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  • il y a 20 heures
Lundi 2 février 2026, retrouvez Olivier Wajnsztok (Directeur associé, Agilebuyer), Samuel Mayol (Universitaire, maître de conférence, Université Paris 13 Nord), Jean-Charles Vollery (président, groupe Systra) et Philippe Vachet (Directeur général, Agence Lucie) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:15Voici le sommaire, c'est Jean-Charles Vollery, le président du groupe Sistra, qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:21pour parler évidemment transport public, solutions de mobilité, on détaillera les défis RSE d'un groupe qui dépasse les 10 000 salariés dans plus de 80 pays.
00:30Mais d'abord, je reçois Samuel Mayol, qui est maître de conférences à l'université Paris 13 Nord, il alerte sur la crise des universités,
00:37les conséquences du manque de financement et le respect de la laïcité.
00:42Notre débat, il sera consacré à cette étude sur les tendances, les priorités, les directions des achats,
00:47on verra quelles sont les conséquences du développement de l'intelligence artificielle,
00:51et puis on se demandera si les objectifs RSE sont mis en sommeil.
00:55Et puis dans notre rubrique de start-up et innovation, je vous présenterai Ernesti,
00:59plateforme qui met en relation les étudiants et les personnes âgées en perte d'autonomie.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13L'invité de ce Smart Impact, c'est Samuel Mayol, bonjour.
01:17Bienvenue, vous êtes maître de conférences à l'université Paris 13 Nord, spécialiste des questions de laïcité et d'université,
01:23et vous publiez Université en crise, voilà votre livre, c'est aux éditions L'Armatan.
01:30On parle donc d'une crise de l'université, elle n'est pas nouvelle.
01:33Quels en sont les principaux symptômes, si on peut décrire cette crise pour commencer ?
01:37Vous diriez quoi ?
01:38Alors effectivement, la crise n'est pas du tout nouvelle, elle est même très ancienne.
01:41Les principaux symptômes, il y en a plusieurs.
01:42D'abord, c'est des problèmes financiers, des problèmes financiers énormes, qui sont liés ni plus ni moins à l'autonomie des universités.
01:50En promulguant l'autonomie des universités, les différents gouvernements successifs d'ailleurs,
01:54de ce côté-là, il y a vraiment une responsabilité partagée, ont abandonné les universités à leur propre sort.
02:02C'est-à-dire que concrètement, on a aujourd'hui des présidents d'universités qui font bien ce qu'ils peuvent
02:07pour essayer de boucler leur budget année après année.
02:10Les subventions de l'État ne suffisent pas, les dépenses augmentent.
02:13Et on a en plus, dans certains cas, des universités, des présidents qui n'ont pas les compétences, j'ai envie de dire,
02:20techniques ou financières pour pouvoir gérer de tels budgets.
02:23Ensuite, il y a aussi un impact social et sociétal très important.
02:27Sur le plan intellectuel aujourd'hui, beaucoup d'universités sont totalement à la dérive,
02:31avec des groupuscules en atteinte des universités qui font du militantisme au lieu de faire de l'enseignement.
02:40Je parle aussi bien d'enseignants que d'étudiants.
02:42Et donc aujourd'hui, ça non plus, ce n'est pas nouveau, mais l'université est au centre,
02:49au tâche de pression politique de tous bords.
02:55Alors c'est effectivement, et on va d'ailleurs se concentrer sur ces deux symptômes,
02:59l'autonomie d'universités, je regardais justement que l'émission démarre, 2007, la loi principale,
03:08il y en a eu d'autres ensuite.
03:11C'est quoi ? Parce que ça transforme les directeurs d'universités en managers,
03:17ils doivent chercher des sources de financement.
03:19Qu'est-ce que ça change profondément ?
03:20Oui, c'est exactement ça.
03:21Alors déjà, l'autonomie, on pourrait la remonter beaucoup plus loin, en 1968,
03:25au moment où on a vraiment réformé l'université, et où on a souhaité mettre en place une démocratie
03:32universitaire avec de votes au sein des conseils d'administration, donc de différentes personnes
03:37qui sont représentées, les étudiants, les enseignants et compagnie.
03:41Et donc ça, c'est un processus qui a débuté à ce moment-là.
03:43Effectivement, après 2007, qu'on a appelé la loi d'autonomie des universités,
03:47qui là, a donné une autonomie notamment financière et politique au président.
03:52Concrètement, à partir du moment où une université est passée à l'autonomie,
03:55l'État lui donne de l'argent, qui correspond exactement au montant qu'elle a eu le jour
04:00où elle est passée à l'autonomie.
04:01Et ce montant-là ne bouge plus depuis des années.
04:04Par contre, malgré l'inflation, malgré le fait que les enseignants sont toujours
04:09des fonctionnaires de l'État, avec une grille salariale qui augmente,
04:12donc des dépenses qui, même si on ne touchait pas à la masse salariale,
04:16augmenteraient naturellement.
04:17Plus un certain nombre de problèmes liés au bâtiment,
04:20enfin voilà, un certain nombre d'éléments.
04:22Et effectivement, les présidents d'universités, aujourd'hui,
04:24à travers la taxe d'apprentissage, notamment, ou des formations en apprentissage,
04:29vont développer des fonds propres au sein de leur université
04:32pour pouvoir boucler les budgets.
04:35Or, l'apprentissage, aujourd'hui, est également en train de s'effondrer.
04:38Et donc, les budgets sont aujourd'hui incomplets.
04:41Alors, c'est un fléau réel, je ne le sous-estime pas.
04:45Mais on peut aussi se dire que le fait qu'il y ait des partenariats avec le privé,
04:50ça peut être un atout.
04:52Parce qu'on a souvent reproché aux universités d'être un peu dans leur bulle,
04:54de ne pas suffisamment préparer les étudiants à la vie réelle,
04:58au monde de l'entreprise.
04:59Alors, c'est là où, finalement, on arrive dans la deuxième partie du problème des universités.
05:03C'est qu'aujourd'hui, vous avez des personnes qui, au sein de l'université,
05:06et notamment des syndicats enseignants qui refusent précisément ce partenariat.
05:11Moi, j'ai dirigé un IUT pendant dix ans.
05:14Pendant dix ans, j'ai cherché des fonds propres.
05:16Et régulièrement, le reproche qu'on me faisait, c'était de vouloir privatiser mon IUT
05:21parce que, précisément, j'allais chercher des fonds qui, en plus, d'ailleurs,
05:24n'étaient même pas des fonds privés, en réalité.
05:26Parce que lorsqu'une entreprise donne de la taxe professionnelle ou de la taxe apprentissage,
05:30en réalité, elle paye un impôt qui est obligatoire pour elle.
05:33Et, en réalité, l'université n'est ni plus ni moins que collecteur d'impôts dans ce cas-là.
05:39Mais, malgré tout, aujourd'hui, les entreprises, elles sont sollicitées par tout le monde.
05:43Par toutes les universités, également, d'ailleurs, par des écoles privées.
05:48Et donc, elles n'arriveront pas à financer à elles seules tout le secteur de l'éducation.
05:53C'est aussi un manque de responsabilité de l'État que de se défausser sur le milieu de l'entreprise
05:58pour dire « c'est à vous à financer l'université ».
06:00Alors, ça, c'est le pilier budgétaire.
06:02Et puis, effectivement, il y a la question de l'enseignement, de la laïcité et de la liberté académique.
06:09Vous nous dites quoi ? Elle est menacée aujourd'hui ?
06:11Alors, en fait, la liberté académique, elle est importante.
06:14Il est important, aujourd'hui, de considérer qu'à l'université, il y a, effectivement,
06:18aussi bien du point de vue des enseignants que des étudiants, une liberté d'expression.
06:22Le problème, c'est que, justement, au nom de cette liberté d'expression et des opinions,
06:26éventuellement, que l'on peut avoir envie de véhiculer dans l'université,
06:31on empêche le débat contradictoire et les autres opinions.
06:35Alors, on a eu ça pendant des années, notamment dans des universités lyonnaises,
06:38avec Faurisson qui venait faire de l'extrémisme politique, plutôt d'extrême droite à l'époque,
06:44dans ces amphis. Aujourd'hui, on a un peu le phénomène inverse,
06:48où on a, effectivement, des conflits internationaux qui sont récupérés au sein des universités
06:54et qui amènent des enseignants et des étudiants à faire du prosélytisme politique,
06:59j'utilise bien le terme prosélytisme politique,
07:02et de confondre, finalement, l'extrême d'un amphi avec l'extrême d'un meeting politique.
07:06La laïcité, c'est vraiment en train de devenir un enjeu central à l'université.
07:12Est-ce qu'elle est mal comprise par, justement, la génération des, on va dire, 15-25 ?
07:17Parce qu'il y a aussi des questions au lycée, évidemment.
07:20Elle est mal comprise quand elle est mal expliquée, en réalité.
07:23On présente souvent la laïcité à partir du moment où on voit ce qu'elle empêche.
07:27Il faut aussi montrer ce qu'elle permet.
07:29Et aujourd'hui, cette loi, c'est une loi de liberté qui permet énormément de choses,
07:33qui permet d'abord d'avoir des opinions contradictoires,
07:35de changer de religion, de ne pas en avoir, de critiquer une religion.
07:39Voilà. Et en réalité, il faut bien sûr la préserver au sein des universités.
07:44Mais il y a une communauté musulmane, à tort ou à raison,
07:46qui considère que c'est devenu une loi anti-musulman.
07:49Mais c'est exactement ce que disait à l'époque l'Église catholique en 1905,
07:53quand la loi a été votée.
07:54Évidemment, aujourd'hui, ils ont bien compris que cette loi,
07:56elle les a plutôt protégés et donné une liberté qu'ils n'avaient pas, d'ailleurs, à l'époque.
08:01Donc, voilà. Peut-être qu'aujourd'hui,
08:02toutes les religions n'ont pas encore compris ce message.
08:05Elles finiront bien par le comprendre parce que cette loi leur permet précisément des libertés
08:09qu'elles n'auraient pas dans d'autres pays où la laïcité n'existe pas.
08:13Ça va jusqu'à des menaces contre certains professeurs aujourd'hui ?
08:16Oui, ça va sur des menaces, des pressions, des volontés d'emprise dans les cours.
08:22Voilà, il y a beaucoup de dérives.
08:24Vous parlez de pluralisme réel.
08:26Alors, ça rejoint ce qu'on a dit sur la liberté académique, j'imagine.
08:29Mais je veux bien que vous détailliez de quoi il s'agit
08:31et comment on peut le protéger, tout simplement ?
08:34En fait, aujourd'hui, notre pays, précisément,
08:36il permet cette pluralité d'opinions,
08:38ce pluralisme de pensées.
08:40L'université a toujours été un lieu
08:42où on pouvait précisément l'exprimer
08:44et je pense que c'est important.
08:46Mais au nom de ce pluralisme, il ne faut pas empêcher
08:48précisément que d'autres puissent avoir
08:50des opinions contradictoires.
08:51Et aujourd'hui, on constate quand même
08:53que dans certaines universités,
08:55il n'est pas possible d'avoir une opinion
08:58dissidente de l'opinion majoritaire.
09:00Qui doit protéger cette liberté académique,
09:03ce pluralisme réel ?
09:04Moi, je pense que l'État doit reprendre la main
09:06sur les universités aujourd'hui.
09:07Donc, on sort de l'autonomie, en fait ?
09:09En tout cas, on l'encadre.
09:10On l'encadre fortement.
09:13Vous savez qu'aujourd'hui, sur 40 mois
09:14d'un conseil d'administration d'université,
09:16l'État n'a qu'un représentant.
09:18Donc, il est important
09:19que l'État reprenne la main,
09:21qu'on encadre l'autonomie,
09:22éventuellement, d'ailleurs, qu'on en retire une partie,
09:24effectivement, et surtout, qu'on contrôle.
09:26Vous savez, si aujourd'hui, une ville, une collectivité,
09:29un village dérive sur le plan budgétaire, par exemple,
09:32la préfecture reprend immédiatement la main
09:34et peut même mettre sous tutelle une commune.
09:36Aujourd'hui, ce n'est pas le cas pour les universités.
09:38En tout cas, ce n'est pas fait.
09:39Et moi, j'appelle aujourd'hui les représentants de l'État
09:42à reprendre la main sur l'université,
09:44aux parlementaires à reprendre la main.
09:46Vous savez, cet ouvrage dont vous avez parlé,
09:48j'ai prévenu l'ensemble des députés et des sénateurs
09:51que j'avais écrit un ouvrage.
09:52En leur disant, l'université va mal,
09:54j'ai écrit un ouvrage, je suis prêt à venir vous rencontrer
09:56à vous offrir mon ouvrage
09:58et à en parler avec vous.
10:00J'ai envoyé ça à tous les députés et tous les sénateurs.
10:03Naivement, je me suis dit, ça va me coûter un fric de dingue
10:05puisqu'ils vont tous le vouloir.
10:06J'ai eu trois réponses.
10:07Bon, ça, ce n'est pas bon signe.
10:09Ça veut dire quoi ?
10:10Je reviens sur cette place de l'État.
10:13Vous parliez des conseils.
10:13Il faut rééquilibrer la gouvernance ?
10:16Oui, il faut rééquilibrer très clairement la gouvernance.
10:18Il faut ne pas faire de l'élection du président de l'université un enjeu politique.
10:24C'est ça la réalité aujourd'hui.
10:26C'est devenu un enjeu politique et non pas un enjeu de savoir ou un enjeu scientifique.
10:30Est-ce que ça veut dire que l'université forme moins qu'avant,
10:33moins bien qu'avant, des citoyens, des citoyens critiques,
10:37des citoyens qui doutent, qui sont lucides,
10:41qui remettent en cause ce qu'ils lisent dans leur boucle internet, etc.
10:45Ah oui, j'en suis convaincu.
10:47J'en suis convaincu.
10:48Ça vient de la part, d'une part, de certains enseignants
10:50qui, effectivement, aujourd'hui, s'autocensurent,
10:53très clairement, dans les universités,
10:54parce qu'ils ne veulent pas avoir de problème.
10:56Ça vient aussi de groupuscules d'étudiants
10:59qui, eux, contestent en permanence les enseignements
11:01et ne sont plus dans l'état d'esprit d'un étudiant
11:05qui vient acquérir un savoir ou acquérir une connaissance.
11:09Voilà.
11:09On en fait, dès le départ, un enjeu politique.
11:11Et alors, je reviens sur, parce que,
11:13pendant que vous disiez ça tout à l'heure,
11:14le fait que l'État reprenne la main,
11:16très bien, j'entends l'argument,
11:18mais alors, on peut avoir un risque d'élection
11:22d'un extrême ou de l'autre à la tête de la France.
11:27Donc, une reprise en main des universités,
11:29si l'État a la main.
11:29Peut-être que l'autonomie, on la trouvera sympa à ce moment-là.
11:32Oui, alors, effectivement, vous avez raison.
11:34Là, pour le coup, si, effectivement,
11:36un parti d'extrême, droite ou gauche, d'ailleurs,
11:39arrive au pouvoir,
11:40effectivement, on pourrait considérer, peut-être,
11:42que l'autonomie sera un garde-fou
11:46et une possibilité de pouvoir,
11:48finalement, faire des universités,
11:50un lieu où la parole sera encore possible.
11:52Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
11:54ces extrêmes sont déjà présents dans les universités.
11:57Et là, aujourd'hui,
11:58ce n'est pas l'État qui est extrême,
12:00c'est bien ce qui se passe dans les universités.
12:01Merci beaucoup, Samuel Mayol.
12:03C'était passionnant, votre livre
12:04« Université en crise », je le remonte,
12:06on l'a en images, en infographie,
12:08est donc publié aux éditions L'Armatan.
12:11Merci beaucoup.
12:11À bientôt, merci encore.
12:12On passe tout de suite au débat de ce Smart Impact.
12:15On va parler des directions, des achats.
12:17Quelle place la RSE trouve dans les achats ?
12:21C'était un bilan de l'année 2025
12:23et on se projette sur l'année 2026.
12:25C'est le débat de ce Smart Impact.
12:34On parle des achats, achats RSE,
12:37on parle de l'influence de l'intelligence artificielle
12:39aussi avec mes invités Olivier Wernstock.
12:41Bonjour.
12:41Bonjour Thomas Hugues.
12:42Bienvenue, vous êtes le directeur associé d'Agile Bayer
12:44et Philippe Vachet, bonjour.
12:45Bonjour.
12:46Et bienvenue à vous aussi,
12:47directeur général de l'agence Lucie.
12:49Allez, on prend une minute pour présenter
12:51vos entreprises, organisations respectives,
12:53Agile Bayer en quelques mots.
12:55En quelques mots, Agile Bayer,
12:56on fait du conseil en achat.
12:58On est pionnier dans le conseil en achat.
12:59On va fêter nos 20 ans cette année.
13:01On est à la fois heureux et fiers de cet événement.
13:03On a quatre services.
13:04Nos quatre services,
13:05c'est qui vont de l'opérationnel au stratégique.
13:08On propose des équipes d'achat.
13:10Quand il manque un acheteur sur une famille d'achat,
13:12sur un projet d'achat,
13:12on fait de la formation et on en fait de plus en plus.
13:14Et entre autres en RSE, en IA, en négociation.
13:17On fait du conseil stratégique
13:18et on fait du management de transition.
13:22Dernier point, évidemment,
13:23quand on est chez Smart Impact,
13:24on est gold chez Covadis.
13:28Ah ben voilà, ça c'est un bon argument.
13:29Et vous publiez chaque année une étude
13:31de la profession achat en partenariat avec le CNA.
13:35C'est la 17e édition qu'on va détailler dans un instant.
13:38L'agence Lucie, elle existe depuis quand ?
13:39L'agence Lucie, elle existe depuis 2009.
13:42Et donc c'est l'agence qui gère le label Lucie,
13:44qui est le premier label RSE en France,
13:45qui a été créé d'ailleurs même avant l'agence,
13:47dès 2007.
13:48Et donc nous, on est une société à mission
13:50qui a pour but d'accompagner,
13:52de faire réussir les entreprises,
13:54leur transition écologique et sociale,
13:56dans le but de rentrer l'économie,
13:58je dirais, dans le cadre des limites planétaires.
14:00Et donc pour ça, on a des labels,
14:02donc RSE et numérique responsable.
14:04On a une communauté que l'on accompagne,
14:07donc les communautés des entreprises,
14:08en démarche de labellisation.
14:09Et on a également un centre de formation spécialisé.
14:12Cette étude d'Agile Bayer,
14:15chaque année, elle vous éclaire ?
14:19À quel point vous l'utilisez, d'une certaine façon ?
14:21C'est un élément parmi d'autres.
14:23C'est une très bonne étude, bien évidemment.
14:25Maintenant, c'est surtout nos membres
14:27qui s'intéressent plus spécifiquement au sujet.
14:30Nous, ça nous donne des indicateurs
14:31sur les grandes tendances.
14:33et donc c'est intéressant
14:34sur nos orientations stratégiques.
14:36Maintenant, nous, on est très attentifs
14:38à la stratégie RSE, j'y reviendrai,
14:41plus qu'au reporting RSE.
14:42On a un label d'action.
14:45Donc nous, ce qui compte,
14:45c'est vraiment la stratégie
14:47et comment l'entreprise porte la RSE
14:49et donc devient une RSE performante
14:52et qui permet d'atteindre justement
14:53les limites planétaires dont on parlait.
14:56Le reporting, c'est un élément,
14:57mais c'est un petit peu différent.
14:58C'est effectivement différent.
15:00Tendances et priorités achats,
15:01étude des vols, le 13 janvier dernier,
15:04je l'ai dit, partenariat avec le CNA.
15:06La leçon générale que vous en tirez, c'est quoi ?
15:08Alors, on a plusieurs leçons.
15:09La première, c'est sur l'IA.
15:10Le sujet, c'est que l'IA, c'est une révolution.
15:13C'est une révolution industrielle.
15:15Qu'est-ce que c'est qu'une révolution industrielle ?
15:16C'est quand l'homme est remplacé par la machine.
15:19Quand l'homme est remplacé par la machine,
15:20on réduit les coûts.
15:21Alors ça, on y reviendra en détail.
15:23J'ai prévu un chapitria tout à l'heure.
15:25Sur l'RSE, c'est la première fois depuis cinq ans
15:28qu'on voit un recul dans le domaine RSE.
15:30Pourquoi est-ce qu'on voit un recul ?
15:31On y voit trois raisons.
15:32La première raison, c'est clairement que la réglementation
15:35s'est un petit peu assouplie,
15:36ou elle s'est décalée.
15:38La deuxième raison, c'est qu'il y a un effet Trump.
15:40Très clairement,
15:41les États-Unis sont un client.
15:43Ce serait anormal de faire un packaging vert
15:47à un client qui n'en veut pas.
15:49Donc on va revenir à des produits,
15:51des services qui sont un peu moins verts
15:53pour ce client.
15:54Et puis, il faut le dire,
15:55on est en période de crise,
15:56et en période de crise,
15:58on se remet sur ces priorités
16:00qui sont plus souvent les coûts.
16:01Fondamentalement, quand même,
16:02je pense que la destination reste la même,
16:05le chemin sera différent.
16:07Avec quand même, effectivement,
16:08on peut s'appuyer sur des chiffres.
16:09Les objectifs achats liés au développement durable,
16:12ils reculent de près de 10%
16:13par rapport à 2025.
16:15On passe de 10 points,
16:17on passe de 78 à 69%.
16:20Ce n'est pas un abandon de la RSE.
16:22Ce n'est pas un abandon de la RSE.
16:24C'est une question d'arbitrage.
16:25J'ai bien entendu vos arguments.
16:27On peut les reprendre.
16:29Je reste sur la question du coût.
16:32Ça veut dire quoi ?
16:33Ça veut dire qu'on est en crise économique
16:35et que donc on sacrifie la RSE
16:37d'une certaine façon ?
16:38Non.
16:38Non ?
16:39On n'en accélère plus.
16:43Et tout l'environnement
16:44vous pousse à ne plus accélérer sur le sujet.
16:46Il y avait un engouement extraordinaire
16:48avec les réglementations.
16:49Les réglementations se sont allégées.
16:51Elles ont été décalées.
16:52Donc, on y va plus lentement.
16:55On peut effectivement...
16:56Je m'appuie sur la question de la réglementation,
16:58notamment la réglementation européenne.
17:00Je ne vais pas refaire toute la liste.
17:02La CSRD, le recul,
17:04le fait que ça va toucher
17:05uniquement les très grandes entreprises.
17:07Alors, on peut dire que par capilarité,
17:09elles ont des clients ou des fournisseurs
17:11qui seront touchés eux aussi.
17:13Mais quand même, c'est un vrai coup de frein.
17:16Vous le ressentez, vous aussi, ce coup de frein ?
17:18Oui, on le ressent quand même.
17:20Maintenant, je voudrais bien insister sur le fait
17:22qu'on a un recul, comme vous l'avez dit,
17:24réglementaire de la RSE.
17:26Maintenant, la stratégie RSE de l'entreprise,
17:29la stratégie volontaire,
17:30nous, d'ailleurs, les labellisés,
17:31sont essentiellement des PME, des ETI.
17:33Et donc, on est sur des démarches volontaires,
17:35des gens qui ont compris que c'était leur intérêt.
17:37Et là, quand on parle de performance économique,
17:39on est là.
17:40La RSE, contrairement à certaines idées reçues,
17:42est parfaitement rentable,
17:43à condition de l'intérêt dans la stratégie de l'entreprise.
17:46Et donc, cette RSE plus stratégique,
17:48elle, n'est pas réellement en recul.
17:51Alors, elle marquait le pas,
17:52notamment parce que ça a été un feuilleton réglementaire
17:54qui fait que...
17:55Bon, ça...
17:56Puis on a également des petits soucis.
17:58D'ailleurs, la réglementation européenne
18:00prévoit un volontariat en la matière.
18:02Oui, absolument.
18:03Donc, ça sera une façon pour, peut-être,
18:04les entreprises de se distinguer des autres.
18:06Tout à fait.
18:07Tout à fait.
18:08Il faut bien voir que la performance de l'entreprise,
18:10aujourd'hui, on rentre dans un monde
18:11où les risques sont importants.
18:14Trump, il va l'abord dire ce qu'il veut,
18:15mais il fait peur à tout le monde,
18:16et à juste titre.
18:17Donc, quand on a peur,
18:19on gère les risques.
18:20La RSE, c'est de la gestion des risques.
18:22C'est de la robustesse de l'entreprise.
18:23Donc, acheter, intégrer la RSE
18:25dans sa démarche achat,
18:26c'est se solidifier soi-même.
18:29Donc, on est quand même sur des fondamentaux
18:31qui sont importants pour les entreprises responsables
18:34qui ont une vision un petit peu long terme.
18:36Juste pour rebondir sur les risques,
18:38effectivement, c'est un des gros sujets.
18:40Aujourd'hui, on a vu trois gros types de risques
18:41que retrouvent les entreprises
18:42dans l'étude Agile Bayer-CNA.
18:44Le numéro un, c'est le risque de défaillance des entreprises.
18:47La Banque de France l'a dit aussi,
18:48il n'y a jamais eu autant de défaillance en France
18:50qu'en 2025.
18:51Et dans les gens qui font des défaillances,
18:53il y a des fournisseurs et des fournisseurs stratégiques.
18:55Un fournisseur stratégique,
18:57s'il s'arrête, vous ne pouvez plus travailler.
18:59D'accord ?
18:59Il y a trois risques.
19:00Donc, la défaillance, le numéro deux,
19:01c'est les risques de supply chain.
19:03On voit que, par exemple, l'été dernier,
19:05je crois que c'est Airbus,
19:07il lui a juste manqué des moteurs pour ses avions.
19:09C'est un petit peu embêtant.
19:10En ce moment, Honda a des problèmes
19:11à réduire la production de ses usines
19:14parce qu'il manque un semi-conducteur.
19:16Donc, le risque de supply chain est fort.
19:18Et le dernier, c'est le risque cyber.
19:20Il y a un nombre d'entreprises incroyables
19:21qui ont été attaquées en décembre ou en janvier.
19:23Et le risque cyber, il est soudain.
19:25À l'inverse des autres risques qu'on peut anticiper,
19:27qu'on peut voir venir,
19:28on a trois risques principaux
19:30auxquels font face aujourd'hui les entreprises.
19:32On pourrait y rajouter le risque climatique
19:33parce que dans la stratégie d'une entreprise,
19:36sa résilience, sa capacité de résister
19:37à un choc lié aux épisodes climatiques extrêmes,
19:41c'est quand même de plus en plus intégré à la stratégie.
19:43Mais absolument.
19:44Et c'est cohérent avec une volonté
19:47de réduire son impact carbone.
19:50Mais absolument.
19:50Et ça, c'est très concret.
19:52Vous avez un fournisseur stratégique
19:53qui est en bord de mer
19:53et il prend une grosse vague.
19:55vous êtes quand même embêté.
19:56Donc, ça ne veut pas dire que
19:58parce que vous avez fait une démarche
19:59des restos, vous avez tout de suite trouvé la solution.
20:01Vous avez déjà pointé le problème.
20:02Ça vous permet de travailler à la solution.
20:04Mais au-delà des événements climatiques,
20:06il y a le risque, par rapport aux limites planétaires,
20:08notamment des problématiques de ressources.
20:11Et ça, c'est quelque chose dont on parle très peu.
20:12mais la ressource énergétique,
20:14on peut dire ce que l'on veut,
20:16l'énergie carbonée va augmenter
20:18dans les 5 à 10 ans.
20:20Il y aura un choc de prix.
20:23Et on a des matières comme le cuivre, par exemple,
20:26où l'IA, l'IA, l'IA, certes,
20:27mais ça consomme du cuivre, l'IA.
20:29Eh bien, on a un problème
20:30parce qu'on lance des mines,
20:31mais le temps que les mines soient opérationnelles,
20:34il va se passer des choses.
20:36Donc, ça, ce sont des risques qu'il faut anticiper
20:38et qui sont extrêmement importants
20:40et qui sont vitaux même pour les entreprises.
20:42Alors, justement, sur l'intelligence artificielle,
20:44je m'appuie sur votre étude,
20:4652% des professionnels achats
20:48demandent désormais à leurs fournisseurs
20:50de baisser leurs prix
20:51en raison des gains de productivité générés par l'IA.
20:54C'est cohérent, c'est logique ?
20:55C'est logique.
20:56Aujourd'hui, on est en train de dire
20:57qu'il y a des coûts qui n'existent plus.
20:59Donc, la réduction de coûts
21:01part sur toute la chaîne de la valeur.
21:03Sauf qu'effectivement,
21:04on a toujours un prisme sur l'IA
21:06qui était de dire que ça permettait de faire plein de choses,
21:08sauf qu'en s'en fait plein de choses,
21:10ça permet de réduire les coûts.
21:11Et clairement, il y a plein de produits ou de services
21:14sur lesquels ça va toucher le consommateur final à la fin.
21:17Ça veut dire que ça influence profondément
21:19la relation entre le fournisseur,
21:22la négociation commerciale,
21:23c'est ce qui est en train de se passer ?
21:24En fait, le principe,
21:25quand on fait du travail intelligent avec ses fournisseurs,
21:27on regarde sa base de coûts
21:29et on essaie de l'améliorer.
21:31C'est-à-dire que, grosso modo,
21:32je vous aide à réduire vos coûts
21:33pour vous réduire les prix.
21:34Eh bien, sur l'IA,
21:35c'est exactement cette logique intelligente,
21:36d'achat intelligent.
21:37Je vais vous poser la même question.
21:39Est-ce qu'on peut lier cette recherche
21:40de performance économique
21:42via l'intelligence artificielle
21:43avec les objectifs RSE dont on parle ?
21:46Votre avis, pour commencer ?
21:47Alors, de temps en temps,
21:49ça marche très très bien.
21:50De temps en temps,
21:50les deux vont bien ensemble.
21:52De temps en temps,
21:52ils peuvent être contradictoires.
21:53Donc, il y a plein de démarches RSE
21:55qui sont conjointes
21:57avec une réduction de coûts.
21:58Si, par exemple,
21:59le grand classique,
22:00eh bien, votre transporteur
22:02fait un trajet plus court
22:03pour aller distribuer les produits,
22:05eh bien, naturellement,
22:06ça lui coûte moins cher
22:07et l'impact RSE est plus faible.
22:09Il y a d'autres endroits
22:09où, effectivement,
22:10il peut y avoir un coût au départ.
22:11Sachant qu'il ne faut pas regarder
22:13que le prisme coûte.
22:14Il faut regarder le prisme vente.
22:16On achète pour vendre, d'accord ?
22:18Et de temps en temps,
22:19acheter plus cher
22:20fait gagner de la valeur à l'entreprise.
22:22Si, demain,
22:23vous achetez local
22:24pour vendre local,
22:25vous pouvez acheter plus cher.
22:27Mais là,
22:28vous avez un bon impact RSE
22:29et surtout,
22:30votre client est content
22:31parce que vous achetez localement.
22:33Alors,
22:33ce n'est pas un débat
22:34sur l'impact
22:35de l'intelligence artificielle
22:36parce qu'il faudrait ouvrir
22:37le champ du poids
22:39d'une requête
22:40qu'on fait
22:40au chat ou à chat de DPT.
22:43Mais ça rentre quand même
22:44en ligne de compte.
22:45Oui,
22:46alors,
22:47sans rentrer dans le débat pur de l'IA,
22:48il y a des impacts
22:49environnementaux et sociétaux
22:51extrêmement larges
22:52et extrêmement indirects parfois
22:54auxquels il faut vraiment
22:55porter attention.
22:57Donc,
22:57sur certains éléments,
22:58c'est un progrès.
22:59D'ailleurs,
22:59nous,
23:00on lance,
23:00on est en test
23:01d'une évaluation des IA
23:02sur le plan
23:04de leurs impacts
23:05environnementaux et sociaux.
23:06Mais si on prend,
23:07mettons un exemple
23:08sur la formation.
23:09Vous dites,
23:10tiens,
23:10je vais réduire mes coûts
23:10d'achat de formation.
23:12Je vais prendre des modules
23:13avec un prestataire
23:13qui va me faire un truc
23:15avec de l'IA.
23:16Bon,
23:16OK,
23:16il aura réduit
23:17ses coûts de formation.
23:18Mais est-ce qu'il a monté
23:19en compétence
23:20au niveau qu'il attend
23:20ses collaborateurs ?
23:23Parce que le bénéfice,
23:25ce n'est pas de gagner
23:254 sous sur la formation,
23:27c'est que les collaborateurs
23:28soient plus performants.
23:30Donc,
23:30c'est ça.
23:30Dans certains cas,
23:31peut-être,
23:31si c'est une sensibilisation,
23:33il a sensibilisé plein de gens,
23:34OK,
23:34très bien.
23:34Mais quand on veut vraiment
23:35monter en compétence,
23:36il faut se poser la question
23:37de savoir,
23:38est-ce que la réponse
23:39apporte la valeur ajoutée
23:40dont j'ai besoin ?
23:41Et gagner un petit peu
23:42sur les achats,
23:43si c'est pour perdre
23:43en valeur ajoutée derrière,
23:44on a tout perdu.
23:45Il y a un élément fort,
23:47nouveau.
23:49Il y a quelques années,
23:50on voyait la volonté
23:51des entreprises
23:52de réduire leur dépendance
23:53à la Chine.
23:54D'accord ?
23:54Eh bien,
23:55cette année,
23:56ce n'est quasiment plus le cas.
23:57La volonté de réduire
23:58la dépendance à la Chine
23:59existe de moins en moins.
24:01Pour plusieurs raisons.
24:02La première,
24:02c'est que la Chine,
24:03ayant perdu comme client
24:04en grande partie
24:05des États-Unis,
24:07il se rabatte sur l'Europe.
24:08Aujourd'hui,
24:08les produits chinois
24:10sont beaucoup moins chers.
24:11Ils sont beaucoup plus flexibles
24:13en termes de produits
24:14et de services
24:15parce qu'ils sont en train
24:16de perdre un autre client.
24:17Et donc,
24:18il y a ce premier élément,
24:20ce qui fait que,
24:20évidemment,
24:21ça n'a pas obligatoirement
24:21un bon impact RSE,
24:22mais par contre,
24:23ça a un bon impact financier.
24:25Et de l'autre côté,
24:26les entreprises se rendent compte
24:27qu'il y a des endroits
24:27où elles ne pourront pas
24:29se passer de la Chine.
24:30Quand on part des terres rares,
24:32eh bien,
24:32on peut essayer tout ce qu'on veut,
24:33ça va être compliqué
24:34de se séparer de la Chine.
24:35Ah bah oui,
24:35elle en raffine 95%,
24:37donc effectivement,
24:38on ne s'en passera pas.
24:39On ne s'en passera pas.
24:43Évidemment,
24:44ça n'a pas obligatoirement
24:45aidé l'impact RSE,
24:46mais ça aide
24:47les éléments économiques.
24:49On veut de moins en moins
24:50se débarrasser de la Chine
24:51en France.
24:51Merci.
24:52C'est une autre leçon
24:53de cette étude
24:54Agile Bayer
24:56en partenariat
24:57avec le CNA.
24:58Merci à tous
24:59d'avoir participé
25:00à ce débat
25:01et à bientôt
25:02sur Bsmart4Change.
25:04On passe tout de suite
25:04au grand entretien
25:05de ce Smart Impact
25:06avec le patron de Sistra.
25:08Prêt pour l'impact ?
25:14C'est la question
25:14que je pose chaque jour
25:15à une personnalité
25:16qui compte
25:17dans notre économie.
25:18Je reçois aujourd'hui
25:19Jean-Charles Volery.
25:20Bonjour.
25:20Bonjour.
25:20Bienvenue.
25:21Vous êtes le président
25:22du groupe Sistra.
25:2430 ans de carrière,
25:25c'est ça,
25:25dans le groupe ?
25:26Oui,
25:27c'est ma 30e année,
25:28ma seule et unique société.
25:3030 ans de carrière
25:30dans le groupe Sistra.
25:31Comment vous l'avez vu évoluer ?
25:33Vous l'avez vu beaucoup grandir ?
25:34Déjà,
25:34quand je suis arrivé
25:35chez Sistra en 96,
25:37on était moins de 1 000.
25:39Aujourd'hui,
25:39on est 12 000.
25:40Donc,
25:41on a beaucoup grandi.
25:43On travaille dans 80 pays.
25:46Et à la base,
25:48Sistra était une société
25:49plutôt d'export,
25:50puisqu'on exportait
25:51à partir de la France
25:52de la connaissance
25:52dans le domaine
25:53de l'ingénierie
25:54ferroviaire internationale.
25:55Et aujourd'hui,
25:56Sistra est un vrai groupe
25:56international
25:57avec des implantations
25:58dans beaucoup de pays
25:59où on a aussi su créer
26:01des compétences locales
26:02dans les pays
26:03dans le domaine des transports.
26:05Je vais donner quelques chiffres.
26:06Plus de 12 000 salariés,
26:07vous l'avez dit,
26:07plus de 80 pays.
26:09Le chiffre d'affaires 2024,
26:10c'est 1,3 milliard d'euros.
26:12Près de 40 %
26:13d'augmentation
26:14du chiffre d'affaires
26:15ces deux dernières années.
26:16Et puis,
26:16un objectif
26:17à l'horizon 2030
26:19d'un chiffre d'affaires
26:20avec cette barre symbolique
26:21des 2 milliards d'euros.
26:22Peut-être que,
26:23je reviendrai sur la croissance,
26:25les objectifs de croissance,
26:26mais est-ce qu'on peut définir
26:27en quelques mots
26:28les différents métiers
26:29de Sistra aujourd'hui ?
26:30Sistra,
26:31déjà,
26:31c'est une société
26:31d'ingénierie.
26:32C'est-à-dire qu'on ne réalise pas
26:33avec demain,
26:34mais on conçoit
26:34des systèmes de transport.
26:36Donc,
26:37depuis les phases
26:37très amont
26:38ou un peu stratégiques,
26:40je dois transporter
26:41des personnes
26:41d'un point A
26:42à un point B,
26:43quelle est la meilleure solution ?
26:44Puis,
26:45on aide les maîtres d'ouvrage,
26:47donc les clients
26:47à préparer les appels d'offres,
26:50sélectionner les entreprises,
26:51on continue les études
26:52et puis,
26:53on accompagne jusqu'à la construction,
26:55on suit la construction,
26:56on s'assure que les projets
26:58sont construits
26:58selon la norme en vigueur
27:01et la mise en service
27:02et parfois,
27:03on accompagne
27:03l'exploitation des projets.
27:05On n'est pas exploitants,
27:06il y a d'autres sociétés,
27:07mais on peut accompagner
27:07l'exploitation des projets
27:08pour vraiment le cycle complet.
27:09Est-ce qu'il y a des modes ?
27:11Vous voyez ce que je veux dire ?
27:13C'est-à-dire que,
27:13moi,
27:13j'ai vu
27:13réapparaitre des tramways,
27:15par exemple,
27:16dans les villes.
27:17Est-ce qu'il y a des modes ?
27:18Il y a des solutions.
27:20Chaque pays
27:20a ses besoins.
27:22Quand on est dans 80 pays.
27:23Chaque solution,
27:25on retrouve des solutions
27:26qui arrivent
27:26à des périodes différentes.
27:28Parfois,
27:29on commence par des modes
27:30un peu lourds.
27:32On a vu l'Inde,
27:32par exemple,
27:33on est passé tout de suite
27:34à des gros métros
27:34parce que des gros besoins
27:36partaient de zéro
27:37sur les villes
27:38très congestionnées.
27:39Il fallait des gros systèmes
27:40de métros.
27:41Et puis, progressivement,
27:42on arrive plus loin
27:43dans les banlieues
27:44avec des systèmes
27:44plus légers.
27:45On commence à parler
27:47de métros légers,
27:48de tramways,
27:49de bus,
27:49de connectivité.
27:51Donc, voilà,
27:51ça dépend un peu
27:52des pays,
27:53des environnements
27:54et des configurations.
27:55Les métros,
27:56ils s'automatisent
27:57par définition
27:58un peu partout
27:59dans le monde ?
28:00Alors, non.
28:02Il y a
28:02le métro automatique
28:03qui est l'une des solutions
28:04qui est quand même
28:06assez développée
28:08dans un grand nombre
28:08de pays.
28:09Évidemment,
28:09on a en France.
28:10Le premier métro,
28:11d'ailleurs,
28:11un métro Sistra
28:12en 1983 à Lille,
28:14le premier métro
28:14au monde,
28:15c'est un métro
28:15en France.
28:16Le premier métro
28:17automatisé.
28:18Automatique,
28:18automatisé en France
28:20et dans le monde.
28:22Et ensuite,
28:22on en retrouve
28:23dans différents pays.
28:24On en retrouve
28:24à Dubaï,
28:25on en retrouve
28:25au Japon,
28:26etc.
28:27Mais ce n'est pas
28:27la solution unique.
28:28Il y a des métros
28:29classiques avec des conducteurs
28:31qui conduisent
28:32à conduire les trains.
28:32Donc, il y a des avantages
28:33au métro automatique.
28:34C'est parfois plus sécurisé,
28:36on peut rapprocher
28:37les trains,
28:37etc.
28:39Mais ce n'est pas
28:39une solution unique.
28:41Par contre,
28:41ce qui est unique,
28:42c'est qu'on commence
28:43à transformer
28:44des métros standards
28:45en métros automatiques.
28:46Et ça aussi,
28:47c'est un service particulier.
28:49Je crois que la première
28:49ligne automatisée
28:50est française,
28:51la ligne 1 du métro
28:52de Paris au monde.
28:54Aujourd'hui,
28:54on est capable
28:55d'automatiser
28:56des métros
28:57dans le monde ancien,
28:58de les rendre
28:59plus modernes,
28:59pour pouvoir
29:00rapprocher les trains
29:02et avoir plus de passagers.
29:04Je reprends
29:06les chiffres
29:06d'augmentation
29:07du chiffre d'affaires
29:08sur ces deux dernières années
29:08et puis cet objectif
29:09de milliards d'euros
29:10à l'horizon 2030.
29:12Qu'est-ce qui tire
29:13la croissance de Cistra ?
29:14Ce qui tire la croissance,
29:15c'est le besoin
29:15de transport.
29:16On voit l'urbanisation
29:18dans le monde
29:19augmente.
29:20Aujourd'hui,
29:21je crois qu'il y a 50%
29:22des personnes
29:22qui habitent dans les villes.
29:23D'ici 2050,
29:24il y en aura 7 sur 10.
29:26Donc, ça veut dire
29:272 à 3 milliards
29:27de personnes en plus
29:28dans les villes.
29:29Donc, des besoins
29:29de transport gigantesques.
29:32C'est une nécessité économique,
29:33mais aussi une nécessité
29:34environnementale.
29:35Vous parlez d'impact.
29:36On a besoin
29:37de transports
29:38plus décarbonés
29:39et ça,
29:41c'est une réalité.
29:42Donc, il y a un besoin,
29:43il y a une nécessité économique,
29:44il y a une nécessité
29:44environnementale.
29:45Donc, on voit
29:47quelque part
29:48une croissance
29:48à l'infini
29:49dans le domaine
29:50des transports publics.
29:51Ça veut dire
29:51que c'est mécanique
29:52quand une ville grandit,
29:54elle développe
29:56son infrastructure
29:58de transport.
29:59J'enfonce
29:59une porte ouverte,
30:00mais...
30:00Elle n'a pas vraiment
30:01le choix.
30:02Alors, il y en a
30:02qui ont tardé
30:03parce qu'il y a
30:04des problèmes économiques,
30:05d'organisation politique,
30:07mais finalement,
30:08on se rend compte
30:08que toutes les grandes villes
30:09n'ont pas le choix.
30:11Elles ont besoin
30:11de transporter les gens,
30:12d'amener les gens
30:13au travail,
30:14dans les écoles,
30:15dans les hôpitaux,
30:16faire des courses.
30:17Et ça,
30:18le transport,
30:20la voiture,
30:20n'est pas une solution
30:21infinie.
30:22Alors, je reviens
30:24sur la question,
30:25évidemment,
30:25on va beaucoup parler
30:26d'impact environnemental,
30:28impact sociétal,
30:29dans notre interview.
30:32Je disais,
30:32trois décennies de carrière
30:33dans le groupe CISRA.
30:34Ces enjeux-là,
30:35vous les avez vus apparaître
30:36il y a combien de temps ?
30:37Alors,
30:38on en parle vraiment,
30:39je veux dire,
30:40d'une manière structurée
30:41depuis,
30:42on va dire,
30:43une dizaine d'années.
30:43Les accords de Paris.
30:44Oui,
30:44les accords de Paris,
30:45même avant,
30:46ça commençait à être un sujet.
30:48Oui,
30:48il y a eu le Grenelle
30:49de l'environnement
30:49un peu avant.
30:50C'est-à-dire,
30:51chez CISRA,
30:51moi,
30:52jeune ingénieur chez CISRA,
30:53on concevait déjà,
30:54on cherchait déjà
30:55à optimiser les projets.
30:56Alors,
30:57pas forcément avec l'angle
30:58uniquement environnemental,
30:59mais on essayait
31:00de réduire l'impact
31:01de nos projets
31:02dans les villes.
31:03Et on a notamment
31:04développé des solutions
31:05techniques qui sont encore,
31:07qui ont évolué,
31:08qui sont maintenant
31:10exploitées partout dans le monde,
31:11de viaducs notamment,
31:12qui permettent
31:13d'économiser 30% de matériaux.
31:14Donc,
31:15sur les métros,
31:16on économise 30% de béton.
31:17Quand vous économisez
31:1830% de béton,
31:18évidemment,
31:20vous décarbonez
31:20d'une certaine manière
31:21vos transports.
31:22Donc,
31:22c'est un projet optimisé,
31:24mais qui optimise aussi
31:24l'impact environnemental.
31:27Alors,
31:27on va essayer d'être concret.
31:29Je prends un projet,
31:30un projet là,
31:31sur lequel vous travaillez.
31:32Comment vous intégrez,
31:34justement,
31:34les objectifs environnementaux
31:37à ce projet ?
31:38Alors,
31:38il y a...
31:39On parle beaucoup
31:40d'éco-conception.
31:41Est-ce que c'est systématique ?
31:42Est-ce que ça rentre
31:42systématiquement
31:43dans votre grille de lecture
31:44aujourd'hui ?
31:45On est leader
31:46dans le domaine
31:47des transports publics
31:48au niveau mondial.
31:48Donc,
31:49on a,
31:49c'est quelque part,
31:49une obligation
31:51d'influencer,
31:52de pousser nos clients.
31:54Alors,
31:54certains clients ont déjà
31:55des environnements,
31:57des encadrements,
31:58des besoins,
31:58des demandes précises
31:59dès leur appel d'offres
32:00sur la réalisation
32:02de projets éco-conçus,
32:03moins impactants,
32:04etc.
32:05D'autres ne l'ont pas encore.
32:06C'est une question
32:06de développement
32:08ou de priorité.
32:09Vous leur soufflez l'idée ?
32:10Mais nous,
32:11on se doit leur souffler l'idée.
32:12Donc,
32:13pour moi,
32:13ce que je souhaite
32:15et je pousse nos équipes
32:16partout dans le monde,
32:16c'est à chaque fois,
32:17même si le client
32:18ne pose pas la question,
32:19il faut se la poser.
32:20Alors,
32:21la solution n'est pas forcément
32:22évidente
32:23ou pas forcément adaptée,
32:25mais il faut poser,
32:26il faut proposer aux clients.
32:27Donc,
32:27nous,
32:27dès les phases amont,
32:28et c'est là l'intérêt
32:29quand on est impliqué
32:30dès les phases très amont,
32:31c'est d'intégrer l'impact,
32:33l'étude d'impact environnemental
32:35très en amont.
32:37Parce que c'est à ce moment-là
32:38qu'on décide comment on va
32:39aller du point A au point B,
32:40on va traverser quelle zone,
32:43quel va être l'impact
32:44sur l'environnement.
32:45Et on a aussi développé
32:45des outils chez Sistra,
32:46des outils informatiques,
32:48des solutions technologiques
32:50qui nous permettent
32:51de regarder plusieurs alternatives
32:52et à chaque fois
32:52d'estimer l'impact
32:53du projet,
32:55alors du projet
32:55dans ces phases de construction,
32:57mais aussi dans ces phases
32:58d'exploitation.
32:58Donc,
32:58le cycle complet du projet
33:00est ce qui nous permet
33:00de donner aux clients
33:01plusieurs alternatives.
33:03Voilà,
33:03si on fait ce type de projet,
33:06ça va,
33:07l'impact sera celui-là
33:08et sinon,
33:09un autre impact.
33:10C'est quoi ?
33:10Alors,
33:11peut-être que vous ne pouvez pas
33:12répondre à la question
33:13parce qu'il y a trop général,
33:14mais qu'est-ce qui impacte le plus ?
33:15C'est les matériaux ?
33:16C'est le tracé
33:17qu'on va choisir ?
33:19C'est un peu tout
33:20et c'est là la complexité,
33:21c'est qu'il faut voir
33:22ces multiparamètres,
33:23donc il y a le tracé,
33:24est-ce qu'on va passer
33:25à travers une forêt,
33:26couper un bout de terrain,
33:28une taille,
33:29un tunnel,
33:30etc.
33:30Il y a effectivement
33:32les matériaux,
33:33la quantité de matériaux,
33:33le type de matériaux
33:34et c'est là
33:35que l'éco-conception
33:36est vraiment intéressante,
33:38tester différents types
33:38de matériaux
33:39et ensuite,
33:40il y a la réalisation,
33:41parce qu'il faut des camions,
33:42des équipements
33:43pour apporter,
33:44pour bouger les matériaux,
33:45pour construire,
33:46etc.
33:46et ensuite,
33:47donc il y a la réalisation
33:48et ensuite,
33:48il y a l'exploitation,
33:50quel niveau d'énergie
33:51vous utilisez,
33:52etc.
33:53Donc c'est vraiment
33:53le cycle complet
33:54et la force d'outils
33:55comme Carbon Tracker
33:56chez Sistra,
33:57c'est de nous permettre
33:57vraiment de tester
33:59l'ensemble du cycle,
34:01de l'impact
34:02sur l'ensemble du cycle
34:03des projets.
34:05Est-ce que vous intégrez
34:05de plus en plus
34:06les risques climatiques,
34:08les épisodes climatiques
34:09extrêmes
34:10dans la conception,
34:11dans la réalisation
34:12de vos projets ?
34:13Effectivement,
34:13vous avez raison,
34:14il y a l'impact
34:14du projet
34:15sur l'environnement
34:16mais il y a aussi
34:17l'impact de l'environnement
34:18sur le projet.
34:18C'est ça,
34:18sa capacité à...
34:19Et ça,
34:20c'est de plus en plus
34:21prégnant,
34:22c'est de plus en plus important
34:23de l'intégrer aussi
34:24et là aussi,
34:25on a développé
34:27des outils spécifiques
34:27qui nous permettent
34:28d'avoir des prévisions
34:30météorologiques,
34:31des prévisions
34:31d'impact de l'environnement
34:34sur les projets.
34:35On a vu récemment,
34:35je ne sais pas si vous avez vu,
34:36des inondations majeures
34:38à Dubaï,
34:38en Dubaï,
34:39métro inondé,
34:41métro arrêté
34:42parce que
34:43pluie exceptionnelle
34:45jamais enregistrée
34:46dans l'histoire
34:47de Dubaï.
34:48Avant,
34:48on travaillait
34:49sur des modèles
34:50passés,
34:51sur l'expérience passée,
34:53maintenant,
34:53on doit prévoir l'avenir.
34:54Là aussi,
34:55on a des outils
34:55Clamé de Vise,
34:56par exemple,
34:56qui permettent
34:57de prévoir
34:57l'évolution
34:58de la température,
34:59l'évolution
35:00de l'hydrologie
35:01dans certaines zones,
35:01etc.
35:02Oui,
35:02parce que quand on construit
35:03un métro,
35:04il est là
35:04pour des décennies.
35:06Ah oui,
35:06un métro de Paris,
35:08il s'entend.
35:08espérons plus d'un siècle.
35:10Vous travaillez d'ailleurs
35:11là-dessus
35:11avec l'Indian Institute
35:12of Technology,
35:13c'est ça,
35:14pour intégrer
35:15cette question
35:15de risque climatique.
35:16C'est l'intérêt
35:17d'être une entreprise mondiale
35:18comme ça ?
35:19Vous allez chercher
35:19les expertises
35:21dans différents lieux ?
35:21Nous,
35:22évidemment,
35:22on a des partenariats
35:23mentionnés en Inde
35:24qui est un très grand
35:25pays pour Sistra
35:26car nos employés
35:28sont indiens
35:29donc c'est important.
35:30Moi-même,
35:31j'y ai passé 7 ans
35:31donc c'est un pays
35:32très important.
35:33C'est un pays
35:33dans lequel aussi
35:34on construit beaucoup
35:35de métros.
35:36On a des métros
35:37dans toutes les villes,
35:38des dizaines de lignes
35:38de métro.
35:39Donc il y a un vrai sujet
35:40et c'est vrai
35:41que l'impact environnemental
35:42et RSE
35:43vient progressivement.
35:44Ce n'était pas forcément
35:45la priorité numéro 1
35:46quand ils ont commencé
35:47mais aujourd'hui
35:48c'est de plus en plus important.
35:49Donc on s'associe
35:49effectivement
35:50à des instituts,
35:51des universités.
35:54On investit aussi
35:56sur des programmes
35:57de recherche
35:58mais dans chacun
35:59de nos pays
36:00où on est présent,
36:01on a vraiment aussi
36:01les compétences techniques
36:02du groupe
36:03et on les a amenées.
36:03Ce n'est pas l'Inde
36:04qui travaille
36:05le risque climatique
36:08pour l'ensemble des pays.
36:09Ah non,
36:09on se concentre
36:10sur le marché indien
36:12et ses spécificités.
36:13Mais alors ce qui est intéressant
36:14c'est de voir
36:15ce qui marche quelque part,
36:16comment on peut le dupliquer.
36:17Je crois que j'ai vu
36:18en préparant l'émission
36:18que vous avez créé
36:19une chaîne logistique
36:21100% neutre
36:21en carbone
36:22au Canada par exemple.
36:24Alors avec quel levier
36:25comment vous arrivez
36:26à ce chiffre-là ?
36:28On est organisé
36:32en business unit.
36:33Chacun de nos pays
36:34a aussi une capacité
36:35d'innovation
36:37et de développement
36:38et on essaie après
36:39évidemment de dupliquer
36:40l'utilisation de ces outils
36:41partout dans le groupe.
36:44Alors le Canada
36:44a recherché plusieurs outils
36:48notamment sur l'électrification
36:50des bus,
36:51des transports.
36:52On a développé
36:52l'optimisation,
36:53comment électrifier
36:54les systèmes de bus
36:55donc de les décarboner
36:56complètement.
36:57ça en fait partie
36:58et on travaille également
37:00sur, vous savez
37:00il y a beaucoup de fret,
37:01transport de fret au Canada
37:03sur des solutions
37:04pour limiter
37:06ou réduire
37:06l'impact carbone
37:08de ces projets
37:10de transport de fret.
37:11Est-ce que ça veut dire
37:12que la mobilité durable,
37:15vous avez un peu répondu
37:17tout à l'heure
37:17en disant que tous les pays
37:18ne sont pas au même
37:19degré de maturité
37:20mais est-ce que finalement
37:22ce n'est pas un levier
37:24de développement économique
37:25majeur pour parler
37:27de croissance prévisible
37:28dans la décennie à venir
37:30à un levier
37:31de croissance économique
37:32majeur ?
37:33Ce simple concept
37:34de mobilité durable.
37:35Ça conduit
37:37à réaliser des projets
37:38de mobilité
37:39qui sont effectivement
37:41efficaces
37:42à changer de modèle
37:43donc plus de transports publics
37:45moins de transports routiers
37:47donc beaucoup de solutions
37:49technologiques
37:49donc ça pousse l'industrie
37:50en fait,
37:51ça pousse l'ingénierie
37:52puisqu'on conçoit des projets
37:53de plus en plus de projets
37:54et ça nous permet aussi
37:56de nous différencier
37:56en tant que société
37:57puisqu'on est capable
37:58de proposer des solutions
38:00décarbonées
38:01ou optimales
38:02d'un point de vue
38:02impact environnemental
38:04donc c'est un vrai levier
38:05de différenciation
38:06et un vrai levier aussi
38:07qui pousse l'industrie
38:08qui pousse l'industrie
38:09de transport
38:09mais en général.
38:10Alors est-ce qu'il y a
38:11une spécificité française ?
38:12On va répondre ensemble
38:13à cette question
38:14c'est aussi la question
38:15qu'avait choisi de vous poser
38:16celui qui était à votre place
38:17la semaine dernière
38:18Alexandre Guérin
38:18le directeur général
38:19d'Ipsos BVA
38:20on l'écoute.
38:22Bonjour Jean-Charles
38:23alors dans une récente étude
38:24Ipsos BVA
38:25pour Europe Assistante
38:26sur la mobilité
38:28nous avons vu que
38:29les Français utilisent encore
38:30énormément la voiture
38:3186%
38:32et uniquement 41%
38:34d'entre eux
38:34utilisent les transports
38:36en commun
38:36ce qui est d'un chiffre
38:37assez bas
38:38dans la perspective de l'Europe
38:39où la moyenne est plutôt
38:40à 58%.
38:41Ma question est donc
38:42comment créer
38:43les conditions
38:44d'une transition
38:45vers les mobilités douces
38:46en France
38:47avec les spécificités
38:48de la géographie
38:49et de la culture française ?
38:51Alors je reprends la question
38:52merci Alexandre Guérin
38:53déjà est-ce qu'effectivement
38:55la France est un peu en retard
38:56en termes d'utilisation
38:57des transports publics ?
38:58On le regarde
38:58et on expliquera pourquoi
38:59parce qu'il y a des raisons
39:01alors la France
39:01est un pays modèle
39:04en termes de transports publics
39:05mais effectivement
39:05aujourd'hui
39:06la France
39:08quand on regarde
39:08les impacts carbone
39:10la partie transport
39:11de l'impact carbone
39:11en France
39:13c'est plus élevé
39:13que dans le reste de l'Europe
39:14dans beaucoup de pays d'Europe
39:15pourquoi ?
39:16Alors pourquoi ?
39:17Parce que la France
39:17est un pays
39:18où la population
39:20est assez répartie
39:21on a évidemment
39:22la région parisienne
39:23qui regroupe
39:26un grand nombre
39:26d'habitants
39:27mais après
39:27on a beaucoup de villes
39:28de petite taille
39:29et beaucoup de gens
39:30qui habitent
39:31dans une zone périurbaine
39:32donc le challenge
39:33c'est d'amener
39:34ces personnes
39:35de zones périurbaines
39:37dans le centre-ville
39:38pour des raisons
39:39évidemment
39:39qu'on peut comprendre
39:40mais aussi
39:41de les transporter
39:42de banlieue à banlieue
39:43et on voit
39:44qu'en France
39:45on développe
39:45des solutions
39:46il y a les CERM
39:47les systèmes
39:49de transport urbain
39:50les réseaux métropolitains
39:52qui doivent se développer
39:53pour amener
39:55les personnes
39:56dans le cœur
39:57dans le cœur des villes
39:57mais aussi
39:58on regarde
39:59le projet du Grand Paris
40:00notamment
40:00dont l'objet
40:01est connecté
40:02de banlieue en banlieue
40:03donc éviter
40:03de devoir prendre
40:05sa voiture
40:05pour aller d'un endroit
40:06de banlieue à banlieue
40:07donc ça c'est une première
40:08en France
40:10on y travaille
40:10il y a encore
40:11un peu de travail à faire
40:12il y a aussi
40:13est-ce qu'il y a un aspect
40:14psychologique
40:14ou culturel
40:15d'une certaine façon
40:16est-ce qu'on est plus
40:17attaché à la voiture
40:18que d'autres pays
40:20d'Europe
40:21alors je pensais
40:21peut-être que c'est un cliché
40:23à des pays du nord
40:23de l'Europe
40:24moi je pense que
40:25c'est plus une facilité
40:27relative aux solutions
40:30qui sont existantes
40:31encore une fois
40:32on a un bon système
40:33de transport en général
40:34mais on peut faire
40:35beaucoup mieux
40:35et il faut continuer
40:36à investir dans le domaine
40:37après il y a aussi
40:39et ça on le voit
40:40dans d'autres pays
40:41notamment Hong Kong
40:42où on combine
40:44beaucoup plus
40:45les stations
40:45avec les lieux de travail
40:47les lieux de commerce
40:49donc le fait de regrouper
40:50on appelle ça
40:51les développements orientés
40:52autour des transports
40:54et c'est de regrouper
40:55plus
40:55les différentes parts
40:57de la vie
40:58le travail
40:58les courses
40:59les écoles
41:00etc
41:01donc ça
41:02aujourd'hui
41:03on peut créer des hubs
41:05autour des stations
41:06et autour des projets
41:07de transport
41:07et ça c'est une voie
41:09aussi de développement
41:10dans le même
41:11après on a des pays
41:12vous l'avez mentionné
41:13qui ont plus de mode doux
41:14le vélo
41:14etc
41:15et on doit continuer
41:16à travailler
41:16sur ces solutions
41:17mais il faut des corridors
41:18assez longs
41:19sécurisés
41:20identifiés
41:20d'ailleurs on travaille
41:21pour Saint-Etienne
41:22sur le sujet
41:22par exemple
41:23alors c'est aussi
41:24un enjeu politique
41:25la place de la voiture
41:26dans la ville
41:27on est à quelques semaines
41:29du premier tour
41:30des élections municipales
41:31je peux citer
41:31une candidate
41:32Sarah Knafou à Paris
41:34qui propose
41:36de remettre
41:37des voitures
41:37sur les quais
41:38bas
41:39les quais de Seine
41:40on peut citer
41:41Jean-Monsieur
41:43Aulas
41:43à Lyon
41:44qui propose
41:45de creuser
41:45un tunnel supplémentaire
41:47sous Fourvière
41:47est-ce que
41:49là je ne vous demande pas
41:50de faire de la politique
41:50mais en regardant
41:51ce qui se passe à l'étranger
41:52est-ce que
41:53quand une ville
41:54développe son réseau
41:56de transport public
41:57est-ce que ça arrive
41:58qu'elle revienne en arrière
41:59vous voyez ce que je veux dire
42:00c'est-à-dire qu'on se dise
42:01parce qu'il y a une volonté politique
42:03on va remettre de la voiture
42:04ou est-ce que c'est irréversible
42:06quand il y a ce mouvement
42:06je pense qu'une fois
42:08c'est une question d'habitude
42:09on en parlait tout à l'heure
42:10de psychologie
42:11une fois qu'on a goûté
42:12aux transports publics
42:13et que ces transports publics
42:14sont efficaces
42:15on y reste
42:16alors après il y a des pays
42:18où on va parler
42:19de l'Amérique du Nord
42:20enfin les Etats-Unis
42:21tout est autour de la voiture
42:23mais malgré tout
42:24malgré tout
42:25on voit quand même
42:26des systèmes de transport
42:27urbain se développer
42:28on l'a vu sur New York
42:30New York
42:30puisqu'on cite
42:31on citait une ville
42:32en dehors de la France
42:33mais où il y a une taxe
42:35il y avait une taxe spécifique
42:37à l'utilisation de la voiture
42:38qui permet de financer
42:39les transports publics
42:40le changement politique
42:41a conduit à suppression
42:42de cette taxe
42:43donc on sent un retour
42:45pousser la machine
42:47dans l'autre sens
42:48mais c'est irréversible
42:49à la fin
42:49vous avez besoin
42:50de transporter les gens
42:51la seule solution efficace
42:52ce sont les transports publics
42:54dans les grandes agglomérations
42:55alors je vais reprendre
42:56vos objectifs
42:57d'émissions de gaz à effet de serre
42:59réduire de 42%
43:01les émissions
43:01sur les scopes 1 et 2
43:03et de 25%
43:04sur le scope 3
43:05c'est-à-dire les émissions indirectes
43:06d'ici 2030
43:08déjà
43:09on avance
43:11on est en 2026
43:12donc vous êtes
43:12dans la bonne trajectoire
43:13on est dans la bonne trajectoire
43:15évidemment
43:15on a des engagements
43:16on suit nos engagements
43:18etc
43:18mais ce que je voudrais
43:20expliquer
43:21c'est qu'en tant que société
43:21ingénierie
43:22finalement notre impact
43:23à nous
43:23carbone
43:24direct
43:25est assez faible
43:26oui
43:26on voyage partout
43:28dans le monde
43:28parce qu'on a des projets
43:29partout dans le monde
43:29etc
43:30donc il y a nos voyages
43:30etc
43:31donc on fait un effort
43:32on va continuer
43:32à y travailler là-dessus
43:33c'est sur le scope 3
43:34mais le vrai impact
43:36de Sistra
43:36c'est sur ces projets
43:37on en parlait tout à l'heure
43:38décarboner les projets
43:39vous savez
43:40on est dans des exemples
43:41de projets
43:41où en impliquant
43:43l'éco-conception
43:44sur un projet
43:45on élimine l'ensemble
43:47de l'impact carbone
43:48de Sistra
43:48en un projet
43:49donc Julien
43:50notre vrai impact
43:51notre plus gros impact
43:53c'est sur les projets
43:53c'est intégrer
43:54l'éco-conception
43:55dans nos projets
43:56et c'est là
43:56notre enraigement
43:57il y a
43:58alors je ne sais pas
43:59c'est un programme
44:00que vous appelez
44:01Green Metro
44:01alors c'est quoi Green Metro
44:03c'est justement
44:04la réflexion
44:06sur ce qui est déjà
44:07ou ce que doit devenir
44:08un métro
44:09de plus en plus
44:09oui c'est de pousser
44:10au maximum
44:11pour la décarbonation
44:14maximale
44:15des projets
44:15donc encore une fois
44:16ça implique
44:17l'ensemble du cycle
44:19la construction
44:20des projets
44:21l'exploitation
44:22et vraiment
44:23dans la durée
44:24dans la vie
44:25complète
44:26d'un projet
44:27question de Béotien
44:28j'assume
44:28quand on construit
44:29une voie ferrée
44:30est-ce que
44:31de toute façon
44:32c'est toujours
44:32la même chose
44:33ou est-ce qu'on peut
44:34réduire l'impact
44:35de la construction
44:36d'une voie ferrée
44:37bien sûr
44:38on peut réduire
44:39on le fait d'ailleurs
44:39on a des solutions
44:40techniques
44:41qui permettent
44:41encore une fois
44:42de réduire
44:42la quantité
44:43des matériaux
44:43de changer
44:44les matériaux
44:45par d'autres matériaux
44:46qui sont
44:46plus faibles
44:47plus minces
44:48par exemple
44:49pour avoir des couches
44:49plus faibles
44:50donc c'est vraiment
44:51l'éco-conception
44:52donc aujourd'hui
44:53encore une fois
44:54et moi je suis
44:55intimement convaincu
44:56parce qu'on dit souvent
44:57oui mais le
44:58si vous faites
44:59de la construction
44:59ça va coûter plus cher
45:00et bien non
45:01je pense qu'un projet
45:02optimisé dans son ensemble
45:04peut être un projet
45:05économiquement
45:06vraiment compétitif
45:08est-ce qu'il y a une part
45:09d'économie circulaire
45:10dans cette logique là
45:11alors je reste
45:12sur les matériaux
45:13le fait de réutiliser
45:15des matériaux
45:15sur des chantiers
45:16etc par exemple
45:17alors traditionnellement
45:18un projet de ferroviaire
45:19il y a la réutilisation
45:20de matériaux
45:20parce qu'on retire
45:21du terrain d'endroit
45:22donc l'optimisation
45:24de ces cycles
45:25et là aussi
45:26on a des solutions
45:26techniques pour ça
45:27l'optimisation de ces cycles
45:28est importante
45:29et permet effectivement
45:30le maximum de réutilisation
45:31après c'est le choix
45:32des matériaux aussi
45:33qui est clé
45:35il y a des solutions
45:36de béton
45:36qui ont moins d'impact
45:39le béton à carbone
45:40exactement
45:40il y a une émission
45:41sur le sujet
45:42etc
45:43donc encore une fois
45:44c'est oui
45:45il y a l'économie circulaire
45:46mais aussi
45:48il y a des choix
45:48de matériaux
45:49est-ce qu'elle se niche
45:50parfois
45:51parce que là
45:51on a effectivement
45:53il y a l'évidence
45:54sur un chantier
45:55de voie ferrée
45:56mais est-ce qu'il y a
45:57des lieux
45:57où l'économie circulaire
45:58se niche
45:59dans les projets
45:59de Cistra
46:00auxquels on ne penserait
46:01pas spontanément
46:02alors c'est pas une colle
46:03si vous n'en avez pas là
46:04comme ça qui vient
46:05c'est pas grave
46:05mais est-ce que vous vous dites
46:08on va essayer
46:09d'intégrer ça
46:11et d'en mettre un peu partout
46:12pour moi
46:13alors ça fait partie
46:13des formations
46:14en éco-conception
46:16qu'on fait pour tout le monde
46:17pour moi encore une fois
46:18mon objectif
46:19c'est que sur l'ensemble
46:20de 100% de nos projets
46:21alors c'est ambitieux
46:22le 100% de nos projets
46:23on se pose la question
46:24comment on peut faire mieux
46:25d'un point de vue environnemental
46:27encore une fois
46:27on n'a pas forcément
46:28dans tous les cas
46:29ça n'a pas forcément marché
46:30parce que tout n'est pas adapté
46:31les circonstances ne sont pas les mêmes
46:33mais oui
46:34je pense qu'on peut y arriver
46:35et on a les solutions
46:37et encore une fois
46:39c'est vraiment une question
46:39de culture
46:40de culture d'entreprise
46:41de fierté d'entreprise
46:42puisque chez nous
46:43on est fiers
46:43de ce qu'on fait
46:45et notamment
46:45de l'éco-conception
46:46de notre capacité
46:47à éco-concevoir les projets
46:49et donc d'intégrer ça
46:50dans le cycle
46:50de l'ensemble de nos projets
46:52Est-ce qu'on est dans un climat
46:55de backlash
46:57de retour de bâton
46:59sur les enjeux environnementaux
47:00aux Etats-Unis
47:01en Europe
47:01alors vous faites du business
47:02partout sur la planète
47:03est-ce que vous le ressentez ça ?
47:05Sincèrement
47:06c'est pas notre
47:06problème principal
47:08encore une fois
47:09la réalité est telle
47:11que les transports
47:12sont indispensables
47:13alors après
47:13ça peut générer
47:15des décalages
47:16sur certains investissements
47:17les conditions politiques
47:19ça peut faire passer
47:21des priorités
47:22l'une derrière l'autre
47:22mais in fine
47:23il faut le faire
47:24et à chaque endroit
47:25dans le monde
47:25de toute façon
47:25on ne travaille pas
47:27de manière simultanée
47:28donc il y a certains pays
47:29peut-être qui peuvent ralentir
47:31certains investissements
47:31on l'a vu l'année dernière
47:32pour des raisons X ou Y
47:34mais d'autres accélèrent
47:35donc à chaque fois
47:36pour moi
47:37il n'y a pas de risque
47:39qu'on arrête
47:41de faire des systèmes
47:41de transports publics
47:43Quels pays ont ralenti
47:44par exemple ?
47:45On a vu
47:45le Moyen-Orient
47:46notamment
47:46l'Arabie Saoudite
47:47pour des raisons économiques
47:49et de choix de priorité
47:52mais ça y est
47:53ça repart
47:53c'est un arrêt d'un an
47:55et puis finalement
47:55ça repart
47:56on a vu
47:56les pays nordiques
47:57en Suède
47:58pour des raisons
47:58de réorganisation
48:00vous savez
48:01les pays nordiques
48:01sont très proches
48:04de l'environnement
48:04mais pour des raisons
48:05de réorganisation
48:07des autorités de transport
48:10à décaler ces projets
48:11donc ça
48:12c'est notre vie
48:12c'est s'adapter
48:13et de mettre les ressources
48:15là où elles sont nécessaires
48:16mais pas de risque
48:17sur les projets
48:18de transports à l'avenir
48:19On va s'intéresser
48:19au S de RSE
48:21aux enjeux sociaux
48:22et sociétaux
48:23avec d'abord
48:24la place des femmes
48:24au sein du groupe Sistra
48:2528% des effectifs
48:27un indice égalité femmes-hommes
48:28de 92%
48:30alors vous êtes
48:31dans des métiers
48:33d'ingénierie
48:34et on sait
48:36que malheureusement
48:37malgré tous les efforts
48:38qui sont faits
48:39il y a toujours
48:40ce frein
48:41notamment chez les jeunes
48:42femmes
48:43chez les lycéennes
48:44les collégiennes
48:45puis les étudiantes
48:46d'aller vers
48:46les études scientifiques
48:48quand vous luttez
48:49contre ça ?
48:50Eh bien vous avez raison
48:50il n'y a pas assez de femmes
48:51mais il n'y a pas assez de femmes
48:52dans les écoles d'ingénieurs
48:54déjà
48:54puisqu'en France
48:55on en forme à peu près
48:5630% je crois
48:57dans les écoles d'ingénieurs
48:58mais dans d'autres pays
48:59c'est beaucoup moins
49:00on parlait de l'un tout à l'heure
49:01et le nombre d'ingénieurs
49:03est bien plus faible
49:04donc globalement
49:05Sistra
49:05on arrive à être
49:06aux alentours de 30%
49:07ce qui est déjà pas mal
49:08parce qu'on n'a pas
49:0930% de femmes ingénieurs
49:11partout dans le monde
49:12et c'est quelque chose
49:13qu'on pousse
49:16en France 42-43% de femmes
49:18parmi tous nos recrutements
49:20Donc vous êtes proactifs ?
49:22On est proactifs
49:22on a des
49:23on a évidemment
49:24on a Women Assistra
49:25donc on a des collectifs
49:27qui poussent
49:28dans cette direction
49:29on a du mentoring
49:30mais
49:31mais il faut traiter
49:32le problème à la base
49:33et là aussi
49:34on a trouvé
49:34on pousse des solutions
49:36donc il faut vraiment
49:37aller très jeune
49:38commencer à pousser
49:39le métier d'ingénieur
49:40dès le jeune âge
49:42donc on a développé
49:42des outils
49:43comme Engineering for Kids
49:44c'est des jeux
49:45qu'on amène dans les écoles
49:46pour apprendre
49:47ce que c'est que
49:47l'ingénierie ferroviaire
49:48aux jeunes enfants
49:49évidemment
49:49et c'est d'intéresser
49:51les femmes
49:52et les garçons
49:54et les garçons
49:55au métier
49:56de l'ingénieur
49:57de spécialité de transport
49:58ce qui à la fin
49:59je pense
50:00est un métier
50:00très attractif
50:01il faut pousser
50:02dès le jeune âge
50:03pour pouvoir trouver
50:04ces logiciels
50:05à la Fédération Syntex
50:07sur le site web
50:08Engineering for Kids
50:09et on fait ça partout
50:10dans le monde
50:10on fait ça partout
50:11dans le monde
50:11donc nos ingénieurs
50:13vont dans les écoles
50:14pour prêcher la bonne parole
50:16sur l'ingénierie de transport
50:17ça marche
50:18vous voyez l'impact
50:20c'est à dire que
50:20je sais pas depuis quand
50:22il existe
50:22c'est un peu trop tôt
50:25vous avez pas encore
50:25recruté les ingénieurs
50:27mais vous sentez l'étincelle
50:30parce que ça doit être
50:31assez magique
50:32de voir l'étincelle
50:33s'allumer dans l'île
50:33vous voyez tout de suite
50:34les enfants
50:35c'est un beau métier
50:37on est transporté
50:38on construit
50:39donc c'est des grosses infrastructures
50:41c'est concret
50:41et c'est utile
50:43et c'est utile
50:44et c'est pour le bien commun
50:44et ça c'est
50:45un enfant de bas âge
50:47peut le comprendre
50:48et on voit vraiment l'intérêt
50:49donc on va continuer à pousser
50:50et on va continuer à augmenter
50:52donc la proportion de femmes
50:53dans nos effectifs
50:54merci beaucoup
50:55Jean-Charles Vaudry
50:56et à bientôt
50:56sur Bsmart for Change
50:58on passe tout de suite
50:59à notre rubrique
50:59start-up et innovation
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