
00:49communs.
00:49Vous prenez tous les deux le dépassement des clivages pour remettre la France à flot.
00:54au dépassement des clivages. Vous en appelez même à l'esprit de la résistance et au Conseil national de la
00:59résistance.
01:00C'est pas rien. On va en parler dans un instant. Ma question est très simple.
01:03Est-ce que vous pourriez travailler l'un avec l'autre ? Dominique de Villepin.
01:08– Alors oui, et je m'entraîne tous les jours. – Sans langue de voix.
01:10– Oui. Oui, et je m'entraîne tous les jours. Je ne revets pas mon petit tutu rose pour m
01:19'entraîner à la barre et me préparer à faire le grand écart.
01:23– On a l'image. – Mais je crois qu'il n'y a pas de politique sans capacité à
01:30réconcilier et à se soumettre à une règle.
01:35Moi, je suis un ardent défenseur de la règle républicaine. Une règle qui est complètement oubliée par la politique à
01:42droite et à gauche.
01:44L'intérêt général. Il y a un intérêt à défendre en France aujourd'hui si l'on veut que le
01:50train fou de l'histoire ne déraille pas dans les bras du Rassemblement national.
01:55– Je vous propose qu'on demande à l'autre parti. Est-ce que vous aussi, François Ruffin, vous pourriez,
02:02sans rentrer dans les conditions,
02:03je ne vous demande pas si ce serait derrière Dominique de Villepin, devant un côté, qui serait le Premier ministre
02:09de l'autre,
02:09mais est-ce que vous pourriez faire un bout de chemin ensemble ?
02:11– On est dans une salle des mariages, c'est notre premier rendez-vous Tinder.
02:15– Je ne suis pas mère.
02:16– Il paraît que c'est dans cette salle qu'a été prononcé le premier mariage de même sexe.
02:22C'était un petit détail.
02:23– Ah, un petit pax.
02:25– Je ne sais pas si vous avez déjà préparé le pax, mais disons qu'on se renifle.
02:30Moi, je...
02:31– Je...
02:36– Je n'aurai pas ça comme ça.
02:39– Non, mais la métaphore canine est très parlante.
02:45– Je pense qu'il y a à la fois un diagnostic partagé et un horizon qui a des points
02:53communs.
02:53Le diagnostic partagé, c'est sur les défis que la France a affrontés.
02:59Le défi productif, pas de grand pays sans grande industrie et sans une agriculture qui assure son autonomie.
03:04Le défi démographique, on a de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper.
03:09Et le défi climatique, et on est ici à l'Académie du climat,
03:12qui suppose d'à peu près tout transformer, les logements, les déplacements, l'industrie, l'énergie, la culture, l'agriculture.
03:20– L'horizon commun, c'est faire France ensemble.
03:24C'est...
03:26Il y a un an, je publiais un papier sur maintenant, peut-être qu'il faut passer du Front populaire
03:31au CNR,
03:32le Conseil national de la résistance.
03:33– Conseil national de la résistance, 43, les gaullistes, les communistes, et pas qu'eux, à la même table.
03:38– Et avec un moment... Quel était ce moment ?
03:43C'était le moment où la France était rasée.
03:48Plus de ponts, plus de routes, les bâtiments dévastés, mon coin abattu.
03:56C'était un moment aussi d'une faillite des élites qui avait trahi.
04:02– L'étrange défaite.
04:03– L'étrange défaite.
04:04– Vous savez, quand Emmanuel Macron a amené Marc Bloch au Panthéon,
04:08je me disais, c'est quand même le président de l'étrange défaite
04:11qui fait entrer au Panthéon l'homme de l'étrange défaite.
04:14Parce que là, c'est l'homme qui, tranquillement, par résignation,
04:19comme on glisse sur la pente du pire, amène Marine Le Pen à l'Élysée.
04:23Et sur le défi climatique, nous n'avons rien essayé.
04:27Rien n'est essayé.
04:29Et je suis...
04:30D'abord, on ne s'est pas ennuyé ce soir.
04:33– Non, mais c'est un truc.
04:35La politique, ça peut être tellement gros mots ou non.
04:37– Je vous prends un mot sur le Conseil national de la résistance.
04:39Parce que vous aussi, Dominique de Villepin,
04:41vous dites qu'il faut un Conseil national de la résistance.
04:43Et ne vous vexez pas, mais c'est un peu tarte à la crème.
04:48De dire on doit...
04:49– Attendez, attendez, attendez, j'en suis pas venu à ma question.
04:53Qui vous mettez autour de la table ?
04:54Et qui n'est pas invité ?
04:56C'est ça ma question.
04:57– Il n'y avait pas tout le monde au Conseil national de la résistance.
04:59– Est-ce que...
05:00C'est important de savoir avec qui on veut reconstruire la France.
05:03Est-ce que vous invitez les insoumis ?
05:05Est-ce que vous invitez le RN ?
05:07Ou est-ce que vous vous arrêtez ?
05:09À vous.
05:12– Alors, ils étaient...
05:13– Prenez votre temps pour répondre.
05:14– Ils étaient 17 autour de la table,
05:17au CNR, au 48 rue du Four.
05:2017, Jean Moulin qui organise, et là, il y a des syndicalistes, des partis politiques, et il y a, on
05:29l'oublie parfois, les mouvements de résistance.
05:30– Il n'y a pas tous les partis politiques ?
05:32– Il n'y a pas tous les partis politiques, c'est vrai.
05:34Enfin, disons qu'il y a des communistes...
05:35– Il n'y a pas le collègue de l'Orague ?
05:36– Il n'y a pas l'extrême droite.
05:38– Non, mais il y a des communistes gaullistes, ce qui fait une belle brochette et qui nous offre, à
05:43mon sens, la référence des communistes aux gaullistes.
05:48– Je pense que déjà, on a une belle partie de l'essicier politique.
05:52Mais, qu'est-ce qui se passe ce jour-là ?
05:57Il y a un sacrifice qui est fait.
05:59Il n'y a pas d'acte historique sans sacrifice.
06:02La nuit du 4 août, il y a un sacrifice.
06:04Quand le vicomte de Noaille monte pour prendre la parole,
06:07certes, c'était un Jean-Santerre, c'était un cadet,
06:10mais quand il dit, on va mettre fin aux privilèges des personnes et des biens,
06:16il y a le Duc d'Aiguillon qui vient derrière, qui, lui, est beaucoup plus riche,
06:18et qui fait la même démarche, même s'ils feront racheter les biens en question.
06:25Mais il y a un sacrifice.
06:27Et, au CNR, il y a un sacrifice, qui est d'abord fait par les résistants.
06:31Parce que les résistants, à juste titre, ils pouvaient penser que les partis politiques et les syndicalistes,
06:35ils avaient failli dans l'étrange défaite.
06:38Et les résistants, c'est eux qui acceptent, pour ainsi dire,
06:43de céder le bâton aux partis politiques, aux syndicats,
06:46à tous ceux qui prendront le pouvoir à la libération.
06:49C'est dire qu'il n'y a pas de grandeur sans renoncement.
06:52Il n'y a pas d'histoire sans sacrifice.
06:55Et c'est cela qui fait qu'à un moment donné, on sait qu'il se passe quelque chose.
07:00Parce que discuter, gentil gentil, ami ami,
07:04et se dire, qui a gagné ce soir, je m'en suis plutôt bien tiré.
07:09J'ai marqué un point, on me connaît un peu plus partout en France.
07:11Ce n'est pas 6 %, c'est 8 %.
07:13Ça, c'est du calcul.
07:16On arrive à un moment de notre histoire
07:19où il faut avancer sans calcul, en prenant tous les risques.
07:23Personne ne sait qui sera encore vivant à l'heure de la victoire,
07:27c'est-à-dire en mai prochain.
07:29Peut-être que l'un d'entre nous aura pris une balle entre les deux yeux.
07:32C'est ça, la politique.
07:33Mais, nous savons...
07:35— Pourquoi vous dites ça ?
07:36— Parce que c'est la vérité des campagnes présidentielles.
07:39— La politique.
07:40— Bien sûr.
07:41— Non, non, je préfère être clair.
07:43— Je vais vous dire, politique ou autre,
07:44si j'en crois les menaces que j'ai subies depuis maintenant, depuis 2023,
07:49tout est possible quand vous vous engagez en politique.
07:51Vous prenez un risque et vous faites un sacrifice.
07:53Et pas seulement vous, vous et votre famille.
07:55Donc moi, je ne suis pas là ce soir en me disant
07:58« Qu'est-ce que je gagne ? »
07:59J'ai la chance d'avoir créé un parti où tous ceux qui sont avec moi
08:02ne se posent pas la question de « Qu'est-ce que je gagne ? »
08:05Qu'est-ce qu'il y a pour moi ?
08:05Combien de places ? Combien de ministres ?
08:07Et on voit bien que toute la classe politique est en train de jouer,
08:11non pas l'élection présidentielle.
08:13Ils ont tous compris ou acquis que Marine Le Pen allait gagner.
08:18Ils jouent les places pour les prochaines législatives
08:20et puis les autres élections.
08:22Moi, je refuse cette fatalité-là.
08:25Et le prix qu'il faut payer, eh bien il faut le payer.
08:28Et c'est là où l'intérêt général l'emporte.
08:31Et c'est là où la politique, moi qui n'ai jamais été élue,
08:35j'en ai retenu une chose.
08:36C'est celle de notre histoire.
08:38C'est qu'à un moment donné, la politique, ça se paye content.
08:41Ça se paye avec le prix d'une vie, le prix d'un engagement.
08:45Si on n'est pas capable de faire ça,
08:47aujourd'hui, il faut faire autre chose.
08:49Parce qu'aujourd'hui, c'est l'histoire avec un grand H qui s'écrit,
08:52pas avec un petit H et pas avec des bonbons acidulés
08:56et quelques bravos dans une salle.
09:00Qu'est-ce que vous êtes prêts à sacrifier ?
09:01Je vous parlais de sacrifice.
09:03Qu'est-ce que vous êtes prêts à sacrifier, vous ?
09:06Moi, je suis prêt à sacrifier toutes les ambitions,
09:11tous les rôles qui permettront à la France de gagner.
09:14Je ne suis pas là pour savoir ce que je vais avoir pour moi.
09:17Je m'en fous. Je m'en fous.
09:19Alors vous me direz, c'est facile, il a 72 ans,
09:21il n'a qu'à attendre et puis...
09:23On n'a rien dit, hein ?
09:23Voilà.
09:24On ne serait pas permis.
09:25Bon, mais vous l'avez pensé. Non.
09:27En tout cas, moi, je vous dis que tout ce que j'ai appris de la politique,
09:30c'est qu'à un moment donné, il fallait être capable de jouer
09:36avec ce que l'on est et de risquer ce que l'on est.
09:39Parce que c'est ça, l'histoire.
09:40En 1943, effectivement, Jean Moulin, en 1945, il n'est plus là.
09:45Bon, Brossolette, il n'est plus là.
09:47Et par contre, les partis politiques, ils sont encore là.
09:50Personne risque sa vie, là.
09:51Mais c'est que je vous dis, monsieur...
09:56Là, vous êtes en train de... On a l'impression...
09:58Mais oui, mais est-ce que c'est...
09:59Alors, peut-être que vous allez me démontrer...
10:01Non, mais parce que vous êtes journaliste.
10:03Vous êtes journaliste.
10:04C'est mon défaut.
10:04Et vous ne voyez pas...
10:05Vous ne voyez pas ce que les hommes politiques...
10:07Ici, et les femmes politiques dans notre pays...
10:09C'est moi qui vous posez la question.
10:10Oui, mais j'ai compris votre question.
10:11Je sais ce que les hommes politiques et les femmes politiques,
10:15et parfois les journalistes, payent.
10:16Ça arrive.
10:17Est-ce que vous êtes en train de dire que vous sacrifiez tout ce que vous avez maintenant ?
10:23Votre carrière, une belle carrière...
10:25Mais une carrière, des intérêts...
10:27Moi, je ne fais pas mes propositions fiscales
10:30en fonction de la constitution de mon patrimoine.
10:32C'est pas mon sujet.
10:33François Ruffin est député de celui car...
10:34Il a moins à sacrifier que vous.
10:37Vous nous dites que vous sacrifiez beaucoup de choses...
10:39Pour vous présenter, c'est ça ?
10:40Pour être président ?
10:41Non, je sacrifie parce que je crois que...
10:43Vous pourriez ne pas être président ?
10:45Parce que je crois que l'intérêt général mérite à un moment donné
10:48qu'on ne se mette pas au premier rang.
10:50On n'est pas là pour soi.
10:52Voilà.
10:52Oui, d'accord.
10:53Donc je n'ai pas...
10:54Moi, je vois bien ce que Jean Moulin a sacrifié.
10:55Je n'ai pas dans ma démarche ce soir d'ambition personnelle.
10:57Je n'ai pas de calcul stratégique
11:00pour savoir qui sera en haut de l'affiche.
11:02Charles Azinvour a tout dit là-dessus.
11:05Et donc, c'est pas une question de calcul.
11:07Je pense qu'il y a quelque chose...
11:07Je vous propose qu'on laisse Jean Moulin de côté
11:09quelques minutes, qu'on revienne en 2026
11:13à cette idée de CNR bis.
11:16Même question, François Ruffin.
11:18Pour refonder la France,
11:20pour éviter ce que vous disiez tout à l'heure
11:22avec Dominique de Villepin,
11:23l'arrivée des extrêmes à l'Elysée.
11:25Jusqu'où vous êtes prêts
11:27à dialoguer ?
11:29Qui est autour de la table ?
11:30Pour ne pas que ce soit
11:31la hainienne tarte à la crème de
11:34je suis l'homme du dialogue,
11:35je peux faire du en même temps
11:36et parler aux deux rives.
11:41Reposons le cadre.
11:43Le train de la fatalité
11:44est un train qui, aujourd'hui,
11:46amène Marine Le Pen à l'Elysée.
11:48Donc, comme disait Rouleveld,
11:50il faut essayer quelque chose.
11:52Le peuple ne nous en voudra pas
11:53d'avoir échoué,
11:54mais il nous en voudra
11:55de ne pas avoir essayé.
11:56Donc, on doit essayer.
11:57Et on doit essayer en mettant le bazar.
12:00En ce que chacun reste pas
12:01dans son couloir.
12:03les cocos, les écolos,
12:05voilà, chacun
12:06avec son petit pourcentage.
12:08Moi, ça ne m'intéresse pas.
12:09Je le dis.
12:09Je note que comme Dominique de Villepin,
12:10vous vous arrêtez,
12:11je reprends vos mots,
12:12aux cocos.
12:12Ça s'arrête là.
12:14Oui, ça a son importance.
12:15Je vais vous dire,
12:16moi, je ne pense pas comme ça.
12:17Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui,
12:19c'est une ligue des dérailleurs.
12:20Ceux qui veulent faire dérailler le train.
12:23Mais je pense aujourd'hui plus...
12:26Je pense plus aujourd'hui
12:28à des figures
12:30qui se sont détachées.
12:31Alors évidemment,
12:31Fabien Roussel est le bienvenu.
12:33Les communistes étaient là
12:34en 1943.
12:35Et je le dirais,
12:36Fabien reste pas dans ton coin.
12:36Dominique de Villepin à Kies.
12:37On continue.
12:39Mais au-delà de ça,
12:40mais je n'ai pas envie
12:42de faire une liste de noms,
12:43mais un Jean-Marc...
12:44Si vous êtes trois à table,
12:44un Jean-Marc Jancovici...
12:45Un Jean-Marc Jancovici
12:47sur la question du climat,
12:48il a besoin d'être là.
12:49Dominique de Villepin à Kies.
12:50Une Natasha Polony,
12:52sur la question de la souveraineté,
12:54elle a besoin d'être là.
12:55Un Thomas Piketty
12:56sur la question de la fiscalité,
12:58il a besoin d'être là.
12:59Jean-Luc Mélenchon...
13:00Un Julia Cagé
13:01sur la question de la démocratie
13:03a besoin d'être là.
13:04Donc voilà.
13:05Je pense qu'aujourd'hui,
13:06il y a des figures
13:07qui se disent
13:07qu'on a besoin de secouer le truc.
13:09Et en fait,
13:10il y a un profond désir de ça.
13:11Chez les Français,
13:12je sens un désir d'autre chose.
13:13Alors ils ne savent pas quoi.
13:15Mais il y a le désir
13:16de secouer ce bazar-là.
13:18Je note qu'il y a
13:19beaucoup de personnalités de gauche
13:20dans les noms que vous venez de citer.
13:22Est-ce que vous pouvez en citer
13:23qui sont de l'autre rive ?
13:24Mais je dirais
13:24que c'est à Dominique de Villepin
13:25de nous aider
13:26à l'amener au tour de la table.
13:28Ça s'appelle refiler le ballon.
13:29Là,
13:32on fait une liste.
13:33C'est vous qui êtes parti
13:34dans la liste tout seul.
13:35J'ai demandé un nom.
13:35C'est vous qui l'avez demandé,
13:36M. Fauvel.
13:37Elle ne fait pas l'hypocrite.
13:37Nous, on n'a pas fait l'hypocrite
13:38pendant la soirée,
13:39alors ne commencez pas.
13:40M. Fauvel,
13:40c'est...
13:42Il vous a chargé de la mission.
13:43Je veux dire un mot.
13:44Il faut que quand même...
13:47Le Conseil national de la résistance,
13:48sans repartir de ça,
13:49mais ce n'est pas juste
13:50un barrage républicain
13:52où on se met ensemble
13:52pour barrer la route
13:53à l'extrême droite.
13:54C'est un projet,
13:55c'est un horizon.
13:55Donc il faut quand même
13:56qu'il y ait un horizon
13:57qui soit partagé.
13:58Je le résume en un mot,
13:59moi, c'est protéger.
14:01Il y a un devoir aujourd'hui
14:02de protéger les Français,
14:04de protéger les Français
14:05sur leur niveau-dit,
14:06de protéger les Français
14:07sur leur emploi,
14:08de protéger les Français
14:09face au changement climatique,
14:11ce devoir de protéger.
14:12Et je mets trois piliers.
14:14Je mets la réparation écologique,
14:16je mets la justice fiscale,
14:19je mets la souveraineté nationale.
14:21J'aurais tendance même
14:24à y mettre des mesures
14:25en se disant que le but,
14:26c'est quoi ?
14:27Ce n'est pas d'avoir des trucs
14:28qui passent à 51%.
14:29C'est qu'aujourd'hui,
14:30il y a des mesures
14:31qui, au fond,
14:31sont assez consensuales.
14:32Ou on peut les embarquer
14:34où il y a 80%.
14:35Moi, ce que je reportais plus
14:37à Emmanuel Macron
14:38quand il a fait
14:38la réforme des retraites,
14:40c'est évidemment,
14:41il y a la cause sociale.
14:42Mais à ce moment-là,
14:44où le peuple français
14:46a traversé la crise Covid,
14:47la crise des Gilets jaunes,
14:49la guerre en Ukraine,
14:50on lui met en péril
14:51l'unité de la nation
14:52en prenant une mesure
14:54contre tous les syndicats unis,
14:56contre 40% des salariés
14:58et vraisemblablement
14:59contre une majorité à l'Assemblée.
15:00Donc il faut chercher
15:01quelles sont les mesures
15:02aujourd'hui
15:03qui vont retrouver
15:05un large assentiment,
15:06qui ne vont pas être
15:07le parti du déchirement national
15:08parce que le rassemblement national,
15:10ce n'est pas le rassemblement national,
15:12c'est le déchirement national.
15:13Et il faut chercher
15:14comment on peut rassembler
15:15le plus large possible.
15:17Mais si je dis
15:17indexation des salaires
15:18sur l'inflation,
15:19aujourd'hui,
15:19c'est 80% des Français
15:21qui sont pour.
15:21Si je dis référentum
15:23d'initiative citoyenne,
15:24c'est 80% des Français
15:25qui sont pour.
15:26Si on dit
15:27retour d'un impôt de solidarité
15:29sur la fortune,
15:29c'est 80% des Français
15:31qui sont pour.
15:31Donc il y a des mesures
15:33comme ça
15:33qui peuvent embarquer,
15:35renouer la confiance,
15:36faire qu'on se remette
15:37en marche.
15:38Alors bon,
15:39il n'a pas tout préempté quand même.
15:40On a le droit de dire
15:40en même temps
15:41et en marche.
15:41Mais faire France
15:43ensemble vers un horizon.
15:44Je me rappelle quelque chose
15:45mais je ne sais pas quoi.
15:46Dominique de Villepin,
15:47vous avez eu 2 minutes 30
15:50pour nous dire
15:51avec qui vous pourriez
15:52faire ce bout de chemin.
15:54François Ruffin
15:54a eu cette expression
15:55tout à l'heure
15:55en disant
15:56lui et moi,
15:56on se renifle.
15:57En ce moment,
15:58il a donné quelques noms
15:59de ces personnalités
16:00qui pourraient réfléchir ensemble.
16:02Il faudra m'expliquer ensuite
16:03si c'est avant,
16:04après l'élection,
16:04ce que ça pourrait être.
16:05Ce qui est très embarrassant,
16:06c'est de citer des noms
16:07de personnes avec lesquelles
16:09on dialogue.
16:10Non, si, si,
16:11avec lesquelles on parle
16:12mais de les jeter en pâture
16:14et donc de les embarrasser
16:15et de les gêner.
16:16Je pourrais vous citer
16:17un certain nombre
16:18de membres
16:19et de figures
16:19des Républicains
16:20avec lesquels j'ai travaillé,
16:22des gens comme Jean-Louis Borloo
16:24dans les partis centristes
16:26et beaucoup d'autres.
16:28Beaucoup de figures
16:29du monde syndical
16:31qui ont aussi été
16:32des figures
16:33qui ont rassemblé
16:34les Français
16:34et auxquelles les Français
16:36font confiance.
16:37Donc je crois qu'il y a
16:37dans la société civile,
16:39dans le monde politique,
16:40à droite, à gauche,
16:41au centre,
16:43il y a des énergies
16:44qui sont prêtes
16:44à se mobiliser.
16:46Le drame,
16:47c'est que notre système
16:49est aujourd'hui dominé
16:50par les partis politiques
16:50et par l'esprit de boutique.
16:51Donc chacun voit
16:53ce qu'il peut gagner
16:54dans la perspective
16:55des élections présidentielles
16:56et des législatives derrière
16:58qu'elle est sur le petit réchaud,
17:00la tambouille
17:01qu'on peut préparer
17:01et qui permettra
17:02de survivre
17:03jusqu'aux prochaines élections.
17:04Ce n'est pas ma démarche
17:06parce que je crois
17:07que nous sommes
17:07dans un double moment central.
17:11Premièrement,
17:11parce qu'il y a
17:13ce risque du RN,
17:14mais cela ne suffit pas.
17:15Nous sommes dans un moment
17:16de transformation du monde.
17:18Si nous ne prenons pas
17:20le bon train de l'histoire
17:22et non pas le train fou,
17:25nous verrons notre pays
17:26s'effacer
17:28et de l'Europe
17:29et de l'histoire du monde.
17:31Moi, je ne peux pas accepter
17:33le rétrécissement français,
17:35le déclassement des Français
17:36et je prends en compte
17:39la fierté de nos compatriotes.
17:41Ils veulent appartenir
17:42à un pays qui compte
17:43dans le monde.
17:45Pour cela,
17:46je suscris pleinement
17:47au pilier
17:48que met en avant
17:48François Ruffin.
17:50Protéger, bien sûr,
17:51la sécurité,
17:52c'est un élément essentiel.
17:53Il faut le faire
17:54dans le cadre
17:55de quelque chose
17:56qui peut rassembler
17:57très largement les Français.
17:58Je pense que l'ordre républicain
18:00est un mot d'ordre
18:02qui peut rassembler
18:03tous les Français.
18:04Nous sommes dans une société
18:06qui est insécure.
18:07Nous sommes dans une société
18:08où les services publics
18:09ne sont plus à la hauteur
18:10de nos espérances,
18:11où la justice ne répond pas
18:13comme elle devrait,
18:14où la sécurité
18:16de nos forces de l'ordre
18:18n'ont pas toujours les moyens
18:19de faire respecter
18:20cet ordre républicain.
18:21De la même façon,
18:22je pense qu'il y a
18:23un deuxième pilier
18:24et qui est aujourd'hui
18:24la clé,
18:25et c'est pour vous dire
18:26à quel point
18:26j'y attache de l'importance
18:28compte tenu de l'itinéraire
18:29qui a été le mien,
18:30la justice sociale.
18:32On ne fera rien,
18:33et c'est pour cela
18:34que je veux ouvrir
18:35les niches fiscales
18:37et sociales.
18:37Il faut convaincre
18:39les Français
18:40que nous allons
18:41vers plus de justice.
18:44Et pour aller
18:45vers plus de justice,
18:46il faut renoncer
18:46à l'opposité,
18:47il faut renoncer
18:48à la rente,
18:49il faut renoncer
18:49à un certain nombre
18:50de privilèges
18:51qui aujourd'hui
18:53retiennent notre pays.
18:54Et puis,
18:54il faut espérer
18:55pour nos enfants.
18:56Moi,
18:56je n'accepte pas
18:57que mes enfants
18:58aient un avenir
18:58moins bon
18:59que celui
18:59que j'ai pu avoir.
19:00Et donc,
19:01de ce point de vue-là,
19:01le progrès écologique,
19:03la capacité à relever
19:04le défi du progrès économique
19:05à la fois sur le plan
19:06des nouvelles technologies
19:07et sur le plan
19:09d'une croissance
19:09qui pourrait offrir
19:11à la France
19:11un avenir en Europe,
19:12je crois qu'il y a là
19:13des pistes de travail
19:15qui peuvent rassembler
19:16les trois quarts
19:17de l'échiquier politique.
19:18Il nous reste quelques minutes seulement.
19:20Je voudrais vous entendre
19:21tous les deux
19:21sur un mot
19:22qu'on a entendu
19:23ces derniers jours
19:23dans le débat public
19:24qui est le mot
19:24de désobéissance.
19:26En cas de victoire
19:27du Rassemblement national
19:28à l'élection présidentielle,
19:29plusieurs responsables
19:30de gauche
19:30vont essayer de citer
19:31précisément leur mot
19:33pour ne pas qu'il y ait
19:34de mauvaise interprétation.
19:35Marine Tondelier,
19:36la patronne des écologistes,
19:38dit « j'espère
19:39qu'il y aura
19:39des désobéissances ».
19:41Mathilde Panot,
19:42chef de file
19:42des députés insoumis,
19:44dit qu'elle respectera
19:45le résultat des élections
19:46mais qu'elle résistera
19:47de toutes les manières.
19:49Est-ce que,
19:50d'une façon ou d'une autre,
19:52vous considérez
19:52si Marine Le Pen
19:53arrive à l'Élysée
19:55que vous aurez à résister ?
19:59François Ruffin.
20:01François Ruffin.
20:02Moi, je me refuse
20:03à répondre à cette question.
20:05Je me refuse
20:08à me placer
20:10dans cette hypothèse.
20:11Je le dis,
20:15nous essayerons tout
20:16pour faire dérailler
20:17ce train de la fatalité.
20:18S'il ne déraille pas.
20:20Eh bien,
20:20les si,
20:21on verra demain.
20:22D'accord ?
20:22Là, je ne mène pas
20:23la bagarre
20:24pour après-mai prochain.
20:25On me la mène
20:26d'ici là
20:26et pas seulement
20:27pour que le Rassemblement
20:29national n'arrive pas
20:30au pouvoir.
20:31J'entendais
20:31Dominique Vuyepin
20:32qui parlait de sacrifice.
20:33Je veux parler,
20:34je veux avoir
20:36un autre ton
20:36si vous me permettez.
20:38Je veux parler du bonheur.
20:39Que ça ne soit pas seulement
20:40dans une forme
20:41de résistance,
20:42de contre,
20:43de tout ça.
20:43Je pense qu'on a eu
20:44du plaisir ce soir.
20:46Là, il y a de la joie
20:47aussi à faire de la politique
20:49et les Français
20:49ont une grande joie
20:51à faire de la politique.
20:52Mais il faut que
20:54ce qu'on propose aux Français,
20:56ça ne soit pas seulement
20:56un truc de recroqueveillement,
20:58mais une aspiration.
21:00Qu'ils se disent
21:01en 2032,
21:02on vivra mieux.
21:10L'histoire de France
21:11vous a instruit
21:12de ce qu'étaient
21:14les grands rendez-vous
21:16qui étaient
21:17ceux de notre pays.
21:18Et notre pays
21:19n'a pas l'habitude
21:20de se dérober.
21:21Et donc,
21:22l'esprit de résistance,
21:23bien sûr,
21:24dans le cadre de la République,
21:25dans le cadre de la démocratie,
21:26mais ça veut dire aussi
21:28ne pas accepter
21:29que cette République,
21:29elle puisse être dévoyée.
21:31Et nous avons aujourd'hui
21:32des exemples
21:33aux États-Unis,
21:35nous l'avons eu en Hongrie
21:37et dans d'autres pays européens,
21:39des exemples de dévoiement
21:40où la société civile,
21:42la société politique
21:43est étrangement restée inerte.
21:45J'avoue personnellement
21:46que je suis très surpris
21:48de voir à quel point
21:51Donald Trump
21:53vit en absence totale
21:55d'opposition intellectuelle,
21:57politique,
21:58et je trouve ça scandaleux.
21:59j'estime qu'il y a
22:01un devoir
22:02de dire
22:03quand on voit la science
22:04être déboulonnée,
22:05quand on voit les universités
22:06être déboulonnées,
22:07on ne reste pas
22:08sans rien faire.
22:09Moi, je ne peux pas accepter,
22:10par exemple,
22:11que le référendum en France
22:12puisse être dévoyé
22:13et qu'on puisse avoir
22:14toutes sortes de référendums
22:15ou de révision
22:16de la Constitution
22:18pour faire passer
22:19un changement de régime
22:22totalement
22:22en dehors
22:23des règles républicaines.
22:24Et on voit bien
22:26qu'il n'y a pas seulement
22:27aujourd'hui,
22:28dans la contamination
22:28de notre pays,
22:29il n'y a pas seulement
22:30le Rassemblement national.
22:31On voit qu'il y a aujourd'hui,
22:33y compris
22:34chez un certain nombre
22:35de républicains,
22:37des gens qui tiennent
22:38un discours
22:38qui veut flatter
22:41les populismes
22:42et qui marquent
22:43ce dévoiement,
22:44ou en tout cas
22:45ces risques de dévoiement.
22:46Quand on préconise
22:48la suppression
22:48du droit du sol,
22:50des références aussi
22:51fondamentales
22:52pour...
22:53Là, vous faites allusion
22:53à Édouard Philippe.
22:54Par exemple...
22:55À Mayotte.
22:55Mais je pourrais prendre
22:56Gabriel Attal
22:57pour ce qui concerne
22:59la remise en cause
23:00du droit international
23:01ou Bruno Retailleau
23:02pour ce qui concerne
23:03l'État de droit.
23:05On flirte
23:05par démagogie politique.
23:08On estime
23:09à un moment donné
23:10que tout vaut
23:11d'aller gagner
23:12quelques votes.
23:13Moi, j'estime que...
23:14Mais je vous écoute
23:14et je me dis
23:14qu'il y a de moins en moins
23:15de monde autour de la table.
23:16Si vous enlevez...
23:18Vous avez dit
23:19des gaullistes
23:19au coco.
23:21Là, vous venez
23:22d'enlever Gabriel Attal
23:22et Édouard Philippe
23:23et Bruno Retailleau.
23:24La table se vide.
23:25Mais Marc Fommel,
23:26c'est pas les chapeaux
23:27à plumes.
23:27C'est pas les chapeaux
23:28à plumes dont nous parlons.
23:30Excusez-moi,
23:31mais si vous mettez
23:31Gabriel Attal
23:32ou Édouard Philippe
23:32autour de la table,
23:33moi, je suis plus là.
23:34Oui, moi non plus.
23:38Non, mais...
23:42Oui, il y a
23:43erreur de casting.
23:45On ne parle pas
23:46des chapeaux à plumes.
23:46Nous parlons du cœur
23:48de la politique
23:49et du cœur
23:50de la société civile.
23:51C'est pas un nouvel
23:51en même temps.
23:51C'est autre chose.
23:52C'est pas un nouvel
23:52en même temps.
23:53Donc, le milieu huit-main
23:53va devoir choisir
23:54entre Gabriel Attal
23:55et moi, quand même.
23:57Non, plus ça,
23:58quand je pose
23:59le diagnostic
24:00d'une faillite
24:00des élites,
24:01je suis sérieux.
24:02Donc, il nous faut
24:03des gens qui ont fait
24:04finalement une forme
24:05d'autocritique en profondeur,
24:07qui voient la cupidité,
24:09la médiocrité
24:10des élites
24:10qui nous gouvernent
24:11aujourd'hui
24:11et qui disent
24:12on ne va pas s'en sortir
24:13par du bidouillage,
24:14par du rafistolage,
24:15par du ravaudage.
24:17Il faut une grande
24:18remise à plat
24:18dans notre pays.
24:19Ceux qui nous ont menés
24:20à l'impasse
24:21n'ont pas de place
24:22dans ce rassemblement.
24:27Alors, on a cité
24:28Charles Aznavour,
24:29on a cité
24:30Charles Trenet,
24:32on a cité
24:33Baudelaire,
24:34Karl Marx.
24:35On avait évoqué
24:36au début
24:36de cette rencontre
24:38qu'il fallait
24:39qu'il se passe
24:40quelque chose.
24:41Moi, j'ai l'impression
24:42qu'il s'est passé
24:43quelque chose
24:43ce soir.
24:44Je ne sais pas
24:44ce que le public
24:45en pense.
24:46On a pris du plaisir,
24:47c'est vrai,
24:47vous avez raison,
24:48François Ruffin.
24:48Il y a même eu
24:49de la joie,
24:49effectivement.
24:50On n'a pas tout à fait fini,
24:51on a allègrement
24:52dépassé
24:54notre timing,
24:54mais bon,
24:55on l'avait anticipé.
24:58Peut-être,
24:59est-ce qu'il s'est passé
25:00quelque chose ?
25:01Est-ce que vous pouvez
25:01nous le dire ?
25:03Là, on croirait
25:03qu'on est à la fin
25:05d'un date.
25:06Bon, alors,
25:07je lui envoie un SMS
25:08ou pas ?
25:09Comment elle va réagir ?
25:10Enfin, bon.
25:11Non.
25:13Je le redis.
25:14Je pense qu'il y a
25:16un horizon,
25:17enfin, il y a un diagnostic
25:18partagé,
25:19il y a un horizon commun
25:20et il faut se remettre
25:22autour de la table,
25:23il ne faut pas se remettre
25:23autour de la table
25:24tout seul
25:25et avec une arme.
25:26l'arme qui permet
25:28de lever les gens
25:30et de...
25:31C'est l'espoir.
25:32Ce n'est pas de dire
25:33ça va être terrible
25:34et ainsi de suite,
25:34c'est l'espoir.
25:35C'est l'espoir
25:36de vivre mieux
25:36et...
25:38Et c'est pour cela
25:39qu'on esquisse ce soir
25:40et personnellement,
25:42c'est comme ça
25:42que je terminerai.
25:43On esquisse ce soir
25:46sur la possibilité
25:47d'une alternative
25:48à ce qui est
25:50la politique
25:51comme avant.
25:52Aujourd'hui,
25:53nous avons le choix
25:54entre des radicalités
25:55ou la poursuite
25:59du macronisme
25:59sous d'autres formes.
26:01Mais même...
26:02Moi, je refuse
26:03l'impasse.
26:04Oui, même à gauche
26:05parce qu'ils pensent
26:06le système
26:07exactement de la même façon.
26:08C'est les mêmes variables,
26:10c'est les mêmes mesurettes,
26:11rien ne change.
26:12Vous avez vos 0,6
26:13entre vous.
26:15Rassurez-vous.
26:16Et donc,
26:17aujourd'hui,
26:18vous avez raison
26:19de vous tourner vers nous
26:20pour dire
26:20et maintenant,
26:21et moi,
26:22je me tourne vers la salle
26:23et je me tourne
26:24vers les Françaises
26:24et vers les Français,
26:25je me tourne vers les réseaux sociaux,
26:27je me tourne vers le citoyen.
26:28Qu'est-ce que veulent les citoyens ?
26:30Ils veulent qu'on fasse comme avant
26:32ou est-ce qu'ils veulent
26:33que cela change ?
26:34Est-ce qu'ils pensent
26:36qu'on peut faire
26:37de la politique autrement
26:38ou est-ce qu'ils croient
26:39que les jeux sont faits ?
26:42Eh bien,
26:43il est où le bonheur ?
26:44Comme dit Christophe Maé,
26:45on va rajouter Christophe Maé
26:46dans la salle.
26:47Il est où le bonheur ?
26:49Eh bien, le bonheur,
26:49il est dans le combat.
26:50Oui.
26:51Sous-titrage Société Radio-Canada
26:52Merci.
26:52Merci.
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