- il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00On va maintenant passer au signé Consigny, au débat avec Charles Consigny.
00:04Je vous en prie, vous allez laisser votre place à Charles Consigny.
00:07Bonsoir Charles et bonsoir Elsa Marcel.
00:09Je rappelle que vous êtes conseillère municipale Révolution Permanente à Saint-Denis,
00:14Pierre Fitte et avocate, tout comme votre confrère Charles Consigny, ici.
00:19Avant de vous écouter débattre du parcours des manifestations,
00:22savoir si elles doivent avoir lieu en centre-ville ou pas,
00:24c'est l'heure du 20-27, vous savez, c'est le petit résumé de l'actualité politique du jour.
00:28Aujourd'hui concocté par Raphaël Redon et Simon Terassier.
00:33Hier soir, on a sorti notre meilleur décor pour accueillir Bruno Retailleau.
00:39Vous découvrez le décor ?
00:40Vous découvrez le décor ?
00:41Non, non, non, le bureau Louis XV, pas de problème.
00:45Le décor est très élyséen, évidemment.
00:49Sauf que les dorures de l'Elysée n'ont jamais paru si loin pour l'ancien ministre de l'Intérieur.
00:55Je vais quand même donner les chiffres puisqu'on les mentionne.
00:57Le tout dernier sondage, c'est celui de ce soir.
00:59Et vous êtes dernier.
01:00Vous êtes à 4% dans ce dernier sondage.
01:03Ah oui, et alors ?
01:04Bien alors, on attend votre solution.
01:07C'est le minimum venant d'un fervent gaulliste.
01:09Je pense que tel que se dessinent les choses,
01:12il faudra une primaire sans doute en début d'année.
01:13C'est pour ça que ce que je propose,
01:15c'est qu'il y ait trois grands débats.
01:17Avec qui ?
01:17David Lissnard, évidemment, on est les plus proches.
01:20Et puis c'est les deux anciens ministres d'Emmanuel Macron.
01:26En voilà justement un des deux dans le nord pour évoquer l'immigration illégale.
01:32On voit bien le périmètre et le terrain d'expression des small boats finalement
01:36qui vont des places du Dunkerquois jusqu'à la frontière belge.
01:40Édouard Philippe, à la recherche d'un second souffle après avoir chuté dans les sondages,
01:45n'a pas hésité à nous mettre un joli vent en matière de sujets qui fâchent.
01:51Vous nous avez eu à proposer hier soir un débat, trois débats thématiques même avec...
01:54Alors je vous arrête, je vous arrête, je vous arrête.
01:58Tout ça est formidable, mais ici on est à 8 côtes.
02:01Les discussions sur les primaires, ça va bien.
02:03Moi, je veux qu'on parle des sujets qui concernent les Français.
02:05L'immigration donc, avec cette foi, une forte envie de discussion.
02:11Si M. Mélenchon a envie d'un débat pour discuter de ces sujets,
02:14je suis son homme, quand il veut, où il veut.
02:20Dans les derniers sondages, il y en a un qui ne cesse de grimper.
02:25David Lysnard.
02:27Si bien que sur Internet, certains ont trouvé un slogan à sa campagne.
02:31Il se passe quelque chose.
02:33J'ai enregistré des vidéos, j'y suis allé, sur les réseaux, ça a fonctionné.
02:38On n'est plus, il se passe quelque chose aujourd'hui, ça c'est sûr, il s'est passé quelque
02:41chose.
02:43Une popularité sur les réseaux sociaux et un soutien récent de Patrick Sébastien,
02:48que le candidat de Nouvelle Énergie accueille à bras ouverts.
02:52C'est quelqu'un qui a fait des choses dans sa vie et qui sait parler au grand nombre.
02:56Donc oui, toc toc, on arrive quoi, toc toc, voilà, c'est moi qui ne frappe pas la porte des
03:00élections.
03:01Une belle référence à un tube de l'artiste, devenu trend mondial sur TikTok.
03:08Mais 7 à 9% d'intention de vote, est-ce suffisant pour ouvrir les portes de l'Elysée ?
03:18Le petit résumé de l'actualité politique du jour.
03:21L'actualité de demain, c'est la journée de manifestation.
03:24Alors on a, selon les prévisions du ministère de l'Intérieur,
03:28500 000, 700 000 personnes attendues dans les rues de France.
03:31On n'a pas encore fait de prévisions sur Paris,
03:34parce que ce qui manque encore, c'est l'officialisation du cortège.
03:38Au départ, on a dit non pour aller de Bastille, non c'était de Concorde à Bastille.
03:44Et puis là, ce qui est proposé, c'est de faire République Nation.
03:50– Fini les cortèges en périphérie.
03:52– Donc on revient en centre-ville.
03:54– C'est quand même une victoire pour les manifestants.
03:55– Est-ce que c'est bien de revenir en manifester en centre-ville, Charles Consigny ?
03:58– Le droit de manifester est un droit constitutionnel
04:02que moi je ne souhaite pas remettre en cause.
04:05Néanmoins, je constate qu'en France,
04:07on en fait un usage quand même très soutenu du droit de manifester.
04:11et donc le bourgeois réactionnaire que je suis
04:16serait très heureux que nous systématisions le droit de manifester
04:21pas forcément au cœur de Paris.
04:23Et le Parisien que je suis fait remarquer
04:26que les Parisiens en ont quand même gros sur la patate
04:29de se farcir toutes les semaines
04:32et maintenant plusieurs fois par semaine
04:34des manifestations dans le centre de Paris
04:36avec tout le bordel qu'il y a à chaque fois
04:39les casseurs, les pillages, etc.
04:42Je comprends que certains en aient ras-le-bol
04:44et je pense aussi fortement aux commerçants
04:47qui en plus d'une conjoncture compliquée
04:50doivent se taper cette révolution permanente
04:53et je pense qu'il serait temps de se calmer un peu.
04:56– Il n'y a pas que les bourgeois réactionnaires
04:58qui sont contre les manifestations en centre-ville.
05:01Deux Français sur trois sont opposés
05:03aux manifestations en centre-ville
05:04selon notre sondage et l'âme qu'on publie aujourd'hui.
05:06Et donc je fais partie de ces deux tiers
05:09et je dirais simplement pour conclure
05:11qu'il y a quand même des belles manifestations
05:15qui peuvent se passer.
05:16Je me souviens de celles d'il y a 15 jours
05:17qui étaient autour de la place d'Italie
05:19si ma mémoire est bonne.
05:21Ça avait tout à fait de la gueule.
05:23Il y avait du monde
05:24et c'était pour autant pas en centre-ville.
05:27– Oui.
05:28– Vous avez quand même obtenu en partie gain de cause
05:31puisque si c'est République-Nation,
05:34c'est de nouveau un parcours assez traditionnel.
05:35– Mais pourquoi tenir absolument
05:37à rester en centre-ville d'ailleurs ?
05:38L'important c'est de manifester
05:39et de se compter.
05:40Ce n'est pas forcément d'être en centre-ville.
05:42– Alors plusieurs choses.
05:43Effectivement, je pense que c'est un premier recul
05:46de la part du gouvernement
05:47mais qui est largement insuffisant
05:48et j'y reviendrai.
05:48Mais surtout recul parce qu'il y a été contraint.
05:51Je rappelle que malgré effectivement
05:52les interdictions,
05:53la répression extrêmement brutale
05:55qui s'est abattue contre les manifestations,
05:56il y a notamment des étudiants
05:57qui ont défié les interdictions
05:59des étudiants à coordination régionale étudiante.
06:01Qu'il s'agisse d'étudiants
06:02qui ont manifesté au départ de Bastille le 31
06:05ou qu'il s'agisse d'étudiants
06:06qui ont manifesté dans le quartier latin,
06:07qui ont pris leur courage à deux bains
06:08et qui ont fait la démonstration
06:09que c'était possible d'y arriver.
06:10Donc je pense que le gouvernement
06:11il y est contraint.
06:12Or aujourd'hui, il continue de dicter un parcours
06:14puisqu'il impose aux organisations syndicales
06:16de faire République-Nation
06:17et non pas Bastille-Concorde.
06:19Et je vais aller au bout de mon propos.
06:20Si vous voulez, le problème qu'on a aujourd'hui,
06:22c'est qu'effectivement,
06:23il y a une offensive très très grave
06:24contre la liberté de manifester.
06:26Si vous laissez Charles Consigny
06:27décider qui et où on va manifester
06:30et qu'est-ce qui est autorisé,
06:31a priori, il n'y aura probablement
06:32que le meeting de Valérie Pécresse.
06:33Et croyez-moi, c'est très en décalage
06:35avec les aspirations de la population.
06:40Surtout que ce n'est pas juste
06:40les interdictions de parcours
06:41dont on parle aujourd'hui.
06:42C'est même des interdictions
06:44individuelles de manifester.
06:45Il faut savoir que le gouvernement
06:46utilise des mesures antiterroristes
06:48pour empêcher des syndicalistes,
06:51des antifascistes,
06:52des militants écolos de manifester.
06:54Ce n'est pas que ça.
06:54Ce qui pose problème au gouvernement,
06:58en fait, effectivement,
06:59vous l'avez expliqué,
07:00malgré le rabâchage sur la casse
07:02qui est en boucle
07:03sur tous les plateaux télé,
07:04les gens continuent de manifester.
07:05Ce qui pose problème au gouvernement,
07:07ce n'est pas la casse,
07:07c'est le principe de la contestation.
07:09Je vais vous dire une chose claire.
07:11On vous voit de la même manière
07:13si vous manifestez hors des centres-villes.
07:16Ça sera filmé, ça sera compté.
07:18Les chaînes info seront là.
07:19Mais là, c'est en centre-ville.
07:20Excusez-moi de vous corriger,
07:22mais je pense que ce ne sont pas
07:23les éditorialistes de BFM TV
07:24ni Charles Consigny
07:25qui ont la meilleure autorité
07:26pour expliquer à quoi ça sert de manifester.
07:28C'est une question.
07:28Bien sûr, on veut manifester.
07:30C'est les commerçants
07:31qui nous vont être en centre-ville.
07:31Et les Français.
07:33Parce qu'on veut manifester
07:34à côté des institutions
07:35qui sont celles qui imposent
07:36les passages en force
07:37contre lesquelles on se passe.
07:38Je vais vous dire sur une chose,
07:39si vous voulez.
07:39Non, mais je ne vais pas terminer
07:40ce que je voulais dire.
07:41Je ne suis pas allé au bout,
07:42si vous voulez.
07:42Il faut que ce soit un débat.
07:43Non, non, non, mais je termine juste
07:44parce que je ne suis pas allé au bout.
07:45Il faut que ce soit un débat.
07:45Moi, ce que je veux dire,
07:46c'est que si, effectivement,
07:46aujourd'hui, on laisse le cornu,
07:48le pen consigné de dire
07:50qui et où on peut manifester,
07:51ils vont tout nous prendre.
07:52Aujourd'hui, ils sont en train
07:53de réprimer des manifestations.
07:54Le cornu, le pen consigné.
07:55Ils sont en train de réprimer
07:56des manifestations de jeunesse.
07:57Demain, ils réprimeront
07:58de la même manière
07:58que vous manifestez
07:59pour l'augmentation des salaires.
08:01Et on se rappelle
08:01que les gilets jaunes
08:03ont commencé à sortir
08:04pour un problème de taxes
08:05et ils ont fini mutilés.
08:07Donc, si vous avez des gens
08:08qui n'ont pas de problème
08:09à éborner des adolescents
08:11dans les caméras du monde entier,
08:13des caméras du monde entier,
08:15imaginez-nous ce qu'ils vont faire.
08:16Donc, je n'ai pas de leçon
08:17à recevoir là-dessus.
08:18Moi, ce que vous dites là,
08:20ça montre bien la fiction
08:21dans laquelle vous essayez
08:22de nous faire vivre.
08:23Vous manifestez en centre-ville,
08:25vous avez un tracé en centre-ville,
08:27vous expliquez quand même
08:29que ça ne vous va pas,
08:29que vous en voulez un autre,
08:31qu'en gros,
08:31vous voulez manifester
08:32sous les fenêtres de l'Elysée.
08:34Mais il y a un régime déclaratif
08:35en France.
08:36Ça n'a jamais été au ministère
08:37de décider où et comment
08:38on manifeste.
08:39Déjà, ça ne vous va pas.
08:41Bien sûr que ça ne va pas.
08:42Et ensuite,
08:42il y a plusieurs manifestations
08:44par semaine
08:45depuis la rentrée.
08:46Oui, alors c'est normal.
08:47Il y a une colère
08:47extrêmement profonde.
08:48Et vous, en quoi
08:49vous transformez ça en
08:51il y a une grave atteinte
08:52à la liberté de manifester ?
08:54Oui, historique.
08:54Non, mais historique.
08:55Si vous voulez,
08:56moi, je ne suis pas universitaire
08:58mais j'ai lu 1984.
09:00Je sais quand un système
09:02totalitaire
09:02essaye de faire passer
09:04une vessie pour une lanterne.
09:06C'est exactement ce que vous faites.
09:07Vous manifestez tous les jours,
09:08vous dites
09:08on n'a pas le droit
09:09de manifester.
09:10On vous donne le tracé
09:11en centre-ville,
09:12vous dites
09:12on veut manifester
09:13en centre-ville.
09:14Donc, pardon,
09:15je constate juste que
09:17vous mentez aux gens.
09:19Vous vivez dans un monde parallèle.
09:22Pourquoi ?
09:22Puisque le bordel
09:23que vous décrivez,
09:24qui est-ce qui en est responsable,
09:25c'est vous et vos amis
09:26puisque la réalité,
09:28la réalité,
09:29c'est votre projet
09:30que les gens rejettent
09:31sachant que vous,
09:31vous voulez faire encore pire.
09:32Les gens, pourquoi
09:33ils sont dans la rue ?
09:34Parce qu'ils n'en peuvent plus
09:35de la casse des services publics,
09:36de la dégradation
09:37de leurs conditions de vie.
09:40Demain, il y a une grève
09:42massive qui se prépare.
09:43Demain, il y a une grève massive
09:44qui se prépare.
09:45Je voudrais dire une chose.
09:49Non seulement il y a des offensives
09:50contre le droit de manifester,
09:52mais c'est plus que ça.
09:53Il y a des enfants mutilés.
09:54Et moi, je voudrais dire une chose,
09:56c'est que cette offensive
09:56à laquelle on assiste,
09:57elle s'inscrit dans un projet
09:58de répression plus globale
09:59du gouvernement.
10:00Ce matin,
10:01j'étais aux côtés
10:01des enseignants de Paul-Éluard
10:03qui sont convoqués par dizaines
10:05à Saint-Denis,
10:05qui sont convoqués par dizaines.
10:06Pourquoi ?
10:07Parce qu'ils ont le malheur
10:07de faire grève
10:08et défendre leurs lycéens
10:09qui se faisaient charger
10:10tous les jours par la police.
10:12La réalité, aujourd'hui,
10:13c'est celle-ci.
10:14C'est celle d'une offensive
10:15contre le droit de grève,
10:16une offensive contre la liberté
10:17de manifester.
10:18Dans ma traquage historique,
10:19pour regarder ce que disent
10:22les organisations de défense
10:24des libertés publiques.
10:25Mais vous vivez dans quel monde ?
10:27Vous avez de la chance
10:28d'être en France
10:29qui est le paradis
10:30des révolutionnaires en carton
10:31et des gauchistes autoritaires.
10:33Ça, franchement,
10:34vous avez de la chance.
10:35Je pense qu'il n'y a aucun pays
10:36dans le monde.
10:36S'il y a quelque chose
10:37dont on est fiers en France,
10:38c'est que l'émeute
10:39et la grève générale,
10:40c'est bien une tradition française.
10:43Les meutes et la grève générale,
10:44c'est une tradition française.
10:46Regardez ce que c'est
10:47que la révolution française.
10:47Vous êtes comme Édouard Louis.
10:48Vous voulez de la casse ?
10:50Regardez ce que c'est
10:50que les grèves de 36.
10:52Regardez ce que c'est
10:52que mai 68.
10:53Et moi, je pense que demain,
10:55non seulement...
10:55En mai 68,
10:56on ne pillait pas les magasins.
10:57Non seulement...
10:58Mais attendez.
10:58En mai 68,
10:59on ne pillait pas les magasins.
10:59Vous écoutez l'ORTF, monsieur ?
11:01Vous savez ce qu'il racontait
11:02à la télé, à l'époque ?
11:03Parlez-moi correctement.
11:04Parlez-moi correctement.
11:05S'il vous plaît.
11:05Je vous parle très correctement.
11:06Non, non, non.
11:07Vous ne parlez pas correctement.
11:08Vous faites un geste
11:09qui n'est pas...
11:09Vous parlez correctement,
11:11Issa Marcelle, s'il vous plaît.
11:11Non, mais attendez,
11:12vous n'êtes pas prof, là.
11:13Je suis désolée.
11:13Je parle comme je veux.
11:14Ce n'est pas vous
11:15qui allez m'expliquer
11:15comment je parle.
11:16Non, mais entre adultes,
11:17on se parle correctement.
11:18Oui.
11:18Voilà.
11:19Vous n'allez pas faire la geste.
11:20Vous savez ce que disait
11:24l'ORTF sur mai 68 ?
11:26Ce que disait De Gaulle.
11:26Il parlait d'une pègre gauchiste.
11:28Regardez les images
11:29du quartier Latin.
11:30Ils expliquaient que c'était
11:30la nuit des barricades.
11:32Ils appelaient ça des émeutes.
11:33De Gaulle, mais d'ailleurs,
11:34De Gaulle, Elsa Marcelle,
11:37De Gaulle était un gros naze.
11:40Oui, moi, je ne suis pas gaulliste,
11:42évidemment.
11:42Ah, vous n'êtes pas gaulliste,
11:43bien sûr.
11:44Bien sûr.
11:45Sans douter un peu.
11:46Oui, mais franchement,
11:47franchement,
11:49vous savez,
11:49par rapport à De Gaulle,
11:50vous voyez, moi-même,
11:51par rapport à De Gaulle,
11:53je ne suis rien.
11:53Vous voyez ce que je disais ?
11:54J'ai l'humilité de le penser.
11:56Et je voyais,
11:57j'ai la gentillesse
11:58de ne pas vous dire
11:58ce que vous êtes
11:59par rapport au général De Gaulle.
12:00Vous voyez ce que je disais ?
12:01Non, mais...
12:01Moi, je ne suis pas dans votre tête
12:02qui délire
12:03que vous ne partez pas
12:04au général De Gaulle.
12:04Mais ce n'est pas le sujet.
12:05Ils savent où est le général De Gaulle.
12:06Oui, revenons à demain.
12:08Revenons à demain.
12:09Cela dit, là où vous avez raison.
12:10Non, mais là où...
12:11Permettez-moi de dire
12:11qu'on est dans des enfantillages.
12:13C'est de la gaminerie.
12:15Là où Elsa Marcelle a raison,
12:16c'est que le sondage Elab
12:19pour BFM TV
12:21montre que les Français
12:22soutiennent quand même
12:23cette colère.
12:24Elle est installée
12:25depuis un moment maintenant.
12:27On en est à l'acte...
12:28Je ne sais pas combien ?
12:29Demain.
12:29Il y en aura un autre samedi,
12:31effectivement.
12:32Et là, pour les Français...
12:34Il y a cette colère.
12:34Le pouvoir d'achat,
12:36il y a du chair...
12:37Non, mais si vous voulez
12:38faire dire une chose...
12:39Non, non, c'est bon.
12:40S'il vous plaît,
12:40un peu d'équité quand même.
12:42Allez, avancez.
12:43Un peu d'honnêteté.
12:44Un peu d'honnêteté.
12:45Moi, je constate quand même
12:47que le gouvernement
12:48a reculé devant
12:49toutes les demandes
12:50de la gauche en réalité.
12:51Il a retiré
12:52la réforme des retraites
12:53parce qu'il a retiré
12:54la réforme des retraites.
12:56Il ne peut pas donner
12:56un coup de pouce aux gens
12:57sur le carburant.
12:58Il faut dire la vérité aux gens.
12:59Il y a les stocks stratégiques
13:00dont le diesel.
13:01Il est fini par être obligé
13:03de libérer des stocks stratégiques
13:05qu'on gardait pour la guerre.
13:07Non, mais ce genre
13:08d'enfantillage et de...
13:10Excusez-moi, à mes yeux,
13:11je ne le dis pas contre vous,
13:12mais tout ça, à mes yeux,
13:13est une bouffonnerie.
13:14Je vous le dis franchement
13:15comme je le pense.
13:16Et je pense que les Français
13:17en sont conscients.
13:18Ça amène à ce que...
13:19Après, les Français,
13:20ils connaissent aussi
13:20des problèmes avec la vie chère.
13:21Mais oui, mais ça amène
13:22à la ruine du pays.
13:24Parce qu'on ne fait pas
13:26de réformes courageuses
13:28et parce qu'on laisse
13:29ces enfants
13:31déployer leur fiction
13:32pour s'amuser.
13:33Parce que je pense
13:34que Mme Marcel s'amuse beaucoup.
13:35Je ne la crois pas sincère
13:36à un quart de seconde.
13:37Je vous le dis comme je le pense.
13:38Eh bien, je crains
13:39qu'on mette le pays
13:41dans la merde
13:41de manière durable.
13:42Et quand on aura
13:43l'UFMI
13:44qui nous imposera
13:45un programme austéritaire,
13:47ce sera de votre faute.
13:48Non, mais attendez.
13:48Je ne sais pas
13:48dans quel moment...
13:49Là, vous l'aurez l'austérité.
13:49Mais il y a déjà
13:50une énorme offensive austéritaire
13:52qui date depuis
13:5310 ans de Macronisme.
13:54Laissez-moi terminer,
13:55je vous ai laissé parler.
13:56Pas un centime d'austérité.
13:56Moi, ce que je cherche à dire,
13:57c'est que non seulement,
13:58effectivement,
13:58il y a un mouvement de jeunesse
14:00qui a montré la voie
14:01depuis le mois de septembre
14:02où il y a eu la mobilisation
14:03du 17 octobre,
14:04mais que par ailleurs,
14:04demain, il y a une journée de grève.
14:05C'est important de le dire.
14:06Pourquoi ?
14:07Parce qu'en fait,
14:07le mouvement qui s'exprime
14:08depuis la rentrée,
14:09il organise différentes colères.
14:11Et non seulement la jeunesse,
14:12elle a montré la voie
14:13dans ce pays,
14:13mais surtout,
14:14ce qu'il faut qu'il y ait demain,
14:15c'est effectivement
14:15une grève générale.
14:16Une grève générale,
14:17qu'est-ce que c'est ?
14:18Non seulement,
14:19je vais y arriver,
14:20non seulement,
14:20c'est ce qui permettra
14:21de faire plier Macron
14:22et d'arracher réellement
14:23ses revendications,
14:24mais c'est plus que ça.
14:25C'est ce qu'il pourra faire la dé...
14:26Laissez-moi finir.
14:27Expliquez-moi,
14:28mais donnez-moi rien
14:29qui veut vous dire.
14:29Laissez-moi finir.
14:30Mais c'est trop long.
14:31Soyez plus synthétique.
14:32Non, mais c'est pas vous
14:33qui décide.
14:33Je ne comprends rien
14:42qu'est-ce que c'est
14:43que le sens
14:44de la grève de demain.
14:45Non seulement,
14:46c'est d'arracher
14:47des revendications
14:48qui vont bien au-delà
14:49du retrait de parcours sub,
14:51qui n'ont même pas
14:52été obtenu,
14:53mais c'est des augmentations
14:54de salaire.
14:55Taisez-vous.
14:56Et au-delà de ça,
14:59écoutez,
14:59ce que ça veut dire,
15:00c'est non seulement
15:01ce qui permettra
15:01de faire plier Macron,
15:02de faire reculer
15:03sur les revendications
15:04qui s'est exigées
15:06par le mouvement,
15:06mais c'est plus que ça.
15:07C'est ce qui va montrer
15:08au patronat et à Consigny
15:10qui fait tourner le pays.
15:11Et ça va permettre
15:12de montrer
15:13qui devrait le diriger
15:14le pays.
15:14Parce que c'est ça
15:15que la situation
15:15impose évidemment
15:16les travailleurs
15:17et les travailleuses.
15:18C'est ça que la situation
15:19elle est en train de poser.
15:19Cette jeunesse
15:20est en train de poser
15:20une question de système.
15:22Réponse.
15:23il peut augmenter
15:24les salaires ?
15:25Laissez-moi terminer.
15:26On a compris l'idée générale.
15:28Si vous voulez,
15:28vous laissez dérouler
15:30pour plus que moins.
15:31Je ne sais pas
15:31si vous avez remarqué.
15:33On a le décompte.
15:35La réalité,
15:36si vous voulez,
15:36la réalité,
15:38la question,
15:38c'est quel rapport
15:39de force vous imposez
15:40au patronat ?
15:41Est-ce que vous êtes au courant
15:41qu'il y a des cheminots
15:42en grève demain ?
15:43Vous pensez qu'ils font grève
15:43pourquoi ?
15:44Ils font grève tout le temps
15:45les cheminots,
15:46madame Marcel.
15:47Ils font plus grève
15:48qu'ils travaillent.
15:49donc ça va,
15:50mais si vous pensez
15:51que c'est si facile,
15:51ça fait 20 ans
15:52qu'ils font grève
15:52trois fois par semaine.
15:53Mais vous vivez dans quel...
15:54Vous avez déjà travaillé
15:55en 3 à 8,
15:56monsieur ?
15:57Vous savez ce que c'est
15:58de ne pas avoir de...
15:59Mais vous parlez au nom
16:00de qui ?
16:01Vous parlez au nom de qui ?
16:03Est-ce que vous avez déjà
16:04conduit un train ?
16:05Vous savez ce que c'est
16:06que les gens ont grève ?
16:07Mais vous non plus.
16:08Mais moi,
16:09je les défends,
16:09les cheminots.
16:09Mais pourquoi les salaires
16:10sont bas ?
16:11Parce que la retraite
16:12est à 60 ans.
16:13Pourquoi les salaires sont bas ?
16:15Parce qu'on paye des cotisations
16:16qui sont insupportables.
16:18Il y a des fonctionnaires
16:19qui payent plus de cotisations
16:21qu'ils ne perçoivent
16:22de salaire net.
16:23Vous le savez, ça ?
16:23Monsieur, est-ce que vous savez
16:24qu'il y a 9 millions de pauvres
16:25dans ce pays ?
16:26Il y a des profs d'université
16:28qui payent plus de salaire,
16:30qui payent plus de cotisations
16:32retraite qu'ils ne perçoivent
16:33de salaire.
16:34Parce qu'on paye pour la retraite
16:35des cheminots en grève.
16:37Donc arrêtez vos conneries.
16:38Non, mais attendez,
16:39je vais vous dire une chose, monsieur.
16:41Malheureusement, la France
16:42devient une espèce
16:42de jardin d'enfants.
16:43C'est ça qui est dramatique.
16:45C'est dramatique, c'est triste.
16:48C'est quoi votre situation ?
16:49Il n'y a pas de vous chouiner
16:49parce que le peine est où ?
16:50Évidemment, les gens ont envie
16:52de cipler la femme d'arrivée.
16:52C'est vous qui êtes en train
16:53de chialer.
16:54Moi, je suis très contente
16:55de la mobilisation.
16:56Moi, la mobilisation,
16:56je la soutiens.
16:57Je pense qu'elle doit s'approfondir.
16:58Je pense que la grève,
16:59elle doit s'étendre.
16:59Vous l'avez dit,
17:00vous voulez une grève générale.
17:02Vous voulez une grève générale.
17:03Bien sûr, parce que ça ne suffira
17:04pas une journée
17:06pour faire reculer le gouvernement.
17:09Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
17:10il y a des personnes comme vous
17:11sur les plateaux télé
17:12qui en réalité ne représentent
17:14qu'eux-mêmes.
17:14Moi, moi, moi, moi...
17:17Si on fait le ratio
17:19de voix électorale,
17:21avec la famille politique
17:24de Charles Consigny,
17:25il est haut dans les sondages.
17:27Vous voulez qu'on ramène
17:28le score de Valérie Pécresse
17:30aux dernières élections ?
17:31Mais qu'est-ce que vous avez
17:32pour que la famille Pécresse ?
17:33Mais soyez un peu féministe.
17:35Soyez un peu féministe.
17:37Elle, au moins,
17:37elle est allée au combat.
17:38Allez-y, vous aussi,
17:39à l'élection.
17:40Elle est élue, madame.
17:41Ce que je voulais dire...
17:42Non, mais allez à l'élection
17:43présidentielle.
17:44On verra si à la présidentielle,
17:45vous ferez plus que Pécresse.
17:46Non, mais surtout,
17:47ramenez ça au taux d'antenne,
17:48si vous voulez,
17:49aux moyens financiers.
17:49Essayez de dire
17:50ce que vous pensez vraiment.
17:52Parce que moi, j'ai peur.
17:53Si vous pensez vraiment ça,
17:54ça me fait peur.
17:54Surtout, la réalité.
17:55Moi, je pense que M. Consigny,
17:57il représente vraiment
17:58un monde périmé.
17:59La réalité, c'est que l'immense
18:01majorité de la population,
18:02elle n'en peut plus
18:03de ce système.
18:03Elle n'en peut plus
18:04de ce système
18:05à tous les niveaux,
18:06au niveau de leurs conditions de vie,
18:08de la dégradation
18:08des services publics.
18:10Et c'est minoritaire,
18:11les idées de la République.
18:12Non, mais si vous voulez,
18:13monsieur,
18:13est-ce que vous pensez
18:14qu'il y a combien de gens
18:14dans ce pays
18:15qui pensent qu'il faut supprimer
18:16400 000 fonctionnaires,
18:17qu'il faut moins d'argent
18:17dans l'école ?
18:18Vous n'avez pas vu M. Lissnard
18:20qui progresse dans les sondages
18:21chaque semaine ?
18:22Il propose 200 milliards d'économies.
18:25qu'il y a un tel niveau de révolte
18:26dans le pays ?
18:27Pourquoi vous êtes le seul à bien vivre aujourd'hui ?
18:30Édouard Philippe, Zemmour,
18:31ce n'est que des gens
18:32qui proposent des suppressions
18:33de postes de fonctionnaires.
18:35Additionnez-les !
18:36Et vous verrez combien
18:37ils sont, les Français,
18:38qui veulent ça.
18:38Vous pensez que vous êtes
18:39parmi les seuls
18:40à bien vivre dans ce pays ?
18:41Vous voyez le niveau de colère
18:42qui s'exprime.
18:43Vous vivez mal ?
18:43Vous avez l'air de vivre mal,
18:45Mme Marcel.
18:46Mais j'ai de la peine pour vous,
18:47ça se voit que vous bouffez
18:48des pommes de terre crues.
18:50Vraiment, ça se voit
18:50que c'est dur, votre vie.
18:52Avec votre petite boc
18:53rose bonbon sur votre iPhone,
18:55ça a l'air hardos,
18:56la vie d'Elsa Marseille.
18:57Je fais assez foutage de gueule
18:59à un moment.
19:00Moi, les Français modestes,
19:01ils me soutiennent.
19:02Ils m'envoient des messages
19:03de soutien tous les jours.
19:04Tous les jours,
19:05ils m'arrêtent dans la rue.
19:06Les mecs qui conduisent
19:07leurs camions,
19:08les chauffeurs de taxi,
19:09les artisans,
19:10les indépendants.
19:11Ils veulent aussi
19:11me gagner leur micro.
19:12Les contrôleurs SNCF,
19:14figurez-vous.
19:15Bah oui.
19:16Ça vous fait marre.
19:18Si vous pouviez baisser
19:19un peu hors d'ici.
19:20Tous les deux.
19:20Vous êtes en train de me dire
19:22que les cheminots
19:22qui vont faire grève demain,
19:23ils soutiennent votre programme.
19:24Mais vous vivez dans quel monde ?
19:26Moi, je vous explique ce que c'est.
19:27Déjà, il faut regarder les choses
19:28pour lui dire
19:29d'arrêter de parler en permanence.
19:30Vous parlez tous les deux.
19:32Non, mais ce que je vous dis,
19:33la réalité,
19:34il faut regarder un petit peu
19:34de quoi on parle de manière concrète
19:35et ce qui dérange Charles Consigny.
19:37C'est que depuis septembre,
19:38malgré la matraque,
19:39malgré les interdictions
19:40de manifester,
19:41malgré les mutilations,
19:42vous avez une immense partie
19:44de la jeunesse
19:44qui se mobilise
19:45avec un courage exemplaire.
19:47La Gen Z,
19:47il est en train de faire
19:48la démonstration
19:49qu'un autre avenir est possible.
19:52Un autre avenir est possible.
19:53Et c'est ça qui inspire
19:54les travailleurs
19:55qui demain se moindrent
19:56contre le fondu
19:57de M. Chouni et ses amis.
19:58J'avais compris Jay-Z.
19:59Je me disais
20:00qu'est-ce que Jay-Z
20:00vient faire dans la main.
20:01C'est Gen Z, effectivement.
20:03Moi, je suis triste
20:04pour ces jeunes qui...
20:05Merci, Charles Consigny.
20:06Ils sont tristes pour vous.
20:07Il fait plus de peine
20:08pour vous que pour eux.
20:08On est adultes,
20:09on devrait les aider.
20:10Merci, merci, merci, merci.
20:12Vous êtes pour qu'ils soient
20:13encore plus mutilés.
20:14Non, moi, j'ai envie
20:15qu'ils construisent une vie.
20:16C'est fini, c'est fini.
20:17C'est fini, c'est fini.
20:18Les micros sont éteints.
20:19Les micros sont éteints.
20:20Charles Consigny,
20:22Elsa Marcel, merci.