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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Le 20-27, nouveau rendez-vous, toutes les images de la campagne présidentielle.
00:03Le temps des femmes est-il venu ? C'est la question que nous posons ce soir sur les 30
00:08candidats déjà déclarés à la présidentielle.
00:10Seules 8 sont des femmes, parmi elles, Ségolène Royal, Marine Tondelier, qui ont fait campagne ce mercredi, chacune à sa
00:16manière.
00:16C'est donc notre rubrique 20-27, et c'est signé ce soir Charlotte Gillard et Manu Labroux.
00:2420 ans après sa première course présidentielle, elle est de retour.
00:33Ségolène Royal, toujours plus déterminée, dit-elle, à faire rentrer une femme à l'Elysée.
00:41Je pense que le temps des femmes est venu.
00:43Mais la dernière candidate à l'élection présidentielle pour le Parti Socialiste, c'était une femme ?
00:47Oui, c'était Anne Hidalgo. Elle a fait 1,6%.
00:50C'est ça. C'est-à-dire, je pense aujourd'hui qu'il faut une femme expérimentée.
00:54Vous voyez qu'il y a fait ses preuves aussi.
00:56C'était pas le cas d'Anne Hidalgo ?
00:57Non, c'était pas le cas d'Anne Hidalgo. Elle avait jamais été ministre.
01:00Elle connaissait pas l'intérieur du fonctionnement de l'État.
01:03Mais enfin, Madame Royal, où est passée votre sororité ?
01:12Car rappelons-le, à ce stade de la course, seules 8 femmes figurent parmi les 30 candidats déclarés.
01:18L'une d'elles réalise même la prouesse de battre campagne à 9 mois de grossesse.
01:36Bref, pas de temps à perdre pour convaincre le monde agricole de l'urgence écologique.
01:46D'autant que certains semblent un peu étanches à ses arguments.
01:49Oui, oui, nous baisons agriculteurs d'Anglion à côté d'Avalon.
01:52Vous êtes un peu écolo ?
01:53Je le suis complètement.
01:55Merci, parce qu'on n'a plus de barrages dans le Sevin qu'une rivière, complètement asséchée.
01:59C'est pas de la faute des écologistes ?
02:01Non, non, mais c'est la faute du gouvernement.
02:03Ah bah voilà !
02:04Les écolo, c'est bien, mais vous avez une politique agricole qui est quand même à l'envers de ce
02:07qu'on voudrait.
02:08Quand vous parlez, ça nous saigne.
02:10Si on écoute vraiment, on n'a plus le droit de faire du round-up.
02:12Vous, les politiques, autant de bord de droite, de gauche, vous nous enfumez.
02:15Allez, bonne soirée !
02:17Aïe, c'est l'impasse !
02:25Mais n'y aurait-il pas un peu d'amour-vache entre ces deux-là ?
02:43Officiellement, elle n'est pas candidate.
02:45Mais quand on sort un livre à 8 mois d'un scrutin présidentiel, on peut avoir quelques doutes.
02:52Sarah Knafo présentait hier soir son essai sur les dépenses publiques, entourée de bons amis, Nicolas Dupont-Aignan et de
03:00son compagnon Éric Zemmour.
03:09Celui qui fut son premier lecteur cet été, pourrait-il laisser la place à sa compagne si elle était mieux
03:14placée ?
03:15Jusqu'ici, Éric Zemmour préfère parler de Tandem.
03:21Le plafond de verre des femmes en politique a-t-il encore de beaux jours devant lui ?
03:26Pour l'instant, il y en a une bien placée pour penser le contraire.
03:36J-228, le plafond de verre des femmes en politique, Amélie Rosic, Yves Tréhard, Elsa Vidal.
03:40Le plafond de verre, Yves Tréhard ?
03:42Oui, on va en avoir énormément, je pense, et peut-être encore plus.
03:45De quoi ? De femmes ? Pas de plafond de verre ?
03:47Ah non, de femmes. Là, c'est beaucoup.
03:49Par rapport aux précédentes éditions, c'est pas mal.
03:52Mais on a oublié de citer Nathalie Arthaud, on a oublié de citer d'autres qui sont évidemment candidates.
03:59Il y a toujours eu, depuis 1974, une candidate à l'élection présidentielle,
04:04parce qu'il y a la record-woman des candidats, Arlette Aguilé,
04:10qui a été, je crois, de mémoire, cinq ou six fois candidate.
04:14C'est un alibi, non ?
04:16C'est-à-dire ?
04:16Tant que moi, je ne verrai pas, et je n'ai jamais vu en France une femme présidente,
04:20je considère que c'est un alibi.
04:21Et puis, vous noterez qu'on parle toujours davantage de leurs habits et de leur corps que de leur programme.
04:26Ça, ce n'est pas sûr. Quand on parle d'Arlette Aguilé, on parle beaucoup de son programme.
04:30Ah, on parlait pas mal de son programme.
04:31Effectivement, mais le petit tacle de seconde royale à Anne Hidalgo, là, il était bien senti, celui-là.
04:37Souvent, il faut toujours se méfier de ses amis.
04:40On en vient à vos choix, à vos choix ce soir, comme tous les jours à 22h.
04:44Amélie, avec vous dans un instant.
04:45La TVA sociale, visiblement chère à François Hollande, qui l'a pourtant fait abroger.
04:50On n'y comprend plus rien. On va tout vous expliquer.
04:53On va vous expliquer ça dans un instant. Elsa Vidal.
04:55La guerre hybride, est-ce que ça existe vraiment ? Et si oui, à quoi ça sert ?
04:59Oui, la guerre hybride faite par Poutine.
05:01Oui, évidemment.
05:01On verra ça dans un instant. Mais d'abord, Yves Tréard, la présidentielle.
05:04Donc, ils sont des dizaines, littéralement des dizaines, à se dire, pourquoi pas moi ?
05:10Pourquoi pas moi ? Mais ils ne vous le diront pas.
05:12Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que soit ils entretiennent le suspense, soit ils sont candidats
05:17sans le dire.
05:18Alors, il y en a dans tous les univers, dans tous les camps.
05:21Je vous ai retenus quelques-uns, parce que sinon, ça serait trop long.
05:24Donc, à gauche, il y a évidemment François Hollande, Bernard Cazeneuve, tous les deux ancien président, ancien premier ministre.
05:31Et puis, Karim Bouanran, qui était sur ce plateau tout à l'heure, qui est le maire de Saint-Ouen.
05:36Vous en avez évidemment à droite, pareil.
05:39On reconnaîtra le maire de Cannes, David Lissnard, Xavier Bertrand, ancien ministre.
05:44Et puis, Bruno Le Maire aussi, qui était sur ce plateau il n'y a pas très longtemps.
05:47Tous candidats potentiels éventuels.
05:50Exactement. Et il y a aussi, évidemment, Dominique de Villepin, qui s'est exprimé tout à l'heure sur votre
05:55antenne, sur notre antenne.
05:56Et puis, il y a ceux, je ne dirais pas qu'ils sortent de nulle part, mais qu'on ne
06:02va pas dire la société civile.
06:04Si, peut-être. Alors, Michel-Édouard Leclerc, de l'enseigne du même nom.
06:09Le banquier Xavier Pigasse, Mathieu Pigasse, pardon.
06:12Et puis, Natacha Polony, notre consoeur, qui est aussi écrivain, essayiste.
06:17Et qui, tous les trois, eh bien, veulent dire quelque chose.
06:21Et c'est ça. Qu'est-ce qu'ils disent de plus ?
06:24Qu'est-ce qu'ils ont à dire, tous ces candidats qui viennent se confier à la télévision, se montrer
06:30?
06:31La plupart d'entre eux, la plupart d'entre eux, ils veulent péter le système.
06:35Ils disent il y en a ras-le-bol et ils disent les autres sont mauvais.
06:38Donc, moi j'ai quelque chose à dire, ils écrivent des livres, ils écrivent tous des livres.
06:43Même, regardez, François Hollande, il a écrit un livre, Natacha Polony a écrit un livre.
06:48Ils ont tous un livre qui va... Mathieu Pigasse va sortir un livre très bientôt.
06:54Ils ont tous quelque chose à dire de particulier.
06:58On va les écouter d'ailleurs et ils vous le disent.
07:01J'ai envie de faire entendre cela parce que je crois qu'on peut vraiment redresser le pays
07:05à condition de tenir une direction, de redonner le pouvoir aux Français,
07:09de travailler avec pragmatisme, bref, de retrouver une certaine constance.
07:14C'est surtout pour faire en sorte que les Français puissent reprendre les clés du camion.
07:20J'ai déjà répondu à cette question-là en expliquant que je ne l'excluais pas.
07:25Mais ce que je voudrais pour l'instant, et c'est une urgence pour les Français,
07:30c'est que d'abord, cette campagne électorale se passe sur le fond.
07:35Alors, il faut dire une chose, c'est qu'il y a le syndrome Macron, Emmanuel Macron 2017 là-dedans.
07:40Tous se disent, lui il a réussi alors qu'il était inconnu au bataillon
07:44quelques mois avant l'élection présidentielle.
07:46Donc pourquoi pas moi ?
07:47Donc pourquoi pas moi ? Et j'ai toutes les qualités pour être là.
07:51La seule limite, si vous voulez, pour les uns, comme pour les autres d'ailleurs,
07:55pour tous, un, il faut de l'argent.
07:59Et quand vous n'êtes pas dans un parti, c'est difficile d'avoir de l'argent.
08:03Et deux, deux, il faut avoir 500 signatures, exigence depuis 1974 je crois,
08:11exigence qui n'est pas simple à remplir.
08:13Et même les candidats connus et revendiqués, eh bien, ont du mal à les obtenir.
08:19Mais ce foisonnement de candidatures ou de candidatures potentielles,
08:23qu'est-ce qu'il dit de nous ? Qu'est-ce qu'il dit de notre système politique ?
08:25Alors, il dit une chose principale et qui est quand même assez grave dans cette élection,
08:31dans cette campagne, pardon, et c'est pour ça que M. Mélenchon et Mme Le Pen sont très hauts,
08:35c'est que ceux qui sont dans le bloc central, qu'ils soient un peu de gauche ou un peu
08:39de droite,
08:40enfin bon, ils ne sont pas considérés comme étant à la hauteur par tout cela
08:45et par beaucoup de Français, si on regarde bien dans les sondages.
08:48Donc, ils se disent, ben, c'est pas joué.
08:50Si, c'est pas joué.
08:52Donc, j'ai un coup à jouer et je vais le tenter.
08:56C'est exactement ce qu'ils se disent les uns et les autres
08:59parce qu'ils se disent que les candidats déclarés aujourd'hui sont bavards,
09:04ils sont disqualifiés parce que tous, dans le bloc central,
09:07ont occupé une fonction dans des gouvernements d'Emmanuel Macron.
09:13Ce qui n'est pas le cas, ni de David Disnard, ni de Natacha Polony,
09:16ni évidemment de François Hollande, qui lui est un peu disqualifié quand même par son passé,
09:21mais de Michel-Edouard Leclerc, de...
09:23Qui dit qu'il n'y va plus, Leclerc.
09:25Michel-Edouard Leclerc, il dit que...
09:26Non, non, oui.
09:27On verra.
09:28Ni plus qu'à ce que...
09:29On verra.
09:30Hollande, lui, il tente un coup.
09:31Alors, Hollande, il tente un coup.
09:32Alors, lui, Hollande, il tente un coup, il va vous le dire,
09:35avec l'humour hollandais.
09:36On l'écoute.
09:39Et vous entendez, Olivier Faure, il dit, François Hollande, il a commencé à 3%,
09:42il a fini président de la République, il pourrait m'arriver la même chose.
09:44Oui, mais ça, ça vaut pour moi, exclusivement.
09:45Ah !
09:47Alors, je répète, la question lui est posée, mais...
09:50Pour Olivier Faure, 3%, bon, on peut commencer très bas et finir très haut
09:55et devenir président de la République.
09:56Et François Hollande répond en disant, non, ça, c'était uniquement moi qui peut faire ça.
10:01Est-ce qu'il va réussir la prouesse ? Je ne sais pas.
10:04Ce qui est sûr, c'est que tous, la plupart d'ailleurs,
10:08savent qu'ils n'ont aucune chance d'accéder à l'Élysée.
10:12Ils participent au débat, ils font leur quart d'heure warolien,
10:15c'est-à-dire qu'ils se montrent à la télévision, ça leur fait plaisir,
10:18et ils prennent date, parce qu'ils se disent, si je me fais remarquer
10:21par l'un ou par l'autre des candidats, je pourrais devenir ministre.
10:24Je pourrais peut-être devenir ministre.
10:27Allez, commentaire Elsa, Amélie ?
10:28Moi, je crois surtout qu'ils remplissent un vide idéologique
10:32avec une espèce de fond messianique du style,
10:37c'est ma grande mission et je vais faire mieux que tout le monde.
10:40Et je dis ça pour tous, peu importe les partis.
10:44Moi, personnellement, ça m'agace un peu
10:46et je ne suis pas convaincue que ça fasse avancer le débat.
10:49Ah, ça, alors là, on ne sait pas,
10:50parce qu'il y en a quand même qui disent des choses,
10:53qui disent des choses qui peuvent être intéressantes.
10:54Les propositions ne sont pas neuves,
10:55on va en parler dans un article macronique.
10:56Non, c'est assez populiste, on va dire, comme phénomène.
10:58Moi, je suis assez sur la ligne d'Amélie,
11:00je trouve qu'il y a un manque criant d'idées.
11:03Et avant, tous les partis avaient des intellectuels,
11:05on ne sait pas où sont les intellectuels non plus.
11:07Vous voulez une idée ?
11:08J'en ai une.
11:09Et Raphaël Glixmann, il n'est pas intellectuel ?
11:11Non, ce n'est pas un intellectuel, ce n'est pas un philosophe.
11:13Non, c'est pas un intellectuel, ce n'est pas un intellectuel.

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