- il y a 6 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Dominique de Villepin invité de BFMTV", présentée par Alice Darfeuille sur BFMTV ce mercredi 15 2026.
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00:00Bonsoir à tous et nous allons continuer d'évoquer la situation au Moyen-Orient avec l'ancien Premier ministre et
00:06ancien chef de la diplomatie française Dominique de Villepin
00:10qui est notre invité ce soir alors que l'armée américaine a intensifié ses opérations pour reprendre le contrôle du
00:17détroit d'Hormuz
00:17qui est toujours donc verrouillé, de nouveau verrouillé par le régime iranien.
00:2290 minutes de frappe contre des cibles militaires iraniennes.
00:26Les ports iraniens sont de nouveau sous blocus américain et Donald Trump, il l'a fait savoir, on l'entendra
00:33dans un instant, envisage une nouvelle phase,
00:37un élargissement des opérations notamment en visant les infrastructures énergétiques.
00:44Dominique de Villepin, venez à moi, comme ça j'en profite pour vous saluer.
00:48Je serai même la bise.
00:49Allons-y.
00:51J'ai failli vous faire la bise du coup moi.
00:53Bonsoir Elise Rosset.
00:54Bonsoir.
00:55Bonsoir Yves Tréard.
00:56Bienvenue Dominique de Villepin.
00:57Bonsoir à tous.
00:58On va prendre le temps évidemment d'évoquer pendant plusieurs minutes la situation au Moyen-Orient.
01:04Dès que vous êtes interrogé sur le sujet ces dernières semaines, je le sais puisque vous l'avez dit aussi
01:09sur mon plateau,
01:10vous dites il faut renouer le dialogue, il faut relancer le dialogue entre ce régime iranien et les Américains.
01:17Franchement vous y croyez encore ?
01:19Quelle est l'alternative aujourd'hui ?
01:21Nous voyons le profit à chaque fois que le régime iranien tire de ces tensions qui n'en finissent pas.
01:30A chaque fois c'est un peu plus d'unité, de mobilisation du régime iranien, un peu plus de menaces
01:37vis-à-vis des états du Golfe.
01:39Quelle est la porte de sortie ?
01:41Mener un combat militaire face à un régime comme le régime iranien qui mène une guerre asymétrique, sans objectif politique,
01:50à quoi ça sert ?
01:50C'est passionnant de regarder les quelques mois qui viennent de se passer.
01:56Nous avons été engagés avec Donald Trump puisque nous en payons le prix à travers le prix du pétrole et
02:04d'autres commodités.
02:05Nous avons été engagés dans cette aventure et Donald Trump un bon matin a dit bon maintenant ça suffit, rien
02:14n'avait véritablement changé,
02:16maintenant nous allons tourner la page et nous allons négocier avec les Iraniens.
02:20Ils découvrent que les Iraniens sont de fiéfaits négociateurs, qu'il leur arrive de changer d'avis,
02:25mais surtout ce qu'on découvre c'est que les Iraniens détiennent aujourd'hui une arme qu'ils ne détenaient
02:30pas qui est le détroit d'Hormuz.
02:33Personne ne parlait du détroit d'Hormuz avant l'initiative américaine.
02:37Ils sont plus forts maintenant qu'ils l'étaient avant ?
02:40Mais ils ont dans les mains aujourd'hui, et ils le disent eux-mêmes, quelque chose de plus important encore
02:45que la perspective d'accéder à l'arme nucléaire.
02:49Donc ils ont aujourd'hui quelque chose que l'ambition iranienne et israélienne leur a apporté.
02:59C'est dire qu'on ne se bat pas contre un régime qui n'a rien à perdre et qui
03:03par ailleurs est prêt à souffrir jusqu'à plus soif
03:09et jusqu'au dernier des Iraniens sans avoir véritablement une stratégie politique.
03:15Donc tôt ou tard, nous le savons, il faudra remettre les choses sur la table.
03:18La question c'est dans quel ordre, avec quelle méthode ?
03:21Ça veut dire quoi, remettre les choses sur la table ?
03:22Ça veut dire quelle est la clé de la négociation.
03:26Donald Trump a eu l'intuition qu'il fallait commencer par réouvrir le détroit d'Hormuz pour permettre à l
03:31'économie internationale de se rétablir.
03:33C'est une bonne intuition, effectivement.
03:35Aujourd'hui, ils tiennent, les Iraniens, en otage l'économie mondiale.
03:40Et Donald Trump est comme un lapin dans les phares, il est en permanence en train de changer de posture.
03:45Sauf qu'il change souvent d'avis, Donald Trump, parce que quand il s'était agi d'avoir un droit
03:50de passage pour les Iraniens,
03:51il ne s'était pas opposé frontalement à ça.
03:53Mais non seulement il ne s'est pas opposé au droit de passage, mais il le revendique même.
03:57Voilà, il partage et il a voulu même établir un droit de passage de 20%.
04:01Ce qui donne du crédit au péage iranien.
04:03S'il y a une chose importante quand vous négociez avec des personnalités comme le leadership iranien,
04:10c'est de donner des signaux cohérents, déterminés, durables.
04:16Aujourd'hui, si vous changez d'avis tous les matins, ils ont très vite compris que vous êtes une sorte
04:20d'agité du bocal
04:21et qu'il faut jouer avec vous.
04:24Les Iraniens s'amusent avec Donald Trump et nous en payons tous le prix.
04:27Mais ce qui n'est pas trop tard !
04:28Vous avez dit, Dominique Le Villepin, l'Iran n'a rien à perdre.
04:31En êtes-vous sûr ?
04:32Parce que si, effectivement, on relance la guerre, comme cela semble être le cas,
04:37ça va détruire le pays, on va détruire les installations et les prix, ça va détruire les stocks.
04:42Vous êtes dans un régime qui a fait sa mue au cours des dernières années,
04:46d'un régime théocratique qui a évolué vers la primauté donnée à la dimension sécuritaire du régime
04:52à travers les gardiens de la Révolution.
04:54Quel est l'intérêt profond des gardiens de la Révolution ?
04:57D'abord, c'est l'héroïsme de la Révolution qui est la leur,
05:00c'est la mise en scène de la grandeur de l'Iran.
05:04Et un pays comme l'Iran qui tient tête à la puissance américaine
05:08et qui a infligé la défaite la plus importante,
05:11on peut remonter très loin pour retrouver une défaite de cette importance connue par les États-Unis,
05:16eh bien c'est quelque chose qui vous donne une aura sur la scène internationale considérable.
05:20Donc ne négligeons pas le fait que l'Iran aujourd'hui est d'abord bénéficiaire de cette aura-là.
05:27Et donc que le régime souffre un peu plus, que la population iranienne souffre un peu plus,
05:33qu'est-ce que c'est quand on a la possibilité de s'offrir le trophée du grand Satan ?
05:39C'est quelque chose d'immense.
05:41Donc prenons en compte la psychologie de ces gardiens de la Révolution.
05:46Ils ne combattent pas avec la même logique que nous.
05:48Et le fait d'avoir un certain nombre de dégâts collatéraux pour eux
05:53n'est pas quelque chose qui les fera changer d'avis.
05:56Ils sont prêts à sacrifier.
05:56Ils sont prêts à aller très loin et à souffrir beaucoup.
06:01Et c'est un régime qui d'ores et déjà impose à sa population des souffrances horribles.
06:06Le trophée du grand Satan.
06:07Regardez cette image par exemple qui en dit long sur la montée des tensions ces dernières heures.
06:11Cette banderole représentant Donald Trump allongée dans un cercueil,
06:16on va l'avoir ici à l'image,
06:18qui est quand même installée, grandeur nature, dans le centre de Téhéran.
06:24Est-ce qu'il n'est pas trop tard, Dominique de Villepin ?
06:27Et comment faire ? J'ai bien compris le rapport de force que vous décrivez
06:31et à quel point ce régime iranien a, à l'heure actuelle,
06:34beaucoup moins à perdre que le président américain.
06:36Mais du coup, si on se place du point de vue de l'administration américaine,
06:39que faut-il faire ? On déchire le mémorandum ?
06:41On recommence à zéro ? Qu'est-ce qu'on fait ?
06:44La première chose, c'est de rétablir la cohérence d'une stratégie politique et diplomatique.
06:50C'est la première question.
06:52Si vous changez d'avis tous les matins,
06:54vous donnez l'impression d'être dans un désordre permanent
06:57et vous êtes tel le taureau dans l'arène
07:01et vous êtes le jouet de la muleta.
07:04Vous êtes complètement dépendant de l'habileté du toreador.
07:07Là, l'Iran tient la muleta et ce pauvre Donald Trump.
07:13Un jour, il va à droite, un jour, il va à gauche,
07:15un jour, il décide quelque chose et puis il change d'avis.
07:17Donc la première chose, c'est de calmer le jeu,
07:20de sortir de cette attention privilégiée
07:24dont bénéficient aujourd'hui les gardiens de la révolution
07:26qui ont le sentiment d'être les héros sur la scène mondiale
07:29face à des États-Unis qui mordent la poussière.
07:33Il faut détourner la tension.
07:35Il faut ramener le dossier iranien à sa réalité.
07:39Et à partir de là, puisque la logique de l'escalade n'a aucun sens,
07:43aller pilonner un peu plus ce pays, le détruire complètement,
07:46tout ça est absurde.
07:47La logique militaire, pour vous, n'a plus aucun sens aujourd'hui ?
07:50La logique militaire, on sait depuis maintenant très longtemps,
07:54depuis la nuit des temps,
07:56on sait qu'elle n'aboutit jamais sans une stratégie politique cohérente.
08:00Et le désordre avec lequel cette stratégie militaire a été menée,
08:04la discrédite complètement et n'aura pas plus d'impact demain qu'aujourd'hui.
08:07Par contre, une stratégie diplomatique, elle doit repartir
08:12à partir d'une scène réordonnée.
08:14L'Amérique doit se calmer, le président Trump doit aller faire quelques parties de golf,
08:19il doit trouver des gens compétents pour servir d'interlocuteur.
08:23Mais est-ce que l'Europe ne peut pas jouer un rôle d'ailleurs ?
08:24Justement, j'y viens.
08:25Il doit trouver quelques diplomates compétents aux États-Unis,
08:28et ça existe encore, même s'ils ont beaucoup été mis au chômage.
08:30Donc on arrête Vidkoff, on change d'équipe.
08:32Il doit rappeler des professionnels de la diplomatie,
08:35et il doit dire aux Iraniens,
08:37maintenant on va redevenir sérieux,
08:39c'est l'intérêt du monde, c'est l'intérêt de votre peuple,
08:41et on doit prendre en compte l'intérêt du peuple iranien,
08:43puisque les gardiens de la Révolution ne le prennent pas en compte,
08:46et on va essayer de trouver une issue.
08:48Je vous rappelle qu'on part d'une situation
08:50où il y avait un accord sur le nucléaire,
08:52on a balayé l'accord,
08:54on n'avait pas de problème avec Ormuz,
08:56on a un problème avec Ormuz,
08:57aujourd'hui, il faut contrôler les dégâts.
09:00– Dominique, il faut reprendre ?
09:01– Et les Américains et les Américains
09:03doivent utiliser les compétences
09:06de ceux qui connaissent cette région,
09:08de ceux qui ont négocié avec l'Iran.
09:09J'ai engagé, j'ai été le premier,
09:11en tant que ministre des Affaires étrangères,
09:12à engager la négociation avec les Iraniens en 2003,
09:15et il a fallu attendre 2015
09:17pour que cette négociation aboutisse
09:18à travers l'accord de 2015.
09:21Utilisons les compétences des Européens,
09:23et à commencer par les compétences
09:25de la diplomatie française,
09:26qui connaissent ce dossier par cœur
09:28pour avancer avec sérieux,
09:31avec les interlocuteurs iraniens.
09:32– Ça veut dire qu'il faut reprendre
09:32le dossier nucléaire, en fait ?
09:33– Il faut reprendre le dossier nucléaire,
09:35pourquoi ?
09:35C'est la partie solide,
09:37c'est celle qui ne nous fait pas entrer
09:40dans un chantage permanent.
09:42Et il faut mettre de l'autre côté
09:43les États du Golfe.
09:44Les États du Golfe n'en peuvent plus
09:46d'être pris dans ce jeu de quilles
09:48avec l'éléphant américain au milieu.
09:51– Donc il faut arrêter de focaliser
09:53sur ce détroit d'Or.
09:54– Et si le président américain
09:56est de nouveau aveuglé
09:58par sa supériorité militaire,
10:01poussé par les faucons,
10:03de s'engager à nouveau
10:04dans une logique militaire,
10:05où va-t-on ?
10:06– Eh bien, l'Amérique risque
10:08de passer du ridicule à la catastrophe.
10:12– Parce que vous oubliez aussi
10:13un allié essentiel des États-Unis,
10:15qui est Israël.
10:16– Oui, avec une caractéristique.
10:18– Et Netanyahouf n'est pas vraiment
10:19un homme de paix.
10:20– Mais c'est pour ça que je n'oublie rien.
10:21– On l'entend moins ces derniers jours.
10:23– Oui, avec comme caractéristique,
10:26ces deux pays sont en campagne électorale.
10:29Octobre pour les Israéliens
10:33et novembre pour les États-Unis.
10:36Donc l'intérêt de tous,
10:38sauf peut-être de Benjamin Netanyahouf,
10:40mais il a bien compris qu'en faire trop,
10:43c'était prendre le risque
10:44de se faire rappeler à l'ordre
10:46par Donald Trump,
10:47qui de ce point de vue-là
10:48ne l'a pas ménagé.
10:49Donc je pense que dans cette situation,
10:52il faut essayer de remettre
10:54dans la perspective diplomatique
10:57la question aujourd'hui de l'Iran
10:59sur des dossiers
11:01sur lesquels il y a des prises
11:03et faire en sorte
11:05que sur le détroit d'Ormuse,
11:07on puisse revenir à la situation d'avant.
11:09Ce ne sera pas facile.
11:10Je pense qu'on n'évitera pas
11:11ou difficilement
11:13des droits de péage
11:15du type de ceux
11:15qu'on a déjà utilisés
11:17dans le Bosphore
11:17ou qui existent déjà dans le Bosphore.
11:18Est-ce que ce serait si grave
11:20si finalement les Iraniens
11:21gardaient une mainmise financière ?
11:23Alors, si c'est des droits de passage
11:26pour des services rendus
11:28liés à l'accompagnement
11:29dans le chenal des bateaux,
11:31liés à quelques services rendus
11:34dans la sécurité du passage,
11:36ça existe dans d'autres endroits.
11:38Ça posera le problème alors
11:39d'autres détroits,
11:40tels que le détroit de Malacca.
11:42Déjà, les Indonésiens,
11:42qui ne vont pas bien économiquement,
11:44se réjouissent de la perspective
11:45de pouvoir eux-mêmes
11:46mettre un droit de passage.
11:47Ce qui n'est pas possible,
11:49c'est de créer une situation spéciale
11:51pour les détroits d'Ormuz
11:53qui placerait alors l'Iran
11:58en guichet
11:59qui contrôlerait alors
12:00complètement le passage.
12:01Ce qui d'ailleurs
12:02constitue un risque aussi
12:03pour les Iraniens
12:04parce que c'est tout
12:05le commerce international
12:06qui risque d'inventer
12:07d'autres voies.
12:08Dominique de Villepin,
12:08vous dites qu'il faut calmer le jeu.
12:10Mais on voit que pour l'instant,
12:11les Iraniens mettent de l'huile
12:12sur le feu
12:15et Trump est obligé de réagir.
12:17Est-ce que vous n'êtes pas
12:17un peu optimiste
12:18du wishful thinking
12:20de dire qu'il faut calmer le jeu ?
12:21On a l'impression
12:21qu'on va de nouveau
12:22vers l'escalade.
12:23Mais vous avez bien compris
12:25que pour le régime iranien,
12:26malgré tout,
12:26il y a un enjeu très important.
12:28C'est ces fameux 300 milliards
12:29qu'on a laissés miroiter
12:31à ce régime iranien.
12:32Il est bien évident
12:33que les Iraniens,
12:34tout confondus,
12:36aspirent à reconstruire
12:37un peu leur pays.
12:38Certains, sans doute,
12:39à s'enrichir
12:40sur le dos
12:41de ces 300 milliards.
12:42Mais il y a là un enjeu
12:43pour permettre à l'Iran
12:45de réinventer un avenir.
12:47Donc, les Iraniens,
12:50parce que le comportement
12:52de Donald Trump
12:52montre une telle instabilité,
12:55se prennent au jeu
12:56de jouer avec,
12:57puisque Donald Trump
12:58ne veut pas se rendre
12:59à l'évidence.
13:00C'est qu'il n'y a pas d'issue
13:01à cette guerre,
13:02selon la règle
13:06qu'il s'est fixée.
13:07Et bien évidemment,
13:08les Iraniens en profitent.
13:09Donc, ils ont,
13:10dans un combat asymétrique,
13:11tout intérêt
13:12à continuer
13:13à agiter le chiffon.
13:15– Et est-ce que malgré ça,
13:16vous pensez qu'il y a,
13:17malgré les apparences,
13:18encore des discussions
13:20en coulisses ?
13:21Vous savez mieux
13:21que quiconque
13:22comment ça se passe
13:22dans ces moments-là.
13:23sur cette relation avec l'Iran,
13:26il y a de très nombreuses médiations.
13:28Il y avait au départ
13:29la médiation iranienne,
13:30il y a bien sûr
13:31la médiation pakistanaise,
13:32à travers le chef
13:33d'état-major pakistanais,
13:35il y a le Qatar,
13:36il y a l'Arabie saoudite.
13:39Donc, il y a de très nombreux
13:40États qui aspirent
13:42à ce que le torrent
13:44revienne dans son lit.
13:45Et c'est évidemment
13:46le premier intérêt
13:47des États du Golfe.
13:47– Mais quand on s'affronte
13:48encore comme ça,
13:49on continue à parler,
13:51on continue à négocier,
13:52Dominique de Villepin,
13:53ou vous pensez que
13:53dans ce moment qu'on vit,
13:55les canaux de communication
13:56entre les principaux protagonistes
13:59sont fermés ?
14:00La tension est trop forte.
14:01– Nous sommes devant
14:01cette situation extrêmement dangereuse
14:03où les deux acteurs
14:06croient avec beaucoup de conviction
14:09que la stratégie du fou
14:11est la meilleure.
14:11Et il n'y en a pas un,
14:13mais des deux côtés,
14:14il y a des adeptes
14:15de cette stratégie.
14:16C'est en général
14:17le passeport
14:18pour une grosse,
14:20grosse bêtise.
14:21Et c'est bien ça
14:22qu'il faut essayer de dire.
14:23– Et les Iraniens
14:23ont aussi un argument,
14:25je pense,
14:26pour eux,
14:27ils se disent
14:27qu'ils attendent
14:28les mi-termes,
14:29c'est que si les mi-termes
14:30sont vraiment très mauvaises
14:31pour Donald Trump,
14:33et bien Donald Trump,
14:33à ce moment-là,
14:34devra changer de politique.
14:36– Oui,
14:37je crois que la personnalité
14:39de Donald Trump
14:40introduit une équation
14:42qui fait que…
14:42– Une inconnue.
14:43– Oui,
14:43une immense inconnue
14:44et que toute tentative
14:48d'imaginer ce que sera
14:49son comportement
14:50est vouée à l'échec.
14:51Je crois simplement
14:52qu'aujourd'hui,
14:55et du côté des Européens,
14:56et du côté des États du Golfe,
14:57et du côté de tous
14:58les partenaires
14:59des États-Unis,
15:01le bon sens
15:02consiste à regarder
15:03l'ampleur des dégâts,
15:06tirer les leçons
15:07de tout ce que nous avons fait
15:08pour essayer
15:10de faire un tout petit peu mieux.
15:11– En parlant de l'administration
15:12américaine,
15:13je ne sais pas si vous avez
15:13vu passer ce message
15:14ces dernières heures
15:16d'un ancien visage
15:17de l'administration américaine,
15:19Elon Musk,
15:20qui écrit cela,
15:21et cela va nous amener
15:22à la politique française.
15:24« She is France's last hope »,
15:26elle est le dernier espoir
15:27pour la France.
15:29Elon Musk qui apporte
15:31donc officiellement
15:33son soutien à Marine Le Pen.
15:35Votre réaction ?
15:36– Ce n'est pas une surprise
15:38que la tentation
15:40de l'extrême droite
15:41soit très très forte
15:42chez Elon Musk,
15:43on l'avait vu
15:43quand il est venu
15:44dès l'élection de Donald Trump,
15:46apporter son soutien
15:47à l'extrême droite
15:49britannique et allemande,
15:51il l'apporte aujourd'hui
15:52à l'extrême droite française.
15:53– Mais on pense qu'on veut de lui,
15:54ce n'est pas n'importe quel soutien
15:55quand même,
15:55c'est un soutien qui pèse.
15:57– Tout ce qui,
15:58aujourd'hui,
15:59parie sur les plateformes numériques
16:01ont intérêt à avoir
16:02des partis politiques en Europe
16:04qui ménagent
16:06ces grands intérêts américains.
16:09Et évidemment,
16:10je n'imagine pas
16:12la plupart de ces partis
16:14entre guillemets populistes
16:16constituer des remparts puissants
16:19contre ces grands intérêts américains
16:22et en particulier
16:23les plateformes numériques.
16:24– Le fait que ce soit Marine Le Pen
16:26et non Jordan Bardella
16:27qui va représenter
16:28le Rassemblement national,
16:29est-ce que d'après vous,
16:30ça change beaucoup la donne ?
16:32Ça change radicalement
16:33le ton de la campagne ?
16:34– Nous le verrons,
16:37ça change en tout cas
16:38le climat de la campagne
16:40puisque la question judiciaire
16:42restera présente
16:44tout au long de cette campagne
16:46avec les incertitudes
16:47sur ce qui se passera
16:48au début de l'année,
16:49les incertitudes
16:50sur une décision
16:51de la Cour de cassation
16:52en avril.
16:53Donc,
16:53il reste des rendez-vous
16:55qui peuvent peser,
16:56des surprises peut-être,
16:58c'est peut-être
16:59ce que pensent
17:01certains compétiteurs
17:02de Marine Le Pen.
17:03– Je précise la possibilité
17:05notamment
17:06qu'elle puisse faire
17:06la fin de campagne
17:07avec un bracelet électronique,
17:09voire être élue
17:10avec un bracelet électronique.
17:11C'est quand même
17:11très particulier, non ?
17:13Comme situation.
17:14– Oui, oui,
17:14c'est très particulier.
17:16Condamner mes candidates.
17:18– Est-ce que c'est
17:18moralement acceptable ?
17:20– Vous savez,
17:20je ne prendrais…
17:23– C'est pas moral.
17:23– Non, c'est pas ça.
17:23Je ne prendrais pas le risque
17:25qu'avaient pris
17:26certains compétiteurs
17:27dans la bataille électorale
17:29qui est de s'ériger
17:30en donneur de leçons
17:31et en moraliste.
17:33– Mais est-ce que c'est
17:34une bonne chose ?
17:34– Je crois que sur le plan politique,
17:36ça introduit un paramètre nouveau.
17:38Il faut le reconnaître.
17:41Et bon courage
17:42à Marine Le Pen.
17:43– Mais on vous a peu
17:44entendu sur le sujet.
17:45Est-ce que vous pensez
17:45que c'est une bonne chose
17:46pour le fonctionnement démocratique
17:48de notre pays
17:49qu'elle puisse être candidate ?
17:50– C'est intéressant,
17:52la question d'abord
17:53parce que manifestement,
17:54la justice,
17:55elle l'a prise en compte
17:56dans sa décision.
17:58et c'est quelque chose
18:00effectivement dans la démocratie
18:02qui pose problème,
18:04la question de l'inéligibilité.
18:06Et la question pour moi de fond,
18:08c'est est-ce qu'il faut continuer
18:09à faire peser sur les juges
18:11cette responsabilité-là ?
18:12Est-ce qu'il ne faut pas trouver
18:13une instance peut-être plus adaptée
18:17pour dissocier la sanction,
18:19la condamnation,
18:19elle est condamnée par la justice,
18:21de l'inéligibilité
18:22qui pourrait être décidée
18:23par un collège plus large
18:25de citoyens ou autre ?
18:27Mais je pense que le fait
18:28de laisser au juge
18:30cette décision,
18:31cette responsabilité,
18:32est un peu un juge.
18:33– Est-ce qu'il ne faut pas
18:34le lever l'inéligibilité,
18:36justement,
18:37lever l'inéligibilité
18:38et reprendre une formule
18:39qui est la vôtre ?
18:41Une élection présidentielle,
18:42c'est une affaire
18:43entre le peuple et un homme,
18:44ou une femme d'ailleurs,
18:46pour laisser le peuple juge,
18:48ce qu'a fait d'ailleurs,
18:49d'une certaine façon,
18:50l'arrêt de la cour d'appel
18:52dans ses attendus
18:54la semaine dernière.
18:54– Oui,
18:55mais ça ne veut pas dire
18:56pour autant
18:57que la question
18:58de l'inéligibilité
18:59doit être écartée.
19:01Elle peut se poser
19:01dans certains cas
19:02où on considère
19:03que ça discrédite
19:05une candidature,
19:06mais je ne crois pas
19:07que ce soit à la justice
19:09de trancher.
19:10En tout cas,
19:10il n'est pas évident
19:11qu'elle soit la mieux placée
19:13à la fois
19:13pour décider d'une condamnation
19:15et en plus
19:16d'y ajouter
19:18une inéligibilité.
19:19Je pense qu'on aurait
19:20intérêt à réfléchir
19:21pour trouver le cadre
19:22le plus serein,
19:24le plus légitime
19:25pour se faire.
19:26– Donc on laisse
19:27les Français,
19:28les électeurs choisir,
19:29mais pas au moment
19:30du scrutin en fait.
19:31En amont,
19:31on les laisse se prononcer
19:33sur la question
19:34de l'inéligibilité.
19:35– Dans la mesure
19:36où on considère
19:37qu'il y a certaines peines
19:38qui doivent s'accompagner
19:40d'inéligibilité,
19:43il faut pouvoir
19:44le faire décider,
19:45mais une fois de plus,
19:46pas forcément
19:47par la justice.
19:48– Dominique Villepin,
19:49une question sur l'Ukraine,
19:50on a vu…
19:51– Ah non, non, non,
19:51je suis désolée,
19:52on continue sur Marine Le Pen,
19:54et après on ira sur l'Ukraine.
19:55– Mais oui,
19:56vous voulez revenir
19:56à l'international.
19:57– Non, mais parce qu'il l'a dit.
19:58Est-ce que ça va jouer
19:59un rôle dans la campagne
20:00et même Macron s'est engagé
20:01de façon extrêmement forte ?
20:02– Mais pas uniquement l'Ukraine.
20:04– Mais Ulysse Gosset,
20:05Ulysse Gosset,
20:06il faut être juste.
20:06Si vous posez la question
20:08de la guerre et de la paix,
20:10il y a un certain nombre
20:11de partis politiques,
20:11de droite et de gauche,
20:12qui, dans l'aventure trumpienne
20:15du Golfe,
20:16se serait bien vu
20:18participer à cette aventure.
20:19Il y a un certain nombre
20:20de candidats,
20:20j'ai vu Gabriel Attal
20:22et peut-être d'autres,
20:23Bruno Retailleau,
20:24qui n'auraient pas écarté
20:26l'idée d'engager la France
20:27en soutien des États-Unis.
20:29Et de la même façon,
20:30il y a un certain nombre
20:31de partis politiques
20:32et de ce point de vue-là,
20:33manifestement,
20:34il n'y a pas très
20:35une grande différence
20:35en ce qui concerne
20:36la position de certains
20:38éléphistes
20:38et de Marine Le Pen
20:40sur la volonté,
20:42dans le fond,
20:43de se retirer
20:44d'un soutien trop marqué
20:45vis-à-vis de Kiev.
20:47Donc,
20:48cette question-là,
20:49effectivement,
20:51certains candidats
20:52pourraient soit
20:53nous engager davantage
20:54dans la guerre
20:54dans certains cas,
20:56soit, au contraire,
20:57nous amener à retirer
20:58un certain nombre
20:59de nos forces,
21:00ce qui,
21:01dans le cas de l'Ukraine,
21:02nous placerait
21:02dans une situation
21:03très délicate
21:03puisque il y a malgré tout...
21:04Donc, vous êtes plutôt
21:05avec ceux qui seraient
21:06prêts à être
21:07dans la force,
21:08justement,
21:09de soutien
21:09en Ukraine.
21:11Ah, mais je n'ai jamais
21:12caché mon engagement
21:15pour que,
21:16en aucun cas,
21:17l'agression russe
21:18en Ukraine
21:19ne puisse rapporter
21:22à Vladimir Poutine.
21:23Je pense que le message
21:24doit être extrêmement ferme
21:25sans quoi d'autres aventures
21:27viendront.
21:27Nous devons marquer
21:28clairement le terrain.
21:29Je ne suis pas
21:30pour la guerre
21:32et c'est pour ça
21:32que je crois
21:33qu'en permanence,
21:33nous devons avoir aussi
21:34une stratégie diplomatique
21:35parce que je crois
21:36qu'à chaque étape,
21:37même si elle n'est pas
21:38très crédible aujourd'hui,
21:39nous devons être capables
21:40de faire des propositions
21:41de paix
21:42et donc d'activer
21:43la diplomatie
21:44mais nous devons
21:45nous placer
21:45dans la situation
21:47sans pour autant
21:48rechercher l'escalade
21:50de ne pas accepter
21:51ce fait accompli.
21:51Vous êtes plutôt
21:52aligné avec Emmanuel Macron
21:53sur ce sujet
21:54et dans le rôle
21:56que doit tenir la France.
21:57Je pense qu'Emmanuel Macron
21:58a évolué
21:59dans le sens
21:59que j'ai toujours soutenu.
22:01C'est plutôt Emmanuel Macron
22:02qui est aligné avec vous.
22:03Non, c'est pas ça
22:03parce que je n'aurai pas
22:04cette impudeur
22:05mais je considère
22:06qu'Emmanuel Macron
22:06a pas mal changé
22:07sur ces sujets
22:08et pas mal évolué
22:10et je pense que
22:10la position d'aujourd'hui
22:11me paraît être
22:12une bonne position
22:14en rappelant néanmoins
22:16que toute tentation
22:18de vouloir mettre
22:19des troupes au sol
22:19comme ça avait été le cas
22:20à certains moments
22:21me paraissait tout à fait déplacée.
22:23Ce qu'il n'a jamais dit
22:23quand même.
22:24Ce qu'il a dit
22:24de la façon la plus claire.
22:26Parlons de votre position
22:27Dominique de Villepin
22:28dans les sondages.
22:29On en vient donc
22:29à ce sondage élable
22:30pour la tribune dimanche.
22:31Bon, on a parlé
22:32de Marine Le Pen
22:33ce qu'on voit
22:33c'est qu'elle est au plus haut
22:35depuis sa décision
22:35de se porter candidate
22:36quel que soit son adversaire
22:38au second tour
22:38Marine Le Pen
22:39elle est donnée victorieuse.
22:41Ce qu'on voit aussi
22:42c'est que
22:43quelles que soient
22:44les configurations
22:45de Dominique de Villepin
22:46pour parler de vous
22:46parce que je précise quand même
22:48que vous êtes en campagne
22:49mais pas candidat déclaré
22:50c'est ça ?
22:51Je ne suis pas candidat déclaré
22:52absolument.
22:52Est-ce que je trouve
22:53pas le bon moment ?
22:54Non, c'est pas le bon moment
22:55mais surtout
22:56c'est pas le message
22:56que je veux adresser
22:57puisque je me bats
22:58pour essayer de créer
22:59ce que je crois être
23:00la seule solution possible
23:02l'espace central
23:03entre les deux formes
23:04de radicalité
23:05LFI et Marine Le Pen
23:07pour essayer de créer
23:09une dynamique de rassemblement
23:10qui n'est pas une dynamique
23:12de débauchage
23:13de quelques-uns à droite
23:14ou de quelques-uns à gauche
23:15mais une vraie dynamique
23:16de rassemblement
23:17dans la grande tradition
23:18qui a été celle
23:18du Conseil National
23:20de la Résistance.
23:21Un collectif,
23:22c'est un collectif
23:23que le meilleur gagne
23:24comme dirait l'autre
23:25mais c'est un collectif
23:26justement
23:27ce n'est pas l'idée
23:29de rétrécir
23:30ou d'utiliser
23:31ou de manipuler
23:31ce qu'il pourrait rassembler
23:33mais c'est chacun
23:33vient comme il est.
23:34Mais est-ce qu'il ne faut pas
23:35accélérer
23:36ou changer un peu
23:38la stratégie ?
23:38Regardez,
23:39quelles que soient
23:39les configurations,
23:41vous êtes entre 2,5
23:42et 3,5%
23:44des intentions de vote.
23:46C'est largement assez
23:47pour espérer.
23:48Vous êtes dans le dur là.
23:50Justement,
23:50on ne peut que faire mieux.
23:51Et alors comment justement ?
23:52Est-ce qu'il n'est pas temps
23:53de dire les choses clairement,
23:54franchement ?
23:55Regardons la réalité
23:56de ce sondage
23:57comme de tous
23:58les autres sondages.
23:59Nous avons deux forces
24:00installées dans le paysage politique
24:02et qui sont plutôt
24:03en montée,
24:04en puissance.
24:05La France insoumise,
24:07Jean-Luc Mélenchon
24:07et Marine Le Pen.
24:09Tout le reste
24:10ressemble
24:10chaque jour
24:11un peu plus
24:12à l'Atlantide.
24:13C'est-à-dire
24:14qu'on voit
24:15s'enfoncer
24:16dans la mer
24:16tout ce qui aujourd'hui
24:18prétendrait
24:19à servir d'alternative
24:20et aucun d'entre eux
24:21n'est capable
24:22de rivaliser
24:23avec Marine Le Pen
24:24au second tour.
24:25Bon,
24:25ça pose un problème
24:26malgré tout.
24:26si on s'intéresse
24:28au destin de la France,
24:30est-ce qu'on peut accepter
24:30qu'en 2027,
24:32en avril-mai 2027,
24:34le Rassemblement National
24:35arrive au pouvoir ?
24:36Pour que ça ne se produise pas,
24:37qu'est-ce que vous proposez ?
24:38Eh bien justement,
24:39je crois qu'on a
24:40deux possibilités.
24:42La première,
24:43c'est de laisser faire
24:45et de considérer
24:46que rien n'empêchera
24:47Marine Le Pen
24:48d'arriver au pouvoir,
24:49pourrait se rassembler
24:50au lendemain
24:51de son arrivée au pouvoir,
24:52je pense que ce sera
24:53trop tard,
24:54soit de se rassembler
24:56maintenant,
24:57une fois de plus,
24:57sans chercher
24:58à réduire quiconque
24:59et à instrumentaliser
25:01quiconque,
25:01mais dans un vrai collectif
25:02et un vrai rassemblement,
25:05ça veut dire
25:08comprendre
25:09que les défis
25:10auxquels nous sommes confrontés
25:11sont aujourd'hui
25:11tellement importants
25:13qu'ils dépassent
25:13la capacité
25:14et de la droite
25:15et de la gauche
25:15à les gérer.
25:16Mais ça,
25:16pour ça,
25:16c'est quelqu'un
25:17pour l'incarner, ça ?
25:18Monsieur Tréard,
25:18regardez la vérité
25:20de ce que nous offrent
25:21Marine Le Pen
25:22et Jean-Luc Mélenchon.
25:24Tous les deux
25:25sont candidats
25:26à l'élection présidentielle.
25:27Tous les deux
25:28veulent devenir
25:29président de la République
25:30mais aucun des deux
25:31ne veut gouverner
25:32et aucun des deux
25:33n'a un programme
25:34de gouvernement.
25:35Imaginez
25:35qu'on veuille appliquer
25:36aujourd'hui le programme
25:37de LFI
25:38ou le programme du RN,
25:39je n'ose pas vous dire
25:40quelles en seraient
25:41les conséquences.
25:42Et pourtant,
25:42ils sont très hauts
25:44dans les intentions de vote.
25:45Et regardez,
25:45à partir de là,
25:47une fois de plus,
25:48les Français ne sont pas
25:48dans ce match-là.
25:49Ils étaient dans un autre match
25:51et malheureusement,
25:51nous avons été déçus hier.
25:53Mais tous les autres candidats,
25:55en dehors de ces deux-là,
25:57sont candidats pour gouverner
26:00mais pas pour présider.
26:02Donc il y a bien un problème
26:03dans le casting.
26:04Donc à un moment donné,
26:04il va falloir se poser la question.
26:05Mais comment vous tranchez ?
26:07Première question.
26:08Qui peut battre Marine Le Pen
26:09au second tour ?
26:10Voilà.
26:11Ça, c'est une question.
26:12Je pense que la réponse...
26:13À ce stade,
26:14pour le bloc central,
26:15le mieux placé,
26:16c'est Édouard Philippe.
26:17Non, mais ce n'est pas
26:17le mieux placé.
26:18Je ne vous demande pas
26:19qui est le mieux placé.
26:20Je vous pose la question
26:21de savoir qui peut battre.
26:23Et ce n'est pas,
26:24on le voit bien,
26:25ce n'est pas un système
26:26de vastes communiquants.
26:27Ce n'est pas parce que
26:28Gabriel Attal va apporter
26:29son soutien à Édouard Philippe
26:30qu'Édouard Philippe
26:31va prendre tous les points
26:32de Gabriel Attal.
26:33Ça ne marche pas comme ça,
26:34la politique.
26:35Et c'est là où la seule idée neuve
26:37dans la politique française
26:38aujourd'hui,
26:39c'est l'idée du rassemblement
26:40et du collectif.
26:41Mais concrètement,
26:42ça veut dire quoi ?
26:43C'est ce qui manque
26:44à toutes les équipes de football.
26:45Sincèrement,
26:45ce rassemblement,
26:46il pourrait se faire
26:46derrière vous,
26:48homme d'expérience,
26:49ancien Premier ministre.
26:50Mais si je ne suis pas
26:51candidat aujourd'hui,
26:52c'est bien parce que je pense
26:53que ce discours-là
26:55est absurde.
26:56Ce n'est pas
26:57je suis candidat
26:58et maintenant rassemblez-vous
26:59derrière moi.
26:59Ce n'est pas crédible.
27:00C'est rassemblons-nous
27:02et à partir de là,
27:04déterminons
27:05quel est le candidat
27:05le mieux placé
27:06pour gagner.
27:06Donc vous voulez une primaire ?
27:08On n'a pas besoin
27:09de primaire.
27:10Vous savez,
27:10la réalité politique,
27:11elle est assez rapide.
27:12C'est très vite fait le match.
27:13J'essaie de comprendre
27:14votre raisonnance.
27:15C'est-à-dire que vous déciderez
27:15de dire que vous êtes
27:17candidat à la prison celle
27:18si vous réussissez
27:19à convaincre Gabriel Attal,
27:21à convaincre Édouard Philippe.
27:23Je ne comprends pas
27:24où vous voulez en venir.
27:25Je place chacun
27:26devant sa responsabilité.
27:28À quoi joue-t-on ?
27:28Est-ce qu'on veut
27:30défendre sa petite boutique politique ?
27:32Chaque parti,
27:33avoir son candidat
27:34pour faire grossir
27:36sa petite boutique
27:37et rester propriétaire.
27:38Mon verre est petit
27:39mais je bois dans mon verre.
27:40Ou est-ce qu'au contraire,
27:41on cherche à apporter
27:43des réponses
27:43au problème de la France ?
27:46Regardez
27:46l'immensité de la tâche.
27:49Redressez les finances publiques.
27:50En même temps,
27:51il ne faut pas
27:51se fixer l'économie.
27:52Il faut être capable
27:53de défendre
27:54des investissements
27:55à l'avenir.
27:56Nous n'aurons pas
27:57la capacité
27:57de faire des investissements
27:58importants
27:59par centaines de milliards
28:00dans les prochaines années
28:01si nous ne nous retrouvons pas
28:02la crédibilité
28:03sur notre dette
28:05et sur la réduction
28:06des déficits.
28:07Ça veut dire
28:07avoir une loi organique
28:10pluriannuelle
28:10sur les cinq prochaines années
28:12avec un chemin vertueux
28:14auquel nos partenaires
28:15pourront adhérer
28:16et croire.
28:17Ce qui n'est pas le cas
28:18aujourd'hui.
28:18Il nous faut aussi
28:19être capable
28:20de relever
28:20le défi formidable.
28:22On en voit tous les jours
28:22les conséquences.
28:23Feux de forêt,
28:25canicule,
28:25c'était les inondations
28:26il y a quelques mois.
28:27Si nous ne sommes pas capables
28:28de relever le défi
28:29de la transition verte
28:30et à chaque fois
28:31nous prenons des décisions
28:32dans l'urgence
28:32et des décisions trop tard.
28:34Regardez,
28:34on a une flotte de canadaires,
28:3612 canadaires,
28:37très bien,
28:38mais c'était parfait
28:39pour couvrir
28:40l'arc méditerranéen.
28:41Aujourd'hui,
28:42il ne faut pas seulement
28:42protéger l'arc méditerranéen,
28:44c'est tout le territoire français.
28:46Alors évidemment,
28:47la question
28:47de l'importance
28:48de cette flotte
28:48se pose
28:49et si nous ne voulons pas
28:51voir brûler
28:51toute la forêt
28:52de Fontainebleau
28:53et d'autres forêts
28:54patrimoniales encore,
28:55ça suppose
28:56que nous soyons capables
28:56de nous mobiliser autrement.
28:58Vous savez,
28:59la politique,
29:00la politique,
29:01depuis un certain nombre d'années,
29:03c'est une petite politique
29:04avec une petite ambition
29:05qui n'est pas à la hauteur
29:08de l'attente des Français.
29:09Les Français
29:10veulent retrouver la fierté,
29:11ils veulent retrouver
29:12la puissance publique.
29:13Aujourd'hui,
29:14ce qui domine la politique,
29:15c'est l'impuissance publique.
29:16Alors justement,
29:17et les Français,
29:18Dernière question,
29:19une dernière question.
29:20Pourquoi vous ne prenez pas
29:21votre téléphone,
29:22vous appelez tous les candidats
29:24du Bloc central
29:25Mais c'est peut-être déjà fait.
29:27Et peut-être que c'est fait,
29:28d'ailleurs,
29:28vous allez nous le dire.
29:29Et vous leur dites,
29:30rendez-vous,
29:31je ne sais pas moi,
29:32à BFM
29:32et on essaie
29:34de se mettre d'accord.
29:35C'est exactement
29:35ce que je fais.
29:37C'est l'appel de BFM ce soir.
29:38Mais en essayant
29:39de tirer les leçons
29:41et la connaissance
29:42que j'ai de la politique,
29:45parce que,
29:45évidemment,
29:46chacun vient
29:47avec des arrières-pensées
29:50et parfois
29:50quelques mauvaises intentions.
29:52Il faut donc,
29:53à un moment donné,
29:54placer l'intérêt général
29:55de notre pays
29:56au-dessus du reste.
29:57Parce qu'une fois de plus,
29:58qu'est-ce qui nous pend au nez ?
30:00Y compris si on arrivait
30:01à éviter Marine Le Pen
30:03comme présidente.
30:05Ce qui nous pend au nez,
30:06c'est de nous retrouver
30:07en 2027,
30:08après l'élection,
30:09et c'est vrai pour tous
30:10les candidats
30:11dans la même situation
30:12qu'aujourd'hui,
30:13c'est-à-dire sans majorité.
30:14Et qui plus est,
30:15avec un président de la République
30:16qui aurait fait des législatives,
30:18qui n'aurait pas de majorité
30:20et qui se trouverait discrédité
30:21quelques semaines
30:22après son élection.
30:23Vous avez envie de ça,
30:24M. Tréhard ?
30:25Et ça,
30:25on le voit arriver
30:27tout de suite.
30:27Alors arrêtons les petits jeux politiques,
30:29arrêtons la distribution
30:30des Marocains,
30:31arrêtons de rêver.
30:32Je ne prends...
30:33Personne ne peut se prendre
30:34aujourd'hui pour le général de Gaulle.
30:35Et il n'y a pas d'hommes
30:37ou de femmes providentiels.
30:38Et c'est pour cela
30:39que la providence,
30:40aujourd'hui,
30:40pour la France,
30:41c'est de rassembler
30:43les bonnes volontés,
30:44de les mettre ensemble
30:45et que chacun accepte
30:47de faire une part du chemin.
30:48La grande leçon,
30:49nous verrons si vous y parvenez.
30:50La grande leçon de 30 ans
30:51de diplomatie,
30:52chacun doit faire
30:53sa part du chemin.
30:55Merci.
30:56Et aujourd'hui,
30:56nous sommes dans un temps
30:57où il faut accepter
30:58de faire quelques sacrifices.
30:59Merci, Dominique de Villepin.
31:00C'est moi qui vous remercie.
31:00Merci d'avoir été avec nous.
31:02Vous parliez des incendies,
31:03vous parliez de la situation
31:04à Fontainebleau.
31:05Nous y allons justement.
31:06On a appris d'ailleurs
31:07que le président de la République
31:08se rendrait sur place
31:10pour être aux côtés,
31:11bien sûr,
31:12des équipes mobilisées
31:14depuis dimanche maintenant.
31:15Merci, Dominique de Villepin.
31:16En tant qu'ancien président
31:18de l'Office national des forêts
31:19que j'ai été pendant 7 ans,
31:21je dois vous dire que...
31:22C'est vrai.
31:23C'est une casquette
31:24qui m'avait échappé.
31:25C'est un crève-cœur.
31:26C'est un crève-cœur.
31:27Et le président de la République
31:28a donc décidé
31:28de se rendre sur place.
31:29Merci d'avoir été avec nous.
31:30Plus de 900 pompiers
31:32sont toujours mobilisés
31:33pour tenter d'éteindre
31:35les braises
31:36dans cette forêt de Fontainebleau.
31:37Il faudra des semaines,
31:39voire des mois
31:40avant que la situation
31:42soit rétablie.
31:43C'est ce que disait aujourd'hui
31:44l'un des pompiers
31:45mobilisés sur le terrain.
31:46On va aller entre
31:47Victor Perez-Boucheron
31:49qui est au PC, bien sûr,
31:52des équipes,
31:53au poste de commandement
31:53des équipes déployées
31:54sur place.
31:56Je vais y arriver, pardonnez-moi.
31:57Quelle est la situation
31:58ce soir, Victor ?
32:01Écoutez, Alice,
32:02vous l'avez dit,
32:03les 950 sapeurs-pompiers
32:04toujours mobilisés
32:05ce soir,
32:06font face à deux chantiers.
32:08Ils sont mobilisés
32:08sur deux chantiers.
32:09Le premier, c'est celui,
32:10le premier chantier
32:11qui prend en sandwich
32:13l'autoroute A6
32:14qui englobe les communes
32:16du Vedoué et d'Acher-la-Forêt.
32:17Ici, c'est le chantier
32:18le plus gros.
32:19Et là où nous nous trouvons,
32:20le chantier de Fontainebleau,
32:21notamment sur la départementale
32:22152 qui prête
32:24toutes les attentions
32:25parce que la commune
32:25de Fontainebleau
32:26se situe à quelques kilomètres.
32:27Vous l'avez dit,
32:28encore beaucoup de moyens
32:29mobilisés.
32:30950 sapeurs-pompiers,
32:31les sapeurs-pompiers de Paris,
32:32les sapeurs-pompiers de Marseille,
32:33les 90 CCF.
32:35Vous vous souvenez,
32:35ce sont ces camions-citernes
32:36de feu de forêt
32:37que vous avez l'habitude de voir.
32:39Il y a aussi
32:39les moyens aériens.
32:40Nous avons assisté
32:40avec Jérémy Paoloni
32:41à plusieurs largages de dash.
32:43Il y a eu 10 largages
32:44d'hélicoptères,
32:45bombardiers d'eau.
32:46Bref, beaucoup de moyens
32:47encore mobilisés ce soir.
32:48Et vous l'avez dit,
32:49il y a le président de la République
32:50qui est donc attendu demain
32:51ici à Fontainebleau
32:52pour saluer les équipes sur place.
32:55Merci beaucoup,
32:56Victor Pérez-Boucheron.
32:57Nous allons retrouver
32:58maintenant Théo Bacillana
33:00puisque plusieurs équipes
33:00de BFM TV
33:01sont mobilisées sur le terrain.
33:03Théo, vous êtes aux côtés
33:05de ces pompiers
33:06qui travaillent
33:08et avancent
33:09très progressivement
33:10ce soir.
33:13Exactement,
33:14puisque comme vous l'avez
33:14derrière moi,
33:15il y a toute cette terre
33:17qui a été bien évidemment
33:19noircie par les flammes
33:20et on pourrait croire
33:21qu'il n'y a aucun danger.
33:22Eh bien non,
33:23puisque parfois,
33:23en profondeur,
33:25il peut encore y avoir
33:26des végétaux
33:27et de la terre
33:28qui se consument.
33:29Merci encore
33:30d'être avec nous ce soir.
33:32Petite question.
33:33Là,
33:33qu'est-ce qui va se passer
33:34dans les prochaines heures ?
33:35Vous allez continuer
33:36à travailler toute la nuit.
33:37Quel va être
33:38le rôle majeur
33:39de vos hommes
33:39et de vos femmes
33:40sur le terrain ?
33:41Là,
33:42tout de suite,
33:42c'est la surveillance.
33:43La surveillance,
33:44le noyage,
33:45comme on l'a dit précédemment
33:47et vraiment veiller
33:48à ce que tous les points rouges
33:50qu'on va voir encore plus
33:51avec la nuit ressortir,
33:53les éteindre un par un.
33:56On l'a vu
33:56que le danger,
33:57il existe encore.
33:57Il y a tout juste
33:58une vingtaine de minutes
33:59à quelques dizaines de mètres,
34:01on a eu une reprise de feu
34:02qui était assez violente.
34:04Vos hommes,
34:05en quelques secondes,
34:06sont intervenus.
34:07C'est aussi ça ?
34:08C'est être toujours
34:09un petit peu sur le qui-vive ?
34:10Sur le qui-vive,
34:11vigilant,
34:11on est là pour ça
34:13et c'est vraiment
34:14cet esprit
34:16qui est un peu partout
34:17sur la forêt de Fontainebleau
34:18où chaque équipe
34:19est là en permanence
34:20pour être le plus réactif
34:21possible.
34:22Pour que les téléspectateurs
34:22comprennent,
34:23est-ce que c'est plus difficile
34:25ou facile de travailler
34:26en pleine nuit
34:27sur ce genre de travail ?
34:30C'est difficile
34:31parce que le risque
34:32d'accidentologie est élevé
34:34mais ça nous facilite
34:35parce que les petits points
34:38incandescents,
34:38on va mieux les voir.
34:40Merci beaucoup,
34:40lieutenant,
34:41d'avoir été avec nous
34:42et on voulait terminer
34:42quand même sur une très belle image
34:44parce que c'est ça aussi,
34:44c'est la convivialité aussi
34:46des sapeurs-pompiers.
34:47Donc regardez,
34:48ils ne sont pas repartis
34:49au poste de commandement
34:50pour manger,
34:51ils sont restés ici
34:51parce que même
34:53en train de manger,
34:54ils doivent rester vigilants.
34:55Ils sont ensemble,
34:56sur le qu'ils vivent,
34:57en train quand même
34:58de reprendre des forces
34:58parce qu'ils en ont énormément besoin
34:59mais voilà,
35:00on voulait quand même terminer
35:01sur cette image
35:02de ces hommes et de ces femmes
35:03qui reprennent des forces
35:05et qui vont continuer
35:05de travailler toute la nuit
35:06ici sur ce Fontainebleau.
35:08Mobiliser toute la nuit,
35:09elles sont importantes ces images.
35:10Merci beaucoup Théo Bacillana
35:12et merci à Swazic Oulier
35:14qui est avec vous sur place.
35:15On se retrouve dans un instant,
35:16on marque une toute petite pause,
35:17on parlera aussi
35:18du volet judiciaire
35:19de ce feu de Fontainebleau
35:21puisque un homme
35:22qui avait été placé en garde à vue
35:23dans le cadre de l'enquête
35:24sur l'origine
35:25de l'incendie.
35:25Un pompier volontaire
35:26a été placé ce soir
35:27en détention provisoire.
35:28A tout de suite.
35:32Il est 21h48,
35:33il faudra des semaines
35:35voire des mois
35:36avant d'éteindre
35:38les foyers résiduels
35:39de l'incendie
35:40de la forêt de Fontainebleau.
35:41Ce soir encore,
35:43plus de 900 pompiers
35:44sont toujours mobilisés.
35:46Les équipes de BFMTV
35:47sont à leur côté
35:48pour vous faire vivre
35:49la situation en direct.
35:50L'une des informations
35:51de la soirée,
35:52c'est que le président
35:53de la République,
35:54Emmanuel Macron,
35:54va se rendre demain matin
35:56à Fontainebleau
35:57afin, je cite,
35:58d'apporter son soutien
35:58à l'ensemble des femmes
35:59et hommes mobilisés.
36:01Annonce de l'Elysée.
36:01Vous voyez les équipes
36:02de BFMTV
36:03mobilisées donc
36:04dans la forêt
36:05de Fontainebleau.
36:06Et à droite de l'écran,
36:08Maxime Brandstetter
36:10qui suit le volet judiciaire
36:12qui suit le volet judiciaire
36:12de cet incendie de Fontainebleau
36:13puisque deux incendiaires
36:15présumées ont été placées
36:17en garde à vue.
36:18Aujourd'hui,
36:19présentées à un juge
36:20des libertés
36:20de la détention.
36:21Le premier,
36:22c'est un pompier volontaire
36:23qui a été placé
36:24en détention provisoire.
36:25On va en parler
36:25avec Paul Conge
36:26dans un instant.
36:27Mais avec vous,
36:27Maxime Brandstetter,
36:28puisque vous avez suivi
36:29toutes les auditions,
36:31on va parler
36:31du deuxième individu
36:33qui est passé aux aveux.
36:34C'est ça, Maxime ?
36:38Exactement.
36:39Dès le début
36:39de sa garde à vue,
36:40il a reconnu
36:40qu'il était à l'origine
36:41d'un des feux
36:42près de la faisanderie
36:44à Fontainebleau.
36:45Et donc,
36:45on vient de suivre
36:46son audience
36:47devant les juges
36:47des libertés
36:48et de la détention
36:48qui doit déterminer
36:49s'il est placé
36:49en détention provisoire
36:50ou pas.
36:51Là, l'audience est levée.
36:52On devrait avoir
36:53le résultat
36:53dans quelques minutes.
36:54Mais donc,
36:55on a pu le voir.
36:56Il était en tee-shirt orange,
36:57short beige,
36:58des baskets noires,
37:00une grande barbe noire.
37:02Il est étudiant en droit
37:04à Assas.
37:05Il a eu son bac
37:06à 17 ans.
37:07Il est aussi engagé
37:08dans la politique locale.
37:09Et c'est vrai
37:09qu'on ne comprend pas bien
37:11son geste.
37:12Il a reconnu
37:13en garde à vue
37:14cette promenée,
37:15allée par curiosité
37:17pour,
37:17à partir du moment
37:18où il savait
37:19qu'il y avait
37:19ces grands feux,
37:20ce grand événement,
37:21voir les feux.
37:22Il le reconnaît lui-même.
37:23Il dit qu'il connaissait
37:23très bien la forêt
37:24de Fontainebleau
37:24et qu'il en connaissait
37:25les chemins.
37:26Et il raconte,
37:27sans savoir expliquer
37:28pourquoi,
37:28qu'il ne sait pas
37:29ce qu'il l'a pris.
37:30Il a allumé
37:31une brindille.
37:32La brindille,
37:33évidemment,
37:33dans ce temps très sec,
37:35a pris immédiatement feu.
37:36Il explique
37:37qu'il a tout de suite
37:37voulu l'éteindre,
37:38d'abord avec son pied,
37:39puis il a enlevé son t-shirt,
37:40il a essayé de l'éteindre.
37:41Et selon son avocate,
37:42il a immédiatement appelé
37:43les pompiers et la mairie
37:44qui sont arrivés
37:45et il a été emmené
37:46par la police.
37:47Alors,
37:47il n'arrive pas
37:48à expliquer son geste,
37:48il n'arrive pas à expliquer
37:49ce qu'il lui a pris
37:50à cet homme jeune étudiant
37:52qui vient d'avoir
37:53sa première année de droit
37:54et qui devait aller
37:54en deuxième année de droit
37:55d'allumer cet incendie.
37:56Il dit,
37:56voilà,
37:56je ne me l'explique pas.
37:57Il semblait être
37:58dans un état
37:59qu'il n'arrive pas
38:00à définir.
38:01Ce qui est sûr,
38:02c'est que la juge
38:02a rappelé qu'il y a eu
38:03une expertise psychiatrique
38:04en garde à vue
38:04qui est assez inquiétante,
38:06qui parle d'un état particulier
38:08et que visiblement,
38:09il n'avait pas du tout
38:10de stress ou de peur
38:12ou de regret
38:12juste après son acte.
38:14Il ne semblait pas du tout
38:15réaliser ou en tout cas
38:16être impacté
38:17par ce qu'il avait fait.
38:18Le seul moment
38:19où il a eu de l'émotion,
38:20apparemment,
38:20c'est quand il est passé
38:21devant la juge
38:21d'instruction tout à l'heure
38:22et qu'il a été mis en examen
38:23où là,
38:24il avait les larmes aux yeux.
38:25D'ailleurs,
38:25la juge se demandait
38:27est-ce que vous avez eu
38:27les larmes aux yeux
38:28parce que vous réalisez
38:29enfin votre acte ?
38:30Lui,
38:30il assure que oui,
38:31mais la juge se demande
38:32si ce n'est pas plus tôt
38:33parce qu'il a peur
38:34de la détention provisoire.
38:36Voilà pour ce jeune homme
38:37qui,
38:37on a rencontré
38:38des amis à lui tout à l'heure
38:40qui nous assurent
38:40que c'est quelqu'un
38:41de bien
38:42et ça les étonnait
38:43qu'il soit capable de ça.
38:45Ils ont assisté à l'audition
38:46donc on ne sait pas
38:51s'il lui aussi
38:52va partir en détention provisoire
38:53comme le premier incendiaire,
38:55le pompier volontaire.
38:56On suivra cette décision avec vous.
38:58Merci beaucoup
38:58Maxime Rangstetter
38:59pour ce récit
39:00et merci à Valentin Rivolier.
39:03Paul Conge
39:03du service police-justice
39:04est avec nous sur ce plateau.
39:05Il faut parler
39:06donc de ce pompier volontaire
39:08auquel faisait référence
39:09Maxime Rangstetter.
39:11On parle d'un individu
39:12de 18 ans,
39:13pompier volontaire
39:14à la caserne
39:15de Fontainebleau
39:16depuis novembre 2024.
39:17C'est ça ?
39:18Depuis novembre 2024, exactement.
39:19Alors lui,
39:19il y a eu plusieurs rebondissements
39:20ces dernières heures.
39:21Il a d'abord dit
39:21c'est moi
39:22puis il a changé d'avis.
39:23C'est ça.
39:23Déjà, en tout cas,
39:24l'information,
39:24c'est qu'il a été placé
39:25en détention provisoire
39:26et qu'il a été mis en examen
39:27pour destruction
39:28de forêt par incendie.
39:30C'est un crime
39:30impossible quand même
39:31de 15 ans d'emprisonnement.
39:32Mais le rebondissement,
39:33c'est qu'effectivement,
39:34ce pompier qui a été suspendu,
39:35il est revenu
39:36sur ses aveux
39:37devant le juge d'instruction
39:39parce que face au gendarme,
39:40pendant toute la durée
39:41de sa garde à vue,
39:41il avait avoué
39:42avoir mis le feu
39:43lundi 13 juillet
39:44à des brindilles
39:45avec un briquet
39:45et de l'essence
39:46au niveau du village
39:47d'Arbonne-la-Forêt,
39:48là où il réside.
39:49C'est un feu secondaire,
39:50ce n'est pas le feu principal
39:51de Fontainebleau.
39:51Mais devant le juge,
39:52finalement,
39:53après ses 48 heures
39:54de garde à vue,
39:54il a dit que ce n'était pas lui
39:55qu'il avait allumé ce feu,
39:56que s'il a dit ça,
39:57c'est qu'il était anxieux
39:58et stressé face aux gendarmes.
40:01Alors bon,
40:01ce soudain changement de version,
40:02ça n'a pas beaucoup convaincu
40:04le juge des libertés
40:05de la détention
40:05puisqu'il l'a placé
40:06en détention provisoire.
40:07Mais c'est vrai que
40:08c'est très déconcertant
40:09ce profil de pompier pyromane,
40:12disons pour le dire simplement,
40:14parce que vous l'avez dit,
40:14c'est un pompier volontaire
40:16depuis plus d'un an et demi.
40:17Il voulait être pompier professionnel
40:19dans le but, dit-il,
40:20d'aider les gens
40:21et de sauver les gens.
40:22C'est quand même un peu
40:23aux antipodes de ces gestes.
40:26Bon, il sera sans doute
40:27réinterrogé plus tard
40:28par le juge d'instruction,
40:28mais c'est vrai que
40:29c'est une personnalité
40:30très déconcertante.
40:31En un mot, justement,
40:32son candidat judiciaire
40:33n'a aucune condamnation,
40:34je le précise.
40:35Est-ce qu'il y a eu
40:36un examen psychiatrique ?
40:37Il y a un examen psychiatrique
40:38qui est assez succinct,
40:39mais qui a été fait
40:40effectivement au moment
40:40de la garde à vue.
40:41Il n'y a pas été décelé
40:42chez lui d'altération
40:43ou d'abolition de discernement,
40:45ce qui veut dire qu'en gros,
40:45il avait conscience,
40:46tout à fait conscience
40:47de ses actes
40:48au moment où il les a commis.
40:49En revanche,
40:50il décrit une personnalité anxieuse
40:52avec des penchants suicidaires,
40:54victimes de harcèlement scolaire.
40:56Aussi une chose,
40:56il ne consomme pas d'alcool
40:58et est stupéfiant,
40:58je le précise,
40:59parce qu'on retrouve souvent
41:00ces consommations-là
41:01chez les incendiaires.
41:03Je voudrais entendre
41:04évidemment le commandant
41:05Jérémy Lavergne.
41:06Bonsoir,
41:07officier de sapeurs-pompiers
41:08et porte-parole
41:08de la sécurité civile.
41:09On va commenter ensemble
41:10la situation sur le terrain,
41:12les images qui nous parviennent,
41:13mais peut-être un mot quand même
41:15de ce que l'on vient de découvrir,
41:18des profils de ces deux individus,
41:20l'un en placé
41:20en détention provisoire,
41:22l'autre en attend
41:22de connaître la décision.
41:23En tout cas,
41:24on sent que la justice
41:24a voulu aller vite,
41:26marquer le coup,
41:27à juste titre,
41:28selon vous ?
41:29Il le faut ?
41:29Vous pensez bien
41:30que c'est la consternation
41:32qui réside
41:32pour toute la communauté
41:33de la sécurité civile
41:34face à ces deux incendiaires
41:36présumés pour le moment.
41:37L'enquête suit son cours,
41:38mais ça aubert largement
41:40le travail incroyable
41:41qui est fait par
41:41toutes ces hommes
41:42et ces femmes
41:42qui sont sur le terrain
41:43depuis des semaines
41:43à Fontainebleau et ailleurs.
41:45Donc, la justice fait son travail,
41:46on est dans le temps de l'enquête.
41:47Bien évidemment,
41:48si ce sapeur-pompier volontaire,
41:50ce pyroman qui est devenu
41:51sapeur-pompier volontaire,
41:52était reconnu coupable,
41:53ce serait bien évidemment
41:55la consternation.
41:56On dit que ça n'est pas si rare.
41:59Je n'aurai pas de chiffre précis.
42:00Mais vous, vous en avez croisé.
42:02C'est un sujet
42:03auquel vous avez déjà
42:04été confronté.
42:06Le fait de pouvoir
42:08cette fascination
42:09pour le feu, etc.,
42:10amène un certain nombre
42:11de profils
42:11à vouloir rejoindre
42:13les rangs des sapeurs-pompiers,
42:14qu'ils soient militaires,
42:14volontaires, professionnels.
42:16Donc oui,
42:16c'est des choses
42:16qui peuvent être rencontrées.
42:18C'est rarissime.
42:19Je rebondis sur ce chiffre.
42:20250 000 sapeurs-pompiers
42:22engagés sur le terrain,
42:23plusieurs milliers
42:24de militaires
42:24de la sécurité civile.
42:25On parle là,
42:26éventuellement,
42:27d'un individu
42:27qui serait dans nos rangs.
42:28Donc voilà,
42:30laissons le temps
42:30de l'enquête,
42:31la justice faire son travail.
42:33Et moi,
42:33je réinsiste
42:34sur le travail
42:34incroyable fait
42:35par l'ensemble
42:36des forces
42:36qui sont engagées
42:37dans les airs
42:37et sur terre
42:38pour venir à bout
42:40de ces incendies
42:41qui ravagent
42:42à l'heure actuelle
42:42la forêt de Montaigne.
42:43Évidemment,
42:43il ne s'agit en aucun cas
42:45de faire un amalgame.
42:47Bien sûr.
42:47Mais c'est important
42:48de parler aussi
42:49du volet judiciaire
42:50parce qu'on est tous
42:51étonnés par ces informations.
42:53Il faut préciser
42:54que l'origine
42:55de l'incendie,
42:56le tout premier départ de feu,
42:58concerne deux ouvriers,
42:59Paul Conch,
42:59pour être tout à fait complet,
43:00qui sont toujours
43:01en garde à vue ce soir.
43:02Et là,
43:02c'est involontaire
43:04pour le coup.
43:05Oui,
43:05parce que là,
43:05on est sur des actes volontaires
43:06et on parlait donc de feux
43:07qui sont des feux secondaires
43:08par rapport au feu principal
43:09qui, lui,
43:10s'est déclaré dimanche dernier.
43:12Donc,
43:12il y a encore effectivement
43:13au moins deux autres suspects
43:14en garde à vue.
43:15Eux,
43:16ce sont des ouvriers
43:16qui travaillaient
43:17à proximité de la forêt
43:19sur l'autoroute A6.
43:20Ils sont soupçonnés
43:21d'avoir accidentellement
43:23allumé ce premier feu,
43:24celui qui a ravagé
43:24donc 2000 hectares,
43:25en maniant une meuleuse
43:26au bord de l'autoroute.
43:27On sait que les travaux
43:28sont très souvent
43:29des facteurs déclencheurs
43:29d'incendie.
43:31Donc,
43:31le garde à vue
43:31est toujours en cours.
43:32La procureure de Fontainebleau
43:33nous indique
43:34qu'elle devrait normalement
43:34se terminer demain.
43:36On verra ce qui sera retenu
43:37contre eux ou pas,
43:38d'ailleurs,
43:38à cette occasion.
43:39On va maintenant
43:40faire un point
43:40sur la situation
43:41ce soir
43:42dans cette forêt
43:43de Fontainebleau.
43:45Allons au cœur
43:45de cette forêt
43:46aux côtés de Théo
43:48Bacillenane,
43:48l'une de nos équipes
43:49bien sûr déployées
43:50sur le terrain
43:51depuis des heures maintenant
43:52et vous êtes justement
43:53avec des pompiers Théo
43:54qui vont rester,
43:56qui vont travailler
43:56toute la nuit
43:58et tenter
43:59d'éteindre progressivement
44:01ces foyers résiduels
44:02parce qu'il y en a
44:03encore ce soir.
44:06Exactement,
44:07ça fait maintenant
44:07plusieurs heures
44:08qu'on est aux côtés
44:09de ces sapeurs-pompiers
44:10qui viennent un petit peu
44:11de toutes les régions
44:11en France
44:12et donc on voit,
44:14on analyse un petit peu
44:15aussi leur travail
44:16à leur côté,
44:17quels sont leurs objectifs.
44:18et bien tout d'abord
44:19c'est de localiser
44:20les différentes fumeroles,
44:21les différents points chauds
44:22donc en journée
44:23c'est un petit peu
44:24plus difficile là.
44:25Une lieutenant
44:25venait de me dire
44:27et bien que
44:27en moins pendant la nuit
44:29c'est un petit peu
44:29plus visible
44:30et donc une fois
44:31qu'ils les ont localisés
44:32et bien ils viennent
44:32avec leur lance à incendie
44:34pour immédiatement
44:35agir sur ces fumeroles
44:37parce qu'il faut aussi
44:38vous montrer que
44:39ici c'est un paysage
44:40qui a complètement été
44:41noirci par les flammes
44:42on pourrait croire
44:43qu'il n'y a plus
44:43de danger
44:44mais il faut savoir
44:45que parfois
44:45à plusieurs dizaines
44:47centimètres
44:48de profondeur
44:50et bien il y a encore
44:50des points chauds
44:51il y a encore
44:52et bien des végétaux
44:53qui se consument
44:54cela peut être
44:55des végétaux
44:56mais également
44:56on nous a parlé
44:57de racines
44:58de tous ces arbres
44:59qui peuvent faire
44:59plusieurs mètres
45:00en profondeur
45:01et qui peuvent propager
45:02et bien des départs de feu
45:04à plusieurs dizaines
45:05de mètres
45:06et bien
45:06de où l'arbre se situe
45:08il y a une heure
45:09à peu près
45:10nous avons assisté
45:11à un nouveau départ
45:12de feu
45:13il se situe
45:13à quelques dizaines
45:14de mètres
45:15de là où nous nous
45:16trouvons et bien
45:16immédiatement
45:17les sapeurs-pompiers
45:19sont intervenus
45:20pour éteindre
45:21ces flammes
45:21cela
45:22on peut le dire
45:23cela s'est déclenché
45:24en à peine
45:2510 secondes
45:26des flammes
45:27d'au moins
45:271 mètre
45:281 mètre 50
45:29devant nos yeux
45:30immédiatement
45:30ils sont intervenus
45:31pour l'éteindre
45:32voilà le travail
45:33des sapeurs-pompiers
45:34qui va continuer
45:35toutes ces prochaines heures
45:36et dernière information
45:37que je peux vous donner
45:38Alice
45:38et bien c'est qu'il commence
45:39à pleuvoir
45:40c'est un petit point météo
45:40assez intéressant
45:41parce que ça aussi
45:42ça va faciliter
45:44le travail des sapeurs-pompiers
45:45intéressant
45:46juste Théo Bacillana
45:47est-ce que Soisy-Coulier
45:48peut à nouveau
45:50zoomer sur le sol
45:51comme elle vient de le faire
45:52il y a quelques instants
45:53avec la caméra
45:54commandant Jérémy Laverne
45:55est-ce qu'on peut commenter
45:56ces images en direct
45:57s'il vous plaît
45:58de ce sol noirci
46:00donc ces foyers résiduels
46:01dont on parle
46:01ils peuvent se trouver
46:02effectivement
46:0310 cm en dessous
46:05c'est cela
46:06et est-ce que la pluie
46:07qui par exemple
46:07est en train de tomber
46:08même si c'est une petite pluie
46:10peut aider
46:11peut servir
46:13alors oui ça va servir
46:14parce que de toute façon
46:15ça va faire baisser la température
46:16pour commenter ces images
46:18elle montre
46:19plusieurs choses
46:19ces images
46:20la première des choses
46:21c'est que le travail
46:21va se poursuivre encore
46:22de longues heures
46:23et de longues journées
46:25et de longues nuits
46:25puisqu'on a vu
46:26des hommes et des femmes
46:27sur le terrain
46:27et elle illustre aussi
46:28la solidarité interdépartementale
46:29puisqu'on a des pompiers
46:30d'autres régions
46:31qui sont actuellement
46:32sur le terrain
46:32en compagnie
46:34en renfort des pompiers
46:36d'Île-de-France
46:37comment on décrit
46:38quel est le terme
46:39utilisé pour décrire
46:40un tel sol
46:42c'est un sol cramé
46:44pardon
46:44non mais je veux dire
46:45comment
46:46j'aurais utilisé
46:46le terme calciné
46:47comment on qualifie
46:49la situation
46:49quel est le degré
46:50de gravité
46:51quand on voit
46:51ces images
46:52en fait
46:52on est sur
46:53c'est la particularité
46:55du massif
46:55de Fontainebleau
46:56on est sur
46:57des strates de sol
46:58qui sont assez particulières
46:59qu'on peut d'ailleurs
46:59retrouver un peu
47:00à certains endroits
47:01dans le massif
47:02des Landes de Gascogne
47:02et ce qui est compliqué
47:03parce que l'incendie
47:06qui était un incendie
47:06de forte intensité
47:07et qui à certains endroits
47:08est monté en cime
47:09donc les cimes des arbres
47:10ont elles aussi
47:11brûlé
47:12ou cramé
47:12comme vous venez de le dire
47:14ont brûlé
47:15la problématique
47:16c'est que le feu
47:17peut rentrer dans le sol
47:18et se consumer
47:19pendant des jours
47:21voire des semaines
47:22et c'est tout l'objet
47:23du travail
47:24des forces terrestres
47:25qui vont gratter
47:26au fur et à mesure
47:27et noyer
47:27tous ces foyers résiduels
47:29donc pour éviter
47:30toute survenance
47:31de nouveaux incendies
47:32Donc il faut gratter
47:32il faut creuser
47:34Il faut creuser
47:35oui tout à fait
47:36On va aller
47:37je remercie Swazik
47:38pour ces images
47:39en direct
47:39qui nous parviennent
47:40elles sont très importantes
47:41évidemment
47:42on va aller au PC Sécurité
47:43où nous attend
47:44Victor Pérez-Boucheron
47:46vous allez nous raconter
47:47une opération importante
47:49à laquelle vous avez assisté
47:50Victor
47:51c'est une opération
47:52de largage
47:52des dash
47:53qui ont été mobilisés
47:55ces dernières heures
47:59Oui effectivement Alice
48:00mais avant tout
48:00on voulait vous montrer ceci
48:01on confirme ce que disait
48:02Théo Bassilana
48:03regardez derrière
48:03au troisième plan
48:04la pluie
48:04va venir par ici
48:06alors venir par ici
48:06venir par où
48:07ça veut dire quoi
48:07venez avec nous
48:08on va vous montrer
48:09un petit peu cette carte
48:10qui a été rédigée
48:10par les sapeurs-pompiers
48:11effectivement Alice
48:12regardez nous sommes ici
48:13au PC Commandement
48:15du chantier de Fontainebleau
48:16tout ceci
48:16c'est le chantier de Fontainebleau
48:18la ville de Fontainebleau
48:18se trouve ici
48:19on reconnaît ici
48:20les jardins du château de Fontainebleau
48:22et ici sur la gauche
48:23le deuxième chantier
48:24le chantier dit
48:25de l'autoroute à 6
48:26elle est ici
48:27cette artère de l'autoroute à 6
48:28elle traverse donc le massif
48:29ici la commune de Le Vedoué
48:31et ici la commune d'Acher-la-Fouré
48:33et vous l'avez dit Alice
48:34ici précisément
48:35où je pose mon doigt
48:36il y a eu une opération de largage
48:38nous avons été survolés
48:39par un dash
48:40c'est assez impressionnant
48:40parce qu'avant de voir le dash
48:42arriver et larguer cette eau
48:43ce retardant
48:43il y a un hélicoptère
48:44de la sécurité civile
48:45et je vous propose justement
48:46de regarder cette séquence
48:49écoutez la lutte aérienne
48:50continue encore ce soir
48:51regardez le dash
48:52il est juste ici
48:52il va procéder à un largage
48:54dans quelques instants
48:54regardez le
48:55c'est cet appareil
48:56qui vient se recharger
48:56sur l'aéroport de Melun
48:58et dès
48:59on voit ce largage
49:00cette opération de largage
49:01cette frappe chirurgicale
49:02entre guillemets
49:03qui est assistée
49:04par l'hélicoptère
49:04de la sécurité civile
49:05le dragon que vous voyez
49:06juste sur ces images
49:07c'est lui en fait
49:08qui par radio
49:09par télécommunication
49:11discute avec les équipes au sol
49:12les équipes aériennes
49:13et avec ce dash
49:14pour frapper chirurgicalement
49:15la zone
49:15cette zone elle est très importante
49:17où nous nous trouvons
49:17c'est la départementale 152
49:19et il faut impérativement
49:20que le feu
49:20qui était là il y a quelques heures
49:22vous voyez ici
49:22les pompiers continuent
49:23de s'activer sur ce front
49:24et bien c'est pour empêcher
49:26que le feu traverse
49:27cette départementale
49:28aille de l'autre côté
49:29et donc embrase
49:30cette autre partie
49:32de la forêt
49:33passe de l'autre côté
49:33et alors le feu
49:34deviendrait un contrôle
49:35à nous expliquer
49:36un capitaine
49:37sur la droite de l'image
49:38là où le pompier
49:39s'engage
49:39dans la forêt
49:41il y a encore des fumeroles
49:42il y a encore du feu
49:43parce que le feu
49:44en fait couvre en profondeur
49:45à 40-50 cm de profondeur
49:47il y a encore des points chauds
49:48et ces pompiers
49:49que vous voyez
49:49et bien ils vont travailler
49:50encore très longtemps
49:51cette nuit
49:51et bien pour
49:52pour s'affairer
49:53pour vraiment
49:54aller en profondeur
49:56dans le brasier
49:56avec les lances
49:57avec des râteaux
49:58pour éteindre vraiment
49:59ces points chauds
50:00voilà image de Jérémy Paolini
50:02un mot quand même
50:03sur cette pluie
50:03qui est en train de tomber
50:05on parle d'une pluie intense
50:06qui non
50:06pas suffisant
50:07pour changer la donne
50:08des orages qui se sont développés
50:09dans le nord-ouest
50:10qui progressent vers la Franche-Comté
50:11et qui passent par le sud
50:12des îles de France
50:12mais c'est vrai qu'on n'attend pas
50:13forcément des pluies
50:14très significatives
50:15et franchement
50:15pour les sols qui sont secs
50:16jusqu'en profondeur
50:17cette pluie
50:18elle ne pourra pas s'infiltrer
50:19pour rentrer dans les sols
50:21donc ce n'est pas forcément
50:21une bonne nouvelle
50:23même si c'est une bonne nouvelle
50:24qu'il y ait de la pluie
50:24mais ces pluies
50:25ne seront pas assez conséquentes
50:26pour vraiment s'infiltrer
50:27pour changer la donne
50:28les orages
50:29justement
50:29c'est vrai que la journée
50:30a été marquée
50:32par deux épisodes
50:33orageux importants
50:34première salve orageuse
50:36sur le centre-ouest
50:37de la France
50:37qui est désormais terminée
50:40on en a parlé ensemble
50:40Julien Riflet
50:41marqué quand même
50:41par des pluies de grêlons
50:42on les voit ici
50:43à l'image
50:44très impressionnant
50:45des rafales de vent aussi
50:47et nous allons aller
50:48tout de suite à Obena
50:49en Ardèche
50:50touchés justement
50:51par ces orages importants
50:53cette grêle
50:53vous êtes avec des gens
50:55Damien Charton
50:55bonsoir
50:56les équipes de BFMTV
50:57sont là aussi
50:57sur le terrain
50:58vous êtes avec des gens
50:59dont le toit de la maison
51:01a été impacté
51:01c'est ça Damien ?
51:04Oui c'est ça
51:05cet orage de grêle
51:06à 15h15
51:07qui a duré 20 minutes
51:08a été assez destructeur
51:10vous le voyez ici
51:11ce faux plafond
51:12c'est en partie écroulé
51:14ça coûte encore
51:15alors on est dans la chambre
51:16de Christina
51:18qu'est-ce qui s'est passé
51:20à 15h15 aujourd'hui ?
51:21C'est commencé à tomber
51:22la grêle
51:23de la pluie
51:24je montais
51:25je regardais
51:27des gouttes
51:27tomber
51:28j'ai amené
51:28des seules
51:29dans la chambre
51:31et le couloir
51:31pour un moment
51:33rapide passé
51:33ça tombait
51:35c'est tombé d'un coup
51:36il est tombé
51:36tenez-vous bien
51:3757 millimètres d'eau
51:40en 20 minutes
51:41des rafales de vent
51:42jusqu'à 116 km heure
51:44et alors Luciano
51:45vous vous étiez
51:45dans la chambre
51:46de vos parents
51:46qu'est-ce qui s'est passé ?
51:48j'ai vu le plafond
51:49il couler
51:51et là d'un coup
51:52je me recule
51:54et il tape contre mur
51:55du coup
51:59malheureusement
51:59la connexion
52:00ça fait longtemps
52:01que vous êtes dans cette maison
52:022020 ?
52:03oui depuis 2020
52:04je suis dans cette maison
52:06voilà il est tombé
52:07il y a eu 200 interventions
52:08de pompiers
52:09je ne sais pas si la connexion
52:10est revenue
52:11c'est très important
52:12j'ai eu les pompiers
52:13à 18h
52:14ils étaient encore sur le pont
52:15il y a eu un camping
52:16évacué également
52:16donc une très forte
52:18très forte orage de grêle
52:20pendant 20 minutes seulement
52:21à 15h15
52:21à Aubona aujourd'hui
52:22merci beaucoup
52:24Damien Charton
52:24la connexion était revenue
52:25et merci à Louis Léger
52:26qui est avec vous
52:28sur place
52:28voilà pour ce témoignage
52:30fort évidemment
52:31de ces habitants
52:32d'Aubona
52:33en Ardèche
52:34particulièrement
52:35impressionnantes
52:36quand même ces images
52:36Gaël Musquet
52:37de ces grêlons
52:38qui ont accompagné
52:39une fois de plus
52:40ces orages
52:41oui malheureusement
52:42on est sur
52:43ces fronts rageux
52:44qui vont à la fois
52:45amener
52:47parfois de la pluie
52:48de l'humidité
52:48et c'est heureux
52:49malheureusement
52:50parfois de la grêle
52:51et des phénomènes
52:52des phénomènes
52:53pardon
52:53chéroniques
52:53de la foudre
52:55foudre qui touche
52:57des sols
52:57qui sont très secs
52:58ces orages
52:59n'ont pas forcément
53:00permettre
53:01de compenser
53:03ces jours
53:04ces semaines
53:04de sécheresse
53:05que l'on a pu connaître
53:06et donc oui
53:07une des conséquences
53:08en sortie de canicule
53:10de cette température
53:11de cette humidité
53:13et de ces courants
53:14ascendant extrêmement fort
53:16c'est qu'on a
53:16cette accumulation
53:17d'eau en atmosphère
53:19qui va donner naissance
53:20à ces grêlons
53:21qui avec les différents
53:23mouvements
53:24des allers-retours
53:25dans les différents
53:26nuages
53:27qui transmet
53:28ces orages
53:29arriver malheureusement
53:30à amener ces destructions
53:31donc restez à l'abri
53:31écoutez les bulletins
53:32et restez vigilant
53:34dès que vous entendez
53:35le tonnerre
53:35ou que vous assistez
53:37à ce type de scène
53:37avant de passer
53:39à notre long format
53:39des équipes
53:40de ligne rouge
53:41sur les profils
53:43de Pyromane
53:44je voudrais qu'on donne
53:44la toute dernière information
53:45qui nous parvient
53:46sur le volet judiciaire
53:48de l'incendie
53:49de Fontainebleau
53:50on a du nouveau
53:50sur le deuxième individu
53:52qui a été présenté
53:53devant un juge
53:53absolument
53:54on vous disait
53:54un peu plutôt
53:54que le pompier volontaire
53:55qui était soupçonné
53:56avait été placé
53:57en détention provisoire
53:57et bien le deuxième suspect
53:59qui est un étudiant
54:00de l'endroit de 18 ans
54:01qui a avoué
54:02avoir allumé un feu
54:03au niveau de la faisanderie
54:04d'un centre équestre
54:05à Fontainebleau
54:06il est lui aussi parti
54:07en détention provisoire
54:08c'est tombé il y a quelques minutes
54:09deux détentions provisoires
54:11donc ce soir
54:13encore une fois
54:13la justice a voulu aller vite
54:15je rappelle aussi
54:16que c'est l'une des informations
54:17de la soirée
54:18Emmanuel Macron
54:19se rendra sur place
54:20demain matin
54:21ce sera à suivre
54:21évidemment en direct
54:22sur BFM TV
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