Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Mais d'abord, vous voyez derrière moi le visage d'Edouard Balladur, c'est l'une des informations de la
00:03soirée.
00:04La mort de l'ancien Premier ministre, il avait 97 ans.
00:07Edouard Balladur, Premier ministre de 1993 à 1995, Premier ministre de Cohabitation de François Mitterrand.
00:13On va en parler dans un instant avec Lisa Hadef, avec Anne-Sora Dubois, avec Yves Tréhard et Bruno Jeudy.
00:19Mais d'abord, la vie, la carrière que l'on retient ce soir de la vie d'Edouard Balladur, c
00:23'est avec Hilal El Aflaï et Julien Migaud-Muller.
00:2723 avril 1995, Edouard Balladur est éliminé au premier tour de la présidentielle.
00:32Alors qu'il s'apprête à annoncer son ralliement à Chirac, il doit faire cesser les sifflets contre son adversaire
00:38de droite.
00:38Les Français l'ont décidé, c'est M. Jospin et M. Chirac qui seront présents au...
00:49Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter.
00:53Edouard Balladur débute la politique 22 ans plus tôt.
00:57En 1963, il entre au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou.
01:01Balladur ne quittera plus le futur président de la République.
01:05Il est d'abord son chargé de mission, puis son conseiller pour les affaires sociales et religieuses.
01:09Quand Pompidou entre à l'Elysée, Balladur est nommé secrétaire général adjoint,
01:13puis en 1973 secrétaire général de l'Elysée.
01:17C'est lui qui annonce la composition du nouveau gouvernement.
01:20Je vais vous donner lecture de la liste des ministres nommés par le président de la République
01:25sur la proposition du Premier ministre.
01:28A la mort de Pompidou, ni le nouveau président Giscard d'Estaing,
01:31ni le Premier ministre Chirac ne lui propose le poste qu'il espérait
01:34à la présidence d'une grande société nationale, par exemple.
01:37Balladur s'en va dans le privé.
01:39En 1986, retour au service de l'État, c'est la première période de cohabitation.
01:44Il est nommé ministre des Finances.
01:46Il est le seul à avoir le rang de ministre d'État.
01:48Pendant deux ans, il met en place une politique libérale
01:50et un important programme de privatisation avec celle de la Société Générale
01:54ou de la chaîne TF1.
01:58Il diminue également le nombre de fonctionnaires et les dépenses de l'État.
02:01Il quitte le ministère en 1988 à la réélection de François Mitterrand.
02:05En 1993, après la victoire de la droite et du centre législatif,
02:09le président Mitterrand le nomme Premier ministre.
02:11Le chef de la nouvelle majorité, Jacques Chirac,
02:13préfère se consacrer à l'élection présidentielle à venir.
02:16A Matignon, la figure feutrée de Balladur rassure les Français.
02:19Le Premier ministre résiste aux crises et aux affaires
02:21qui éclaboussent certains de ses proches.
02:23Encouragé par de bons sondages,
02:25il décide finalement de se présenter à l'élection présidentielle
02:27alors même qu'il avait laissé entendre qu'il ne serait pas candidat.
02:30En cet instant, je mesure avec émotion la gravité de ma décision.
02:36La droite se déchire.
02:38Des soutiens de Chirac en mauvaise posture dans les sondages
02:40rejoignent le camp Balladur.
02:42Notamment Nicolas Sarkozy, le maire de Neuilly-sur-Seine,
02:45devient porte-parole de sa campagne.
02:47Il s'agit de convaincre qu'on aime notre pays
02:49et on veut qu'il ait le meilleur président public possible.
02:52Un revirement vécu comme une trahison pour Jacques Chirac.
02:55En près de 20 ans, les deux hommes avaient bâti une relation solide.
02:59Un ralliement qui ne portera pas ses fruits,
03:01la campagne ne prend pas.
03:02Chirac décolle alors que Balladur, lui, ne cesse de chuter.
03:05Il rechigne à aller au contact, délègue beaucoup à ses lieutenants.
03:09Le camp Chirac dénonce l'immobilisme de son adversaire.
03:13Balladur tarde à répondre aux critiques.
03:16Cette campagne électorale est en train de prendre un très mauvais tour.
03:19Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire
03:21et j'en ai dit plus que n'importe quel autre jusqu'à ce jour.
03:26Et c'est parce que je suis un homme libre qu'on s'en prend.
03:29Au soir du premier tour, il doit se désister au profit de Chirac,
03:32qualifié au second tour face à Lionel Jospin.
03:35Au deuxième tour, je voterai pour Jacques Chirac.
03:39Après cette déconvenue électorale,
03:40Edouard Balladur ne jouera plus qu'un rôle discret dans la politique française.
03:44Dans les années 2000, des accusations éclatent
03:46concernant des contrats d'armement signés en 1994 avec le Pakistan.
03:50Une partie de ces commissions auraient, via des rétro-commissions,
03:53financé la campagne du premier ministre français Edouard Balladur
03:56à l'élection présidentielle de 1995.
03:59Ce dernier n'y en bloc.
04:00A ma connaissance, tout ça a été parfaitement régulier.
04:03Je n'ai rien à dire.
04:03Si quelqu'un a un témoignage à apporter, une preuve à apporter,
04:07qu'il saisisse la justice. Voilà, c'est tout.
04:09Le financement illégal de la campagne électorale
04:11n'a pas été établi par la justice.
04:13Balladur est finalement relaxé en 2021.
04:17Bruno Jolie, il y a au moins un double paradoxe Balladur.
04:19C'est-à-dire Premier ministre très populaire
04:21qui arrive à faire passer des mesures très impopulaires.
04:24Geler les salaires des fonctionnaires, etc. en 1993.
04:27Geler les allocations.
04:28Enfin, voilà.
04:28Et malgré tout, il reste populaire.
04:30Et à la fin, quand il s'en va de Matignon, il reste populaire.
04:33Mais Premier ministre populaire
04:34qui n'arrivera pas à se faire élire président de la République.
04:37Il fut un bon Premier ministre,
04:39en tous les cas pour ceux qui l'ont soutenu,
04:40pour une grande partie de la droite.
04:42Il a œuvré, il a fait beaucoup de réformes.
04:46Mais il fut un mauvais candidat.
04:48C'est incontestable.
04:49Jacques Chirac, beaucoup plus démagogue,
04:51beaucoup plus adapté au terrain,
04:54qu'Édouard Balladur découvrait quasiment.
04:56Édouard Balladur, c'est technicien,
04:58c'est un haut fonctionnaire,
04:59qui a passé l'essentiel de sa carrière
05:01dans le cabinet de Georges Pompidou,
05:03qui l'a accompagné jusqu'à sa mort en 1971.
05:06Il commence une carrière électorale très tard,
05:08Édouard Balladur en 1986.
05:10Et au fond, très mauvais candidat à la présidentielle,
05:13qui finalement sera devancé par Jacques Chirac
05:16dans cette incroyable campagne,
05:18où il a démarré avec des scores stratosphériques.
05:21Aujourd'hui, il y avait même certains à l'époque
05:23qui imaginaient Édouard Balladur
05:25éluder le premier tour si Jacques Chirac s'était retiré.
05:27Ils appelaient au retrait de Jacques Chirac.
05:28La campagne entre les deux anciens premiers ministres
05:30était très forte.
05:31Ça pourrait rappeler d'ailleurs,
05:33aujourd'hui, on pourrait faire des parallèles.
05:34Bon, enfin bon, on s'arrêtera là.
05:36C'est ça qu'il faut se dire.
05:37L'amitié, l'amitié.
05:38En tout cas, ils ont été amis.
05:40Et après, ils se sont détestés.
05:42Ils se sont fait des sales coups
05:43pendant cette campagne.
05:44Là, on parle de Baladur Chirac.
05:46De Baladur Chirac, ils se sont fait des sales coups
05:47pendant cette campagne.
05:48Et ça a fini par...
05:50Bon, à l'époque, le RN était beaucoup plus faible.
05:52Il n'y avait pas de danger RN.
05:53Mais enfin bon, Balladur a été éliminé.
05:55C'est Jacques Chirac qui a été au deuxième tour.
05:57Et finalement, a battu Yonel Jospin,
05:59qui a fini premier du premier tour,
06:00alors qu'on imaginait Jospin plutôt troisième.
06:03Donc c'était ça, c'est toute cette histoire-là.
06:05Et Édouard Balladur.
06:05Par contre, Édouard Balladur, il s'est bien remis de sa défaite.
06:09Moi, je l'ai beaucoup revu, même jusqu'à ces derniers mois.
06:12C'est quelqu'un qui s'est relevé de sa défaite
06:13et qui finalement a tourné cette page.
06:15Et ensuite, bon, il a œuvré à la campagne
06:19et à l'élection de Nicolas Sarkozy.
06:20Il est resté fidèle à sa famille politique.
06:21Il a soutenu François Fillon.
06:23Il a soutenu Valérie Pécresse.
06:24Il s'est toujours tenu à l'écart ensuite
06:26des divisions de la droite.
06:27Et avec cette scène que l'on a vue à l'instant,
06:29Yves Tréhars,
06:30je vous demande de vous arrêter le 23 avril 95,
06:32au soir du premier tour, il est éliminé de la présidentielle
06:35et il demande à ses supporters.
06:36Et Anne-Saura Dubois disait pendant qu'on voyait le reportage
06:39« Un candidat qui aujourd'hui ferait ça
06:41et parlerait comme ça à ses supporters,
06:43ça passerait très très mal. »
06:45Il avait cette autorité-là.
06:46Et je pense à cette scène-là
06:48parce qu'il y a beaucoup de Français ce soir,
06:51quand on va leur dire,
06:51Édouard Balladur est mort,
06:53qui vont immédiatement avoir cette phrase-là en tête.
06:56Je vous demande de vous arrêter.
06:57Je ne sais pas comment lire le CV.
06:58– Vous êtes dans le jingle des émissions de Thierry Ardisson.
07:00– C'est vrai, vous avez raison.
07:03– Il y a deux jingles dont on se souviendra
07:06chez Thierry Ardisson,
07:08c'est celui-là et un autre qui concerne Michel Rocard,
07:11un autre Premier ministre d'ailleurs.
07:12– Oui, ce n'était pas le même sujet.
07:13– Ce n'était pas tout à fait la même chose.
07:14Non, écoutez, il incarnait effectivement l'autorité,
07:17comme beaucoup d'ailleurs,
07:19de politiques de premier plan ou d'hommes d'État
07:22et c'était un homme d'État incontestablement
07:24puisque non seulement il a occupé les premiers rôles,
07:28notamment entre 93 et 95,
07:30il faut dire que la politique qui a été conduite
07:32par Jacques Chirac pendant la première cohabitation
07:34entre 86 et 88,
07:36en fait c'était un Premier ministre bis.
07:38Il était ministre des Finances, ministre d'État,
07:41mais c'était un Premier ministre bis.
07:42C'était quand même lui,
07:44on était très concentré sur l'économie à cette époque-là
07:47et c'est quand même lui qui avait conduit
07:49toute cette politique économique.
07:50– Avec un chômage beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui.
07:51– Avec un chômage beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui.
07:53Et puis, quand il a quitté la scène politique,
07:56c'est-à-dire le jeu électoral,
07:59il est apparu pour beaucoup de Français qui se souvenaient de lui
08:02comme un sage espèce de personnalité qu'on allait consulter,
08:06enfin que les élus allaient consulter,
08:09que Nicolas Sarkozy a beaucoup consulté,
08:10mais pas que François Fillon aussi,
08:12il l'a beaucoup consulté quand il s'est porté candidat en 2007,
08:15en 2017, pardon, il a consulté Édouard Balladur
08:19et Édouard Balladur était une figure,
08:21c'est le dernier grand dinosaure,
08:24si vous me permettez l'expression,
08:25de la droite républicaine.
08:28Il a été aussi au cœur de l'UMP,
08:33puisqu'il a à ce moment-là aussi eu son mot à dire
08:37et c'est sincèrement l'homme qui a conduit
08:40les réformes les plus difficiles de la droite de ces dernières années.
08:43– Il est à l'origine vraiment du tournant à la fois,
08:45il a donné cette incarnation libérale à la droite des partis gaullistes,
08:49c'est très important,
08:50et surtout, sans doute, c'est lui qui a œuvré
08:52au tournant européen de Jacques Chirac,
08:54puisque Jacques Chirac venait vraiment de l'an contre l'Europe
08:58et finalement sous la houlette d'Édouard Balladur,
09:00il devient européen jusqu'à ensuite soutenir la constitution européenne,
09:06l'intégration toujours plus et l'euro et tout ça,
09:08donc Édouard Balladur a beaucoup compté en fait à droite.
09:10– Pompidou est très à la mode aujourd'hui,
09:12notamment dans la bouche du Premier ministre,
09:13et voilà quelqu'un qui a su faire vivre les mannes du président Pompidou,
09:20parce que c'était vraiment quelqu'un qui était son maître, son mentor.
09:24– Il a été son conseiller.
09:25Bonsoir Gérard Longuet, merci d'être avec nous ce soir,
09:27vous avez été le ministre d'Édouard Balladur,
09:29je regardais, alors effectivement ça nous renvoie aux années 90,
09:32ministre de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications,
09:38et ministre du Commerce extérieur,
09:39qu'est-ce que vous retenez vous ce soir d'Édouard Balladur ?
09:43– Une très grande intelligence de la France,
09:46savoir que notre pays est à la fois,
09:49c'est construit par un État,
09:51et donc le service public,
09:53c'est une démocratie où le souci de la solidarité
09:58aboutit à un régime social,
10:01des charges qui sont assez fortes,
10:03assez singulières,
10:04et en même temps la modernisation de notre industrie,
10:09de nos services,
10:11pour tenir dans une compétition qui est nécessairement mondiale.
10:15Parce qu'on dit oui, c'est un homme d'État,
10:18c'est un homme d'État,
10:19mais un homme d'État c'est quelqu'un qui place la France
10:21dans son environnement,
10:23il le faisait admirablement.
10:24Moi je l'ai vu comme,
10:26en qualité de mise des industries,
10:28ministre du Commerce extérieur,
10:29il connaissait parfaitement nos faiblesses,
10:32et il connaissait parfaitement nos obligations,
10:35que ce soit pour l'automobile ou pour l'énergie,
10:38c'était vraiment très gratifiant de travailler avec lui,
10:43il comprenait vite,
10:43et lorsqu'il avait décidé,
10:45il ne changeait pas d'avis,
10:46il allait jusqu'au bout de sa proposition.
10:50– Merci beaucoup Gérard Longuet d'avoir rendu hommage ce soir à Édouard Balladur,
10:53d'autres hommages aussi,
10:54d'Isadeff avec vous.
10:55– Oui, notamment celui d'Emmanuel Macron,
10:57qui dit ce soir,
10:58député de Paris, ministre puis Premier ministre,
11:00ce fidèle du président Pompidou,
11:02qui l'accompagna durant son mandat,
11:03avait la France au cœur,
11:05il en fut le serviteur exigeant,
11:06mesuré, dévoué.
11:08Sébastien Lecornu a également réagi,
11:10Édouard Balladur était un homme d'État,
11:12à l'esprit réformateur,
11:13et restera une référence pour beaucoup d'hommes et de femmes
11:15de sa famille politique.
11:17Et il y a aussi eu de nombreuses réactions
11:18de plusieurs candidats à l'élection présidentielle.
11:21Bruno Retailleau,
11:22pour les Républicains,
11:23attaché à ses convictions de droite et libéral,
11:26autant qu'à une forme de modération dans leur expression,
11:28il était étranger aux dérives actuelles de la politique,
11:31où l'anathème a remplacé le débat,
11:33l'insulte, l'argument,
11:34la démagogie, le sérieux.
11:36Marine Le Pen,
11:37pour le Rassemblement National,
11:38au-delà des désaccords politiques que nous avions,
11:40il convient aujourd'hui de saluer un homme d'État
11:42qui aura marqué la vie publique française,
11:44qui aura porté avec constance
11:45ses convictions et sa conception
11:47du service de la République.
11:49Et il y a aussi l'hommage de Nicolas Sarkozy,
11:51qui était son ami.
11:52« Je ressors un profond chagrin »,
11:54dit Nicolas Sarkozy.
11:55« Je perds un homme qui fut pour moi un exemple,
11:57un mentor et un ami.
11:58Il s'est tenu auprès de moi dans les bons moments,
12:00comme dans les épreuves,
12:00et son affection ne m'a jamais manqué.
12:02Nous étions si souvent en parfaite harmonie,
12:05de convictions comme de sentiments.
12:06Je pleure ce soir,
12:07la perte de l'un des hommes
12:08qui aura le plus compté dans ma vie. »
12:10Anne Soura Dumois.
12:10Petite comparaison entre Sébastien Lecornu
12:13et Édouard Balladur.
12:15Ils ont un point commun.
12:16Ils ont été nommés tous les deux
12:17premiers ministres,
12:19un an et demi avant une élection présidentielle.
12:23Et ils ont ce point commun.
12:25Édouard Balladur avait demandé,
12:26lorsqu'il a été nommé en 1993 à ses ministres,
12:29de ne pas prendre position
12:30sur la future élection présidentielle
12:32en disant « on doit être au travail,
12:33on a la dette,
12:34il faut boucler le budget,
12:35ça va être difficile. »
12:36Ça commence à résonner à vos oreilles.
12:38« Ça va être difficile,
12:39soyons concentrés,
12:40et ne nous laissons pas disperser,
12:44détourner,
12:45distraire par la présidentielle. »
12:46C'est exactement ce que fait aussi
12:48Sébastien Lecornu aujourd'hui,
12:49avec plus ou moins de succès.
12:50Vous avez déjà la moitié du gouvernement
12:51qui a dit « on soutient Édouard Philippe ».
12:53Mais en tout cas,
12:54il y avait la même conviction.
12:55La comparaison s'arrête là,
12:57à part effectivement,
12:57bien sûr,
12:58la famille politique,
12:58la famille politique commune.
13:00Absolument.
13:01Mais on a toujours quand même
13:02cette incertitude,
13:03on l'aura peut-être jusqu'à là.
13:04Il dit que non.
13:06Ça ne serait pas le premier
13:07à dire que non.
13:07C'est pas le sujet là,
13:08mais il dit que non.
13:09Pardon,
13:09on avait l'hommage
13:11à l'instant
13:11de Nicolas Sarkozy.
13:13Comment vous résumez,
13:14j'allais dire,
13:15le trio Sarkozy-Baladur-Chirac ?
13:18Franchement,
13:18j'ai lu tout le poste
13:20de Nicolas Sarkozy
13:21et Nicolas Sarkozy
13:22dit qu'il n'aurait pas eu
13:23la carrière qu'il a eue
13:24sans Édouard Baladur.
13:25C'est incontestable.
13:26C'est vraiment lui
13:26qui l'a révélé.
13:27Il faut voir qu'à l'époque,
13:28il est nommé ministre,
13:29il a 38 ans,
13:30il est au ministère des Finances
13:32à 40 ans.
13:33Il a le bureau à côté.
13:35Il est même longtemps
13:36resté dans le bureau à côté
13:37tout en étant ministre,
13:38porte-parole
13:40et Édouard Baladur
13:41a beaucoup compté pour lui.
13:42Il a été aussi
13:43avec Nicolas Bazir
13:44qui était le directeur
13:45de cabinet d'Édouard Baladur.
13:46C'était les deux hommes
13:47qui ont poussé Édouard Baladur
13:49à être candidats
13:49à la présidentielle.
13:50Les deux Nicolas.
13:53Poussé Édouard Baladur
13:54contre Jacques Chirac.
13:55C'est aussi l'époque
13:55où Nicolas Sarkozy
13:57rompt avec Jacques Chirac
13:59et il s'en est suivi
14:01vraiment une haine
14:02très importante
14:03jusqu'à ce que même
14:04Jacques Chirac décide
14:05de, après son élection
14:07à l'Élysée,
14:09à présenter un candidat
14:10contre Nicolas Sarkozy
14:11lors d'une législative partielle.
14:13La haine a été
14:14très très longue
14:15entre les hommes.
14:16Elle s'est poursuivie
14:17d'ailleurs bien au-delà
14:18avant que Nicolas Sarkozy
14:19trouve avec Bernadette Chirac
14:20une supportrice
14:22pour la suite de sa carrière.
14:23D'un mot, Yves,
14:24vraiment d'un mot.
14:24En 2002,
14:26Bernadette Chirac
14:27a été très importante
14:28pour réconcilier
14:29autant que faire se peut
14:31Jacques Chirac
14:32et Nicolas Sarkozy
14:33mais il a joué un rôle aussi.
14:34Édouard Balladur
14:35a quand même été aussi
14:36au cœur de la,
14:37je dirais,
14:38de la négociation.
14:39Ce n'était pas une négociation
14:40mais de la conversation
14:40en tous les cas.
14:41Bon, voilà ce que l'on pouvait dire
14:42ce soir après le décès
14:44d'Édouard Balladur,
14:4597 ans de l'ancien Premier ministre.
14:47C'est sa famille
14:47qui l'a annoncé
14:48d'Édouard Balladur
14:48Premier ministre,
14:49je le disais,
14:49de 1993 à 1995.
14:51Sous-titrage Société Radio-Canada
14:52et Marie,
14:52avec une carte blague,

Recommandations