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Ce mardi 1er septembre, Laure Closier a reçu Ronan Le Moal, fondateur d'Épopée Gestion, fonds d'investissements régional, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, et Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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TVTranscription
00:02BFM Business et la Tribune présente
00:05Débat et controverse
00:07Les experts
00:09Leur closier
00:10Il est 9h30 sur BFM Business
00:12Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle session
00:14des experts. On va évidemment
00:16beaucoup parler de dette et de budget
00:18ce matin. On continue de surveiller
00:19les taux d'intérêt français qui ont tapé
00:22les 4,17 hier pour l'OAT
00:24à 30 ans. On a tapé les 4,90
00:26un record de 2008
00:28L'écart de taux entre la France et l'Allemagne évolue
00:30à des niveaux comparables de ceux qu'on a
00:32connus lors de la chute des gouvernements
00:34Alors attention, on n'est quand même pas complètement seul dans le bateau
00:36Le mouvement de hausse est mondial
00:38Le Bund a touché les 3,3%
00:41plus haut de 2011
00:42Est-ce qu'on paie quand même en France la trajectoire budgétaire ?
00:44On va voir ça dans un instant
00:46avec nos invités. On parlera également de Scott Besselt
00:48et de son comportement sur la dette. Il ne voit pas où se situe
00:50l'agitation sur les marchés obligataires
00:52C'est ce qu'il a dit hier soir
00:54On aura l'avis de nos invités
00:55Que pense-t-il du dernier discours de Kevin Warsh
00:58à Jackson Hall ? Vous aurez également
01:00leur avis. On parlera également
01:02de voitures électriques avec ces chiffres
01:04qui ont été publiés par la PFA
01:06cette nuit en août. 38% des voitures
01:08neuves immatriculées en France sont électriques
01:10il y a un an. C'était autour de 19%
01:12donc une part qui a doublé
01:14Quand on regarde
01:15au total électrique plus hybride
01:18rechargeable, c'est 45%
01:20des ventes en août qui sont
01:22désormais... 45% des ventes
01:24en août, ce qui veut dire que sur le rechargeable
01:25on est vraiment sur un changement
01:28d'échelle. Est-ce que ça tient uniquement à la subvention ?
01:30On va voir ça avec nos invités dans un instant
01:31Je vous les présente
01:32Les experts c'est parti, on parlera de gaz
01:33Évidemment aussi
01:38Nos experts aujourd'hui. Ronan Lemoyle, bonjour !
01:40Bonjour !
01:40Fondateur d'Epopée Gestion, fonds d'investissement
01:42régional, en face de vous Anthony Morley
01:45Lavidalie, bonjour ! Vous êtes économiste
01:47chez Rexécode et Patrick Artuste, bonjour !
01:49Économiste et conseiller économique
01:50de la société de gestion
01:52Ossiam, je commence avec vous Patrick Artuste sur les questions
01:54de dette. Est-ce que c'est la France
01:56qui est sous tension ? Est-ce qu'on paye une prime
01:58de risque liée à nos incertitudes
02:00politiques et budgétaires où finalement on est
02:02dans un mouvement global, il n'y a pas d'inquiétude
02:04particulière ? Il y a les deux
02:06Il y a un mouvement global qui vient
02:08d'une part de ce que l'inflation n'est pas maîtrisée
02:10ni aux Etats-Unis ni en Europe
02:12les derniers chiffres d'inflation le montrent
02:14et puis que les déficits publics sont
02:16au-dessus de ce qui était attendu
02:18en particulier aux Etats-Unis, le CBO
02:20qui est l'organisme indépendant
02:22qui est rattaché au Congrès, estime le déficit
02:24public à 6,5% du PIB
02:26cette année maintenant. Donc
02:28hausse des déficits et
02:31risque inflationniste, eh bien
02:32naturellement ça fait monter les taux d'intérêt
02:34alors la situation française
02:36on a 86 points de base
02:37d'écart de taux avec l'Allemagne
02:40c'est un peu au-dessus de la moyenne historique
02:42qu'il y a entre 50 et 60
02:43et donc on commence à avoir une prime
02:46de risque spécifique sur la France
02:47moi je pense que cette prime de risque
02:49les investisseurs auxquels on parle
02:53commencent à réaliser
02:55qu'il y a des élections présidentielles
02:56l'année prochaine
02:57donc c'est le début des problèmes
02:59oui je pense que
03:01au fur et à mesure qu'on se rapprochera
03:02de l'élection
03:03la prime de risque sur la France
03:04peut augmenter
03:05je pense que l'écart de taux
03:07avec l'Allemagne
03:08dépassera probablement
03:09100 points de base
03:10dans l'hiver
03:12mais il faut voir aussi
03:14que la situation budgétaire
03:15de l'Allemagne
03:16n'est pas très bonne
03:17l'Allemagne est toujours
03:19l'emprunteur
03:22repère référence dans la zone euro
03:23il y a un déficit public en Allemagne
03:25qui est au-dessus de 3% du PIB
03:27ils ne respectent pas
03:27leurs règles budgétaires
03:29leurs fameuses règles d'or
03:30donc on a une référence allemande
03:33qui est dégradée
03:34par rapport au passé
03:35et ça ça stabilise un peu
03:36et avec des émissions de dettes
03:37qu'on n'avait pas auparavant aussi
03:39en Allemagne
03:40il y a énormément de dettes
03:42donc ça nous fait un peu de concurrence
03:43quand même
03:44oui mais aussi ça dégrade
03:46la signature
03:47de la référence européenne
03:49si les allemands
03:50étaient très vertueux
03:52je pense que l'écart de tout
03:53avec l'Allemagne
03:53serait encore plus élevé
03:56Anthony Morlaix
03:56la vie d'Ali
03:57vous êtes inquiet
03:58sur une crise de liquidité potentielle
04:00ou finalement
04:00on émet toujours
04:01un jeudi sur deux
04:02ça se passe toujours bien
04:04mais est-ce que ça vous inquiète
04:06dans un monde
04:07où il y a de plus en plus
04:09de titres obligataires à acheter
04:10est-ce que vous êtes inquiet
04:11sur une crise de liquidité potentielle ?
04:13on pourrait à un moment donné
04:14être en pénurie d'épargne
04:15en tout cas c'est un petit peu
04:16ce que disait Patrick
04:17on voit bien qu'on est en train
04:18de perdre les grands épargnants mondiaux
04:19il faut bien voir que
04:20les Etats-Unis ont toujours fait
04:22un déficit public gigantesque
04:23depuis plusieurs années maintenant
04:24mais ça ne se résorbe quand même pas
04:26et les trajectoires ne sont pas bonnes
04:27en France également
04:29mais on a perdu l'Allemagne
04:30on a perdu comme le Moyen-Orient
04:32pour beaucoup
04:32ils ont des besoins aujourd'hui
04:33de reconstruction
04:34d'achat
04:35donc ce qui fait qu'ils réallouent
04:36un peu moins d'épargne
04:36dans le reste du monde
04:37la Chine
04:38les capitaux
04:39ne se déplacent pas si bien que ça
04:39et puis ils doivent financer
04:40tout un tas de projets
04:41puisqu'ils sont dans la course technologique
04:43contre les Américains
04:44donc là aussi
04:44ils recyclent un peu moins d'épargne
04:45dans le reste du monde
04:46et donc on a à la fois
04:47de plus en plus
04:48de besoins de fonds prêtables
04:50et en phase de moins en moins d'épargne
04:51donc forcément
04:52ça se traduit
04:52par des coûts
04:54plus élevés
04:55et plus les Japonais
04:56et plus les Japonais
04:57donc le vrai sujet
04:57il est là
04:58c'est combien de temps
04:59un certain nombre de pays
05:00peuvent tenir
05:01à la fin
05:02avec une charge d'intérêt
05:03qui va n'avoir de cesse
05:05que de progresser
05:06et on va être
05:07on le voit bien en France
05:09aujourd'hui
05:09la charge d'intérêt
05:10en point de PIB
05:10elle va assez rapidement doubler
05:12ça va étouffer
05:13un certain nombre de pays
05:14et ça
05:15c'est quand même
05:15des situations
05:17extrêmement dangereuses
05:17parce qu'à la fin
05:18on voit bien
05:19que c'est des équilibres politiques
05:20qui vont être très difficiles
05:21à gérer
05:22et économiquement
05:22ça pose des vrais problèmes
05:23il y a probablement un moment
05:24où effectivement
05:25il y a des risques de tensions
05:27exacerbées
05:27en tout cas beaucoup plus
05:28que ce qu'on voit aujourd'hui
05:29Du coup
05:29Ronan Lemoyle
05:30qu'est-ce qu'on dit
05:30à Jean-Luc Mélenchon
05:31merci pour avoir mis le sujet
05:33de la dette sur la table
05:34quitte à proposer
05:36des trucs aberrants
05:37mais au moins
05:38le sujet
05:38est dans le débat
05:40désormais
05:40sorti de BFM Business
05:42je veux dire
05:42on peut en parler
05:43avec notre gardienne
05:43Le sujet sur la table
05:44ne veut pas dire
05:44qu'on a les bonnes solutions
05:45en l'occurrence
05:46si on pense à Jean-Luc Mélenchon
05:47mais par contre
05:48je pense que c'est un vrai sujet
05:49mais c'est un vrai sujet
05:49qui est à la fois mondial
05:50on vient d'évoquer
05:51il concerne à peu près
05:52tous les pays
05:53avec une montée
05:54des taux d'intérêt
05:54et des déficits qui se creusent
05:55mais la spécificité française
05:56je pense qu'elle se cumule
06:01à la fois un risque politique important
06:03qu'on voit de plus en plus
06:05et à la fois
06:05il faut bien le dire
06:06des choix politiques
06:07à faire demain
06:08qui sont très difficiles
06:09et par exemple
06:10chiffrant l'Allemagne
06:10c'est vrai que l'Allemagne
06:11on peut dire
06:11ils ne sont pas non plus
06:12dans une situation très florissante
06:13en tout cas à date
06:14le crédit qu'on peut leur apporter
06:15à date
06:16sans mauvais jeu de mots
06:16c'est qu'ils ont notamment
06:18mis de la dette en place
06:19ou fait des programmes de dette en place
06:20pour financer des transitions
06:21leur fameux fonds de 500 milliards
06:22les 117 milliards
06:23je crois de mémoire
06:24qui vont mettre en place
06:25l'année prochaine
06:25pour les financements d'infrastructures
06:27alors que nous on emprunte
06:27pour le déficit
06:28alors que nous on est en train
06:29d'emprunter pour piloter
06:30notre déficit
06:31et pour des mesures
06:33à la petite semaine
06:34c'est un peu ça qui fait peur
06:35je ne suis pas en train de dire
06:37qu'on est moins bons
06:38structurellement
06:38nos camarades allemands
06:39mais les camarades allemands
06:40en tout cas
06:40ce qu'ils sont en train de faire
06:41c'est qu'ils sont en train de mettre en place
06:42des vrais programmes
06:42d'investissement de long terme
06:43on verra si ça paye
06:44et encore aujourd'hui
06:45on ne peut pas le dire
06:46la réalité c'est que nous
06:48croissance nulle
06:49instabilité politique
06:50mesurette pour être capable
06:51de faire face à des déficits
06:52qu'on essaie d'ajuster
06:53ça c'est franchement pas rassurant
06:55donc il y a un contexte général
06:56et il est vrai partout
06:57et il y a un contexte
06:58très particulier
06:58je pense à la France
06:59effectivement les élections présidentielles
07:00sont un driver très fort
07:01de ce qu'on observe aujourd'hui
07:02Mais est-ce qu'il y a un risque
07:03Patrick Artus
07:04de crise financière
07:05ou c'est un truc
07:07comme ça
07:07qu'on agite
07:08pour se faire peur
07:10régulièrement ?
07:11Alors
07:13une crise
07:14de la dette publique
07:15c'est très méchant
07:16mais on ne voit pas
07:18les grands pays
07:19on peut avoir
07:19une crise de la dette publique
07:20on l'a eu
07:21dans les années 2010
07:23en presse
07:24au Portugal
07:24c'était des petits pays européens
07:26à une époque
07:27où il n'y avait pas
07:27de mécanisme de solidarité
07:29Aujourd'hui
07:30personne ne croit
07:31que la France
07:31va faire défaut
07:32sur sa dette
07:32même les investisseurs
07:34les plus prudents
07:35et les moins fanatiques
07:36de la France
07:37pensent qu'un défaut
07:38est exclu
07:39parce que de toute façon
07:40un défaut n'est pas acceptable
07:41par la BCE
07:43le défaut sur la dette française
07:44c'est la fin de l'euro
07:45donc c'est pas acceptable
07:46donc il n'y aura pas de défaut
07:47Non
07:48le risque
07:49c'est
07:50c'est Antonier l'a bien dit
07:51le risque
07:52c'est alors que
07:53c'est très intéressant
07:54je prends de l'avance
07:55sur vos sujets
07:56dans le discours
07:57de Kevin Warsh
07:59à Jackson Hole
08:00Kevin Warsh dit
08:01on est passé d'un monde
08:03d'excès d'épargne
08:04à un monde
08:04progressivement
08:05où on manquera d'épargne
08:06à cause des besoins
08:07de l'IA
08:08et les besoins de l'IA
08:10vont faire passer
08:11le besoin d'épargne
08:13au-dessus des ressources
08:14en épargne
08:15donc à la fin
08:15il n'y a pas assez d'épargne
08:16alors il n'y a pas assez d'épargne
08:17il y a trop de consommation
08:19et pas assez d'épargne
08:20et donc pas assez de moyens
08:21pour investir
08:22et ça c'est une crise
08:23c'est une cause mondiale
08:24de tension
08:25sur les taux d'intérêt
08:26à long terme
08:26qui
08:28fait raison
08:29qui s'ajoute
08:30aux crises
08:31plus conjoncturelles
08:33mais je ne crois pas
08:35qu'il n'y a pas de risque
08:37qu'un grand pays
08:38fasse défaut
08:39parce qu'à nouveau
08:40la banque centrale
08:42il y a juste un risque
08:42de remontée des taux
08:43c'est un risque
08:45comme on l'a tous les trois dit
08:47c'est un risque d'étouffement
08:48de l'investissement privé
08:49et surtout
08:50de l'investissement résidentiel
08:51si vous regardez
08:52aux Etats-Unis
08:53l'investissement privé
08:54explose
08:54c'est l'IA
08:56c'est l'investissement résidentiel
08:57qui chute
08:58c'est quoi l'investissement résidentiel
08:59les logements
09:00ah ok
09:00ah oui oui d'accord
09:01c'est un épélicanisme
09:02oui c'est le logement
09:03c'est le logement
09:04c'est le logement
09:05qui est plombé
09:07systématiquement
09:07par la hausse des taux d'intérêt
09:08et donc il y aura
09:10cet étouffement
09:11de l'économie progressif
09:13avec des besoins
09:14accrus
09:15de l'IA
09:16et des secteurs publics
09:18moi c'est un très bon sujet
09:19effectivement
09:20parce que je pense
09:20que la ressource
09:22on va dire
09:22au niveau européen
09:23et prenons le cas français
09:24par exemple
09:25je parlais des infrastructures
09:26en Allemagne tout à l'heure
09:27des transitions énergétiques
09:27ô combien importantes
09:28qui peuvent à la fois
09:29être des sujets écologiques
09:30des sujets d'investissement
09:31et donc d'emploi
09:32je pense que le vrai sujet
09:33c'est qu'on n'a pas réussi
09:34on n'arrive pas
09:35à avoir à la fois
09:36une trajectoire de mobilisation
09:37de l'épargne existante
09:38vers ces grands sujets
09:39c'est-à-dire que
09:39prenons par exemple
09:40quelque chose qu'on connaît bien
09:41qui est l'assurance vie
09:422500 milliards d'euros
09:44en France
09:45mobilisé majoritairement
09:45pour financer
09:46je caricature un peu
09:47mais pas que
09:47la dette des états
09:49et qui vient
09:51marginalement
09:52financer
09:52de l'immobilier
09:53des actions
09:53et des infrastructures
09:54quelques pourcents
09:55donc quelques pourcents
09:56sur les 2500 milliards
09:57ce qui est intéressant
09:58parce qu'en fait
09:58le problème c'est que
09:59pour être capable
10:00de mobiliser davantage
10:01cette épargne
10:02ce qu'il faudrait faire
10:02et qui donnerait
10:03des grands relais croissance
10:05vers ces grands sujets
10:06d'avenir
10:07il va être capable
10:07de réduire les déficits publics
10:08en même temps
10:09parce qu'il faut bien
10:09qu'à un moment donné
10:10ce qui ne s'est plus financé
10:11parce qu'on utilise cet argent
10:13pour autre chose
10:13soit résolu
10:14le problème soit résolu
10:15or aujourd'hui
10:16on n'a pas ce double élan
10:18entre guillemets
10:18chez nous
10:19qui serait de dire
10:20il y a une vraie trajectoire
10:21de réduction des déficits publics
10:23d'un côté
10:23et puis il y a des vrais programmes
10:24d'investissement de l'autre
10:25l'un et l'autre
10:26faisons impôt
10:27les vases communiquants
10:27pour permettre un financement
10:28par l'épargne qui existe
10:29est-ce qu'on n'a pas d'épargne
10:31ou est-ce qu'on est mal fléché ?
10:33je déteste cette question
10:35de fléchage de l'épargne
10:36parce que
10:36toute l'épargne
10:37est utilisée
10:38et donc vous ne pouvez pas flécher
10:40si vous fléchez de l'épargne
10:41vers les infrastructures
10:42vous empêchez cette épargne
10:45de financer autre chose
10:47et donc la seule solution
10:48c'est ce que vous dites
10:50c'est de transférer de l'épargne
10:52du financement
10:53des déficits publics
10:55par exemple vers le financement
10:56ça ne va pas arranger
10:57le coup de la dette
10:58bah oui mais ça veut dire
11:00qu'il faut faire un effort
11:00de réduction des déficits
11:01mais tant que cet effort
11:02de réduction des déficits
11:03n'est pas fait
11:04vous ne pouvez pas flécher
11:05de l'épargne
11:06parce que ça ne marchera pas
11:07mais vous pensez
11:08qu'il peut être fait
11:08un jour l'effort
11:09sur les déficits ?
11:10moi ça ne fait que 18 ans
11:12que je fais ce métier
11:12mais non vous dites non
11:14le problème je pense
11:15c'est qu'aujourd'hui
11:16la situation qui est celle
11:17de la France
11:17qui est des élections présidentielles
11:18de 2027
11:19font que le budget
11:20qu'on va avoir
11:20ça va être un budget
11:21à la petite semaine
11:22bon tout le monde le sait
11:22le vrai sujet c'est que
11:24d'ailleurs j'ai écouté
11:25sur cette très bonne chaîne
11:26BFM hier
11:28Pierre Gattaz
11:28parler effectivement
11:29de la vision
11:30qu'il faudrait pour le pays
11:31le vrai sujet c'est que
11:31pour être capable de faire ça
11:32il faut une vision pour le pays
11:33il faut une vision pour le pays
11:34de quelque chose
11:34qu'on va aller vers là
11:35ce vers là c'est
11:36on va aller vers des transitions
11:38importantes
11:38vers les voitures électriques
11:39vers la réalisation
11:41de la France
11:41et tout ça ça va mobiliser
11:42des moyens
11:43qu'on va aller chercher
11:43à tel endroit
11:44et en contrepartie
11:45on va effectivement
11:46réduire le déficit
11:47donc en fait tant qu'on sera
11:47à faire de la comptabilité
11:49débit crédit
11:50d'un côté
11:50sur nos finances publiques
11:53et donc une fois
11:53qu'on a fini
11:54se rendre compte
11:55qu'il n'y a plus d'argent
11:55pour faire le reste
11:56on n'y arrivera pas
11:57ce qu'il faut effectivement
11:58ce n'est pas un concours
11:59de ministre des finances
12:00dans les 6 mois qui viennent
12:01c'est un concours
12:02de quelqu'un qui dit
12:03le pays va là-bas
12:04et c'est ça c'est le vrai
12:05et tant qu'on n'aura pas fait ça
12:06on n'arrivera pas
12:07effectivement en réseau
12:08de cette équation
12:08parce qu'elle est insolive
12:09vous pensez
12:10qu'on peut réduire le déficit
12:12je reviens sur 3 points
12:13de ce qui a été dit
12:14premièrement les taux élevés
12:15pourquoi c'est une catastrophe
12:15parce que vous rendez
12:17non rentable
12:18tout un tas d'investissements
12:19qu'on aurait fait
12:19si les taux étaient plus bas
12:20on parle souvent
12:21de la transition énergétique
12:22dont on
12:22il y a un certain nombre
12:23d'investissements
12:24dont le rendement
12:25est très incertain
12:26voire nul
12:26à 4 ou 5% de taux
12:28vous les faites
12:28par les investissements
12:29donc vous empêchez quand même
12:31de faire tout un tas
12:32d'investissements
12:32qu'on aurait fait
12:33dans un monde de taux plus bas
12:34donc déjà ça c'est
12:34un vrai problème
12:35et c'est malheureusement
12:36pas que le logement
12:36ça va concerner aussi
12:38l'investissement des entreprises
12:40deuxièmement
12:41sur le risque de crise
12:41moi je suis complètement d'accord
12:42avec Patrick
12:43c'est un risque de défaut
12:44de la France
12:45très limité
12:45en revanche
12:47l'appréciation des investisseurs
12:48c'est toujours
12:48des équilibres multiples
12:49c'est que vous passez
12:50à un moment donné
12:51d'une conviction
12:51où tout le monde est d'accord
12:52pour dire qu'il n'y a pas de sujet
12:54à un moment donné
12:55où le consensus évolue un peu
12:57et c'est souvent
12:58des effacés moutonniers
12:59où tout le monde
13:00commence à se demander
13:01quand même
13:01si c'est pas un peu insoluble
13:03cette équation
13:04et ça me renvoie
13:05au dernier point
13:05c'est le déficit
13:07honnêtement
13:07on est en train de passer
13:08d'un problème
13:08qui est économique
13:11on voit bien que sur la dépense
13:12il faudrait faire des efforts gigantesques
13:14on a 7 points de plus
13:15que la moyenne européenne
13:16donc tout ça
13:16c'est très factuel
13:17et très bien documenté
13:18un problème qui est politique
13:19il n'y a aucune capacité
13:20à trouver un consensus
13:21mais aucune
13:22même avec toute la bonne volonté
13:23du monde
13:24et on a un président sortant
13:26au bout de 10 ans
13:27qui n'a pas réussi
13:28à traiter la question des dépenses
13:29alors qu'il avait une majorité
13:30pendant un bon bout
13:30de son quinquennat
13:31d'ailleurs c'est probablement
13:32un des plus grands crimes
13:33de ces deux quinquennats
13:34c'est au fond
13:34il y a eu une bonne politique
13:35de l'offre
13:36mais qui n'a pas été financée
13:37et ça c'est un vrai drame
13:38parce qu'on se retrouve
13:38avec des déficits
13:39si on discute d'annulation de la dette
13:41c'est parce qu'aujourd'hui
13:41on a un déficit
13:42de ce type de grandeur là
13:43sinon on n'en parlerait pas
13:45et là honnêtement
13:46on ne voit pas comment
13:47on pourrait faire
13:48pour trouver
13:48un espèce de consensus
13:50ça paraît
13:51aujourd'hui impossible
13:52mais qu'est-ce qu'on fait du coup ?
13:54c'est que c'est un problème politique
13:55pour le plus économique
13:55c'est un peu provocateur
13:56c'est vrai que les taux élevés
13:58en ce moment
13:58c'est un vrai problème
13:59on voit bien
13:59pour les déficits des états
14:01et donc pour ce que ça pèse
14:02effectivement
14:02pour autant
14:03si on regarde les choses
14:04froidement
14:05la bonne nouvelle
14:06d'avoir des taux
14:07à un bon niveau
14:07c'est que l'argent facile
14:09ça n'existe plus
14:10et donc normalement
14:11l'allocation du capital
14:12doit se faire de manière
14:13plus rationnelle
14:13je donne un exemple
14:14avec des taux à 3 ou 4%
14:16si on oublie
14:17les sujets de déficit
14:18allouer du capital
14:19sur des sujets
14:19qui ont un rendement
14:20de 10, 12 ou 14%
14:22est plus pertinent
14:22que de le faire
14:23sur des sujets
14:23qui ont un rendement
14:24à 3 ou 4
14:25qui étaient avant
14:26financés à zéro
14:27donc il y a des choses
14:27que vous ne faites pas
14:28mais aujourd'hui
14:28les infrastructures
14:29c'est ça
14:29les infras dont on parle
14:31data center
14:33borne de recharge électrique
14:35je ne sais pas moi
14:36agri-photovoltaïsme
14:37etc
14:37ce sont des produits
14:39qui ont des rendements
14:39autour de 10 à 14%
14:41donc c'est une bonne
14:41allocation du capital
14:42quand on a des taux
14:43à 3 ou 4%
14:44donc d'un point de vue
14:44de l'allocation du capital
14:45dans un monde normatif
14:47j'ai envie de dire
14:47avoir des taux
14:48un peu plus élevés
14:48ce n'est pas mauvais
14:49le seul problème
14:49c'est qu'on est dans une phase
14:50où ça pèse d'abord
14:51sur les déficits publics
14:52ça enlève des marges de manœuvre
14:53et quand on n'a pas de vision
14:54pour le pays
14:54on est incapable
14:55on n'a pas de boussole
14:56si on avait cette bonne boussole
14:58c'est-à-dire à la fois
14:59l'allocation du capital
15:00qui va bien
15:00et la volonté de réduction
15:02des déficits
15:02on pourrait faire quelque chose
15:03d'assez intelligent
15:04mais je crois effectivement
15:05que malheureusement
15:06on est enfermé dans ce calendrier
15:07d'ici mai 2027
15:08qui empêchera le fait
15:08mais c'est ça
15:08je ne vois pas d'autre solution
15:09pour autant
15:10Mais Patrick Atru
15:10Artus
15:11comment vous regardez du coup
15:12le bilan d'Emmanuel Macron
15:13parce qu'effectivement
15:14on a peut-être un boulevard
15:15on a fait la politique de l'offre
15:16on a baissé les charges
15:16sur les entreprises
15:17mais comme on n'a pas baissé
15:18les dépenses
15:19il manque quand même
15:20une partie du travail
15:21qui n'a pas été fait
15:22Il y a des effets positifs
15:23qui sont commentés
15:26le taux d'emploi
15:27a baissé
15:28jusqu'à la mi-2025
15:30Mais comme la productivité
15:32a baissé aussi
15:32Non le taux d'emploi
15:33a monté
15:34je veux dire
15:34le taux d'emploi
15:34a monté beaucoup
15:35l'investissement des entreprises
15:37a monté beaucoup
15:38à nouveau
15:38jusqu'à 2024-2025
15:40il y a une première phase
15:42Macron
15:42de 2017 à 2023-2024
15:44où ça se passe bien
15:45c'est-à-dire
15:45la politique de l'offre
15:47accroît l'investissement
15:48accroît l'emploi
15:50et puis
15:52depuis deux ans
15:53on est sur une
15:55On n'en a pas profité
15:56pour baisser les dépenses
15:56à ce moment-là
15:57Oui mais surtout
15:59on a confondu
16:00la politique de l'offre
16:01avec uniquement
16:01la politique fiscale
16:03de l'offre
16:03donc on a baissé
16:04les impôts
16:04mais on n'a pas
16:06changé les réglementations
16:07on n'a pas changé
16:08le red tape
16:08comme on dit aux Etats-Unis
16:09tout ce qui bloque
16:11les entreprises
16:12on n'a pas fait
16:13de réforme de l'Etat
16:14on a fait une politique
16:15fiscale de l'offre
16:16assez efficace
16:17mais il manquait
16:18les autres politiques
16:19de l'offre
16:20en particulier
16:21la politique d'éducation
16:23la politique de formation
16:24professionnelle
16:24c'est-à-dire qu'en France
16:25on forme les gens
16:26bien formés
16:27on ne forme pas
16:27les chômeurs
16:28on ne forme pas
16:28les gens de plus de 50 ans
16:30etc.
16:30donc c'est un succès
16:32sur la fiscalité de l'offre
16:35et c'est un échec
16:36sur ce qui n'est pas fiscal
16:40Emmanuel Macron
16:41n'a pas fait grand chose
16:42pour améliorer
16:43la structure
16:43de l'économie française
16:45et du coup
16:45et du coup s'il ne le fait pas
16:46qui va le faire
16:46parce que vous n'êtes pas
16:48très optimiste
16:49sur le déficit
16:50moi non plus
16:50j'ai envie de vous dire
16:52mais du coup
16:53on n'a aucun moyen
16:54de régler
16:55une partie
16:56de notre quadrature
16:57du cercle
16:57le problème
16:58c'est que si on était
16:59un petit pays européen
17:00on aurait déjà
17:01des taux d'intérêt
17:01300 points de base
17:02au-dessus de l'Allemagne
17:03ça nous aurait calmé
17:04et la Troïka
17:05serait revenue
17:06et donc on n'est pas
17:08la Grèce
17:09alors ça c'est une chance
17:10parce qu'on évite
17:11la crise financière
17:11mais c'est un malheur
17:12parce qu'on ne fait pas
17:13les réformes
17:15on est un grand pays
17:16dont on sait
17:17que la BCE
17:18n'accepterait pas le défaut
17:19et donc c'est du passager
17:22clandestin
17:23très très longtemps
17:24la France pourra
17:25être le passager clandestin
17:27de l'Europe
17:27sans des trains
17:28un peu plus chers
17:29que les autres
17:30mais pas de façon
17:31catastrophique
17:31je suis assez d'accord
17:33avec ce que dit
17:33Patrick en ce moment
17:35mais ce que je peux dire
17:36par là c'est qu'aujourd'hui
17:37si on veut vraiment
17:38résoudre ce problème
17:39il y a à la fois
17:40la vision qu'il faut donner
17:41pour le pays
17:41à la fois la maîtrise
17:43des déficits
17:43et à la fois effectivement
17:44l'utilisation
17:45pour ne pas le dire
17:46le fléchage
17:46la bonne allocation
17:47du capital
17:47elle doit aller
17:48et ça ça ne passe
17:49également que par
17:50un alignement
17:51entre les politiques
17:52de l'Europe
17:53et des états
17:53et les règles
17:54qui viennent gouverner
17:55les acteurs financiers
17:56de l'économie européenne
17:58je m'explique
17:59si on dit effectivement
18:00si on a un président
18:02demain
18:02qui avec une bonne vision
18:03pour le pays
18:03il dit il faut aller faire
18:04plus vers les infrastructures
18:05plus financer les transitions
18:07plus réindustrialiser
18:08et en même temps
18:08je traite les déficits
18:10pour ça il va avoir besoin
18:11de mobiliser
18:11l'épargne
18:13qui existe aujourd'hui
18:14qui va non plus
18:15être allouée
18:15pour la dette
18:16s'il fait bien son métier
18:17mais pour d'autres
18:17types d'investissements
18:18le seul problème
18:19c'est qu'il aura bougé
18:19une manette
18:20mais l'autre manette
18:21elle est pilotée
18:22en Europe
18:22au niveau de la Banque Centrale Européenne
18:24par les normes réglementaires
18:25qui imposent
18:26aux acteurs financiers
18:27de ne pas pouvoir
18:27se surexposer
18:28à des actifs
18:29dits risqués
18:30aujourd'hui
18:31quand vous êtes un assureur
18:31ça vous coûte moins cher
18:32un capital financier
18:33la dette des états
18:33que de financer
18:34la transition énergétique
18:35ça servait au départ
18:36à nous protéger
18:37de la crise financière potentielle
18:39c'est ce qui nous reste
18:40de la crise post-suprême
18:41le problème de ça
18:42c'est que c'est le balancier
18:43le balancier était là
18:44on l'a mis carrément
18:45de l'autre côté
18:45ce qu'il ait fallu
18:46effectivement post-2008
18:48faire attention
18:48à ce qui était fait
18:49traiter un peu plus
18:50le market market
18:51aujourd'hui pour vous
18:52on se fait une encropier
18:55quand vous financez
18:57l'état français
18:57un assureur
18:58il met zéro presque
18:59de capital en face
19:00s'il finance une entreprise
19:01il met 40 de capital en face
19:03comment voulez-vous
19:03que ça marche ?
19:04ça ne marche pas
19:04donc si demain
19:05on a y compris
19:06j'espère un président
19:07qui a une vision pour le pays
19:08qui veut effectivement
19:09mobiliser davantage
19:10l'épargne existante
19:11pour faire des grands
19:12programmes d'investissement
19:13avec l'argent privé
19:14j'entends
19:14par l'argent public
19:15et dans le même temps
19:16traiter les déficits
19:17il faut bien qu'il y ait
19:17des marges de manœuvre
19:18et ces marges de manœuvre
19:18ne passeront que par des discussions
19:20au niveau européen
19:20parce que si on ne fait pas ça
19:22les règles s'appliquent
19:23en France
19:23comme elles s'appliquent ailleurs
19:24il faut aller renégocier
19:25les règles européennes
19:27Anthony ?
19:28très certainement
19:28et puis on voit bien
19:29qu'il y a quand même
19:29un euro-scepticisme
19:31alors pas au sens
19:31où les français voudraient
19:33quitter la zone euro
19:34pas du tout
19:35mais bon on voit bien
19:35que l'Europe dysfonctionne
19:36quand même assez largement
19:38on surtranspose beaucoup
19:39donc là on a une réglementation
19:40qui est quand même
19:40assez terrible
19:41ce qui fait le jeu
19:42en plus de parties
19:42qui progressent
19:44des deux côtés
19:44parce que ça n'a pas été traité
19:46pour revenir sur la politique
19:47de l'offre
19:47parce qu'on a fait la partie facile
19:48enfin baisser les impôts
19:49tout le monde ici autour de la table
19:50peut le faire
19:51réduire les dépenses
19:52bah oui c'est le problème
19:53bah oui mais c'est ça
19:54avoir le courage d'une politique
19:56c'est l'assumer jusqu'au bout
19:57parce que quand vous rendez
19:58à votre successeur
19:59un déficit
20:00qui va dépasser 5%
20:01c'est quand même
20:02pas très sérieux
20:02forcément on vous juge
20:04durement à la fin
20:04donc ça c'est quand même
20:06moi je trouve
20:07un grand drame
20:08et pour autant
20:09ça a eu plein d'effets positifs
20:10mais on va un petit peu
20:12les minimiser
20:13parce qu'il y a un petit peu
20:14cet éléphant
20:14dans le magasin de porcelaine
20:15qu'est le déficit public
20:17et puis aujourd'hui
20:18on n'a plus le courage
20:18d'avoir des discours
20:19un petit peu ambitieux
20:20sur les retraites
20:21sur la santé
20:21on ne veut plus faire grand chose
20:22parce qu'on sent bien
20:23qu'il n'y a aucune capacité
20:24à créer du consensus
20:25j'écoutais le chancelier Mertz
20:28il y a un jour ou deux
20:29en Allemagne
20:30il tient un discours
20:30beaucoup plus dur aux Allemands
20:31il leur dit
20:32on n'est pas du tout au niveau
20:33les Chinois sont en train
20:34il passe quelques petits
20:35sales quarts d'heure
20:35quand même
20:35le chancelier Mertz
20:36c'est pas facile
20:36il y a un discours de vérité
20:38qui est beaucoup plus fort
20:39que ce que nous on peut entendre
20:40on fait semblant
20:41qu'avec trois bouts de rustine
20:42on peut sauver le modèle
20:42c'est pas vrai du tout ça
20:43Patrick ?
20:45le problème c'est la conception
20:46des politiques économiques
20:47on a une conception en Europe
20:48qui évolue un peu
20:50mais qui est une conception
20:51de protection des consommateurs
20:52ah oui
20:52donc protection des épargnants
20:55protection des salariés
20:56protection du pouvoir d'achat
20:58et donc on a centré
21:00toutes les politiques
21:01la politique de la concurrence
21:02les politiques de réglementation financière
21:05etc
21:05sur la protection
21:06des consommateurs
21:07au sens large
21:08et on a oublié
21:10que ça tue le dynamisme économique
21:11alors il s'agit pas
21:12de passer au modèle américain
21:14le modèle américain
21:15est excessif dans l'autre sens
21:16il n'y a aucune production
21:17des consommateurs
21:17il y a 20 millions d'américains
21:19qui n'ont pas de couverture maladie
21:20enfin bon
21:21mais il faudrait rééquilibrer
21:23ce modèle européen
21:25pour accepter une épargne plus risquée
21:27alors il y a des produits
21:28d'épargne risquée
21:29qui marchent très bien
21:30par exemple le PER
21:31qui marche très bien
21:31et donc on voit
21:32qu'il y a une demande
21:33d'ailleurs
21:33c'est pas tellement le consommateur
21:37ou l'épargnant
21:38qui refuse de prendre
21:39des produits d'épargne risquée
21:40c'est la réglementation
21:41qui interdit
21:43aux intermédiaires financiers
21:44de leur proposer
21:45des produits d'épargne risquée
21:46donc il y a une vraie demande
21:48donc il faut proposer
21:49des produits d'épargne
21:50plus risqués
21:50il faut expliquer
21:52qu'il va falloir
21:53faire des efforts
21:54de réduction
21:55ou de stabilisation
21:56du poids
21:56de la protection sociale
21:57pour mettre l'argent
21:59sur les investissements
22:00d'avenir
22:00donc il faut changer
22:01complètement
22:02la philosophie
22:03de politique économique
22:04de l'Europe
22:04mais le consommateur
22:05lui il est très content
22:07de la construction européenne
22:09telle qu'elle a été
22:09l'ouverture des marchés
22:10d'avoir eu accès
22:11aux produits chinois
22:12et puis quand vous regardez
22:13les différents sondages
22:16le consommateur
22:16refuse des efforts
22:18sur le pouvoir d'achat
22:19refuse de repousser
22:20l'âge de la retraite
22:21vous savez que
22:23il y a
22:2545%
22:26des français
22:27de moins de 30 ans
22:28qui sont favorables
22:30à une avancée
22:31de l'âge de la retraite
22:33je ne sais pas
22:33si on veut un recul
22:34à prendre leur retraite
22:35plus jeune
22:37et donc
22:38les messages
22:39mais est-ce qu'ils sont prêts
22:41à partir plus tôt
22:42mais à avoir moins
22:43parce que le sujet
22:43c'est ça
22:44partir plus tôt
22:45ok mais
22:45si vous avez une retraite
22:46divisée par deux
22:47il y a la même proportion
22:48qui refuse
22:48la désindexation
22:49des retraites
22:50donc les français
22:52ont peut-être compris
22:53qu'il y avait un problème
22:54de dette
22:54un problème de sous-investissement
22:56dans les investissements
22:56porteurs d'avenir
22:57mais ils n'ont pas compris
22:59que ça aurait
23:00des répercussions
23:02négatives à court terme
23:03sur leur pouvoir d'achat
23:04je ne vous ai pas posé
23:05la question sur
23:06Jean-Luc Mélenchon
23:06mais comment vous avez
23:07regardé les débats
23:08sur la dette
23:08parce que chaque économiste
23:10de ce nom
23:11a écrit sur Twitter
23:12une réponse
23:13à Jean-Luc Mélenchon
23:13je n'ai pas vu la vôtre
23:14je ne sais pas si vous êtes
23:16vous avez pris la plume
23:17vous aussi
23:17pour répondre à Jean-Luc Mélenchon
23:18oui mais c'est très compliqué
23:20en fait
23:20tous les économistes
23:22à peu près
23:22ont loupé quelque chose
23:24c'est que
23:25quand une banque centrale
23:27achète de la dette publique
23:28elle paye
23:29en créditant
23:30les comptes des banques
23:31dans ses livres
23:32et les comptes des banques
23:33dans ses livres
23:33sont rémunérés
23:34donc l'argument
23:35qui est annuler la dette
23:37ça n'a pas d'effet
23:38parce que je ne reçois plus
23:39de dividendes de l'État
23:40mais je ne paye plus
23:41mes profits à l'État
23:42et cet argument
23:42est complètement faux
23:43parce qu'il reste
23:46la hausse
23:47des comptes des banques
23:48donc en réalité
23:50annuler la dette
23:50c'est quelque chose
23:51d'extraordinairement
23:54négatif
23:54c'est une vraie annulation
23:55ce qui me fascine
23:56c'est que vous aussi
23:57vous êtes tombé
23:57dans le piège
23:58de Jean-Luc Mélenchon
23:59à répondre
23:59sur le plan technique
24:00alors qu'en fait
24:01la seule question
24:01qu'il met sur la table
24:02c'est est-ce qu'il faut
24:03faire des efforts
24:03ou pas
24:04c'est-à-dire qu'il lance
24:05un débat technique
24:06dans lequel vous vous mettez
24:07mais il lance le débat
24:09pour expliquer
24:10qu'en réalité
24:11on n'a que
24:12moins de 100%
24:13de dette publique
24:14par rapport au PIB
24:14et qu'il n'y a pas
24:15d'accord à faire
24:15et ça ce n'est pas vrai
24:18parce qu'en réalité
24:20en réalité
24:20mais c'est très compliqué
24:21c'est un truc d'expert
24:23très compliqué
24:24mais la dette
24:26détenue par la banque centrale
24:27elle n'est pas annulée
24:30implicitement
24:30en réalité
24:31elle reste
24:32et donc
24:33en réalité
24:34on a vraiment
24:34118% de dette
24:36et elle peut être relâchée
24:37sur le marché
24:39même si on ne la relâche pas
24:40sur le marché
24:40elle a une contrepartie
24:42qui est coûteuse
24:43pour la banque centrale
24:44c'est vrai qu'on a passé
24:46notre temps
24:46à essayer d'expliquer
24:47moi ça me fascine
24:48quand je vois des débats
24:49Manuel Pompard
24:49Olivier Blanchard
24:51je suis épatée
24:53mais c'est une évidence
24:54terrible
24:54mais ça veut aussi dire
24:56qu'on n'a pas de solution
24:56sur le reste
24:57c'est un peu ça aussi l'aveu
24:59c'est qu'à la fin
25:00pourquoi on finit par discuter
25:01d'annulation de la dette publique
25:02parce que personne ne voit
25:03quand même concrètement
25:03comment on ramène le déficit
25:04à 3 pour juste
25:06stabiliser le taux d'endettement
25:07voire même
25:07comment on essaie
25:08et puis il ne faudrait pas
25:09plutôt un
25:10pour stabiliser le taux d'endettement
25:11oui alors on va dire
25:12entre
25:13oui c'est vrai
25:13aujourd'hui il faut un peu moins
25:14non mais le débat
25:15c'est effort ou pas effort
25:16lui il ne disait pas
25:16d'effort à faire
25:17on a de la marge de manoeuvre
25:18mais même ceux qui disent
25:18il faut faire un effort
25:19personne ne voit le chemin
25:20pour faire l'effort
25:21parce que personne n'en veut
25:22parce que c'est
25:24conspué de droite à gauche
25:25d'ailleurs on le voit bien
25:26dans les programmes
25:26personne n'a vraiment
25:27de programme sérieux
25:29bouclé
25:29de réduction des déficits publics
25:31donc on est un peu
25:32dans une impasse
25:32c'est ça qui fait peur
25:33et ça ça nous renvoie
25:34au sujet de
25:35à un moment donné
25:35ça peut finir par affoler
25:36quand même
25:37un certain nombre d'investisseurs
25:38c'est qu'il n'y a pas
25:39de chemin possible
25:41et électoralement porteur
25:42parce qu'encore une fois
25:43on peut tous le dessiner
25:44mais à la fin
25:44il faut quand même
25:45pouvoir se faire élire
25:45pour appliquer le programme
25:46ça ça n'existe pas aujourd'hui
25:48donc ça va être très compliqué
25:49d'arriver à tracer une voie
25:50alors peut-être avec un bout
25:51de volonté politique
25:52ou en tout cas
25:53d'emmener vers un destin collectif
25:54ça on ne peut que l'espérer
25:56mais
25:57c'est une belle épopée
25:58je pense que c'est le
25:59encore une fois
26:00je ne veux pas paraître
26:02trop bisonoure
26:02mais je pense que c'est
26:02la condition sine qua non
26:03pourquoi est-ce qu'on accepte
26:04de rembourser un emprunt
26:05de crédit quand on est un particulier
26:06parce qu'on sait que demain
26:07on aura une maison
26:07qui s'appartient
26:08pourquoi est-ce qu'un portif
26:09de haut niveau
26:09fait des efforts tous les jours
26:10dans son sport
26:11dans sa diététique
26:12parce qu'il sait que demain
26:12il aura peut-être la médaille d'or
26:13aux Jeux Olympiques
26:14si vous dites aux gens
26:15va t'entraîner tous les jours
26:16paye ton crédit tous les jours
26:17mais tu n'auras pas de maison au bout
26:18dans le cas on n'en sait rien
26:19ou tu n'auras pas
26:20tu n'as pas de rêve de médaille
26:21ça ne peut pas marcher
26:23donc je pense que
26:24la réalité des efforts
26:25c'est que tout le monde
26:25sait ce qu'il faut faire
26:26sur les retraites
26:26techniquement on sait
26:27ce qu'il faut faire
26:27on sait ce qu'il faut faire
26:28pour réduire à déficit
26:29on sait ce qu'il faut faire
26:30pour traiter la sur-administration
26:32qu'on peut avoir en France
26:33on le sait techniquement
26:34on sait aussi que
26:35politiquement parlant
26:36il y a des choix
26:36qu'on ne peut pas faire
26:37parce que sinon
26:37on se prie d'un certain électorat
26:38mais tout ça on le sait
26:40la réalité c'est que celui
26:41ou celle qui arrivera
26:42effectivement à faire passer
26:43ces réformes
26:44s'il peut les passer
26:45totalement ou partiellement
26:46le fera parce qu'il donnera
26:47une perspective pour demain
26:49et ça c'est important
26:50et je ne veux pas
26:51encore une fois
26:51Pierre Gattach
26:51très bien il parlait
26:52je crois de réenchanter
26:53je crois que c'est le terme
26:54qu'il a utilisé
26:55mais je pense que la raison
26:57si on n'a pas quelqu'un
26:58qui porte quelque chose
26:59pour réenchanter
27:00on ne pourra pas faire faire
27:01les efforts
27:01les efforts on les comprend tous
27:02et on est tous fait pareil
27:03que si on voit une perspective
27:05positive pour demain
27:05pour soi
27:06pour ses enfants
27:06pour ses petits-enfants
27:07pour son pays
27:08et ça je crois qu'on manque
27:09cruellement de personnes
27:10qui aujourd'hui portent
27:11cette dynamique là
27:12c'est sûr
27:12il y a 30 candidats
27:15qui sont pour la capitalisation
27:17ce qui est quand même
27:18un nouveau point
27:19ça vous n'avez pas de passe
27:20à Patriture
27:20ça on a changé de monde
27:22capitalisation
27:23on ne pouvait même pas dire
27:23le mot il y a 3-4 ans
27:25c'est dommage
27:27qu'on n'ait pas eu ce débat
27:28dans les années 80
27:29au moment où les pays
27:30d'Europe du Nord
27:31passaient à la capitalisation
27:32il faut regarder
27:33le niveau des retraites
27:35dans des pays
27:35comme les Pays-Bas
27:38le Danemark
27:39etc
27:42le rendement
27:43des fonds de retraite
27:44en termes réels
27:46des pays du Nord
27:47est à peu près de 7%
27:48alors que le rendement
27:50de la répartition
27:50c'est la croissance
27:51de l'économie
27:52parce que les allocations
27:53de capital
27:53ne sont pas les mêmes
27:54non plus
27:54c'est beaucoup plus dynamique
27:55en allocations de capital
27:56c'est des infrastructures
27:58des actions
27:58vous ne bougez pas
28:00Renan Lemoyle
28:01Anthony Morley
28:02Lavidali
28:02et Patrick Artus
28:03on revient
28:04on marque une pause
28:04à tout de suite
28:07débat et controverse
28:09les experts
28:10sur BFM Business
28:16BFM Business
28:17et la tribune présente
28:19débat et controverse
28:21les experts
28:23leur closier
28:24il est déjà pile
28:26sur BFM Business
28:26les experts
28:27ce matin
28:27avec Ronan Lemoyle
28:28avec Anthony Morley
28:30Lavidali
28:30avec Patrick Artus
28:32on était en train
28:32de parler
28:33Jean-Luc Mélenchon
28:33et du débat
28:34sur la dette
28:35vous avez regardé
28:36très près
28:36Patrick Artus
28:37l'ensemble
28:38du programme
28:39LFI
28:39pour la présidentielle
28:40c'est un programme
28:41qui est financé
28:43qui tient la route
28:44si on regarde
28:44les équilibres
28:45par contre
28:45en termes d'impôts
28:46ça fait mal
28:47oui alors
28:48il y a des trucs
28:48tout à fait folkloriques
28:50par exemple
28:51le taux de droit
28:52de succession
28:52à 100%
28:53autour de
28:5412 millions d'euros
28:56ça veut dire
28:57que dans une génération
28:58toutes les entreprises
28:59sont publiques
28:59donc c'est un petit peu
29:01mais si
29:02si on enlève
29:03les trucs folkloriques
29:04c'est un programme
29:05dont la base
29:06c'est une relance
29:07par la consommation
29:08donc on taxe
29:09les plus riches
29:10on taxe les 10%
29:11les plus riches
29:12et on distribue
29:13des revenus
29:14aux 50%
29:15en bas de l'échelle
29:16des revenus
29:17et donc on sait
29:18que l'épargne
29:19c'est les riches
29:20et que les plus
29:23les gens
29:23qui ont des revenus
29:24plus modestes
29:25consomment
29:25donc c'est un transfert
29:27d'épargne
29:27vers la consommation
29:28et moi
29:29ce qui m'ennuie le plus
29:30avec le programme
29:31de Mélenchon
29:31c'est pas les aspects politiques
29:33c'est cette évidence
29:35que la France
29:36a un problème
29:37de sous-investissement
29:38et donc en réalité
29:40c'est pas un problème
29:41de consommation
29:42on a déformé
29:44la demande
29:45vers la consommation
29:46et au détriment
29:47de l'investissement
29:47maintenant il faut
29:48investir davantage
29:49dans la transition énergétique
29:51dans le numérique
29:51dans la R&D
29:53etc
29:53et donc il faut faire
29:55l'inverse du programme
29:56de Mélenchon
29:57c'est-à-dire
29:57faire l'effort
29:59de consommer moins
29:59et d'investir
30:01nettement plus
30:02185 milliards
30:04de hausse d'impôt
30:04dans le programme
30:05de LFI
30:06oui mais à nouveau
30:08comptablement ça marche
30:09mais ça veut dire
30:10une énorme relance
30:11par la demande
30:12et ça c'est juste
30:13ce qu'il ne faut pas faire
30:15malheureusement
30:15et c'est pas audible
30:16ce que je dis
30:17mais malheureusement
30:18on a besoin
30:20d'investir davantage
30:21et il faut se serrer
30:22la ceinture
30:23pendant un certain temps
30:24Anthony
30:25je suis complètement d'accord
30:26185 milliards d'euros
30:27d'impôts
30:28le choc fiscal
30:29vous détruisez
30:30la base productive
30:30mais alors là
30:31il n'y a plus de sujet
30:32on parle souvent
30:33de notre compétitivité
30:34là c'est terminé
30:35c'est un rideau
30:36et puis on a un problème
30:37d'offre fondamentalement
30:38pas de demande
30:39Patrick l'a très bien dit
30:40on a une Europe du consommateur
30:41il faudrait qu'on aille
30:42vers une Europe du producteur
30:44on a un sujet
30:45c'est qu'on ne produit pas
30:46assez collectivement
30:47et donc les revenus consommés
30:48si c'est pour importer
30:49encore massivement
30:50notamment des biens chinois
30:51ça ne fonctionne pas
30:52donc il faudrait absolument
30:53relancer l'offre
30:54et ça pour le coup
30:55le programme là
30:56n'y répond pas du tout
30:57et en même temps
30:58il n'y a pas beaucoup de programmes
30:59qui proposent quand même
31:00quelque chose
31:00d'assez sérieux
31:01sur comment on refait
31:03au fond une offre productive
31:04comment on remet
31:05l'entreprise au centre
31:06déjà avec le mot production
31:07c'est compliqué
31:07parce qu'avant
31:08de distribuer des revenus
31:09il faut quand même les générer
31:09c'est un truc de dingue
31:11de le dire
31:11mais honnêtement
31:13même aujourd'hui
31:13on en arrive à dire
31:14des banalités
31:15qui pourtant devraient être
31:15admises par tous
31:17et il faut le redire
31:18bah oui
31:18pour distribuer du revenu
31:19il faut le générer
31:20et on a un problème
31:20on ne génère pas
31:21assez de revenus en France
31:22je trouve qu'il y a un truc
31:23assez incroyable
31:23qui effectivement
31:24rebondit sur les propos
31:25qu'on vient d'avoir là
31:26c'est que
31:26moi je pensais que post
31:28un peu naïvement
31:28l'ensemble de post-Covid
31:29on avait compris notamment
31:30qu'être un peu plus indépendant
31:32à certains sujets
31:33réindustrialiser
31:33c'était s'affranchir
31:34de trop de contraintes
31:35on les voit en ce moment
31:36énergétiques
31:37de capacité à produire
31:38et donc d'offres de consommation
31:40pour nos citoyens
31:43et le programme du LFI
31:44il a un effet de deuxième
31:45ou troisième tour
31:45je ne sais pas comment
31:46il faut l'appeler
31:46c'est que
31:46comme effectivement
31:47c'est une relance par la demande
31:48qui va étouffer l'offre
31:50on va se retrouver
31:51à avoir une surconsommation
31:52de produits
31:52qui viendront d'ailleurs
31:53parce que vous voulez
31:54du bas prix
31:55et donc en fait
31:56on va faire l'effet inverse
31:57et on va détruire
31:58le tissu économique français
31:59européen
32:00et français singulièrement
32:01avec un programme celui-là
32:02donc j'imagine
32:03totalement l'inverse
32:03de ce que veut Jean-Luc Manchon
32:04en tout cas dans son esprit
32:05mais en tout cas
32:06c'est exactement
32:06ce qu'il s'apprêterait à faire
32:07en faisant ça
32:08donc je trouve qu'on marche
32:09totalement sous la tête
32:09je pensais qu'on a au moins compris ça
32:11mais même ça
32:11on ne l'a pas compris
32:12et on reste encore une fois
32:13que c'est aussi ça
32:14qui est intéressant
32:15c'est qu'on voit
32:16que la politique
32:17n'est incapable
32:18de ne fonctionner
32:18que par des idées simples
32:19et simplistes
32:20c'est parce que c'est facile
32:21à comprendre
32:21qu'on explique ça aux gens
32:22et comme disait Patrick
32:23c'est plus compliqué
32:24d'expliquer à quelqu'un
32:25comment c'est difficile
32:26et anormal
32:27de faire une relance
32:27par la demande maintenant
32:29et pourquoi il faut faire
32:29une relance par l'offre
32:30ça c'est plus compliqué
32:31d'expliquer
32:31c'est vrai mais c'est plus compliqué
32:32dire donnons de l'argent
32:34c'est simple
32:35c'est simple
32:36et c'est de la politique
32:37que je qualifierais un peu facile
32:38on attend les détails
32:39du programme du Rassemblement National
32:41qui a commencé à annoncer
32:42125 milliards d'euros
32:43d'économies
32:44sans toucher aux dépenses
32:45et sans toucher aux retraites
32:47on doit voir ça
32:47d'ici une dizaine de jours
32:49je vois qu'on parle des véhicules électriques
32:50avec ce chiffre de la nuit
32:52qui nous vient évidemment de la PFA
32:53parce qu'on est le 1er septembre
32:55on a une part des véhicules électriques
32:5838% des voitures neuves
33:00immatriculées en France
33:00sont désormais électriques
33:02on est quand même
33:04quasiment à une voiture sur deux
33:05désormais neuve
33:07vendue en France
33:08qui est rechargeable
33:09là on a quand même
33:10quelque chose qui bascule
33:11Patrick Artus
33:12oui oui
33:13il y a un choc
33:13qui est lié
33:16probablement
33:16à la crise climatique
33:18à la crise sur les prix
33:19du carburant
33:20etc
33:21et donc il y a
33:22une prise de conscience
33:23à la fois
33:24de ce que
33:25avoir une voiture électrique
33:26c'est moins cher en usage
33:27qu'avoir une voiture thermique
33:29et peut-être
33:30une prise de conscience
33:30un peu écologique
33:32du fait que ça n'émet pas de CO2
33:33il y a un peu de subvention
33:34peut-être aussi
33:35alors il y a quand même
33:35des subventions
33:36enfin il y a aussi
33:37des remises des constructeurs
33:39sur les voitures thermiques
33:41qui sont pratiquement
33:41l'équivalent des subventions
33:43oui oui
33:44alors il va falloir
33:45extrêmement longtemps
33:46pour que ces chiffres
33:47se traduisent en chiffres
33:48sur le parc
33:49oui
33:50parce que là
33:51c'est des voitures neuves
33:52vendues
33:52une voiture
33:53ça dure 15 ans
33:53donc il va falloir
33:55extrêmement longtemps
33:56pour que ça change
33:57significativement le parc
33:58d'où le fait
33:59de pousser les entreprises
34:00dans les flottes
34:01oui oui bien sûr
34:02les entreprises
34:02c'est pratiquement
34:03100% électrique
34:04non mais ça va
34:06évidemment dans le bon sens
34:07alors malheureusement
34:08vous avez le mouvement
34:09inverse aux Etats-Unis
34:12il y a un mouvement
34:13très très fort
34:13il y a un mouvement
34:14très très fort
34:14en Chine
34:16en Chine maintenant
34:17il y a plus de 50%
34:18des voitures nouvelles
34:19qui sont électriques
34:20et le record du monde
34:22c'est la Norvège
34:22je crois que c'est 80%
34:24enfin c'est un petit pays
34:25mais non ça va évidemment
34:27dans le bon sens
34:27à la fois d'un point de vue
34:29environnemental
34:29et d'un point de vue économique
34:30puisque notre électricité
34:32nous la fabriquons nous-mêmes
34:33et nous ne l'importons pas
34:34quoi
34:35il y a un phénomène intéressant
34:36c'est qu'il y avait un frein
34:37que j'observais
34:38me baladant pas mal
34:39en région
34:39c'est que pour être capable
34:41de circuler en voiture électrique
34:42il faut un peu d'autonomie
34:43parce que sinon ça ne fonctionne pas
34:44alors dans les villes
34:44on comprend que c'est assez simple
34:45mais quand on est dans des endroits
34:46où il faut faire 30, 40, 5 kilomètres
34:48c'est plus compliqué
34:48la C3 à moins de 15 000
34:49c'est 200 kilomètres d'autonomie
34:51voilà
34:51il y a deux effets aujourd'hui
34:51qui commencent à se cumuler
34:52il y a un effet d'allongement
34:54malgré tout
34:54d'autonomie plus importante
34:55des voitures électriques
34:56moi-même qui roule en voiture électrique
34:57je vois bien que l'autonomie
34:58a bien changé ces dernières années
34:59une deuxième
35:00qu'on observe nous
35:01dans notre société
35:01puisqu'on finance
35:02des bornes de recharge électrique
35:03c'est que le parc
35:12il commence à installer
35:12des parcs de recharge rapide
35:13et ça pour le coup
35:15même s'il y a des effets
35:15de très long terme
35:16sur le parc d'automobiles
35:17ça génère la demande
35:19puisque le vrai frein
35:21à la demande initiale
35:21c'est de se dire
35:22que la première borne de recharge
35:23à l'époque
35:24si tu es non Tesla
35:25elle est à 30 kilomètres de chez moi
35:26quand maintenant
35:26il y a des bornes de recharge
35:27dans un rayon de 10 kilomètres
35:28ça change tout
35:28la borne de recharge
35:29c'est votre copropriété
35:30vous chargez chez vous
35:31c'est là où ça marche
35:32chez vous
35:32oui mais en fait
35:34il y a plusieurs sujets
35:35il y a d'abord
35:35quand je suis en itinérance
35:36il y a besoin
35:37de bornes de recharge lentes
35:38parce que ça
35:38parce que les bornes de recharge
35:39il ne faut jamais oublier
35:40c'est que c'est des choses
35:40qui coûtent très cher
35:42ce qu'on appelle en investissement
35:43parce que le raccordement électrique
35:44d'une borne de recharge électrique
35:45c'est très très très coûteux
35:46et c'est un coût fixe énorme
35:48donc le mieux effectivement
35:50c'est ce qui coûte le moins cher
35:51c'est de recharger chez soi
35:52encore faut-il avoir
35:53des installations adaptées
35:54et même avec les bornes spécialisées
35:55il y a des réseaux
35:56qui ont tendance un peu
35:57à chauffer parfois
35:58et quand vous n'êtes pas chez vous
35:59il faut trouver à la fois
36:00des bornes de recharge rapides
36:01ça peut être sur le lieu de travail
36:02ça peut être un supermarché
36:03c'est exactement le cas
36:04mais quand vous êtes en itinérance
36:05c'est dans un hôtel
36:06et dans un hôtel
36:06des bornes de recharge lentes
36:07ça suffit
36:07donc on commence à voir apparaître
36:09des choses assez intelligentes
36:10qui sont des bornes de recharge
36:11adaptées au type d'usage
36:12qu'on peut avoir
36:12et on verra arriver demain
36:13et ça commence
36:14des bornes de recharge
36:15qui sont déjà prêtes
36:16en termes de hardware
36:17et le software
36:18le hardware va évoluer
36:19c'est la capacité d'utiliser
36:21même les voitures
36:21pour faire du rechargement
36:23d'infrastructures
36:24qui y sont accolées
36:25votre maison
36:26un hôtel
36:27vos bureaux
36:28le bureau de votre employeur
36:28je n'ai pas compris
36:32elle peut être elle-même
36:33délivrée de l'électricité
36:34et ça ça a beaucoup d'avantages
36:36ça a notamment l'avantage
36:36de pouvoir utiliser
36:37les moments où l'énergie électrique
36:39est chère ou pas chère
36:39on sait bien que
36:41en plein midi
36:41quand il fait chaud
36:42comme cet été
36:42vous vendez votre électricité
36:44en trou sur votre voiture
36:45exactement
36:45et on peut faire des choses
36:46comment ça va être
36:47une intelligence
36:47autour de l'utilisation d'électricité
36:48qui notamment
36:49trouve des applications concrètes
36:51dans l'automobile
36:52Anthony
36:52je suis assez d'accord avec ça
36:53ça va devenir en fait
36:54il faut dire
36:55alors je sais que tout le monde
36:56n'est pas convaincu
36:56peut-être que ça viendra
36:57mais ça va devenir désirable
36:58de rouler en voiture électrique
36:59donc on va y venir
37:00parce que ça va juste
37:01être plus sympa
37:02et l'ensemble
37:03des modalités proposées
37:05et des infrastructures
37:06vont être au niveau
37:07est-ce que l'augmentation
37:08est très forte
37:09oui
37:09mais en même temps
37:09il faut quand même se dire
37:10que le ban arrive assez rapidement
37:11c'est 2035
37:12à un moment donné
37:13il va vite falloir converger
37:14vers 100%
37:15donc l'accélération
37:16elle est importante
37:16mais elle est nécessaire
37:17sinon on va avoir
37:17quand même un vrai problème
37:18comme disait Patrick
37:19en plus il faut
37:20pour qu'on change
37:21l'ensemble du parc
37:22le stock
37:23il va falloir que les flux
37:24effectivement
37:25convergent assez vite
37:26vers 100%
37:28et puis dernièrement
37:28il va falloir aussi
37:29penser l'offre
37:29parce que c'est très très bien
37:30de pousser le consommateur
37:32à shifter vers l'électrique
37:33mais là l'offre elle est là
37:34non ?
37:35je sais pas
37:35entre les petites citadines
37:36à moins de 15 000
37:36et puis les voitures chinoises
37:38de plus en plus
37:38le problème c'est que voilà
37:40les fonds au milieu de la pièce
37:41c'est qu'à la Chine
37:41et la Chine nous fabrique
37:43aujourd'hui
37:44des super berlines
37:45dans lesquelles ça devient
37:46super confort
37:47avec une technologie
37:48embarquée de dingue
37:49voilà
37:49et ça c'est toute la problématique
37:51c'est qu'ils ont pensé
37:52l'offre à long terme
37:53et nous on a un petit peu
37:54de retard
37:54alors on est en train
37:55de le pallier pour l'instant
37:56mais voilà
37:57là il faut quand même
37:58on a un peu de retard
37:59Patrick
37:59il va falloir qu'il vienne
38:00produire chez nous
38:01point
38:01c'est quoi le
38:03on va pas pouvoir
38:04attraper ce retard
38:05on est trop en retard
38:05il y a le rapport
38:06du commissariat
38:07à la stratégie
38:08qui est paru
38:09il y a deux voix à peu près
38:10qui est très intéressant
38:11sur la concurrence chinoise
38:12qui dit ça
38:12qui dit que les chinois
38:14sont moins chers
38:14et sont de qualité meilleure
38:16et donc
38:17et donc on a
38:19tout intérêt
38:20en réalité
38:20à ne pas s'argouter
38:22sur la production nationale
38:24et à demander
38:26des transferts
38:27de capacités de production
38:28et de technologie
38:29simplement
38:29c'est pas du tout
38:30l'intérêt des chinois
38:31de nous transférer
38:31les capacités
38:32et la technologie
38:33parce qu'il n'y a pas
38:33de demande intérieure
38:34en Chine
38:35consommation des ménages
38:36sont sur les surtaxes
38:36et donc ils ont besoin
38:38de produire
38:40le taux de chômage
38:41des jeunes chinois
38:42est supérieur encore
38:43au taux de chômage
38:43des jeunes français
38:44donc il y a un problème
38:44de chômage massif
38:46en Chine des jeunes
38:47donc ils ont besoin
38:48d'augmenter
38:48la production industrielle
38:49et donc les chinois
38:51vont traîner les pieds
38:52attention Patrick
38:53on m'a dit que vous tapez
38:53sur la table
38:54les chinois vont traîner
38:56les pieds violemment
38:57pour transférer
38:57des capacités
38:58et encore plus
38:59pour transférer
39:00des technologies
39:00donc ils n'ont pas envie
39:02de faire des usines
39:02chez nous
39:03parce qu'ils ont besoin
39:04d'exporter
39:06se leur met des malus
39:07qui font qu'à un moment donné
39:08c'est plus intéressant
39:10c'est pas le cas encore aujourd'hui
39:11l'objectif de la politique
39:13économique de la Chine
39:14c'est d'exporter davantage
39:15alors que la demande intérieure
39:17est très faible
39:17à cause du vieillissement
39:18démographique
39:19on le voit bien
39:19BYD première fois
39:20que désormais
39:21son chiffre d'affaires
39:21à l'export est supérieur
39:22par rapport au chiffre d'affaires
39:23qu'il génère
39:24sur le marché chinois
39:25donc effectivement
39:25ce besoin là
39:27deuxièmement
39:27ça me fascine toujours
39:28la demande de transfert
39:29de technologies
39:30parce que
39:31les transferts de technos
39:32ça se fait toujours
39:32de pays riches
39:33vers des pays
39:34à bas coût
39:34ça se fait pas de pays
39:36la Chine a des coûts
39:37largement inférieurs aux nôtres
39:38venir produire en Europe
39:40même à technologie équivalente
39:41ça reste beaucoup plus cher
39:42et au passage
39:42ils ont bien vu
39:43la destruction
39:44que ça a engendré en Europe
39:45de transférer les technos
39:46sans condition
39:47ou avec un bout de naïveté
39:48quand même embarqué
39:49même si on leur vend
39:50notre consommateur
39:50qui a pas mal de pouvoir d'achat
39:52ça suffit pas ?
39:52ils vont être incroyablement
39:53plus prudents
39:54et puis ils vont jouer
39:55en plus sur les désaccords
39:55qu'il y a en Europe
39:56entre pays
39:57pour précisément
39:58on n'arrive pas à être unis
39:59ils doivent avoir une voix
40:00qui porte
40:01donc ça va être très difficile
40:03j'ai beaucoup de difficultés
40:04à croire
40:04qu'ils vont nous donner
40:05la technoclée en main
40:05du coup qu'est-ce qu'on fait
40:06parce qu'on n'a pas de
40:08c'était notre seul espoir
40:09j'ai envie de vous dire
40:09quand même
40:10très franc
40:10il n'y a pas de solution magique
40:11c'est peut-être ça
40:12le plus dramatique
40:13face à la Chine
40:14c'est que honnêtement
40:15il n'y a pas de solution simple
40:16quand vous êtes en part technologique
40:18et que vous êtes plus cher
40:21c'est difficile de garder
40:23vos parts de marché
40:24et donc la seule solution
40:26le haut commissariat
40:27à la stratégie a raison
40:28c'est effectivement
40:28ce transfert de capacités
40:30de technologie
40:32parce qu'on a un secteur automobile
40:33quand même
40:33qui essaye de se refaire
40:34se refaire
40:35non mais là parce qu'on était là-dessus
40:37c'est tout là-dessus
40:38et ils ont le système
40:39robotique
40:40ils ont l'écosystème d'innovation
40:41ils sont incroyablement innovants
40:43on ne l'est plus du tout
40:44donc là aussi
40:45on a du retard
40:46pour le dire autrement
40:47on va dire qu'on a
40:47deux générations de retard
40:48par rapport au Chinois
40:49sur l'automobile
40:49même s'ils nous transféraient
40:50toute la technologie
40:51du jour au lendemain
40:52on se reprojette dans 30 ans
40:53ils iront encore plus vite
40:55parce qu'ils innovent
40:55beaucoup plus vite
40:56mais la problématique
40:57c'est qu'en plus
40:58notre système d'innovation
40:59en Europe
41:00il est incroyablement sinistré
41:02et ça
41:02il faut vraiment régler
41:03les sujets à la source
41:04ça renvoie à la R&D
41:05etc
41:06c'est pas uniquement
41:07un problème de techno à date
41:08c'est qu'on va
41:08même les trains
41:09le train chinois
41:10va beaucoup plus vite
41:10que le train européen
41:11je suis désespérée
41:13parce que je ne pensais pas
41:14avoir trouvé une solution
41:15mais je me disais quand même
41:16que pour faire de l'emploi industriel
41:18avec du transfert de technologie
41:19on avait trouvé la solution
41:20c'est effectivement la solution
41:21je pense comme Patrick
41:22que les Chinois
41:22ils n'ont forcément pas envie de ça
41:23et je pense effectivement
41:24qu'ils ont beaucoup d'avance
41:25des véhicules d'autonomie
41:27de 1000 km
41:27des technologies embarquées
41:28qui sont incroyables
41:29des usines
41:29qui sont capables de fabriquer
41:30il y a quelques jours
41:31ou pratiquement
41:32donc en fait
41:33c'est ce que je trouve assez rigolo
41:34sans mauvais jeu de mots
41:35ou avec un mauvais jeu de mots
41:35c'est que si on rebook
41:36à notre sujet juste avant
41:37ce programme de Jean-Luc Mélenchon
41:38c'est si effectivement
41:39un programme comme Mélenchon propose
41:41on accélère ce genre de phénomène
41:42parce que par définition
41:43on va faire monter
41:44en flèche la demande
41:45cette demande va notamment
41:46pas que
41:47mais notamment se reporter
41:48sur des besoins
41:48des années qui viennent
41:49notamment d'électrification
41:51et de voitures électriques
41:51et si on n'a rien fait en amont
41:53sur l'offre
41:53qui voit bien que c'est complexe
41:54là ça va être l'invasion
41:55de voitures chinoises
41:57en France
41:58et qui ne vont pas
41:59effectivement être issues
42:00de transferts de technologies
42:00c'est certain
42:01donc on voit bien que
42:02tous ces sujets
42:03autour de à la fois
42:05mondialisation
42:06innovation
42:08déficit d'investissement
42:09en Europe
42:09tous ces sujets
42:10sont intimement liés
42:11et qu'elle essaie
42:11de les saucissonner
42:12pour faire de l'électorat
42:13ça n'est pas bon
42:14Mais ce qui veut dire
42:15à la fin Patrick
42:15que ça ne sert à rien
42:16d'essayer de réindustrialiser
42:17on n'y arrivera pas
42:18qu'il vaut mieux miser
42:19sur nos forces
42:19là ça reboucle
42:20avec nos histoires
42:21de prix du gaz
42:22qui ont fait fois deux
42:23depuis le début du conflit
42:24c'est l'énergie
42:25l'énergie
42:25l'énergie
42:26c'est ça qu'on a à vendre
42:27c'est là où on est
42:28le plus fort
42:28et mettons-nous
42:31à fond sur ça
42:32Ce qui est désolant
42:34c'est le recul
42:36de la recherche
42:37quand on regarde
42:38les publications scientifiques
42:39par exemple
42:40il y a un recul
42:40très fort
42:41des publications scientifiques
42:42depuis quelques années
42:44issues d'Europe
42:45ou de France
42:47et on voit
42:48les temps de développement
42:49de nouveaux produits
42:50qui sont trois fois plus courts
42:51en Chine
42:51qu'en Europe
42:52etc
42:54On a organisé notre échec
42:55si je comprends
42:56Oui
42:57et puis on a des règles
42:59assez bureaucratiques
43:00on a des budgets
43:01de recherche
43:02alors pas dans la recherche publique
43:03la recherche publique
43:04est tout à fait honorable
43:06internationalement
43:06mais la recherche d'entreprise
43:08a des budgets de recherche
43:09deux fois plus faibles
43:09qu'aux Etats-Unis
43:10et même qu'en Allemagne
43:12Malgré le CICE
43:12malgré tout ça
43:13Oui c'est un point et demi
43:14de PIB
43:15la recherche d'entreprise
43:16en France
43:16et c'est presque trois points
43:17de PIB aux Etats-Unis
43:18c'est deux points et demi
43:19en Allemagne
43:19donc les entreprises
43:20ne font pas assez d'efforts
43:22en réalité en France
43:22de recherche
43:25et puis il y a peu
43:27de scientifiques
43:28quand on regarde
43:30la structure des équipes
43:32Je pensais qu'on avait
43:32plein de scientifiques
43:33et qu'en mathématiques
43:34on était très forts
43:35et notre équipe du quantique
43:38il y a des médailles
43:38mais quand on regarde
43:40la masse des ingénieurs
43:41on sait qu'on manque
43:44de centaines de milliers
43:45d'ingénieurs
43:45pour faire tourner
43:46normalement une industrie
43:48donc il faut changer
43:51la volonté des entreprises
43:54de faire de la recherche
43:55qui est faible
43:56en Europe et en France
43:57et puis il faut changer
43:58le système éducatif
43:59pour former
43:59beaucoup plus de scientifiques
44:02en particulier des jeunes femmes
44:03On devient une terre de data center
44:05et on vend de l'énergie
44:07Oui mais enfin
44:08on vend ce qu'on a
44:10c'est-à-dire
44:11on vend notre nucléaire
44:13Et puis je trouve
44:13qu'on réglemente
44:14beaucoup trop vite
44:14aussi Patrick
44:15je trouve que
44:15par exemple sur la recherche
44:16effectivement il y a
44:16tous ces efforts à faire
44:17on a aussi
44:18des chercheurs incroyables
44:20des gens qui ont des idées
44:22extraordinaires
44:22mais qui se retrouvent
44:23tout à coup
44:23avec des barrières réglementaires
44:25alors qu'ils s'encentent
44:25un médical
44:26c'est la mise sur le marché
44:27Par exemple je connais
44:27une entreprise
44:28aux Etats-Unis
44:29quand ils font la mise
44:29sur le marché
44:30d'un médicament
44:30c'est radical
44:32très belle entreprise
44:32du Nord Finistère
44:33que je connais
44:33qui s'appelle
44:33Emarina
44:34vous ne connaissez peut-être pas
44:35c'est une entreprise
44:35qui fait du substitut sanguin
44:36à base de verre marin
44:37On les a déjà reçu
44:383 ou 4 fois
44:38Cette boîte
44:40ZAL
44:40qui est son fondateur
44:42qui est un chercheur
44:42il a été courtisé
44:43des dizaines de fois
44:44pour dire plus
44:45par les américains
44:45et les chinois
44:46parce qu'en France
44:46c'est un sujet très sensible
44:48bien sûr
44:48on parle de médical
44:49mais il rencontre
44:50des barrières
44:50tous les deux jours
44:51là aux Etats-Unis
44:52et en Chine
44:53on lui fait des ponds d'or
44:53pour accélérer
44:54la mise sur le marché
44:55de son produit
44:55qui est déjà utilisé
44:56en Inde massivement
44:57pour les grèves de visage
44:58puisque ça vascularise
44:59c'est beaucoup mieux
45:00pour la vascularisation du visage
45:00et en France
45:01il n'arrive pas à s'en sortir
45:02j'ai envie de dire
45:04bien sûr je donne un exemple
45:05il y en a plein d'autres
45:06de chercheurs
45:07de gens qui ont beaucoup
45:07d'idées
45:08mais qui se retrouvent
45:09face à la fois
45:09peut-être à une pénurie
45:10de moyens
45:11mais surtout
45:11parfois face à des
45:13réglementations
45:13qui les empêchent d'avancer
45:15nous quand on dit
45:15à sort
45:16ce qu'on commence à faire
45:17c'est de se demander
45:17en quoi ça va être dangereux
45:18les chinois
45:19ils ne se posent pas la question
45:19ni les américains
45:20ils avancent
45:21et bien c'est la même chose
45:22dans d'autres registres
45:22de la recherche
45:23et je pense que là-dessus aussi
45:24il faut qu'on libère
45:25un peu les énergies
45:27Anthony ?
45:27je suis totalement d'accord
45:28on n'a pas le goût du risque
45:30et la réglementation
45:31c'est le reflet de ça
45:32c'est qu'on veut tout contrôler
45:33la précaution
45:33et le mot ultime
45:34qu'on a en France
45:35et en Europe
45:36je sais mais dans le temps
45:37ça protège quand même
45:38sur l'alimentaire
45:40moi je n'ai pas très envie
45:40d'être une américaine
45:41j'entends
45:42mais quand on fait le bilan
45:42alors dans ce cas-là
45:43il faut accepter
45:43notre situation économique
45:44on ne peut pas
45:50que l'innovation
45:51vous allez en financer 10
45:52il n'y en a qu'un seul
45:52qui va sortir
45:53et encore si vous avez de la chance
45:54par le haut
45:54mais c'est ça l'innovation
45:55et puis c'est un petit peu
45:56une guerre entre tout le monde
45:57alors il faut qu'elle soit
45:58quand même organisée
45:59ce n'est pas non plus la jungle
46:00et on a complètement perdu
46:02le sens de la représentation
46:04de ce que c'est
46:04comment se fabrique la recherche
46:06et on est très très loin
46:07et puis pour que les entreprises
46:08financent plus de dépenses de R&D
46:10il faudrait qu'elles aient
46:11un peu plus de marge
46:11moi c'est vrai que je suis
46:13extraordinairement frappé
46:13par la profitabilité
46:15des entreprises américaines
46:17quand on regarde
46:17les entreprises européennes
46:18il y a moins de place
46:19pour financer
46:20toutes ces dépenses risquées
46:21que pourrait prendre le privé
46:23Mais M. Carthus
46:24c'est une critique
46:24qu'on peut faire
46:25à l'ensemble de l'économie française
46:26ce rapport au risque
46:27le fait de ne plus accepter
46:28qu'il y ait des gens
46:28qui perdent quoi que ce soit
46:29pour y faire n'importe quelle réforme
46:31il ne faut plus
46:31personne ne paye
46:32il ne peut y avoir que des gagnants
46:33on a changé quand même
46:35notamment depuis le Covid
46:36la société française
46:37s'est un peu nounouisée
46:38encore plus
46:39de ce qu'on était avant
46:40C'est la société européenne
46:43hors Angleterre
46:44qui est de cette logique différente
46:46Oui mais c'est ce qu'on disait avant
46:47c'est une société
46:48qui est organisée
46:49autour de la protection
46:50des consommateurs
46:51et des épargnants
46:52et donc il ne faut pas changer
46:54complètement ça
46:55parce qu'effectivement
46:56on n'a aucune envie
46:58d'adopter le modèle américain
46:59en réalité
47:00mais il faut
47:01il faut que les individus
47:05soient autorisés
47:05à prendre plus de risques
47:06et à nouveau
47:07spontanément
47:08les individus
47:09prendraient plus de risques
47:11sur l'épargne
47:12sur leur parcours de carrière
47:15que ce qu'ils sont
47:17autorisés à faire
47:17par les réglementations
47:19J'en reviens à mes histoires
47:20de prix du gaz
47:21fois deux
47:21depuis le début
47:22du conflit
47:23pas normalement
47:24d'espoir
47:26que ça baisse
47:27là on était
47:28à 70 euros
47:29du mégawatt-heure
47:29Oui
47:30on était à 30
47:31fin 2025
47:32à 35
47:33au début de 2026
47:34oui fois deux
47:35et c'est
47:36aux Etats-Unis
47:37si on calcule
47:38le prix du gaz
47:40par la même unité
47:42en euros
47:43par mégawatt-heure
47:44on est à 9
47:45et donc le prix
47:46du gaz européen
47:47il est
47:486 et 7 fois
47:50plus cher
47:51que le gaz
47:51naturel
47:52américain
47:53il y a
47:54on dépend des Etats-Unis
47:56dans un approvisionnement
47:58et il y a
47:59les coûts de liquéfaction
48:00les coûts de transport
48:00les coûts de
48:02regazéification
48:02le fait que
48:04tout le monde sait
48:04que les réserves européennes
48:06sont basses
48:06par rapport à ce que
48:08le niveau devrait se situer
48:10on a perdu
48:11le gaz
48:11de Qatari
48:14dans le territoire
48:15d'Hormuz
48:15il circule du pétrole
48:16mais il ne circule pas
48:17de gaz
48:19et donc
48:19on a une tension
48:20très forte sur le gaz
48:21alors le pétrole
48:23ce n'est pas un problème
48:23parce que le pétrole
48:24c'est un marché mondial
48:25le gaz
48:26c'est un marché régional
48:27et il y a pire
48:28c'est les pays asiatiques
48:29ils ont encore
48:30des prix du gaz
48:31encore plus élevés
48:31qu'en Europe
48:32vous dites
48:32il n'y a pas de problème
48:33sur le pétrole
48:33Patrick Pouyanné
48:34disait la semaine dernière
48:35il n'y a pas de problème
48:36sur le pétrole brut
48:36mais sur le raffinage
48:38sur les produits raffinés
48:39parce qu'il y a une grosse partie
48:41du raffinage
48:41qui est fait sur place
48:42au Moyen-Orient
48:43dans le Golfe
48:45mais c'est le gaz
48:46c'est pire
48:47et puis le gaz
48:48c'est l'énergie
48:48de la chimie
48:49c'est l'énergie
48:50c'est extrêmement important
48:53et puis on a poussé
48:55les gens
48:56à adopter le gaz
48:58aussi bien
48:59les particuliers
49:00que les entreprises
49:00et le gaz
49:01devient une énergie
49:02extrêmement chère
49:04le gaz
49:05c'est plus cher
49:05que le charbon
49:07d'usage
49:08en Europe
49:09et donc il y a
49:10un énorme problème
49:11mais je ne vois pas
49:12de solution
49:12parce qu'on restera
49:15dépendant
49:17des pays
49:18qui produisent du gaz
49:19donc les pays
49:20c'est la Norvège
49:21l'Algérie
49:22les Etats-Unis
49:22le Qatar
49:24et c'est à peu près
49:25sauf à pousser
49:26l'électrification
49:27enfin je veux dire
49:28j'ai moi-même
49:28enlevé des radiateurs électriques
49:29pour mettre du gaz
49:30il y a 10 ans
49:30donc je reviens
49:31sur les erreurs
49:32qu'on a fait
49:32mais on n'a pas poussé
49:33l'électrification
49:34avant il y a 2 ans
49:35en tout cas il y a 2 ans
49:36qu'on met vraiment les feux
49:37on y va vraiment très fort
49:39maintenant
49:39mais c'est vrai que
49:39sur la fiscalité
49:40ça met en perspective
49:42une idée toute simple
49:43mais importante
49:44c'est que dans toute
49:45la redistribution
49:46un peu de la géopolitique
49:48mondiale
49:48dans ces volontés
49:49parfois d'impérialisme
49:50qu'il va faire
49:51certains Etats
49:52et bien on voit
49:53qu'il y a des avantages
49:53concurrentiels
49:54qu'on ne peut perdre
49:54au passage
49:55et effectivement
49:56nos alliés américains
49:57n'ont pas forcément
49:58les mêmes enjeux
49:59en tout cas en termes
50:00de calendrier que nous
50:01sur certains sujets
50:02y compris de guerre
50:03parce qu'eux ils peuvent
50:04d'un point de vue économique
50:05j'entends ce qu'il y a
50:06plein de sujets derrière
50:06ils peuvent peut-être
50:08être plus patients
50:08ils ont des réserves
50:09énergétiques nécessaires
50:10ils ont le gaz
50:10qui va bien
50:11donc on voit effectivement
50:12qu'il faut aussi penser
50:13notre économie de demain
50:14à l'aune de cette
50:15redistribution des cartes
50:16et si on la pense comme ça
50:18notre économie de demain
50:19on va effectivement
50:20investir davantage
50:21dans la transition énergétique
50:22les électrafications
50:23les grandes infrastructures
50:24réindustrialisées
50:24parce qu'on voudra
50:26s'immuniser quelque part
50:28contre les grands chocs
50:29qu'on voit aujourd'hui
50:29et dont je pense
50:30qu'il n'y aura plus
50:31de marche arrière
50:33quelques grandes dizaines d'années
50:35elle est terminée
50:37Trump d'un côté
50:37des Etats-Unis
50:39Poutine de l'autre
50:39la Chine
50:40il faut en tenir compte
50:41l'Inde
50:41demain il faut en tenir compte
50:42aussi de tout ça
50:43je voudrais qu'on finisse
50:44sur l'intelligence artificielle
50:46Anthony Morley
50:47de la Vidalie
50:47on disait
50:48il n'y a pas assez d'argent
50:49forcément sur les marchés
50:50pour financer
50:51tout le monde
50:52l'IA
50:53l'énergie
50:54les états
50:55est-ce que
50:56là on a eu des annonces
50:58dernièrement
50:58de début de rentabilité
51:00quand même
51:00sur certaines boîtes de l'IA
51:01est-ce que vous êtes inquiet
51:02vous sur une crise
51:03qui pourrait devenir
51:03non pas des états
51:04mais plutôt
51:05des grosses boîtes
51:06de l'intelligence artificielle
51:07alors quand on parle
51:08de ce sujet là
51:09c'est difficile d'avoir
51:10des certitudes absolues
51:11quand même
51:11je tiens à le dire
51:12parce que là
51:12c'est quand même
51:13c'est à la fois
51:14une révolution
51:15je ne ressortirai pas
51:15la replay
51:16allez-y
51:16je veux dire
51:17il faut quand même
51:18prendre cette précaution
51:19ensuite
51:20c'est quand même
51:20impressionnant
51:21de voir à quel point
51:22tout l'écosystème
51:23s'est mis à être rentable
51:24à une vitesse
51:24que je trouve hallucinante
51:26on n'est pas en train
51:27de pricer des bénéfices
51:28qui sont dans 10 ans
51:28on est en train
51:30Nvidia
51:30Nvidia quand on regarde
51:31aujourd'hui
51:31ses profits
51:32c'est juste hallucinant
51:33donc c'est compliqué
51:35de se dire
51:35qu'il y a une bulle
51:36alors est-ce qu'il y a
51:36des survalorisations
51:37peut-être
51:38mais les profits
51:39sont déjà là
51:40il faut que les promesses
51:41soient tenues
51:42parce que c'est sûr
51:43que quand on voit
51:43le calendrier
51:44de ce qui doit être
51:45alors c'est vrai
51:45du hardware
51:46c'est vrai du soft
51:48donc il va falloir
51:49que la profitabilité
51:50soit au rendez-vous
51:50mais honnêtement
51:51si ça tient
51:52même ça déçoit un peu
51:53les valorisations
51:54qu'on voit aujourd'hui
51:55sont loin d'être délirantes
51:56Patrick ?
51:57J'aime bien
51:58ce qu'a dit Warsh
51:59à Jackson Hole
51:59sur l'IA
52:01donc il dit
52:02un
52:03en quelques années
52:04il est apparu
52:04un quatrième facteur
52:05de production
52:06on croyait que c'était
52:07le travail
52:08le capital
52:08et l'énergie
52:09c'est le travail
52:10le capital
52:10l'énergie
52:10et l'IA
52:11et l'IA
52:12ça sera un facteur
52:13production probablement
52:14plus gros
52:15que l'énergie
52:17et peut-être
52:18plus gros
52:18que le capital
52:19aux Etats-Unis
52:20la moitié
52:20des investissements
52:21des entreprises
52:22sont des investissements
52:23liés à l'IA
52:24donc problème 1
52:26problème 2
52:27il dit
52:28on ne sait pas
52:29si l'IA
52:30sera plutôt
52:32substituable
52:32ou plutôt
52:33complémentaire
52:34du travail
52:34donc est-ce que ça
52:35enrichissera
52:36les tâches
52:37ou est-ce que ça
52:38détruira des emplois
52:39et donc c'est trop tôt
52:40comme l'a dit Anthony
52:41moi je regarde
52:42tous les mois
52:43les chiffres
52:44les payrolls
52:45évidemment
52:46on regarde les Etats-Unis
52:47parce que les Etats-Unis
52:48c'est 60%
52:49de l'IA mondial
52:51on semble voir
52:52des tendances
52:53de destruction
52:54d'emplois
52:55en particulier
52:56d'emplois
52:56pour les jeunes
52:57dans les secteurs
52:58qui utilisent
52:58beaucoup d'IA
52:59mais enfin
52:59c'est très tentatif
53:00et c'est très récent
53:02et puis
53:03la troisième question
53:04c'est
53:05est-ce que ça sera rentable
53:06l'IA
53:07alors certainement
53:08pour NVIDIA
53:09mais c'est pour les gens
53:11qui fournissent
53:12les boîtes d'IA
53:12mais est-ce que ça sera
53:13pour les gens
53:15qui développent
53:16les boîtes d'IA
53:16est-ce que ça sera rentable
53:17compte tenu
53:18il y a
53:19il y a un travail
53:19de Goldman Sachs
53:20qui montre
53:20que le monde
53:22a investi
53:221000 milliards de dollars
53:23dans les langages
53:25et ce qui va avec
53:27des data centers
53:27etc
53:28et que ça sera
53:291500 milliards de dollars
53:31dans deux ans
53:31est-ce qu'on rentabilisera
53:33normalement
53:33ces sommes monstrueuses
53:34et quatrième
53:35et dernier point
53:36qui l'avance
53:37je cite Warch
53:38qui est très intéressant
53:39sur ce point
53:41qui profitera
53:42est-ce que ce sera
53:43tombera dans la poche
53:45des actionnaires
53:45des entreprises
53:47est-ce que ça
53:47ça redescendra
53:49sur les salariés
53:50est-ce que
53:52à qui il y aura
53:52le surplus
53:53lié à l'IA
53:54donc ce qui est clair
53:55c'est que ça fait
53:55de la productivité
53:56donc ça fait
53:57de la croissance
53:58mais on ne sait pas
53:59si ce n'est pas
54:00une croissance
54:00qui est très négative
54:01pour les salariés
54:02Patrick on a dit
54:03beaucoup de mal
54:03de Kevin Warch
54:04sur ce plateau
54:04la semaine dernière
54:05certains disaient
54:06on ne comprend pas
54:06ce qu'il dit
54:09je trouve qu'il se plante
54:11complètement
54:11sur la conjoncture américaine
54:12parce que
54:13je ne vais pas rentrer
54:14dans les détails
54:15mais sur les points structurels
54:16sur la politique monétaire
54:18sur l'IA
54:19etc
54:19sur l'équilibre
54:20de l'investissement
54:21et de l'épargne
54:21il a été remarquable
54:23je trouve
54:23Warch
54:23il était bien meilleur
54:25que son prédécesseur
54:27il me reste une minute
54:28sur un sujet
54:29un peu différent
54:30mais qui touche l'IA
54:31je pense que le vrai sujet
54:32de l'IA aujourd'hui
54:33au-delà des modèles économiques
54:34est-ce que c'est sur l'infra
54:34qu'on va gagner de l'argent
54:35est-ce que c'est sur les usages
54:36est-ce que c'est sur les opérateurs
54:37de l'IA
54:38je pense que le sujet central
54:39on l'observe tous
54:40tous les jours je pense
54:41c'est que va-t-on faire
54:42en termes de formation
54:43dans les 10 à 20 ans
54:44qui viennent
54:44pour faire en sorte
54:45qu'il n'y ait pas
54:46quand j'ai une génération sacrifiée
54:47plusieurs générations sacrifiées
54:48parce qu'on voit bien
54:49qu'aujourd'hui
54:50la génération des 25-35 ans
54:52c'est là où ça se passe
54:54dans les métiers
54:54en tout cas où l'IA
54:55peut produire beaucoup de valeur
54:56c'est là où on détruit
54:58effectivement beaucoup
54:58d'utilisation
54:59de cette main-d'oeuvre
55:00entre guillemets
55:00donc je pense que
55:01l'une des grandes questions
55:02c'est qu'est-ce qu'on va faire
55:03pour accompagner
55:03la montée en puissance de l'IA
55:05qui est vraiment
55:06incroyable tous les jours
55:07en tout cas dans nos métiers
55:07on voit que ça révolutionne
55:09il faut faire en sorte
55:09qu'on ait des gens
55:10qui soient formés
55:11et qu'on en parlait
55:12Patrick tout à l'heure
55:12la créativité
55:14parce que redevienne
55:15une valeur cardinale
55:16et on en a besoin aujourd'hui
55:17et que l'IA puisse être
55:18un accélérateur de la créativité
55:20Merci beaucoup
55:20à tous les trois
55:20d'être venus ce matin
55:21dans les experts
55:22c'était encore une émission
55:23très agréable et passionnante
55:24on se retrouve demain
55:26avec nos invités
55:27on sera avec le professeur
55:28Louis-Samuel Plisser
55:29avec le chef d'entreprise
55:30Patrick Bertrand
55:31et avec l'économiste
55:32Véronique Richelorès
55:33dans un instant
55:34sur BFM Business
55:34vous retrouvez
55:36Marie-Cœur Deroy
55:36pour les experts de l'IMO
55:38je vous dis à demain
55:39bonne journée
55:42Débat et controverse
55:43les experts
55:44sur BFM Business
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