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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous, c'est l'heure de Punchline jusqu'à 18h30 avec des débats resserrés autour de l'actualité.
00:00:05L'Espagne dit sa colère face à la situation migratoire hors de contrôle.
00:00:08Des milliers de manifestants sont attendus dans les rues du pays ce soir pour dire non à la politique de
00:00:13Pedro Sánchez
00:00:14et non aux flux migratoires, notamment à Ceuta.
00:00:17On sera en direct sur place pour comprendre la réalité de la situation.
00:00:21Régine Delfour est avec nous, Nico Salvador depuis Madrid,
00:00:25ainsi que Frédéric Trahini dans la banlieue de Barcelone
00:00:28et Thibault Marcheteau qui était notre envoyé spécial il y a encore quelques jours.
00:00:31Ce qui se passe là-bas en Espagne nous concerne bien sûr puisque nous faisons partie de l'espace Schengen.
00:00:36On verra ce que proposent les différents candidats à la présidentielle.
00:00:40Vous le voyez, Patrick Bruel annule sa tournée sous la pression des associations de victimes d'agressions sexuelles.
00:00:45Les mairies qui refusaient par avance d'accueillir ces concerts.
00:00:48Est-ce que cela vous choque ? Au contraire, est-ce normal ?
00:00:50Par respect pour les victimes, on va en débattre.
00:00:52Enfin, le voile pour ou contre son interdiction.
00:00:54Faut-il considérer qu'une femme qui porte le voile n'est pas un danger pour la République,
00:00:58comme le dit Gabriel Attal ?
00:01:00Ou au contraire, qu'il faut combattre tous les signes de l'entrisme islamique,
00:01:03comme le souligne le Rassemblement National ?
00:01:05Voilà le menu de punchline ce soir.
00:01:07Il est pile 17h, c'est l'heure de rappel de l'actualité avec félicité, Kindoki.
00:01:15Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:17Cette nuit, un incendie s'est déclaré dans un appartement du 20e arrondissement de Paris,
00:01:22lors duquel trois personnes ont été blessées.
00:01:24Des flammes impressionnantes attisées par la présence d'une vingtaine de feux d'artifice
00:01:29stockés dans cet appartement.
00:01:3090 sapeurs-pompiers et 23 véhicules ont été déployés.
00:01:33Une centaine de résidents a été évacués.
00:01:36Une enquête est ouverte et une personne de 23 ans a été interpellée.
00:01:39Dans l'affaire des drones chargés d'explosifs découverts à l'aéroport de Leipzig début août,
00:01:44deux hommes de nationalité russe ont été identifiés grâce à des traces ADN.
00:01:48L'Union européenne évoque un acte de terrorisme soutenu par un État
00:01:52et prépare des sanctions contre la Russie.
00:01:54De son côté, Moscou a jusqu'ici toujours nié les accusations.
00:01:57L'escalade se poursuit au Moyen-Orient.
00:02:00Aujourd'hui, l'Iran durcit le ton contre les États-Unis
00:02:02et Donald Trump déclare fermer la porte à toute forme de négociation.
00:02:06Des propos tenus après une nouvelle salve de frappes américaines
00:02:09pour le deuxième jour consécutif, qui aurait notamment endeuillé un mariage.
00:02:13Téhéran a promis de briser l'ennemi par des frappes tous azimuts contre leurs voisins.
00:02:17Après un déplacement aux Pays-Bas, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron
00:02:22arrivent à l'ombre pour une visite royale autour de la tapisserie de Bayeux,
00:02:26d'abord reçue par le roi Charles III et la reine Camilla dans leur résidence de Clarence House.
00:02:31Le chef de l'État rencontrera ensuite pour la première fois le nouveau Premier ministre, Andy Burnham.
00:02:36Le président de la République visitera enfin l'exposition de la tapisserie au British Museum.
00:02:41Et puis on termine avec la mort du cinéaste Jean-Paul Rapneau.
00:02:45Le réalisateur est décédé hier à Paris à l'âge de 94 ans.
00:02:49Au cours de sa carrière, Jean-Paul Rapneau a réalisé huit longs métrages,
00:02:52dont les célèbres aventures de Cyrano de Bergerac,
00:02:56pour lesquelles il avait reçu le César du meilleur réalisateur en 1991.
00:03:00De nombreuses personnalités publiques lui ont rendu hommage.
00:03:03Merci beaucoup, félicité et hommage à ce grand réalisateur de cinéma.
00:03:08Je salue nos invités, Alexandre Devecchio qui est de retour.
00:03:10Bonsoir Alexandre, ravi de vous retrouver.
00:03:11Moi aussi, très heureux.
00:03:14L'ISER, enfin de retour à Paris.
00:03:16Bonsoir Laurence.
00:03:17Ça s'est bien passé dans votre belle région ?
00:03:19Il a fait chaud.
00:03:20Il a fait chaud, sécheresse déjà ?
00:03:22Oui, bien sûr.
00:03:23Écoutez, en tout cas, ravi de vous retrouver.
00:03:25Thibaut Marchetto est là, je l'ai dit, vous étiez notre envoyé spécial à Ceuta il y a quelques jours.
00:03:29Merci d'être là, Rachel Kahn, qui est fidèle de l'émission.
00:03:32Et nous sommes avec le maître Jean-Marc Sanchez, avocat franco-espagnol.
00:03:35Merci.
00:03:36Bonsoir Madame Ferré.
00:03:36Vous allez nous expliquer, à la lumière de ce que vont nous dire aussi nos envoyés spéciaux,
00:03:40ce qui se passe en Espagne.
00:03:42Évidemment, parce que depuis le début de l'été, depuis le début août,
00:03:44je crois que Thibaut, vous y étiez à partir du 8 août.
00:03:46On a vu ces images de migrants marocains qui arrivaient à Ceuta.
00:03:50La plupart sont repartis, mais il n'en reste qu'un certain nombre sur place.
00:03:55On va peut-être rejoindre d'abord l'une de nos envoyés spéciales.
00:03:58Je ne sais pas si Régine Delfour est avec nous.
00:04:00Régine, bonsoir.
00:04:01Vous venez d'arriver en Espagne.
00:04:03Vous êtes à Madrid.
00:04:04Quelle est l'ambiance dans les rues de Madrid ?
00:04:07Et est-ce qu'on peut prédire déjà si les rassemblements de ce soir seront importants ou pas ?
00:04:11Alors, on va rejoindre dans un instant Régine Delfour.
00:04:14Mais peut-être, Jean-Marc Sanchez, vous pensez qu'il y aura du monde dans les rues ce soir ?
00:04:18Oui, il y aura du monde dans les rues de Ceuta et puis dans toute l'Espagne.
00:04:20Parce que la fête de Ceuta, l'idée de Ceuta, c'est aujourd'hui.
00:04:24Parce que dans chaque village, il y a un jour...
00:04:26Alors, c'est plus que ça en fait, il y en a un dans le village d'Oviama Famille, il
00:04:31y en a un dans toutes les grandes villes d'Espagne.
00:04:33Et là, aujourd'hui, à Ceuta, ça va se transformer vraisemblablement en un rassemblement contre la politique de Pedro Sanchez
00:04:39et contre Pedro Sanchez.
00:04:40Puisque tout le monde, absolument tout le monde dans l'opposition, et à Ceuta en particulier, réclame sa démission.
00:04:45L'ambiance, Thibault, quand vous y étiez, on va y revenir dans un instant.
00:04:49J'aimerais qu'on entende d'abord les Espagnols.
00:04:51Ils sont à la fois inquiets, ils sont en colère et ils vont sans doute manifester cet après-midi.
00:04:55On les écoute.
00:04:57La situation est déjà au bord de la rupture.
00:05:00L'idée que tout cela explose est terrifiante.
00:05:02Espérons donc que ça s'arrange.
00:05:04S'il vous plaît, que quelqu'un nous aide.
00:05:07C'est impossible.
00:05:08Nous tous ici, plus tous ceux qui sont arrivés, c'est impossible.
00:05:11C'est insupportable.
00:05:13Insupportable.
00:05:15Nous devons tous tirer dans le même sens.
00:05:17Ceuta doit être totalement unie.
00:05:20Nous sommes quatre cultures différentes et bien sûr, nous avons toujours été unis.
00:05:24Espérons que cette invasion, car c'est bien d'une invasion dont il s'agit, soit résolue au plus vite.
00:05:29Alors effectivement, les Espagnols choisissent leur mot.
00:05:32Thibault, c'est à peu près ce que vous avez ressenti quand vous étiez sur place ?
00:05:35Absolument.
00:05:36Ils sont vent debout contre la politique de Pedro Sanchez.
00:05:39Il y a cette manifestation gigantesque qui va avoir lieu à 20h aujourd'hui dans tout le pays.
00:05:42Mais des manifestations à Ceuta, il y en a quasiment tous les jours.
00:05:45Tous les jours pour crier leur désespoir face à cette situation et la politique migratoire de Pedro Sanchez.
00:05:51Parce que depuis la fin du mois de juillet, ces habitants de Ceuta se sont complètement abandonnés, trahis même.
00:05:58C'est des mots qu'ils utilisent, trahis par la politique migratoire de Pedro Sanchez.
00:06:01Et encore aujourd'hui, avec cette communication qu'a fait le Premier ministre espagnol sur X,
00:06:07qui affirme et qui remercie les habitants de Ceuta pour leur patience.
00:06:09Je peux vous dire que les habitants de Ceuta vont en travers de la cour.
00:06:12On ne l'entend pas de cette oreille.
00:06:13Juste sur le plan géographique, c'est une enclave Ceuta.
00:06:17Expliquez-nous comment ça se passe.
00:06:19Absolument.
00:06:20Ceuta, c'est une toute petite enclave au nord du Maroc, dans le détroit de Gibraltar,
00:06:25de 18 km² seulement.
00:06:27Il y a 80 000 habitants.
00:06:28On peut comparer, pour le comparer à une ville française, à peu près la superficie de la ville de Cannes,
00:06:34au nord du Maroc, à 28 km seulement des côtes du continent espagnol.
00:06:40C'est une particularité géographique, mais cette enclave est présente depuis bien longtemps.
00:06:45Il y a des générations qui sont ancrées dans ce territoire depuis de nombreuses années.
00:06:49Et on le voit là sur la carte.
00:06:50Nico Salvado, vous êtes, je le disais, avec nous depuis Madrid.
00:06:54Quel est votre sentiment sur place à quelques heures de cette manifestation ?
00:06:57Est-ce que vous pensez qu'il y aura du monde dans les rues ?
00:06:59Est-ce que la colère est présente, même dans la capitale ?
00:07:03Oui, alors, je ne sais pas si ça va techniquement, du coup.
00:07:06La colère, elle est présente ici.
00:07:08Il y a trois raisons pour lesquelles les Espagnols vont venir manifester ce soir par des centaines de milliers.
00:07:13C'est déjà la solidarité envers les habitants de Ceuta.
00:07:16Parce que, comme le disait Jean-Marc, avec fort raison, ils souffrent.
00:07:20Il y a beaucoup d'insécurité.
00:07:21Il y a les viols.
00:07:22Il y a les problèmes sanitaires.
00:07:23Il y a tous les gens également qui vont venir manifester en disant qu'on ne veut pas autant d
00:07:27'immigrés.
00:07:27Puisqu'il y a toujours 10 000 personnes qui sont à Ceuta sans papier.
00:07:31Il y a toujours cette crainte qu'ils viennent vivre dans la métropole.
00:07:34Et enfin, les gens qui ne supportent plus.
00:07:36Pedro Sanchez, il est au pouvoir depuis 2018.
00:07:38Il arrive quand même un petit peu en fin de règne.
00:07:40Et beaucoup, ici, viennent clamer leur colère contre ce Premier ministre socialiste très à gauche.
00:07:45Très bien.
00:07:45Et donc, est-ce qu'il y a une estimation dans les médias espagnols du nombre de personnes qui pourraient
00:07:49descendre dans la rue ou pas ?
00:07:51Alors, le Parti d'Eau Populaire, qui est le premier parti de l'opposition, qui est l'équivalent DLR et
00:07:55Vox, qui est l'équivalent du RN, notable sur des centaines de milliers de personnes.
00:07:59À Madrid, il y a tellement de manifestants qu'il y aura deux manifestations prévues dans la même ville et
00:08:04dans toutes les grandes capitales du pays, à Barcelone, à Valencia, etc.
00:08:08Toutes les grandes villes sont mobilisées.
00:08:09Donc, ça devrait, si tout se passe bien, se compter en centaines de milliers de personnes.
00:08:13Merci beaucoup, Nico Salvatto.
00:08:14Vous restez avec nous, évidemment, pour nous décrire ce qui se passe sur place.
00:08:18On sera tout à l'heure avec Frédéric Traini, qui est lui dans la banlieue de Barcelone.
00:08:21C'est assez spécifique.
00:08:23André Valigny, on est face à une crise qui concerne toute l'Europe, qui ne concerne pas seulement l'Espagne,
00:08:29mais il y a un certain nombre de spécificités, évidemment, à l'Espagne.
00:08:32C'est les annonces de Pedro Sanchez, qui a annoncé vouloir régulariser 500 000 personnes, qui ont sans doute été
00:08:38mal comprises par un certain nombre de migrants marocains, qui ont cru que c'était porte ouverte.
00:08:43Ce n'était pas porte ouverte, en fait.
00:08:44Oui, je parle sous le contrôle de mon confrère, qui connaît parfaitement la situation espagnole, mais d'après ce qu
00:08:49'on a pu lire et entendre, et notamment sur cette antenne, dans la presse écrite,
00:08:55l'annonce de Pedro Sanchez, qui était de régulariser ceux qui travaillent déjà en Espagne, qui ont un travail, qui
00:09:02cotisent la sécurité sociale, mais qui n'ont pas de papier.
00:09:05L'idée de régulariser ces sans-papiers aurait provoqué un appel d'air en Afrique, plus ou moins manipulé, peut
00:09:12-être, par l'Algérie, par Israël.
00:09:15On entend beaucoup de choses, je n'en sais rien.
00:09:16Alors, Israël, je ne sais pas, ça a été démenti très fermement par le gouvernement israélien.
00:09:21D'accord. Enfin bon, le fait est que cette annonce de Sanchez a pu provoquer cet appel d'air, mais
00:09:27Sanchez n'est pour rien dans ce qui s'est passé à Ceuta.
00:09:30Il n'est pas ailleurs mis en cause, effectivement, pour sa politique migratoire, et pas seulement, parce que ça fait
00:09:35des années maintenant qu'il est au gouvernement sans majorité réelle,
00:09:37avec un budget qui est reconduit d'année en année parce qu'il n'arrive pas à faire voter son
00:09:41budget.
00:09:41Mais je crois que Sanchez n'est pas à l'origine de ce qui s'est passé à Ceuta, il
00:09:45faut quand même le dire.
00:09:45Une personne n'a dit ça, Alexandre Vecchio.
00:09:47Pardon, mais...
00:09:49En tout cas, son appel à la régularisation a été mal compris.
00:09:52Oui, ça a quand même créé un appel d'air, et ça montre que, justement, quand on régularise de manière
00:09:57massive, ça provoque.
00:10:00Ça peut provoquer ce genre d'effet.
00:10:03Et en plus, il y avait la décision de la Cour constitutionnelle.
00:10:06Alors là, il n'est pas forcément responsable, même s'il est plutôt en accord idéologique avec la Cour constitutionnelle,
00:10:12qui avait dit, voilà, ceux qui arrivent par la mer ne seront pas reconduits automatiquement.
00:10:19Donc ça prouve, effectivement, qu'une politique de non-fermeté crée des dérives, crée une appel d'air.
00:10:26Et ça montre aussi, parce qu'on a parlé de l'Algérie, c'est peut-être le Maroc, peu importe
00:10:32qui que ce soit, qui soit à l'origine de cela.
00:10:35On voit qu'aujourd'hui, au moment où on parle beaucoup de guerre hybride, justement, il y a une forme
00:10:39de guerre hybride.
00:10:40C'est d'utiliser l'immigration de masse comme une norme de guerre.
00:10:44Et là, les démocraties occidentales devraient être prêtes à faire face.
00:10:48Effectivement, Pedro Sanchez, je crois, a été complètement à côté de la plaque.
00:10:53Il n'a pas mesuré à quel point, finalement, sa population avait peur de l'immigration de masse et n
00:11:01'en voulait pas.
00:11:01Et c'est intéressant.
00:11:02C'était rappelé.
00:11:02Pedro Sanchez, sa majorité tire à la file.
00:11:04Il n'a pas de budget.
00:11:06Il est pris dans des affaires de corruption.
00:11:08Et il va sans doute tomber, comme beaucoup de gouvernements socialistes, sur la question de l'immigration de masse et
00:11:13de l'insécurité qu'elle gêne.
00:11:15Donc, on voit bien que là, c'est une impasse pour toutes les gauches européennes.
00:11:20Il n'y en a qu'une qui a compris.
00:11:22C'est la gauche danoise et qui est au pouvoir.
00:11:25Alors, on va juste repartir sur le terrain avant de passer la parole.
00:11:28Rachel, Frédéric Traini est avec nous.
00:11:30Alors, à côté de Barcelone, dans un petit village, Badalona.
00:11:34C'est bien cela, Frédéric.
00:11:35Pourquoi les habitants de Barcelone vont venir manifester là, ce soir ?
00:11:39Alors, non.
00:11:40Il faut savoir que Barcelone est un fief, un bastion historique du socialisme,
00:11:43aussi bien dans la ville que dans la région de Catalogne.
00:11:45Mais ici, Badalona, c'est la banlieue nord.
00:11:48C'est un bastion de 240 000 habitants tenu par un ténor du Parti populaire,
00:11:54Xavier Garcia Albiol, connu pour être le premier à avoir importé en Espagne
00:11:59des thématiques proches du Rassemblement national, notamment en termes d'immigration.
00:12:03Et ils seront nombreux ici, à Badalona, donc dans ce fief du Parti populaire,
00:12:08à venir manifester autour de lui pour fustiger la gestion de Pedro Sanchez en général,
00:12:12mais en particulier sur la crise de Ceuta.
00:12:14Les gens avec qui j'ai parlé aujourd'hui lui reprochent principalement sa lenteur à réagir,
00:12:20notamment pour mettre en place une structure de coordination qui va permettre,
00:12:24entre autres, de ramener le retour de nombreux migrants encore présents,
00:12:28entre 5 et 10 000 selon les estimations.
00:12:31Beaucoup avec qui j'ai parlé aussi lui reprochent de ne pas avoir interrompu ses vacances
00:12:35alors que la crise immunitaire était historique en Espagne.
00:12:38On lui reproche aussi de dédouaner systématiquement la responsabilité du Maroc,
00:12:42alors que beaucoup d'analystes estiment que c'est impossible que 70 000 personnes
00:12:46soient passées et traversées de tout le pays sans que les renseignements marocains
00:12:50s'en soient aperçus.
00:12:52Et enfin, beaucoup de gens ici s'identifient aux 80 000 habitants de Ceuta
00:12:56et sont inquiets, se disent inquiets,
00:12:58par la possibilité de voir se répéter une vague migratoire aussi importante.
00:13:03Ils trouvent que Pedro Sanchez a montré un manque d'empathie
00:13:06vis-à-vis des habitants de Ceuta,
00:13:08parmi les reproches qui vont nous être manifestés hier,
00:13:12qui vont motiver cette manifestation de ce soir.
00:13:15Donc ça veut dire, Frédéric, que vous aussi vous prédisez beaucoup de monde
00:13:17dans les manifestations ce soir ?
00:13:20Ici, à Badalonne, il y a très certainement des centaines ou des milliers de personnes.
00:13:23Merci beaucoup Frédéric Traini depuis Badalonne, en banlieue de Barcelone.
00:13:27Rachel Kahn, il y a la dimension politique, évidemment, on l'évoque.
00:13:31Il y a la dimension humanitaire aussi.
00:13:34On va voir le sort qui a été réservé à certaines femmes migrantes
00:13:36qui est absolument abominable.
00:13:38Il ne faut pas sous-estimer cet aspect-là.
00:13:40Exactement.
00:13:41Et c'est ce pourquoi, très sincèrement,
00:13:44Laurence Pedro Sanchez, c'est vraiment une honte.
00:13:47Parce que ces populations...
00:13:48Alors, je fais un parallèle.
00:13:49Moi, j'ai passé de nombreux mois à Lampedusa.
00:13:52J'ai vu le visage de ces hommes,
00:13:55la détresse, la misère,
00:13:57et de ces femmes et de ces enfants.
00:14:00Et là, Pedro Sanchez, avec ce qu'il a fait,
00:14:02il a étendu, finalement, la misère humaine
00:14:04aux populations de Ceuta.
00:14:05Alors, c'est une irresponsabilité nationale,
00:14:08une irresponsabilité aussi européenne.
00:14:10Mais alors, le clou du spectacle,
00:14:12c'est d'accuser une nouvelle fois Israël
00:14:14d'être responsable de cette dévastation humanitaire.
00:14:19C'est une honte européenne.
00:14:22Voilà.
00:14:22Et le gouvernement israélien a fermement dévendu
00:14:24pour quoi que ce soit dans cet afflux migratoire.
00:14:27Parlons donc de la question humanitaire.
00:14:29On a eu beaucoup de témoignages
00:14:30sur les violences qui ont été infligées
00:14:32aux quelques femmes.
00:14:33Il n'y en avait pas beaucoup dans les migrants.
00:14:34Vous avez beaucoup, surtout de jeunes hommes,
00:14:36mais il y avait des femmes
00:14:37qui ont évidemment vécu
00:14:39des violences sexuelles terribles.
00:14:41On fait le point avec Nicolas Roger
00:14:42et je vous passe la parole.
00:14:44Près d'une agression sexuelle par jour.
00:14:48Depuis le 30 juillet,
00:14:49c'est la réalité vécue par les 80 000 habitants
00:14:52de l'enclave espagnole.
00:14:53Au total, 23 faits ont été recensés
00:14:56par le parquet de Ceuta.
00:14:58Les victimes sont exclusivement des femmes,
00:15:00sauf dans un seul cas.
00:15:02Neuf sont mineures, dont une enfant de 10 ans.
00:15:05Parmi les agressions sexuelles répertoriées,
00:15:08cinq correspondent à des viols.
00:15:09De façon anonyme,
00:15:10une migrante raconte comment elle a échappé
00:15:13à ce qui s'apparente à une tentative de viol.
00:15:16Je me suis retrouvée seule
00:15:17avec trois autres garçons.
00:15:19Ils ont commencé à tenir des propos déplacés,
00:15:22à faire des insinuations,
00:15:23comme s'ils voulaient me faire quelque chose.
00:15:25J'ai commencé à les repousser.
00:15:27L'un d'eux m'a sauté dessus.
00:15:29Il a retiré mon pantalon.
00:15:31Je me suis retrouvée en sous-vêtements.
00:15:33Je l'ai repoussé et j'ai couru.
00:15:35Et par hasard, à ce moment-là,
00:15:37des militaires montaient dans le secteur.
00:15:39Ils ont entendu mes cris.
00:15:41Ils sont alors venus.
00:15:42Et les autres garçons ont pris la fuite.
00:15:44Cinq viols signalés sur le dernier mois,
00:15:46c'est autant que sur l'année 2024 à Ceuta.
00:15:49Une habitante espagnole témoigne de la situation.
00:15:53Les filles qui sont venues,
00:15:54elles doivent être protégées.
00:15:56À partir qu'elles sont venues,
00:15:58il y a une violation ou deux tous les jours.
00:16:01C'est eux-mêmes qui violent ces filles.
00:16:04Parmi les suspects identifiés,
00:16:05figurent quatre Marocains,
00:16:07trois Espagnols et un Belge,
00:16:09selon la principale agence de presse espagnole.
00:16:12Merci, Thibaut Marciuto.
00:16:13Vous avez constaté cette insécurité
00:16:15qui est liée à ces flux migratoires ?
00:16:17Absolument.
00:16:18Et notamment cette femme que vous venez d'écouter
00:16:19dans ce reportage qui était victime d'une tentative de viol.
00:16:23C'est moi-même avec Fabrice Elsener
00:16:25qui avons pu interroger cette femme.
00:16:26Elle nous racontait donc qu'elle a subi une tentative de viol.
00:16:30Elle est, depuis cette tentative, placée dans un centre fermé.
00:16:34Alors, c'est encore une fois assez précaire,
00:16:37mais au moins le centre est fermé.
00:16:38Ces centres, ils hébergent environ 700 femmes
00:16:41dans l'enclave de Séouta
00:16:42parce qu'avant, ces femmes, elles étaient dans la nature.
00:16:45Et on peut même, ce chiffre qui est très impressionnant,
00:16:48de 23 plaintes qui ont été enregistrées,
00:16:50il est souvent sous-dimensionné
00:16:52parce que souvent les victimes,
00:16:53ce sont des clandestines elles-mêmes
00:16:55et donc elles n'osent pas aller vers la police.
00:16:57Et Thibaut, entre votre premier séjour sur place,
00:17:00suite au 16 août et un mois après,
00:17:02comment la situation avait évolué sur place ?
00:17:04Écoutez, on est revenu effectivement
00:17:06quelques semaines après le début de cette crise
00:17:08et effectivement, on a constaté
00:17:10avec beaucoup de stupeur
00:17:12que la situation n'avait pas tellement évolué
00:17:13en plusieurs semaines.
00:17:15On s'est rendu compte qu'il y avait encore
00:17:17énormément de migrants dans les rues
00:17:19qui errent sur les plages,
00:17:21mais aussi dans les parcs municipaux,
00:17:22même s'il y a des centres d'hébergement d'urgence
00:17:24qui ont été construits à la hâte
00:17:26par le gouvernement espagnol.
00:17:27Ils sont totalement débordés,
00:17:29ce qui crée d'ailleurs un appel d'air
00:17:30parce qu'on voit encore des files d'attente
00:17:32de milliers d'habitants
00:17:34qui attendent devant ces centres d'hébergement,
00:17:36ce qui crée de la...
00:17:38Des habitants ou des migrants ?
00:17:39Pardon, excusez-moi.
00:17:39Oui, des migrants.
00:17:40Des migrants qui attendent devant ces centres d'hébergement
00:17:43et ce qui crée des vagues de panique,
00:17:46de violence en tout cas.
00:17:47Il y a un climat qui est très, très compliqué
00:17:49et les habitants nous décrivent
00:17:51un sentiment d'insécurité
00:17:53grandissant dans les rues de Ceuta
00:17:55avec des personnes qui n'osent plus sortir de chez eux
00:17:57ou encore qui envoient leurs jeunes enfants
00:17:59sur le continent espagnol.
00:18:01Et puis, il y a la rentrée qui arrivait.
00:18:03Ils nous expliquaient que la rentrée arrive.
00:18:04Les collèges, est-ce qu'ils vont pouvoir y ouvrir ?
00:18:06Parce qu'il y a ces migrants qui sont à l'intérieur.
00:18:08Il y a aussi ces parcs municipaux
00:18:10où les enfants ne peuvent plus aller jouer.
00:18:12Il y a beaucoup d'inquiétudes
00:18:13et la cohabitation entre ces migrants,
00:18:14il en reste encore des milliers
00:18:15dans l'enclave de Ceuta
00:18:17et les habitants même de Ceuta,
00:18:18elle est de plus en plus compliquée
00:18:20et on le voit d'ailleurs avec ces manifestations.
00:18:21Il y a des affrontements maintenant
00:18:23effectivement entre habitants, migrants
00:18:25et les policiers qui tentent de s'interposer.
00:18:26Ça se termine en affrontements
00:18:28avec les policiers aussi, c'est bien ça ?
00:18:29Absolument, il y a des manifestations,
00:18:30je vous le disais, tous les soirs quasiment.
00:18:33Devant la délégation du gouvernement
00:18:34qui représente l'État donc à Ceuta,
00:18:37il y a des manifestations devant même les hôtels
00:18:39où dorment les ministres
00:18:39qui viennent à Ceuta.
00:18:41Et enfin, il y a ces manifestations dans les rues
00:18:43qui terminent pour quelques d'entre elles
00:18:45sur ces plages où il y a ces migrants
00:18:47et on voit ces scènes.
00:18:48Et d'ailleurs, ce qui choque les habitants de Ceuta,
00:18:50c'est qu'on voit des scènes
00:18:51où il y a un affrontement
00:18:52entre ces manifestants et la police.
00:18:54Et les habitants de Ceuta disent
00:18:55mais attendez, la police défend donc ces migrants
00:18:57alors que nous-mêmes,
00:18:58on demande plus de sécurité.
00:18:59Je peux vous dire qu'en tout cas,
00:19:00à Ceuta, c'est de plus en plus tendu.
00:19:02Maître Sanchez, c'est représentatif
00:19:04de ce qui se passe à l'échelle de l'Espagne ?
00:19:06Il y a d'autres spots comme ça
00:19:07où il y a une telle tension migratoire ?
00:19:10Non, parce que la seule frontière commune
00:19:13qu'est le monde avec l'Afrique,
00:19:16c'est l'Espagne.
00:19:18Aucun pays au monde n'a de frontières communes
00:19:19en Afrique, sauf l'Espagne.
00:19:21Et en fait, si vous voulez,
00:19:22le fond du problème,
00:19:23c'est que Pedro Sanchez,
00:19:24non seulement a menti,
00:19:26mais là, il a trahi.
00:19:27Ça a été dit par Mme Kahn
00:19:29et par M. Marcheteau très justement.
00:19:30Il y a eu une crise migratoire,
00:19:31une crise humanitaire
00:19:32que chacun a pu voir.
00:19:33Et l'appel d'air qu'a créé Pedro Sanchez
00:19:35en proposant de régulariser 500 000,
00:19:37puis un million,
00:19:37puis il est revenu à 500 000 immigrés
00:19:39a été à l'origine, en fait,
00:19:41de ce qui n'est absolument pas malentendu,
00:19:42mais qui a été parfaitement organisé.
00:19:44Je doute que les migrants aient lu
00:19:46les décisions du tribunal suprême espagnol.
00:19:49Je doute que les migrants parlent espagnol.
00:19:51Pour la plupart d'entre eux,
00:19:52ils sont francophones.
00:19:53Ils sont surtout marocains,
00:19:54mais pas seulement.
00:19:55Comme l'a dit mon confrère Malini,
00:19:57très justement,
00:19:58il y a un problème qui est à l'origine
00:20:00celui d'une organisation
00:20:01laquelle, par qui,
00:20:02de ces transferts de population,
00:20:05on a peine à croire
00:20:07que 80 000 personnes rentrent à Ceuta
00:20:09sans que le Maroc ou l'Espagne
00:20:10soient informées
00:20:11et que tout ça,
00:20:12c'est fait par le fruit du hasard.
00:20:13On a dit que l'Algérie
00:20:15était sans doute impliquée,
00:20:16d'autres ont parlé d'autres pays.
00:20:18Une chose est certaine,
00:20:19c'est qu'il y a des ramifications profondes
00:20:21dans la politique interne espagnole.
00:20:23Monsieur Levecchio l'a rappelé,
00:20:24Pedro Sánchez ne tient qu'à un fil.
00:20:26S'il perd l'année prochaine
00:20:28le soutien de sa coalition d'extrême-gauche
00:20:31et les partis régionalistes,
00:20:33il ne restera pas au pouvoir.
00:20:35Et là où il était certain
00:20:36de pouvoir gagner,
00:20:36maintenant il n'en est plus très sûr.
00:20:38Il y a également des enjeux
00:20:39de politique extérieure espagnole.
00:20:41L'Espagne a préféré le pétrole et le gaz
00:20:44de M. Tebboune en Algérie
00:20:46à son alliance historique avec le Maroc.
00:20:48Si bien que l'Algérie et le Maroc
00:20:49en fait se renvoient la balle
00:20:50en jouant sur le conflit
00:20:53au Sahara espagnol
00:20:54qui a toujours été la pomme de discorde
00:20:56entre les deux pays.
00:20:57Il y a aussi des implications
00:20:58de politique internationale.
00:20:59Les Américains ont tout intérêt
00:21:01à soutenir le Maroc contre l'Espagne
00:21:02qui ne veut plus des bases américaines,
00:21:05navales et aériennes
00:21:07sur son territoire.
00:21:08Et puis il y a la crise diplomatique européenne
00:21:10parce que s'il n'y a plus de Ceuta,
00:21:12il n'y a plus de Schengen
00:21:13et s'il n'y a plus de Schengen,
00:21:15l'Europe est en danger.
00:21:16Bien sûr.
00:21:16Et c'est aussi ça Alexandre Devecchio
00:21:18qui se joue pour les Européens.
00:21:19Oui, c'est ce que je disais.
00:21:20Dans une relative indifférence.
00:21:22Moi je crois aussi que le Maroc
00:21:24est impliqué sans doute
00:21:25par vengeance
00:21:27des choix politiques
00:21:29du gouvernement espagnol.
00:21:31Mais peu importe
00:21:32à quel pays
00:21:33il est réellement impliqué,
00:21:34c'est que désormais
00:21:35l'immigration de masse
00:21:37est une arme
00:21:38qui peut déstabiliser
00:21:40des nations.
00:21:41Et donc
00:21:41on doit regarder
00:21:42ce qui se passe
00:21:43en Espagne
00:21:44et à Ceuta
00:21:45et se protéger
00:21:46pour pas que ça nous arrive à nous.
00:21:48Alors la situation géographique
00:21:49est singulière.
00:21:50Certes.
00:21:51Mais moi cette affaire-là,
00:21:52on parlait de viol tout à l'heure,
00:21:54ça me rappelle
00:21:54quand Angela Merkel
00:21:55avait ouvert
00:21:56les portes de l'Europe.
00:21:58On avait eu
00:21:58les viols de Cologne
00:22:00au Nouvel An.
00:22:01Vous vous souvenez ?
00:22:03Donc en vérité,
00:22:04et tout ça sur fond
00:22:05de problèmes
00:22:06d'intégration
00:22:07de l'immigration
00:22:08de masse
00:22:09partout en Europe
00:22:10et c'est pour ça
00:22:10qu'il y a des partis
00:22:11dits populistes
00:22:12qui se montent partout en Europe.
00:22:13Ce sont des cas isolés
00:22:14évidemment
00:22:14et on ne peut pas
00:22:15généraliser à l'ensemble
00:22:16des migrants.
00:22:16Je ne parlais pas des viols,
00:22:17je disais tout ça
00:22:18dans un contexte
00:22:19où il y a un problème
00:22:21d'insécurité,
00:22:22d'intégration
00:22:24lié à l'immigration.
00:22:25Donc oui,
00:22:26c'est un problème européen
00:22:27et à mon avis
00:22:27ça va être intéressant
00:22:29parce qu'on va voir
00:22:29que plus aucun gouvernement
00:22:31ne pourra tenir
00:22:32s'il n'adopte pas
00:22:33des positions fermes
00:22:34sur cette question migratoire
00:22:35et je pense que ça va changer
00:22:36le visage de l'Europe.
00:22:37Je pense que l'Europe
00:22:38de Schengen est finie,
00:22:40qu'il va falloir
00:22:41une organisation
00:22:42beaucoup plus souple
00:22:43avec des États
00:22:44responsables
00:22:45de leurs frontières
00:22:45quitte à ce qu'il y ait
00:22:46une double frontière
00:22:47avec les États
00:22:48qui le souhaitent.
00:22:49André Valigny,
00:22:49est-ce que c'est la faillite
00:22:50de la politique socialiste
00:22:52que l'on voit
00:22:53à l'échelle européenne
00:22:54que l'on voit
00:22:54s'écrire là en Espagne ?
00:22:55Alors évidemment,
00:22:56je vous provoque un peu
00:22:57en disant ça mon cher André.
00:22:59Est-ce que le laxisme
00:23:00ne génère pas ces situations
00:23:02dramatiques ?
00:23:02Il y a des socialistes
00:23:03notamment au Danemark
00:23:04comme l'a dit
00:23:05Alexandre De Vecchio
00:23:06qui ne sont pas laxistes.
00:23:07Ah ça oui.
00:23:08En Suède aussi,
00:23:09les sociodémocrates
00:23:10sont en train de faire
00:23:11leur aggiornamento.
00:23:13Ce que propose d'ailleurs
00:23:15François Hollande
00:23:15dans son interview
00:23:16du Point la semaine dernière
00:23:18est assez nouveau à gauche.
00:23:20À savoir des quotas
00:23:21d'immigration,
00:23:22une immigration de travail
00:23:23et des quotas fixés
00:23:24par le Parlement chaque année.
00:23:25C'est nouveau ça ?
00:23:26Ça fait 30 ans
00:23:27qu'on nous le dit ça ?
00:23:28À gauche non.
00:23:29Ça ne veut pas 30 ans à gauche.
00:23:31Ce n'est pas des innés
00:23:32complètement novatrices.
00:23:34Il faut effectivement s'adapter.
00:23:35Il faut adapter
00:23:36le discours de la gauche
00:23:37notamment social-démocrate
00:23:38aux réalités d'aujourd'hui.
00:23:40Je trouve que l'Europe
00:23:40a bougé quand même.
00:23:41Le pacte asile-immigration
00:23:42a quand même fait avancer
00:23:44les choses.
00:23:45L'Europe,
00:23:45avec un peu de retard peut-être,
00:23:47est en train de prendre conscience.
00:23:48Je disais qu'elle changeait justement.
00:23:50L'Europe de Schengen,
00:23:52l'Europe supranationale
00:23:53est en train de muter.
00:23:57Ce Pedro Sanchez,
00:23:58c'est le pire visage de la gauche.
00:24:00Il ne suffit pas de décréter
00:24:02qu'on est humaniste,
00:24:03qu'on a le monopole du cœur,
00:24:04qu'on est pour les petits-enfants,
00:24:06les machins, etc.
00:24:07Voilà l'effet.
00:24:08C'est-à-dire qu'il est en train
00:24:09de créer une catastrophe humanitaire
00:24:11non seulement pour les migrants,
00:24:12mais aussi pour la population
00:24:13en pointant du doigt
00:24:15des pays qu'il déteste.
00:24:17Parce qu'il a un fonds
00:24:18profondément antisémite.
00:24:21Instrumentaliser la misère humaine
00:24:22pour ensuite faire ses jeux politiques
00:24:24et surtout masquer le fait
00:24:26qu'il soit en prise
00:24:26avec des problèmes de corruption,
00:24:28etc.
00:24:29C'est absolument détestable.
00:24:30Maître Sanchez.
00:24:31Il y a une chose
00:24:32qui est tout à fait intéressante
00:24:33et qui est passée inaperçue.
00:24:35L'Islande n'a pas voulu
00:24:36rejoindre l'Union Européenne.
00:24:38Il y a quelques jours,
00:24:38ils ont voté contre.
00:24:40Personne n'en a parlé.
00:24:41Moi, il se trouve que j'ai
00:24:42des amis islandais.
00:24:44Ça arrive à des gens très bien.
00:24:47Ils m'ont dit
00:24:47quand on voit ce qui se passe
00:24:48en Espagne,
00:24:49dans ton pays,
00:24:50on n'a aucune envie
00:24:51de faire partie de ça.
00:24:53Et donc, si vous voulez,
00:24:54comme le disait très justement
00:24:55Madame Kahn,
00:24:56il y a non seulement
00:24:58une crise migratoire
00:24:59et humanitaire terrible,
00:25:01il y a une crise
00:25:01de politique interne,
00:25:02il y a une crise
00:25:03de politique étrangère espagnole,
00:25:05il y a une crise
00:25:05de politique internationale.
00:25:06Et puis, au-delà de tout ça,
00:25:08en fait,
00:25:09l'homme malade de l'Espagne,
00:25:11c'est Ceuta,
00:25:12mais l'homme malade de l'Europe,
00:25:14c'est Pedro Sánchez.
00:25:15Et la fin
00:25:16de Schengen
00:25:17pourrait conditionner
00:25:18la fin de l'Europe
00:25:19ou de cette Europe-là.
00:25:20Une chose peut-être
00:25:21changera demain,
00:25:22mais je n'en suis pas sûr,
00:25:23Pedro Sánchez doit parler
00:25:24devant les Cortes,
00:25:25donc devant le Parlement,
00:25:26s'il y va.
00:25:27Parce qu'il préfère
00:25:28passer ses vacances
00:25:30entre les Canaries
00:25:31et Andorre,
00:25:32pour l'instant,
00:25:32peut-être qu'il trouvera
00:25:33le chemin de la raison.
00:25:34Il n'y a pas beaucoup
00:25:35de partisans de Pedro Sánchez
00:25:36sur ce plateau.
00:25:37Peut-être André
00:25:37qui va le soutenir
00:25:39parce qu'il est socialiste.
00:25:40Non, mais Sánchez,
00:25:41c'est un socialiste particulier.
00:25:43Moi, je suis solidaire
00:25:45de sa politique sociale.
00:25:46Et effectivement,
00:25:47il a quand même,
00:25:48à mon avis,
00:25:49il a quand même dérapé
00:25:49un peu par rapport
00:25:52à Israël
00:25:52et à la Palestine.
00:25:53Là, il est allé
00:25:53un peu loin.
00:25:55Et d'ailleurs,
00:25:56il se trouve
00:25:57que l'Espagne,
00:25:58mais je parle
00:25:58sous votre contrôle,
00:25:59a quand même
00:25:59un vieux fond
00:26:00d'antisémitisme
00:26:01en Espagne
00:26:01beaucoup plus fort
00:26:02qu'en France.
00:26:02Alors, c'est complexe
00:26:03si vous voulez
00:26:03parce que ça s'est révélé
00:26:06rapidement.
00:26:07Ça s'est révélé
00:26:08en fait très récemment.
00:26:09En 1492,
00:26:11les rois catholiques,
00:26:11tout le monde le sait,
00:26:12reconquièrent
00:26:13le territoire perdu
00:26:14sur les morts
00:26:14et l'Espagne devient
00:26:16le pays le plus catholique
00:26:18du monde
00:26:18et peut-être
00:26:19l'est encore aujourd'hui.
00:26:21Le fait est
00:26:22que la population juive
00:26:24d'Espagne
00:26:24est très peu nombreuse.
00:26:25La communauté juive
00:26:26en Espagne
00:26:26ne représente pas grand-chose
00:26:27et la plupart des juifs
00:26:28qui sont restés
00:26:29sont en ce qu'on appelle
00:26:30les commerces,
00:26:30c'est-à-dire en fait
00:26:31des juifs
00:26:31qui sont convertis
00:26:32en apparence
00:26:32au christianisme
00:26:33mais qui en vérité
00:26:34ne sont pas catholiques.
00:26:35Ils sont restés
00:26:36fidèles à leur tradition.
00:26:37Les juifs donc séfarades
00:26:38sont les juifs d'Espagne
00:26:39et ceux-là,
00:26:40si vous voulez,
00:26:40ont gardé un lien particulier
00:26:42avec l'Espagne.
00:26:42L'Espagne n'a jamais été
00:26:43un pays antisémite
00:26:44à telle enseigne
00:26:44que même pendant
00:26:45l'époque de Franco,
00:26:46l'Espagne a sauvé
00:26:47massivement des juifs.
00:26:48Mais il est vrai
00:26:49qu'aujourd'hui,
00:26:50on est dans un contexte
00:26:51tout à fait différent
00:26:52et c'est vrai
00:26:53que la reconnaissance
00:26:54par Pedro Sanchez
00:26:55de la Palestine
00:26:56a été le signal
00:26:58d'un changement
00:26:59de politique
00:26:59et tout ça
00:27:01a des conséquences
00:27:02et on n'a pas fini
00:27:03de les voir.
00:27:04Merci beaucoup
00:27:04pour cette première partie
00:27:05consacrée à ces manifestations
00:27:07ce soir en Espagne.
00:27:08Merci Thibaut Marcheteau
00:27:09et nous envoyer spécial.
00:27:10Petite pause,
00:27:10on se retrouve dans un instant
00:27:11dans Punchline
00:27:12sur CNews.
00:27:13On évoquera
00:27:14le scandale du père
00:27:15et scolaire
00:27:15à Paris
00:27:16mais pas seulement
00:27:17dans la plupart
00:27:17des grandes villes
00:27:18et puis aussi
00:27:19l'affaire Patrick Bruel
00:27:20le chanteur
00:27:20qui mise en examen
00:27:21dans plusieurs affaires
00:27:22de violences sexuelles
00:27:23qui a décidé
00:27:23de renoncer
00:27:24à sa tournée.
00:27:25A tout de suite.
00:27:2817h30
00:27:29de retour dans Punchline
00:27:30on accueille
00:27:30Agnès Évren
00:27:31sénatrice
00:27:32à l'heure de Paris
00:27:32bonsoir à vous
00:27:33merci d'être là
00:27:34on va évoquer avec vous
00:27:35avant d'évoquer
00:27:36l'affaire Patrick Bruel
00:27:37cette annulation
00:27:38de la tournée
00:27:38qui fait grand bruit
00:27:39le cas du père et scolaire
00:27:41des agressions sexuelles
00:27:42dans le père et scolaire
00:27:43parce qu'il nous semble
00:27:43que c'est extrêmement important
00:27:44et que l'on parle
00:27:45d'enfants de 3-4 ans
00:27:47qui ont été agressés
00:27:48molestés
00:27:49par un nombre d'animateurs
00:27:50dont on a encore du mal
00:27:52à dénombrer
00:27:52le chiffre exact
00:27:55et puis il y a
00:27:55cette rentrée scolaire
00:27:56qui s'est déroulée hier
00:27:57avec des mamans
00:27:58des papas
00:27:59qui avaient la boule au ventre
00:28:00à l'idée de laisser leur enfant
00:28:01qui se débrouillent
00:28:02comme ils peuvent
00:28:03pour le récupérer
00:28:03pour ne pas le laisser
00:28:04à la cantine
00:28:05pour ne pas le laisser
00:28:05faire les activités
00:28:06ce qui est absolument dramatique
00:28:07on va écouter
00:28:07quelques témoignages
00:28:08de mamans
00:28:09qui témoignent
00:28:10de ce manque de confiance
00:28:12envers le père et scolaire
00:28:14ce que je sens
00:28:15en tant que parent
00:28:16c'est que la justice française
00:28:17envoie un très mauvais signal
00:28:18voilà
00:28:19je pense que le signal
00:28:20qui est envoyé
00:28:20c'est clairement
00:28:22un très bon signal
00:28:23par contre
00:28:23pour les pédocriminels
00:28:24de continuer
00:28:25voilà
00:28:26et moi en tant que parent
00:28:26je ne suis pas du tout
00:28:28d'accord avec ces décisions
00:28:30maintenant
00:28:30on n'a pas le choix
00:28:31que de continuer
00:28:32et donc on est obligé
00:28:34nous les parents
00:28:34de s'organiser
00:28:35parce que le système
00:28:36aujourd'hui
00:28:37ne nous permet plus
00:28:38de laisser nos enfants
00:28:39en sécurité
00:28:39tout simplement
00:28:40moi je les ai retirés
00:28:42du périod scolaire
00:28:43en accord avec leur père
00:28:44donc depuis l'année dernière
00:28:45depuis que les faits
00:28:46se sont confirmés
00:28:47la confiance est rompue
00:28:49étant que
00:28:50on n'aura pas
00:28:51la certitude
00:28:52que nos enfants
00:28:53sont vraiment
00:28:53en toute sécurité
00:28:54à l'école
00:28:55et qu'il y aura
00:28:56une prise en charge
00:28:57des activités
00:28:58péri-scolaires
00:28:58de qualité
00:29:00les enfants
00:29:01moi je ne compte pas
00:29:02l'y mettre
00:29:02voilà pour cette défiance
00:29:04des mamans
00:29:05mais il y a beaucoup
00:29:05de papas
00:29:05qui témoignent aussi
00:29:06de la même façon
00:29:07Agnès Sévren
00:29:07vous avez encore
00:29:08des témoignages
00:29:09qui continuent à affluer
00:29:10j'en ai tous les jours
00:29:12et c'est un échec
00:29:13pour l'école de la République
00:29:14très franchement
00:29:15quand on entend
00:29:16des parents aussi
00:29:17apeurés
00:29:18de mettre leur enfant
00:29:19à l'école
00:29:20qui craignent
00:29:21pour l'intégrité physique
00:29:22de leur enfant
00:29:22pour leur sécurité
00:29:24et d'ailleurs
00:29:24les chiffres le montrent
00:29:25une baisse de 13%
00:29:27d'inscription
00:29:27cet été
00:29:28dans le péri-scolaire
00:29:29c'est 2000 enfants
00:29:30qui ont été retirés
00:29:32du péri-scolaire
00:29:33parce que
00:29:34en effet
00:29:34il y a cette perte
00:29:35de confiance
00:29:35et surtout
00:29:36cette peur
00:29:37liée aussi
00:29:38il faut le dire
00:29:38à l'absence
00:29:39de réponse
00:29:40des institutions
00:29:41qui nourrit la peur
00:29:42vous savez
00:29:43c'est pas l'information
00:29:44en fait
00:29:45qui crée la panique
00:29:45c'est le silence
00:29:47qui crée la panique
00:29:47chez les parents
00:29:48parce qu'ils sont devenus
00:29:49pour certains
00:29:50ils me le disent
00:29:50des enquêteurs de nuit
00:29:51c'est-à-dire
00:29:52qui recoupent entre eux
00:29:53les informations
00:29:54comme aujourd'hui
00:29:54il n'y a pas de traçabilité
00:29:56administrative
00:29:56du parcours
00:29:58des animateurs
00:29:58ils essaient de savoir
00:29:59si leur propre enfant
00:30:01a été au contact
00:30:02d'un animateur prédateur
00:30:04et il y en a une
00:30:05qui m'a dit
00:30:05vous savez
00:30:05dans mon malheur
00:30:06je le sais
00:30:07mon enfant est victime
00:30:08l'animateur a avoué
00:30:10mais il y a d'autres parents
00:30:11qui ne savent pas encore
00:30:12si leur enfant est victime
00:30:13et s'ils ont peur aussi
00:30:15vous savez
00:30:15c'est parce qu'en fait
00:30:16il y avait un rapport
00:30:17de l'inspection générale
00:30:19de la ville de Paris
00:30:20qui date de juin 2015
00:30:21c'est pas l'opposition
00:30:22qui l'a écrit ce rapport
00:30:23c'est la propre inspection
00:30:25de la ville de Paris
00:30:26et ce rapport
00:30:28pointait
00:30:29décrivait
00:30:30documentait
00:30:30toutes
00:30:31les défaillances
00:30:32d'aujourd'hui
00:30:33en disant
00:30:34attention
00:30:35on a
00:30:36identifié
00:30:3731
00:30:38risques
00:30:39d'abus
00:30:39sexuels
00:30:40il y a aujourd'hui
00:30:41une absence de protocole
00:30:43il n'y a pas assez
00:30:44de process
00:30:45il n'y a pas assez
00:30:46de formation des adultes
00:30:47à la détection
00:30:48des signaux faibles
00:30:49ça veut dire quoi ?
00:30:50c'est quoi un signal faible ?
00:30:52un signal faible
00:30:52chez les enfants
00:30:53c'est à dire que
00:30:54tout à coup
00:30:54quand un enfant
00:30:55est agressé
00:30:56il y a un changement
00:30:57de comportement brutal
00:30:58il se met à faire pipi
00:31:00au lit
00:31:01de nouveau
00:31:01il se met à être
00:31:03agressif
00:31:03en colère
00:31:04il crie
00:31:05il a mal au ventre
00:31:06il ne veut pas aller à l'école
00:31:07et en fait
00:31:08les adultes
00:31:08qui sont sur le terrain
00:31:10ne sont pas encore
00:31:10suffisamment formés
00:31:11justement
00:31:12à détecter
00:31:13parce qu'on s'est rendu compte
00:31:14qu'en fait
00:31:14tous les enfants
00:31:14qui ont parlé
00:31:16ont permis
00:31:17de faire connaître
00:31:18qu'ils avaient subi
00:31:19un crime ou un délit
00:31:20or il n'y a pas eu
00:31:21de signes
00:31:21qui ont permis
00:31:22d'anticiper
00:31:23d'alerter immédiatement
00:31:24et vous savez
00:31:25on parle de la loi intégrale
00:31:26c'est bien
00:31:27c'est très bien
00:31:28mais ça ne suffit pas
00:31:29il faut
00:31:30en France
00:31:31comment dire
00:31:32que cette valeur universelle
00:31:33de la protection
00:31:34de l'enfance
00:31:35de quelle place
00:31:36on donne à nos enfants
00:31:37dans la société
00:31:38soit véritablement
00:31:39enfin prise en compte
00:31:40et j'espère que
00:31:41dans ce débat présidentiel
00:31:42on en parlera
00:31:43André Valigny
00:31:43il y a aussi la réponse
00:31:44de la justice
00:31:45qui est à mettre en cause
00:31:46allez-y
00:31:47vous l'y direz
00:31:47quelque chose avant
00:31:48je suis épouvanté
00:31:49par tout ça
00:31:50évidemment
00:31:50c'est épouvantable
00:31:53au sens littéral
00:31:54du terme
00:31:54mais le fameux rapport
00:31:55dont vous parlez
00:31:56madame Evren
00:31:56il date de quand
00:31:57il a été remis à qui
00:31:58alors
00:31:59très bonne question
00:32:00il a été commandé
00:32:01par madame Hidalgo
00:32:02quand
00:32:02en juin 2015
00:32:03et en fait
00:32:05vous savez
00:32:06je vais vous donner
00:32:07précisément les dates
00:32:08la chronologie
00:32:08c'est qu'en avril 2015
00:32:10Jean-Pierre Lecoq
00:32:11d'abord
00:32:12pour bien contextualiser
00:32:132013
00:32:14réforme des rythmes scolaires
00:32:15demandée par Vincent Péon
00:32:16que je vais également auditionner
00:32:18et donc
00:32:18c'est des recrutements
00:32:19massifs d'animateurs
00:32:20et précipités
00:32:21et précipités
00:32:22dans l'urgence
00:32:23puisqu'en fait
00:32:24il y a des communes
00:32:25qui l'ont mise en place
00:32:26en 2014
00:32:26là l'État ne s'est pas demandé
00:32:28si on avait suffisamment
00:32:29de contrôles
00:32:30qui allaient jouer leur rôle
00:32:31et assez d'animateurs
00:32:33bref
00:32:332013
00:32:342014
00:32:35donc mise en place
00:32:36de ces rythmes scolaires
00:32:38et là
00:32:38Jean-Pierre Lecoq
00:32:40prend la parole
00:32:40pour dire
00:32:41attention
00:32:41on a des retours
00:32:43qui disent
00:32:44voilà
00:32:44et qu'est-ce qui s'est passé
00:32:45à partir de là
00:32:46il y a eu une commande
00:32:48de ce rapport
00:32:48de l'inspection générale
00:32:49de la ville de Paris
00:32:50donc c'est sa propre inspection
00:32:51et là
00:32:52ce rapport
00:32:52détaille et document
00:32:53il ne s'est rien passé
00:32:55après
00:32:55Agnès c'est vrai
00:32:56il ne s'est rien passé
00:32:57après
00:32:57il s'est passé
00:32:58une omerta
00:32:59systémique
00:32:59à tous les niveaux
00:33:00depuis 11 ans
00:33:01et donc
00:33:02il y a une forme d'inertie
00:33:03alors moi
00:33:04je suis rapporteur
00:33:04de la commission
00:33:05je ne suis pas juge
00:33:06et je ne suis pas procureur
00:33:07je vais poser des questions
00:33:08très précises
00:33:09à madame Hidalgo
00:33:09à monsieur Bloch
00:33:10quand est-ce que ça aura lieu ça ?
00:33:12le 15 et 16 septembre
00:33:15le 14 c'est Vincent Payon
00:33:16et en fait
00:33:17les questions
00:33:17elles sont très simples
00:33:18c'est
00:33:19avez-vous
00:33:20comme vous le demande la loi
00:33:21l'article 40
00:33:23dénoncé en fait
00:33:24des crimes et délits
00:33:25dont vous avez eu connaissance
00:33:27entre 2015
00:33:28puisque le rapport
00:33:29le définissait
00:33:29et 2025
00:33:30parce qu'après 2025
00:33:32une fois que l'affaire
00:33:33a éclaté médiatiquement
00:33:34alors là
00:33:34il y a eu des articles 40
00:33:35à beaucoup
00:33:35si je peux me permettre
00:33:36de ne pas vous donner
00:33:38un conseil
00:33:39mais moi
00:33:39la question que je pose
00:33:40c'est de savoir
00:33:41quelle suite
00:33:42vous avez donné au rapport
00:33:43pas seulement
00:33:44savoir si vous avez dénoncé
00:33:45c'est la question essentielle
00:33:46vous pensez bien
00:33:46que la question
00:33:47a déjà été envoyée
00:33:47par écrit
00:33:48je l'aurais dit
00:33:48il y a eu 39 recommandations
00:33:50et alors ?
00:33:51quel a été le comité
00:33:52de l'église
00:33:52de ces recommandations
00:33:53lesquelles ont été mises en place
00:33:54et bien il y en a
00:33:55très très peu
00:33:56il demandait justement
00:33:57d'ailleurs
00:33:58qu'il y ait
00:33:59cette formation
00:34:00à la détection
00:34:02et au repérage
00:34:03justement des signaux faibles
00:34:05il n'y a eu
00:34:05aucune formation
00:34:06il demandait également
00:34:08qu'il y ait des process
00:34:08vous savez
00:34:09bon je ne peux pas
00:34:09en tant que rapporteur
00:34:10de la commission
00:34:10dans le cas de vous dire
00:34:11mais dans certaines caspeux
00:34:13c'est les coordinations
00:34:14en fait
00:34:14des circonscriptions scolaires
00:34:16qui sont les chefs
00:34:17quand un enfant
00:34:18on lui crie dessus
00:34:19il était pour certains
00:34:21écarté
00:34:22dans une autre caspeux
00:34:23il ne l'était absolument pas
00:34:24dans une quoi ?
00:34:25une ?
00:34:26en fait c'est les circonscriptions scolaires
00:34:28pardon d'être un peu technique
00:34:29mais c'est l'administration
00:34:32Rachel il y a aussi
00:34:33le sujet de la justice
00:34:34il y a eu plusieurs procès
00:34:36qui sont soldés
00:34:37soit par des remises en liberté
00:34:39soit par des sursis
00:34:41et on se met à la place
00:34:42des parents et des enfants
00:34:43qui disent
00:34:44j'ai parlé
00:34:44j'ai subi le traumatisme
00:34:46d'une agression
00:34:47d'un interrogatoire
00:34:48et il ne se passe rien derrière
00:34:49ou quasiment rien
00:34:51ça interroge en fait
00:34:52c'est justice
00:34:52rendue au nom du peuple français
00:34:54parce que nous
00:34:55en tant que français
00:34:56on sait très bien
00:34:56en tant que peuple
00:34:57d'ailleurs
00:34:57que l'enfant
00:34:58c'est notre trésor
00:35:00et les enfants de nos enfants
00:35:01c'est-à-dire notre avenir
00:35:02aussi en commun
00:35:03je trouve que
00:35:04ce qui se passe
00:35:05au niveau de la justice
00:35:06c'est insoutenable
00:35:07non seulement pour les victimes
00:35:08mais aussi pour l'ensemble
00:35:09des familles
00:35:10qui ces enfants-là
00:35:12vont devoir vivre avec
00:35:13pendant toute leur vie
00:35:14on sait les traumas
00:35:15et les post-traumas
00:35:16que ça engendre
00:35:16ce genre de choses
00:35:17et puis ensuite
00:35:20symboliquement
00:35:20le fait que l'école
00:35:21ou le périscolaire
00:35:22devienne un piège
00:35:23la perversité des choses
00:35:25et l'institution
00:35:27qui a justement
00:35:27couvert
00:35:28ce qui a masqué
00:35:30en fait
00:35:31ce qui se passait
00:35:32c'est assez insoutenable
00:35:33alors quand on se veut
00:35:34une nouvelle fois
00:35:35humaniste
00:35:36et donner des leçons
00:35:37à la terre entière
00:35:38franchement
00:35:39on ferait mieux
00:35:39de balayer devant sa porte
00:35:40oui ce que je voulais
00:35:41vous dire rapidement
00:35:42c'est que là
00:35:43on parle de Paris
00:35:44Paris est un cas exceptionnel
00:35:46par l'ampleur
00:35:47de l'omerta
00:35:48depuis 11 ans
00:35:48et par l'ampleur
00:35:50en fait du nombre
00:35:50d'affaires concernées
00:35:51et de familles concernées
00:35:52mais pour autant
00:35:53Paris n'est pas une exception
00:35:5570 départements
00:35:56sont concernés
00:35:57et toutes ces défaillances
00:35:58dont je parle
00:35:58en termes de contrôle
00:35:59en termes de recrutement
00:36:01en termes d'organisation
00:36:02du périscolaire
00:36:03de formation
00:36:03en fait se répètent
00:36:05à l'échelle nationale
00:36:06est-ce qu'on réalise ça
00:36:07et il y a un autre sujet
00:36:08et d'ailleurs ça
00:36:09ça rend fou les parents
00:36:10si je puis le dire ainsi
00:36:11c'est qu'en fait
00:36:11comme vous le disiez
00:36:12dans une école
00:36:13qui est un lieu sacré
00:36:14en fait
00:36:14il y a une direction
00:36:15bicéphale
00:36:16il y a d'un côté
00:36:16en fait le scolaire
00:36:17qui dépend de l'éducation
00:36:18nationale de l'état
00:36:19et il y a d'un autre côté
00:36:20le périscolaire
00:36:21qui dépend de la mairie
00:36:21donc quand tout va bien
00:36:22ça cohabite
00:36:23mais quand il y a un drame
00:36:24c'est un renvoi
00:36:25de balles sans fin
00:36:26c'est une déresponsabilisation
00:36:28totale
00:36:28moi j'ai une maman
00:36:29qui m'a dit hier au téléphone
00:36:30je suis allée avoir
00:36:31la directrice d'école
00:36:32à 15h05
00:36:32c'est l'heure du périscolaire
00:36:3315h05
00:36:34et je lui ai dit
00:36:35madame mon enfant
00:36:35ne va pas bien
00:36:36c'est pas de notre sort
00:36:38s'il y a eu un crime
00:36:39ou un délit
00:36:39allez voir du côté de la mairie
00:36:40qu'est-ce que répond la mairie
00:36:41ah mais moi je ne suis pas au courant
00:36:43secret de l'enquête
00:36:44présomption d'innocence
00:36:45allez voir la justice
00:36:46qu'est-ce que fait la justice
00:36:47c'est l'omerta
00:36:48voilà
00:36:48donc en fait
00:36:49ce renvoi de balles
00:36:51permanent
00:36:52fait qu'aujourd'hui
00:36:52à mon avis
00:36:53il faut je pense
00:36:54unifier
00:36:55faire qu'il n'y ait
00:36:55qu'un seul responsable
00:36:56et quand une mairie a failli
00:36:58l'état doit reprendre le contrôle
00:37:00ça me semble essentiel
00:37:00et ça nous semblait essentiel
00:37:02de parler évidemment
00:37:02de ce scandale
00:37:03du périscolaire
00:37:04et je remercie d'ailleurs
00:37:04CNews
00:37:05parce qu'il y a eu
00:37:05une vraie omerta médiatique
00:37:07sur ce sujet-là
00:37:08même pendant la campagne municipale
00:37:10qui était pour nous
00:37:11un enjeu important
00:37:12la protection de l'enfance
00:37:13hélas
00:37:14on a eu très très peu
00:37:15de relais dans les médias
00:37:16à part je dois le dire
00:37:17et je vous remercie
00:37:18madame Ferrari
00:37:20CNews et Européen
00:37:21et CNews et Européen
00:37:22également
00:37:23avançons
00:37:23évoquons maintenant
00:37:25l'affaire Patrick Bruel
00:37:27le chanteur vous le savez
00:37:28a annulé hier sa tournée
00:37:29il est mis en examen
00:37:31plusieurs affaires
00:37:31de violences sexuelles
00:37:33la décision a été saluée
00:37:34par plusieurs des plaignantes
00:37:35dont Flavie Flamand
00:37:36on a aussi appris
00:37:37que l'actrice
00:37:38Elena Loguera
00:37:41chanteuse
00:37:41comédienne
00:37:43belge
00:37:43a dénoncé aussi
00:37:46des attouchements
00:37:46qu'elle aurait subi
00:37:48tout a commencé en 2019
00:37:49dit-elle
00:37:49quand il y a eu
00:37:50des plaintes contre Patrick
00:37:52Bruel
00:37:53au projédice des masseuses
00:37:54j'ai envoyé une lettre
00:37:55manuscrite au Parquet en Corse
00:37:56pour dire que je soutenais
00:37:56ces femmes
00:37:57car moi-même
00:37:57j'avais été victime
00:37:58de Patrick Bruel
00:38:01on va juste écouter
00:38:02les français
00:38:03savoir
00:38:04les françaises d'ailleurs
00:38:05savoir est-ce qu'elles pensent
00:38:06qu'il est normal
00:38:07que cette tournée
00:38:08ait été annulée
00:38:09ou est-ce qu'il aurait fallu
00:38:10la maintenir
00:38:11au motif évidemment
00:38:12de la présomption d'innocence
00:38:14j'essaie quand même
00:38:15de prendre du recul
00:38:15et de me dire
00:38:16pour l'instant
00:38:17il n'y a pas eu de jugement
00:38:18et j'espère que la justice
00:38:20va faire son travail
00:38:21mais là quand même
00:38:2133 personnes
00:38:23ça fait beaucoup
00:38:24quelque part
00:38:25il a pris une bonne décision
00:38:26pour apaiser
00:38:28tout ce qui se passe
00:38:29autour de lui
00:38:30parce que
00:38:31en fait
00:38:32tout le monde parle
00:38:32sans savoir
00:38:33en ce moment
00:38:34c'est un peu
00:38:35un personnage
00:38:35un peu controversé
00:38:36donc je pense que
00:38:37c'est pas forcément
00:38:38une mauvaise décision
00:38:39de sa part
00:38:40d'avoir arrêté
00:38:41d'avoir décidé
00:38:42d'arrêter la tournée
00:38:42quand justement
00:38:43on fait ce genre de choses
00:38:44en tout cas
00:38:45on est accusé
00:38:45de ce genre de choses
00:38:46et qu'on est quelqu'un
00:38:47qui s'expose
00:38:48on ne devrait pas pouvoir
00:38:49continuer à s'exposer
00:38:50et à être un exemple
00:38:51pour les autres
00:38:51alors que tout ce qu'on fait
00:38:52et tout ce qu'on procure
00:38:53est absolument horrible
00:38:54c'est très bien
00:38:55qu'il arrête sa tournée
00:38:56et qu'on laisse
00:38:58la justice
00:38:58suivre son cours
00:39:00je pense que c'est
00:39:01une très bonne décision
00:39:02il doit mener
00:39:03tous ses concerts
00:39:04parce que je pense
00:39:05qu'il est condamnable
00:39:05et que pour l'instant
00:39:06on n'a pas suffié
00:39:07qu'il n'avait
00:39:09rien fait
00:39:10on voit que la sanction
00:39:11des français est tombée
00:39:13André Valigny
00:39:13avant que le procès
00:39:14ne démarre
00:39:15et voilà
00:39:17c'est presque unanime
00:39:20oui c'était à prévoir
00:39:21d'ailleurs je pense
00:39:22que Bruel
00:39:22ne pouvait pas faire
00:39:23autrement
00:39:23que d'annuler sa tournée
00:39:24il y aurait eu
00:39:25des problèmes
00:39:25des manifestations
00:39:26beaucoup de villes
00:39:27des maires
00:39:28voulaient l'interdire
00:39:31au prétexte
00:39:31du trouble
00:39:32à l'ordre public
00:39:33enfin bref
00:39:33il n'avait pas
00:39:34d'autre solution
00:39:35à mon avis
00:39:35que d'annuler sa tournée
00:39:36mais en tant qu'avocat
00:39:38bien sûr
00:39:38je regrette
00:39:39une fois de plus
00:39:40mais c'est inévitable
00:39:41dans les affaires médiatiques
00:39:42que la présomption
00:39:43d'innocence recule
00:39:44quand la dernière dame
00:39:45dit
00:39:45on n'a pas apporté
00:39:47la preuve
00:39:47qu'il était innocent
00:39:48c'est le renversement total
00:39:49c'est comme ça
00:39:51dans les affaires
00:39:53médiatiques
00:39:54politiques d'ailleurs
00:39:55qui touchent
00:39:55le show business
00:39:56maintenant c'est comme ça
00:39:57Alexandre
00:39:58oui moi je suis d'accord
00:39:59avec ce qu'a dit André Valigny
00:40:00je pense qu'il n'avait
00:40:02pas le choix
00:40:03est-ce qu'il faut
00:40:04s'en réjouir
00:40:04est-ce que c'est vraiment
00:40:05un progrès
00:40:07on parle tout le temps
00:40:07d'état de droit
00:40:08moi je suis quand même
00:40:09attaché à la présomption
00:40:10d'innocence
00:40:11et je pense que Patrick Bouel
00:40:12si dans quelques années
00:40:14il est acquitté
00:40:15il aura tout perdu
00:40:16on ne pourra pas revenir
00:40:17en arrière
00:40:17et je rappelle
00:40:18qu'il y a je crois
00:40:1970 personnes
00:40:20qui travaillent
00:40:21sur sa tournée
00:40:21avec lui
00:40:22bon là
00:40:23ils sont désignés coupables
00:40:24par association
00:40:26ils vont être au chômage
00:40:28je pense qu'il aurait pu
00:40:30continuer sa tournée
00:40:32tant qu'il n'est pas
00:40:33jugé
00:40:33je pense qu'il y a
00:40:35un politiquement correct
00:40:36une faiblesse des politiques
00:40:37aussi
00:40:39qui recule
00:40:41devant
00:40:42ce qu'il suppose
00:40:43être l'opinion publique
00:40:44vous êtes choquée
00:40:46ou pas
00:40:46Agnès Evren ?
00:40:47oui je suis un peu
00:40:49choquée
00:40:50par ce que vous dites
00:40:50et je suis même un peu déçue
00:40:51parce que
00:40:52vous savez
00:40:53la présomption d'innocence
00:40:54elle ne doit pas
00:40:55se traduire
00:40:56par le silence
00:40:56imposée
00:40:57aux victimes
00:40:58moi j'écoute d'abord
00:40:59les victimes
00:41:00et vous savez
00:41:00dans ce pays
00:41:01d'ailleurs
00:41:01pour les petits-enfants
00:41:03comme pour les femmes
00:41:04on a passé des décennies
00:41:06à minimiser la parole
00:41:08des victimes
00:41:10à la mettre en doute
00:41:12à se questionner
00:41:14à partir du moment
00:41:15où il y a 33 témoignages
00:41:16honnêtement
00:41:17moi je pars du principe
00:41:18que non seulement
00:41:19il a bien fait
00:41:20mais surtout
00:41:21la présomption d'innocence
00:41:22c'est une façon
00:41:22de se planquer
00:41:23et de ne pas se positionner
00:41:25donc moi j'en ai assez
00:41:25parce que ça je l'entends encore
00:41:27vous savez
00:41:2775% des affaires
00:41:30sur
00:41:32de pédocriminels
00:41:33se terminent
00:41:33par des classements
00:41:34sans suivre
00:41:34vous savez pourquoi
00:41:35excusez-moi
00:41:35vous mélangez tout
00:41:36non mais ça me pose
00:41:37ça me pose problème
00:41:39je termine
00:41:39je termine
00:41:40je termine
00:41:40je vous termine
00:41:41par des classements
00:41:42sans suivre
00:41:42vous savez pourquoi
00:41:43parce qu'en fait
00:41:44le recueil de la parole
00:41:46de l'enfant
00:41:47aujourd'hui
00:41:47elle est faite
00:41:49dans des conditions
00:41:49parfois qui ne sont pas
00:41:50les bonnes
00:41:51et la parole de l'enfant
00:41:52vous savez
00:41:53comment dire
00:41:53la mémoire de l'enfant
00:41:54elle s'efface
00:41:55au bout de quelques mois
00:41:56quand une audition
00:41:57d'un enfant a lieu
00:41:57trois mois
00:41:58quatre mois après
00:41:58qu'est-ce qu'on dit
00:41:59ah ben
00:42:00la preuve
00:42:02insuffisamment caractérisée
00:42:03et que donc
00:42:04dans ces conditions
00:42:04on arrive à six classements
00:42:07six plaintes sur dix
00:42:08qui finissent par
00:42:09des classements sans suite
00:42:10bon je pense qu'il ne faut
00:42:11pas tout mélanger
00:42:11pardonnez-moi
00:42:12les affaires de pédocriminalité
00:42:15alors mais laissez-moi
00:42:17maintenant s'il vous plaît
00:42:18laissez-moi finir
00:42:19et après vous pourrez
00:42:21vous pourrez répondre
00:42:22donc vous expliquez
00:42:23qu'on n'entend pas
00:42:24la parole des victimes
00:42:25il me semble qu'on les entend
00:42:26il y a des associations
00:42:27qui veulent d'ailleurs
00:42:29empêcher Patrick Bruel
00:42:30de faire ses concerts
00:42:32ils les annulent
00:42:33donc on les entend
00:42:34la justice
00:42:35la justice les entend
00:42:36et moi je pense
00:42:37que la justice
00:42:38où on croit à la justice
00:42:39où on n'y croit pas
00:42:40alors qu'il faille
00:42:41une réforme profonde
00:42:41de la justice
00:42:42ça on est d'accord
00:42:43qu'il faille sacraliser
00:42:44la parole de quiconque
00:42:46il y a eu aussi
00:42:46l'affaire Doutreau
00:42:47sur les enfants
00:42:48qui a montré
00:42:49qu'il ne fallait pas
00:42:49sacraliser forcément
00:42:50la parole de l'enfant
00:42:52mais je crois qu'on ne peut
00:42:52pas mettre la pédocriminalité
00:42:53et l'affaire Bruel
00:42:54dans le même sac
00:42:56Patrick Bruel
00:42:56s'il était dangereux
00:42:58et s'il s'est un prédateur
00:42:59il fallait le mettre
00:43:00en détention
00:43:00il faut aller jusqu'au bout
00:43:01et le mettre en détention
00:43:02provisoire
00:43:03à partir du moment
00:43:04où il est libre
00:43:04il n'est pas un danger
00:43:05par contre
00:43:06ce qui me choque plus
00:43:07dans les affaires
00:43:07de pédocriminalité
00:43:08c'est pareil
00:43:08moi je respecterais
00:43:09la présomption d'innocence
00:43:10mais quand ce sont des gens
00:43:12qui travaillent avec des enfants
00:43:14quand il y a le moindre risque
00:43:16là il devrait y avoir
00:43:17une forme de principe
00:43:18de précaution
00:43:19il ne devrait pas être viré
00:43:20définitivement
00:43:20mais il devrait y avoir
00:43:21une enquête
00:43:21il devrait être mis à l'écart
00:43:23mais ce n'est pas tout à fait
00:43:24la même chose
00:43:25vous voyez bien
00:43:26si si
00:43:26parce qu'en fait
00:43:27vous faites exprès
00:43:28de ne pas avoir compris
00:43:29ce que j'ai dit
00:43:29il y a un mépris
00:43:30de la parole
00:43:31de la victime
00:43:32que ce soit les enfants
00:43:33ou les femmes
00:43:34quand elles s'expriment
00:43:35non seulement
00:43:36on minimise
00:43:37on met en doute
00:43:37mais surtout
00:43:38on méprise
00:43:38et là il a fallu
00:43:39que Flavie Flamand
00:43:40témoigne
00:43:41pour que cette parole
00:43:42soit vraiment
00:43:42mais voilà
00:43:43et je voudrais dire
00:43:43autre chose
00:43:44parce que là
00:43:45on voit les reportages
00:43:46alors c'est des semaines
00:43:47de débats
00:43:47sur le cas
00:43:49heureusement
00:43:49qu'on ne condamne pas
00:43:50dès qu'il y a quart
00:43:51sur des victimes
00:43:52parce qu'on condamnerait
00:43:53tout le monde
00:43:53quand il s'agit
00:43:54de petits enfants
00:43:56de 24
00:43:5724 pleines
00:43:58dans des crèches
00:43:59des enfants
00:43:59de 2 ans
00:44:003 ans
00:44:004 ans
00:44:005 ans
00:44:01c'est silence médiatique
00:44:02alors quand il s'agit
00:44:03de Bruel
00:44:04alors évidemment
00:44:04il a des avocats
00:44:05très médiatiques
00:44:05nous on a des collectifs
00:44:06de parents
00:44:07qui n'ont peut-être
00:44:08pas de tribune
00:44:08mais qui se battent
00:44:09justement
00:44:10pour la protection
00:44:11de l'enfance
00:44:11moi c'est là
00:44:12où je me dis
00:44:13qu'il y a vraiment
00:44:14Rachel Kahn
00:44:15sur cette affaire Bruel
00:44:15par rapport à cette affaire
00:44:17aussi
00:44:18la question de
00:44:19la défense
00:44:20de la parole
00:44:21des femmes
00:44:22de manière générale
00:44:23a été entachée
00:44:24par les mouvements
00:44:25du style
00:44:26balance ton porc
00:44:27qui ont décrédibilisé
00:44:28la parole
00:44:29c'est à dire
00:44:29qu'on se retrouve
00:44:30dans un étau
00:44:31entre
00:44:33des personnes
00:44:34qui veulent faire
00:44:35le buzz
00:44:35qui veulent raconter
00:44:36n'importe quoi
00:44:38pour entacher
00:44:42les hommes
00:44:43ou pointer du doigt
00:44:45les hommes
00:44:45tous les hommes
00:44:46et notamment
00:44:46lorsqu'ils sont connus
00:44:47et par ailleurs
00:44:48un problème social
00:44:49que nous avons
00:44:50justement
00:44:51de l'intégrité
00:44:52des femmes
00:44:53après moi je trouve
00:44:54que cette histoire
00:44:55de présomption
00:44:55d'innocence
00:44:56c'est pas parce qu'on
00:44:57annule un concert
00:44:58qu'on est contre
00:44:59la présomption
00:45:00d'innocence
00:45:00l'annulation d'un concert
00:45:02c'est pas finalement
00:45:03une peine
00:45:04je trouve que
00:45:05très tôt Patrick Bruel
00:45:06non
00:45:07très tôt Patrick Bruel
00:45:08par respect
00:45:09pour ses fans
00:45:09aurait dû dire
00:45:11que le climat
00:45:12est délétère
00:45:13que lui il a envie
00:45:14de participer
00:45:15à un concert
00:45:15de manière sereine
00:45:17et donc
00:45:17qu'il va repousser
00:45:19jusqu'à ce qu'un
00:45:20verdict ait lieu
00:45:21et qu'il permette
00:45:22la sérénité
00:45:23mais vous voyez bien
00:45:23que c'est la mort sociale
00:45:25et la porte ouverte
00:45:26à n'importe quelle accusation
00:45:28pour tuer une personne
00:45:29à l'été médiatique
00:45:30donc c'est dangereux
00:45:31je pense
00:45:32il faut raison garder
00:45:33maintenant il y a beaucoup
00:45:33je suis conscient
00:45:34qu'il y a beaucoup
00:45:34d'accusations
00:45:35qui pèsent sur Patrick Bruel
00:45:37c'est pas une seule plainte
00:45:39mais il y a certains principes
00:45:42avec lesquels je pense
00:45:43il faut faire attention
00:45:44à Patrick Bruel
00:45:45quand on parle
00:45:46de ces sujets là
00:45:47très souvent
00:45:48on sort un nom
00:45:49Kevin Spacey
00:45:49mais combien de personnes
00:45:51qui ont été blanchies
00:45:53mais combien d'hommes
00:45:54ont eu des comportements
00:45:55soit des viols
00:45:56soit des agressions sexuelles
00:45:57qui n'ont rien eu aussi
00:45:58dernier mot
00:45:58Agnès Evren
00:45:59oui pour dire que
00:46:00heureusement d'ailleurs
00:46:01la parole des femmes
00:46:02comme des enfants d'ailleurs
00:46:04est libérée
00:46:05mais elle l'a toujours été
00:46:06sauf qu'elle n'a jamais été entendue
00:46:07il faut savoir entendre
00:46:08ces paroles là
00:46:09un petit mot
00:46:10un autre sujet
00:46:11que je voulais évoquer
00:46:12avec vous
00:46:12les syndicats de journée
00:46:13de Radio France
00:46:14ont convoqué
00:46:14une assemblée générale
00:46:15dans la journée
00:46:15une motion contre la direction
00:46:17et un mandat de pré-avis de grève
00:46:18ont été votées
00:46:19pourquoi ?
00:46:20et bien parce qu'il y a eu
00:46:22l'arrivée à l'antenne
00:46:23de Charles Sapin
00:46:24directeur adjoint
00:46:25de l'hebdomadaire
00:46:26Valeurs Actuelles
00:46:27et donc il s'agit de protester
00:46:30donc entre guillemets
00:46:31contre les graves dérives
00:46:33de la radio
00:46:33et télévision publique
00:46:34alors je vous vois
00:46:35lever les yeux au ciel
00:46:36mon cher André Valigny
00:46:38je crois que vous connaissez bien
00:46:39Charles Sapin
00:46:39qui a travaillé au Figaro
00:46:40qui a travaillé au Figaro
00:46:41mais loin
00:46:42sans être dangereux extrémiste
00:46:43alors André
00:46:44je trouve ça très sectaire
00:46:46enfin
00:46:47la radio de service public
00:46:49elle est payée
00:46:49avec l'argent des contribuables
00:46:51on y contribue tous
00:46:52là en payant des impôts
00:46:53il y a beaucoup de gens de gauche
00:46:54qui s'expriment
00:46:55sur France Inter
00:46:56sur France Culture
00:46:57sur France Info
00:46:58qu'il y ait
00:46:59un éditorialiste
00:47:00une fois par semaine
00:47:02qui vient de la droite
00:47:03même si c'est la droite
00:47:04bien la droite
00:47:04Valeurs Actuelles en l'occurrence
00:47:06moi ça ne me choque pas
00:47:07en fait tout le monde
00:47:07doit pouvoir s'exprimer
00:47:08à fortiori
00:47:09sur le service public
00:47:10Alexandre
00:47:11vous continuez votre chronique
00:47:12sur France Inter
00:47:12ou pas ?
00:47:13non moi c'est fait
00:47:14j'étais exactement
00:47:15dans la même situation
00:47:16que Charles Sapin
00:47:17il m'a pris pour la présidentielle
00:47:18et après
00:47:19voilà j'y vais de temps en temps
00:47:20mais la chronique
00:47:21s'est arrêtée
00:47:22je crois que Charles Sapin
00:47:23a bénéficié
00:47:24d'une certaine manière
00:47:25du rapport à l'oncle
00:47:26il faut le dire
00:47:27et tant mieux
00:47:28moi je me réjouis
00:47:29que la direction
00:47:30du service public
00:47:31tienne un peu plus compte
00:47:33du pluralisme
00:47:34de la société française
00:47:36et il est normal
00:47:36puisque c'est payé
00:47:38par nos impôts
00:47:38toutes les sensibilités
00:47:40soient représentées
00:47:41aujourd'hui
00:47:42la sensibilité
00:47:42que représente
00:47:43Charles Sapin
00:47:44c'est la sensibilité
00:47:46en plus
00:47:46qui est peut-être
00:47:47majoritaire
00:47:47dans le pays
00:47:48donc c'est la preuve
00:47:50d'un sectarisme
00:47:51et si le service public
00:47:52voulait démontrer
00:47:53qu'il a depuis des années
00:47:55d'une certaine manière
00:47:55été privatisé
00:47:56par une certaine gauche
00:47:58qui pense être propriétaire
00:47:59du service public
00:48:00il ne pouvait pas
00:48:02mieux faire
00:48:03donc voilà
00:48:03ils sont en train
00:48:04de donner raison
00:48:05à Charles Lalonde
00:48:06et à ceux
00:48:06qui veulent privatiser
00:48:08le service public
00:48:09moi je pense que
00:48:10ça peut être intéressant
00:48:11d'avoir un service public
00:48:12mais à condition
00:48:13qu'il s'adresse
00:48:13à tous les français
00:48:14et pas seulement
00:48:15à une minorité
00:48:16qui croit être propriétaire
00:48:18des médias
00:48:18je suis à 100% d'accord
00:48:20avec vous
00:48:22et j'ai beaucoup
00:48:23d'amitié
00:48:24pour Charles Sapin
00:48:25qui est un excellent journaliste
00:48:27qui travaillait d'ailleurs
00:48:29sur une des chaînes concurrentes
00:48:30je ne sais pas
00:48:30si ici on a le droit
00:48:31de le dire
00:48:31on aime tout le monde
00:48:32vous savez
00:48:32on aime tout le monde
00:48:33et donc en fait
00:48:34c'est du sectarisme
00:48:38totalement déplacé
00:48:39parce qu'en effet
00:48:39comme vous le dites
00:48:40aujourd'hui
00:48:40il faut le redire
00:48:43l'électorat
00:48:43qui va de la social-démocratie
00:48:45à l'extrême-gauche
00:48:45ça n'est qu'un tiers
00:48:46de l'électorat en France
00:48:47tout le reste
00:48:47et 70% de la France
00:48:49penche plutôt à droite
00:48:51Rachel
00:48:52pointer du doigt
00:48:53disqualification
00:48:54humiliation
00:48:55raconter n'importe quoi
00:48:56sur les personnes
00:48:57en faire un bouc émissaire
00:48:58franchement
00:48:59plein soutien
00:49:00à Charles Sapin
00:49:00mais c'est honteux
00:49:02par rapport justement
00:49:03à ce service public
00:49:04qu'on aime
00:49:04bien sûr
00:49:05et qu'on aime
00:49:06et qu'ils sont en train
00:49:06de détruire
00:49:07comme ça
00:49:08vraiment
00:49:09donc ça en fait
00:49:10ça donne raison
00:49:11à tout ce que dénonçait
00:49:13Charles Aloncle
00:49:13André Valide
00:49:14non non
00:49:14quand même
00:49:15ah bah si
00:49:16écoutez
00:49:16il y a un chroniqueur
00:49:18qui porte une voix différente
00:49:20ils font grève
00:49:20ils se mettent en grève
00:49:21non mais moi j'ai lu
00:49:21une interview
00:49:22très intéressante
00:49:23de madame Pigalle
00:49:24la nouvelle directrice
00:49:25de France Inter
00:49:25dans Libération d'hier
00:49:27elle a l'air de tenir bon
00:49:28elle a voulu
00:49:30elle a voulu ouvrir
00:49:31un peu
00:49:32les portes
00:49:33et les fenêtres
00:49:34on va voir
00:49:35comment tourne
00:49:35cette affaire
00:49:36de Charles Sapin
00:49:36mais je le répète
00:49:37moi que quelqu'un
00:49:38de droite
00:49:38bien à droite
00:49:39puisse s'exprimer
00:49:40une fois par semaine
00:49:41sur France Inter
00:49:42ça ne me choque pas
00:49:42là c'était
00:49:43c'est France Inter
00:49:44non je crois pas
00:49:45que c'est France Inter
00:49:46si c'est France Inter
00:49:46c'est France Inter
00:49:48et voilà
00:49:48on l'a rappelé
00:49:49Charles Sapin
00:49:49était en plus
00:49:50il est aujourd'hui
00:49:51à Valeur Actuelle
00:49:52qui est un journal
00:49:52tout à fait respectable
00:49:53il était au filiaro
00:49:55il était au point
00:49:56et c'est plutôt quelqu'un
00:49:57qui appartient
00:49:58à la droite modérée
00:49:59donc en plus
00:50:00il y a un côté ridicule
00:50:01je pense qu'il ne connaissait
00:50:02pas Charles Sapin
00:50:03avant qu'il soit chroniqueur
00:50:04vous n'ont rien lu
00:50:08c'était comment
00:50:09l'ambiance
00:50:09Alexandre ?
00:50:10racontez-nous
00:50:11l'ambiance
00:50:12j'étais plutôt soutenu
00:50:13par la direction
00:50:14qui n'était pas
00:50:14la même direction
00:50:16à l'époque
00:50:16j'étais plutôt bien
00:50:18accueilli par
00:50:19à l'époque
00:50:20c'était Léa Salamé
00:50:22etc
00:50:23mais on sentait
00:50:25voilà
00:50:25j'ai eu la même chose
00:50:26exactement le même
00:50:28la SDG
00:50:29qui fait
00:50:30qui pétitionne
00:50:31etc
00:50:32ça avait eu
00:50:33moins de retentissement
00:50:34parce qu'il n'y avait pas
00:50:34le contexte
00:50:35de l'affaire
00:50:37Charles Lalonde
00:50:38donc on sentait
00:50:39qu'ils étaient
00:50:40dans leurs petits souliers
00:50:41et je pense que la chronique
00:50:42n'a pas été prolongée
00:50:43voilà
00:50:43il fallait montrer
00:50:44pendant la présidentielle
00:50:46qu'on jouait le jeu
00:50:47du pluralisme
00:50:48et après
00:50:48c'est compliqué
00:50:49je pense que
00:50:50les directions successives
00:50:52sont otages aussi
00:50:53d'une forme d'état profond
00:50:55de journalistes
00:50:56qui ont privatisé
00:50:57d'une certaine manière
00:50:58qui ont pris le pouvoir
00:51:00on est d'accord
00:51:00petite pause
00:51:01merci beaucoup Agnès Évren
00:51:02on ne lâche pas
00:51:03le scandale du périscolaire
00:51:04vous pouvez compter sur nous
00:51:04vraiment
00:51:05à tout de suite
00:51:05dans Punchline
00:51:06sur CNews
00:51:07on va revenir
00:51:09sur la polémique
00:51:10autour du voile
00:51:11avec ce sondage
00:51:12de CNews
00:51:13et Européens
00:51:14qui est assez éclairant
00:51:16à tout de suite
00:51:19on se retrouve
00:51:20dans la suite
00:51:20de Punchline
00:51:21pour ou contre
00:51:21l'interdiction du voile
00:51:22dans l'espace public
00:51:23la question divise
00:51:24la classe politique
00:51:25qui n'embraye pas
00:51:26sur la proposition
00:51:26du Rassemblement National
00:51:27souhaitant poser
00:51:29la question
00:51:29par référendum
00:51:30avant d'envisager
00:51:31de mettre des amendes
00:51:32à celles qui les porteraient
00:51:33les policiers
00:51:33ont-ils mieux à faire
00:51:34que de dresser
00:51:35ce type d'amende
00:51:36les femmes qui portent
00:51:37le voile
00:51:37ne sont pas un danger
00:51:38pour la société
00:51:38comme le disent
00:51:39Gabriel Attal
00:51:40ou Edouard Philippe
00:51:41ou est-ce un signe
00:51:42de l'antrisme islamique
00:51:43qu'il faut combattre partout
00:51:44c'est notre débat ce soir
00:51:46on accueille Charles Rodouel
00:51:47bonsoir à vous
00:51:48merci beaucoup
00:51:50députés ensemble
00:51:51pour la République des Libynes
00:51:52on va en débattre
00:51:53avec Alexandre Devecchio
00:51:54Rachel Kahn
00:51:55et André Valini
00:51:56qui ont tous des avis
00:51:56très différents
00:51:57sur la question
00:51:58et des avis très tranchés
00:51:59merci à vous d'être là
00:52:00il est pratiquement 18h
00:52:02et on reçoit
00:52:03et on a comme félicité
00:52:04Kindoki
00:52:04pour le rappel
00:52:05des grandes lignes de l'actualité
00:52:09bonsoir Laurence
00:52:10bonsoir à tous
00:52:10cette nuit
00:52:11un incendie
00:52:12s'est déclaré
00:52:13dans un appartement
00:52:13du 20ème arrondissement
00:52:14de Paris
00:52:15lors duquel
00:52:163 personnes
00:52:17ont été blessées
00:52:18des flammes impressionnantes
00:52:19attisées
00:52:19par la présence
00:52:20d'une vingtaine
00:52:21de feux d'artifice
00:52:22stockés dans cet appartement
00:52:2390 sapeurs-pompiers
00:52:24et 23 véhicules
00:52:25ont été déployés
00:52:26une centaine de résidents
00:52:28a été évacué
00:52:29une enquête est ouverte
00:52:30et une personne
00:52:30de 23 ans
00:52:31a été interpellée
00:52:32encore un peu
00:52:33de patience
00:52:34pour les agriculteurs
00:52:35les annonces
00:52:35sur les aides d'urgence
00:52:36pour les producteurs
00:52:37victimes de la sécheresse
00:52:38et des canicules
00:52:39sont décalées
00:52:40de quelques jours
00:52:41le plan devait être dévoilé
00:52:42demain
00:52:43mais les ministères
00:52:44ont annoncé
00:52:44avoir besoin
00:52:45de quelques jours
00:52:46supplémentaires
00:52:46pour se concerter
00:52:47au vu des montants
00:52:48conséquents
00:52:49ne manquez pas
00:52:50la grande interview
00:52:51demain matin
00:52:52le président
00:52:52de la nouvelle énergie
00:52:54et candidat
00:52:54à l'élection présidentielle
00:52:55David Lissnard
00:52:56sera votre invité
00:52:57Laurence Ferrari
00:52:57un rendez-vous
00:52:58à ne pas manquer
00:52:59demain 8h10
00:53:00en direct
00:53:00sur notre antenne
00:53:01dans l'affaire
00:53:03des drones chargés
00:53:03d'explosifs
00:53:04découverts à l'aéroport
00:53:05de Leipzig
00:53:06début août
00:53:07deux hommes
00:53:07de nationalité russe
00:53:08ont été identifiés
00:53:09grâce à des ADN
00:53:11des traces ADN
00:53:12et l'Union Européenne
00:53:13évoque ici
00:53:13un acte de terrorisme
00:53:15soutenu par un État
00:53:16et prépare des sanctions
00:53:18contre la Russie
00:53:18de son côté
00:53:19Emmanuel Macron
00:53:20a tenu à faire preuve
00:53:21de solidarité
00:53:22envers l'Allemagne
00:53:22on l'écoute
00:53:23c'est aussi l'occasion
00:53:25ici ensemble
00:53:26de dire
00:53:26notre soutien
00:53:27notre solidarité
00:53:28à l'Allemagne
00:53:30qui a attribué hier
00:53:32l'attaque de Leipzig
00:53:32il y a quelques semaines
00:53:34à la Russie
00:53:35et donc
00:53:37il est très clair
00:53:37qu'une fois encore
00:53:38c'est une ingérence
00:53:40cette guerre hybride
00:53:41au fond
00:53:42que nous mène la Russie
00:53:43enfin en Égypte
00:53:44le bilan s'alourdit
00:53:46on compte à présent
00:53:4622 morts
00:53:47et 28 blessés
00:53:48dans ce terrible accident
00:53:49de bus
00:53:50survenu ce matin
00:53:51dans la région touristique
00:53:52de la péninsule du Sinaï
00:53:53le véhicule transportait
00:53:55au total
00:53:5543 personnes
00:53:56dont 22
00:53:57ressortissants
00:53:58jordaniens
00:53:59une vingtaine d'ambulances
00:54:00a été dépêchée
00:54:01sur place
00:54:01pour évacuer les victimes
00:54:02et leur prodiguer
00:54:03les premiers soins
00:54:05merci beaucoup
00:54:06Félicité Kinnoky
00:54:07pour le rappel
00:54:07de l'actualité
00:54:08pour ou contre
00:54:09l'interdiction
00:54:11du port du voile
00:54:12dans l'espace public
00:54:13cela crée
00:54:15beaucoup de divisions
00:54:15beaucoup de bruit
00:54:17dans la classe politique
00:54:18et médiatique
00:54:18pourtant
00:54:19mon cher André Valigny
00:54:20c'est une mesure
00:54:20qui est présente
00:54:21dans le programme
00:54:21du Rassemblement National
00:54:22depuis longtemps
00:54:23depuis la présidentielle
00:54:24de 2022
00:54:25je crois même
00:54:26depuis l'autre présidentielle
00:54:27il faudrait vérifier
00:54:28il y a beaucoup
00:54:29de réactions différentes
00:54:30Charles Roduel
00:54:30on va entendre votre avis
00:54:32sur la question
00:54:32on va écouter
00:54:33Sébastien Chenieux
00:54:34qui était notre invité
00:54:35ce matin dans la grande interview
00:54:36au CNews Europe 1
00:54:36lui il estime
00:54:37que c'est une menace
00:54:38pour la cohésion sociale
00:54:40écoutons-le
00:54:41nous considérons
00:54:42que cet étendard
00:54:43le hijab
00:54:43parce qu'en réalité
00:54:44c'est ça
00:54:44le bon mot
00:54:46c'est le hijab
00:54:46celui qui couvre
00:54:47les cheveux
00:54:48qui couvre les oreilles
00:54:49qui couvre le cou
00:54:50et bien le hijab
00:54:51est une menace
00:54:52pour la cohésion sociale
00:54:54parce que
00:54:54c'est évidemment
00:54:56dans les pays
00:54:57islamistes
00:54:58la première chose
00:54:59que font les islamistes
00:54:59c'est voiler les femmes
00:55:00et bien c'est évidemment
00:55:02une menace
00:55:03qui est portée
00:55:03qui est arrivée
00:55:04dans notre pays
00:55:04par les frères musulmans
00:55:05c'était l'affaire
00:55:06il y a 40 ans
00:55:06des gamines voilées
00:55:07de Creil
00:55:08ils n'ont cessé
00:55:09de progresser
00:55:10ils n'ont cessé
00:55:11et ils ne renonceront
00:55:12jamais à ça
00:55:13est-ce que c'est une bonne
00:55:14mesure pour vous
00:55:15Charles Roduel
00:55:16cette interdiction
00:55:17proposée par le
00:55:18Rassemblement National
00:55:19qui serait évidemment
00:55:20le point d'aboutissement
00:55:211. d'un référendum
00:55:222. d'une grande loi
00:55:23de lutte contre
00:55:24l'idéologie islamiste
00:55:26pour répondre à votre question
00:55:27il faudrait déjà
00:55:28qu'on sache collectivement
00:55:29de quelle mesure on parle
00:55:31je rappelle que dimanche soir
00:55:33à 18h30
00:55:35Jean-Philippe Tanguy
00:55:36parle d'une amende
00:55:38pour les femmes
00:55:39qui portent le voile
00:55:40lundi à 10h
00:55:41moins de 24h après
00:55:42le lendemain matin
00:55:44Andrea Cotarac
00:55:45du RN
00:55:45va sur un plateau de télévision
00:55:47en disant qu'il n'y aura
00:55:47pas d'amende
00:55:48pour les femmes voilées
00:55:49lundi à 14h
00:55:504h après
00:55:52Jordan Bardella
00:55:53est dans la rue
00:55:54il s'exprime à un micro
00:55:56il dit
00:55:56amende ou pas
00:55:57je ne sais pas
00:55:57on fera peut-être un référendum
00:55:59et ce n'est pas une politique
00:56:00ce matin on entend
00:56:02Sébastien Chenu
00:56:02nous dire que ce n'est pas
00:56:03le voile
00:56:03c'est le hijab
00:56:04il a un peu de mal
00:56:05à définir la différence
00:56:06entre les deux
00:56:07j'ai quand même le sentiment
00:56:08avant toute chose
00:56:09qu'on a là
00:56:10un rassemblement national
00:56:11qui a passé
00:56:12une très mauvaise semaine
00:56:13la semaine dernière
00:56:15sur l'économie
00:56:16sur les retraites
00:56:17et qui tente d'allumer
00:56:18une polémique
00:56:19sans même connaître
00:56:20sa propre proposition
00:56:21nous notre proposition
00:56:22elle est claire
00:56:23notre mouvement politique
00:56:24nous voulons interdire
00:56:25le voile
00:56:26pour les mineurs
00:56:26de moins de 15 ans
00:56:27au nom du principe
00:56:28constitutionnel
00:56:29de la protection
00:56:30de l'enfance
00:56:30pourquoi mineurs
00:56:32pas mineurs tout court
00:56:33parce que c'est au nom
00:56:34de la protection
00:56:34de l'enfance
00:56:35que nous voulons
00:56:35appliquer
00:56:36sur ce point là
00:56:38déjà si on le fait
00:56:39jusqu'à 15 ans
00:56:39à mon avis
00:56:40ce serait une bonne nouvelle
00:56:41pour les filles
00:56:42et les fillettes
00:56:43de notre pays
00:56:44mais ce que je constate
00:56:47factuellement
00:56:47avec les déclarations
00:56:48que je viens de vous donner
00:56:49c'est que le rassemblement
00:56:51national
00:56:51en voulant allumer
00:56:52une polémique
00:56:53s'est pris les pieds
00:56:54dans sa propre proposition
00:56:56et s'est pris les pieds
00:56:57dans le tapis
00:56:57et je pense que c'est à regretter
00:56:59parce que sur un sujet
00:57:00aussi important
00:57:01que la lutte
00:57:02contre l'islamisme
00:57:04politique
00:57:04on doit avoir une ligne claire
00:57:06on doit avoir une ligne ferme
00:57:07et non pas allumer
00:57:08des polémiques
00:57:08comme celle-ci
00:57:09sans vraiment connaître
00:57:10le fond des choses
00:57:10vous répond
00:57:11allez-y Alexandre
00:57:12non mais
00:57:12j'entends votre proposition
00:57:15d'interdire le voile
00:57:17pour les mineurs
00:57:18de moins de 15 ans
00:57:19mais pourquoi
00:57:20vous ne l'avez pas fait
00:57:21il y a eu deux quinquennats
00:57:23pour le faire
00:57:24donc j'entends aussi
00:57:25que le rassemblement national
00:57:26n'est pas extrêmement
00:57:27au clair
00:57:28sur cette proposition-là
00:57:30mais c'est vrai
00:57:31que c'est une thématique
00:57:32qui porte depuis longtemps
00:57:33et moi je m'étonne
00:57:36que voilà
00:57:37on sent que vous reprenez
00:57:38la balle au bon
00:57:39mais si vous vouliez le faire
00:57:40vous auriez pu le faire
00:57:41depuis longtemps
00:57:42et je suis d'accord
00:57:42pourquoi 15 ans
00:57:44et pas 18 ans
00:57:44en fait c'est s'aligner
00:57:45sur la norme islamiste
00:57:47parce que les islamistes
00:57:50le voile
00:57:51c'est une question
00:57:51de pudeur
00:57:52pour les enfants
00:57:53donc moi je crois
00:57:54que voilà
00:57:55la minorité en France
00:57:56c'est 18 ans
00:57:57ce serait déjà
00:57:59beaucoup plus clair
00:58:00alors je réponds
00:58:01à votre deux points
00:58:02premier point
00:58:03sur 15 ans
00:58:0418 ans
00:58:05on parle de deux choses
00:58:05différentes
00:58:06lorsque vous voulez
00:58:06appliquer un principe
00:58:07lié aux signes religieux
00:58:09on doit produire la loi
00:58:11enfin en tout cas
00:58:12c'est le précepte
00:58:13de la laïcité
00:58:14qui implique d'appliquer
00:58:15une mesure
00:58:16qui s'appliquerait
00:58:17à tous les signes religieux
00:58:18est-ce que vous souhaitez
00:58:18oui ou non
00:58:19interdire les signes religieux
00:58:20à tous les enfants
00:58:21jusqu'à 18 ans
00:58:22c'est un autre débat
00:58:23sur la question spécifique
00:58:24nous
00:58:24la raison pour laquelle
00:58:25on a choisi 15 ans
00:58:26c'est qu'aujourd'hui
00:58:27la notion d'enfance
00:58:29s'applique à tous les citoyens
00:58:31et à toutes les citoyennes français
00:58:32qui vont jusqu'à 15 ans
00:58:33donc nous notre proposition
00:58:34pour que nous puissions
00:58:35la valider constitutionnellement
00:58:37c'est la raison pour laquelle
00:58:38nous avons fixé cet âge
00:58:40nous avons fait expertiser
00:58:41contrairement je pense
00:58:42au rassemblement national
00:58:43notre proposition
00:58:44et je crois que notre proposition
00:58:45elle est équilibrée
00:58:46elle ne discrimine personne
00:58:48simplement
00:58:49moi je ne souhaite pas
00:58:49vivre dans un pays
00:58:50où une fillette
00:58:51peut être voilée
00:58:52par exemple
00:58:52en allant à l'école
00:58:53par contre
00:58:54je crois pouvoir dire
00:58:55assez simplement
00:58:56qu'une femme
00:58:57qui fait le choix
00:58:57d'être voilée
00:58:58en étant adulte
00:58:59à mon avis
00:59:00ne pose pas de problème
00:59:01de cohésion sociale
00:59:02à tenter qu'elle le choisisse
00:59:03deuxième point
00:59:04que vous avez souligné
00:59:05la question du séparatisme
00:59:06et la question de la lutte
00:59:08contre l'islamisme
00:59:09et contre l'islamisme politique
00:59:11je ne peux pas vous laisser dire
00:59:13que nous n'avons rien accompli
00:59:14sur ces deux derniers quinquennats
00:59:15nous avons des échecs
00:59:16nous avons aussi
00:59:17une part de réussite
00:59:18et je dois dire
00:59:19que la lutte contre le séparatisme
00:59:20je le vois tous les jours
00:59:21sur ma circonscription
00:59:22aujourd'hui
00:59:22nous avons des outils
00:59:24très concrets
00:59:25notamment à la main des préfets
00:59:26pour démanteler
00:59:27des associations
00:59:28qui sont coupables
00:59:30de faits d'extrémisme religieux
00:59:31ou de salafisme
00:59:33par exemple
00:59:33parce qu'en 2021
00:59:34et je le dis
00:59:35tout en plus tranquillement
00:59:36que je n'étais pas député
00:59:37parce que j'ai été élu député
00:59:38en 2022
00:59:38une loi séparatisme
00:59:39a été adoptée
00:59:41pour pouvoir définancer
00:59:42et pour pouvoir
00:59:43démanteler ces associations
00:59:45qui posaient
00:59:46d'immenses problèmes
00:59:48sur nos circonscriptions
00:59:48est-ce qu'on a tout résolu
00:59:50loin de là
00:59:51mais est-ce qu'on a résolu
00:59:52certains faits
00:59:54particulièrement graves
00:59:55je crois qu'on peut dire oui
00:59:56parce que je le constate
00:59:57tous les jours
00:59:57sur mes circonscriptions
00:59:58on va juste ajouter
00:59:59et verser au débat
01:00:00le témoignage de Florence
01:00:01Bergeau-Blaclaire
01:00:02qui est présidente
01:00:03du Centre européen
01:00:04de recherche d'information
01:00:04sur le frérisme
01:00:05elle estime que la priorité
01:00:07est l'interdiction du voile
01:00:08aux mineurs
01:00:08au titre de la protection
01:00:10de l'enfance
01:00:10écoutez-la
01:00:11il y a une mesure
01:00:12qui reste à notre portée
01:00:14c'est l'interdiction
01:00:15du voilement des mineurs
01:00:16au titre de la protection
01:00:18de l'enfance
01:00:18il faut absolument
01:00:20et de toute urgence
01:00:21éviter l'endoctrinement
01:00:23précoce des filles
01:00:24et des petites filles
01:00:25aujourd'hui
01:00:25parce que c'est un acte
01:00:27politique
01:00:28donc c'est pour ça
01:00:29que je préconise
01:00:30de l'interdire à 18 ans
01:00:31on vote à 18 ans
01:00:32donc c'est un acte politique
01:00:33il faut
01:00:34il faut l'interdire
01:00:35André Valény
01:00:36sur cette proposition
01:00:37du RN
01:00:38encore une fois
01:00:39qui n'est pas nouvelle
01:00:40qui était dans les programmes
01:00:41de Marine Le Pen
01:00:42depuis longtemps
01:00:44je citerai Bruno Retailleau
01:00:46une fois n'est pas coutume
01:00:47c'est du populisme
01:00:49c'est de la démagogie
01:00:50et c'est totalement inapplicable
01:00:51j'ajoute que
01:00:53je viens de lire
01:00:54un texte assez bien écrit
01:00:55comme toujours
01:00:56de Génie Bastier
01:00:57qui dit qu'elle est contre
01:00:58cette mesure
01:00:59elle aussi
01:01:00pour des raisons
01:01:01d'abord de faisabilité
01:01:02la police a autre chose
01:01:03à faire
01:01:04que d'aller contrôler
01:01:05des femmes
01:01:06qui ont un foulard
01:01:06sur la tête
01:01:07et puis aussi
01:01:07parce qu'elle n'aime pas
01:01:08Génie Bastier
01:01:09je crois qu'elle a raison
01:01:10elle n'aime pas
01:01:10que l'Etat
01:01:10vienne trop se mêler
01:01:11des consciences individuelles
01:01:13des uns et des autres
01:01:14maintenant
01:01:15sur les mineurs
01:01:18moi je suis évidemment
01:01:19choqué aussi
01:01:20quand je vois
01:01:20une petite fille
01:01:21ou même une jeune fille
01:01:23dans un foulard islamique
01:01:25mais là encore
01:01:26ça va être difficile
01:01:27il faudra que les policiers
01:01:29aillent dans la rue
01:01:30demander les papiers
01:01:30d'identité
01:01:31de la jeune fille
01:01:32est-ce qu'elle a 15 ans
01:01:32est-ce qu'elle a 16 ans
01:01:33est-ce qu'elle a 16 ans et demi
01:01:34ça va être très compliqué
01:01:36à mettre en oeuvre
01:01:36moi je suis d'accord
01:01:37avec vous
01:01:37monsieur le député
01:01:38il faut prendre le problème
01:01:39à la source
01:01:40à la racine
01:01:41si j'ose dire
01:01:41il faut lutter
01:01:42de toutes nos forces
01:01:43contre l'islamisme
01:01:44et contre le prosélytisme
01:01:46des frères musulmans
01:01:47et ça se fait
01:01:48vous n'avez pas
01:01:49de votre circonscription
01:01:49dans mon département
01:01:50de l'Isère
01:01:51une commune
01:01:52qui s'appelle
01:01:52Saint-Simeon-de-Brécieux
01:01:53dans la plaine de Bièvre
01:01:55la préfète
01:01:56de l'Isère
01:01:56vient de fermer
01:01:57une mosquée
01:01:58parce qu'elle était salafiste
01:01:59et que l'imam
01:02:00avait des propos
01:02:01qui étaient incompatibles
01:02:02avec la république
01:02:03donc il faut lutter
01:02:04contre le séparatisme
01:02:05de toutes nos forces
01:02:06tous azimuts
01:02:07mais aller embêter
01:02:08les femmes
01:02:08qui portent un foulard
01:02:09même si on ne peut pas
01:02:10savoir si c'est
01:02:11de leur plein gré
01:02:12ça me paraît
01:02:12inapplicable
01:02:13et démagogique
01:02:14Juste un oeil
01:02:14sur le sondage
01:02:15que nous avons fait
01:02:16qui montre
01:02:17que je crois
01:02:1853% des français
01:02:19sont d'accord
01:02:21pour sanctionner
01:02:21d'une amende
01:02:22le port du voile
01:02:23dans l'espace public
01:02:2360% qui pensent
01:02:25qu'il faut interdire
01:02:25le voile
01:02:26dans l'espace public
01:02:27Rachel Gann
01:02:28Où est-ce que
01:02:29vous situez-vous ?
01:02:30Déjà je trouve
01:02:31que la stratégie
01:02:32des frères musulmans
01:02:33est excellente
01:02:34à partir du moment
01:02:35où ils ont créé
01:02:35ce mot islamophobie
01:02:37on a absolument peur
01:02:39d'aller au fond du sujet
01:02:40la question c'est
01:02:42les enfants certes
01:02:43mais c'est surtout
01:02:43les femmes
01:02:44les islamistes
01:02:45ont une volonté
01:02:46c'est d'invisibiliser
01:02:47les femmes
01:02:48et par rapport
01:02:49à notre devise
01:02:50républicaine
01:02:51à partir du moment
01:02:52où nous avons
01:02:53des tenues
01:02:54qui ne permettent
01:02:55pas la liberté
01:02:56et je pense
01:02:57aux femmes iraniennes
01:02:58je pense aux femmes
01:02:59afghanes
01:03:00la liberté
01:03:01est entachée
01:03:01l'égalité entre les hommes
01:03:03et les femmes
01:03:03est entachée
01:03:04et la fraternité
01:03:05est entachée
01:03:06puisqu'on a
01:03:06un voilement
01:03:07qui finalement
01:03:08est le symbole
01:03:09du séparatisme
01:03:10et vous l'avez rappelé
01:03:11effectivement
01:03:12la loi
01:03:12contre le séparatisme
01:03:14était une excellente loi
01:03:15aujourd'hui
01:03:16on attend à ce que
01:03:17cette loi soit
01:03:18appliquée partout
01:03:19sur le territoire
01:03:20mais une nouvelle fois
01:03:21ce sont les femmes
01:03:22qui sont instrumentalisées
01:03:23et les frères musulmans
01:03:25le font très bien
01:03:26et de manière perfide
01:03:27parce que c'est encore elles
01:03:28on le voit l'été
01:03:29avec le burkini
01:03:30on le voit maintenant
01:03:31dans cette campagne présidentielle
01:03:32qui sont finalement
01:03:33les fusibles
01:03:34à leur idéologie
01:03:35Alexandre pour y réagir
01:03:36et Charlotte Douelle ensuite
01:03:38oui
01:03:39moi j'entends beaucoup
01:03:40c'est inapplicable
01:03:42et peut-être que ça l'est
01:03:43mais je pense que d'abord
01:03:44dans ce débat
01:03:45il faut faire les bons constats
01:03:46si ça l'est
01:03:48c'est très grave
01:03:48et ça l'est
01:03:49parce que
01:03:51il y a une islamisation
01:03:52qui est déjà
01:03:54trop importante
01:03:55pour qu'on puisse
01:03:56revenir en arrière
01:03:57puisqu'on a bien su
01:03:58appliquer la loi
01:03:59sur la burqa
01:04:00et on a bien su
01:04:01appliquer la loi
01:04:02sur le voile
01:04:02à l'école
01:04:03donc la première responsabilité
01:04:05des gens qui ont exercé
01:04:06le pouvoir
01:04:07c'est de reconnaître
01:04:08qu'ils ont failli
01:04:08et d'aller à la source
01:04:10comme disait
01:04:11André Valénier
01:04:12et la source
01:04:12c'est quand même
01:04:12l'immigration de masse
01:04:13l'immigration de masse
01:04:15a créé l'islamisation
01:04:16et de mon point de vue
01:04:17le meilleur moyen
01:04:18de lutter
01:04:19contre l'islamisme
01:04:20c'est quand même
01:04:20de réduire
01:04:22les flux migratoires
01:04:23je voulais vous entendre
01:04:24là-dessus
01:04:24et ensuite moi
01:04:25je trouve
01:04:25la proposition
01:04:26du RN
01:04:27peut-être
01:04:28tristement inapplicable
01:04:29parce que
01:04:30ça montrera
01:04:31que l'Etat
01:04:31est faible
01:04:32parce qu'effectivement
01:04:32il y a trop de personnes
01:04:33qui portent le voile
01:04:34aujourd'hui
01:04:35pour pouvoir mettre
01:04:36des amendes
01:04:37mais je trouve
01:04:37qu'elle est intéressante
01:04:38parce qu'elle remet
01:04:39le débat
01:04:40là il doit être
01:04:41moi je pense
01:04:41que ce n'est pas un débat
01:04:42sur la laïcité
01:04:43c'est un débat
01:04:44sur l'assimilation
01:04:45en réalité
01:04:46le voile
01:04:46il nous dérange
01:04:47parce qu'il n'est pas
01:04:47dans nos mœurs
01:04:48on est dans des pays
01:04:49européens
01:04:50où on ne soumet pas
01:04:51les femmes
01:04:51où on ne voile pas
01:04:52les femmes
01:04:52et encore moins
01:04:53les enfants
01:04:54et j'aimerais bien
01:04:54que les hommes politiques
01:04:55soient clairs
01:04:56en réalité
01:04:56et disent
01:04:57à Rome
01:04:57faites comme les Romains
01:04:58si vous voulez vivre
01:04:59dans une société
01:05:00libérale
01:05:00dans une société
01:05:01européenne
01:05:02dans une société
01:05:02ouverte aux droits
01:05:03de l'homme
01:05:04et bien vous devez
01:05:05vous conformer
01:05:06à ces mœurs
01:05:06et à ces valeurs
01:05:07réponse à Alexandre
01:05:08Devecchio
01:05:08alors plusieurs points
01:05:09d'abord vous parlez
01:05:10de la proposition
01:05:11du RN
01:05:11mérite d'être intéressante
01:05:12moi je ne sais pas
01:05:13quelle est la proposition
01:05:13du RN
01:05:14je vous l'ai dit tout à l'heure
01:05:15actuellement
01:05:16si quelqu'un peut me dire
01:05:17objectivement
01:05:17ce soir
01:05:18que propose le RN
01:05:20précisément
01:05:21amendes
01:05:21pas amendes
01:05:21référendum
01:05:22pas référendum
01:05:22voile
01:05:23tout ça
01:05:24est un espèce
01:05:24de melting pot
01:05:25l'interdiction dans l'espace public
01:05:27oublions le RN
01:05:28moi je m'en fiche du RN
01:05:29mais l'interdiction dans l'espace public
01:05:30deuxième point
01:05:32ça dépend de quel islam on parle
01:05:33c'est à dire que
01:05:34toutes les femmes musulmanes
01:05:35dans ce pays
01:05:35par exemple
01:05:35ne sont pas volées
01:05:36moi ce que je constate
01:05:38sur ma circonscription
01:05:39très concrètement
01:05:39vous avez
01:05:40j'ai trois associations musulmanes
01:05:42qui correspondent
01:05:43aux trois communes
01:05:44de ma circonscription
01:05:46avec une immense majorité
01:05:47de citoyens
01:05:48qui sont parfaitement
01:05:49qui respectent parfaitement
01:05:50les lois de la république
01:05:51qui dont le culte
01:05:53et le culte musulman
01:05:54comme le mien
01:05:55peut être le culte catholique
01:05:56ou le culte juif
01:05:58ou autre
01:05:59et ce sont des associations
01:06:00qui parfois
01:06:01en tout cas c'est le cas
01:06:02dans mon département
01:06:03sont soumis à des pressions
01:06:04de mouvements
01:06:05beaucoup plus radicales
01:06:06et moi le combat
01:06:07que je mène
01:06:08sur ma circonscription
01:06:09c'est certes
01:06:09pour notre pays
01:06:10mais ce sont aussi
01:06:11pour ces concitoyens
01:06:12musulmans modérés
01:06:13qui sont français
01:06:14avant d'être musulmans
01:06:15et qui sont soumis
01:06:16aussi à ces pressions
01:06:17dans le cadre
01:06:18de leurs associations
01:06:19et j'en reviens
01:06:20à la loi qui a été adoptée
01:06:21en 2020
01:06:22il y a une énorme part
01:06:23je m'en déplaise
01:06:24à votre propos
01:06:25et je respecte
01:06:26votre point de vue
01:06:26qui nous a aidé
01:06:27à drastiquement
01:06:29combattre
01:06:30ces mouvances extrémistes
01:06:31vous ne répondez pas
01:06:31du tout à la question
01:06:32je réponds au troisième point
01:06:34Alexandre Devecchio
01:06:35oui
01:06:37l'intégration
01:06:38est en immense partie
01:06:39un échec
01:06:40dans notre pays
01:06:40aujourd'hui
01:06:40pourquoi
01:06:41je reprends les mots
01:06:42de François Bayrou
01:06:42lorsqu'il était
01:06:43dans sa déclaration
01:06:44de politique générale
01:06:44il y a quelques mois
01:06:45ce n'est pas pareil
01:06:47dans un village
01:06:48de 30 familles
01:06:49d'intégrer
01:06:50deux familles
01:06:50qui viennent d'ailleurs
01:06:52et dix familles
01:06:53qui viennent d'ailleurs
01:06:54il y a un lien
01:06:56évident
01:06:56entre nos capacités
01:06:57d'intégration
01:06:58et les flux migratoires
01:06:59entrants
01:07:00c'est la raison
01:07:00pour laquelle
01:07:01dans les propositions
01:07:01que j'ai faites
01:07:02dans les temps
01:07:03et j'espère
01:07:03j'appelle de tous mes voeux
01:07:05qu'elles soient reprises
01:07:05par les candidats
01:07:06à cette présidentielle
01:07:07parce que l'immigration
01:07:09est oui
01:07:09l'un de nos échecs
01:07:10j'espère que des propositions
01:07:12seront reprises
01:07:13un
01:07:14pour réduire
01:07:15les flux entrants
01:07:16illégaux et légaux
01:07:17vers notre territoire
01:07:18et deux
01:07:18pour qu'on puisse passer
01:07:20d'une doctrine d'intégration
01:07:22à une doctrine
01:07:23d'assimilation
01:07:24des personnes
01:07:25qui viennent sur notre territoire
01:07:26pour travailler
01:07:27et qu'on puisse réduire aussi
01:07:29les autres flux migratoires
01:07:31à savoir
01:07:31le flux migratoire
01:07:32de ceux
01:07:32qui ne viennent pas en France
01:07:33pour travailler
01:07:34mais qui viennent
01:07:35pour le soin
01:07:35pour la famille
01:07:36ou illégalement
01:07:37ce sont des flux
01:07:38que nous devons réduire
01:07:39j'aurais pu très bien
01:07:40me taire sur ces sujets
01:07:41ces derniers mois
01:07:42je me suis fait suffisamment d'amis
01:07:43pour vous dire
01:07:44et je continuerai le combat
01:07:47coûte que coûte
01:07:48j'avouais d'aller vous répondre
01:07:49d'un mot
01:07:50on ne sait pas très bien
01:07:50quelle est la position du RN
01:07:52mais moi j'ai l'impression
01:07:53que vous parlez
01:07:53en votre nom propre
01:07:54et pas au nom
01:07:55de la famille centriste
01:07:57qui est très très multiple
01:07:58la famille centriste
01:07:59qui est multiple
01:08:00Charles Rodoy
01:08:01le dernier mot là-dessus
01:08:01on avance
01:08:02j'ai une différence politique
01:08:04fondamentale
01:08:05avec le Rassemblement National
01:08:06qui fait que
01:08:06nos avis seront toujours
01:08:08irréconciliables
01:08:09je considère
01:08:10que le Rassemblement National
01:08:11porte une vision
01:08:12identitaire
01:08:13de la société française
01:08:14moi la vision que je porte
01:08:15de la citoyenneté française
01:08:16c'est une notion
01:08:18et une définition
01:08:19universaliste
01:08:20je prends un exemple concret
01:08:21très rapide
01:08:22pour justifier cela
01:08:23moi je comprends
01:08:25les millions de français
01:08:26qui se sont sentis insultés
01:08:27par la proposition
01:08:29du Rassemblement National
01:08:30de réserver
01:08:30les postes
01:08:31de haute fonction
01:08:32dans notre état
01:08:33aux citoyens
01:08:34qui ne sont pas binationaux
01:08:35les citoyens français
01:08:36binationaux
01:08:37sont des patriotes
01:08:38comme les autres
01:08:40et je considère
01:08:41que créer une différence
01:08:42dans la citoyenneté française
01:08:44entre d'un côté
01:08:44les français
01:08:45qui sont 100% français
01:08:46et les citoyens français
01:08:47qui sont binationaux
01:08:48et qui doivent chérir
01:08:50la double culture
01:08:51qu'ils ont eue
01:08:52est à mon avis
01:08:53un point de non-retour
01:08:54dans l'opposition
01:08:55frontale et doctrinale
01:08:57qu'il y a entre
01:08:58la vision modestement
01:08:59que je porte
01:09:00de ma citoyenneté
01:09:01la citoyenneté française
01:09:02et la vision identitaire
01:09:03qui est celle du Rassemblement National
01:09:04on fait juste une petite pause
01:09:05je vous passerai la parole
01:09:06je crois que vous avez
01:09:07encore quelque chose à dire
01:09:07vous restez avec nous
01:09:08Charles Rodouel
01:09:09on finira sur le voile
01:09:11et puis on parlera
01:09:11c'est de grève
01:09:12à Radio France
01:09:12qui se prépare
01:09:14en raison de la présence
01:09:15d'un journaliste
01:09:15qui s'appelle Charles Sapin
01:09:16et évidemment
01:09:17Jean-Luc Mélenchon
01:09:18s'en aimait
01:09:2418h18
01:09:24de retour dans Punchline
01:09:25Charles Rodouel
01:09:26peut-être que
01:09:26M. Bardella vous a entendu
01:09:27en tout cas
01:09:28il vient de publier
01:09:28une vidéo sur les réseaux sociaux
01:09:29pour expliquer exactement
01:09:30en quoi consiste
01:09:31ce référendum constitutionnel
01:09:33sur l'immigration
01:09:34qui serait proposé
01:09:35par le Rassemblement National
01:09:36qui consisterait
01:09:37à poser des questions
01:09:38sur l'expulsion
01:09:38des étrangers condamnés
01:09:39fin du droit du sol
01:09:40et du regroupement familial
01:09:42priorité nationale
01:09:42dans l'accès aux aides sociales
01:09:44droit d'asile durci
01:09:45et maîtrise de nos frontières
01:09:46c'est plus clair ou pas ?
01:09:47Là vous parlez de l'immigration
01:09:48mais je croyais
01:09:51que le Rassemblement National
01:09:51disait hier
01:09:52qu'on va faire
01:09:53un référendum
01:09:54sur l'islamisme
01:09:55et maintenant
01:09:56il veut un référendum
01:09:56sur l'immigration
01:09:57honnêtement
01:09:58je ne veux pas
01:09:59faire de mauvais esprit
01:10:00mais il y a factuellement
01:10:01un problème
01:10:01dans l'organisation
01:10:02des propositions
01:10:03du Rassemblement National
01:10:03c'est-à-dire qu'on a eu
01:10:04amende, pas amende
01:10:06référendum sur l'islam politique
01:10:08hijab
01:10:09maintenant référendum
01:10:09sur l'immigration
01:10:10honnêtement
01:10:11sincèrement
01:10:12je crois qu'il y a
01:10:12un petit travail
01:10:13de clarification à faire
01:10:14avant une publication de vidéo
01:10:16parce que je veux bien réagir
01:10:17mais je ne sais pas
01:10:18à quoi réagir
01:10:19Laurence Ferrari
01:10:19il y a trop de propositions
01:10:21contradictoires sur la tâche
01:10:22comme ça
01:10:23ça nous simplifiera la tâche
01:10:25pas encore
01:10:25bon ben alors voilà
01:10:26on avance André
01:10:27vous voulez rajouter un mot
01:10:28là-dessus ou pas ?
01:10:28Non je reviens sur les mineurs
01:10:30dont on parlait tout à l'heure
01:10:32est-ce que le fait
01:10:33qu'on leur interdise
01:10:34de porter un foulard
01:10:36empêchera leur père
01:10:37ou leur frère
01:10:37ou leur famille
01:10:38de les endoctriner ?
01:10:40Je pense que c'est à l'école
01:10:41surtout
01:10:41surtout de faire son travail
01:10:43L'école ne peut pas tout faire
01:10:44André
01:10:45Non mais alors
01:10:46répondez à ma question
01:10:47et qu'elle apprenne à écrire
01:10:48lire et compter déjà
01:10:49Est-ce que ça va empêcher
01:10:50les familles de les endoctriner ?
01:10:52André
01:10:52dans les pays islamistes
01:10:54la première chose
01:10:55qu'ils font
01:10:55quand ils veulent prendre le pouvoir
01:10:56c'est de mettre le foulard
01:10:57parce que c'est un drapeau identitaire
01:10:59c'est un moyen de se compter
01:11:00un signe de reconnaissance
01:11:02et je pense
01:11:03c'est très important
01:11:04au moins d'interdire
01:11:05pour les jeunes
01:11:05parce que ce qui est
01:11:06le plus inquiétant
01:11:07c'est pas que
01:11:09la vieille dame
01:11:10qui s'inscrit
01:11:11dans un islam
01:11:11traditionnel
01:11:12porte un petit foulard
01:11:14c'est que de plus en plus
01:11:15de jeunes
01:11:16se reconnaissent
01:11:17dans le discours islamiste
01:11:19mettent les lois de la charia
01:11:20avant les lois de la république
01:11:21et donc
01:11:21c'est là qu'il faut
01:11:23à mon avis
01:11:25agir
01:11:25et prendre le foulard
01:11:26pour ce qu'il est
01:11:27c'est-à-dire pas pour
01:11:28un signe religieux
01:11:29c'est là aussi
01:11:30où j'ai un désaccord
01:11:30mais pour un acte politique
01:11:33la question des droits
01:11:34des femmes
01:11:34en réalité
01:11:35je comprends parfaitement
01:11:37votre positionnement
01:11:37sur les mineurs
01:11:38la protection des mineurs
01:11:39notamment
01:11:40avant la majorité sexuelle
01:11:42au fond
01:11:42parce que c'est ça
01:11:43à peu près
01:11:44mais la question
01:11:45des droits des femmes
01:11:46aujourd'hui
01:11:46on le voit
01:11:46dans différents sujets
01:11:48est-ce que
01:11:49vous arrivez
01:11:50à prendre
01:11:51cette question
01:11:52à bras-le-corps
01:11:52par rapport
01:11:53à ces sujets-là
01:11:53en fait
01:11:54moi je considère
01:11:55que l'état de droit
01:11:56ne doit jamais nous condamner
01:11:57à l'impuissance
01:11:58régalienne
01:11:59sécuritaire
01:11:59migratoire
01:12:01c'est la raison
01:12:01pour laquelle
01:12:02notre proposition
01:12:02on a voulu
01:12:04la fonder
01:12:04sur un principe
01:12:06constitutionnel
01:12:06vous avez le choix
01:12:07soit vous choisissez
01:12:08le principe de laïcité
01:12:09mais si vous dites
01:12:10au nom de la laïcité
01:12:11je vais interdire
01:12:12le voile dans la rue
01:12:13et bien aujourd'hui
01:12:14l'application stricte
01:12:15de la laïcité en France
01:12:16implique d'interdire
01:12:17tous les signes religieux
01:12:18c'est ce que certains
01:12:19peuvent proposer
01:12:20mais nous
01:12:21notre proposition
01:12:21elle se fonde
01:12:22sur un autre principe
01:12:24constitutionnel
01:12:25qui est celui
01:12:25de la protection
01:12:26de l'enfance
01:12:26et c'est la raison
01:12:27pour laquelle
01:12:28on a défini
01:12:28cette borne
01:12:29parce que l'enfance
01:12:30est défini
01:12:31jusqu'à l'âge
01:12:32de 15 ans
01:12:33et c'est la raison
01:12:33pour laquelle
01:12:33on a voulu prendre
01:12:34cette mesure
01:12:34pour revenir
01:12:35à la première question
01:12:35que vous avez dit
01:12:36comment est-ce qu'on protège
01:12:37finalement
01:12:37les enfants
01:12:39de cet entrisme
01:12:40un
01:12:41l'école ne peut pas
01:12:41tout résoudre
01:12:42enfin
01:12:43on a quand même
01:12:43un peu de chance
01:12:44sur le sujet
01:12:44et je suis bien content
01:12:45d'avoir lu
01:12:45les propositions
01:12:46de Gabriel Attal
01:12:47d'Edouard Philippe
01:12:48de Bruno Retailleau
01:12:49qui globalement
01:12:49se ressemblent
01:12:50un peu toutes
01:12:51c'est la raison
01:12:51pour laquelle
01:12:51je serais très heureux
01:12:52qu'il n'y ait
01:12:53qu'un seul candidat
01:12:54l'école doit quand même
01:13:00réplication stricte
01:13:01de nos principes républicains
01:13:02deuxième des choses
01:13:03je pense qu'on a
01:13:04un énorme travail à faire
01:13:05et c'est peut-être
01:13:05l'un de nos échecs
01:13:06sur la responsabilisation
01:13:07des familles
01:13:09factuellement
01:13:09lorsque vous avez
01:13:10des enfants
01:13:11qui ne respectent pas
01:13:12les lois de la République
01:13:13c'est difficile
01:13:14de dire que c'est
01:13:15sa seule responsabilité
01:13:16vous avez aussi
01:13:17la responsabilité
01:13:17de ses parents
01:13:18qui peut être engagé
01:13:19troisième sujet
01:13:20je sais que ça a fait
01:13:21beaucoup débat chez vous
01:13:22mais moi
01:13:23ma position
01:13:23elle est très claire
01:13:24vous avez aussi
01:13:25une question d'entrisme
01:13:27liée à l'exposition
01:13:28aux écrans
01:13:29aux réseaux sociaux
01:13:30des études ont été menées
01:13:32qui montrent que
01:13:33au hasard
01:13:33les jeunes femmes
01:13:34ou les petits garçons
01:13:35peuvent être exposées
01:13:36à du contenu radical
01:13:38d'extrémisme
01:13:39d'islamisme
01:13:40sur le TikTok
01:13:41ou Insta
01:13:42au bout de
01:13:435, 6, 7 flics
01:13:45et bien moi
01:13:46je suis pour
01:13:471, une majorité
01:13:49liée à l'usage
01:13:50des réseaux sociaux
01:13:51c'est la raison
01:13:51pour laquelle
01:13:51j'avais soutenu
01:13:52cette proposition de loi
01:13:53qui a malheureusement
01:13:54été censurée
01:13:55il y a quelques semaines
01:13:56et qu'il faudra reprendre
01:13:57et c'est la raison
01:13:58pour laquelle aussi
01:13:59j'assume
01:14:00dire qu'il faut
01:14:01une forme de régulation
01:14:02y compris modérée
01:14:03des réseaux sociaux
01:14:04notamment
01:14:05pour protéger
01:14:06nos enfants
01:14:06et ceux qui portent
01:14:08aujourd'hui en France
01:14:09une espèce
01:14:09d'idéologie
01:14:10ultra libérale
01:14:11sur cette question
01:14:12et qui en même temps
01:14:13appelle matin, midi,
01:14:14les soirs
01:14:14l'Etat à protéger
01:14:15nos enfants
01:14:16à mon avis
01:14:16ont une contradiction
01:14:19fondamentale
01:14:19dans leur doctrine
01:14:20et je suis convaincu
01:14:21que moi
01:14:22les réseaux sociaux
01:14:23et l'Internet
01:14:23au sens là
01:14:24ce n'est pas le Far West
01:14:25des règles
01:14:25peuvent et doivent
01:14:26s'appliquer
01:14:27notamment pour protéger
01:14:28nos enfants
01:14:29mais quand on protège
01:14:30les mères
01:14:30on protège
01:14:31les enfants
01:14:31on est d'accord
01:14:32sur Internet
01:14:33qu'il faut des règles
01:14:34pour protéger
01:14:35les enfants
01:14:36mais pas des règles
01:14:37pour les adultes
01:14:39et pas des règles
01:14:40qui permettent
01:14:41le flicage
01:14:41de tout le monde
01:14:43on aurait pu justement
01:14:44mettre des règles
01:14:44spécifiques
01:14:45sur les portables
01:14:46etc.
01:14:47pour les plus jeunes
01:14:49si on
01:14:49enfin je ne veux pas
01:14:51on a peut-être
01:14:52un train d'un effet
01:14:52beaucoup craint que les enfants
01:14:53soient un prétexte
01:14:54pour mener
01:14:56une guerre
01:14:57contre la liberté d'expression
01:14:58oui mais si on parle
01:14:58de la liberté d'expression
01:14:59si on parle par exemple
01:14:59l'anonymat total
01:15:00sur les réseaux sociaux
01:15:01si vous faites un animat total
01:15:03vous ne savez pas
01:15:04qu'il y a un enfant
01:15:04et qu'il n'y a pas un enfant
01:15:05c'est le sujet
01:15:06qui a soulevé d'ailleurs
01:15:07la plus grande polémique
01:15:08lorsqu'on a voulu
01:15:09interdire les réseaux sociaux
01:15:10aux enfants de moins de 15 ans
01:15:11pour les protéger
01:15:12la question de l'anonymat
01:15:13moi j'assume
01:15:14moi aussi
01:15:15que lorsqu'on rentre
01:15:16sur un réseau social
01:15:17on lève l'anonymat
01:15:18notamment de nos enfants
01:15:19afin de savoir
01:15:20si la personne
01:15:20qui est face à son écran
01:15:21elle a plus ou moins de 15 ans
01:15:23et pourquoi j'assume
01:15:23cette position
01:15:24parce que je ne veux pas
01:15:25qu'un enfant de moins de 15 ans
01:15:27soit évidemment tout le monde
01:15:28mais notamment de nos enfants
01:15:29soit exposé
01:15:31à du contenu
01:15:32pédopornographique
01:15:32à du contenu pornographique
01:15:33à du contenu extrémiste
01:15:35à du contenu islamiste
01:15:36à du contenu
01:15:38il faudra veiller
01:15:39à supprimer ces contenus
01:15:40surtout
01:15:41et ça
01:15:41je suis 100% d'accord aussi
01:15:43ce n'est pas un combat
01:15:45ou l'autre
01:15:45c'est les deux combats
01:15:46qui à mon avis
01:15:47doivent être menés de front
01:15:48un dernier mot
01:15:48de ce préavis de grève
01:15:49à Radio France
01:15:50qu'on a appris en cours
01:15:51de cette émission
01:15:52dont l'objectif
01:15:53est de retirer
01:15:55de l'antenne
01:15:55Charles Sapin
01:15:56qui est directeur adjoint
01:15:57de l'hebdomadaire
01:15:58Valeurs Actuelles
01:16:00donc motion adoptée
01:16:01à l'unanimité
01:16:02par les salariés
01:16:03de Radio France
01:16:04qui existe le retrait
01:16:05de cet éditorial
01:16:06et Jean-Luc Mélenchon
01:16:08qui en est
01:16:08à son deuxième tweet
01:16:09qui dit
01:16:10les salariés
01:16:10et journalistes
01:16:11de Radio France
01:16:11défendent l'honneur
01:16:13du service public
01:16:13il est à craindre
01:16:14que comme à France Culture
01:16:15les chefferies acquises
01:16:16à l'idée de la victoire
01:16:17de Le Pen
01:16:17donnent la priorité
01:16:18à la protection
01:16:19de leur carrière
01:16:19qu'est-ce que ça vous inspire
01:16:21Charles Rodouel
01:16:22et bien
01:16:23si certains avaient
01:16:24encore des doutes
01:16:25sur le léger manque
01:16:27d'objectivité
01:16:27malheureusement
01:16:28sur le service public
01:16:29il a dû viser le public
01:16:30on en a la meilleure preuve
01:16:32Charles Sapin
01:16:33est un journaliste
01:16:34tout à fait estimable
01:16:35c'est loin d'être
01:16:36en plus
01:16:37c'est loin d'être
01:16:38une personnalité
01:16:39de droite dure
01:16:40et s'il l'était
01:16:41il aurait quand même
01:16:42le droit
01:16:42même si ce n'est pas
01:16:42mes idées
01:16:43d'être sur le service public
01:16:44c'est parfaitement modéré
01:16:46qui a eu le malheur
01:16:48de travailler
01:16:48pour des médias
01:16:49de droite
01:16:50et de contre-droits
01:16:50il est visiblement
01:16:52pris pour cible
01:16:53dans une grève
01:16:54qui illustre
01:16:54à quel point
01:16:55il y a un énorme travail
01:16:56à faire
01:16:57pour de réobjectivation
01:16:59de l'information
01:17:00et je crois
01:17:00de la ligne éditoriale
01:17:02et politique
01:17:02sur l'audiovisuel public
01:17:04je crois que l'audiovisuel public
01:17:05appartient à tous les français
01:17:06quelles que soient leurs opinions
01:17:07et donc ils méritent
01:17:08tous d'être représentés
01:17:09sur le deuxième public
01:17:11que nous payons tous
01:17:12par nos impôts
01:17:12et sur Jean-Luc Mélenchon
01:17:14qui veut dire quelque chose
01:17:15André Valigny
01:17:16qui évidemment saisit
01:17:17la balle au banc
01:17:18Oui, ce n'est pas étonnant
01:17:19de la part de Mélenchon
01:17:20mais moi je suis d'accord
01:17:21avec M. Rodouel
01:17:22et je l'ai dit tout à l'heure
01:17:24il y a assez de gens de gauche
01:17:25sur France Inter
01:17:26pour qu'il y ait de temps en temps
01:17:27aussi quelqu'un de droite
01:17:27C'est quelqu'un de gauche
01:17:29qui le dit
01:17:30Alexandre
01:17:30Majoritairement à droite
01:17:31il devrait y avoir
01:17:32une forme de parité
01:17:33Excusez-moi
01:17:35André
01:17:35Oui c'est vrai
01:17:36André vous avez dit tout à l'heure
01:17:37que vous étiez d'accord
01:17:38mais que vous n'étiez pas d'accord
01:17:39avec le rapport à l'oncle
01:17:40je voudrais savoir
01:17:41si finalement le rapport à l'oncle
01:17:43j'ai l'impression
01:17:44que vous dites exactement
01:17:46la même chose
01:17:47Moi ce que je constate
01:17:48c'est que même au sein
01:17:49du Rassemblement National UDR
01:17:50il y a eu des conclusions
01:17:51très différentes
01:17:52qui ont été tirées
01:17:52je ne veux pas appuyer
01:17:54sur les contradictions
01:17:54mais vous en avez certains
01:17:55qui parlent de privatisation
01:17:57l'autre qui parle
01:17:58moi j'ai du respect
01:18:00pour une bonne part du travail
01:18:01qu'a fait Charles Lang
01:18:02sur cette question
01:18:03moi je pense simplement
01:18:04que le disait public
01:18:05avant d'être privatisé ou pas
01:18:06doit simplement appliquer
01:18:07la loi et les recommandations
01:18:09de l'ARCOM
01:18:09et donc faire preuve
01:18:12d'une objectivité
01:18:13dans les étés territorialistes
01:18:14dans les journalistes
01:18:14et dans les invités
01:18:15qui l'invitent
01:18:17et factuellement
01:18:17cette grève illustre quoi
01:18:19c'est que ce principe
01:18:20a du mal à être appliqué
01:18:21en interne
01:18:22et c'est dommage
01:18:22parce que nous finançons
01:18:23tous l'audiivision public
01:18:24par nos impôts
01:18:25et donc ce serait
01:18:26la moindre des choses
01:18:26que d'appliquer ce principe
01:18:27Merci Charles Rodouel
01:18:28Merci Alexandre Devecchio
01:18:30Rachel Kahn
01:18:30et André Valény
01:18:31Dans un instant
01:18:32c'est Christine Kelly
01:18:33que vous retrouvez pour Face à un Info
01:18:34et demain matin à 8h10
01:18:35notre invité dans la matinale
01:18:36ce sera David Lissnard
01:18:38le président de Nouvelle Énergie
01:18:39candidat à l'élection présidentielle
01:18:40à demain

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