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  • il y a 5 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Je ne peux rien dire pour le moment. Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous.
00:00:02C'est l'événement de la soirée, évidemment. Nous allons le vivre, cet événement en direct sur BFM TV,
00:00:07tous ensemble, tout au long de cette soirée.
00:00:09Donald Trump, vous le voyez, vous voyez cette image en direct.
00:00:12Air Force One qui a donc atterri à Orly. On est en train d'installer la passerelle.
00:00:15Le président des Etats-Unis va pouvoir descendre, embarquer dans une voiture, direction Versailles.
00:00:20Patrick Sos le disait à l'instant, plus de deux heures de retard sur le programme prévu.
00:00:24Mais on est là, évidemment, et on va tout vous expliquer ce soir.
00:00:27Des enjeux, surtout, pourquoi ce dîner de travail est si important ?
00:00:32Pourquoi est-ce que cette visite fait autant polémique, cette visite de Trump à Versailles ?
00:00:36On va en parler tous ensemble. Et surtout, pourquoi est-ce que nous avons, nous Français, nous Européens,
00:00:41besoin du président américain, besoin de l'allié américain sur un certain nombre de dossiers lourds,
00:00:46à commencer par l'Ukraine ? On va en parler avec, évidemment, nos invités ce soir.
00:00:50Je vais vous les présenter dans une seconde, simplement.
00:00:53Elsa Vidal, dites-nous ce soir, pourquoi est-ce que cette image et celles qui vont suivre, évidemment,
00:00:58sont si importantes ? Pourquoi est-ce que ce dîner, ce soir, a un enjeu capital ?
00:01:03Eh bien, le dîner de ce soir a pour enjeu de cranter, de venir capitaliser sur ce qui a pu
00:01:09se passer
00:01:10et être obtenu dans ces trois jours de G7, un G7 qui s'est distingué des précédents par le travail
00:01:18collectif
00:01:19et notamment par des attendus sur l'Ukraine particulièrement importants.
00:01:25Un investissement des États-Unis pour produire des armes depuis l'Ukraine,
00:01:28pour soutenir l'Ukraine dans ses efforts de frappe dans la profondeur du territoire russe
00:01:33et pour défendre, enfin, le ciel ukrainien.
00:01:36C'est presque miraculeux, après une bonne année d'éclipse du dossier ukrainien.
00:01:42Et on est en droit, aujourd'hui, de vouloir, encore une fois, sceller cet engagement
00:01:48et faire en sorte que Donald Trump ne revienne pas dessus.
00:01:51– Deux images en direct à droite, le château de Versailles,
00:01:54donc où nous dit-on Emmanuel Macron vient d'arriver.
00:01:57Pas encore d'image du président de la République française, mais on le verra dans un instant.
00:02:00Et à gauche, Orly, l'aéroport d'Orly, Air Force One qui a donc atterrivé, je vous le disais.
00:02:04La passerelle est prête et on attend de voir maintenant Donald Trump descendre de cette passerelle.
00:02:09On va retrouver Samy Sfaxi sur place.
00:02:11Samy, c'est vous qui allez suivre le président américain d'Orly jusqu'à Versailles.
00:02:16– Oui, Maxime, et on a assisté avec Hugo, bien sûr, à cet atterrissage de Air Force One.
00:02:22Et il est d'ailleurs sous nos yeux ce gigantesque Boeing dans lequel se trouve le président américain.
00:02:27Ici, une partie d'Orly est littéralement sous bulle, sous bulle de sécurité
00:02:31avec énormément de forces de l'ordre qui sont déployées, bien sûr, pour assurer sa sécurité.
00:02:35On a même vu tout à l'heure avec Hugo, vous savez, ce fameux secret de service
00:02:39avec la voiture du président américain, la Beast, bardée d'électronique,
00:02:44totalement blindée, s'engouffrée sur le tarmac juste derrière moi.
00:02:48Et puis ensuite, dans les prochaines secondes, le président va sortir avec, bien sûr,
00:02:52cette gigantesque escorte.
00:02:53Et puis nous, bien sûr, regardez, moi j'ai mon casque, on est prêts à grimper sur les motos
00:02:56et à suivre ce qu'on voit direction Versailles aller à 25 kilomètres.
00:03:00On devrait le suivre pendant une vingtaine de minutes,
00:03:03mais on nous a dit quand même qu'on allait être forcément tenus à distance
00:03:05pour des raisons de sécurité, encore une fois, avec les services de sécurité français,
00:03:09mais également les services de sécurité américains.
00:03:11– Samis Faxi, Loïc Albert en direct d'Orly, donc,
00:03:15qui seront nos yeux et nos oreilles sur place pour suivre le convoi
00:03:17du président américain dans les minutes qui viennent.
00:03:20Donald Trump peut mettre un certain temps, il a déjà deux heures de retard,
00:03:22il peut mettre un certain temps avant de descendre de cet avion.
00:03:26Un mot, Ulysse Gosset, ce soir, j'assume.
00:03:28Emmanuel Macron l'a dit tout à l'heure, Versailles, Donald Trump, j'assume.
00:03:32– N'ayez pas honte ou n'ayons pas honte de ce que nous sommes,
00:03:36c'est ce qu'a dit le président de la République pour répondre aux critiques,
00:03:38parce qu'un journaliste de la Voix du Nord lui a demandé est-ce qu'on n'en fait pas
00:03:41trop
00:03:42en recevant avec tous les honneurs le président américain qui nous fait tant de mal
00:03:46sur les taxes douanières, etc., sur ses menaces de se retirer de l'Alliance atlantique, etc., etc.
00:03:52Eh bien, le président a dit non, non, parce qu'effectivement,
00:03:55la France célèbre comme l'Amérique le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis,
00:04:01à laquelle la France a beaucoup contribué.
00:04:04À Versailles, avant Donald Trump, il y avait Louis XVI, c'était il y a quelque temps.
00:04:07Louis XVI qui a accueilli Benjamin Franklin et qui a donné l'ordre surtout d'envoyer des armes,
00:04:13clandestinement d'abord, et puis ensuite de soutenir avec une armée
00:04:16les indépendantistes américains face aux Anglais.
00:04:20– Donc ce lieu a un sens.
00:04:21– Beaucoup de sens, parce que quand on dit Beaumarchais, Rochambeau, Lafayette, ça parle.
00:04:26Donc pour les Américains, c'est un vrai symbole.
00:04:28Et évidemment, on aurait préféré que Donald Trump soit différent, ne cachons pas les critiques.
00:04:34Mais néanmoins, dans un contexte international aussi tendu,
00:04:37où on est passé d'une situation de guerre ouverte dans le golfe Persique,
00:04:42et où on a peut-être l'espoir d'un accord, ça valait le déplacement.
00:04:46– Le voici, Donald Trump, 47e président des Etats-Unis en France.
00:04:49Donc il était là pour le G7 depuis deux jours maintenant.
00:04:52Et le voici donc qui descend de cette passerelle
00:04:54et qui va ensuite se rendre du côté de Versailles.
00:04:58– 80 ans depuis dimanche.
00:05:01– 80 ans absolument, Donald Trump.
00:05:03On va l'écouter d'ailleurs, Donald Trump qui prend la parole ce soir.
00:05:06– Un jour fantastique, nous allons à Versailles pour un dîner.
00:05:12Nous allons voir comment ça va marcher, ça va être formidable.
00:05:16– Le président sera présent avec madame et nous allons passer un bon moment.
00:05:23La conférence de presse s'est bien déroulée.
00:05:27Et Steve, vous avez posé vos questions.
00:05:33L'accord bien reçu.
00:05:36Est-ce que vous venez avec nous à Versailles ?
00:05:40Je vais essayer de vous mettre pour la visite parce que c'est formidable.
00:05:52– Ça pourrait arriver.
00:05:56C'est dur à croire.
00:05:59Ça n'est pas bon pour le pays.
00:06:04Il y a quelqu'un de bien là-bas, donc...
00:06:08– C'était sa première fois ?
00:06:15– Oui, j'ai vu la déclaration.
00:06:20– Oui, l'accord sera signé dans les 48 heures à venir.
00:06:24– Je dirais 48 heures.
00:06:28– On n'a pas encore déterminé le lieu exact.
00:06:35– Combien de temps l'avez-vous laissé l'armée américaine dans le Golfe ?
00:06:38– C'est une bonne question.
00:06:42Pendant un moment, sûrement.
00:06:44C'est un bon endroit où demeurer.
00:06:50C'était la question.
00:06:51Oui, je pense que l'armée va y rester pendant un certain temps.
00:06:54On va voir comment les choses vont se passer.
00:06:56Je pense que ça va bien se passer.
00:06:58Bon, je vous dis à Versailles.
00:07:02Vous avez dit pendant la conférence de presse
00:07:04que ce n'était pas un problème pour vous
00:07:05que l'Iran ait des missiles balistiques.
00:07:08Je disais que si d'autres pays en ont,
00:07:11c'est un peu injuste pour eux de ne pas en avoir.
00:07:14Un missile balistique n'est pas la même chose
00:07:17que ce que nous évoquions.
00:07:20L'Arabie saoudite, le Qatar en ont.
00:07:24Bien sûr, je pense que c'est normal que tout le monde en ait.
00:07:27– Dans le protocole d'accord,
00:07:36l'Iran s'engage également à ne pas acheter d'armes nucléaires.
00:07:42C'est très difficile.
00:07:45Avec beaucoup de travail.
00:07:48Vous savez, les bombardiers B2 et ses pilotes,
00:07:51ils ont fait un travail extraordinaire.
00:07:53On le comprend maintenant.
00:07:54Donc cette histoire de poussière nucléaire
00:07:57est beaucoup moins importante
00:07:58que le fait de ne pas avoir l'arme nucléaire.
00:08:00– Je pense que le président Macron
00:08:08ne fait qu'honorer notre pays,
00:08:11d'un grand peuple d'Europe.
00:08:14Et beaucoup de gens importants seront présents.
00:08:29– Donc le Canada limite les importations
00:08:31de voitures chinoises.
00:08:33Je ne sais pas si j'ai dit que c'était une bonne chose,
00:08:36mais je comprends sa décision.
00:08:38Est-ce que, oui, bien sûr,
00:08:39je préfère limiter que ne pas limiter ?
00:08:44– Non, nous, nous n'avons pas laissé
00:08:46les voitures chinoises.
00:08:47Ils payent 100% de droits de douane,
00:08:49donc on n'a pas les mêmes problèmes
00:08:50que l'Europe ou le Canada.
00:08:53– Je pense que c'est mieux sans,
00:09:01je ne suis pas fan de cela.
00:09:04Tout ça nous a permis de sortir
00:09:05du traité Alena,
00:09:07du traité économique.
00:09:13– Oui, je préférerais ne pas signer
00:09:17ce bout de papier.
00:09:19– Je préférerais qu'il n'y ait pas
00:09:24cet accord-là.
00:09:28Nous, nous portons mieux
00:09:29en tant que pays sans ça.
00:09:32– Je préférerais qu'il n'y ait pas
00:09:33cet accord-là.
00:09:35– Donc, je ne suis pas
00:09:38pour l'USMCA.
00:09:41Moi, je voulais sortir de l'ALENA,
00:09:44qui était le pire accord économique
00:09:45de l'histoire.
00:09:47Et l'USMCA, l'accord Canada-États-Unis-Mexique,
00:09:51a été difficile.
00:09:53Mais ils espéraient que je ne sois pas réélu.
00:09:59– Je préférerais ne pas avoir,
00:10:04d'accord, mais bon,
00:10:05je suis ouvert à cette idée, quand même.
00:10:09– Vous savez, on y mettra fin.
00:10:13– Ça expire.
00:10:15– Ça expire.
00:10:16– Je pense que ça va même expirer
00:10:21très rapidement.
00:10:21– Je pense que ça va même expirer très rapidement.
00:10:31– Vous avez parlé de bombarder l'Iran
00:10:33s'ils ne respectaient pas l'accord.
00:10:38Est-ce que nous les bombarderions
00:10:41s'ils ne respectaient pas ?
00:10:44Mais probablement, ça se passerait, oui.
00:10:46On se voit à Versailles.
00:10:49Et vous pourriez dire au New York Times
00:10:51qu'il faudrait qu'ils changent
00:10:52leur façon de faire.
00:10:55– Non, pas de deadline, de date butoir.
00:11:03– Non, pour moi, ce n'est pas difficile.
00:11:07Vous savez, tant qu'ils se comportent bien,
00:11:09ça me va.
00:11:12– Est-ce que vous avez parlé du Groenland ?
00:11:14– Non, nous n'avons pas parlé du Groenland.
00:11:17– Je devrais en parler, peut-être.
00:11:23– La Russie est un grand pays,
00:11:26une très grande armée,
00:11:28mais l'Ukraine se débrouille bien.
00:11:30– Ils ont du bon matériel.
00:11:33– Ils se débrouillent bien, je dois dire.
00:11:37– Ils le payent.
00:11:39– Et l'Europe paye pour ça.
00:11:43– L'OTAN paye pour ce matériel militaire.
00:11:46Contrairement à Biden qui donnait des milliards
00:11:48et des milliards en équipements.
00:11:53– Oui, peut-être qu'on remettra
00:11:56les sanctions contre la Russie.
00:11:58Je veux que...
00:12:00Vous savez, je voulais m'assurer
00:12:02que les prix du pétrole ne montent pas trop,
00:12:03mais maintenant, les prix du pétrole ont baissé,
00:12:05donc on va peut-être remettre les sanctions.
00:12:06Je vous remercie.
00:12:10– Donald Trump,
00:12:11Donald Trump sur le tarmac à Orly,
00:12:15qui va monter dans The Beast,
00:12:16encadré par les hommes du Secret Service.
00:12:18Très nombreux, les hommes du Secret Service,
00:12:19avec un président, Serge Gérona,
00:12:21un président américain,
00:12:22qui est très content d'être là
00:12:23et qui n'est pas du tout pressé.
00:12:24Il a déjà deux heures de retard.
00:12:26Mais alors, longue prise de parole
00:12:28à la descente de l'avion.
00:12:29– Je crois qu'à l'intérieur de lui,
00:12:32il adore quand même ça.
00:12:33Il sait très très bien qu'il est attendu.
00:12:35Il sait très très bien
00:12:36que de toute façon,
00:12:37il ne risque rien du tout.
00:12:38On ne va pas fermer le Versailles à clé
00:12:39en disant vous êtes arrivé trop tard.
00:12:41Monsieur le Président,
00:12:42vous avez deux heures de retard.
00:12:44Adieu.
00:12:45Vous reverrez la prochaine fois.
00:12:47Le Versailles va fermer au public, etc.
00:12:49Et c'est très très bien
00:12:50que le Versailles est privatisé,
00:12:52qu'il est attendu, sera attendu.
00:12:54D'ailleurs, c'est un problème.
00:12:55À mon avis,
00:12:56ça posera énormément de problèmes
00:12:58pour les cuisines
00:12:59parce qu'ils ont tout préparé
00:13:00il y a deux heures.
00:13:01Donc à mon avis,
00:13:01la cuisine, il faut tout refaire
00:13:02parce que c'est du frais quand même.
00:13:04Vous savez, c'est…
00:13:05J'aime bien quand vous mettez
00:13:06les sujets essentiels
00:13:07sur la table.
00:13:09Vous avez entendu
00:13:10les journalistes canadiens,
00:13:11les Américains…
00:13:13On parlera de l'Iran
00:13:13et de l'Ukraine
00:13:14dans un instant, évidemment.
00:13:16Mais vous voyez
00:13:16The Beast,
00:13:18la voiture de Donald Trump
00:13:19avec les deux drapeaux
00:13:19américains et français
00:13:20qui se mettent en route
00:13:22direction Versailles.
00:13:22Samis Faxi va suivre
00:13:23cette voiture
00:13:25autant que faire se peut
00:13:26et autant que le secret de service
00:13:27et la police française
00:13:29l'y autorisent.
00:13:30d'abord Versailles
00:13:31où attendent donc
00:13:32Donald Trump
00:13:32Marie Chantret
00:13:34et Patrick Sos
00:13:35arrivée prévue dans quoi ?
00:13:36Un quart d'heure ?
00:13:3720 minutes ?
00:13:39Oui, c'est ça.
00:13:40Normalement,
00:13:41quand on regarde le GPS,
00:13:42c'est 20-25 minutes.
00:13:44À la vitesse d'un président américain,
00:13:46ça va peut-être un peu plus vite.
00:13:47La 86,
00:13:48pas de feu rouge,
00:13:48ça devrait aller…
00:13:49Ça sera,
00:13:50c'est que la circulation
00:13:51a entièrement été coupée
00:13:52évidemment dans la zone
00:13:53pour rassurer Sergueï Gironov.
00:13:56Effectivement,
00:13:57il y a du retard
00:13:57mais du côté des cuisiniers
00:13:59que l'on voit
00:13:59qui ne veulent rien nous dire
00:14:00sur le menu,
00:14:02même si on a
00:14:02quelques premiers indices,
00:14:04sans doute de la volaille
00:14:05du bourdonné
00:14:06sera servi ce soir
00:14:07et notamment cuisiné
00:14:08par un célèbre chef,
00:14:09un certain Alain Ducasse
00:14:10que nous avons vu passer.
00:14:12Ça a l'air d'être
00:14:12à peu près détendu.
00:14:14Le président Emmanuel Macron
00:14:15est lui bien
00:14:16au château de Versailles,
00:14:17Patrick,
00:14:18sans doute
00:14:18briefé par ses équipes
00:14:20avant l'arrivée.
00:14:21Un dernier détail
00:14:21sur le programme
00:14:23et Emmanuel Macron
00:14:23qui n'a pas non plus
00:14:24assisté à la conférence de presse
00:14:25du président américain
00:14:26tout à l'heure.
00:14:27Oui,
00:14:27et puis soyons transparents,
00:14:28Marie,
00:14:29si Donald Trump
00:14:30avait autant de retard,
00:14:31c'est parce que
00:14:31la conférence de presse
00:14:32du président de la République française
00:14:33a elle-même commencé
00:14:34avec beaucoup de retard.
00:14:35On les connaît tous les deux
00:14:36et surtout,
00:14:37Marie,
00:14:37vous vous suivez souvent
00:14:39avec le service politique
00:14:40Emmanuel Macron,
00:14:41les retards,
00:14:42votre service
00:14:43s'y est habitué.
00:14:43Il y a prendre son temps,
00:14:43en effet,
00:14:44effectivement Emmanuel Macron.
00:14:45Donc voilà,
00:14:45mais tout se fera comme il faut.
00:14:47Ce qui compte,
00:14:47c'est pour l'arrivée
00:14:48encore de l'or.
00:14:50On se pousse
00:14:51avec Marie quand même.
00:14:52Vous voyez ici,
00:14:52souvenez-vous,
00:14:53il y a trois ans,
00:14:54un peu moins de trois ans,
00:14:55on était au même endroit
00:14:56pour BFM TV.
00:14:57On avait un plateau incroyable
00:14:58et on avait ce tapis rouge
00:15:00qui attendait le roi Charles III
00:15:01avec la reine.
00:15:03Eh bien,
00:15:03rien de tout ça ici.
00:15:04En fait,
00:15:05on a transformé
00:15:06le château de Versailles
00:15:08en annexe de l'Elysée,
00:15:09c'est ce qu'on nous a expliqué,
00:15:10y compris dans une partie du décor.
00:15:12Oui,
00:15:12effectivement,
00:15:13ce dîner dans la galerie basse,
00:15:15mais d'abord quand même,
00:15:16visite des lieux
00:15:16pour Donald Trump,
00:15:17il ira dans la galerie des glaces,
00:15:19dans la chapelle royale.
00:15:21Et pour compléter cette envie
00:15:23de ne pas non notamment
00:15:24montrer trop de fastes,
00:15:26vous ne verrez ce soir d'image
00:15:27que l'accueil ici,
00:15:29derrière nous,
00:15:30cette poignée de main
00:15:31accueillie par le président
00:15:32et son épouse Brigitte Macron.
00:15:33Mais c'est tout,
00:15:34peut-être après.
00:15:35sauf,
00:15:36si le poule de la Maison Blanche
00:15:38décide d'en faire autrement.
00:15:39parce qu'on l'a vu,
00:15:40les Américains,
00:15:41Marie le disait il y a quelques minutes,
00:15:42il y a 150 journalistes
00:15:43qui sont accrédités
00:15:44et les Américains sont en masse.
00:15:46Et il faudra peut-être compter
00:15:47sur Donald Trump
00:15:48pour venir avec une partie
00:15:49des journalistes américains
00:15:51du côté de la galerie des glaces
00:15:52parce qu'on a un soleil couchant
00:15:53qui est en train d'arriver
00:15:53avec un niveau traversant
00:15:55qui s'annonce fantastique.
00:15:58Patrick Sos,
00:15:58Marie Chantré à Versailles
00:15:59et Samy Sfaxi,
00:16:00vous sous vos yeux,
00:16:01la voiture du président américain.
00:16:03Attends,
00:16:03je vais me lever.
00:16:04Ça te va ?
00:16:05Oui, absolument,
00:16:06je la vois passer juste devant moi
00:16:08à l'instant.
00:16:09Deux voitures présidentielles
00:16:12et puis un cortège
00:16:13absolument gigantesque.
00:16:15D'abord une vingtaine de motards
00:16:16et puis ensuite
00:16:17la garde républicaine
00:16:18qui était au devant
00:16:19de ce cortège
00:16:20et puis toutes ces voitures blindées
00:16:21que vous voyez à l'écran.
00:16:23C'est vraiment impréciant.
00:16:24Il y en a des dizaines
00:16:26et des dizaines.
00:16:27Elles viennent tout droit
00:16:28du tarmac
00:16:29depuis l'aéroport d'Orly.
00:16:30On doit suivre ce qu'on voit
00:16:32dans les prochaines secondes
00:16:33mais c'est vrai que
00:16:34les consignes de sécurité
00:16:35ont été très claires.
00:16:36Il y a d'abord ce qu'on voit
00:16:37et puis ensuite,
00:16:37nous on suivra
00:16:38les autorités françaises
00:16:40qui vont suivre
00:16:41ce trajet direction Versailles.
00:16:42Donc on parle de 25 kilomètres,
00:16:45un trajet qui va durer
00:16:46une vingtaine de minutes.
00:16:47Ça va aller très vite.
00:16:48On est prêts sur nos motos
00:16:49avec Hugo d'Or semaine
00:16:50mais vous voyez
00:16:51c'est absolument considérable.
00:16:53La bulle de sécurité
00:16:54qui est autour d'Orly
00:16:55est impressionnante.
00:16:56On a vu des opérations sentinelles,
00:16:58on a vu de la Bravem
00:17:00qui était mobilisée
00:17:00mais également des policiers,
00:17:02des gendarmes.
00:17:02En tout cas, voilà,
00:17:03tout a été fait et organisé
00:17:04pour qu'il n'y ait aucun incident.
00:17:06Et alors, pour la petite anecdote,
00:17:08Donald Trump qui nous a fait
00:17:09un petit coucou
00:17:09aux quelques journalistes
00:17:10qui étaient présents ici.
00:17:12Samy Sfaxi à Orly en direct.
00:17:14On le disait,
00:17:15Ulysse Gosset,
00:17:15on a un Trump
00:17:16qui avait très envie
00:17:17de parler à la descente
00:17:18de l'avion,
00:17:18en forme,
00:17:19on le disait tout à l'heure
00:17:19effectivement,
00:17:20président américain,
00:17:2080 ans,
00:17:21mais en forme,
00:17:22très envie de parler
00:17:23et qui arrive en disant
00:17:24écoutez l'accord
00:17:24que j'ai conclu sur l'Iran.
00:17:26Cet accord est formidable,
00:17:27il a été très bien reçu
00:17:30au G7 à Evian.
00:17:32Je suis le boss,
00:17:33je suis le patron,
00:17:33ça c'est ce qu'il disait
00:17:34tout à l'heure à Evian,
00:17:36c'est un Trump très puissant
00:17:37qui arrive ce soir à Versailles.
00:17:39Je vais pas y dire
00:17:40tout puissant
00:17:41et je me suis retenu.
00:17:42Il a dit
00:17:42des dirigeants du G7
00:17:44à propos de l'accord
00:17:45« they loved it,
00:17:46il adore mon accord ».
00:17:48Bon, c'est son accord,
00:17:49il a plein de défauts,
00:17:50il est critiqué dans le monde entier
00:17:51et même aux Etats-Unis,
00:17:52mais pour lui,
00:17:52c'est le bon accord
00:17:54qu'il va encore présenter
00:17:56aux Américains.
00:17:56Et là,
00:17:57sa campagne de communication
00:17:58est exceptionnelle.
00:18:00C'est un battler,
00:18:01c'est le plus grand showman
00:18:03de la planète aujourd'hui
00:18:04et donc,
00:18:04à chaque fois qu'il peut,
00:18:05il rencontre le pool
00:18:06des médias
00:18:07de la presse américaine
00:18:08et il vend son accord
00:18:10parce qu'il vient
00:18:11de faire un deal
00:18:11avec l'Iran,
00:18:12en tout cas,
00:18:12il espère que ça va marcher,
00:18:14mais attention,
00:18:14attention quand même,
00:18:15il dit
00:18:16« on peut réouvrir
00:18:17le détroit d'Hormuz
00:18:18dans les 30 jours »,
00:18:19lui il dit
00:18:19« c'est vendredi,
00:18:20on verra ce qu'il en est »,
00:18:22mais si l'Iran
00:18:22ne respecte pas
00:18:23cet accord
00:18:24ou en tout cas
00:18:25ce même random,
00:18:25alors je reprendrai
00:18:26les bombardements ».
00:18:28Donc ça,
00:18:28c'est important.
00:18:28Ce qui est aussi important,
00:18:30c'est qu'on commence
00:18:30à découvrir
00:18:31les détails de l'accord,
00:18:32il y a deux choses
00:18:33qui me semblent fondamentales,
00:18:34la première,
00:18:35c'est que Trump dit
00:18:36« il y aura une destruction
00:18:38ou une dilution
00:18:39de l'uranium enrichi »,
00:18:40vous savez,
00:18:40qui est en Suis,
00:18:41donc dans les sous-sols
00:18:43de disparants,
00:18:44semble-t-il,
00:18:45avec le contrôle
00:18:46de l'Agence internationale
00:18:48de l'énergie
00:18:48qui était déjà là
00:18:49pour faire respecter
00:18:50le fameux accord
00:18:50signé par Barack Obama
00:18:52en 2015.
00:18:53Et puis deuxième point,
00:18:54il y a cet accord
00:18:55sur l'argent,
00:18:57les avoirs,
00:18:58Trump dit
00:18:59« si l'Iran respecte
00:19:00le mémorandum
00:19:01qu'il va signer
00:19:02vendredi officiellement,
00:19:03eh bien il y a
00:19:04300 milliards de dollars
00:19:05sur la table
00:19:06pour reconstruire l'Iran ».
00:19:07Il dit « l'Iran a déjà
00:19:09vu une destruction
00:19:10fantastique de son pays,
00:19:121000 milliards de dollars
00:19:13de dégâts »,
00:19:14c'est ce qu'il a dit
00:19:14tout à l'heure,
00:19:15eh bien nous,
00:19:16on débloquera
00:19:17les 300 milliards de dollars
00:19:18qui sont gelés
00:19:19pour permettre justement
00:19:20cette reconstruction.
00:19:21Et ça, ça fait hurler
00:19:22les adversaires de l'accord
00:19:23aux États-Unis,
00:19:24en Israël bien sûr,
00:19:25qui parlent d'une capitulation
00:19:28d'un accord catastrophique.
00:19:29Mais Trump dit lui
00:19:29« non, pas du tout,
00:19:31les ventes de pétrole
00:19:32vont repartir,
00:19:33le trafic va repartir
00:19:35et ça sera bon
00:19:36pour l'économie mondiale
00:19:37parce que pour lui,
00:19:38ce qui est le plus important
00:19:39dans cette signature
00:19:40d'un accord,
00:19:41si elle a bien lieu vendredi,
00:19:42c'est que ça va permettre
00:19:43de mettre fin
00:19:44à cette crise
00:19:45de l'énergie
00:19:45qui avait une influence
00:19:47très négative
00:19:48sur l'ensemble
00:19:48de l'économie mondiale. »
00:19:50– Donald Trump,
00:19:50en route de Versailles,
00:19:51pour Versailles,
00:19:51vous voyez ces images
00:19:52en direct du château de Versailles
00:19:54où le président américain
00:19:55sera reçu dans quelques instants
00:19:56par le président français.
00:19:58Je le disais tout à l'heure,
00:19:59Yves Tréhard,
00:19:59j'assume,
00:20:00c'est ce que disait tout à l'heure
00:20:01le président Macron,
00:20:03j'assume de recevoir
00:20:05le président Trump
00:20:07ici à Versailles.
00:20:08Il le disait,
00:20:09Versailles,
00:20:10c'est un outil
00:20:10de la puissance française.
00:20:11Donc quand on a besoin
00:20:12du président américain,
00:20:13de notre allié américain,
00:20:14eh bien voilà,
00:20:15au moment du 250e anniversaire
00:20:17des États-Unis,
00:20:18eh bien on le reçoit
00:20:19à Versailles.
00:20:20– Il a raison,
00:20:20il a raison,
00:20:21puisque effectivement,
00:20:22Versailles,
00:20:23c'est un joyau
00:20:24de l'histoire de France,
00:20:26il ne faut pas se le cacher,
00:20:28qui est admiré
00:20:29dans le monde entier,
00:20:30qui est évidemment
00:20:31des monuments
00:20:31les plus visités en France.
00:20:33Et puis,
00:20:34vous savez,
00:20:34le président Trump,
00:20:35il est toujours sensible
00:20:36à ce genre de...
00:20:38Quand il était venu
00:20:39en 2017,
00:20:40la première fois
00:20:42de la présidence Macron,
00:20:43la première présidence Macron,
00:20:45il avait assisté
00:20:45au défilé du 14 juillet.
00:20:47Et qu'est-ce qu'il avait fait ?
00:20:48En rentrant à Washington,
00:20:50il s'est dit,
00:20:50moi je veux qu'on crée
00:20:52un 14 juillet aux États-Unis.
00:20:53– Est-ce que vous êtes
00:20:54en train de dire
00:20:54qu'il va créer Versailles ?
00:20:55– Alors justement,
00:20:56vous êtes en train
00:20:57de me l'enlever de la bouche,
00:20:58peut-être qu'il va créer Versailles.
00:20:59Toujours est-il
00:21:00que la polémique en France,
00:21:01qui était tout à fait ridicule
00:21:05et mince,
00:21:06elle n'a pas grossi tellement,
00:21:08la polémique pour se dire
00:21:09pourquoi offrir Versailles
00:21:10au président Trump,
00:21:11c'est ridicule,
00:21:12puisque Versailles,
00:21:13et bien justement,
00:21:14c'est un instrument
00:21:15de notre diplomatie
00:21:16qui a été utilisé
00:21:17par tous les présidents français
00:21:19depuis le général de Gaulle.
00:21:21Et puis,
00:21:22et puis,
00:21:22et puis effectivement,
00:21:23il y a une histoire commune
00:21:24pour l'indépendance
00:21:25des États-Unis
00:21:26entre la France
00:21:27et les États-Unis.
00:21:29– Et ça s'est joué à Versailles
00:21:29notamment.
00:21:30– Et ça s'est joué
00:21:31en partie à Versailles.
00:21:32– En partie à Versailles.
00:21:33Et donc,
00:21:33je trouve ça très bien.
00:21:34Et puis,
00:21:34il ne faut pas oublier
00:21:35l'aspect diplomatique,
00:21:36c'est que l'idée de ce soir
00:21:38pour le président Macron,
00:21:40c'est aussi un moyen,
00:21:42encore une fois,
00:21:42d'arriver le président américain
00:21:45à ce qu'il veut
00:21:47de la politique occidentale
00:21:49en faveur de l'Ukraine.
00:21:51C'est très important
00:21:53de ramener dans le jeu
00:21:54derrière l'Ukraine
00:21:55les Américains.
00:21:56– On parlera de l'Ukraine
00:21:57dans une seconde,
00:21:58je donne la parole
00:21:58dans une seconde générale.
00:21:59D'abord,
00:22:00information qui tombe
00:22:00à l'instant
00:22:01que nous donnons,
00:22:02que nous pouvons vous donner
00:22:02en exclu.
00:22:03– Le menu tant attendu.
00:22:04– Lisa Hadèf.
00:22:05– En entrée,
00:22:06asperges du Val-de-Loire
00:22:07en plat,
00:22:08volaille du Bourbonnet,
00:22:09je rappelle que c'est
00:22:09une appellation d'origine
00:22:10protégée depuis très peu
00:22:11de temps,
00:22:11depuis 2023.
00:22:12Plateau de fromage
00:22:13de nos régions
00:22:14et en dessert,
00:22:15une tarte au chocolat.
00:22:16– Bon, ben voilà.
00:22:16– Miam.
00:22:17– Plateau de fromage,
00:22:18je ne sais pas si ça va être
00:22:19apprécié par un Américain.
00:22:20– Simple, très bien.
00:22:20Et vous avez ces images
00:22:21en direct de la grille royale
00:22:22du château de Versailles.
00:22:23On attend logiquement,
00:22:24c'est par ici
00:22:25que Trump va entrer
00:22:26tout à l'heure
00:22:33et les Français
00:22:33et les Européens
00:22:34ont besoin de Trump
00:22:36pour faire plier
00:22:36Poutine sur l'Ukraine.
00:22:37L'un des enjeux ce soir,
00:22:39il est là de se dîner
00:22:40à Versailles.
00:22:40– Oui, tout à fait.
00:22:41C'est évident que là,
00:22:42bon, la situation opérationnelle
00:22:44est quand même assez favorable
00:22:45pour l'alliance occidentale
00:22:47contre la Russie.
00:22:47C'est évident.
00:22:48Donc il y a un élan.
00:22:49Et les élans,
00:22:50il faut toujours un petit peu
00:22:50en profiter quand même.
00:22:52Et effectivement,
00:22:52les Américains,
00:22:53on ne peut pas s'en passer.
00:22:53Il y a quand même,
00:22:54tous les pays européens
00:22:55achètent quand même
00:22:55du matériel américain.
00:22:57Ils ne font pas forcément
00:22:58le meilleur choix,
00:22:58mais peu importe,
00:22:59c'est comme ça.
00:23:00Ils ne peuvent pas
00:23:01se détacher des États-Unis.
00:23:02L'OTAN, c'est quand même
00:23:03tout un système organisationnel
00:23:04qui fonctionne bien
00:23:05parce qu'il y a quand même
00:23:06un maître d'œuvre.
00:23:07Il ne faut pas être dupe.
00:23:08On a essayé le corps européen.
00:23:09Toutes ces affaires-là,
00:23:10ça marche un peu moins bien.
00:23:11Il faut qu'il y ait un patron.
00:23:12D'abord parce qu'ils ont
00:23:13une excellente organisation opérationnelle,
00:23:15un excellent système
00:23:16de planification.
00:23:17Et puis tous les alliés européens
00:23:18permettent de donner
00:23:19et d'injecter
00:23:21énormément de bonnes idées,
00:23:22énormément de souplesse,
00:23:23d'adaptabilité.
00:23:24Donc c'est quand même,
00:23:25il faut le reconnaître.
00:23:25Bon, j'ai servi à l'OTAN.
00:23:27Je n'étais pas un grand fanat,
00:23:28je vous avoue.
00:23:28J'étais un peu
00:23:29dans la version gaullienne.
00:23:31C'est comme ça.
00:23:33Bon, ça fonctionne bien.
00:23:34Il y a plein d'écoles de formation.
00:23:36Il y a plein d'instituts.
00:23:36C'est quand même un système
00:23:37qui fonctionne bien.
00:23:38Donc on en a besoin.
00:23:39Ce qu'il faut simplement,
00:23:40c'est être très présent,
00:23:41parler, s'affirmer,
00:23:43être crédible pour,
00:23:46effectivement,
00:23:46choisir les options opérationnelles
00:23:48qui nous intéressent.
00:23:49Il est évident que pour l'affaire ukrainienne,
00:23:51l'OTAN a énormément servi.
00:23:53C'est évident.
00:23:54Et c'est aussi une des raisons
00:23:55pour lesquelles ça fonctionne.
00:23:56Également, ça a servi
00:23:57pour la formation
00:23:58de tous les militaires ukrainiens
00:24:00et les officiers ukrainiens
00:24:02qui démontrent quand même
00:24:03une grande souplesse,
00:24:04une adaptabilité,
00:24:07une réactivité,
00:24:08enfin, toutes les qualités opérationnelles
00:24:09que ne démontre pas vraiment
00:24:11l'armée russe.
00:24:12Ça, c'est évident.
00:24:13Parce qu'à armes égales,
00:24:14il y a quand même
00:24:17avantage Ukraine en 2026.
00:24:18Serge Ghernov.
00:24:19Vous savez, on a entendu tout à l'heure
00:24:20le président Trump lui-même dire
00:24:22« Si je suis reçu à Versailles,
00:24:25c'est parce qu'Emmanuel Macron
00:24:26veut honorer mon pays. »
00:24:29Et donc, en fait,
00:24:29il a répondu à cette polémique.
00:24:31Il a lui-même dit
00:24:32que j'apprécie,
00:24:33je comprends l'importance
00:24:36et le geste qu'il m'est fait.
00:24:39Il parle au passage de la France
00:24:40comme d'un grand peuple d'Europe.
00:24:42Absolument.
00:24:42Absolument.
00:24:43Et il faut bien le dire
00:24:45que ce G7 d'Emmanuel Macron,
00:24:48il est réussi.
00:24:49Et c'est une réussite,
00:24:51mais à plusieurs titres.
00:24:53On pourra après discuter
00:24:54et avoir le bilan.
00:24:56Mais le fait d'avoir invité Zelensky,
00:24:59le fait de l'avoir imposé,
00:25:01y compris à Trump,
00:25:02le fait que Trump ait signé
00:25:04quasiment toutes les déclarations.
00:25:07Le fait qu'il soit resté jusqu'au bout.
00:25:10Ça, c'est Versailles.
00:25:11Ça, c'est Versailles.
00:25:12Parce que Macron était très intelligent.
00:25:14Il a mis le gâteau à la fin.
00:25:16Et il a dit
00:25:17« Le gâteau, c'est le dessert. »
00:25:18Et donc, si tu manges les asperges,
00:25:21tu mangeas le gâteau de Paris.
00:25:22Si tu vas jusqu'au dessert,
00:25:23au moins tu restes en France.
00:25:25On va retrouver Marie-Chanteret
00:25:26et Patrick Sos du côté de Versailles.
00:25:28Il y a une trentaine d'invités,
00:25:30si je ne me trompe pas,
00:25:31pour ce dîner de travail.
00:25:33C'est comme ça que c'est présenté par l'Elysée.
00:25:35Qui est invité à ce dîner de travail ?
00:25:39Alors, écoutez, Maxime,
00:25:40du côté français, évidemment,
00:25:42on connaît au moins 4 participants,
00:25:44dont 3 ministres.
00:25:45Celui des affaires étrangères,
00:25:47ce n'est pas étonnant,
00:25:47Jean-Noël Barraud.
00:25:48Celui de l'économie,
00:25:49Roland Lescure,
00:25:50mais également la ministre de la Culture,
00:25:53Catherine Pégard,
00:25:54qui a été la patronne du château de Versailles.
00:25:57On nous précise également la présence
00:25:59de l'ambassadeur de France aux Etats-Unis,
00:26:01Laurent Billy.
00:26:02Et puis, un petit peu en miroir,
00:26:03vous avez parlé de Jean-Noël Barraud,
00:26:05et bien Marco Romeo poursuit le voyage
00:26:07secrétaire d'État.
00:26:08Vous aurez aussi, en fait,
00:26:09un divers représentant du commerce,
00:26:11notamment, évidemment,
00:26:12Scott Bessen,
00:26:12le secrétaire au Trésor.
00:26:14C'est là qu'on voit
00:26:14qu'il y aura quand même
00:26:15beaucoup de discussions,
00:26:17évidemment,
00:26:17sur la guerre des tarifs douaniers.
00:26:20Scott Bessen,
00:26:20mais aussi Howard Blutnik.
00:26:21L'indispensable,
00:26:22et c'est là qu'on voit
00:26:23que c'est quand même
00:26:23une visite de haut niveau.
00:26:24Suzy Wise,
00:26:25qui est la chief of staff,
00:26:26la directrice de cabinet,
00:26:27qui sera là.
00:26:28Et puis, on a Tom Barack,
00:26:29et ça, c'est important.
00:26:30C'est l'ambassadeur des Etats-Unis
00:26:32en Turquie,
00:26:32et c'est aussi l'envoyé spécial
00:26:34de Donald Trump
00:26:34pour la Syrie.
00:26:36Il connaît également le Liban,
00:26:37où on vous montre toujours
00:26:38les coulisses derrière nous.
00:26:40Vous voyez,
00:26:41c'est ici que vous parlez
00:26:42de The Beast.
00:26:43On va parler aussi,
00:26:43puisqu'on a parlé de Air Force One,
00:26:45de Marine One.
00:26:45C'est Kadyak One
00:26:46qui va arriver juste ici,
00:26:48juste devant nous,
00:26:49et pour les téléspectateurs
00:26:50de BFM TV.
00:26:51Dans quelques minutes,
00:26:52maintenant,
00:26:52la grille est encore fermée,
00:26:53mais ça ne saurait tarder.
00:26:54Il a beaucoup parlé
00:26:55à sa sortie de l'avion
00:26:56sur le tarmac d'Orly,
00:26:57mais évidemment, Patrick,
00:26:58on tentera une question.
00:26:59On a le micro à portant de main,
00:27:01et promis,
00:27:02on tentera une question,
00:27:02évidemment,
00:27:03au président américain.
00:27:04On va vivre ça grâce à vous deux,
00:27:06évidemment,
00:27:06en direct sur BFM TV.
00:27:08Une chose, Elsa Vidal,
00:27:09on va tempérer l'enthousiasme
00:27:10quand même de Donald Trump,
00:27:11qui arrive en disant
00:27:12que son accord est fantastique,
00:27:13que la France est fantastique,
00:27:14que Versailles est fantastique.
00:27:16On va modérer
00:27:17un tout petit peu tout ça,
00:27:18parce que d'ailleurs,
00:27:19il y a une petite bizarrerie,
00:27:22on avait cru comprendre
00:27:23qu'il avait été signé
00:27:24déjà dimanche dernier.
00:27:25Donc, qu'est-ce qui va se passer
00:27:26dans deux jours ?
00:27:27Alors, tout est glissant
00:27:28dans ce domaine,
00:27:28et effectivement,
00:27:29on a appris à plusieurs reprises
00:27:30aujourd'hui
00:27:31qu'il y était susceptible,
00:27:33ce protocole,
00:27:34ce mémorandum d'intente,
00:27:35d'être signé,
00:27:37peut-être demain,
00:27:38plutôt que vendredi,
00:27:39peut-être par le président iranien,
00:27:42Pézez Kian,
00:27:43et le président américain,
00:27:45et non plus par le vice-président,
00:27:47J.D. Vance,
00:27:48et le président du Parlement iranien,
00:27:51Mohamed Khalibaf,
00:27:52donc tout semble extrêmement glissant,
00:27:56de même que certains éléments
00:27:57commencent à être révélés
00:27:59dans la presse,
00:28:00à commencer par Axios,
00:28:01cet après-midi,
00:28:02contenu de cet accord.
00:28:04Et celui-ci,
00:28:05finalement,
00:28:06il fait une part très belle
00:28:07au régime des gardiens
00:28:09de la révolution,
00:28:09à la reprise de la vente
00:28:10de pétrole,
00:28:11à un fonds même
00:28:12de reconstruction du régime,
00:28:15avec, qui plus est,
00:28:16des commentaires assez positifs,
00:28:18surprenants dans la bouche
00:28:19de Donald Trump,
00:28:20concernant les négociateurs iraniens,
00:28:21en disant qu'après en avoir éliminé
00:28:23deux générations,
00:28:24la troisième était beaucoup plus
00:28:25futée,
00:28:26et des gens assez raisonnables.
00:28:27Donc, il n'est plus du tout
00:28:28question de changement de régime
00:28:30non plus.
00:28:31On voit que, finalement,
00:28:32ce mémorandum d'entente,
00:28:34il était très important
00:28:35pour Donald Trump
00:28:36qu'il soit annoncé
00:28:37comme signé
00:28:38le jour anniversaire,
00:28:39le 14 juin,
00:28:40très tardivement.
00:28:41mais les détails
00:28:42n'ont cessé
00:28:43d'évoluer
00:28:43et d'évoluer
00:28:44en ce moment même
00:28:45puisqu'on a appris
00:28:46que l'Iran serait d'accord
00:28:47pour des inspections
00:28:48de la IEA
00:28:49sur place.
00:28:50– Alors, pour compléter
00:28:51ce que dit Elsa,
00:28:53il y a la fête
00:28:54de l'indépendance
00:28:54qui arrive
00:28:55le 4 juillet.
00:28:56Je ne suis pas sûr
00:28:57que cet accord
00:28:58soit accueilli
00:28:59avec des fleurs
00:29:00à Washington
00:29:00et notamment
00:29:01dans le camp républicain
00:29:03où là,
00:29:04il y a des critiques
00:29:04de plus en plus virulentes
00:29:06qui se font entendre,
00:29:07d'après ce que je sais,
00:29:08et ça va être peut-être
00:29:09pour lui
00:29:10un retour au pays
00:29:11un peu compliqué.
00:29:12– Ulisse Gosset,
00:29:13on attend maintenant
00:29:14effectivement l'accueil
00:29:15par Emmanuel Macron
00:29:16de Donald Trump.
00:29:17On a bien compris
00:29:18que le président français
00:29:19incitait sur le fait
00:29:19que c'était un dîner de travail,
00:29:21que là,
00:29:22on oublie
00:29:23pour les dîners de gala
00:29:24à Versailles,
00:29:25il n'y a pas d'artistes,
00:29:26il n'y a pas de…
00:29:26voilà,
00:29:27on a centré
00:29:27une trentaine de personnes,
00:29:29il n'y a pas de feu d'artifice,
00:29:30on a centré
00:29:30sur une trentaine de personnes,
00:29:32des ministres,
00:29:33des ambassadeurs,
00:29:34voilà,
00:29:34on va bosser
00:29:35d'une certaine manière,
00:29:36c'est comme ça
00:29:36que c'est présenté
00:29:37ce soir à Versailles.
00:29:38Je reviens au rapport
00:29:39et aux relations
00:29:40entre Trump et Macron,
00:29:42Emmanuel Macron
00:29:42a dit tout à l'heure
00:29:43« j'ai toujours eu
00:29:45confiance en Donald Trump
00:29:46parce qu'il fait
00:29:47ce qu'il dit,
00:29:48le président Trump,
00:29:49j'ai toujours eu
00:29:50confiance en lui,
00:29:51son accord,
00:29:52l'accord qu'il a décroché
00:29:53avec l'Iran
00:29:53est un très bon accord,
00:29:54enfin Emmanuel Macron,
00:29:55mais l'effort en tout cas
00:29:56pour accueillir
00:29:56Donald Trump ce soir. »
00:29:57– Oui,
00:29:57je ne vais pas dire
00:29:58que c'est l'entente cordiale,
00:29:59mais c'est vrai
00:30:00que Donald Trump
00:30:00a multiplié les gestes
00:30:02et les amis,
00:30:04les amitiés,
00:30:05etc.
00:30:06Et Emmanuel Macron
00:30:07de son côté
00:30:07effectivement salue
00:30:08ce qu'il appelle
00:30:09un bon accord,
00:30:11un accord sage.
00:30:12Et pourquoi ?
00:30:13Parce que Donald Trump
00:30:14comme Emmanuel Macron
00:30:15considère qu'effectivement
00:30:16cet accord permet
00:30:17de tirer un trait
00:30:18sur cette période
00:30:19d'incertitude
00:30:19que nous avons connue
00:30:21en matière économique,
00:30:22c'est-à-dire
00:30:22les répercussions
00:30:23du blocage
00:30:24du détroit d'Hormouz
00:30:25avec un mémorandum
00:30:27dont on ne connaît pas
00:30:27encore tous les détails
00:30:28vraiment,
00:30:29eh bien on a la perspective
00:30:30finalement
00:30:31de la baisse
00:30:32des prix
00:30:32du baril du pétrole
00:30:34et avec les conséquences
00:30:34que ça a positives
00:30:35pour les automobilistes
00:30:37mais pour l'économie mondiale
00:30:38en général,
00:30:40le fait que les quelques
00:30:41500 bateaux
00:30:42vont pouvoir naviguer
00:30:43à nouveau,
00:30:43ils sont bloqués
00:30:44depuis le 28 février
00:30:45dans le détroit d'Hormouz,
00:30:47à bord il y a du pétrole
00:30:48mais il y a aussi
00:30:49des engrais,
00:30:49des marchandises
00:30:50et le trafic va reprendre
00:30:51dans les deux sens,
00:30:52l'Inde en a besoin,
00:30:53le Pakistan,
00:30:54la Chine en ont besoin,
00:30:55toute l'Asie
00:30:55n'attend que cela
00:30:56et l'Afrique aussi
00:30:58et évidemment
00:30:58les économies européennes.
00:30:59Donc il y a cette convergence
00:31:01entre les deux présidents
00:31:03alors qu'il y a eu
00:31:04depuis quand même
00:31:05que Trump est au pouvoir
00:31:06parfois des moments
00:31:07d'agacement réciproques,
00:31:08Trump s'est moqué
00:31:09d'Emmanuel Macron
00:31:10à plusieurs reprises
00:31:11mais là on voit
00:31:12qu'il y avait
00:31:13une volonté d'aboutir.
00:31:14Emmanuel Macron
00:31:15parce qu'il voulait réussir
00:31:16son sommet du G7,
00:31:17c'est plutôt gagné
00:31:18et Donald Trump
00:31:19parce qu'il veut
00:31:20faire adopter son accord
00:31:21par l'Iran
00:31:22et être soutenu
00:31:23par la communauté internationale.
00:31:24Donc c'est cette conjonction
00:31:25d'intérêts
00:31:26qui permet ce soir
00:31:27à Donald Trump
00:31:28effectivement
00:31:29d'être sympa
00:31:30entre guillemets
00:31:30avec son ami Emmanuel
00:31:33et essayer de prolonger
00:31:34et c'est là
00:31:34où il y a vraiment
00:31:35un intérêt.
00:31:36Elsa parlait de l'Ukraine,
00:31:38c'est fondamental.
00:31:38Trump ne s'est pas
00:31:39engagé formellement,
00:31:41il a dit
00:31:41je vais voir ce qu'on peut faire,
00:31:43soyons prudents.
00:31:44Mais néanmoins,
00:31:45il a un peu changé
00:31:46dans son discours,
00:31:47il a vu Zelensky
00:31:48à deux reprises,
00:31:49le président ukrainien,
00:31:50donc on ne peut pas dire
00:31:51que ces sommets
00:31:52ne servent à rien.
00:31:52Vous voyez, on se dit toujours
00:31:53oh là là,
00:31:54tant de moyens,
00:31:55tant de chefs d'État
00:31:56qui se déplacent
00:31:56et à quoi ça sert.
00:31:57Ils se parlent directement
00:31:58et parfois ils peuvent avancer
00:32:00sur les gros dossiers.
00:32:01Dans une seconde Yves,
00:32:02simplement je remarque
00:32:03que la grille royale
00:32:03est ouverte désormais,
00:32:05que le convoi présidentiel
00:32:06du président américain
00:32:07va pouvoir entrer
00:32:08dans quelques instants
00:32:09et on espère
00:32:10que Marie Chantret
00:32:10et Patrick Sos
00:32:11qui sont à proximité
00:32:12vont pouvoir poser une question
00:32:13à Donald Trump.
00:32:14On suit ça en direct,
00:32:15bien sûr sur BFM TV.
00:32:16Alors j'avais envie de dire
00:32:17que l'accord
00:32:18il se fait sur le dos
00:32:19du peuple iranien quand même.
00:32:21Il ne faut pas oublier
00:32:21les 30 000 morts
00:32:22du mois de janvier.
00:32:23Mais d'un autre côté,
00:32:25si cet accord,
00:32:26au terme de cet accord,
00:32:27il y a une levée
00:32:28sur les avoirs
00:32:29qui étaient gelés,
00:32:29les avoirs iraniens
00:32:30à l'étranger,
00:32:31s'il y a aussi
00:32:33une reprise de l'économie,
00:32:34ça peut peut-être
00:32:35permettre aux Iraniens
00:32:37de vivre un peu mieux
00:32:38que ce qu'ils ne faisaient
00:32:40ces derniers temps
00:32:40qui étaient quand même
00:32:41des temps très très dégures.
00:32:43Un mot du programme,
00:32:44il y a d'abord
00:32:44visite de la Galerie des Glaces,
00:32:45visite de la Chapelle Royale,
00:32:48une exposition consacrée
00:32:49à l'indépendance
00:32:49des Etats-Unis.
00:32:50Et ensuite,
00:32:51il y aura le dîner
00:32:52dans la Galerie Basse.
00:32:53De quoi est-ce qu'on va parler ?
00:32:54Trump, tout à l'heure,
00:32:55a dit voilà ce dont on va
00:32:56parler ce soir.
00:32:57Ce n'était pas exactement
00:32:58les sujets qu'on avait en tête.
00:32:59Lui, on va parler
00:33:00d'immigration, par exemple.
00:33:01Ce n'est effectivement
00:33:02pas les sujets
00:33:02qu'on avait en tête,
00:33:03mais il devait être
00:33:05vraiment longuement question
00:33:06aussi de commerce.
00:33:07Dans la délégation américaine,
00:33:09il y a de nombreux hommes
00:33:10qui sont là
00:33:11pour soutenir Donald Trump
00:33:12dans les négociations
00:33:14commerciales.
00:33:14Et le G7
00:33:15sert aussi à ça.
00:33:16On a eu des déclarations
00:33:17assez importantes aujourd'hui,
00:33:18mais il y a encore
00:33:18beaucoup de travail à faire,
00:33:20notamment sur le numérique,
00:33:21mais aussi, bien sûr,
00:33:22sur la question
00:33:23des droits de douane.
00:33:24Vous avez entendu,
00:33:25Donald Trump est arrivé
00:33:26avec de très fortes menaces.
00:33:28Les deux dossiers
00:33:29sont liés.
00:33:30Il y aura sans doute
00:33:31des répercussions
00:33:32et des représailles américaines
00:33:33si on n'arrive pas
00:33:34à trouver un terrain d'entente
00:33:35sur une régulation
00:33:36du numérique
00:33:38contre l'accès
00:33:39de nos produits
00:33:40au marché américain.
00:33:40Et pour le traduire
00:33:41en chiffres,
00:33:42la France veut imposer,
00:33:43et on va voir
00:33:44que Versailles ce soir
00:33:45est aussi un lieu
00:33:45de bras de fer en réalité
00:33:46entre la France
00:33:47et les Etats-Unis.
00:33:48La France va imposer
00:33:49une taxe de 3%
00:33:50aux géants
00:33:51que l'on connaît tous,
00:33:52les Google,
00:33:53les Facebook,
00:33:54les Apple, etc.
00:33:54Une taxe de 3%.
00:33:55Trump dit à Macron
00:33:57« Si tu fais ça,
00:33:59100% de taxe sur le vin
00:34:00et le champagne,
00:34:01le cognac, etc. »
00:34:02Bien sûr,
00:34:03rien ne sera simple
00:34:04dans le commerce international.
00:34:05Donald Trump
00:34:06est un mercantiliste convaincu.
00:34:08Il croit
00:34:09dans l'agressivité
00:34:10sur ces questions-là.
00:34:11Il en a fait
00:34:11la démonstration.
00:34:13Et nous,
00:34:13nous avons un autre modèle
00:34:15à faire valoir
00:34:16et à défendre.
00:34:17Peut-être ce qui est
00:34:18l'argument
00:34:19qui peut l'emporter le plus,
00:34:20c'est quand même
00:34:20la nécessité aussi
00:34:21de protéger
00:34:22les enfants sur Internet.
00:34:24Ça,
00:34:24il est difficile quand même,
00:34:25même à un mercantiliste
00:34:26comme Trump,
00:34:27de s'élever contre.
00:34:27Marie Chantré,
00:34:28Patrick Sos en direct
00:34:29de Versailles,
00:34:30le programme des minutes
00:34:30qui viennent.
00:34:34Eh bien,
00:34:34c'est l'arrivée
00:34:35très protocolaire
00:34:36de Donald Trump
00:34:36qui va vraiment arriver.
00:34:37Qu'a dit à quoi ?
00:34:38Nous,
00:34:38The Beast,
00:34:38comme vous voulez,
00:34:39va vraiment nous longer
00:34:40à quelques mètres
00:34:41et il sera reçu
00:34:42par Emmanuel Macron.
00:34:43On le rappelle,
00:34:44c'est un dîner.
00:34:45Si vous regardez
00:34:46les accréditations
00:34:47qu'on nous a données,
00:34:47c'est dîner avec Donald Trump.
00:34:49Et on comprend
00:34:50qu'il y aura quand même,
00:34:50et ça,
00:34:51vous l'avez très bien
00:34:51expliqué en plateau,
00:34:52des choses extrêmement sérieuses
00:34:54qui vont être discutées.
00:34:55On vous a dressé la liste
00:34:56notamment du côté américain
00:34:57avec vraiment l'adulte
00:34:59dans la Maison Blanche,
00:35:00c'est-à-dire Suzy Wise,
00:35:01la chief of staff,
00:35:01la directrice de cabinet,
00:35:02mais aussi les représentants,
00:35:04les secrétaires au commerce,
00:35:05au trésor.
00:35:06On va parler de choses
00:35:07vraiment très sérieuses
00:35:08pour Donald Trump,
00:35:09c'est-à-dire l'économie.
00:35:10Emmanuel Macron
00:35:11voudrait sans doute
00:35:11parler aussi d'autres choses.
00:35:13Oui, effectivement.
00:35:14Et alors qu'on suit
00:35:15ces images en direct
00:35:16du convoi du président américain,
00:35:18Evian a donné le ton
00:35:19d'un point de vue sécuritaire
00:35:20avec près de 15 000,
00:35:22je crois,
00:35:22policiers et gendarmes
00:35:23déployés sur zone
00:35:24du côté de Versailles
00:35:25aussi ce soir.
00:35:26Eh bien,
00:35:27il ne faut montrer
00:35:28pas de blanche
00:35:29très clairement
00:35:30avec toute une circulation
00:35:31bloquée autour du château.
00:35:33Et puis,
00:35:33on a vu aussi,
00:35:34Patrick,
00:35:34des agents du secret service
00:35:36parce qu'il y a
00:35:37la sécurité rapprochée
00:35:38d'Emmanuel Macron,
00:35:39mais également,
00:35:40et ce n'est pas une surprise,
00:35:41c'est à chaque fois le cas,
00:35:42la sécurité rapprochée
00:35:43du président américain.
00:35:44Oui, même si la coordination
00:35:45se fait assez bien,
00:35:46il faut le dire.
00:35:46Ils ne sont pas si nombreux.
00:35:47Je ne vais pas vous donner
00:35:48le chiffre pour des raisons
00:35:48de sécurité,
00:35:49mais pour vous dire
00:35:50qu'on est vraiment
00:35:51quasiment à l'Elysée
00:35:52avec un peu plus de dorures.
00:35:53Non seulement,
00:35:54vous le verrez
00:35:55sur l'arrivée
00:35:55des deux présidents,
00:35:57il y a les dragons
00:35:58de la guerre républicaine
00:35:59comme vous savez
00:36:00lorsqu'ils sont sur le perron
00:36:01au garde à vous,
00:36:02le perron de l'Elysée.
00:36:03Et on nous a expliqué
00:36:03que pour la sécurité,
00:36:04en fait,
00:36:05on est comme une annexe,
00:36:06le château de Versailles
00:36:08est considéré par les autorités
00:36:09comme une annexe de l'Elysée,
00:36:11c'est-à-dire que
00:36:11cette sécurité,
00:36:12elle est gérée
00:36:13par la DSPR,
00:36:14c'est-à-dire
00:36:14la direction de la sécurité
00:36:15et de la sûreté
00:36:16de la présidence de la République.
00:36:17Avec les dorures en plus
00:36:19et on sait à quel point
00:36:19le président américain aime ça,
00:36:20c'est pas du plaqué à or encore.
00:36:23Oui,
00:36:23mais Donald Trump,
00:36:24quand même,
00:36:24avec ses heures de retard,
00:36:26va louper ce coucher de soleil
00:36:27et prévu évidemment ce dîner.
00:36:29On connaît le menu,
00:36:30des asperges du Val-de-Loire
00:36:31mais également de la volaille,
00:36:33du porc noir de Bigorre
00:36:34et puis...
00:36:35Tarte au chocolat.
00:36:36Tarte au chocolat
00:36:36et puis du fromage
00:36:37de nos régions.
00:36:38Voilà,
00:36:38la France mise à l'honneur.
00:36:40Et puis avant ce dîner,
00:36:41quand même,
00:36:41une petite visite de ce château.
00:36:43À notre reconnaissance,
00:36:44c'est la première fois
00:36:44que Donald Trump,
00:36:45même si,
00:36:45et Ulysse le soulignait
00:36:47à juste ce titre,
00:36:47beaucoup de donateurs américains
00:36:49très riches
00:36:49ont joué les mécènes
00:36:50pour restaurer le château de Versailles
00:36:52mais il n'a jamais franchi ses grilles.
00:36:54C'est la première fois.
00:36:54Non, en tout cas,
00:36:54pas en tant que président
00:36:56et puis surtout,
00:36:56lui,
00:36:56ce qu'il a noté,
00:36:57c'est pas forcément
00:36:58les 250 ans d'histoire,
00:36:59il a surtout noté
00:37:00que depuis Jimmy Carter
00:37:01en 1978,
00:37:02aucun président américain
00:37:04n'est venu seul ici.
00:37:05Surtout pas Barack Obama,
00:37:07surtout pas Joe Biden
00:37:08et ça,
00:37:09même si on sait
00:37:09qu'il n'est pas férus d'histoire,
00:37:10il a retenu la leçon.
00:37:15Oui,
00:37:15si à tous les deux
00:37:16on retrouve dans un instant,
00:37:17évidemment,
00:37:18si Aguil Jernot voulait réagir.
00:37:19Vous savez,
00:37:20le château de Versailles,
00:37:21on parle,
00:37:22c'est un joyau.
00:37:23Je vous rappelle
00:37:24que de l'époque
00:37:25de Louis XIV,
00:37:26c'était un château
00:37:27dans lequel,
00:37:28franchement,
00:37:29il ne fallait peut-être pas
00:37:30si souvent se retrouver
00:37:33parce qu'il n'y avait pas
00:37:34d'électricité.
00:37:34Moi, je l'ai visité
00:37:35par principe,
00:37:37ni là ni ailleurs.
00:37:38Moi, je l'ai visité
00:37:40aux chandelles.
00:37:40Vous savez,
00:37:41quand vous avez les chandelles,
00:37:42vous ne voyez que d'elles.
00:37:43Il y avait les gens
00:37:44qui ne se lavaient pas,
00:37:45qui utilisaient le parfum
00:37:47pour cacher...
00:37:50Donc, on raconte
00:37:52des trucs abominables.
00:37:54Il n'y avait pas de toilettes.
00:37:55Heureusement,
00:37:56maintenant,
00:37:57c'est un bel endroit
00:37:59dans lequel...
00:38:00Heureusement,
00:38:01ce n'est plus comme
00:38:01du temps de Louis XIV.
00:38:03Il peut se passer des choses.
00:38:04Mais pour rebondir
00:38:05ce que je disais,
00:38:06Elisa Vidal,
00:38:07sur l'économie
00:38:08et sur les pourparlers
00:38:09qui vont nous attendre,
00:38:11la bourse américaine
00:38:12réagit très très mal.
00:38:13Elle est en rouge actuellement.
00:38:15Il y a le Dow Jones
00:38:17qui a perdu quasiment
00:38:18500 points
00:38:19depuis hier.
00:38:21Et donc,
00:38:21en fait,
00:38:21vous savez,
00:38:22l'argent qui devait
00:38:23se réjouir
00:38:24en fait des pourparlers,
00:38:26eh bien,
00:38:26on sent que...
00:38:28Parce qu'il y a un doute.
00:38:28Il y a un doute
00:38:29sur ce qui est en train
00:38:29de signer de notre...
00:38:30Il y a un doute.
00:38:31Il y a un doute depuis hier.
00:38:32Parce qu'hier,
00:38:32c'était en vert.
00:38:33Dow Jones a failli
00:38:35crever encore
00:38:36le plafond
00:38:36de 52 000 points.
00:38:38donc un record.
00:38:40Et là,
00:38:40il est en train
00:38:40de descendre.
00:38:41Oui,
00:38:42il y a par exemple
00:38:43un sénateur démocrate
00:38:44qui a critiqué
00:38:45le plus grand désastre
00:38:46diplomatique
00:38:47de l'après-guerre.
00:38:48Et une guerre
00:38:49elle-même
00:38:49qui est contestée.
00:38:50Ce qui est intéressant,
00:38:51c'est qu'on parlait
00:38:52toujours,
00:38:52vous savez,
00:38:53de l'opposition
00:38:54du camp Maga
00:38:55qui était contre la guerre
00:38:56et qui ne voulait pas
00:38:57cet engagement
00:38:58en Iran
00:38:59aux côtés d'Israël.
00:39:00Donc,
00:39:00il y a des personnalités
00:39:01importantes
00:39:01qui ont vraiment
00:39:02condamné l'intervention.
00:39:04Aujourd'hui,
00:39:05ce sont ceux
00:39:05qui ont soutenu
00:39:06l'intervention
00:39:06qui sont furieux
00:39:07contre Donald Trump.
00:39:08C'est-à-dire
00:39:09le camp républicain
00:39:10non pas Maga
00:39:11mais le camp républicain
00:39:12qui a soutenu Trump
00:39:13dans l'intervention
00:39:13et qui disent
00:39:14mais pourquoi avoir capitulé ?
00:39:16Donc,
00:39:16il va y avoir effectivement
00:39:17un accueil assez critique.
00:39:19C'est pour ça
00:39:19que Donald Trump,
00:39:20à chaque fois qu'il est devant
00:39:20les caméras,
00:39:21il essaie de vendre
00:39:22au mieux son accord.
00:39:23Le point qui va faire
00:39:24le plus de débats
00:39:25aux Etats-Unis
00:39:26si le cessez-le-feu
00:39:28est respecté,
00:39:29c'est le fait
00:39:29qu'il a la perspective
00:39:30de donner à l'Iran
00:39:32300 milliards de dollars
00:39:34pour reconstruire le pays.
00:39:35C'est un cadeau
00:39:36au gardien de la révolution
00:39:37qui aura du mal
00:39:38à passer
00:39:39et qui fait déjà
00:39:39le critiquer.
00:39:39Lui qui critiquait
00:39:40les milliards donnés
00:39:41prétendument par Obama
00:39:42justement au moment
00:39:43de la signature
00:39:44de l'accord.
00:39:45En fait,
00:39:45ce qui se passe
00:39:46est encore plus faramineux
00:39:48en termes de montants.
00:39:48Il précise
00:39:49que ce n'est pas
00:39:49les Etats-Unis
00:39:49qui vont les donner.
00:39:50C'est ça.
00:39:51Ce sont les avoir gelés,
00:39:52donc c'est l'argent
00:39:53qui appartenait
00:39:54et qui dort
00:39:58dans les Etats du Golfe.
00:39:59Effectivement,
00:40:00une chose,
00:40:01Elsa Vidal,
00:40:02sur quoi a-t-on besoin
00:40:04de Trump ce soir ?
00:40:06On a parlé de l'Ukraine
00:40:07évidemment,
00:40:08mais qu'est-ce qui se joue
00:40:09dans ce dîner ?
00:40:10Que peut espérer
00:40:12décrocher Emmanuel Macron
00:40:13ce soir chez Trump ?
00:40:15De la constance
00:40:16et peut-être
00:40:16de restaurer
00:40:18de la confiance
00:40:18dans l'Europe.
00:40:19Que l'Europe bashing
00:40:20cesse
00:40:21du côté de la Maison-Blanche
00:40:23et dans une partie
00:40:25des Républicains,
00:40:26même non-Trumpiste,
00:40:27même si c'est une tendance
00:40:28lourde aux Etats-Unis,
00:40:30mais qui est une complémentarité
00:40:32qui se réaffirme
00:40:33et notamment,
00:40:34vous savez,
00:40:34cette idée,
00:40:35qu'on a très mal perçue
00:40:36parce qu'elle a été exprimée
00:40:37brutalement,
00:40:38que l'Europe était un peu
00:40:40un profiteur finalement
00:40:41de la puissance américaine
00:40:43qui n'aurait pas fonctionné
00:40:44d'abord pour Washington.
00:40:45Eh bien,
00:40:46nous avons fait la démonstration
00:40:48pendant presque une année
00:40:49que nous gérons l'Ukraine
00:40:50et que nous avions aussi
00:40:52une diplomatie indépendante
00:40:53au Moyen-Orient.
00:40:54Si nous trouvons
00:40:56les accords nécessaires
00:40:57pour venir aider
00:40:58à la sécurisation
00:41:00du détroit d'Hormuz
00:41:01et si effectivement
00:41:02nous arrivons
00:41:03à maintenir Donald Trump
00:41:05sur la position européenne
00:41:07vis-à-vis de l'Ukraine,
00:41:08alors nous trouverons
00:41:09cette complémentarité
00:41:11qui devrait satisfaire
00:41:12aussi un Donald Trump
00:41:13qui veut plus de partage
00:41:15du fardeau
00:41:16pour la sécurité mondiale.
00:41:17Et en un sens,
00:41:19eh bien,
00:41:19ça viendrait aussi répondre
00:41:20à un besoin des Européens
00:41:22de prendre enfin
00:41:22la charge
00:41:23de leur destinée internationale
00:41:25sans se sentir...
00:41:27Sans dépendre de...
00:41:28Voilà,
00:41:28sans être vassal
00:41:29ni des États-Unis
00:41:30et en ayant perdu aussi
00:41:31la confiance avec la Russie.
00:41:33Un moment de grande solitude
00:41:34mais pour se retrouver
00:41:35peut-être face à nous-mêmes
00:41:36avec un destin
00:41:37à construire
00:41:38celui d'une puissance
00:41:39enfin européenne
00:41:40qui pourrait advenir.
00:41:41Général Sido,
00:41:42ce sont deux alliés
00:41:43qui dînent ce soir.
00:41:44Deux alliés militaires.
00:41:45Tout à fait,
00:41:46totalement,
00:41:47entièrement.
00:41:48Et puis une petite réflexion
00:41:49pour reprendre quand même
00:41:50les remarques.
00:41:51Quand je vois Versailles,
00:41:52ça me rappelle toujours
00:41:53le film de Sacha Guitry,
00:41:55« Si Versailles m'était compté ».
00:41:56Et tout à fait,
00:41:57au début du film,
00:41:58il dit...
00:41:59On a reproché à Louis XIV
00:42:00de dilapider l'argent
00:42:02des Français
00:42:03et en fait,
00:42:03il le plaçait.
00:42:04Donc l'argent est bien placé,
00:42:05effectivement.
00:42:06Et puis la deuxième...
00:42:06Et ça, c'est le retour
00:42:07sur investissement ce soir.
00:42:08C'est un retour
00:42:08sur investissement
00:42:09absolument fabuleux.
00:42:10Donc vous voyez,
00:42:10la statue de Louis XIV
00:42:12va observer un peu tout ça.
00:42:13Et puis la deuxième remarque,
00:42:14c'est une anecdote,
00:42:15ce ne sont pas des dragons
00:42:16de la guerre républicaine.
00:42:18Néanmoins,
00:42:18l'idée est très bonne.
00:42:19Elle devrait être prise.
00:42:20Parce que j'ai servi
00:42:21dans un régiment de dragons.
00:42:22Mais ce n'est pas grave,
00:42:23c'est un détail.
00:42:23Oui, ce sont deux alliés.
00:42:25Alors deux alliés qui se fâchent
00:42:26et deux alliés
00:42:27qui se sont même
00:42:28un peu battus
00:42:28de temps en temps,
00:42:29l'un contre l'autre.
00:42:30Ça n'a jamais été facile.
00:42:31Mais au bout du compte,
00:42:32il y a toujours quelque chose
00:42:33qui revient
00:42:34et qui s'arrange.
00:42:36Pourquoi ?
00:42:37Allez savoir pourquoi.
00:42:37Alors c'est vrai
00:42:38qu'il y a les batailles
00:42:39de la guerre d'indépendance.
00:42:41C'est vrai que ça joue.
00:42:42Alors il y a l'allié anglais
00:42:43qui a toujours été
00:42:44un allié délicat
00:42:44pour les Américains
00:42:45parce qu'il y a
00:42:46un grand monument
00:42:46à la bataille de Yorkton,
00:42:47un énorme monument.
00:42:49Et puis il y a une petite plaque
00:42:50dans un coin
00:42:50où il est marqué.
00:42:51Certes,
00:42:52on célèbre
00:42:53la grande amitié franco-américaine,
00:42:55mais notre allié principal,
00:42:56ce sont les Anglais.
00:42:58C'est assez bizarre cette plaque.
00:42:59Une plaque très récente d'ailleurs,
00:43:01d'il y a une vingtaine d'années.
00:43:02Bon, c'est comme ça.
00:43:03Mais effectivement,
00:43:03on a toujours été contents
00:43:04en fait d'être avec les Américains.
00:43:05Il faut être très clair.
00:43:07Le service,
00:43:07bon,
00:43:08les dernières opérations,
00:43:09c'était en Afghanistan.
00:43:10Jusqu'au niveau colonel,
00:43:11ça se passe très bien.
00:43:12Après,
00:43:12on passe au niveau stratégique.
00:43:13C'est toujours un petit peu délicat.
00:43:15Attention,
00:43:15c'est pas évident.
00:43:17Mais les Américains apprécient
00:43:18la façon de travailler des Français,
00:43:20l'engagement des Français,
00:43:23l'investissement,
00:43:25la disponibilité,
00:43:26le sens du sacrifice.
00:43:27C'est quelque chose
00:43:27qui est très important.
00:43:29Donc les Américains
00:43:30ont mené une guerre très dure
00:43:30en Afghanistan.
00:43:32On y était.
00:43:32Bon,
00:43:32on a un peu traîné
00:43:33les pieds pour certains aspects.
00:43:34Mais néanmoins,
00:43:35oui,
00:43:35c'est toujours deux alliés.
00:43:36Il faut savoir qu'à Versailles,
00:43:37il y avait aussi l'état-major
00:43:38de la deuxième division blindée.
00:43:39C'était Leclerc.
00:43:40C'est très connu,
00:43:41Leclerc.
00:43:41Et Leclerc ne voulait servir
00:43:42que sous le commandement
00:43:44du général Patton.
00:43:45Et voilà le convoi présidentiel
00:43:47du président américain
00:43:48qui commence à arriver,
00:43:50me semble-t-il.
00:43:50On va retrouver
00:43:51dans un instant
00:43:52Élise Phillips.
00:43:53Et on voit Emmanuel Macron
00:43:54et Brigitte Macron
00:43:55qui sortent pour accueillir
00:43:56le président américain,
00:43:57effectivement,
00:43:58qui ne saurait donc tarder.
00:44:00Élise Phillips
00:44:00sur le bord de route
00:44:01de Versailles.
00:44:05Exactement.
00:44:05Et on voit le convoi
00:44:06du président américain
00:44:07qui est doucement
00:44:08en train d'arriver
00:44:09près de Versailles.
00:44:10C'est un très long convoi
00:44:12de plusieurs dizaines
00:44:13de voitures.
00:44:13Il y a eu aussi
00:44:14une escorte à moto
00:44:15au tout début
00:44:16de ce convoi.
00:44:17Vous pouvez peut-être
00:44:18apercevoir sur ces images
00:44:19de Lorraine Vellet
00:44:19au loin,
00:44:20donc les motos,
00:44:21les voitures supplémentaires
00:44:22qui arrivent.
00:44:23Et dans l'une
00:44:24de ces voitures,
00:44:24il y a donc
00:44:25Donald Trump.
00:44:26Il faut savoir
00:44:26qu'il y a toujours
00:44:27deux voitures blindées
00:44:28identiques dans le convoi
00:44:29de Donald Trump.
00:44:30Une dans laquelle
00:44:31le président américain est
00:44:33et puis une autre
00:44:33qui est un leurre
00:44:34qui sert en cas
00:44:36d'attaque,
00:44:36en cas d'attentat.
00:44:37Le convoi de Donald Trump
00:44:39est en train de remonter
00:44:40en ce moment
00:44:40l'avenue du Général de Gaulle.
00:44:41C'est à deux pas du château
00:44:42à quelques centaines
00:44:43de mètres seulement.
00:44:44Et Donald Trump
00:44:45arrive ici à Versailles
00:44:46dans une ville
00:44:47qui a été quadrillée
00:44:47pour l'occasion.
00:44:49Il y a un gros dispositif
00:44:50de sécurité ce soir.
00:44:51Près de 200 policiers
00:44:52des Yvelines
00:44:53qui sont mobilisés,
00:44:54beaucoup de gendarmes
00:44:55et des CRS.
00:44:56Et puis aussi
00:44:56quelques agents
00:44:57du secret de service
00:44:58dont certains sont
00:44:59en tenue civile
00:45:00pour assurer
00:45:01des missions de surveillance.
00:45:02Vous pouvez le voir
00:45:03sur ces images.
00:45:05Les images
00:45:05du convoi de Donald Trump,
00:45:07les drapeaux américains
00:45:08et français
00:45:09sur ces voitures.
00:45:10On entend aussi
00:45:11juste derrière nous
00:45:12les acclamations
00:45:13de la France
00:45:13qu'il y a
00:45:14quelques centaines
00:45:15de trucs curieux
00:45:16des Versaillais
00:45:17notamment
00:45:17qui sont venus
00:45:18pour assister
00:45:20à l'arrivée
00:45:20du président américain.
00:45:22On a discuté
00:45:22avec certains d'entre eux
00:45:23tout à l'heure
00:45:23qui nous disaient
00:45:24que ce n'est pas
00:45:25tous les jours
00:45:26tout de même
00:45:26qu'un président américain
00:45:27vient dans la ville
00:45:28de Versailles.
00:45:29Certains estimaient
00:45:30qu'on en faisait
00:45:30peut-être un petit peu
00:45:31trop de recevoir
00:45:32le président
00:45:33avec tous les or
00:45:34le luxe du château
00:45:35et puis d'autres
00:45:36trouvent que c'est
00:45:37tout à fait normal
00:45:38et on voit
00:45:39en ce moment même
00:45:40le reste du convoi
00:45:41qui est en train
00:45:41de s'approcher
00:45:43des grilles du château
00:45:44un petit peu plus loin
00:45:45et donc Donald Trump
00:45:46qui était dans l'une
00:45:47de ses voitures
00:45:48va être accueilli
00:45:49dans quelques instants
00:45:51par Emmanuel Macron
00:45:52avant que toute la cérémonie
00:45:54et le dîner puisse commencer.
00:45:56Emmanuel Macron
00:45:57et Brigitte Macron
00:45:57qui attendent le président
00:45:58effectivement au château de Versailles
00:46:00c'est l'événement de la soirée
00:46:00vous le suivez en direct
00:46:01sur BFM TV
00:46:03ce dîner de travail
00:46:04c'est comme ça
00:46:05que s'intitule
00:46:06ce dîner ce soir
00:46:07dîner avec Donald Trump
00:46:09le président américain
00:46:11le 47ème président
00:46:12dont vous voyez le convoi
00:46:13et la voiture passer
00:46:14à l'instant
00:46:14on va retrouver
00:46:15nos envoyés spéciaux
00:46:16dans une seconde
00:46:17Anthony Lebeau
00:46:17ce qui doit voir passer
00:46:18normalement
00:46:20la voiture de Donald Trump
00:46:21The Beast
00:46:22Cadillac One
00:46:22comme le disait
00:46:23Anthony c'est à vous
00:46:28Effectivement
00:46:29on commence à apercevoir
00:46:31le convoi
00:46:32les premières motos
00:46:32qui sont actuellement
00:46:34dans la cour d'honneur
00:46:35du château de Versailles
00:46:36et qui vont pénétrer
00:46:37dans la cour royale
00:46:38du château de Versailles
00:46:39pendant qu'Emmanuel
00:46:40et Brigitte Macron
00:46:41sont en train
00:46:42d'attendre
00:46:42Donald Trump
00:46:43sur la cour de marbre
00:46:45du château de Versailles
00:46:47nous voyons effectivement
00:46:48ces premières motos
00:46:50arriver
00:46:51avec le convoi
00:46:52du président américain
00:46:53qui ne saurait tarder
00:46:54évidemment on va apercevoir
00:46:55dans quelques instants
00:46:56de là où nous sommes
00:46:57ça y est
00:46:58de là où nous sommes
00:46:59ce cortège
00:47:00immense cortège
00:47:01du président américain
00:47:02qui vient tout droit
00:47:04d'Orly
00:47:04après avoir été
00:47:05au G7
00:47:06à Evian
00:47:08il a notamment
00:47:09adressé quelques mots
00:47:10à la presse
00:47:11à son atterrissage
00:47:12à l'aéroport d'Orly
00:47:13en disant que ça allait
00:47:14être fantastique
00:47:15Versailles c'est vrai
00:47:15qu'Emmanuel Macron
00:47:16connaît bien Donald Trump
00:47:17depuis 10 ans maintenant
00:47:19il sait son goût
00:47:20du luxe
00:47:21du fast
00:47:22des honneurs
00:47:23mais aussi
00:47:24des très beaux palais
00:47:24c'est pour ça aussi
00:47:25qu'il l'a invité ici
00:47:27au château de Versailles
00:47:28pour célébrer aussi
00:47:29l'amitié franco-américaine
00:47:30les 250 ans
00:47:31de l'indépendance
00:47:32des Etats-Unis
00:47:32puisque c'est ici
00:47:33au château de Versailles
00:47:35en 1783
00:47:35que le traité
00:47:37d'indépendance
00:47:38des Etats-Unis
00:47:38qui a en quelque sorte
00:47:39signé la naissance
00:47:40de ce pays
00:47:41a été signé à Versailles
00:47:42alors que nous apercevons
00:47:44les premières voitures
00:47:46de ce gigantesque
00:47:47convoi américain
00:47:49nous sommes actuellement
00:47:50avec Anthony Métrault
00:47:51en plein centre
00:47:52de la cour royale
00:47:53du château de Versailles
00:47:54il y a 150 journalistes
00:47:56accrédités autour de nous
00:47:57j'aperçois aussi
00:47:57la garde républicaine
00:47:59pendant qu'Emmanuel Macron
00:48:00je l'aperçois
00:48:01à ses côtés
00:48:02Brigitte Macron
00:48:03attend patiemment
00:48:05Donald Trump
00:48:06qui c'est vrai
00:48:07a plus de 2h30 de retard
00:48:08mais parce que
00:48:09ce G7
00:48:10a aussi pris du retard
00:48:11en raison des conférences
00:48:13de presse assez longues
00:48:14voilà
00:48:14on va assister
00:48:16en direct
00:48:17sur BFM TV
00:48:18à l'arrivée du convoi
00:48:19du président américain
00:48:20avec ce long balai
00:48:22de voitures
00:48:22regardez cette voiture
00:48:23The Beast
00:48:24elle s'appelle
00:48:25j'aperçois effectivement
00:48:26même 2 Beasts
00:48:27il y a 2 voitures
00:48:28effectivement
00:48:292 voitures
00:48:30pour accompagner
00:48:31le président américain
00:48:32elle pèse entre
00:48:337 et 9 tonnes
00:48:356 mètres de long
00:48:362 mètres de large
00:48:37mais elle a
00:48:38quand même réussi
00:48:39à franchir
00:48:40les grilles
00:48:41royales
00:48:42de cette cour royale
00:48:43du château de Versailles
00:48:44alors que vous voyez
00:48:45sur ces images
00:48:46d'Anthony Métro
00:48:47cette voiture
00:48:48qui donc transporte
00:48:49Donald Trump
00:48:50et qui longera
00:48:51dans les toutes prochaines
00:48:53secondes
00:48:53le carré presse
00:48:55là où nous sommes
00:48:55actuellement
00:48:56pour ensuite
00:48:58être accueilli
00:48:58par Emmanuel Macron
00:49:00je vous dis d'un mot
00:49:00le programme
00:49:01qui attend
00:49:01le président américain
00:49:04une visite
00:49:04de la galerie des glaces
00:49:05une visite
00:49:06de la chapelle royale
00:49:08de la chapelle royale
00:49:10pardon
00:49:10mais aussi une visite
00:49:11d'une exposition
00:49:11qui est consacrée
00:49:12au lien
00:49:13justement
00:49:13entre Versailles
00:49:14et l'indépendance
00:49:15des Etats-Unis
00:49:16ensuite il y aura
00:49:17effectivement ce dîner
00:49:18et Patrick Sos
00:49:19le disait
00:49:20ce n'est pas un dîner
00:49:20de gala
00:49:21sur nos accréditations
00:49:22il y a simplement écrit
00:49:23c'est un dîner
00:49:24avec le président américain
00:49:25Donald Trump
00:49:26avec les membres
00:49:27de l'administration américaine
00:49:28mais aussi
00:49:29des ministres
00:49:30du gouvernement français
00:49:31justement
00:49:32Patrick Sos
00:49:33Marie Chantret
00:49:34à Versailles
00:49:34qui attendent
00:49:35eux aussi
00:49:36comme Brigitte
00:49:37Emmanuel Macron
00:49:37le président américain
00:49:42oui effectivement
00:49:43on a un angle de vue
00:49:45un peu différent
00:49:45de celui d'Anthony
00:49:47on se demande
00:49:47pourquoi
00:49:48The Beast
00:49:49est à l'arrêt
00:49:50après avoir franchi
00:49:51tout doucement
00:49:52les grilles
00:49:53dorées
00:49:54de cette cour royale
00:49:56on se souvient
00:49:57le souvenir
00:49:58de chroniqueurs
00:49:59diplomatiques
00:50:00Patrick
00:50:00celle de Barack Obama
00:50:02qui n'avait pas pu franchir
00:50:04le seuil d'une porte
00:50:05là effectivement
00:50:06ça a été calculé
00:50:06au millimètre près
00:50:07au millimètre près
00:50:08elle a réussi à passer
00:50:09la grille
00:50:09la grille est fermée
00:50:10pour être tout à fait transparent
00:50:11je pense qu'il y a d'abord
00:50:12un processus
00:50:13du secret de service
00:50:14c'est à dire que
00:50:15vous allez voir
00:50:15il y a deux gardes républicains
00:50:16qui sont juste derrière nous
00:50:17vous les apercevez
00:50:18qui sont là pour
00:50:19normalement ouvrir les portes
00:50:21mais il y a peu de chances
00:50:22qu'ils le fassent
00:50:22pourquoi ?
00:50:23parce que ce sont vraiment
00:50:24les hommes et les femmes
00:50:25du secret de service
00:50:25qui se mettent devant
00:50:27la portière du président
00:50:28des Etats-Unis
00:50:28quels qu'ils soient
00:50:29et qui font un geste
00:50:30on le rappelle
00:50:31ça n'est absolument pas anodin
00:50:33et les présidents
00:50:33des Etats-Unis
00:50:34ont payé
00:50:35pour le voir
00:50:35c'est bien le secret de service
00:50:37qui commande
00:50:38au président
00:50:38des Etats-Unis
00:50:39et au moment où on parle
00:50:40Patrick
00:50:41je vous interromps
00:50:41c'est The Beast
00:50:42qui reprend la route
00:50:44à toute petite vitesse
00:50:45et qui va donc
00:50:46rejoindre
00:50:47le couple présidentiel
00:50:48Emmanuel et Brigitte Macron
00:50:50qui les attendent
00:50:51depuis maintenant
00:50:523-4 minutes
00:50:53pour un accueil
00:50:54très protocolaire
00:50:56ils se sont quittés
00:50:57finalement seulement
00:50:58à la mi-journée
00:50:59après une conférence
00:51:00de presse
00:51:00chacun de leur côté
00:51:01et on attend
00:51:02évidemment
00:51:03les gestes
00:51:04la gestuelle
00:51:05dit beaucoup
00:51:05aussi dans ces moments
00:51:06il est en train d'arriver
00:51:06l'homme que vous voyez devant
00:51:08c'est un homme
00:51:09de la sécurité
00:51:10du président de la république
00:51:11française
00:51:12c'est pas un homme
00:51:12du secret de service
00:51:13je sais que
00:51:13par habitude
00:51:14et par culture populaire
00:51:15on a toujours
00:51:16ce souvenir
00:51:17d'homme du secret de service
00:51:18qui court autour
00:51:20mais alors
00:51:20nous qui sommes
00:51:21à 3 mètres
00:51:23Marie de cette voiture
00:51:23vous entendez le bruit
00:51:24la puissance
00:51:25il est là
00:51:26Donald Trump
00:51:27il est tout seul
00:51:28à l'arrière
00:51:28et il va arriver
00:51:30vous voyez
00:51:31les deux drapeaux
00:51:32c'est vraiment juste
00:51:33devant vous
00:51:33téléspectateurs
00:51:34de BFM TV
00:51:35l'homme
00:51:36de la sécurité
00:51:37du président de la république
00:51:38vient de taper
00:51:38deux fois
00:51:39sur le capot
00:51:40c'est prêt
00:51:41l'homme du secret de service
00:51:43descend
00:51:45Donald Trump
00:51:45est en train
00:51:46de remettre son costume
00:51:47on le voit
00:51:47à travers les vitres
00:51:48extrêmement épaisses
00:51:49absolument
00:51:49c'est un moment
00:51:49très particulier
00:51:50Patrick
00:51:51ce bruit
00:51:52ce bruit
00:51:53et ce poids
00:51:53de cette voiture
00:51:54de Deby
00:51:55ce que l'on sent
00:51:55sur le pavé
00:51:57de cette cour royale
00:51:58et Emmanuel Macron
00:51:59qui s'élance
00:52:00pour aller
00:52:01pour aller
00:52:01à la rencontre
00:52:02du président
00:52:03Donald Trump
00:52:03son épouse
00:52:04attend
00:52:05et effectivement
00:52:06on essaye de zioter
00:52:07au travers
00:52:08des vitres
00:52:09de Deby
00:52:09ce qui est en train
00:52:10de se passer
00:52:11on en profite
00:52:12parce qu'ils sont
00:52:13juste derrière
00:52:13ça y est
00:52:13Donald Trump
00:52:14est en train
00:52:14de saluer
00:52:15Brigitte Macron
00:52:16mais devant nous
00:52:17nous avons
00:52:178 tonnes
00:52:19de puissance
00:52:20absolue
00:52:21ici
00:52:21on sait qu'il y a
00:52:22notamment
00:52:23des litres
00:52:24de sang
00:52:25au cas où
00:52:25on va essayer
00:52:26de l'interrompre Patrick
00:52:27Mr. President
00:52:30Mr. President
00:52:32Please
00:52:33Are you honored to be here
00:52:35Are you honored to be here
00:52:37Are you honored to be in Versailles
00:52:41Mr. President
00:52:42Are you honored to be in Versailles
00:52:49Vous avez vu
00:52:50nous tentons
00:52:50notre chance
00:52:51mais il est pris
00:52:52aussi
00:52:55Mr. President
00:52:56Monsieur le Président
00:53:01Il est en train
00:53:02de se placer
00:53:02Il est en train
00:53:03de tenir la main
00:53:04aussi
00:53:04de Brigitte Macron
00:53:05Ce point levé
00:53:06en guise
00:53:06de réponse
00:53:07à notre question
00:53:08sur l'honneur
00:53:09d'être ici
00:53:09à Versailles
00:53:10et visiblement
00:53:11des photographes
00:53:11qui n'en ont pas assez
00:53:12de leurs photos
00:53:14et qui demande
00:53:15la pause
00:53:16et qui demande
00:53:17la pause
00:53:17au président américain
00:53:19qui va donc monter
00:53:19ses escaliers
00:53:20pour une photo
00:53:22un peu plus
00:53:23en longueur
00:53:23et qui semble ravir
00:53:25les photographes
00:53:25qui visiblement
00:53:26n'en avaient pas assez
00:53:27Voilà
00:53:27on fait reculer
00:53:29Cadillac One
00:53:30pour la photo
00:53:31vous avez
00:53:32vraiment cette entrée
00:53:33on est dans la cour royale
00:53:34de Versailles
00:53:34il y a au-dessus
00:53:35encore des dorures
00:53:36avec le soleil
00:53:37qui est en train
00:53:37de se coucher
00:53:38cette horloge magnifique
00:53:39avec le soleil
00:53:40du roi soleil au milieu
00:53:41et puis ils vont ensuite
00:53:42se déplacer
00:53:43vers les gardes républicains
00:53:46voilà
00:53:47et la suite du programme
00:53:48on le répète rapidement
00:53:50mais avant le dîner
00:53:51même s'il y a beaucoup
00:53:53de retard
00:53:53peut-être que
00:53:54ces étapes vont peut-être
00:53:56aller plus vite
00:53:56mais une visite
00:53:57un passage obligatoire
00:53:58dans la galerie des glaces
00:53:59et puis un passage
00:54:00dans cette chapelle royale
00:54:02le président américain
00:54:04très peu loquace
00:54:05il a beaucoup parlé
00:54:06Patrick à sa sortie
00:54:07de l'avion
00:54:07à Orly
00:54:10It's beautiful
00:54:11c'est très joli ici
00:54:12je suis très content
00:54:13d'être ici
00:54:16à l'invitation
00:54:17du président Macron
00:54:18je sais vraiment
00:54:19vous m'excuserez
00:54:20amis téléspectateurs
00:54:21on est sur du labial
00:54:23Marie
00:54:23donc c'est très joli
00:54:25il est content
00:54:25d'avoir été invité
00:54:26par le président Macron
00:54:27et son épouse
00:54:28Brigitte Macron
00:54:29et qui a décidé
00:54:30d'être un peu moins bavard
00:54:31qu'à sa sortie
00:54:33de l'avion
00:54:34là on va rentrer
00:54:34dans un moment
00:54:35plus privé
00:54:36encore une fois
00:54:37on le répète
00:54:37mais ça a son importance
00:54:38ce n'est pas un dîner de galas
00:54:40il n'y a pas de tapis rouge
00:54:41c'est un dîner de travail
00:54:42un menu
00:54:43où la France
00:54:44est mise à l'honneur
00:54:45encore une fois
00:54:46et
00:54:47sauf changement de programme
00:54:48nous ne devrions pas
00:54:50avoir d'image
00:54:51de ce qui se passe
00:54:52à l'intérieur
00:54:52de ces murs du château
00:54:53sauf si le président
00:54:54décide
00:54:54le président américain
00:54:56j'entends
00:54:56décide d'en faire
00:54:57là aussi
00:54:57quelque chose
00:54:58de propagande
00:55:01ce qui n'est pas forcément
00:55:01un mauvais mot d'ailleurs
00:55:02mais de communication
00:55:03du côté de la Maison Blanche
00:55:05mais ici
00:55:05et je crois que vous l'avez
00:55:06bien compris depuis plusieurs jours
00:55:07du côté de l'Elysée
00:55:08on est vraiment sur un dîner
00:55:10appelons-le un dîner de travail
00:55:11le menu
00:55:12on vous l'a donné
00:55:13le menu gastronomique
00:55:14mais le menu
00:55:15des dossiers
00:55:16également
00:55:16est assez dense
00:55:18et on n'aura pas trop
00:55:19de
00:55:19allez
00:55:20tout un dîner
00:55:21sans doute deux heures environ
00:55:22pour faire le tour
00:55:24Patrick Sos
00:55:25Marie-Chanteret
00:55:26en direct de Versailles
00:55:27ce soir
00:55:28sur BFM TV
00:55:29on vous le disait
00:55:29c'est l'événement
00:55:30de la soirée
00:55:30Ulysse Gosset
00:55:31on le disait
00:55:32quelques moments
00:55:33quelques instants de visite
00:55:34après il faut se mettre
00:55:35au travail
00:55:36il y a des dossiers lourds
00:55:37sur la table ce soir
00:55:38à régler entre les deux présidents
00:55:39oui mais tout à l'heure
00:55:41lorsque
00:55:41on a posé la question
00:55:43c'était à Evian
00:55:43à Donald Trump
00:55:45pour savoir ce qu'il pensait
00:55:46au moment où il allait partir
00:55:47pour Versailles
00:55:48et il a cité
00:55:49un personnage historique
00:55:51lequel
00:55:51c'est celui-là
00:55:53qu'il a dans sa tête
00:55:53c'est Louis XIV
00:55:54donc pour lui
00:55:55il arrive dans la demeure
00:55:57de Louis XIV
00:55:57dans le palais
00:55:58le plus beau palais du monde
00:55:59de Louis XIV
00:55:59c'est d'abord ça
00:56:01dans la tête de Trump
00:56:02c'est un petit peu
00:56:03lorsqu'il était
00:56:04le 14 juillet
00:56:05lors de son premier séjour
00:56:06en France comme président
00:56:07il a assisté au défilé militaire
00:56:09et là il est un peu
00:56:10dans le même état d'esprit
00:56:11il a de l'or plein les yeux
00:56:12si j'ose dire
00:56:12c'est le plus beau palais du monde
00:56:13exactement
00:56:14alors sur les dossiers
00:56:15évidemment
00:56:15bon là il va y avoir
00:56:16je pense un moment aussi important
00:56:18parce que n'oublions pas quand même
00:56:19c'est
00:56:20le premier événement
00:56:22destiné à célébrer
00:56:23le 250e anniversaire
00:56:25de l'indépendance
00:56:26donc en traversant
00:56:27la galerie des glaces
00:56:28ou la galerie des batailles
00:56:29surtout
00:56:29il va y avoir
00:56:30tous ces tableaux
00:56:32qui racontent
00:56:33l'histoire de France
00:56:34et on va
00:56:35je pense qu'il y aura
00:56:36très certainement
00:56:37quelqu'un qui va lui raconter
00:56:38ce qui s'est passé
00:56:39c'est-à-dire
00:56:40Louis XVI
00:56:41c'est lui l'homme
00:56:42de la situation à l'époque
00:56:44au 18e siècle
00:56:45c'est Louis XVI
00:56:45qui a commencé
00:56:46à soutenir les américains
00:56:48secrètement
00:56:49c'est lui qui ressort
00:56:50Benjamin Franklin
00:56:50à la fin du 18e
00:56:51exactement
00:56:52et donc ça va être
00:56:53un moment je dirais
00:56:55pour revisiter l'histoire
00:56:57et c'est important
00:56:58parce que tout à l'heure
00:56:59j'entendais le général
00:57:00qui parlait
00:57:00de l'amitié franco-américaine
00:57:02de ce climat
00:57:04qui a toujours existé
00:57:05entre les américains
00:57:05et les français
00:57:05en fait aujourd'hui
00:57:07le climat a quand même
00:57:08un peu changé
00:57:08et il y a une inquiétude
00:57:10il y a une inquiétude
00:57:11de voir notre allié américain
00:57:12ne plus être ce qu'il a été
00:57:13pendant des siècles
00:57:15et des années
00:57:15et où l'allié américain
00:57:17aujourd'hui
00:57:17on se demande
00:57:18s'il va être allié
00:57:19jusqu'au bout
00:57:20ou pas
00:57:20et Trump a souvent critiqué
00:57:23la vieille Europe
00:57:23qui n'a rien compris
00:57:24notamment sur l'immigration
00:57:25et ça va être
00:57:26un des thèmes abordés
00:57:27ce soir
00:57:28donc il y a une inquiétude
00:57:29en Europe
00:57:29sur ce que va décider
00:57:31Donald Trump
00:57:31et on sait
00:57:32qu'il peut changer d'avis
00:57:33est-ce qu'il
00:57:34vous savez
00:57:34il a mis à mal
00:57:35l'alliance atlantique
00:57:36en menaçant de la quitter
00:57:37en imposant des budgets
00:57:39de la défense
00:57:40très important
00:57:415% du PIB
00:57:42etc
00:57:43il a retiré
00:57:445000 hommes d'Allemagne
00:57:45parce que le chancelier
00:57:46Mers avait osé
00:57:47critiquer Donald Trump
00:57:49donc c'est un président
00:57:51quand même
00:57:51qui interroge
00:57:53qui pose problème
00:57:53et les européens
00:57:55se disent
00:57:56qu'est-ce qu'on fait
00:57:56avec lui
00:57:57et il a provoqué
00:57:58un tel choc
00:57:59en Europe
00:57:59que les européens
00:58:00ont eu une forme
00:58:01de sursaut
00:58:01et c'est bien pour l'Europe
00:58:03parce qu'avec Trump
00:58:04on s'est rendu compte
00:58:05que finalement
00:58:05tout n'était jamais acquis
00:58:07et c'est dans ce climat-là
00:58:08qu'intervient
00:58:09ce tête-à-tête
00:58:10versaillais
00:58:11alors avec quelques conseillers
00:58:12importants
00:58:13et parmi les conseillers
00:58:13d'ailleurs
00:58:14il y a les deux hommes clés
00:58:15de la bataille douanière
00:58:17notamment le secrétaire
00:58:19d'État
00:58:19au commerce
00:58:20qui était
00:58:21l'un des plus durs
00:58:22et qui voulait imposer
00:58:23des taxes à l'Europe
00:58:24et qui les a imposées
00:58:25d'ailleurs
00:58:25donc vous voyez
00:58:26il y a vraiment du grain à moudre
00:58:27il y a des sujets à débattre
00:58:28on ne va pas tout régler
00:58:29ce soir à Versailles
00:58:30mais ce rapprochement
00:58:31qui est réel
00:58:33dans la forme
00:58:34va peut-être
00:58:35permettre d'aboutir
00:58:37à d'autres accords
00:58:37sur le fond
00:58:38donc Yves-Fran
00:58:38on parlait d'amitié
00:58:39et d'allié
00:58:40c'est aussi un dîner
00:58:41comment dire
00:58:41sensible ce soir
00:58:42pour Emmanuel Macron
00:58:43de manier Donald Trump
00:58:44pour arriver
00:58:45on parlait de l'Ukraine
00:58:46et d'autres dossiers
00:58:47tout à l'heure
00:58:47pour arriver justement
00:58:48à faire que l'allié
00:58:50reste vraiment notre allié
00:58:51l'allié américain
00:58:52alors j'aurais plusieurs remarques
00:58:53à faire
00:58:53d'abord ça a toujours été
00:58:54notre allié
00:58:55même si
00:58:55ces dernières années
00:58:56évidemment Trump
00:58:57a eu des mots très durs
00:58:59pour l'Europe
00:58:59y compris pour la France
00:59:01parfois
00:59:03il n'a pas changé de camp
00:59:04il est toujours
00:59:05un allié
00:59:06et c'est le premier allié
00:59:08occidental évidemment
00:59:09de l'Europe
00:59:09ça c'est la première chose
00:59:10la deuxième chose
00:59:12il faut faire très attention
00:59:13avec Trump
00:59:13c'est pas parce que
00:59:14vous le flattez
00:59:15qu'il va être plus gentil
00:59:17et ceux qui le connaissent bien
00:59:19auraient même tendance
00:59:20à dire le contraire
00:59:21c'est à dire que
00:59:21si vous le flattez trop
00:59:22et bien
00:59:25il considère
00:59:26que vous êtes faible
00:59:27et il faudra notamment guetter
00:59:28ce qu'il pourrait tweeter
00:59:29ou poster
00:59:29une fois que la visite
00:59:31à Versailles sera terminée
00:59:31ce soir
00:59:32si vous voulez
00:59:32ce qui est très important
00:59:33je pense aujourd'hui
00:59:34c'est pour ça que
00:59:35à mon avis
00:59:36Emmanuel Macron
00:59:37avait deux intérêts
00:59:38à le recevoir
00:59:39à Versailles
00:59:40et le premier
00:59:43c'est
00:59:43trois intérêts
00:59:44le premier c'est
00:59:45de le faire rester
00:59:46en France
00:59:47alors qu'il menaçait
00:59:48au début
00:59:48de quitter Evian
00:59:50toute affaire cessante
00:59:52après le sommet du G7
00:59:53le deuxième intérêt
00:59:54c'est d'arriver
00:59:56les Etats-Unis
00:59:58de faire revenir
00:59:59les Etats-Unis
00:59:59dans l'affaire ukrainienne
01:00:00et de faire en sorte
01:00:02que les Etats-Unis
01:00:03soutiennent l'Europe
01:00:04dans leur appui
01:00:06au président Zelensky
01:00:07qui était à Evian d'ailleurs
01:00:09et le troisième intérêt
01:00:11c'est un intérêt
01:00:12de politique intérieure
01:00:13française
01:00:14c'est que
01:00:14c'est la dernière année
01:00:16de la présidence
01:00:18des deux présidences
01:00:20d'Emmanuel Macron
01:00:21et Emmanuel Macron
01:00:22il a tout intérêt
01:00:23justement à finir
01:00:24en beauté
01:00:25avec une visite
01:00:26du président américain
01:00:28qui est la première
01:00:28puissance mondiale
01:00:30dans un
01:00:31l'écrin français
01:00:32par excellence
01:00:33qui est le château de Versailles
01:00:34donc en termes
01:00:35de politique
01:00:36et de
01:00:36je dirais
01:00:37d'héritage
01:00:38vous savez
01:00:39parce qu'il y songe
01:00:40et il pense beaucoup
01:00:41à son héritage
01:00:42aujourd'hui
01:00:44le président
01:00:45sa legacy
01:00:46c'est comme ça
01:00:47qu'il en parle
01:00:48pour reprendre
01:00:49un terme anglo-saxon
01:00:50sa legacy
01:00:51son héritage
01:00:52ça passe aussi par là
01:00:53et ça passe par des images
01:00:54et ça passe évidemment
01:00:56par Trump
01:00:57qu'il peut aimer
01:00:59ou détester
01:00:59parce que finalement
01:01:00il ne dit jamais la vérité
01:01:01sur Trump
01:01:02il a toujours dit
01:01:03qu'il l'appréciait
01:01:04aujourd'hui
01:01:05il a dit
01:01:05qu'il avait toujours
01:01:07fait confiance
01:01:07c'est ce que dit
01:01:08Emmanuel Macron
01:01:09vous savez
01:01:10aujourd'hui
01:01:10depuis Versailles
01:01:11il y a 6 heures
01:01:12Trump a tweeté
01:01:13sur son réseau social
01:01:14que je vais aller
01:01:15à Versailles
01:01:16où je vais rencontrer
01:01:17Emmanuel Macron
01:01:18avec d'autres leaders
01:01:19européens
01:01:20et en fait
01:01:20non
01:01:21il n'y aura pas
01:01:22de leaders européens
01:01:23en fait
01:01:23Emmanuel Macron
01:01:24a bien tenu
01:01:25a bien voulu
01:01:27être seul
01:01:28avec ses ministres français
01:01:30face à cette délégation
01:01:32américaine
01:01:33ça c'est la première chose
01:01:34et la deuxième chose
01:01:35c'est que
01:01:35dans cette délégation
01:01:37il n'y a pas de
01:01:38Wittkopf
01:01:39il n'y a pas de
01:01:40Jared Kushner
01:01:41même si
01:01:41l'ambassadeur
01:01:43américain à Paris
01:01:44est le père
01:01:45de Jared Kushner
01:01:46et malgré ça
01:01:48il y a des gens
01:01:49ce qu'on appelle
01:01:50les adultes
01:01:51dans la pièce
01:01:51vous avez cité
01:01:52Suzy Weiss
01:01:53qui est la secrétaire générale
01:01:56de White House
01:01:59mais il y a aussi
01:02:00Marco Rubio
01:02:01il y a aussi
01:02:02Scott Besant
01:02:03c'est les gens sérieux
01:02:04et les pourparlers
01:02:06vont être très sérieux
01:02:08on y reviendra
01:02:09évidemment
01:02:09à Versailles
01:02:10tout au long de cette soirée
01:02:11dès que de nouvelles images
01:02:13nous parviennent
01:02:13vous ne raterez rien
01:02:14bien sûr
01:02:14donc
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