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  • il y a 4 minutes
Ce mardi 1er septembre, Mikael Petitjean, chef économiste de Waterloo AM et professeur à Louvain, Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein de Mirabaud AM, et Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:118h58, dans une poignée de secondes il sera à 9h, ouverture indécise sur les grands indices européens et pour cause
00:17les taux longs continuent de progresser ce matin.
00:19Le 10 ans japonais a franchi pour la première fois depuis 1996 les 3% cette nuit.
00:23Ce matin le 10 ans français est à 98 pour la première fois depuis 2008 quand hier le Bund, le
00:3010 ans allemand a touché les 3,3% depuis 2011.
00:33Nous évoquerons cette percée des taux longs à 9h05 avec Mickaël Petitjean qui nous attend depuis Bruxelles, depuis Waterloo Asset
00:39Management, Valentin Bissa de son côté nous attend depuis Genève chez Mirabeau, chef économiste et stratège de Mirabeau Asset Management.
00:46Pour revenir donc sur cette percée des taux longs, sur ces cours du gaz qui sont toujours sur des plus
00:51hautes 2023 en Europe, 70 euros pour 1 MWh, quand dans le même temps le pétrole est au-delà des
00:5690 dollars ce matin, 91 dollars pour un baril de Bren, 87 dollars pour le WTI.
01:02Néanmoins le marché actions tient très très bien, regardez la performance au mois d'août, plus 2,5% pour
01:07le S&P 500, plus 3,8% pour le Nasdaq 100, en Europe l'Eurostock 50 n'est pas
01:13en reste, plus 2%, il n'y a que le CAC 40 en fait qui est en reste, qui perd
01:17un peu plus de 2% sur l'ensemble du mois.
01:19Quels sont aujourd'hui les secteurs, les indices à privilégier ? Là aussi, élément de réponse ce matin avec nos
01:25deux invités et puis en toute fin d'émission avec Paul Marcel, cofondateur de l'atelier des options.
01:30Voilà le programme Good Morning Market 9h, 9h30 et puis à 9h30 vous retrouvez leur closier pour les experts pendant
01:36une heure.
01:36On va aussi beaucoup parler de dette évidemment, nous de notre côté avec nos invités ce matin, Renan Lemoyle d
01:41'épopée gestion, Anthony Morlet, Lavillali, économiste Rex et Code et puis Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société
01:48de gestion Ossiam, de la dette, du budget bien évidemment et puis du gaz aussi, un peu au menu à
01:54partir de 9h30.
01:55Voilà donc le programme des experts 9h30, 10h30 avec leur closier. En attendant, il est pile 9h et c'est
02:01toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
02:09Et à la une, cette déclaration à Téhéran ce matin, il y a un peu moins d'une heure, du
02:13président de la République islamique, Mesut Pézeskian, qui déclare que l'Iran est immédiatement prêt à renouer avec ses engagements.
02:21Dans le cas où les Etats-Unis reviennent au protocole d'accord de la fin juin, est-ce là une
02:25main tendue vers Washington, Annalisa Capellini ?
02:28Oui absolument, si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d'accord, à ce moment-là,
02:33la République islamique prendra immédiatement des mesures réciproques.
02:37Voici les mots précis de Massoud Pézeskian, le président iranien, qui se trouve au Kyrgyzstan pour le sommet de l
02:43'organisation de coopération de Shanghai.
02:44Mot repris ces dernières minutes par les agences de presse iraniennes.
02:49C'est une manière pour le régime de Téhéran de rappeler que l'Iran privilégie dans cette phase la diplomatie
02:54au conflit direct avec les Etats-Unis.
02:57Pourtant, Iraniens et Américains ont échangé des frappes ces dernières heures après une accalmie qui a duré plusieurs semaines.
03:04Mais cette reprise des hostilités n'arrange personne, selon Téhéran.
03:09Le ministre iranien des Affaires étrangères avait déjà tenu hier des propos similaires.
03:13Si les Etats-Unis revenaient à ce que leur président a signé, tout peut être remis sur les rails.
03:18Voici les mots d'Abba Sarakshi.
03:21On peut donc bien parler d'une main tendue aux Etats-Unis et à Donald Trump,
03:25qui après six mois de conflit essaye d'étouffer économiquement l'Iran.
03:29Le président américain, lui, maintient ces dernières heures un ton plutôt belliqueux sur ses réseaux sociaux.
03:34Il envisagerait même, selon le site Axios, des frappes dans le détroit d'Orbouz
03:38pour empêcher l'Iran de reconstituer ses capacités en matière de radars et de missiles.
03:42Merci, Annalisa Capellini.
03:44Il est 9h01 sur BFM Business.
03:46Dans le reste de l'attu, c'est un bon mois d'août qui s'est achevé pour le secteur
03:49automobile en France.
03:50Les immatriculations de voitures neuves ont progressé plus 7,4% sur un an,
03:55avec un jour ouvré de plus cette année, selon les chiffres de la PFA,
03:59qui publie aussi une part de marché record pour les véhicules tout électriques.
04:0329,9% sur les 8 premiers mois de l'année, c'est-à-dire 12 points de plus que
04:08l'an dernier.
04:08Pour les véhicules d'occasion maintenant du mouvement aujourd'hui,
04:12avec l'entrée en vigueur de nouvelles primes à l'achat ou à la location sur les électriques de seconde
04:17main,
04:17elles sont financées par les opérateurs énergétiques
04:20et pourront aller jusqu'à 380 euros sans condition de ressources.
04:24En face de ce bonus auto, le malus fast fashion, qui arrive aussi aujourd'hui.
04:29Il cible les entreprises qui ne respectent pas certains critères de réparabilité
04:34avec une pénalité qui peut atteindre 12 euros par produit.
04:37Et puis dans le secteur, ça ne s'est pas très bien passé pour Chine.
04:41Ce matin, le géant asiatique qui s'introduisait à la bourse de Hong Kong
04:44et qui clôture en baisse de 4% après cette première séance.
04:49En effet, séance compliquée pour Chine, avec une valorisation qui était déjà bien en deçà des estimations de 2022.
04:54A l'époque, le groupe était valorisé quasiment 100 milliards de dollars.
04:57Là, ce matin, c'est à peine 24 milliards de dollars de valorisation pour ce géant de la fast fashion.
05:03Le CAC 40 a ouvert une poignée de secondes et c'est du vert dans les premières secondes de cotation.
05:09Plus 0,3%, 8359 points pour la bourse de Paris.
05:13Du côté de l'Eurostox, 50, c'est un zéro pointé.
05:16Air Liquide est de loin la plus forte hausse ce matin à l'ouverture.
05:19Plus 3,5% avec des informations de Reuters qui évoquent que le fonds activiste Elliot
05:24a pris une participation dans le géant du gaz industriel
05:28afin de lui demander d'améliorer un petit peu sa rentabilité.
05:31Il faut voir que la marge opérationnelle de Air Liquide est tournée aux alentours des 20%
05:34versus 30% pour son concurrent, ligne 2.
05:38Le titre donc est en forte hausse ce matin après cette information
05:42qui n'est pas confirmée par la société.
05:44175 euros.
05:45Deuxième plus forte hausse, ST Microelectronics, plus 1,6%.
05:49ArcelorMittal et Total Energy sont également dans le vert.
05:51Total, bien sûr, qui bénéficie de la dynamique forte sur les prix de l'énergie.
05:5691 dollars ce matin pour un baril de Bren.
05:58C'est une hausse de 0,7%.
06:00Idem pour le WTI à 86 dollars.
06:03Les autres valeurs à suivre ce matin, Accor qui cède 0,8%.
06:07Vous avez néanmoins Deutsche Bank qui entame le suivi à l'achat sur la valeur
06:10avec un objectif à 55 euros.
06:12Le titre est à 46,19 euros ce matin à l'ouverture.
06:16Et puis enfin, un dernier mot de Véridien qui gagne plus de 5% dans le SBF 120.
06:19Là aussi, c'est un relèvement de recommandations, cette fois de la part de Goldman Sachs
06:24qui propulse le titre à 92,25 euros.
06:27Le marché obligataire, 4,19 euros donc pour le 10 ans français.
06:30Une première depuis 2008.
06:31Est-ce qu'il faut s'inquiéter de cette remontée des taux longs en France
06:34mais aussi en Allemagne, au Japon, aux Etats-Unis ?
06:36Élément de réponse dans un instant avec nos deux invités qui nous accompagnent.
06:40Mickaël Petitjean pour Waterloo Asset Management
06:42et Valentin Bissa pour Mirabeau Asset Management.
06:45A tout de suite.
06:50BFM Business
06:539h, 9h30
06:55Good Morning Market
06:57Etienne Braque
06:58Avec ce matin en direct, Mickaël Petitjean, chef économiste de Waterloo Asset Management depuis Bruxelles.
07:03Bonjour Mickaël, merci de nous accompagner ce matin.
07:06Et depuis Genève, c'est Valentin Bissa qui est également en direct avec nous,
07:10chef économiste et stratégique chez Mirabeau Asset Management.
07:13Merci à tous les deux de nous accompagner.
07:15Le marché obligataire en Europe a ouvert tout à l'heure à 8h et avec un 10 ans français qui
07:20est sur des plus hauts de 2008.
07:22Encore ce 10 ans français qui continue de pousser.
07:26Mickaël Petitjean, 4,19.
07:27Mais ce sont bien l'ensemble des taux qui progressent.
07:303,35 pour le Bund, pour le 10 ans allemand, quand le 10 ans italien est à 4,17.
07:36Le 10 ans espagnol à 3,79.
07:38Est-ce que ça vous inquiète aujourd'hui cette remontée des taux longs chez Waterloo Asset Management, Mickaël Petitjean ?
07:43Non mais c'est clair que c'est un élément qu'on suit de très près.
07:47En particulier en Europe.
07:49Alors il ne faut pas non plus noircir trop le tableau.
07:51C'est-à-dire qu'on a quand même une remontée des taux d'intérêt
07:54qui est liée à une situation macroéconomique en Europe qui est moins mauvaise que prévue.
07:59Et j'utilise à propos ce terme de moins mauvais.
08:03On a une croissance qui est un peu moins mauvaise que prévue.
08:06Mais d'un autre côté, il y a quand même des questions qui vont ressurgir
08:11de soutenabilité de la dette, particulièrement en Europe.
08:13Nous, on fait une grosse différence entre la dynamique présente aux États-Unis et en Europe.
08:19Vous savez, il faut quand même que le PIB, c'est-à-dire nominal,
08:23puisse croître suffisamment pour absorber le coût de la dette.
08:27Alors, pour être très clair, pour l'instant, c'est encore gérable
08:31parce qu'on a des titres de la dette, notamment en France,
08:33qui ont été émis il y a plusieurs années et qui ont été émis à des taux relativement bas.
08:40Donc, quand on regarde le taux effectif d'endettement et de remboursement de la dette française,
08:45on est à autour de 2 %, ce qui reste gérable parce que la croissance du PIB nominal
08:51est aux alentours de 2,2 %.
08:53Mais néanmoins, 4,18, ce n'est pas soutenable avec une croissance du PIB nominal à ce niveau-là.
09:01Donc, moi, je suis effectivement beaucoup plus inquiet pour des pays comme la France
09:05et même pour la Belgique que pour les États-Unis.
09:08Vous savez, la croissance du PIB nominal aux États-Unis, c'est 6,5 %.
09:13Et c'est surtout tiré effectivement par un effet prix parce que l'inflation est élevée.
09:20Mais néanmoins, c'est-à-dire l'effet volume est là, 6,5 %.
09:23On peut se permettre d'avoir des taux d'intérêt à 10 ans aux États-Unis, même plus élevés.
09:28Nous, on voit même une situation qui ne se détériorerait pas,
09:32même si on augmente le taux directeur deux fois de 25 points de base.
09:36Donc, il y a un contraste assez important et je m'arrête là.
09:39Mais il y a aussi un autre élément qu'il faut absolument garder en tête,
09:44c'est le différentiel de productivité entre les deux zones.
09:47C'est-à-dire qu'on a une productivité qui est beaucoup plus faible en Europe qu'aux États-Unis.
09:52Et ça, sur le long terme, des différentiels pareils.
09:55C'est-à-dire qu'on a une productivité qui est trois fois plus élevée,
09:58qui a cru trois fois plus fort aux États-Unis qu'en France et en Belgique, par exemple, depuis 30
10:04ans.
10:04Et ça, sur le long terme, ça fait une forte différence dans la capacité d'un pays
10:10à assumer sa dette.
10:114,2% maintenant pour le 10 ans français.
10:14Qui dit mieux ? On verra où ça va nous mettre à la fin de l'émission.
10:16Valentin Bissat, comment vous regardez un petit peu cette remontée des taux longs ?
10:20Il y a un taux qui a été franchi ce matin.
10:23C'est une barre symbolique, bien sûr, mais quand même 3% sur le 10 ans japonais.
10:26Ce n'est pas neutre. On aura peut-être l'occasion d'en reparler dans un instant.
10:29Mais du côté de la Maison-Blanche, ça inquiète un petit peu la situation au Japon.
10:33On se souvient notamment de cette intervention coordonnée début août entre la Maison-Blanche et le Japon.
10:39Oui, on voit effectivement que cette intervention des États-Unis et du Japon fin juillet
10:44a été un peu le déclencheur de ce mouvement sur les taux d'intérêt,
10:47notamment sur les taux d'intérêt longs, avec également la faiblesse sur le dollar américain.
10:53C'est le reflet de plusieurs choses.
10:54D'abord, on en a évidemment, on vient d'en parler, ces problèmes de déficit d'endettement.
10:59Les États-Unis, c'est extrêmement problématique.
11:01On a une économie américaine qui est extrêmement saine, relativement solide,
11:04avec des taux de croissance supérieurs à 2 % depuis plusieurs années,
11:08en cycle d'investissements importants dans l'intelligence artificielle.
11:12Et malgré ça, les États-Unis ont en déficit rapporté au PIB de près de 2 triards de dollars,
11:192 000 milliards de dollars pour cette année et pour l'année prochaine.
11:22Et en environnement politique, où on voit très bien que finalement,
11:25la latitude, que ce soit du côté républicain ou démocrate,
11:29pour passer face à leur électorat des baisses de dépenses ou des augmentations de revenus
11:34qui sont extrêmement limitées.
11:35Donc face à cet environnement-là, finalement, les marchés, les investisseurs obligataires
11:41font payer le prix au gouvernement pour cette situation économique.
11:46Et au Japon, on a exactement la même situation,
11:49avec une relance fiscale extrêmement importante
11:51et une situation sur le front de l'inflation, notamment, qui est problématique.
11:56Donc on a effectivement ce problème de déficit d'endettement.
11:59On a une situation dans le 2-3 dormus qui n'est toujours pas réglée.
12:02Vous le mentionnez précédemment, le BREN, qui est de nouveau sous des 90 dollars par baril.
12:08Si vous regardez ensuite le prix des produits raffinés,
12:12les cracks spread sont extrêmement élevés.
12:14Donc non seulement on a un problème sur le prix du baril de pétrole,
12:17mais finalement, ce qui est important, plus que le prix du baril de pétrole,
12:21c'est les prix du gasoil, du diesel, etc.,
12:25qui souffrent également des problèmes sur les raffineries.
12:28On a de moins en moins de raffineries qui produisent.
12:31Celles qui produisent, produisent au maximum de leur capacité,
12:34mais à un moment ou à un autre, on va en payer encore plus le prix
12:38et ça va avoir un impact sur l'activité.
12:41Donc on a ces problèmes sur l'inflation qui ne sont toujours pas réglés.
12:44On a ces problèmes d'endettement et qui ont problème de solvabilité,
12:48alors que les mesures qui ont été proposées notamment aux États-Unis
12:50depuis le mois d'août sont principalement des mesures
12:54qui ont trait à la liquidité sur les marchés.
12:56On a beaucoup parlé du programme du Trésor américain sur les buybacks,
13:00mais ce n'est évidemment pas cela qui va résoudre le problème.
13:03Et puis pour conclure, effectivement,
13:05Bessent a encore mentionné, c'était censé être pour cette semaine.
13:08Je crois qu'il a repoussé hier la deadline,
13:11mais on parle effectivement de mesures à venir
13:13pour essayer de contenir justement le déficit américain.
13:16et c'est ça que les investisseurs ont besoin de voir maintenant
13:19pour permettre au taux d'intérêt à long terme,
13:21notamment de mettre en terme à cette hausse des rendements.
13:25Vous l'avez rappelé, le pétrole Brent est à 91 dollars,
13:28le mégawatt-heure de gaz en Europe est à 70 euros,
13:31on a des taux longs qui sont sur des plus hauts.
13:34Mickaël Petitjean, comment expliquer que, in fine,
13:37le marché action tient ?
13:39Je le disais au début de cette émission,
13:40moi doute positif pour les grands indices mondiaux,
13:43à l'exception du CAC 40, mais bon, on va l'écarter.
13:45Là, ce matin, on pourrait se dire,
13:46tiens, ça va être prétexte à quelques prises de profit.
13:49Non, l'Eurostock 50 est à zéro, certes,
13:52mais le CAC 40 progresse de 0,3%.
13:54Quand on regarde la séance d'hier à Wall Street,
13:56petite baisse, mais rien de catastrophique.
13:58On a quand même une résilience sur la partie action
14:00qui est impressionnante.
14:02Oui.
14:03Une raison quand même assez claire, de mon point de vue,
14:06c'est la force et la dynamique de la croissance des bénéfices.
14:10Alors, on a des pourcentages qui sortent,
14:12qui sont stratosphériques.
14:13Alors, il faut raison garder parce qu'il y a des éléments comptables
14:16un peu exceptionnels, notamment en comptabilité GAP.
14:22Je ne vais pas rentrer dans les détails,
14:23mais même purgé de ces éléments-là,
14:27la croissance des bénéfices,
14:30pour l'ensemble de la cote d'ailleurs.
14:32C'est un scénario qu'on avait dessiné la fin de l'année dernière
14:36en misant sur le fait que cette croissance des bénéfices
14:39allait s'élargir en dehors des Magnificent Seven.
14:43Et c'est le cas.
14:44C'est-à-dire qu'on a bien vu d'ailleurs dans les annonces de Nvidia
14:47que Nvidia s'attendait à avoir une croissance du chiffre d'affaires
14:52plus élevée à l'égard des secteurs qui n'étaient pas liés aux hyperscalers.
14:57Donc, il y a un effet de diffusion quand même de l'intelligence artificielle
15:02à l'ensemble de l'économie.
15:04Et quand vous regardez la progression des chiffres d'affaires,
15:07on est à 15,5%.
15:10La marge nette, elle atteint un record à 17%,
15:14même purgée de tous ces éléments comptables.
15:16Et il faut quand même garder en tête que cette hausse des taux d'intérêt,
15:21elle s'explique aussi par une croissance économique
15:24qui, notamment aux États-Unis, reste bonne.
15:26On est à un rythme de croissance qui est très bon
15:30avec des gains de productivité qui restent aux alentours de 2%
15:32en rythme de croissance.
15:34Donc, ces éléments-là, c'est quand même ces éléments-là
15:36qui doivent primer quand on investit en actions,
15:39mais néanmoins rester vigilant parce que des taux à 10 ans aux États-Unis
15:44qui dépasseraient 5%, là, ça nous inquiéterait.
15:46Mais Scott Besant a bien dit qu'il était disposé à agir sur la courbe des taux
15:53en finançant des rachats de titres à 10 ans en émettant de la dette à plus court terme.
16:00Donc, je pense qu'il a cette ligne de mire de 5%.
16:03Il faut savoir que c'est les taux longs qui déterminent le coût d'emprunt des achats de maison aux
16:09États-Unis.
16:10Et c'est évidemment dans l'œil du politique aussi.
16:13Donc voilà, tous ces éléments-là font que, de notre côté,
16:15on trouve cette mécanique cohérente.
16:18Du côté du 30 ans américain, nous sommes ce matin à 5,21.
16:22Le 10 ans de son côté tente de se stabiliser à 4,70.
16:26Valentin Abissa, est-ce qu'aujourd'hui, ces niveaux sur les taux longs
16:31sont compatibles avec les valorisations et les niveaux sur les principaux indices actions ?
16:38Comme ça vient d'être dit, on partage effectivement cet avis.
16:41Les fondamentaux restent solides sur les bénéfices.
16:44La croissance économique est là dans les pays développés.
16:46On a eu un sell-off assez important durant le mois de juillet.
16:50Les valorisations ont retrouvé des niveaux, alors attractifs, c'est peut-être pas le mot,
16:53mais des niveaux un peu plus abordables pour les investisseurs, notamment en Asie.
16:58Si on fait une comparaison de pays émergents contre pays développés,
17:02on voit que les émergents se payent de nouveau sur des niveaux relativement intéressants,
17:07puisque finalement, les cours ont baissé,
17:09les bénéfices ont surpris encore à la hausse sur le deuxième trimestre.
17:13Et ce qui est intéressant de voir aussi, c'est que sur la reprise du mois d'août,
17:16on a une reprise qui est beaucoup plus spécifique.
17:19On n'a pas tous les secteurs et tous les titres,
17:21notamment liés à l'intelligence artificielle et aux différentes thématiques qui sont liées,
17:26qui repartent à l'ausse.
17:27Mais on a vraiment des remontées de titres et de secteurs qui sont plus spécifiques.
17:31Donc on voit quand même des investisseurs qui essayent maintenant d'élargir aussi.
17:36On a tous assez fortement profité de cette première hausse généralisée,
17:40j'ai envie de dire, de tout ce qui est lié de près ou de loin à la tech et
17:44à l'intelligence artificielle.
17:45Maintenant, on voit des investisseurs se repositionner de manière beaucoup plus précise sur certains sous-secteurs.
17:51Donc les valorisations, effectivement, si les taux d'intérêt commencent à monter,
17:55il va y avoir un moment où les valorisations seront encore sous pression.
18:00On arrive aussi gentiment vers les mi-terms en novembre.
18:04Alors on ne pense pas que ça va avoir d'impact sur…
18:06Ça ne va pas changer fondamentalement le scénario macroéconomique,
18:09tout le narratif lié à l'intelligence artificielle, à la guerre tarifaire qui est aussi en cours, à la guerre.
18:15Ça, c'est principalement des facteurs qui dépendent de l'administration Trump.
18:20Donc ce ne sont pas les mi-terms qui vont jouer là-dessus.
18:23Mais on arrive quand même à une période où la volatilité risque d'augmenter.
18:26On sait que l'administration Trump est beaucoup considérée comme pro-business.
18:29Donc là aussi, ça pourrait générer plus de volatilité.
18:33Éventuellement, quelques cours sur certains titres, sur certains secteurs,
18:37mais ça offre également des opportunités de se repositionner.
18:40Parce qu'on l'a vu également sur le mois d'août,
18:42dès que les marchés finalement corrigent de 5-10% en fonction du marché ou du secteur,
18:48assez rapidement, les investisseurs viennent se repositionner sur des niveaux de valorisation plus intéressants.
18:53Et dans un instant, on verra avec Paul Marcel de l'Atelier des options,
18:56d'un point de vue technique, comment tout ça se traduit sur la volatilité,
18:59sur les niveaux de short, sur les indices, etc.
19:02Mais aujourd'hui, chez Mirabeau Asset Management,
19:04qu'est-ce que vous avez fait récemment dans les portefeuilles ?
19:07Est-ce que vous avez pris des profits sur certains secteurs ?
19:09Est-ce qu'à l'inverse, vous avez renforcé d'autres secteurs ?
19:13Oui, alors on est en cours de revue justement de nos expositions sectorielles non plus.
19:18L'objectif, c'est vraiment de réduire l'exposition sur le narratif lié à l'IA,
19:22comme je le mentionnais.
19:24Les fondamentaux restent solides, mais on essaye vraiment d'être plus précis dans notre sélection.
19:28Donc c'est quand même de réduire légèrement le risque sur la paraction des portefeuilles.
19:33On reste évidemment extrêmement sous-pondérés, sous-durationnés sur la partie obligataire.
19:37On pense que cette tension sur les taux d'intérêt, cette pontification de la courbe des taux, va se poursuivre.
19:44Donc ça, c'est vraiment quelque chose qu'on continue de jouer dans les portefeuilles.
19:48Et puis l'importance de la part alternative.
19:50L'or a été un grand contributeur de la performance ces dernières années, jusqu'au début de la guerre, fin
19:56février.
19:57On a ensuite eu une chute assez importante des cours de l'or en dessous des 4 000 dollars l
20:03'once.
20:03Et puis maintenant, avec de nouveau cette thématique de dédollarisation, ces craintes sur l'endettement,
20:10on voit l'or qui a de nouveau joué son rôle de diversification.
20:14Donc on croit également dans cette thématique.
20:16D'habitude, l'or, la hausse des rendements pèse sur l'or.
20:20Mais comme là, cette hausse des rendements est vraiment liée de nouveau à ces craintes sur l'endettement,
20:25on pense que la rallie peut se poursuivre.
20:27Et on a les banques centrales, on a eu en juillet des chiffres pour la banque centrale chinoise,
20:31qui est de nouveau en acheteur sur le marché.
20:33Donc on pense que fondamentalement, le narratif existe sur l'or encore.
20:37Est-ce que, Mickaël Petitjean, vous partagez ce point de vue sur l'or ?
20:41Est-ce qu'une once à 4 480 dollars, comme c'est le cas ce matin, pour vous, c'est
20:46une opportunité ?
20:47On voit quand même que depuis la prise de parole de Kevin Warch vendredi, l'once a cédé quelques dollars.
20:53Oui, effectivement, l'or est à un niveau intéressant.
20:57On n'est pas très friands, je dois vous l'avouer.
21:00Dans nos portefeuilles, on ne détient pas d'or, même de manière directe ou indirecte.
21:06Et quand on le fait, on le fait de manière assez marginale.
21:10Mais je reconnais que les niveaux actuels sont intéressants,
21:14d'autant plus que les banques centrales à travers le monde sont clairement orientées
21:21dans une politique d'achat et de constitution des stocks d'or.
21:25Donc, d'un point de vue tactique, effectivement, je pense qu'il y a une possibilité d'avoir
21:34le cours de l'or qui continue de progresser.
21:36Nous, on a un objectif à 5 000 à la fin de l'année, ce qui est peut-être un
21:39peu optimiste,
21:40mais néanmoins, je pense, possible.
21:42Mais d'un point de vue tactique, alors qu'est-ce qui vous intéresse aujourd'hui ?
21:45Il y a un autre point qui est quand même important chez nous,
21:46c'est qu'on a cherché à diversifier sur le plan international notre portefeuille.
21:51C'est vrai que c'est compliqué parce que vous avez 2-3 pays qui permettent d'aller chercher de
21:56la croissance.
21:58C'est Taïwan, c'est la Corée du Sud, et nous, on est allés aussi chercher au Japon,
22:02mais avec beaucoup de volatilité.
22:04On est allés chercher des rendements, c'est clair, sur les 3-4 derniers mois,
22:07mais on est allés aussi chercher de la volatilité.
22:09Donc, il faut pouvoir gérer ce couple rendement-volatilité quand on cherche à diversifier son portefeuille.
22:16Et en termes sectoriels, dernier mot, juste pour en donner un peu…
22:18Alors, en termes sectoriels, nous sommes sous-pondérés sur ce qu'on appelle les « consumer staples ».
22:23On a un PE qui est quand même très élevé à 22 aux États-Unis.
22:27On est plutôt surpondérés dans les soins de santé, surpondérés en énergie, surpondérés dans les matériaux de base.
22:37Et alors, sur les technologies de l'information, on est market weight, on est neutre,
22:42on était surpondérés jusqu'à la fin de l'année, on en avait déjà discuté.
22:46Et sur les Magnificent Seven, on est plutôt neutres à sous-pondérés, avec une préférence pour le reste de la
22:51cote.
22:52– Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
22:54Ce matin, depuis Bruxelles, donc, Mickaël Petitjean, chef économiste de Waterloo Asset Management,
22:58professeur également à l'Université de Louvain, et depuis Genève, Valentin Bissat,
23:02chef économiste et stratège au sein de Mirabo Asset Management.
23:069h23, on va faire un point sur la séance en cours.
23:10– Good Morning Market, sur BFM Business.
23:14– Avec Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options.
23:16Bonjour Paul, le CAC 40 grappille 0,3%.
23:19À l'inverse, le DAX à Francfort, c'est 0,2%.
23:22L'Eurostock 50 est quasi stable.
23:24Bon, comment vous décryptez cette première séance du mois de septembre, là,
23:28sur la séance européenne ?
23:31– Oui, bonjour Etienne.
23:32Écoutez, Kevin Warch, lors de son discours à Jackson Hole,
23:35a exprimé son inquiétude sur une inflation encore élevée,
23:38laissant entendre que les taux pourraient remonter
23:41si les progrès sur la désinflation restent insuffisants.
23:43Alors, ceci a eu pour conséquence de faire passer le FedWatch Tool
23:47de 41% d'anticipation de hausse de taux lors du prochain FOMC Meeting à 66%.
23:54Alors, les intervenants n'ont pas apprécié, les marchés US ont corrigé,
23:58entraînant avec eux principalement le CAC 40.
24:01Alors, d'un point de vue technique, il y a une vague de golf baissière sur le CAC 40,
24:05qui est déjà bien partie puisqu'elle a été validée le 17 août.
24:08On se trouve actuellement au milieu du range de cette vague de golf,
24:11avec comme objectif à la baisse les 8 080 points.
24:15On a buté hier sur un support à 8 335.
24:18Aujourd'hui, on est encore un petit peu au-dessus, il y a une petite hausse légère.
24:22Surveillez donc la cassure de ce support qui pourrait entraîner une baisse supplémentaire
24:27vers un prochain support beaucoup plus important, le 8 259 points.
24:32Et donc, attention à la cassure de ce support de 8 259 points
24:35qui pourrait nous faire basculer beaucoup plus bas sur les 7 919 points.
24:40Maintenant, si le CAC venait à rebondir,
24:44donc il y a une résistance à 8 435 points.
24:47Et casser cette résistance nous permettrait peut-être de repartir
24:50sur des points un peu plus hauts vers 8 625 points.
24:54Quand on regarde les autres indices aux Etats-Unis, ça va mieux.
24:58En tout cas, au mois d'août, typiquement, le S&P 500 a gagné 2,5%.
25:01Quand le CAC a perdu 2%, le S&P 500, qui est toujours proche de son record historique,
25:06touché début août, nous étions hier à 7 686.
25:11Effectivement, donc le S&P 500 se porte beaucoup mieux que le CAC 40.
25:14C'est principalement dû aux valeurs techno qui composent le S&P 500 par rapport au CAC 40.
25:19Maintenant, depuis sa belle hausse comprise entre le 38 et le 13 août,
25:23donc le S&P 500 temporise un petit peu.
25:25Il y a toujours un gap laissé ouvert le 3 août qui reste une cible baissière à atteindre.
25:30Mais sur du moyen terme, pour les trois prochains mois à venir,
25:33il faut savoir que la période est plutôt favorable à une hausse de l'indice
25:36puisque du côté des statistiques, depuis 19 ans,
25:39si on avait acheté le S&P 500 tous les premiers septembre à la clôture
25:41et revendu le 30 novembre, on aurait obtenu une performance de 84% de réussite
25:46avec un rendement médian de 2,10%.
25:48De plus, au niveau des options, il faut savoir que le strike des 8 000 points
25:53est extrêmement travaillé et cela reste une cible haussière probable d'ici la fin de l'année.
25:58Alors maintenant, si les statistiques n'étaient pas respectées
26:00et que le S&P 500 poursuit sa baisse,
26:03les 7 750 points sont un objectif de court terme.
26:07Du côté des valeurs, un petit mot de Broadcom.
26:09C'est l'une des dernières valeurs qui va publier ses résultats
26:13dans le segment technologique.
26:15On a eu Nvidia la semaine dernière.
26:17Et donc là, ça sera au tour de Broadcom demain soir,
26:20après la clôture de Wall Street.
26:22C'est une publication importante, Paul Marcel, pour rappel.
26:25C'est la huitième capitalisation mondiale.
26:27Ça pèse plus de 1 700 milliards de dollars de market cap.
26:30Oui, tout à fait.
26:31C'est une grosse valeur quand même du S&P 500.
26:33Il n'y a que neuf actions du S&P 500 qui annoncent leurs earnings cette semaine.
26:37Mais donc, on retrouve Broadcom parmi elles.
26:40Et donc, leurs résultats sont annoncés demain soir,
26:43après la fermeture des marchés.
26:45Alors, pareil, du côté des statistiques,
26:46depuis 19 ans, si on avait acheté Broadcom tous les premiers septembre
26:49à la clôture et revendus le 11 novembre,
26:52on aurait eu une performance de réussite de 82%
26:55avec un rendement médian de 5,3%.
26:57Au niveau des options, les market makers price un mouvement
27:01de plus ou moins 7,8% d'ici la fin de cette semaine.
27:04Et le put-call ratio est assez pessimiste avec 1,27.
27:08Donc, les opérateurs sont assez protégés du côté de la baisse.
27:13Maintenant, d'un point de vue graphique, Broadcom était sur un plus haut vers 500 dollars
27:18avant sa dernière publication en juin.
27:20Mais l'annonce de résultats avait des plus hauts marchés
27:22et l'action a perdu depuis 25%.
27:24Donc, celle-ci évolue maintenant dans un range compris entre un support à 351 dollars
27:29et une résistance à 430 dollars.
27:31Si la publication déçoit, il faudra surveiller la cassure du support de 351
27:36qui entraînerait l'action à la baisse jusqu'au prochain support à 310 dollars.
27:40Si les résultats sont bien accueillis, alors on devrait voir les coûts rallier rapidement
27:44la résistance à 430 dollars.
27:47Et nous étions hier soir à 368 dollars pour ce titre Broadcom.
27:52Merci beaucoup Paul Marcel de nous avoir accompagné ce matin,
27:54cofondateur de l'atelier des options,
27:56pour faire un tour d'horizon d'un point de vue technique,
27:58que ce soit de Broadcom, du CAC 40 ou encore du S&P 500.
28:02S&P 500 va suivre bien sûr tout à l'heure à l'ouverture sur BFM Business à 15h30.
28:06USA Today avec Antoine Larigauderie.
28:08Et nous on se retrouve demain à partir de 9h pour Good Morning Market.
28:11Très bonne journée.
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