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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00A 19h, ravi de vous retrouver ce soir pour Face à l'Info.
00:04On commence avec la JT, Mickaël de Santos.
00:07Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:08Importante saisie de drogue en Côte d'Or.
00:10Plus de 230 kg de cocaïne ont été retrouvés dans un camion néerlandais
00:14sur l'autoroute entre Beaune et Dijon.
00:17Le véhicule était censé transporter des vins mousseux depuis l'Espagne.
00:20En 2025, l'office anti-stupéfiant a saisi plus de 84 tonnes de cocaïne en France.
00:26La rédaction de France Inter se dresse contre l'arrivée de Charles Sapin.
00:29Le nouveau directeur adjoint de Valeurs Actuelles est l'un des éditorialistes choisis
00:33pour rejoindre la station le week-end.
00:35Dans une motion adoptée à l'unanimité, le personnel évoque un refus catégorique
00:39car le magazine porte des valeurs non compatibles avec le groupe.
00:43Une grève est même envisagée.
00:44Une colère qui pose question sur le pluralisme au sein de l'audiovisuel public.
00:49Jean-Paul Rapneau est décédé mardi à l'âge de 94 ans.
00:52Autodidacte, scénariste méticuleux, le cinéaste a réalisé un total de 8 films
00:56dont Cyrano de Bergerac en 1990.
00:59Une adaptation avec Gérard Depardieu, devenu l'un de ses plus grands succès.
01:04Et puis en visite dans la bande de Gaza, Benyamin Netanyahou exclut tout retrait de l'armée.
01:08Malgré les pressions américaines, le Premier ministre israélien
01:11peut maintenir les soldats dans les secteurs sous contrôle.
01:13Environ 60% de l'enclave.
01:15Ses objectifs restent les mêmes.
01:17Désarmer le Hamas et démilitariser Gaza.
01:20Et puis enfin en Égypte, un accident de bus a fait 22 morts et 28 blessés.
01:2510 Jordaniens figurent parmi les victimes.
01:26Le drame a eu lieu dans la zone très touristique du Sinaï.
01:30Pour le moment, les causes n'ont pas encore été dévoilées.
01:32Merci à beaucoup mon cher Mickaël.
01:36Au sommaire ce soir, Dominique de Villepin veut faire entrer un tirailleur sénégalais au Panthéon,
01:42affirmant que la France leur doit notamment sa victoire en 2018.
01:47Leur sacrifice est incontestable.
01:49Mais 1,4 million de soldats français sont morts pendant la Seconde Guerre.
01:53Alors, pour en honorer justement une mémoire,
01:56est-ce qu'il faut aussi en déséquilibrer une autre ?
01:59Le regard de Marc Menon.
02:0160% des Français sont contre le port du voie dans l'espace public,
02:05selon un sondage pour CNews.
02:07Jusqu'où la France peut-elle défendre son identité ?
02:10A-t-elle encore le droit d'en débattre librement ?
02:12Si, non, qui décide encore de ce que notre pays doit devenir ?
02:17Dire l'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
02:20L'ONU demande aujourd'hui à la France et aux pays occidentaux
02:23de réparer les conséquences de l'esclavage.
02:26Que comprendre lorsqu'on sait que l'esclavage a traversé les siècles,
02:29les continents, les civilisations, qu'il frappe encore des millions de personnes ?
02:33Pourquoi demander des comptes à la France d'hier
02:35quand nous pouvons encore sauver les esclaves d'aujourd'hui ?
02:39Le déreptage de Gabriel Cluzel.
02:42Patrick Bruel annule sa tournée, présumée, innocent,
02:46pourtant mais rattrapée par des accusations qui rendent désormais la scène impossible.
02:51La justice avant la justice.
02:53Sommes-nous passés d'une époque qui excusait presque tout au nom de la liberté sexuelle
02:58à une époque qui condamne parfois avant même la justice
03:01le déreptage de Charlotte Dornelas ?
03:04Faut-il interdire le voile islamique ?
03:06On peut en être pour ou contre ?
03:10Mais certains voudraient désormais interdire jusqu'au débat au nom de la lutte contre les discriminations.
03:16Dès lors, la question dépasse largement de voile et va jusqu'à la démocratie.
03:21Qui peut décider de ce dont les citoyens ont encore le droit de débattre ?
03:25L'édito de Mathieu Bocoté en deuxième.
03:27Et puis la France qui doute, la France qui se fracture,
03:31la France avec certains entrepreneurs et grandes fortunes qui choisissent de quitter le pays.
03:35Ils sont de plus en plus nombreux et pourtant d'autres restent, investissent,
03:40rachètent des entreprises, prennent des risques.
03:43Christopher Wangen est de cela et lance le sommet de la reprise d'entreprise.
03:48C'est du jamais vu.
03:49La France est-elle réellement en déclin ?
03:51Ou avons-nous simplement cessé de regarder ce qui la font encore avancer ?
03:54Des raisons d'espérer, ce soir, Christopher Wangen, jeune entrepreneur à succès,
04:00invité de Face à l'info, une heure pour tout se dire et sans tabou.
04:03Et c'est parti.
04:17Il est 19h dans Face à l'info, nous avons commencé à 18h30.
04:21N'oubliez pas, le 18h30 qui est la première partie.
04:24Et maintenant, on reprend nos marques.
04:27Ce n'est pas d'hier qu'on parle du voile, Mathieu.
04:30Ce n'est pas d'hier que certains veulent l'interdire, même dans la rue.
04:33Tout ça, ce n'est pas nouveau.
04:34La proposition n'est pourtant jamais devenue centrale dans le débat public.
04:40Elle l'est aujourd'hui.
04:42Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
04:43Je pense que c'est la question que plusieurs se posent.
04:45Comment c'est-il que cette proposition, qui hante le débat public depuis plusieurs années,
04:52soudainement cristallise l'angoisse identitaire des Français à la rentrée politique,
04:56d'autant qu'on nous disait que la rentrée serait économique, financière,
05:00centrée sur les questions monétaires, sur le panier d'épicerie,
05:03pas du tout sur la question de l'identité, du voile, de l'islam.
05:06Elle nous revient en pleine face aujourd'hui.
05:09Donc, comment expliquer ce retour de la question identitaire dans son expression la plus, on pourrait dire, concrète ?
05:14Premier élément, c'est d'abord que la question est latente.
05:17On peut décider, de temps en temps, médiatiquement, de faire comme si elle n'existait pas.
05:21Et probablement que ceux qui regardent CNews se disent, parce qu'on aborde cette question ici,
05:26ils disent, ah, mais on en parle tout le temps.
05:27Mais pas du tout.
05:28CNews est une exception dans le paysage audiovisuel français,
05:32parce que de cette question ailleurs, il est très peu question, justement.
05:36Comme s'il s'agissait d'une sale question qu'il fallait balayer sous le tapis.
05:40Mais là, soudainement, la question émerge, elle est portée par un parti politique
05:44qui décide de foncer sur cela, c'est le Rassemblement national.
05:47Et à partir de ce moment-là, il est nécessaire d'en parler,
05:50puisqu'un parti la pose au cœur de l'espace public,
05:52puisqu'une exaspération se fait sentir,
05:55puisqu'un espace, le commun des mortels s'empare finalement de cette question
05:58pour témoigner de son angoisse, de son sentiment de dépossession.
06:02Deuxième élément, et je pense que c'est lié avec cela,
06:05donc le mur de l'interdit est tombé pour certains.
06:07Deuxième élément, le pays n'en peut plus.
06:09Je pense qu'on peut voir ça partout en Occident.
06:11L'islam, comme civilisation, s'installe dans nos pays
06:15sans qu'il ne nous soit permis de faire quoi que ce soit,
06:18sans qu'il ne nous soit permis même de le nommer.
06:20On est devant une conquête qu'il n'est pas permis de nommer,
06:23et si vous la nommez, vous risquez de vous retrouver devant le tribunal.
06:26À l'échelle de l'histoire, c'est original.
06:28C'est un retournement des pouvoirs publics contre le commun des mortels
06:32qui témoignent de manière désespérée de « je ne veux pas devenir étranger en mon pays ».
06:37Alors la question du voile devant cette conquête,
06:40devant cette submersion démographique,
06:42elle a une vertu dans l'espace public français,
06:44vu la valeur accordée à la laïcité,
06:46mais on peut connecter le sentiment de conquête
06:50avec la question du voile, comment ça, la laïcité ?
06:53On est un pays laïque, le voile contredit notre laïcité,
06:56on croit avoir un instrument politique avec cela,
06:58un instrument conceptuel,
07:00on croit avoir une formule pour dire
07:01« un instant, ça doit s'arrêter parce que ça heurte notre laïcité,
07:04ça va bien au-delà de la laïcité,
07:05mais ça permet de le nommer ».
07:07Troisième élément qui me semble absolument fondamental,
07:09on croit avoir une emprise sur le voile.
07:11Parce que l'immigration massive, ça transforme complètement un pays,
07:14mais le voile, théoriquement, on dit
07:15qu'il suffirait de l'interdire
07:17pour que soudainement, on le retire.
07:19Donc on fait une loi, vous respectez la loi,
07:22vous le retirez, c'est terminé,
07:24merveilleux. Certains vont plus loin en disant
07:25« on a imposé le masque, on peut quand même bien retirer le voile ».
07:28Donc c'est une forme, personnellement,
07:29la jurisprudence COVID, je m'en méfie, mais bon.
07:33Donc il y a cette idée
07:34qu'il suffirait de le vouloir.
07:36Et ça, je pense, c'est une forme de, probablement,
07:38de solution de facilité, parce qu'on se dit
07:39« le courage suffirait »,
07:42alors que dans les faits, ça implique
07:44un changement complet du système juridique,
07:46mental, culturel, pour être capable de faire cela.
07:49Quatrième élément qui me semble peut-être le plus important,
07:51« avant qu'il ne soit trop tard ».
07:53Ça, c'est probablement, c'est la formule de MacArthur
07:56qui disait « les deux mots qui expliquent la plupart
07:58des échecs dans l'histoire, trop tard ».
08:00Est-ce qu'on est dans un moment, aujourd'hui,
08:02où le voile est la norme,
08:04sur certaines parties du territoire,
08:05où à travers le voile, c'est l'islam qui a pris ses marques,
08:08à travers l'islam qui prend ses marques,
08:09c'est un autre monde qui s'est imposé en France
08:12sans se soumettre au code culturel français.
08:14Et d'ailleurs, la question du voile pose la question
08:17pas seulement de l'islamisme, mais de l'islam.
08:19Alors, évidemment, l'islam et l'islamisme,
08:21ce n'est pas la même chose, d'accord, on le sait,
08:22mais le fait est que le voile appartient
08:24à l'univers mental de l'islam aussi,
08:26et plusieurs se demandent,
08:28est-ce que ce n'est pas aussi un symbole,
08:29un refus d'assimilation ?
08:31Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un refus d'assimilation
08:33qui va bien au-delà du voile ?
08:35Rappelez-vous cette polémique cet été,
08:36quand on a appris que des influenceuses islamistes
08:38disaient que la littérature française
08:40était incompatible avec les codes culturels de l'islam ?
08:43Peut-être est-ce vrai,
08:44mais dans ce cas-là, la réponse,
08:45ce n'est peut-être pas d'abolir la littérature française,
08:47mais c'est de prendre l'avion.
08:49Mais le voile n'est-il pas,
08:51comme plusieurs le disent,
08:52qu'un bout de tissu ?
08:53Non, je pense que ça,
08:54c'est la supercherie la plus souvent répétée.
08:57On dit que c'est un bout de tissu.
08:58Il y aurait le voile, le string, la casquette.
09:01C'est pas pareil, vous caricaturez un peu.
09:03Ah non, mais je n'ai pas entendu.
09:04Moi, j'ai déjà entendu un grand intellectuel de droite
09:06qui s'était trompé sur cette question-là
09:07de dire je préfère le voile au string.
09:09C'est deux bouts de tissu,
09:10on ne le place pas au même endroit.
09:11Je pense qu'il se trompait.
09:14Fondamentalement, la question de voile,
09:15lorsqu'on nous dit ce n'est qu'un bout de tissu
09:16et ça relève de la préférence personnelle,
09:18ça consiste à nous expliquer
09:19que la société n'existe pas.
09:21Ça consiste à nous expliquer
09:22que la culture n'existe pas,
09:24que le voile ne correspondrait
09:26qu'à la signification que chacun lui prête.
09:28Mais c'est faux.
09:29Nous ne sommes pas qu'une collection d'individus
09:31rassemblés de manière arbitraire
09:33sur un territoire sans histoire.
09:35Le voile, quoi qu'on en dise,
09:37est lié à la renaissance islamiste
09:39de la fin des années 70.
09:40Premier élément.
09:41Deuxième élément,
09:42c'est un marqueur social et culturel
09:44qui témoigne d'une norme nouvelle
09:45là où il s'installe.
09:47Donc, les symboles existent,
09:49ils ont une histoire,
09:49ils ont porté culturellement.
09:51On ne peut pas décréter l'abolition de la culture
09:53simplement parce que ça nous déplait.
09:55On nous dit quelquefois,
09:56oui, mais un instant,
09:56elles sont libres de le porter,
09:57les femmes le portent librement.
09:59Donc, si elles le portent librement,
10:01c'est un problème.
10:01Si elles ne portent pas librement,
10:02ça, ça nous cause problème.
10:03Moi, je trouve que c'est un piège,
10:04cet argument-là.
10:05Parce que fondamentalement,
10:06serait-elle 10 millions
10:07à le porter librement
10:08que ça poserait quand même
10:10un problème en France?
10:1110 millions de volontés librement
10:12affirmées de porter le voile,
10:14c'est quand même,
10:15à l'échelle de l'histoire,
10:15un problème culturel massif
10:18en France aujourd'hui.
10:19Donc, ce n'est pas une question individuelle.
10:21Qu'est-ce qu'on voit, en fait?
10:23La seule question qui se pose,
10:24c'est probablement l'objet
10:25de bien des désaccords,
10:26est-ce qu'il est possible,
10:28politiquement, d'interdire le voile?
10:30Ce n'est pas, est-ce qu'il faut le faire?
10:32Comme je viens de dire,
10:33un coup de baguette laïque ne suffira pas.
10:34Donc, est-ce que c'est possible ou non?
10:36C'est la question pratique.
10:37Je pense que l'immense majorité des gens disent
10:39que si le voile pouvait disparaître du paysage
10:41ou n'y être que résiduel,
10:43bien des gens,
10:44l'immense majorité serait favorable.
10:45Est-ce que c'est possible?
10:46Ça, c'est autre chose, évidemment.
10:48Le cœur du débat est là.
10:49Mais comment expliquer
10:50notre impuissance face au voile?
10:52Je pense qu'on est des héritiers,
10:53et des héritiers, dis-je,
10:54d'une philosophie politique
10:55qui nous condamne à l'impuissance,
10:57qui nous condamne à l'incapacité.
10:59Dans l'esprit dominant aujourd'hui,
11:02depuis quelque temps déjà,
11:03qu'est-ce que c'est un pays?
11:04C'est un territoire,
11:05des individus,
11:06une constitution,
11:07une forme de société en apesanteur,
11:09sans culture,
11:10sans histoire,
11:11sans mœurs,
11:12sans mentalité,
11:13sans conscience des groupes humains.
11:14Donc, on a le voir,
11:15c'est une forme d'universalisme radical.
11:17C'est quand la France digne,
11:19nous ne sommes que république,
11:20et on fait disparaître
11:21tous les marqueurs culturels.
11:23Or, qu'est-ce qu'on voit,
11:24la question du voile,
11:25mais pas que la question du voile,
11:26tant d'autres questions,
11:27nous rappellent
11:28que nous appartenons à des groupes.
11:30Et la pire des choses
11:31qui peut exister pour un peuple,
11:32il faut le redire,
11:33c'est de devenir minoritaire chez lui.
11:35Ça, si on n'en a pas conscience,
11:37c'est qu'on ne sait pas
11:37ce que veut dire être dominé chez soi.
11:40Dans nos sociétés,
11:41par ailleurs,
11:42lorsqu'on parle de ce débat,
11:43je pense qu'on est aussi en retard.
11:44On parle du voile,
11:45j'ai l'impression
11:45de faire une forme de débat,
11:46comme je disais,
11:47à l'achevénement.
11:47On est 10, 12 ans trop tard.
11:50Parce qu'on parle de séparatisme
11:51aujourd'hui pour le voile,
11:52alors qu'on devrait davantage
11:53parler de conquête.
11:54On parle d'assimilation.
11:56On pense qu'il suffirait
11:57de décréter l'assimilation
11:58pour qu'elle fonctionne.
11:59Alors que quand on est devant
12:00des masses démographiques démesurées,
12:03l'assimilation devient
12:04pratiquement impossible.
12:06Je ne dis pas
12:06qu'elle n'est pas possible à la marge.
12:08Pour assimiler,
12:09vous ne pouvez pas assimiler des peuples.
12:11Donc la question qui se pose,
12:12c'est comment réagir
12:13devant cette submersion migratoire.
12:15On parle d'islamisme, très bien.
12:16Mais on parle aussi de l'islam,
12:17quoi qu'on en dise.
12:19L'emprise de l'islamisme sur l'islam.
12:21Et comment expliquer à une femme
12:22« Portez-vous votre voile
12:23par islamisme ou par islam ? »
12:25Ça devient compliqué, ça.
12:26Donc notre logiciel mental
12:28est décalé.
12:28Pourquoi ?
12:29Parce qu'on est incapable
12:30de comprendre une chose.
12:31L'universalisme pur,
12:33strict républicain,
12:34aussi désirable soit-il,
12:35ne répond plus à l'époque
12:37où nous sommes,
12:37qui est celle du retour
12:38des appartenances primordiales,
12:40des racines civilisationnelles,
12:42des logiques de groupe.
12:43Donc tout ça,
12:44on ne veut pas le voir
12:44parce que ça heurte
12:45notre universalisme républicain,
12:48moderne,
12:48qui nous donne l'impression
12:49d'une morale supérieure.
12:51Le réel nous frappe au visage
12:52et on préfère se dire
12:53« Oh, ce réel n'existe pas »,
12:55quitte à être défiguré.
12:56De ce point de vue,
12:57je pense que la politique
12:58va devoir s'adapter,
12:59quelle que soit la réponse,
13:00va devoir s'adapter
13:01au retour du réel.
13:02On ne pourra pas toujours
13:03se réfugier dans le fantasme
13:04de notre existence
13:06désincarnée et immaculée.
13:07Merci.
13:08Merci pour ou contre le port du voile
13:10demain dans le 18h30.
13:12Ne manquez pas le débat
13:14entre Charlotte Dornelas
13:16et Amine Elbailly
13:17précisément sur ce sujet.
13:19On marque une pause,
13:21on revient dans un instant
13:22avec Dominique de Villepin
13:23qui veut faire entrer
13:24un tirailleur sénégalais au Panthéon.
13:26Vous êtes pour ou contre ?
13:27Hashtag face à l'info.
13:32Merci d'avoir été
13:33jusqu'à près d'un million
13:34de téléspectateurs hier soir
13:36pour notre invité Sarah Knafou
13:37pour son livre
13:38Le casse du siècle chez Fayard.
13:40On dit que les Français
13:41ne lisent plus.
13:42Mais c'est quand même intéressant
13:43de se rappeler par exemple
13:45que Jordan Bardella
13:45avait fait 22 000 ventes
13:47en une semaine,
13:48que Gabriel Attal
13:49a vendu 15 000 livres
13:50depuis le printemps.
13:52Et Sarah Knafou,
13:52pourquoi ça vous fait sourire ?
13:54Non, pas rien.
13:55Et Ségolène Royal ?
13:56De temps en temps...
13:57On ne compte pas
13:58Ségolène Royal.
14:00Non mais il y en a plein
14:01que je ne compte pas.
14:01Édouard Philippe,
14:03Le prix de nos mensonges
14:04qui est sorti le 4 juin 2025,
14:05Nicolas Dupont-Aignan,
14:06Gabriel Attal, je le disais,
14:08Boris Vallaud,
14:09Elisabeth Borne,
14:10réveillons-vous.
14:11Elle a fait moins de 3 000.
14:13Donc je n'ai pas cherché.
14:15Mais je veux juste dire
14:16que les Français aiment lire,
14:17ils ont envie de lire.
14:18Et que hier,
14:19en une journée,
14:21Sarah Knafou a vendu
14:22plus de 30 000 livres.
14:23Je trouve que ça dit
14:24quelque chose
14:25des Français
14:26qui cherchent l'info,
14:27qui veulent l'info
14:28et qui veulent lire.
14:29Je le disais,
14:30Marc Menand,
14:31Dominique de Villepin,
14:32veut faire entrer
14:33le tirailleur sénégalais
14:34au Panthéon,
14:36affirmant que la France
14:37leur doit,
14:37notamment sa victoire
14:39en 1918,
14:40un sacrifice incontestable.
14:43C'est sûr.
14:44Après,
14:45il faut aussi penser
14:46peut-être aux 1,4 million
14:47de soldats français
14:48qui sont morts
14:49pendant la guerre.
14:50Est-ce que là,
14:50pour honorer
14:51justement une mémoire,
14:52il faut déséquilibrer une autre ?
14:55Non,
14:55mais ce qui est pathétique,
14:57en l'occurrence,
14:57on est dans une forme
14:58de démagogie.
15:00Ne pas oublier déjà
15:02que le tirailleur sénégalais
15:04n'est pas spécialement
15:05sénégalais.
15:06Il est originaire
15:07d'un des pays
15:09de l'Afrique,
15:10de l'Ouest.
15:11C'est aussi bien
15:12le Bénin
15:12que le Mali,
15:14le Niger,
15:15etc.
15:16Et ces gens-là,
15:17c'est vrai que dans un premier temps,
15:19on ne leur a pas spécialement
15:20demandé leur avis,
15:22mais on leur promettait,
15:24entre autres,
15:24la nationalité française.
15:27Et moi,
15:27j'ai lu énormément
15:29sur les tirailleurs sénégalais.
15:31Ne pas oublier déjà
15:32qu'ils sont créés
15:33sous Napoléon III
15:34en 1857.
15:35Donc,
15:36ce n'est pas soudain,
15:37il y a une hémorragie,
15:38on a besoin d'un sang neuf
15:39et on fait venir
15:40ces pauvres bougres.
15:41Non,
15:41non,
15:41non.
15:42En revanche,
15:43ce qui est vrai,
15:44c'est qu'on leur dit,
15:45voilà,
15:45on a besoin de vous
15:46et ils se précipitaient
15:48parce qu'ils avaient
15:50la sensation
15:50de pouvoir entrer
15:52dans ce qu'ils attendaient
15:54pour beaucoup
15:55dans l'assimilation.
15:57Il y a des lettres
15:58qui sont d'une force
16:01invraisemblable
16:01de ceux
16:02qui se retrouvent
16:03sur le front
16:04dans des conditions
16:05particulièrement épouvantables
16:07et qui disent
16:08on est fiers d'être là.
16:10C'est vrai que ces gens-là
16:11n'ont jamais reculé,
16:13que ces gens-là
16:14ont été trompés,
16:16mais je mettrai
16:18l'astérix
16:19car ils n'ont pas été
16:21les seuls trompés.
16:24Tous les soldats
16:25de 1914-1918,
16:29les poilus,
16:30se sont retrouvés
16:31dans des conditions
16:32d'ignominie,
16:34dans des conditions
16:36où l'être humain
16:37n'existe plus.
16:38et ce qui est extraordinaire,
16:40c'est qu'il y a eu
16:41la fraternité du front.
16:44Il n'y avait plus de Noirs
16:45et plus d'Arabes.
16:48Il y avait des gars
16:49qui étaient là
16:51pour se battre
16:52face aux Allemands.
16:54Alors, il y a une bataille
16:56légendaire,
16:57c'est celle
16:58de la Marne
17:00avec Nivelle.
17:01Il faut que je n'ai jamais oublié
17:02quand même
17:02que les généraux de l'époque
17:04se sont comportés
17:05de façon insanivelle.
17:07Il avait dit
17:07il faut y aller,
17:09il faut y aller,
17:09coûte que coûte.
17:11Et
17:13les Sénégalais,
17:14enfin les tirailleurs
17:15Sénégalais
17:16étaient passés
17:17par Fréjus.
17:19Imaginez
17:19ces gens
17:20qui arrivent d'Afrique,
17:22ils ne connaissent pas
17:23les conditions épouvantables
17:25qui sont celles
17:26de nos hivers
17:27et en particulier
17:28de cet hiver
17:30de 1917.
17:31Il faut un petit stage.
17:33Un Fréjus,
17:34on leur montre
17:34la manière
17:36de défourailler,
17:37de tenir le fusil
17:38et puis ensuite
17:39eh bien
17:40ils seront là-haut
17:42dans les tranchées.
17:43Ils arrivent
17:44quelques jours seulement
17:45avant cette bataille
17:47du Chemin des Dames.
17:50Et ce qui est incroyable,
17:52c'est que la météo
17:53devient pourrie.
17:54Il y a la neige,
17:56il y a des situations
17:58qui font que
17:59non seulement
18:00vous avez les rats,
18:01vous avez les puces,
18:02vous avez toute la vermine
18:03qui vous tombent dessus,
18:05mais eux,
18:06qui plus est,
18:07ces conditions,
18:08ils ne les connaissent pas,
18:10ils ne savent pas
18:11comment les déjouer.
18:13Ils ont les mains
18:15qui gèlent,
18:15comme les Français d'ailleurs,
18:17mais eux,
18:18ils ont des petites astuces
18:19parce qu'ils sont du pays.
18:22Alors oui,
18:22ils sont héroïques,
18:23mais lorsque l'on dit
18:25qu'ils ont été spoliés,
18:27c'est parce que
18:27quand ils retournent
18:28dans leur pays,
18:29on ne leur donne pas
18:30la pension promise,
18:31on ne leur donne pas
18:32non plus la nationalité,
18:33mais les poilus français,
18:35c'est pareil,
18:36j'ai retrouvé
18:37une note
18:38de l'Office national
18:41des mutilés
18:41et réformés.
18:42N'oubliez pas
18:43les gueules cassées.
18:44Moi,
18:45j'ai vu quand j'étais gamin,
18:46j'ai vu des gens
18:47qui n'avaient plus
18:48de visage
18:50et on se détournait.
18:53Ils avaient sauvé
18:54la France
18:54et pour autant,
18:56ils étaient pire
18:57que des pestiférés.
18:58on les laissait
18:59sur le trottoir.
19:01Et dans ce texte,
19:02il est dit,
19:02quels que soient
19:04les mutilés
19:04et ceux dont
19:06ils se prévalent,
19:07des services rendus
19:09par eux
19:09pour le pays,
19:11eh bien,
19:11dites-leur
19:12qu'ils n'auront pas
19:13une pension,
19:14s'ils estiment
19:15ne pas avoir
19:16une pension
19:16assez élevée
19:18pour satisfaire
19:20leur quotidien,
19:21ils doivent travailler.
19:24Ils doivent travailler.
19:25Et une petite anecdote
19:28pour conclure,
19:29personnelle.
19:30Moi,
19:30c'était l'oncle Emile.
19:32Il avait été victime
19:34des gaz
19:35et à 60 ans,
19:37il était là
19:38en train de s'étouffer
19:39sur sa chaise.
19:40Il ne pouvait plus bouger
19:42et on lui disait
19:43la même chose.
19:44Vous ne pouvez pas
19:46prétendre
19:46à quoi que ce soit.
19:48Il avait quelques francs
19:49et la tante Germaine
19:51faisait des ménages
19:53pour qu'il puisse
19:54survivre au quotidien.
19:55tous martyres,
19:57tous martyres
19:58et honorés
19:59où ?
20:00Eh bien,
20:00sous l'arc de triomphe
20:01avec le soldat inconnu,
20:04soldat inconnu
20:05qui n'a pas de nation,
20:06qui représente
20:07le courage,
20:08l'audace,
20:09la fraternité.
20:11Merci,
20:12Marc Menon.
20:14Patrick Bruel
20:15a donc annoncé
20:17qu'il annulait
20:18sa tournée
20:19prévue à l'automne
20:20en raison
20:21des accusations
20:22qui pèsent
20:23contre lui,
20:23Charlotte,
20:24et qu'il continue
20:25à réfuter.
20:26Certains saluent
20:27la décision
20:27mais d'autres
20:28s'en émeuvent.
20:29On ne sait pas
20:29que penser,
20:30on est partagé.
20:31Oui,
20:32je pense qu'il faut
20:33avoir l'humilité
20:34de reconnaître
20:35que la situation
20:35n'est pas évidente
20:36à commenter
20:36parce qu'on est pris
20:37entre des principes,
20:38une réalité,
20:40des tensions
20:40aussi intérieures,
20:42des intuitions
20:42évidemment
20:44qui peuvent être
20:45différentes d'ailleurs
20:45selon les personnes
20:46et qu'il est difficile
20:47de se faire un avis
20:48absolument définitif
20:49et de répondre
20:50à tous les arguments
20:50qui fusent ici et là
20:52parce qu'en effet
20:53Patrick Bruel
20:54vous le disiez tout à l'heure
20:55est présumé innocent
20:56aux yeux de la justice
20:57c'est-à-dire dans le fonctionnement
20:58de la justice
20:59tant que la justice
21:00n'a pas apporté
21:00la preuve
21:01de la culpabilité
21:04qu'avancent
21:05on va dire
21:06les plaignantes
21:07il est présumé innocent
21:09mais en effet
21:09dans le même temps
21:10il est aussi mis en examen
21:12et les plaintes
21:12et témoignages concordants
21:13s'accumulent
21:14lourdement
21:15c'est peu de le dire
21:16depuis quelques semaines
21:18en effet
21:19d'un côté
21:19la médiatisation
21:20est intense
21:21et le temps médiatique
21:22n'est pas celui
21:23de la justice
21:24mais c'est une donnée
21:25et même
21:25pour celui
21:26qui la juge déplorable
21:27on a beau le répéter
21:28il faut désormais
21:29composer avec
21:31il n'y aura pas
21:31de coup de baguette
21:32je ne sais pas
21:33comment Mathieu
21:33la qualifierait
21:34cette fois-ci
21:34mais qui arrêtera
21:35le temps médiatique
21:36sur ces affaires
21:37qui concernent
21:38des personnes
21:38extrêmement médiatiques
21:40dont la médiatisation
21:41ne gênait pas
21:42quand elle était positive
21:43ce n'est pas une accusation
21:43on sait simplement
21:44qu'ils sont extrêmement médiatiques
21:45et par définition
21:46la médiatisation
21:47se poursuit dans ces circonstances
21:49alors certains maires
21:50de ville
21:51ont rappelé que rien
21:52ne lui interdisait
21:53de se produire en concert
21:54vous savez quand on s'est posé
21:55la question de savoir
21:55est-ce qu'il voulait accueillir
21:56ou pas Patrick Bruel
21:58certains ont dit
21:59rien juridiquement
22:01judiciairement
22:01ne lui interdit
22:02de se produire en concert
22:03c'est vrai
22:04d'autres maires
22:05l'ont appelé lui-même
22:06à la décence
22:07c'est leur droit
22:08ils peuvent en effet juger
22:09que lui-même
22:10peut prendre la décision
22:11d'autres ont expliqué
22:12qu'il ne voulait pas
22:12accueillir ce concert
22:13on a découvert
22:14qu'ils n'avaient pas
22:14forcément les outils
22:15pour le faire
22:16pour interdire ce concert
22:17évidemment une fois
22:18que le contrat est signé
22:19mais ce qu'on découvre
22:20c'est qu'il y a parfois
22:21d'autres raisons
22:22que l'injonction judiciaire
22:24qui pousse à agir
22:25quand il s'agit
22:25de notre vie collective
22:27et Patrick Bruel
22:28le sait mieux que personne
22:29puisque Patrick Bruel
22:30est un artiste
22:31qui a refusé
22:32pendant des années
22:33de donner des concerts
22:34dans les villes
22:34Rassemblement National
22:35et dit à partir du moment
22:36où il y a un maire
22:37élu Rassemblement National
22:39étant donné que c'est un parti
22:40qui pour moi
22:42ajoute au racisme
22:43la xénophobie
22:44je ne chanterai pas
22:45dans ces villes
22:46il ne faisait pas
22:48enfin il ne voulait
22:49il ne refusait pas
22:50d'aller en concert
22:50à partir d'une injonction
22:51judiciaire
22:53personne ne l'interdisait
22:54d'aller chanter
22:55dans ces villes
22:55non plus que la justice
22:56interdisait au maire
22:57de recevoir des artistes
22:59dans leur ville
23:00pas plus d'ailleurs
23:01qu'il ne prenait au sérieux
23:02les dénégations
23:02des intéressés
23:03le Rassemblement National
23:04ne revendique ni le racisme
23:06ni la xénophobie
23:07non plus qu'ils acceptent
23:08qu'on les accuse
23:09de telles choses
23:10parce qu'il y avait aussi
23:11son regard
23:12sa lecture
23:13son jugement propre
23:14et que ça comptait
23:15à ce moment-là
23:16loin de la question
23:17judiciaire
23:17et loin de l'avis
23:19des intéressés
23:20qui étaient accusés
23:21c'est vrai aussi
23:22dans le débat
23:23ces derniers jours
23:23c'est quelque chose
23:24que l'on entend
23:25que Patrick Bruel
23:26paye sa notoriété
23:27il est vrai
23:28que les mêmes accusations
23:29n'empêcheraient pas
23:30forcément
23:31en l'état
23:31des avancées judiciaires
23:32telles qu'elles sont
23:33aujourd'hui
23:33un inconnu
23:34de travailler
23:35puisqu'il s'agit
23:35en l'occurrence
23:36du travail
23:36de Patrick Bruel
23:37mais cette notoriété
23:39a aussi permis
23:40à Patrick Bruel
23:41de faire ce qu'un inconnu
23:42n'aurait jamais fait
23:43et ne fera jamais
23:44c'est-à-dire donner son avis
23:46éclairer des consciences
23:47notamment sur le terrain politique
23:49être présenté
23:50par beaucoup d'autres
23:50que lui-même
23:51d'ailleurs
23:51comme un modèle à suivre
23:53alors forcément
23:54la chute est plus brutale
23:55mais rien n'est incompréhensible
23:57dans le mouvement
23:58et dans la brutalité
23:59de la chute
23:59c'est évidemment
24:00une conséquence
24:01d'une notoriété
24:02préalable
24:03à cette histoire
24:04et il est difficile aussi
24:05de ne pas entendre
24:06que cette même notoriété
24:07a pesé sur les épaules
24:09des plaignantes
24:10or nous ne pouvons pas
24:11vérifier ce qu'elles disent
24:12aujourd'hui c'est vrai
24:13mais nous ne pouvons pas
24:14vérifier non plus
24:14ce que lui dit
24:15et ce que lui a dit
24:17pendant des années
24:18c'est difficile
24:19parce que tout
24:20entre dans le débat
24:21avec une certaine légitimité
24:22finalement
24:23et la réalité est là
24:25cette tournée
24:26était objectivement
24:26devenue impossible
24:27pour des raisons évidentes
24:29même de perturbations
24:31possibles des concerts
24:32et c'est d'ailleurs
24:33la raison invoquée
24:34par Patrick Bruel
24:35lui-même
24:35cette tournée
24:36aurait été l'incarnation
24:37ce sont ces mots
24:38d'un débat
24:39qui dépasse la tournée
24:40et les fans
24:41évidemment
24:42qui auraient
24:42ou qui voulaient
24:44assister à ces concerts
24:45il y avait pourtant
24:46des dizaines de milliers
24:47de français
24:47prêts à écouter
24:48le chanteur
24:49en concert
24:50et des militants
24:51prêts à les empêcher
24:53d'écouter le concert
24:53d'un homme
24:54à s'y accuser
24:55comment comprendre
24:56ces différences ?
24:58là encore une fois
24:58chacun adopte la lecture
25:00qu'il veut
25:00en fonction
25:01est-ce que vous êtes
25:01un fan absolu
25:02du chanteur Patrick Bruel
25:04ou est-ce que vous êtes
25:06militant
25:06de la parole
25:08des femmes
25:08notamment dans
25:09les affaires sexuelles
25:10donc chacun regarde
25:11avec son prisme
25:12on va dire
25:13dans la même affaire
25:14mais tout le monde
25:15oublie que les deux
25:15sont vrais en même temps
25:17Patrick Bruel
25:18est un chanteur
25:19et un acteur
25:19au talent
25:20et au succès
25:21absolument incontestable
25:22ces dernières années
25:23qu'on aime ou qu'on n'aime pas
25:23c'est impossible
25:24de ne pas le reconnaître
25:26et il est également
25:27désormais
25:27un homme accusé
25:28d'agression et de viol
25:30pour lequel il y a
25:30des enquêtes ouvertes
25:31il est même désormais
25:32mis en examen
25:33il est les deux
25:33en même temps
25:34parce que personne
25:36et c'est vrai pour cette affaire
25:37c'est vrai dans toutes les autres
25:38n'est intégralement
25:39un seul de ces actes
25:41dans la vie
25:41et je sais qu'on a tendance
25:43à l'oublier
25:44ces derniers temps
25:45mais c'est la stricte vérité
25:46et c'est parfois
25:47ce que nous peinons à comprendre
25:48quand nous adulons
25:50et ce que nous adulons
25:52subitement se transforme
25:53en une seconde
25:54en détestation
25:55absolument destructrice
25:56on leur demande toujours plus
25:57c'est le débat un peu
25:58vous voyez
25:58depuis la chronique
26:00de Gabriel Cluzel
26:01sur est-ce que les sportifs
26:02doivent parler
26:03est-ce que les acteurs
26:03doivent nous donner leur avis
26:04donc on leur demande toujours plus
26:05ils montent toujours plus
26:07dans la puissance
26:07de ce qu'ils représentent
26:08avec toutes
26:09évidemment les tentations
26:10qui vont avec
26:11et derrière
26:12la destruction est immédiate
26:13et totale
26:14notre relativisme
26:15sur ce point
26:16est particulièrement
26:17incohérent
26:17voilà des décennies
26:18que nous relativisons
26:19absolument tout
26:20que nous adulons
26:21n'importe qui
26:22que nous refusons
26:23de qualifier des actes
26:24intrinsèquement mauvais
26:25on vous dit que l'acte
26:27dépend évidemment
26:27de l'intention de la personne
26:28il n'y a plus d'actes
26:29intrinsèquement mauvais
26:30mais rien ne nous empêche plus
26:32de lyncher des personnes
26:33non plus de désigner des actes
26:35mais de lyncher des personnes
26:37réduites à des actes
26:38que nous ne supportons plus
26:39que nous avons supporté
26:41mais que nous ne supportons plus
26:42et bien la réalité
26:43est plus complexe que ça
26:44et nos tribunaux
26:45regorgent d'exemples
26:46à offrir
26:46les actes les plus abjects
26:48sont parfois commis
26:49par des personnes
26:49à qui chacun
26:50pourrait trouver
26:51d'autres qualités
26:52l'acte n'en est pas moins
26:54détestable
26:55or si nous voulons
26:56progresser collectivement
26:57peut-être faudrait-il
26:58avoir le courage
26:59de désigner désormais
27:00les actes
27:01et de les trier
27:02plutôt que de détruire
27:03des personnes
27:04comme si nous avions
27:05réglé
27:05on va dire intégralement
27:06le problème
27:07Vous voulez dire finalement
27:08que le débat
27:09qui nous agite
27:10dépasse Patrick Bruel
27:12lui-même
27:12quel que soit le verdict
27:13de la justice
27:14à son encontre
27:15il y a son dossier
27:16il y a les plaignantes
27:17dans son dossier
27:18et la justice
27:18devra qualifier
27:19avec les contraintes
27:20qui sont inhérentes
27:21à la justice
27:22les actes dénoncés
27:23afin que la justice
27:24soit rendue
27:24vis-à-vis des plaignantes
27:26et vis-à-vis
27:27de Patrick Bruel
27:27lui-même
27:28donc il y a ce dossier-là
27:29il existe
27:29et il continuera
27:31mais je suis un peu étonnée
27:32par le récit ambiant
27:33on va dire
27:33et quasi systématique
27:34d'ailleurs
27:35alors le premier
27:36qui me stupéfait
27:37à chaque fois
27:38c'est tout le monde savait
27:39enfin moi pardon
27:39je ne savais pas
27:40déjà pour commencer
27:40donc tout le monde
27:41apparemment non
27:42et alors si tout le monde savait
27:44beaucoup ont donc manqué
27:45de courage
27:46ou de vertu
27:47vous choisirez les deux
27:47au moment de dénoncer
27:49précisément
27:50ce qui était insupportable
27:51parce que les actes
27:52qui sont dénoncés
27:53sont factuellement insupportables
27:54donc si tout le monde savait
27:56que ces actes avaient lieu
27:57il y a aussi des gens
27:58qui ont manqué
27:58de courage et de vertu
27:59il y a aussi le récit
28:01de il avait ce qu'il voulait
28:03et alors
28:04il y en a d'autres
28:04il y a plein d'autres gens
28:05qui ont ce qu'ils veulent
28:07et qu'est-ce qui a manqué
28:08quelle est la différence
28:09et bien d'autres
28:10ont un environnement
28:11des contraintes
28:11des amis
28:12des principes
28:13qui refusent catégoriquement
28:14cela
28:14quitte à passer
28:16pendant de longues années
28:17pour de gros ringards
28:18pénibles
28:20et il y a surtout
28:20le récit de
28:21c'était une époque
28:22il avait des hordes
28:23de fans prêtes à tout
28:24il était harcelé
28:25par des fans amoureuses
28:26qui rêvaient de lui
28:27et pourquoi ne pas
28:28interroger une part
28:29de cette époque précisément
28:30ça pourrait être intéressant
28:31de dépasser un peu
28:32une affaire sur laquelle
28:33nous n'avons pas la main
28:34je ne suis pas juge
28:34vous n'êtes pas juge
28:35aucun des commentateurs
28:36n'est juge
28:37et n'a le dossier
28:37entre les mains
28:38et donc est-il possible
28:39de remarquer
28:40au-delà de la contre-révolution
28:42parfois abusive
28:43que la libération sexuelle
28:45est sur le banc
28:45des accusés
28:46depuis des années
28:46sans être jamais
28:47nommée comme telle
28:48que ce soit envers
28:49les mineurs
28:50ou les femmes
28:50ces dernières années
28:51le mouvement de contestation
28:53rappelle simplement
28:53que si
28:54l'autre
28:55est une entrave
28:56à la jouissance
28:56et que l'interdiction
28:58est parfois salutaire
28:59et que la libération
29:00totale
29:01de la jouissance
29:02pèse parfois
29:03sur les plus fragiles
29:04qu'on me pardonne ce mot
29:05dans le rapport de force
29:07et notamment
29:08sur le terrain sexuel
29:09alors on peut appeler ça
29:10consentement
29:11respect, dignité
29:12on peut détourner le regard
29:13tant qu'on veut
29:13mais c'est surtout
29:14une question d'éducation
29:15à l'altérité
29:16in fine
29:16que d'aucuns jugeraient
29:18malheureusement conservatrices
29:20Merci pour votre analyse
29:21et on perd notre bon sens
29:23merci pour le sens
29:24de la nuance
29:25Charlotte Dorn
29:26hélas
29:26dans un instant
29:27nous allons accueillir
29:28notre invité
29:29peut-être seul et contre tous
29:31je ne sais pas
29:31en tout cas
29:32il nous donne des raisons
29:33d'espérer en France
29:34alors que tout s'écroule
29:35on accueillera dans un instant
29:36notre invité
29:37avec Marc
29:38Mathieu Bocoté
29:39dans un instant
29:40on va revenir un peu
29:41sur le voile
29:41et la ligue des droits de l'homme
29:42qui veut interdire le débat
29:43en parlant avec vous
29:44de débat
29:44la ligue des droits de l'homme
29:45veut interdire le débat
29:46sur le voile
29:47on en parle avec vous
29:49d'abord
29:49et nous conduire en prison
29:51et nous conduire en prison
29:53vous avant Marc
29:56le 31 août dernier
29:58tenez-vous bien
29:59l'ONU a reparlé de l'esclavage
30:02l'ONU a prouvé des réparations
30:05généralisées
30:05pour les victimes
30:06de la traite transatlantique
30:08la France est concernée
30:10à l'instar d'autres pays occidentaux
30:12elle est sommée de réparer
30:14l'Occident porte-t-il vraiment
30:16tous les péchés de la terre
30:17et notamment celui de l'esclavage
30:19ou a-t-il simplement bon dos ?
30:22Oui alors vous avez raison de le rappeler
30:23c'était le 31 août
30:24le comité de l'ONU
30:26pour l'élimination
30:27de la discrimination raciale
30:29ça va être CERD
30:30donc a publié
30:32j'ai très précise
30:32une nouvelle interprétation
30:34de la convention internationale
30:35sur l'élimination
30:36de toutes les formes
30:37de discrimination raciale
30:38qui date de 1969
30:39et a conclu
30:40c'est là que ça devient intéressant
30:41que les états partis
30:43doivent mettre en oeuvre
30:44des mesures réparatrices globales
30:46pour les personnes
30:47d'ascendance africaine
30:49tous types de recours confondus
30:51donc bref
30:52la France
30:53l'Angleterre
30:54les Etats-Unis
30:54le Portugal
30:55et quelques autres
30:56sont sommés de réparer
30:57pour les millions d'Africains
30:59qui ont été réduits
31:00en esclavage
31:01et déportés
31:02au cours de plus de 4 siècles
31:03de traite transatlantique
31:05ils doivent présenter
31:06un plan d'action
31:07alors on nous dit
31:08que c'est pas contraignant
31:08mais c'est autoritaire
31:10c'est un caractère autoritaire
31:11bon
31:12alors le comité de l'ONU
31:13précise que les excuses formelles
31:15vous n'allez pas
31:16vous en tirer comme ça
31:16nous disent-ils
31:17sont nécessaires
31:20mais pas suffisantes
31:21donc il faut faire autre chose
31:22elles doivent s'accompagner
31:23de mesures concrètes
31:24et elles ne peuvent pas
31:27se substituer
31:28à d'autres formes
31:29appropriées de réparation
31:30alors qu'est-ce qu'on entend par là
31:31ça peut être
31:32de l'indemnisation sonnante
31:33et trébuchante
31:34mais aussi
31:35de la restitution
31:36de biens culturels
31:37il va falloir renvoyer
31:38le musée du Quai Branly
31:39j'imagine
31:40des politiques
31:41de lutte
31:42contre le racisme
31:43et alors ce qui est là aussi
31:45ce qu'il faut souligner
31:46c'est que
31:47le comité ne veut pas
31:48que l'on traite ce sujet
31:49de façon historique
31:50et il faut le rattacher
31:52à l'époque d'aujourd'hui
31:53il dit
31:54il faut lier cela
31:55je cite
31:56avec la lutte
31:57contre la discrimination
31:58raciale contemporaine
31:59vous voyez
31:59c'est pas
32:00on est loin de faire de
32:01l'histoire
32:02alors le 25 mars dernier
32:04déjà l'ONU
32:04avait adopté
32:06sur une proposition
32:07du Ghana
32:07une très large majorité
32:09une résolution
32:10pour dénoncer
32:11l'esclavage
32:12alors là on se dit
32:12c'est très bien
32:13c'est tout à fait normal
32:14sauf que seul
32:15l'asservissement
32:17par les occidentaux
32:18blancs
32:19était visé
32:19c'était désigné
32:20comme
32:21je cite
32:21le crime le plus grave
32:22contre l'humanité
32:24donc déjà
32:25on appelait l'Occident
32:27à des réparations
32:28dans un processus
32:29de justice
32:30et la résolution
32:32ghanéenne
32:32avait dit
32:33qu'il fallait
32:33pointer du doigt
32:34le mensonge
32:35de la suprématie blanche
32:36travailler pour la vérité
32:38la justice
32:39et la réparation
32:40alors bref
32:40le coupable
32:41c'est le blanc
32:42et personne d'autre
32:43sauf que ce n'est pas vrai
32:45il y a quelques mois
32:47disparaissait
32:47l'historien
32:49et écrivain sénégalais
32:50Tidiane Ndiaye
32:51vous savez
32:52auteur du génocide voilé
32:53et il dénonçait
32:55dans ce livre
32:55la traite arabo-musulmane
32:57une traite voilée
32:58de fait
32:58oubliée
33:01occultée
33:01et occultée
33:02de façon tout à fait
33:03décomplexée
33:04parce que
33:04souvenez-vous
33:05Christiane Taubira
33:06quand elle a fait
33:07voter une loi mémorielle
33:08on l'avait interrogée
33:09sur l'absence
33:11de ce sujet
33:12dans son texte
33:12elle ne l'avait pas
33:13niée
33:13elle n'avait pas dit
33:14non c'est pas vrai
33:15elle avait dit simplement
33:16qu'il ne fallait pas
33:17faire peser
33:17sur les descendants
33:18d'esclavagistes
33:19d'origine arabe
33:20le poids des fautes
33:22de leurs ancêtres
33:22mais en revanche
33:23faire descendre
33:24les fautes
33:25des esclavagistes
33:26occidentaux
33:27sur les poids
33:28de leurs descendants
33:29pas de problème
33:29ils ont bon dos
33:30ils peuvent porter
33:31tous les péchés
33:33du monde
33:34on peut aussi parler
33:35du commerce triangulaire
33:37par lequel des Africains
33:38étaient vendus
33:39par d'autres Africains
33:40et Fergan Asiyari
33:41que nous voyons régulièrement ici
33:43il viendra mercredi prochain
33:44chez nous
33:44ah bah voilà
33:45dans l'actualité
33:47Stéphane maintenant
33:47Stéphane pardon
33:49rappelle même souvent
33:51que s'il y a eu un recul
33:52de l'esclavagisme
33:54en terre d'islam
33:54et bien c'est dû
33:55à la pression
33:55des puissances européennes
33:58au XIXe siècle
33:59et au XXe siècle
34:00les sociétés musulmanes
34:01n'avaient pas remis
34:02en cause
34:02par elles-mêmes
34:03l'esclavagisme avant
34:05alors la traite transatlantique
34:06n'est pas la seule forme
34:07d'esclavage
34:08je ne comprends pas
34:09pourquoi
34:09l'ONU ne parle pas
34:11des autres formes
34:12oui parce qu'on peut
34:12alors je ne vais pas être exhaustive
34:14je vais en citer
34:14Pellemel
34:15une série que l'on connaît bien
34:17vous savez il y a Verdi
34:18dans l'opéra de Nabucco
34:20le coeur des esclaves
34:21il mettait en scène
34:22les hébreux
34:22chassés de Jérusalem
34:23est emmené en captivité
34:25par le roi babylonien
34:27Nabucodonosor
34:27les romains
34:28ont réduit
34:29les gaulois
34:29en esclavage
34:30je ne sais pas
34:31si vous êtes allé
34:31à Tolède
34:32à Tolède
34:32il y a une cathédrale
34:33qui s'appelle
34:33Saint Jean des Rois
34:34et c'est très impressionnant
34:35parce qu'il y a des chaînes
34:36sur cette cathédrale
34:38et ce sont les chaînes
34:39des chrétiens espagnols
34:40que les morts
34:40avaient réduites
34:41en esclavage
34:42on sait aussi
34:43qu'il y a deux ordres catholiques
34:44les mercédaires
34:45et les trinitaires
34:46qui s'employaient
34:46à racheter
34:47les esclaves chrétiens
34:48et ce n'était pas anecdotique
34:50les historiens parlent
34:51d'un million d'esclaves
34:52et d'ailleurs
34:53c'est un thème
34:53le thème de la chrétienne
34:54ou de la
34:55comment dire
34:56la captive blanche
34:57et ça a fortement
34:59influencé
35:00les artistes
35:01du 19ème
35:02j'ai noté
35:03plusieurs tableaux
35:04le marché aux esclaves
35:05de Jérôme
35:05l'esclave chrétienne
35:06de Guimard
35:07l'esclave blanche
35:07de Lecomte de Nouille
35:08c'est vraiment
35:09un sujet prégnant
35:10au 19ème
35:11et puis citons encore
35:12et j'aimerais bien
35:13qu'on s'y arrête
35:13deux minutes
35:15Joséphine Bakhita
35:16alors pourquoi je voulais
35:17vous en parler
35:17parce que le 26 septembre prochain
35:19le pape
35:21va visiter
35:22le centre d'accompagnement
35:23et d'intégration sociale
35:25la maison Bakhita
35:26dans le 18ème arrondissement
35:27et il rencontrera
35:28plusieurs associations
35:29et bien je gageons
35:30que beaucoup de monde
35:30y verra un soutien
35:32à la migration
35:33apporté par le pape
35:34mais personne
35:35gageons que personne
35:36ne reviendra
35:37sur l'histoire
35:38de cette sainte
35:38alors moi je vais vous en parler
35:39Joséphine Bakhita
35:41en français
35:41donc elle était soudanaise
35:43elle s'appelle
35:43Giusepina en italien
35:46elle est née
35:47à la fin du 19ème
35:48Bakhita
35:49c'est le sobriquet
35:49ironique
35:50de la chance
35:51en arabe
35:51dont l'avait affublé
35:52l'un de ses geôliers
35:53alors je vais vous raconter
35:54ce qu'en dit
35:54le pèlerin
35:54c'est pas un brûlot
35:55d'extrême droite
35:56le pèlerin
35:56c'est plutôt
35:57une revue de cathode gauche
35:58un peu pour les gens âgés
35:59c'est pas leur faire insulte
36:00elle a été capturée
36:03dans un village du Darfour
36:04par des marchands
36:05d'esclaves africains
36:05à l'âge de 7 ans
36:06elle a été vendue
36:07comme esclave
36:08à un riche chef arabe
36:09qu'il a donné en joujou
36:10à ses enfants sadiques
36:14elle est battue tous les jours
36:16enfin libérée à 14 ans
36:18par le consul italien
36:19à Khartoum
36:19elle pense s'épler
36:20chez les filles de la charité
36:21là elle devient religieuse
36:23elle s'occupe
36:23avec un dévouement incroyable
36:24de tout un tas d'enfants
36:26et ils sont tellement touchés
36:28ses enfants
36:28et ses soeurs
36:29les soeurs qui la côtoient
36:30qu'ils écrivent sa biographie
36:32et donc voilà
36:33ce qu'est devenu
36:36Joséphine Bakhita
36:36elle a été canonisée
36:37par Jean-Paul II
36:38en 2000
36:39de la même façon
36:39qu'on trouve des églises
36:40Jeanne d'Arc
36:41ou Sainte-Thérèse
36:42de l'Enfant-Jésus
36:42au fin fond de l'Afrique
36:43on trouve une église
36:44en Touraine
36:45à Langer
36:46vous savez
36:46le pays de la Duchesse
36:47dédiée à Sainte-Bakhita
36:49il faut se rendre compte
36:50qu'elle est au-dessus
36:51de Blanche de Castille
36:53et d'Isabelle de France
36:53qui ne sont que bienheureuses
36:55voilà
36:55je voulais le dire
36:56mais aujourd'hui
36:58Joséphine Bakhita
37:00très peu de monde
37:01en parle
37:02parce que
37:03son histoire dérange
37:04évidemment
37:05l'esclavage
37:05ne serait pas l'apanage
37:07donc des Blancs
37:08de jadis
37:09alors surtout
37:09ce qui est intéressant
37:10c'est que vous savez
37:10pourquoi on l'invoque
37:11Joséphine Bakhita
37:13parce que
37:14vous savez
37:14les saints
37:14on les invoque
37:15parfois
37:15on demande leur intercession
37:16et bien on les invoque
37:17pour les esclaves modernes
37:18voilà
37:18donc ça veut dire quoi
37:20que l'esclavage moderne
37:22n'aurait pas disparu
37:22alors quel esclavage
37:24qui perdure encore aujourd'hui
37:26dans l'indifférence générale
37:27on parle de la kafala
37:28c'est ça
37:29je parle sous contrôle
37:30de Michel
37:31dans les pays du Golfe
37:32c'est du travail forcé
37:34de l'esclavage moderne
37:34l'Arabie Saoudite
37:35et le Qatar
37:36disent l'avoir supprimé
37:37mais les ONG
37:37n'ont pas l'air très convaincus
37:38elles disent que c'est
37:39très cosmétique
37:40et lorsque le Hezbollah
37:42avait bombardé le Liban
37:43moi j'avais lu
37:44dans l'Orient le jour
37:45qu'il y avait des tas
37:45de domestiques
37:47en fait
37:47qui n'avaient ni papier
37:48ni argent
37:48qui s'étaient retrouvés
37:49livrés à eux-mêmes
37:50dans les rues
37:51ils ne savaient pas quoi faire
37:52ils avaient été récupérés
37:53par les jésuites localement
37:57les ONG
37:57puisqu'on en parle
37:58estiment à 50 millions
37:59le nombre d'esclaves modernes
38:01vous savez on a parlé
38:01de traite humaine
38:02à propos de migrants
38:03employés dans des vignobles
38:05en Champagne
38:06alors pourquoi tout focaliser
38:07sur les esclaves
38:08de la traite transatlantique
38:10de jadis
38:10pour eux hélas
38:11c'est pas pour ça
38:11qu'il faut les oublier
38:12mais on ne peut plus rien faire
38:13en revanche
38:14les esclaves modernes
38:15sont sauvables
38:16et bien je pense
38:17que les esclaves modernes
38:19intéressent moins
38:19parce qu'on ne peut pas
38:20les utiliser
38:21pour la culpabilisation
38:22organisée de l'Occident
38:25pour l'affaiblir
38:26voire l'anéantir
38:27donc c'est moins intéressant
38:28merci pour ce regard
38:30Gabriel Cluzel
38:31plus une chose
38:32oui
38:33la sainte de la Corse
38:34Sainte Julie
38:34c'était également
38:36une esclave
38:37qui a réussi à échapper
38:38et c'est la sainte patronne
38:39de la Corse
38:40et comme quoi
38:41même en France
38:42on a
38:44merci à beaucoup
38:45le monde s'écroule
38:47la France s'écroule
38:48mais il y a toujours
38:49des raisons d'espérer
38:51et il y en a une ce soir
38:57Christopher Van Gaen
38:59est notre invité
39:00j'ai auprès de bien vouloir
39:01vous installer
39:02vous êtes chef d'entreprise
39:03investisseur
39:03conférencier
39:04auteur
39:04plus précisément
39:06juste à côté de Charlotte Dornelas
39:07spécialiste dans le rachat
39:09d'entreprises digitales
39:11alors
39:11votre profil m'intéresse énormément
39:13parce que
39:15on le disait
39:16pendant l'année
39:16beaucoup de millionnaires
39:17quittent la France
39:18beaucoup de chefs d'entreprise
39:19quittent la France
39:20vous restez en France
39:22vous investissez en France
39:24vous misez sur la France
39:25et vous innovez
39:26pour la reprise
39:28le sommet de la reprise
39:29d'entreprise
39:29on voit ça avec vous
39:31la France peut-elle se relever
39:33c'est la question
39:34qu'on va se poser avec vous
39:35alors défaillance d'entreprise
39:36à des niveaux records
39:37je disais
39:38pression fiscale
39:39instabilité politique
39:40vous êtes entrepreneur
39:41et vous employez
39:42des gens en France
39:43est-ce qu'on peut
39:44encore raisonnablement
39:45créer de la valeur
39:46dans son pays
39:47dans ce pays
39:48la France
39:49ou bien est-ce qu'on s'acharne ?
39:53j'ai envie de dire les deux
39:55on s'acharne
39:55oui
39:56mais on peut encore
39:57créer de la valeur
39:58vous savez
39:59je vis à l'étranger
39:59depuis 8 ans
40:01j'ai investi
40:02dans beaucoup de pays
40:02j'ai créé des entreprises
40:03dans beaucoup de pays
40:04et j'ai beaucoup d'amis
40:05qui sont français
40:06expatriés
40:07dans beaucoup de pays
40:08et vous savez
40:09ce qu'ils me disent
40:09quand ils savent
40:11que je suis encore en France
40:11que je paye encore
40:12mes impôts en France
40:13que je suis complètement fou
40:14et ils ont raison
40:16et ils ont raison
40:17je suis complètement fou
40:18mais j'aime ça
40:19je dois aimer ça
40:20à mon avis au fond
40:21alors
40:22effectivement
40:23c'est de plus en plus difficile
40:24d'investir en France
40:25d'entreprendre en France
40:26on le sait tous
40:27ok
40:29malgré ça
40:29malgré ce que je vois
40:30à l'étranger
40:30j'ai encore de l'espoir
40:31j'ai encore de l'espoir
40:33raison pour laquelle
40:33je continue de racheter
40:34des entreprises en France
40:36alors pourquoi est-ce que
40:37je rachète des entreprises
40:37plutôt que de les créer
40:39tout simplement parce que
40:40de créer est beaucoup plus dur
40:41et je pense qu'avec les temps
40:43qui vont arriver
40:43ça va être encore plus difficile
40:45vous avez une part de chance
40:46quand vous créez une entreprise
40:47il faut que la magie opère
40:48cette magie des fois
40:49elle est difficile à trouver
40:50lorsque vous rachetez une entreprise
40:51qui elle fonctionne déjà
40:53vous épargnez une partie du travail
40:55et donc c'est plus simple
40:57on va dire que c'est plus simple
40:58et ensuite il y a tout un tas
40:59de garde-fous
40:59qu'on va mettre en place
41:00parce que
41:01que ce soit mes associés
41:02ou les investisseurs
41:03qui financent les entreprises
41:04avec nous
41:05on est conscient
41:06de la situation française
41:07c'est pas pour autant
41:08qu'on va pas racheter
41:09des entreprises ici
41:10mais on est conscient
41:10de la situation
41:11et donc pour s'en protéger
41:12on va mettre en place
41:13vous savez très bien
41:14que ça ne va pas
41:14que c'est compliqué
41:15mais vous osez
41:16et les personnes qui me suivent
41:18aussi bien sur les réseaux sociaux
41:19ou viennent à mes conférences
41:20savent que
41:21j'ai un avis assez tranché
41:22sur la France
41:23donc
41:23et pourtant malgré ça
41:25on rachète quand même des boîtes
41:26alors pourquoi on va mettre en place
41:27certains leviers
41:28pour se protéger
41:29premier levier
41:30qu'on va mettre en place
41:31lorsqu'on rachète
41:32ce type d'entreprise
41:33sont des entreprises
41:34de e-commerce
41:35ou des entreprises
41:36qui ont des produits physiques
41:37qui ne développent pas
41:39assez le digital
41:40pourquoi ?
41:41parce qu'on est dans un marché
41:41de croissance
41:42à l'intérieur d'un marché
41:43qui n'a pas de croissance
41:44si on projette la France
41:45sur les 2, 3, 4 ans à venir
41:46il n'y a pas grand chose
41:47à en tirer à mon avis
41:48en revanche
41:49le e-commerce
41:49les 6 prochaines années
41:50c'est 7% de croissance par an
41:52donc déjà
41:53on vient quelque part
41:54où on est naturellement
41:55poussé par une vague
41:57par un courant
41:58qui nous aide
41:59la deuxième chose
42:00c'est qu'on vise
42:00des petites boîtes
42:01légères
42:02avec le minimum d'employés
42:04je suis désolé de dire ça
42:05chaque nouvel employé
42:06et un nombre de problèmes
42:09incommensurables
42:09qui augmentent
42:09de façon exponentielle
42:10j'ai des boîtes en France
42:11depuis longtemps
42:12mais j'ai que des boîtes digitales
42:13avec un nombre d'employés
42:14qui est extrêmement limité
42:16donc 1, 2, 3 employés
42:18maximum
42:18on en est là
42:19on en est là
42:20et ça va empirer
42:21déjà par les problèmes
42:23que ça peut procurer
42:23mais aussi surtout
42:24parce qu'on veut pouvoir
42:25se retourner en cas de problème
42:26on part du point de vue
42:27qu'on achète une société
42:29si elle fait moins 50%
42:30de chiffre d'affaires
42:30on veut quand même
42:31être encore rentable
42:32là vous allez me regarder
42:33vous allez me dire
42:34mais quel business aujourd'hui
42:35avec moins 50% de chiffre d'affaires
42:36peut être rentable
42:37je donne l'exemple
42:38d'une entreprise
42:38qu'on a racheté
42:40entreprise de textile
42:40l'année dernière
42:412,6 millions de chiffre d'affaires
42:43un seul employé
42:44cette année
42:45on l'a passé à 5 millions d'euros
42:46toujours un seul employé
42:48comment ?
42:48je vais y venir juste après
42:50donc ça c'était la première chose
42:52on achète des boîtes
42:52très légères
42:54petites
42:55qui sont déjà en croissance
42:56qui ont un produit
42:56qui fonctionne
42:57en fait elles fonctionnent
42:57on n'est pas dans
42:59des entreprises qu'on relève
43:00c'est pas du tout notre travail
43:01vous n'allez pas sauver
43:02des entreprises désespérées
43:03non c'est pas du tout notre axe
43:05vous allez transformer l'essai
43:07exactement
43:07on veut des boîtes
43:08qui fonctionnent déjà
43:08qui ont déjà trouvé
43:10cette magie qui opérait
43:11mais juste
43:11on va appliquer
43:12des stratégies digitales
43:13pour les rendre
43:13beaucoup plus visibles
43:14on va prendre quelque chose
43:15qui marche
43:15et on va le montrer
43:16à plus de monde
43:17parce que mes associés
43:18et moi-même
43:19c'est ce qu'on fait
43:19depuis longtemps
43:20ça fait 10 ans
43:20qu'on travaille le digital
43:22on a dû encaisser
43:23peut-être 150 millions d'euros
43:24de chiffre d'affaires
43:25dans le digital
43:25on connaît très très bien
43:27tout ce qui est publicité
43:27sur Google
43:28sur Meta
43:29les stratégies de mailing
43:30en fait c'est tout ça
43:31qu'on va venir mettre en place
43:33la deuxième chose
43:33qu'on va regarder
43:34le deuxième barrière
43:36on va dire
43:37le levier qu'on va utiliser
43:38pour se protéger
43:39de la situation de la France
43:40éventuellement
43:41c'est des boîtes
43:42qui ont déjà
43:42un peu de croissance
43:44mais c'est des boîtes
43:44où il y a
43:46un potentiel
43:46qui est tellement fort
43:48que le potentiel
43:49va être beaucoup plus élevé
43:50que potentiellement
43:51la France qui rétrograde
43:52vous voyez ce que je veux dire
43:53c'est des boîtes
43:54où on vise
43:54x2, x3, x4
43:55de chiffre d'affaires
43:56en l'espace de 2-3 ans
43:58grâce aux stratégies digitales
43:59donc en faisant ça
44:00normalement on arrive
44:01à le faire plus vite
44:02que ce que la France
44:02peut potentiellement rétrograder
44:04et le troisième point
44:05c'est l'internationalisation
44:07c'est pas parce qu'on rachète
44:08des boîtes en France
44:09françaises
44:10qu'on va pas les vendre
44:10à l'étranger
44:11bien sûr
44:11donc je vous donne l'exemple
44:13d'une boîte
44:13qu'on a racheté récemment
44:15qui est une boîte très connue
44:17parisienne
44:18française
44:18et surtout parisienne
44:19la boîte Té Leclerc
44:20ça doit peut-être vous parler
44:22c'est une boîte
44:23qui a 140 ans
44:24145 ans d'exigence
44:25exactement
44:26boîte de maquillage
44:27et donc
44:28Michel Faglia n'y connait pas
44:29mais c'est pas grave
44:30voilà
44:31je connaissais pas
44:32avant le rachat aussi
44:32je vous rassure
44:34racontez-nous
44:35ensuite j'ai envie de savoir
44:35vous avez dit
44:36vous avez un avis tranché
44:37sur la France
44:37ça m'intéresse
44:38je vais revenir là-dessus
44:39en fait cette boîte
44:40145 ans d'existence
44:41une superbe image
44:42un produit de qualité
44:44ça a été
44:44c'est une des marques
44:45les plus vieilles
44:45françaises sur la cosmétique
44:4732 pays
44:49commercialisation
44:4960% du chiffre d'affaires
44:50fait à l'étranger
44:51donc ça veut dire
44:52qu'on va non seulement
44:53viser des boîtes françaises
44:54qu'on va internationaliser
44:55mais aujourd'hui
44:56internationaliser
44:56avec de la publicité Google
44:57ça se fait en une journée
44:59avec l'IA
44:59c'est très facile à faire
45:00donc on va aller
45:01dans les pays qui marchent
45:01ou on va racheter des boîtes
45:03qui sont déjà internationalisées
45:04et on va les pousser
45:05je prends l'exemple
45:06de cette boîte
45:06pas plus tard que la semaine dernière
45:08on est en train d'ouvrir
45:08le Moyen-Orient et la Chine
45:09avec une agence
45:10qu'on a rencontrée
45:12donc
45:12oui on rachète des boîtes françaises
45:13oui il y a des opportunités
45:15mais on n'est pas fou
45:16on sait bien
45:17que la France
45:19ça est difficile de la sauver
45:20mais c'est pas le sujet
45:21à moins que vous vouliez revenir
45:22sur le prochain
45:23non j'ai plein de questions
45:24parce que vous dites
45:25qu'il ne faut plus créer
45:26il faut racheter
45:27moi je suis aussi fascinée
45:28par le fait
45:29que vous ayez rempli tout seul
45:30le zénith
45:30à vous tout seul
45:31avec des gens
45:32qui sont fascinés
45:33par le fait que
45:34voilà on veut y arriver
45:35il y a des français
45:36qui veulent y arriver
45:36comme vous
45:37vous êtes jeune
45:38vous avez 35 ans
45:39vous vous battez
45:40pour la France
45:40et pour faire vivre
45:41des entreprises françaises
45:43moi lorsque vous dites
45:44que vous avez
45:44et vous l'avez dit
45:46par exemple peut-être
45:46à ceux qui étaient là
45:47au zénith
45:48lorsque vous avez rempli
45:49le zénith
45:49et que vous avez dit
45:50que vous avez un avis
45:51assez tranché
45:52sur la France
45:52c'est quoi ?
45:53qu'est-ce que vous leur dites ?
45:54à l'époque de ce zénith
45:55plus de 4000 personnes
45:56réunies en 2022
45:58juste après Covid
45:59c'était l'événement
46:01le plus gros
46:02en Europe
46:03sur l'investissement
46:04pour les particuliers
46:05et donc là
46:06on avait plus de 4000 français
46:08jeunes
46:0825, 30
46:10jusqu'à 40 ans
46:12motivés
46:12par faire des choses
46:14par investir
46:14on a envie d'entendre ça
46:15mais ils ont
46:16la motivation
46:17je peux vous assurer
46:18qu'ils ont la motivation
46:18ils ont l'envie
46:19sauf que tout ce qu'on leur donne
46:21aujourd'hui
46:21que ce soit
46:23dans les médias
46:23ou de ce qu'ils voient
46:24dans les chiffres
46:25va à l'inverse de ça
46:26donc en fait
46:27quand vous faites partie
46:28des 5% de la population
46:30qui se lèvent très tôt
46:31qui travaillent très dur
46:33qui payent leurs impôts
46:34qui se font mal
46:35tous les jours
46:36et qui ne sont pas remerciés
46:37et remerciés
46:38parce qu'on n'aime pas
46:39les riches et les entrepreneurs
46:39de façon générale en France
46:40et pas remerciés
46:41parce que chaque nouvelle législation
46:43va contre eux
46:44en fait ces gens
46:45au bout d'un moment
46:45se démotivent
46:46et malgré ça
46:47on a quand même
46:48donc là je vous parlais
46:48du zénith
46:49là on prépare
46:50le sommet de la reprise
46:51d'entreprise
46:51alors dites-moi justement
46:52voilà
46:52sommet de la reprise
46:53d'entreprise
46:54c'est inédit
46:54premier événement
46:55c'est inédit
46:55c'est en ligne
46:56ça va être du 6 au 8 septembre
46:57donc c'est 3 soirées
46:58conférences en ligne
46:59ça sera où ?
47:00pardon ?
47:01ça sera où ?
47:01en ligne
47:02en ligne directement
47:04modernité
47:04voilà des personnes
47:05qui tapent mon nom
47:06Christopher Wangen
47:07vous arriverez à le trouver
47:07sur mes réseaux
47:08mais c'est comme ça
47:08que je vous ai trouvé
47:10sur le sommet
47:10de la reprise d'entreprise
47:11non mais je me suis dit
47:12c'est qui ce jeune homme
47:14qui crée un sommet
47:14de la reprise d'entreprise
47:15qui fait vivre les gens
47:16qui donne des raisons d'espérer
47:17il n'y a pas eu d'événement comme ça
47:17aussi public
47:17on attend entre 7000 et 10 000 personnes
47:19quand même inscrits
47:20donc ça veut dire
47:21qu'il y a 7000 à 10 000 personnes
47:23qui veulent encore
47:24entreprendre en France
47:25investir en France
47:25qui sont encore motivés
47:26à faire des choses
47:27mais je vous le dis
47:28tous ceux qui nous regardent
47:29bien que je sais
47:30que ça ne changera absolument rien
47:31ils sont encore motivés
47:33mais plus pour longtemps
47:35ils sont encore motivés
47:37mais plus pour longtemps
47:38merci infiniment
47:41d'être venu sur notre plateau
47:43nous donner des raisons d'espérer
47:45ça fait du bien non ?
47:47toujours
47:47non mais c'est vrai
47:48ça fait du bien
47:49parce qu'on voit
47:49et ce qui me plaît
47:50c'est que vous êtes lucide
47:51et que vous foncez quand même
47:53avec vous azidez
47:55restez avec nous
47:56ne bougez pas
47:57puisqu'il y a une manifestation
47:58qui se prépare en Espagne
48:00on a le temps
48:01d'aller voir vite
48:01voilà on va voir
48:02Roland Salvador sur place
48:04dites nous un peu
48:04où est-ce qu'on en est
48:05sur cette manifestation
48:06à Madrid
48:07il y a du monde
48:08ça se prépare ?
48:09et bien oui
48:10quand la droite manifeste
48:11quand la droite prend les rues
48:12il y a du monde
48:13vous le voyez devant moi
48:14toutes ces personnes
48:14vont aller à Sibeles
48:16avec des cris de
48:17Biba Espagna
48:18vive l'Espagne
48:19Sibeles d'habitude
48:20c'est là où on fête
48:21les victoires du foot
48:22ce soir ce ne sera pas
48:23le foot qui sera célébré
48:24mais unanimement
48:26des gens qui sont
48:26contre Pedro Sanchez
48:27qui sont contre
48:28la politique migratoire
48:30qui sont contre
48:30la gauche radicale
48:32liée avec les socialistes
48:33et il y a une bonne ambiance
48:34pour l'instant
48:35on pourrait dire
48:35c'est une ambiance
48:35d'un enfant à Madrid
48:37Merci infiniment
48:38mon cher Nicolas
48:39Salvadou
48:40pour cette manifestation
48:41un mot peut-être
48:42rapide
48:42une phrase peut-être
48:43scientieuse
48:44avant la chronique
48:44de Marc Menon
48:45Oui non je pense
48:46simplement que les Espagnols
48:48ont montré
48:49qu'ils font plus confiance
48:50à leur police
48:50qu'à leur ministère
48:53Intéressant
48:54Mathieu Bocoté
48:55Christopher
48:58je ne veux pas de son mode
49:03de vie
49:06Christopher Van Gaen
49:07reste avec nous
49:07je donne un petit mot
49:08de la fin dans un instant
49:09la chronique de
49:10Mathieu Bocoté
49:11le JT
49:11je reviens avec vous
49:12Marc Menon
49:12vous avez le droit
49:13de respirer
49:16Mathieu Bocoté
49:18faut-il interdire
49:19le voile islamique
49:20c'est la question
49:21depuis quelques jours
49:22qui occupent un peu
49:23le débat
49:24mais certains voudraient
49:25interdire
49:27interdire de se poser
49:27la question
49:28c'est le cas
49:29de qui ?
49:30de la Ligue des droits
49:31de l'homme
49:31ou du moins
49:32un de ses importants
49:33représentants
49:34comme on l'a entendu
49:34hier sur une autre
49:35chaîne à fou
49:36y a-t-il des débats
49:37interdits en France
49:38aujourd'hui ?
49:38Bien sûr qu'il y a
49:39des tonnes de débats
49:40interdits
49:41se retrouver devant
49:42les tribunaux
49:43pour des propos
49:43qui ont choqué
49:44telle ou telle
49:45Ligue de vertu
49:46ça arrive
49:47quotidiennement
49:48les poursuites
49:49sur une base idéologique
49:50sont encouragées
49:51par l'Etat
49:52qui multiplient
49:53les lois
49:53qui permettent
49:54de poursuivre
49:55les déviants
49:56idéologiques
49:57dans le cas présent
49:58de quoi parlons-nous ?
50:00Donc il y a le débat
50:01sur est-ce qu'on doit
50:02interdire ou non
50:03le voile islamique
50:04des gens dans la rue
50:05des gens disent
50:06oui
50:06il faut s'y opposer
50:09interdire le voile
50:10d'autres disent
50:10non vous êtes fous
50:11c'est quoi cette idée
50:11qu'on devrait interdire
50:13aux gens de mettre
50:13ce qu'ils veulent
50:13sur leur tête ?
50:14C'est un débat légitime
50:15et bien non
50:16pas pour monsieur
50:17Harry Halimi
50:18qui nous dit
50:19ce débat
50:20qui est de la Ligue
50:20des droits de l'homme
50:21c'est un débat
50:22illégitime
50:23et ceux qui ont voulu
50:24amener ce débat-là
50:25dans l'espace public
50:26la plupart des associations
50:28antiracistes
50:29dont la Ligue des droits
50:30de l'homme
50:30certaines diraient
50:31la bien mal
50:31nommée Ligue des droits
50:32de l'homme
50:33vont les traîner
50:34devant les tribunaux
50:35donc vous voulez
50:37parler de cela
50:38vous ne pouvez pas
50:39ce débat
50:39dit-il doit se faire
50:40devant les tribunaux
50:41et non pas
50:42dans l'espace public
50:45comment qualifier cela
50:46si ce n'est
50:47une forme
50:47d'intimidation
50:48et de terreur morale
50:50c'est-à-dire
50:51qu'on crée
50:52on envoie le message
50:53suivant
50:53si vous osez
50:54vous prononcer
50:55sur cette question
50:56si vous voulez
50:57participer au débat
50:58vous pourriez
50:59demain être
50:59devant les tribunaux
51:00et il ajoute
51:00c'est important
51:01la peine
51:02si on se rend coupable
51:04de cela
51:04c'est la prison
51:05c'est la prison
51:07non mais vous rigolez là
51:08non non pas du tout
51:09c'est lui
51:09à moins qu'il ait fait
51:10une blague
51:10c'est une bonne blague
51:12la prison
51:12donc il dit
51:13ça doit se traiter
51:14ça aboutit
51:15dans la prison
51:16nous dit-il
51:17pourquoi ?
51:18parce que vouloir
51:19plaider pour l'interdiction
51:20du voile
51:21dans l'espace public
51:21c'est pour lui
51:22un appel à la discrimination
51:24l'appel à la discrimination
51:26a comme sanction
51:27la prison
51:27donc moi ce que je note
51:28par ailleurs
51:29c'est que les différentes
51:29associations antiracistes
51:31qui peuvent traîner
51:32les gens devant les tribunaux
51:33pour cela
51:33sont la plupart du temps
51:34financées par l'État
51:35et leur action
51:37est rendue possible
51:37par les lois de l'État
51:38qui favorisent
51:39autrement dit
51:40les poursuites
51:41sur une base
51:41de déviance idéologique
51:42je confesse
51:43une grande inquiétude
51:44devant le zèle
51:45de ces gens
51:46qui si j'ai bien compris
51:47veulent rendre
51:48tout interdire
51:49ce qui leur déplaît
51:50d'une manière ou de l'autre
51:51tout interdire
51:51jusqu'à aller en prison
51:53c'est quand même incroyable
51:54c'est quand même culoté
51:55on en est là
51:56merci beaucoup
51:57mon cher Mathieu Bocoté
51:58Christopher Wangen
51:59restez avec nous
51:59parce que votre profil
52:00on aime beaucoup
52:01ceux qui croient encore
52:02en la France aujourd'hui
52:03Marc Manon a une question
52:04pour vous
52:05moi ce qui m'intéresse
52:06vous créez un souffle
52:08mais tout à l'heure
52:09vous dites
52:09bon j'ai un employé
52:10alors qu'on double
52:11le chiffre d'affaires
52:12vous êtes un leader
52:13mais il y a les équipiers
52:15qui derrière ont envie
52:16de bosser
52:16qui n'ont pas votre
52:17mentalité de leader
52:18comment sauver la France
52:20si vous n'entraînez pas
52:21avec vous
52:21et bien
52:23profitant de ce souffle
52:24ceux qui viendraient
52:25vous accompagner
52:25donc en créant d'emplois
52:26pour être clair
52:27on en crée de l'emploi
52:29on crée de l'emploi
52:30c'est juste qu'on va en créer
52:32moins que d'autres business
52:33je vous prends l'exemple
52:34d'un restaurant
52:35pour faire 5 millions d'euros
52:36de chiffre d'affaires
52:37ils vont avoir peut-être
52:3880 à 100 employés
52:396-7% d'EBE
52:41nous on fait le même chiffre d'affaires
52:42mais avec 2 employés
52:43donc on crée de l'emploi
52:44c'est juste qu'on en crée moins
52:45on est lucide
52:45et à cause de quoi
52:47concrètement
52:47un restaurant demain
52:48vous avez vu le Covid
52:49prenez un moins 10%
52:50de chiffre d'affaires
52:50vous mettez la clé sous la porte
52:52moi j'ai pas envie
52:52de prendre ces risques-là
52:53et pour moi
52:53et pour les investisseurs
52:54et pour les potentiels employés
52:55qui sont dedans
52:56je prends l'exemple d'une boîte
52:57ce que vous dites c'est intéressant
52:59je reviens sur cette boîte de textiles
53:01on cherchait un fournisseur
53:01il n'y a pas longtemps
53:02et le fournisseur
53:03partait à la retraite
53:05une boîte qui était plus rentable
53:06depuis des années
53:06donc il était à perte
53:085 employés
53:08qui allaient tomber sur le carreau
53:10il partait à la retraite
53:10il n'y allait rien faire
53:12on a racheté la boîte
53:12pour 1 euro
53:13on lui laisse 10% des parts
53:15avec les stratégies digitales
53:16on pousse son chiffre d'affaires
53:17et on se fournit que chez lui
53:18donc la boîte repasse rentable
53:19et on garde les 5 employés
53:21on crée des emplois
53:21mais plus intelligemment
53:24Christopher Wangen
53:24sommet de la reprise d'entreprise
53:26le mot de la fin
53:26dans un instant
53:27le JT
53:27Michael De Santos
53:28il est 20h
53:29Christine bonsoir à tous
53:30après l'afflux massif de migrants
53:33à Ceuta
53:33les espagnols sont mobilisés ce soir
53:35devant une trentaine de mairies du pays
53:37objectif
53:37soutenir les habitants de l'enclave
53:39après l'arrivée de 70 000 migrants
53:41il y a un mois
53:41mais aussi manifester leur colère
53:43contre Pedro Sanchez
53:44le premier ministre espagnol
53:46qui doit s'expliquer demain
53:47devant le Parlement
53:49après la découverte d'un drone
53:51chargé d'explosifs
53:52à l'aéroport de Leipzig
53:53en Allemagne
53:54l'Union Européenne
53:54s'en prend à la Russie
53:55cet incident présente
53:57les caractéristiques
53:58d'un acte de terrorisme
53:59soutenu par un Etat
54:00selon la chef de la diplomatie
54:01suite à cette attaque
54:03la police allemande
54:03dit avoir identifié
54:04l'ADN de deux hommes
54:05au passeport russe
54:06de son côté
54:07Emmanuel Macron
54:08se dit favorable
54:08à de nouvelles sanctions
54:09contre Moscou
54:10le chef de l'Etat
54:12qui est d'ailleurs en visite
54:13ce mercredi au Royaume-Uni
54:14Emmanuel Macron
54:14et son épouse
54:15ont visité l'exposition
54:16de la tapisserie de Bayeux
54:17au British Museum
54:19tapisserie prêtée
54:20par la France
54:20pendant un an
54:21le couple était accompagné
54:23du roi Charles III
54:24et de la reine Camilla
54:25le nouveau premier ministre
54:26britannique
54:27Andy Burnham
54:28était également sur place
54:29l'impressionnant incendie
54:31Carvage
54:31et un appartement
54:32dans le 20ème arrondissement
54:33de Paris
54:34cette nuit
54:34serait lié
54:35à un ordinateur portable
54:36en charge
54:37la présence d'une vingtaine
54:38de mortiers d'artifices
54:40stockés en vue d'un mariage
54:41pourrait avoir accéléré
54:42la propagation des flammes
54:44au total
54:45trois personnes ont été blessées
54:46un homme de 23 ans
54:48a été interpellé
54:49enfin Sophie
54:50et Anneau
54:51se confient
54:51depuis la station
54:53spatiale internationale
54:54en une interview
54:55l'astronaute a déclaré
54:56être impressionné
54:57de voir la Terre
54:58sous ses pieds
54:59c'est comme ouvrir
55:00la portière d'une voiture
55:01et de se retrouver
55:02au bord d'une falaise
55:03a-t-elle précisé
55:03en seulement deux semaines
55:05la française
55:05est sortie trois fois
55:06dans l'espace
55:07merci beaucoup
55:08Michael De Santos
55:09nous on est impressionné
55:10par ses cheveux
55:11Christopher Wangen
55:12le mot de la fin
55:14alors que tout s'écroule
55:15vous nous donnez
55:16des raisons
55:17d'espérer
55:17je suis un téléspectateur
55:19je vous regarde
55:20qu'est-ce qui vous fait
55:21battre
55:22qu'est-ce qui fait battre
55:23votre cœur aujourd'hui
55:23pour la France
55:26lorsque j'étais jeune
55:27plus jeune que ce que je suis
55:28maintenant
55:29dix secondes
55:30dix secondes
55:31dommage
55:32je suis un patriote
55:33au fond du cœur
55:34et même si je suis encore fou
55:36pour la plupart des gens
55:36de rester en France
55:37et de payer les impôts
55:38que je paie
55:40ne profitez pas
55:41du dévouement des français
55:42les entrepreneurs
55:43les investisseurs
55:44c'est grâce à eux
55:44que notre pays
55:45tient encore debout
55:45c'est grâce à eux
55:46qu'on paye tout ce qu'on a besoin
55:47de payer
55:47c'est grâce à eux
55:48que notre système social
55:49qui plaît tant
55:49à plus de 50%
55:50de la population
55:51tient encore la route
55:52on devrait vénérer
55:53nos entrepreneurs
55:54et non pas leur cracher dessus
55:55et lorsque vous étiez jeune
55:56pardon
55:59je voulais rentrer dans l'armée
56:00je voulais être militaire
56:01pour une raison médicale
56:02j'ai pas pu l'être
56:03donc je suis un patriote
56:04au fond de mon cœur
56:04c'est peut-être pour cette raison
56:05que tous mes concurrents
56:06étant partis
56:07à Dubaï, Maurice
56:08et tous les pays offshore
56:09qu'on connaît
56:09je suis peut-être encore là
56:10et votre parcours
56:11est passionnant
56:13votre père est écarleur
56:14vous êtes battu
56:15vous êtes battu
56:16toute votre vie
56:17pour réussir
56:18un jour peut-être
56:19on prendra le temps
56:20merci pour le nom de mon père
56:22excellente suite de programme
56:23l'heure des pour deux
56:24parce qu'il n'y a pas
56:24merci pour le temps