- il y a 10 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Place au signé Consigny, on va parler politique de la présidentielle, de cette campagne qui a déjà bien commencé.
00:08On va parler notamment de ce débat présidentiel qui semble être pris en otage par la rue.
00:13Messieurs, dames, installez-vous. Raquel Garrido, bonsoir. Merci d'être là.
00:18Charles Consigny, bonsoir.
00:19Bonsoir.
00:19Mais avant de débattre, le 20-27, comme tous les soirs, l'actualité de cette campagne.
00:26À six mois jour pour jour de l'issue de la présidentielle, plongeons-nous dans le calendrier.
00:321er mai 2027, fête du travail et manifestations monstres à prévoir.
00:382 mai, second tour de l'élection.
00:41Bonjour Raphaël Luxman.
00:42Bonjour.
00:43Un choc du calendrier qui, pour certains, justifierait d'avancer la date de l'élection présidentielle.
00:51Vu l'état de polarisation, vu l'état de détestation, vu l'état de violence dans la société,
00:56je pense que ce serait intelligent, effectivement, de changer la date de l'élection.
00:59Raphaël Luxman dans les starting blocks, sorti vainqueur de la primaire du Parti Socialiste,
01:04que certains, au centre, voudraient entraîner dans une deuxième primaire.
01:10Pas intéressés, on vous a dit.
01:12Cette primaire, c'est la primaire de ceux qui assument le bilan du macronisme,
01:16de ceux qui ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron, de ceux qui ont été ministres d'Emmanuel Macron.
01:20Et donc, ce n'est pas mon histoire.
01:26Cette histoire, c'est celle de Gabriel Attal, un candidat à la bourre dans les sondages,
01:32qui se verrait bien rafler la mise du bloc central.
01:37Aucun candidat, y compris Édouard Philippe, n'est en situation aujourd'hui d'être au deuxième tour de l'élection
01:41présidentielle.
01:42En rassemblant différents candidats, on n'a pas créé cette dynamique.
01:44Et je ne vois pas d'autre moyen que la primaire pour y arriver.
01:47Édouard Philippe, c'est quand même entre deux et trois fois plus d'intentions de vote que vous, monsieur Attal.
01:54On comprend mieux pourquoi le candidat Horizon n'en veut pas du tout de cette bataille entre anciens macronistes.
02:01Mais organiser une primaire, est-ce forcément une bonne idée ?
02:05Replongeons-nous en 2022.
02:07A l'époque, Valérie Pécresse remporte largement celle de la droite.
02:11Je suis venu vous dire que je suis une femme libre et indomptable.
02:16Et je garderai le cap jusqu'à l'Elysée.
02:19Le cap vers le crash.
02:22Moins de 5% au premier tour de la présidentielle.
02:24Alors la primaire, passage vraiment obligé pour l'Elysée ?
02:33Voilà, 2027 signé ce soir, Baptiste Besson avec Raphaël Redon et Simon Terrassier.
02:39Un mot sur cette primaire des démocrates, on va dire de la droite et du centre.
02:44Édouard Philippe n'en veut pas, il l'a dit hier soir chez nos confrères de TF1, Charles Consigny.
02:49Il a raison de refuser cette primaire, il dit que c'est source de division et de confusion.
02:54Dans sa position, il a mille fois raison.
02:57Il est encore loin devant les autres, même s'il s'effrite au fil des semaines.
03:04Il n'est pas là en l'état de certains sondages qualifiés pour le second tour.
03:09Mais il reste quand même celui qui est le plus près de s'y qualifier.
03:12Et ceux qui réclament la primaire sont en fait très loin derrière.
03:16Donc moi je le comprends à 1000%.
03:20Les macronistes ont un problème, c'est qu'ils sont macronistes.
03:23Et qu'à France, il n'en peut plus des macronistes.
03:26Donc ils ont un gros souci, même au second tour, d'essayer de réussir pour la troisième fois ce grand
03:32chantage
03:32d'aller voter pour nous pour pas que ce soit l'extrême droite.
03:35Donc il n'y a aucun membre, enfin représentant de ce secteur qui s'est imposé naturellement.
03:41La primaire est une modalité, on va dire la seule, qui soit sous la main.
03:45Mais pendant ce temps-là, c'est vrai que ce secteur s'effrite.
03:49Il s'atomise avec éventuellement la possibilité que certains d'entre eux commencent à regarder davantage vers la gauche.
03:56Puisque la gauche, elle est elle, arithmétiquement, si elle n'était pas divisée entre Mélenchon et Luxemane.
04:01Mais déjà d'une façon générale, il est quand même plus à même d'amener une majorité face à l
04:06'extrême droite.
04:06Alors, il y avait l'acte 3 de la mobilisation contre la vie chère samedi.
04:11Il y a une nouvelle journée d'action syndicale jeudi avec cet appel à la grève générale.
04:17Ça fait maintenant cinq semaines que l'actualité est rythmée par ces manifestations.
04:21Et donc le débat présidentiel, on a l'impression, se fait dans la rue.
04:25Mais est-il pris justement ce débat en otage par la rue ?
04:29Les candidats peuvent-ils encore se faire entendre hors des manifestations ?
04:32C'est notre débat ce soir. Charles Consigny, est-ce qu'effectivement il y a une prise d'otage de
04:36cette présidentielle par ceux qui crient le plus fort dans la rue ?
04:40Oui, je pense tout à fait. C'est-à-dire par l'extrême gauche, il faut dire les choses comme
04:46elles sont, et par la gauche.
04:48Moi, je pense que c'est une manière classique à gauche de fonctionner.
04:53C'est qu'on a une minorité qui prend en otage la majorité.
04:59Ça existe dans le débat politique, mais ça existe aussi dans les rédactions, ça existe dans les entreprises, ça existe
05:08dans toutes les organisations.
05:09C'est une vieille méthode.
05:11Ils sont trois, quatre sur dix, sur vingt, sur cent.
05:15Ils sont là le pourcentage que fait Mélenchon.
05:19Et ils voudraient prétendre représenter l'intégralité de la population.
05:24On le voit parmi les mouvements lycéens, par exemple, parmi les lycéens, les représentants des lycéens ne représentent absolument pas
05:31tous les lycéens, et même pas une majorité de lycéens.
05:33Ils représentent à peine une toute petite fraction, mais ils mettent un couteau sous la gorge des autres, ils usent
05:43d'autoritarisme en disant soit vous êtes de notre côté, soit vous êtes des fascistes.
05:47C'est la fascisation de l'adversaire, c'est la vieille méthode de la gauche.
05:51Donc ces manifs, moi je les prends pour ce qu'elles sont.
05:54Elles expriment quelque chose, elles ne sont pas passées par perte et profit, mais elles n'expriment certainement pas l
06:02'avis de la majorité de la population qui n'est pas dans la rue.
06:06C'est cocasse votre analogie avec un groupe minoritaire qui prendrait un otage, un groupe majoritaire, parce qu'on peut
06:13quand même plaider que dans ce pays, un des gros soucis, c'est qu'il y a les 53 milliardaires
06:17et 1500 foyers fiscaux qui possèdent plus de 100 millions d'euros,
06:21qui, refusant de payer davantage d'impôts, notamment la taxe Zuckmann, c'est-à-dire refusant de payer ce qu
06:28'il faut payer davantage pour payer les chaises, le bâti scolaire, les profs, leur salaire, etc.,
06:33c'est eux qui font en réalité mettre le pays à feu à 100.
06:37En fait, si c'était vraiment si minoritaire que ça, ce qui était exprimé dans ces manifestations-là, je pense
06:43que ça ne vous poserait pas d'inquiétude.
06:45Ce qui vous inquiète, c'est que cela exprime une aspiration profonde et très majoritaire dans le pays.
06:54Les Français sont, pour l'éducation, pour le droit à l'éducation, de qualité, sont plutôt heureux que les enfants
07:00aspirent à étudier.
07:03Quand on est parent, notre rêve de parent, c'est que nos enfants aient envie d'étudier.
07:08On préfère une génération qui a envie d'apprendre plutôt que le contraire.
07:12Donc aujourd'hui, au contraire, je trouve que ces mobilisations-là, elles reflètent quelque chose d'assez consensuel dans la
07:19société française.
07:20Les profs, il faut les respecter, il faut les payer.
07:23Les jeunes, les lycéens, mais ils travaillent, ne vous inquiétez pas.
07:26Pas les profs absents ?
07:27Alors, comme toute personne qui est absent, Charles Consigny, elles ne travaillent pas.
07:31Non, ils ne sont pas plus absents, ils sont juste moins remplacés.
07:33Pourquoi ils ne sont jamais là alors ?
07:35Ce n'est pas vrai qu'ils ne sont jamais là.
07:36Les profs absents, ils ne sont pas là ?
07:38Vous voyez, c'est ça le problème, c'est qu'en fait, on a des gens qui veulent apprendre, ils
07:41veulent étudier.
07:42Ils avaient une télé, et donc ils racontent quand même n'importe quoi, comme vous, c'est un concernant.
07:46Non, ils ne veulent pas étudier. Je suis désolé, les jeunes qui sont dans la rue, ils ne veulent pas
07:49étudier.
07:50Non, ils veulent quoi ?
07:54Ils veulent étudier avec de meilleures conditions.
08:03Alors que Mélenchon, c'est la figure même du leader d'extrême-gauche, qui fait semblant de vivre comme le
08:11peuple, alors qu'en fait, il vit comme un abab.
08:13On a appris qu'il avait une retraite par capitalisation, d'ailleurs.
08:15Bien sûr, c'est un des plus riches de la classe politique.
08:18Il prend une fois le métro, il est applaudi.
08:20Moi, je suis désolé.
08:21Après, vous ne pouvez pas résumer le mouvement lycéen à des gens qui ne veulent pas aller en cours.
08:25J'ai été volontairement un peu provocateur avec Raquel.
08:27Moi, je respecte les professeurs.
08:29Je pense qu'il faut mieux payer les professeurs.
08:31Je pense que l'absentéisme de certains professeurs est dû aussi au fait que les rémunérations ne sont pas assez
08:37élevées.
08:37Mais je pense qu'en échange d'être mieux payés, il faut qu'ils soient plus présents.
08:41Premièrement, il n'y a pas d'absentéisme chez les professeurs, il n'y en a pas.
08:44Revenons quand même sur cette présidentielle.
08:46C'est vrai que depuis cinq semaines, on a l'impression que c'est un match entre, on va dire,
08:52le parti de la rue que représenterait Jean-Luc Mélenchon et le parti de l'ordre que veut incarner Marine
08:57Le Pen.
08:58Ça, c'est un panorama que vous vous mettez en place.
09:01Et que tous les autres...
09:02La réduction ad-mélenchonisme de chaque personne qui, dans ce pays, demande le droit à étudier, c'est un peu
09:09facile.
09:09Je peux terminer, Raquel Gardot, ma question.
09:10Même Raphaël Glucksmann dit, moi, je ne peux plus bouger, je ne peux rien dire, je suis trollé par les
09:15Insoumis.
09:16On a vraiment l'impression que les autres candidats n'existent pas parce que c'est la rue qui commande
09:22aujourd'hui l'actualité.
09:23Mais pardon, mais le mouvement syndical, il est autonome et indépendant des mouvements politiques et en particulier de la France
09:29Insoumise.
09:29Pas vraiment.
09:30Alors, ah bon ? Vous pensez que Sophie Binet...
09:33Quand on trouvait les députés Insoumis qui étaient dans les lycées au début du mouvement, il y avait quelques convergences.
09:38En tant que militant de gauche, vous soutenez le mouvement social que vous, du coup, ipso facto, substituez à celui
09:47-ci.
09:47C'est pas... En vérité, c'est très difficile de se substituer au mouvement social.
09:51Le mouvement social, personne n'a de bouton pour le déclencher.
09:54Il se trouve qu'aujourd'hui, il est là, il est puissant.
09:56Et la question qui est intéressante, à mon sens, c'est comment se fait-il qu'alors que dans six
10:00mois, il va y avoir, on va dire, une élection
10:04qui devrait purger un certain nombre de grands débats dans notre pays,
10:07comment ça se fait qu'il y a cette sensation un peu au fond que l'urne ne va pas
10:12régler le problème ?
10:13Et que du coup, il ne faut pas laisser...
10:15On fait déjà le troisième tour avant le deuxième tour.
10:16Et qu'il ne faut pas laisser au mouvement partisan...
10:18C'est exceptionnel. Ça, c'est la démocratie selon la gauche.
10:21C'est phénoménal.
10:22Pas du tout.
10:23Vous venez de dire, vous dites...
10:24Vous avez anticipé la victoire de Marine Le Pen au défi de la gauche.
10:27Et ça ne réglera pas le problème, donc on doit battre le pavé.
10:29Alors, je peux préciser si ça vous intéresse.
10:31Si aujourd'hui, vous êtes de gauche ou militant de l'éducation, etc.,
10:36quel est votre chemin pour garantir la victoire à gauche aujourd'hui, à la présidentielle ?
10:41La gauche, elle est divisée en deux blocs.
10:42Donc, c'est ça, vous anticipez votre défaite.
10:44Vous dites, obtenons ce qu'on peut obtenir maintenant,
10:46parce que de toute manière, dans six mois, ça ne sera pas la gauche au pouvoir.
10:48Moi, d'une façon générale, je pense que je n'oppose pas le mouvement social,
10:51la grève et la manifestation au mouvement politique.
10:53Mais je note qu'historiquement, c'est en général pas juste avant les présidentielles
10:57qu'il y a des grands mouvements sociaux.
10:58Je n'ai jamais vu ça, moi.
10:59Je n'ai jamais vu des manifs de cette ampleur avant les présidentielles.
11:02Ça dit quelque chose.
11:03Et je pense que ce que ça dit, c'est qu'en fait, il n'y a pas, à gauche,
11:07mais même au centre, et on en parlait à l'instant avec les macronistes,
11:11de dispositifs opérationnels qui permettent aux Français de se dire,
11:15tiens, on va passer l'étape du macronisme,
11:18on va tourner la page du macronisme et on va éviter l'extrême droite,
11:21grâce au dispositif qu'elle a.
11:22Je suis désolée.
11:23Les candidats tels qu'ils sont là, aujourd'hui,
11:25ne répondent pas de façon certaine aux aspirations des Français.
11:28Donc, la démocratie et le peuple, ils trouvent d'autres chemins
11:32qui sont au demeurant pacifique.
11:34Non, mais ce que dit Raquel est sans doute juste,
11:37c'est qu'effectivement, je pense que s'il y a ces mouvements sociaux maintenant,
11:42ces manifestations maintenant, c'est parce qu'effectivement,
11:45il y a toute une partie des Français qui ne voit pas comment
11:49elle peut éviter la victoire du Rassemblement national,
11:53de l'extrême droite, de Marine Le Pen, au mois de mai prochain.
11:56Et donc, ils manifestent maintenant,
11:58et c'est une espèce de manifestation de leur désarroi aussi.
12:02Mais il appartient à la gauche de s'unir,
12:04puisque à gauche, il n'y a pas beaucoup de pudeur
12:08à s'allier avec l'extrême gauche,
12:09ce qui pourrait poser question quand même, chère Raquel.
12:12Sur l'éducation, c'est simple, sur la fiscalité,
12:16il y a aujourd'hui 192 députés du Nouveau Front Populaire,
12:19ils devraient être en train de faire une offre pour gouverner.
12:21Le deux poids de mesure est génial chez vous,
12:22parce qu'à droite, il y en a quand même quelques-uns,
12:26alors je vous accorde, il y en a de moins en moins,
12:27mais qui tiennent la digue, si vous voulez,
12:29qui tiennent quand même une espèce de...
12:31Il y en a quand même qui tiennent une séparation
12:34avec le Rassemblement national,
12:36et il n'y a pas d'alliance officielle,
12:38ni de projet en ce sens, en tout cas en l'état de ce qui est exprimé.
12:41Alors qu'on voit bien qu'à gauche, c'est plus décomplexé, disons.
12:45Il n'y a guère que le jeune Glucksmann,
12:47qui essaye sur son frêle esquif
12:50de maintenir la ligne d'une gauche qui soit non-mélenchoniste.
12:54Mais je suis d'accord avec vous sur le fait
12:56qu'ils peuvent s'annuler l'un l'autre,
12:58et ce faisant, se priver de la possibilité
13:01de battre Marine Le Pen.
13:04C'est une bonne analyse.
13:06En juin 2024, lorsque le Nouveau Front Populaire
13:09s'est constitué et a présenté
13:12577 candidats aux législatives,
13:14ce n'était pas une gauche mélenchoniste.
13:15D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon n'était même pas
13:17un candidat aux législatives.
13:18Si, c'était une gauche mélenchoniste.
13:19Donc, la France Insoumise, elle avait ses candidats.
13:21Non, non, j'avais regardé le programme
13:23du Nouveau Front Populaire,
13:24à quel, franchement,
13:25ce n'était pas un programme de gauche modérée.
13:27C'était un programme d'extrême-gauche.
13:29Parce que la taxe Zutman, pour vous,
13:30c'est l'extrême-gauche ?
13:31Non, mais moi, je m'en fous de la taxe Zutman.
13:33Vous pouvez l'appliquer, si vous voulez.
13:34Bon, alors, ça, ce n'est pas l'extrême-gauche.
13:35Ce n'est pas du tout mon sujet.
13:36C'était quoi qui était l'extrême-gauche dans le programme ?
13:37Par exemple, les 90 % d'impôts,
13:39au-dessus d'un certain seuil
13:41qui n'était pas si élevé,
13:42vous taxiez à 90 %, par exemple.
13:45Il y avait même un simulateur en ligne.
13:48On pouvait rentrer un chiffre
13:50et voir à combien on serait tondus.
13:52Ce qui était bien la preuve,
13:53que la majorité des Français
13:54n'était pas concernée par les hausses d'impôts.
13:57Pourquoi ?
13:57Parce que, justement...
13:58C'était associé à partir de 4 000 euros, quand même.
14:00Au contraire, vous aggraviez l'injustice.
14:03C'était à partir de 4 000 euros.
14:04De ceux qui payaient déjà beaucoup
14:06et vous allégiez pour ceux qui payaient presque rien.
14:08Écoutez, on peut parler de tout ce que vous voulez
14:10de fiscalité.
14:11C'est tout.
14:11Et vous pouvez appeler ça l'extrême-gauche.
14:13Est-ce qu'on peut revenir à un débat sur la présidentielle ?
14:15Est-ce qu'elle est prise en tête ?
14:15Ça n'a rien à voir le fait,
14:17si vous voulez, de débattre au sein de la gauche
14:19pour le fait de savoir s'il faut plus ou moins
14:21de taxe Zuckmann,
14:22à quel moment il faut traquer davantage,
14:24avec le fait de courir derrière les thèses
14:26de l'extrême-droite.
14:27D'accord ?
14:27Donc, aujourd'hui,
14:29il n'y a rien qui s'oppose au fond
14:30à ce que ces 9 millions d'électeurs
14:32du nouveau Front populaire
14:33puissent aller ensemble
14:34aux élections législatives et présidentielles.
14:37C'est un parti au relon quand même
14:38tout à fait problématique.
14:40Et c'est marrant parce que
14:41quand c'est l'extrême-gauche,
14:42ça ne vous dérange pas.
14:44Si...
14:44Imaginez une seconde...
14:44Est-ce que vous appelez, vous,
14:45extrême-gauche ?
14:48Mme Garrido, imaginez un instant
14:51que Marine Le Pen ait fait des blagues
14:54sur les noms de famille
14:55de Glucksmann et Epstein.
14:57Imaginez qu'elle ait fait ricaner sa salle
14:59en disant Glucksmann, Epstein, etc.
15:02Oui.
15:02Et que...
15:03Elle l'a fait d'ailleurs.
15:04Non, elle ne l'a pas fait.
15:05Et Jean-Anne Bardella, pardon.
15:06Non, elle ne l'a pas fait.
15:06Je suis désolé.
15:08On a des vidéos de Marine Le Pen
15:10avec des propos de Jean-Anne Bardella
15:12qui est auteur de propos en qui s'est mis.
15:13Oui, il avait 17 ans.
15:15Là, on parle de ce qui se passe maintenant.
15:17Donc, vous reconnaissez, chère Raquel,
15:18que ces vannes de M. Mélenchon
15:21étaient des vannes antisémites
15:23puisque vous les mettez sur le même plan
15:24que les écrits antisémites de Bardella.
15:26Imaginez qu'il y ait eu ça
15:27et que la droite vienne ici dire
15:30voilà comment on va s'allier
15:32avec Marine Le Pen dès le premier tour
15:34pour être sûre de battre la gauche.
15:35Mais vous hurleriez à la collaboration,
15:40vous péteniseriez vos interlocuteurs.
15:42J'ai compris votre argument
15:43et je vais vous y répondre.
15:44Mais c'est marrant parce que
15:45quand c'est la gauche,
15:47c'est plein de...
15:48Voilà, c'est pas grave.
15:50Là, vous êtes mal tombé.
15:50C'est un peu comme le scandale.
15:51Je termine par là.
15:52Mais non, mais je termine pas.
15:53Vous êtes tombé sur la mauvaise personne
15:55quand vous parlez de mentionnage
15:56vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon.
15:58Il y a des pédophiles dans le péris scolaire
15:59et des pédophiles dans le péris scolaire.
16:03Pourquoi est-ce que la gauche municipale,
16:05la majorité de Mme Hidalgo et de M. Grégoire,
16:09ont fait l'objet d'une telle mentionnage ?
16:10Il y a des poursuites judiciaires.
16:12Parce qu'ils sont de gauche.
16:12Vous auriez eu ça dans une mairie de droite.
16:15Vous auriez eu des unes de Libé quatre fois.
16:18C'est honteux parce que la raison pour laquelle
16:21dans ce pays, il y a une inefficacité de la lutte
16:24contre la pédophilie, contre les menaces
16:26et les violences faites aux femmes et aux enfants,
16:28ça n'a rien à voir avec la gauche.
16:30Ça a l'air pour savoir l'échec de la police
16:32et de la justice d'une façon générale
16:35a aussi à voir avec le fait que vous avez
16:38dans la police et dans la justice
16:39des regards xénophobes qui font qu'ils cherchent
16:42plutôt les étrangers, les musulmans,
16:44plutôt que les vrais criminels et les vrais délinquants.
16:46La pédophilie dans le périscolaire à Paris,
16:49c'est de la xénophobie.
16:50L'extrême droite jamais ne s'en prendra
16:52aux délinquants, aux pédophiles,
16:54aux criminels d'une façon générale
16:56parce qu'ils vous expliquent que la seule chose
16:57qui est importante en matière de justice,
16:59c'est de pourchasser les immigrés
17:00et de pourchasser les musulmans.
17:01Bon, bon, retournement.
17:02Non, non, c'est la réalité.
17:03On a un problème structurel dans ce pays.
17:05Tout le monde l'a compris.
17:06C'est que tant que les policiers et les juges
17:08continueront de pourchasser d'abord les étrangers
17:11et les musulmans,
17:12ils ne pourchasseront pas correctement
17:14les vrais délinquants
17:15que sont les criminels contre les femmes et les enfants.
17:17Si le syndicat de la magistrature nous regarde,
17:18je pense qu'il sera ravi de se faire traiter
17:21de xénophobie.
17:21Pour le reste, vous êtes mal tombé
17:23parce que moi, je ne suis pas du tout
17:24la personne qui a été la plus douce
17:28et dans la mensuétude
17:29à l'endroit de Jean-Luc Mélenchon.
17:31D'ailleurs, je l'ai payé,
17:33y compris par une purge
17:34et par le fait que j'ai été désinvestiée.
17:35Vous vouliez organiser autre chose ?
17:37Je ne suis plus députée aujourd'hui
17:39parce que Jean-Luc Mélenchon a considéré
17:40que le crime de l'aise Mélenchon
17:42devait aboutir au fait que je ne devais pas...
17:44Donc moi, ce que je dis, Charles Concey,
17:46ce n'est pas qu'il faut se mettre tous
17:47derrière Jean-Luc Mélenchon.
17:48Si j'avais pensé à ça,
17:49vous m'auriez entendu dire.
17:51Je pense même que le fait même
17:52que Jean-Luc Mélenchon soit candidat...
17:54C'est une stratégie perdante, vous dites.
17:57Exactement, je l'ai toujours dit comme ça.
17:59Et Jean-Luc...
17:59Et Bruce Mann aussi.
18:00Donc, ce que je dis,
18:01c'est que ce peuple NFP,
18:03je m'en fous.
18:04Vous êtes hors de l'une.
18:04Vous avez bien une idée, un nom.
18:06Non.
18:06Vous n'avez plus de candidat.
18:07Il y en avait, il y en avait.
18:08Aujourd'hui, vous n'avez plus de candidat.
18:09Alors, aujourd'hui,
18:11écoutez, aujourd'hui, pour le moment,
18:13parmi les personnes qui continuent
18:14de se battre sur cette idée d'unité
18:16de cet espace,
18:17il reste Marine Tondelier
18:19et François Ruffin.
18:20C'est les deux seuls
18:20qui continuent de se battre là-dessus.
18:24C'est les deux seuls, aujourd'hui.
18:25Ils ne sont pas en mesure, pour l'instant,
18:27de se qualifier pour le deuxième tour.
18:28Et les deux autres continuent de penser,
18:28de théoriser qu'il faut absolument
18:29que ce soit des blocs séparés.
18:31J'en suis là.
18:32Je suis dans l'espèce d'agacement
18:34et désespoir que vivent...
18:35Tous derrière Pigasse, peut-être ?
18:40On verra aussi
18:42qui est sur le bulletin de vote.
18:44Mais voyez un Ali Rabé, par exemple.
18:45Ah, le maire de Trappes.
18:47Qui arrive à réunir.
18:49Qui propose déjà des lois de ceinture.
18:52Il est parfait.
18:53Glucksmann, Mélenchon,
18:54tout le reste de la gauche.
18:54Des gens qui, d'habitude,
18:55ne se fréquentent pas
18:56ou qui, quand ils vont dans les manifestations,
18:58hurlent les uns.
18:59Parce que c'est dans le cadre aussi
19:00d'un hommage à des victimes d'attentats.
19:02Peut-être que cette dignité
19:03et cette gravité,
19:04dans les circonstances,
19:06est précisément celle où on attend.
19:07Donc, Ali Rabé, vous lui conseillez
19:08de se présenter à la présentielle ?
19:08Par exemple, ça pourrait être une solution.
19:10Bon, bah, on verra.
19:11Non, mais très bien.
19:12On aura des nouvelles lois de censure en France.
19:14Allez, merci à tous les deux.