- il y a 2 mois
Ce mercredi 26 août, Laure Closier a reçu Olivier Lluansi, professeur au Cnam et auteur de "Réindustrialiser, le défi d'une génération", Markus Kerber, avocat et professeur de finances publiques à Berlin, et Jean-François Robin, directeur de recherche de Natixis CIB, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business et la Tribune présente
00:05Débat et controverse
00:08Les experts
00:09Leur closier
00:11Bonjour à tous, il est 9h31 sur BFM Business, c'est les experts qui commencent.
00:15On est ensemble et en direct jusqu'à 10h30.
00:18Beaucoup d'inquiétude et peu d'espoir pour le prochain budget.
00:21La REF s'ouvre cet après-midi avec des patrons proches du désespoir
00:25qui n'attendent pas grand-chose, des politiques, mais qui débattront quand même avec eux.
00:28Ça sera demain après-midi.
00:30Des patrons fâchés, est-ce qu'ils ont raison ?
00:31On va en parler avec nos invités dans quelques instants.
00:34Bruno Le Maire, un manifeste qui renverse la table.
00:37Il a écrit une sorte de livre d'une cinquantaine de pages
00:39avec pas mal de propositions pour une autre France.
00:42Un texte d'homme libre qui veut lancer un débat sur la France.
00:44Je ne suis pas candidat, c'est ce qu'il a dit il y a quelques instants
00:46chez Apolline de Malheur sur BFM TV, mais il veut participer à la campagne.
00:50Il propose notamment des hausses d'impôts, on le verra.
00:53Il veut aussi la hausse du SMIC et évidemment la TVA sociale.
00:55Qu'en pensent nos experts ? Je vous dis ça dans une seconde.
00:58Une bonne nouvelle, peut-être.
00:59Le déficit allemand atteint 3%.
01:01Une bonne nouvelle pour qui je ne sais pas, peut-être pour notre morale.
01:03Parce qu'eux aussi voient leur déficit à grimper.
01:06Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle par contre pour les marchés obligataires
01:09parce qu'ils vont émettre plus de dettes ?
01:10C'est toujours une mauvaise nouvelle pour nous
01:11puisque ça nous fait de la concurrence.
01:14On parlera également de la CFDT qui veut taxer l'héritage
01:16à partir du premier euro.
01:18Sujet inflammable politiquement,
01:20puisque les Français détestent ça,
01:21d'autant plus que le patrimoine a déjà été taxé
01:23avant d'être héritée.
01:25Est-ce que c'est possible de revoir entièrement la fiscalité sur l'héritage ?
01:29On va en discuter dans quelques instants.
01:31On parlera aussi aux banques centrales
01:32parce que de nouvelles déclarations ce matin.
01:35Diznabel Schnabel qui veut, c'est sans surprise,
01:37augmenter les taux.
01:38Ce n'est pas la première fois qu'elle le dit.
01:39Mais elle le répète ce matin.
01:41Qu'est-ce qui se passera à Jackson Hole ?
01:42Le discours attendu de Kevin Warch pour ce week-end.
01:44Est-ce qu'il sera plus clair que la dernière fois ?
01:47Ce n'est pas sûr.
01:47Nos experts de ce matin, Olivier Blondy.
01:49Bonjour Professeur.
01:50Au CNAM, vous êtes auteur de « Réindustrialiser le défi d'une génération ».
01:54En face de vous, Marcus Kerber,
01:56avocat et professeur de finances publiques à Berlin.
01:58Bonjour et Jean-François Robin va nous rejoindre
02:00dans un instant de Natixis.
02:02Les experts, c'est parti.
02:07Ce climat de tension quand même en France.
02:10Olivier Blondy, je ne sais pas comment vous voyez ça,
02:12mais on commence une REF.
02:14D'habitude, la REF, c'est quand même pour se parler entre entrepreneurs.
02:17C'est une grande messe du monde économique
02:19où on parle quand même de compétitivité, de sujets économiques.
02:23Là, on ne parle que de politique.
02:24C'est une REF présidentielle.
02:26Oui, le calendrier veut ça.
02:28Et puis les circonstances aussi.
02:30On a quand même eu une politique qui, pendant plusieurs années,
02:33s'est voulu pro-business.
02:35Et avec une dernière ligne droite sur les quelques mois
02:39qui précèdent l'élection présidentielle,
02:41les quelques dizaines de mois qui précèdent ces élections,
02:43où on a eu des volte-face.
02:45Moi, je vais parler, par exemple, pour ce qui concerne l'industrie.
02:48On nous avait promis une baisse des impôts de production.
02:51Elle a été suspendue, erreur suspendue.
02:54On nous avait mis dans le tuyau quelque chose d'extrêmement important.
02:57C'était l'apprentissage.
02:59Et tout d'un coup, de manière extrêmement brutale,
03:01l'État arrête son soutien.
03:03Je ne dis pas qu'il faut un soutien pendant l'éternité,
03:06de manière pérenne.
03:07Mais on a un véritable sujet de formation en France
03:10où les filières d'apprentissage...
03:11Vous prenez plus d'apprentis, c'était la ministre de l'Enseignement supérieur hier.
03:15Et donc, il y a eu une rupture de confiance,
03:18sans doute, je dirais, quasiment définitive,
03:21autour du budget de l'année dernière.
03:23Donc, il y a une colère.
03:25La colère, c'est bien, parce que ça permet d'exprimer une frustration.
03:28Il y a une frustration.
03:29Il ne faut pas en rester à la colère.
03:31Il faut faire des propositions.
03:32Et dans le patronat, par exemple, aujourd'hui,
03:35il y a des propositions de créer des fonds
03:38pour mobiliser l'épargne salariale,
03:40avec les différentes composantes patronales
03:42et puis les composantes syndicales.
03:45Il y a un des projets qui est bloqué,
03:46parce qu'entre deux organisations,
03:48les relations ne sont pas excellentes.
03:50Donc, il ne faut pas que la colère aille trop loin.
03:51Il faut que ce soit une colère un peu constructive,
03:54y compris dans le monde des organisations patronales.
03:58Ça, c'est en tous les cas le pari.
03:59Et puis, oui, aujourd'hui, les partis politiques
04:02ne nous proposent pas grand-chose.
04:03Je l'ai déjà dit sur ce plateau,
04:05en termes de projet de société.
04:06Et c'est à la société civile, le patronat, les syndicats,
04:10de se mettre en force de propositions.
04:13Alors, je ne sais pas si je mettrais M. Le Maire
04:15dans la société civile.
04:17Mais voilà.
04:18Et donc, une colère, oui.
04:20Légitime, oui.
04:20Mais il faut qu'elle se dépasse elle-même
04:23et qu'elle soit sous forme de propositions globales
04:25pour la société civile.
04:26Marcus Kerber, comment vous regardez
04:28ce lancement de grand-messe des entrepreneurs
04:29qui aura lieu cet après-midi ?
04:30Écoutez, je pense que c'est une très bonne chose
04:33que le monde de l'entreprise se manifeste.
04:37C'est un geste sérieux d'un véritable débat
04:40ou sur les problèmes de l'industrie,
04:43non seulement française, mais européenne.
04:45Et nous sommes face à un défi extraordinaire
04:48de désindustrialisation.
04:50Vous voyez ce qui se passe en Allemagne
04:52avec Volkswagen.
04:53Volkswagen qui a un grand plan.
04:54C'est une catastrophe prévisible.
04:57Et le monde du patronage,
04:59je n'aime pas trop ce terme-là.
05:01Je préfère dire le monde industriel
05:03parce que ouvriers et patrons sont ensemble.
05:06Ils sont dans le même bateau.
05:07Nous sommes tous dans le même bateau
05:09de notre économie nationale.
05:11On devrait mener un débat très sérieux
05:14sur la compétitivité industrielle de notre continent.
05:18Tout dépend de cela.
05:21Et il y a d'ores et déjà
05:23les petites sirènes du protectionnisme
05:26qui disent qu'il faut que l'Europe
05:28doit protéger nos emplois.
05:30Tout ceci ne vaut pas grand-chose.
05:33L'Allemagne a été un peu le maître vis-à-vis de la Chine.
05:37Aujourd'hui, c'est l'Allemagne qui apprend en Chine
05:40comment on peut développer et fabriquer
05:42des voitures moins chères.
05:44Alors, le débat est utile, nécessaire,
05:47indispensable et urgent.
05:50Le problème, Marcus, c'est que
05:52moi, j'aimerais bien qu'on parle de tout ça
05:53à l'AREF cet après-midi,
05:54de compétitivité européenne,
05:55de réindustrialisation.
05:56Vous savez de quoi on va parler ?
05:57De nuisible et de
06:00est-ce qu'il faut effacer la dette ou pas ?
06:02On va débattre de ça.
06:03Je pense que l'effacement de la dette
06:05n'a rien à voir, strictement dit,
06:08avec la vitalité industrielle.
06:11Les entreprises sont compétitives,
06:14moins compétitives, indépendamment de la dette de l'État.
06:18La dette de l'État, c'est un chapitre complètement à part.
06:21Et là encore, il y a un certain nombre de sirènes,
06:23surtout en France, en Europe, à Bruxelles,
06:26à la Banque Centrale Européenne,
06:27qui font des propos qui mettent,
06:29mais on parlera plus tard de ça,
06:31peut-être, en danger,
06:33la crédibilité des débiteurs publics.
06:35Et notamment, la crédibilité de la France.
06:38Lorsque j'entends des gens qui disent
06:40qu'il faut tout simplement effacer la dette de la France,
06:42c'est une façon de sacrifier
06:44la souveraineté financière de la France.
06:46Parce que personne ne prête plus à la France
06:49après un tel discours.
06:50Mais encore une fois,
06:52concernant la messe industrielle,
06:54que vous dites,
06:55c'est une chose importante.
06:57J'y étais de temps en temps invité
06:58à manifester là.
07:00Et il est temps qu'on parle de choses sérieuses
07:04et ne laisse pas l'industrie
07:05à des personnages aussi peu crédibles
07:08que M. Le Maire
07:09ou d'autres politiciens
07:11qui veulent surtout gagner des élections
07:14et pas plus.
07:15Beaucoup d'envie de parler du manifeste
07:17de Bruno Le Maire.
07:18Mais on va y venir.
07:18Mais avant, Jean-François Robin,
07:19je redonne ce chiffre.
07:20Plus de 80% des chefs d'entreprise
07:22se disent pessimistes
07:22sur la politique économique du futur président.
07:25C'est le sondage qu'a fait le MEDEF
07:26auprès de ses adhérents.
07:28Les deux tiers sont convaincus
07:30que leur entreprise va être fragilisée,
07:32voire va faire faillite
07:34en fonction de ce qui sort des urnes.
07:35C'est désespérant quand même.
07:37C'est-à-dire qu'on a des patrons
07:38qui, là, à l'orée de la REF,
07:39ont vraiment la trouille.
07:40Alors c'est un petit peu
07:41comme si vous demandiez à un commerçant
07:42est-ce que ça s'est bien passé sa saison ?
07:44Toujours nulle la saison.
07:45Voilà, donc c'est jamais comme il faudrait.
07:46Bon non, blague à part,
07:48c'est sûr qu'il y a une grande défiance
07:50parce qu'évidemment,
07:51vous passez d'une politique
07:52et d'un président
07:53qui s'est fait élire sur
07:55on va créer de l'emploi,
07:56on va aider les entreprises
07:57très start-up nation,
07:58t'es politique de l'offre,
07:59à des politiques
08:00qui, pour l'instant,
08:00ceux qui mènent les sondages
08:02sont des gens anti-business, anti-Europe.
08:04Voilà, on va vers une...
08:05Si leur politique était implémentée,
08:07on aurait évidemment une crise financière
08:08puisque c'est des gens
08:09qui veulent sortir de l'Europe
08:10de façon implicite,
08:10mais leur programme y mène.
08:12Donc évidemment,
08:13vous avez beaucoup d'inquiétudes.
08:14Maintenant, quand même,
08:14une petite remarque.
08:16Si vous dézoomez un petit peu ce sondage,
08:17parce que là, il s'agit de se dire
08:18est-ce que vous êtes inquiet
08:19du prochain président ?
08:19Très bien.
08:20Mais si vous prenez par exemple
08:21l'enquête de l'INSEE
08:22sur la confiance dans le business
08:23en France,
08:25en fait, c'est le troisième mois
08:26consécutif de hausse.
08:28On est revenu quasiment
08:29à la moyenne historique
08:30au mois d'août.
08:31Et là, on parle de 26 000 entreprises,
08:33pas seulement celle du MEDEF.
08:34Et donc, globalement,
08:35quand vous interrogez les gens
08:36sur leur carnet de commandes,
08:38notamment,
08:38ils vous disent que ça se remplit.
08:40Et on retrouve ça d'ailleurs
08:41sur l'Allemagne,
08:41puisque sur les derniers PMI
08:43qui est le plus indicateur,
08:44un peu le plus fiable,
08:45qui a été renforcé encore hier
08:47par l'IFO qui est au plus haut
08:47depuis un an,
08:48le PMI allemand
08:49est au plus haut depuis 4 ans.
08:51Donc, on est quand même
08:52en train de réviser à la hausse
08:53les chiffres de croissance
08:53en Allemagne.
08:54Mais comment ça se fait ?
08:55Qu'est-ce qui porte ça ?
08:56Aujourd'hui, ce qu'on voit,
08:57c'est qu'il y a des commandes
08:57dans l'industrie,
08:58notamment le manufacturier,
08:59qui se porte très bien.
09:00Aujourd'hui, si vous regardez
09:00la confiance, notamment
09:01de la dynamique
09:02dans les entreprises françaises,
09:04vous avez toujours le bâtiment
09:05qui est sous son long terme,
09:07mais les services
09:08sont en train de revenir.
09:09On a une saison touristique
09:10qui va être sans doute
09:11très proche
09:12des derniers records
09:13qu'on a eus.
09:14On a quand même
09:15100 millions de touristes
09:16en France.
09:17Ça se passe très bien
09:17dans les services globalement.
09:19L'hôtellerie-restauration
09:20a plutôt progressé.
09:21Et dans l'industrie,
09:22si je comprends bien.
09:22Et dans l'industrie.
09:23Et pourtant,
09:24on dit que Marcus Volkswagen
09:24annonce des plans
09:25encore de l'essencement.
09:26L'automobile,
09:27mais typiquement l'automobile.
09:28Pour lever l'automobile.
09:28Mais aujourd'hui,
09:29l'automobile en France,
09:30elle est en train de revenir
09:31un petit peu,
09:32de reprogresser.
09:32Pourquoi ?
09:33Parce que c'est quoi
09:33la voiture la plus vendue
09:34en France en ce moment ?
09:36Que fait en ce moment
09:37Stellantis
09:38s'il repasse au 3,8 ?
09:39Donc il y a des pans
09:40de l'économie
09:41qui souffrent encore énormément
09:43et probablement
09:44que les politiques
09:45vont être menées.
09:46Et c'est là
09:46où j'ai un petit atus.
09:48C'est qu'évidemment,
09:48si vous commencez
09:49à remonter les impôts
09:50ou vous faites des politiques
09:51qui font remonter
09:51les taux d'intérêt,
09:52vous n'allez pas faciliter
09:53le business des entreprises.
09:54Donc même si elles vont très bien.
09:56Mais la demande est là.
09:57La demande est là.
09:58Oui, tout à fait.
09:59Aujourd'hui,
09:59les chiffres de croissance français
10:01au deuxième trimestre,
10:02c'est 0,2.
10:03La croissance allemande,
10:04c'est 0,3.
10:04L'Europe fait 0,4.
10:06On n'est pas du tout
10:07dans la récession.
10:08On n'est pas du tout
10:09dans les chiffres
10:09trop paniquants.
10:10Encore une fois,
10:11on voit bien
10:11que c'est un petit peu inquiétant
10:12le niveau du débat.
10:14L'émission s'appelle
10:15Les Experts.
10:16Donc je souhaiterais apporter
10:17un élément peut-être
10:18d'expertise.
10:19Allons-y.
10:19Des symptômes
10:21de croissance en Allemagne
10:22de 0,3%
10:24dans le dernier trimestre,
10:26c'est un petit lueur
10:27d'espoir, pas plus.
10:29Restent les problèmes graves,
10:32fondamentaux
10:32dans l'industrie automobile,
10:35dans le symbole Volkswagen,
10:36le plus grand groupe automobile
10:37en Europe,
10:38qui n'est plus compétitif.
10:40L'existence de ce groupe
10:41est en jeu.
10:42Son business model
10:43est foutu.
10:4628% des parts de marché
10:47en Europe quand même.
10:48Oui, mais vous savez,
10:49un géant tombe lentement,
10:51mais il tombe quand même.
10:53Et la politique
10:54qui a été menée
10:55en faisant des profits
10:56en Chine
10:57et en produisant
10:59des voitures trop chères
11:00en Allemagne,
11:01ça ne marche plus du tout.
11:02Et ça a été prévisible.
11:04Et l'État actionnaire
11:05chez Volkswagen
11:06aurait dû voir ça
11:07depuis très très longtemps.
11:08Mais l'État actionnaire,
11:09vous le savez,
11:10je suis d'accord
11:10que l'État visionnaire
11:11n'y est pas.
11:11Donc il y a des lueurs
11:12de croissance,
11:14mais ça ne change pas.
11:15Pour qu'on se dit
11:17fondamental,
11:18Europe,
11:19je dis toute l'Europe,
11:20a un problème
11:21de compétitivité
11:22et nous devrions
11:23faire un effort
11:26de combattre
11:26la désindustrialisation.
11:28Justement,
11:28Olivier Lendis,
11:29c'est votre sujet.
11:30Il faut une politique
11:32industrialiste.
11:32Oui, mais justement,
11:32quand vous regardez
11:33le bilan d'Emmanuel Macron
11:34sur 10 ans,
11:35vous dites sur la réindustrialisation,
11:37c'est un rêve,
11:38on se fait plaisir,
11:39c'est un discours politique
11:40qui marche bien,
11:42où il y a vraiment eu
11:43effectivement
11:43des réouvertures d'usines
11:45et quelque chose
11:46qui a réussi.
11:46C'est quoi votre point de vue
11:47là-dessus ?
11:48D'abord,
11:48je voudrais rebondir
11:49sur le débat précédent.
11:50Je partage le point de vue
11:51de Marcus.
11:53Si on prend l'industrie,
11:55par exemple,
11:55OK,
11:55on a quelques indicateurs
11:56qui sont positifs.
11:57On sait qu'on a une économie
11:58qui a été relativement résiliente
11:59aux différentes crises
12:01et on ne peut que s'en féliciter
12:02et féliciter les chefs d'entreprise
12:04qui ont fait face
12:05aux différentes crises.
12:06Mais si on prend la tendance,
12:07par exemple,
12:08sur l'industrie française,
12:09elle a détruit encore
12:10au dernier trimestre
12:115 000 emplois,
12:12l'industrie manufacturière.
12:14Et ça,
12:14c'est la réalité
12:15de l'industrie française
12:16depuis mi-24 à peu près.
12:19Donc,
12:20attention un petit peu
12:21aux chiffres qui sortent,
12:22etc.
12:23L'industrie,
12:24c'est du temps long.
12:25On peut se réjouir
12:26des lueurs d'espoir.
12:28Mais une hirondelle
12:29ne fait pas le printemps,
12:30si je prends quelques images.
12:32Maintenant,
12:33sur le sujet
12:34de la réindustrialisation,
12:36on a eu 10 ans
12:38de politique
12:39pro-business,
12:40indéniablement.
12:41Les premières années
12:42sous Emmanuel Macron,
12:44les premières années
12:44ont été très
12:45start-up nation.
12:46On a connu
12:47la crise du Covid
12:47et il y a eu un pivot
12:49à ce moment-là
12:50où on a remis
12:51l'outil productif
12:51dans les priorités.
12:53Et après la crise du Covid,
12:54on a vécu
12:55ce que j'ai appelé
12:55un printemps
12:56de notre renaissance industrielle.
12:58C'est-à-dire qu'on a créé
12:59des usines en France,
13:00on a créé des emplois industriels.
13:02Pas suffisamment
13:03pour dire qu'on était
13:04sur une véritable trajectoire
13:05de réindustrialisation.
13:07Je vous rappelle
13:08à peu près les chiffres.
13:09pour être sur une trajectoire
13:10de réindustrialisation en France
13:12par rapport à nos pairs européens,
13:14il faudrait créer
13:1460 000 emplois industriels par an.
13:17On en a créé 15 000 par an.
13:19Donc c'était un petit plus.
13:21On était sur le démarrage
13:22et on créait à peu près
13:24100 usines par an en France
13:25entre celles qui ouvrent
13:26et celles qui ferment.
13:28Et c'était un démarrage.
13:29Et en 2024,
13:31catastrophe
13:31et pas de réaction politique.
13:33Tous les indicateurs
13:35sont retombés.
13:36Donc aujourd'hui,
13:37on est sur une tendance
13:38où on détruit 20 000
13:39entre emplois manufacturiers
13:40par an en France
13:41et où on ferme
13:43entre 50 et 60 usines nettes
13:46entre celles qui ouvrent
13:46et qui ferment
13:47par an en France.
13:48Ça dépend des indicateurs.
13:49Et qu'est-ce qui explique
13:50la bascule ?
13:50Il y a eu deux phénomènes.
13:52Il y a un phénomène exogène
13:53qui est naturellement
13:54les conséquences
13:56du prix de l'énergie
13:57et puis la position
13:59de plus en plus agressive
14:00de la Chine.
14:01Ça, c'est des phénomènes exogènes.
14:03Et puis, il y a eu
14:03des phénomènes,
14:04je dirais, endogènes français.
14:07Le plan France 2030
14:08est absolument super
14:09pour les innovations
14:10de rupture.
14:11Il oublie qu'il faut
14:12un socle industriel
14:13pour faire des paris
14:14technologiques.
14:15Il oublie que la force
14:17d'un tissu industriel,
14:18c'est dans ses PMI.
14:19Ce n'est pas elles
14:20qui vont faire
14:20l'ordinateur quantique,
14:22mais on a besoin d'elles
14:23pour faire du plastique,
14:25des métaux,
14:25de la sidérurgie,
14:26de la transformation.
14:27Et c'est ce socle-là
14:29qui souffre.
14:30Vous me faites passer,
14:30Jean-François Robin,
14:31pour un optimisme B.A.
14:33Vous n'êtes pas toujours
14:34à cette place-là.
14:35Non, non, mais j'assume.
14:38Je partage complètement
14:39le constat de dire
14:39qu'il y a eu un avant
14:40et un après.
14:40C'est-à-dire qu'à partir
14:41de 2024,
14:42on arrête les politiques
14:42d'oeuvre parce qu'il y a
14:43un blocage politique,
14:44il n'y a plus rien qui passe
14:44et il y a un environnement
14:45qui devient un peu anxiogène
14:46pour les entreprises.
14:47Reste quelques petits chiffres.
14:49C'est la dissolution, quoi.
14:50Oui, bien sûr.
14:51Quelques petits chiffres,
14:52quand même.
14:52C'est-à-dire que si vous prenez
14:53l'enquête de l'INSEE,
14:54le papier de l'INSEE
14:55qui est excellent là-dessus,
14:56qui fait un peu
14:57le panorama des entreprises
14:58et ce qui s'est passé.
14:59Entre 2019 et 2023,
15:01on crée 38% d'entreprises
15:03en plus en France.
15:05Entre 2019 et 2026,
15:07on est plutôt encore
15:08sur une tendance
15:08à l'augmentation.
15:10Quelle est l'année de record
15:12de création d'entreprises
15:12en France ?
15:13Je ne parle pas d'industrie
15:13au global,
15:14pas seulement l'industrie.
15:15Évidemment,
15:16il y a des problématiques
15:17dans l'industrie qui se passent
15:17parce que concurrence de la Chine
15:19ou du travail supérieur
15:20à l'Espagne.
15:21Dans le même temps,
15:22l'emploi industriel
15:22et l'espagnol explose à la hausse.
15:24Donc, on a un vrai problème
15:25franco-français là-dessus
15:26de compétitivité dans l'industrie.
15:28Mais si vous regardez
15:29la big picture sur l'industrie,
15:32entre 2019,
15:33on a 50% d'entreprises
15:35de plus aujourd'hui
15:36qu'il y a 10 ans.
15:38Donc, l'année dernière,
15:40c'est quoi ?
15:40C'est le record du nombre
15:41de créations d'entreprises
15:42en France.
15:43Plus de 1,1 million d'entreprises.
15:45Le précédent record,
15:46il datait de quand ?
15:46De 2024.
15:48Donc, on est OK dans un...
15:49Mais avec...
15:50Avec les micro-entreprises.
15:51Oui, c'est ça.
15:51Avec les micro-entreprises, non ?
15:52Mais justement,
15:52on a un record d'entreprises
15:54qui sont actives
15:55depuis plus de 5 ans
15:56dans cette enquête de l'industrie.
15:56Donc, ce n'est pas seulement
15:57les auto-entrepreneurs
15:58sur leur scooter.
15:59Il y a aussi des entreprises.
16:01Et donc, le décompte,
16:02effectivement,
16:02si vous prenez d'ailleurs
16:03les entreprises industrielles
16:04et pas seulement
16:05les créations nettes,
16:06mais les augmentations,
16:08vous êtes toujours stable.
16:09Vous n'êtes pas en destruction.
16:10La France, depuis 5 ans,
16:12est le pays en Europe
16:13devant l'Angleterre.
16:14En accompli l'Angleterre,
16:15où il y a le plus
16:15d'investissements étrangers.
16:16On reste le pays
16:17le plus attractif.
16:18Malgré tout ce qu'on vient
16:19de se dire.
16:20Où tout est en train
16:21de se dégrader.
16:22Évidemment,
16:22je vais verser tout justement
16:25un peu d'eau dans votre vin.
16:27Les grands investissements
16:28en provenance de l'étranger
16:30ont été arrosés
16:31par les pouvoirs publics.
16:33Aucun pays a dépensé
16:34autant d'argent
16:35pour attirer des investissements
16:36en France.
16:37Mais quand vous dites arroser,
16:38c'est-à-dire je prépare le terrain ?
16:40Non, des subventions.
16:43Alors, on reste 12 fois moins
16:44que la Chine, par exemple.
16:45Mais là, on ne peut pas
16:47parler de la Chine.
16:49Heureusement,
16:49nous ne sommes pas
16:49dans ce cas de figure.
16:51Mais je dirais,
16:51n'oublions pas que la France,
16:54pour obtenir un tel bilan
16:56de start-up
16:57ou d'investissement
16:58en provenance de l'étranger,
17:00a utilisé des subventions.
17:02Et utiliser des subventions,
17:03ce n'est pas très bon
17:05sur un plan général.
17:06Vous savez combien
17:06il y a de start-up dans l'IA ?
17:07Et deuxièmement,
17:08ce n'est pas très bon
17:09pour l'équilibre
17:10budgétaire de la France.
17:11Je me permets de le rappeler.
17:13Parce que ça rapporte
17:13plus que ça coûte
17:14si vous me permettez
17:15de créer des entreprises.
17:16Ça, c'est d'une logique
17:16que je ne partage absolument pas.
17:18En Allemagne,
17:18il y a en fait des subventions
17:19pour des projets industriels
17:21qui sont avérés
17:21complètement infaisables.
17:22Alors l'État
17:23qui se livre
17:25à la subventionnite,
17:27il n'attire pas
17:28des emplois
17:30stables et soutenables.
17:32Aujourd'hui,
17:32je trouve que le bilan
17:33n'est pas très positif.
17:35Soyons plus ou moins
17:37alertés à cet égard.
17:38Vous êtes contre
17:38la subvention tout court.
17:39Je dirais qu'il y a
17:41un certain nombre
17:42de subventions cachées.
17:44Regardez tout ce secteur
17:45que vous avez un peu négligé
17:47de l'armement.
17:48Dans l'armement,
17:50l'État,
17:50par définition,
17:51il est client.
17:54Il est client,
17:55donc il arrose
17:56par le procurement,
17:58c'est-à-dire par
17:59sa politique
18:00de passer des commandes.
18:01C'est un peu ce qu'on fait
18:02avec l'IA aujourd'hui.
18:03C'est un secteur
18:05où la subvention économique
18:08est pour ainsi dire
18:10inévitable.
18:11Mais je dirais
18:12inciter des investissements
18:15en provenance de l'étranger
18:16par telle ou telle somme...
18:17Alors Jean-François ?
18:18C'est quand même précisément
18:19le succès de la Chine.
18:21C'est quand même comme ça
18:22que ça fonctionne en Chine.
18:22C'est précisément
18:23le succès de la Chine,
18:24c'est de subventionner
18:25les entreprises de pointe.
18:27Donc moi,
18:27je ne crois pas du tout
18:28à ce qu'aujourd'hui
18:29dans un contexte géopolitique
18:31et économique mondial
18:32tel qu'il est aujourd'hui
18:33que la loi du libre marché
18:34fonctionne encore.
18:36Ou alors on est cuit.
18:37Ou alors on est cuit
18:37parce qu'on n'est pas
18:38avec les mêmes arbres.
18:39On n'est pas avec les mêmes arbres.
18:40Est-ce que la politique
18:44de la Chine va réussir
18:45à très long terme ?
18:47En ce moment,
18:47elle réussit.
18:47C'est une politique
18:49qui a...
18:50Parlez-en,
18:50Volkswagen,
18:51elle réussit bien.
18:52C'est une politique
18:53qui a réveillé
18:54les forces créatrices
18:55du peuple chinois.
18:57Les talents
18:58qui sont dans ce grand peuple,
18:59dans cette grande civilisation
19:00qui a été un top petit
19:02endormi
19:03et coupé
19:03de l'industrialisation.
19:05Mais c'est une logique
19:06au fond
19:08de pouvoir
19:08dominer certains marchés,
19:11subventionner
19:11les entreprises
19:13et être
19:14dans,
19:15après coup,
19:16dans une position
19:16de rendement
19:17et de position
19:20tellement dominante
19:21qu'on ne peut pas
19:21se passer
19:22des produits chinois.
19:23Alors,
19:24dans une économie mondiale,
19:26est-ce que c'est une stratégie
19:27qui peut réussir
19:27à très longtemps ?
19:29Il y avait un monde d'avant,
19:32il y a un monde d'après.
19:33Peut-être que dans les années 90,
19:34votre discours
19:35était où on a intégré
19:37la Chine dans l'OMC,
19:39où on pensait
19:39qu'on aurait
19:39un commerce,
19:41je dirais,
19:42fair-play,
19:42avec une concurrence
19:43loyale.
19:45Là,
19:45je pense que le voile
19:46qui est connu,
19:47la réalité
19:48qui est connue
19:48par les industriels,
19:50individuels,
19:50quand ils ont en face
19:51d'eux
19:51des concurrents chinois
19:52depuis des années,
19:54aujourd'hui,
19:54c'est officiel
19:55avec ce fameux rapport
19:56de l'OCDE.
19:57Nous sommes dans une situation
19:59de concurrence déloyale
20:00et dans ces cas-là,
20:02on ne peut plus rester
20:03sur notre petit nuage
20:04de libre-échange
20:05et il faut prendre
20:07d'autres armes
20:08pour réussir
20:09à résister
20:10simplement.
20:11Nous n'avons pas
20:12le choix.
20:13Le monde multilatéral
20:14des années 90
20:15est un monde
20:16qui est terminé.
20:18nous n'avons pas le choix
20:19de subventionner
20:20un certain nombre
20:21ou de se protéger.
20:22Je pense qu'on aura
20:23un débat
20:23sur les 3%
20:25de déficit
20:26de l'Allemagne
20:27un peu plus tard
20:27et les conséquences
20:28qui devront être
20:29en tirées en Allemagne.
20:30Nous ne pouvons plus
20:31rester dans un monde
20:32B.A.
20:32de libre-échange
20:34et d'absence
20:35de protection
20:37face à des États
20:38protectionnistes
20:39comme les États-Unis
20:40qui sont totalement
20:41décomplexés
20:41ou bien
20:42une puissance dominante
20:44qui profite
20:44des positions dominantes
20:46qu'elle a acquises
20:47à coup de subvention
20:48et de stratégie d'État
20:49long terme
20:53l'objectif de la Chine
20:54de devenir
20:55la première puissance mondiale
20:56remonte à 1949
20:57et ils sont en train
20:59de le réussir.
21:02Donc quand on
21:03interroge de long terme
21:04sur la Chine
21:04moi j'ai tendance à dire
21:06regardons un petit peu
21:07le rétroviseur
21:07et quand même
21:08sur le modèle politique
21:10toujours le souligner
21:11on ne peut pas être d'accord
21:12sur le modèle économique
21:13c'est quand même
21:14Est-ce que Marcus
21:14les Allemands
21:15en augmentant
21:16cette part de déficit
21:17en dépassant les 3
21:18et ils ont changé
21:19ils se francisent
21:21dans leur manière de faire ?
21:22Très certainement
21:22ce n'est pas
21:23le premier pas
21:24vers la francisation
21:25et nous aurons
21:26dans un avenir
21:28assez prévisible
21:29des changements politiques
21:30en Allemagne
21:31assez importants
21:32avec des répercussions
21:33sur la stabilité
21:34du pays
21:35alors cette politique
21:36n'a rien à voir
21:37avec les problèmes
21:38de compétitivité
21:39ou de reconquête
21:41de compétitivité
21:41de l'industrie allemande
21:44le déficit
21:45n'a rien à voir ?
21:46parce que
21:48le montant
21:49de la dette publique
21:50n'impacte pas
21:52sur la compétitivité
21:55des entreprises
21:55là où il y a
21:56un problème
21:57et là où l'Allemagne
21:58devrait
21:59indépendamment
21:59de ce petit dépassement
22:01du déficit permis
22:02faire un effort
22:03dans les 524 milliards
22:06d'euros
22:07dépensés
22:08par le budget
22:08fédéral
22:09vous savez
22:10quelle est la partie
22:11pour les dépenses
22:13sociales
22:13200 milliards
22:15voilà
22:16200 milliards
22:16il y a au moins
22:1750 milliards
22:18de trop
22:19nous avons une agence
22:20fédérale de l'emploi
22:22qui devrait s'appeler
22:23l'agence fédérale
22:24pour l'organisation
22:25du chômage
22:26ou d'assistance
22:28pour s'incruster
22:29dans le chômage
22:30avec 110 000
22:32employés
22:33ces 110 000
22:34employés
22:35gèrent 3 millions
22:36de chômeurs
22:36et les gèrent
22:37d'une façon
22:38que je trouve
22:39complètement abjecte
22:40est-ce que nous avons
22:40encore besoin
22:41d'une assurance
22:42chômage
22:43compte tenu
22:43de l'état
22:44du marché
22:45de travail
22:46qui n'en est pas un
22:46qui n'en est pas un
22:48c'est là le problème
22:49je pense
22:49c'est un épiphénomène
22:52et encore une fois
22:53si vous permettez
22:54je souhaiterais
22:56pas attaquer
22:57mais
22:58commenter
23:01commenter vos
23:02remarques
23:03qui me semblent
23:04un tout petit peu
23:04sous complexe
23:05si vous permettez
23:07il y a
23:08un réveil
23:10en Allemagne aussi
23:11du côté de l'industrie
23:12sur le caractère
23:14éminemment politique
23:15de la politique
23:16commerciale
23:17de la Chine
23:17alors
23:19terminé
23:19la
23:20la récréation
23:23est complètement
23:23terminée
23:24la lune de miel
23:25est terminée
23:26mais l'Allemagne
23:28est un tout petit peu
23:29ligotée
23:30un grand nombre
23:31de producteurs
23:33notamment du machinotis
23:34du machinotis
23:35a
23:38appris aux chinois
23:39comment on fait
23:40du machinotis
23:40aujourd'hui
23:41les apprentis
23:42sont devenus
23:43des maîtres
23:43alors donc
23:44l'Allemagne reste
23:46quand même
23:46moins pour l'industrie
23:47automobile
23:48mais pour d'autres industries
23:49très largement dépendant
23:50de ce très grand marché
23:52comment
23:53composer
23:54comment faire
23:55comment traiter
23:56avec un marché
23:59indispensable
23:59qui pourtant
24:01utilise des méthodes
24:02que vous avez
24:02qualifiées
24:03à juste titre
24:05comme complètement
24:06déloyaux
24:06alors donc
24:07le problème est là
24:08il y a une solution
24:09qu'à Bruxelles
24:10on propose
24:11une politique commerciale
24:12commune
24:12qui ne fonctionne pas
24:13parce que les intérêts nationaux
24:15sont tout à fait différents
24:16le problème de l'Europe
24:18pour résoudre ce problème
24:19c'est l'hétérogénéité
24:21de ces industries
24:22et la prétention
24:25de pouvoir
24:25de cette dictatrice
24:27qui s'appelle
24:28présidente
24:28de la commission européenne
24:29c'est pas une raison
24:31c'est pas une raison
24:32de se soumettre
24:34à une politique
24:34commerciale commune
24:36regardez ce que ça donnait
24:37avec Donald Trump
24:38l'accord en Écosse
24:40c'est du pipo
24:41c'est la communication pure
24:44voilà
24:45donc
24:45les gouvernements
24:47en Europe
24:48des pays
24:49les plus dépendants
24:50du commerce extérieur
24:52devraient se réunir
24:53pour une dictatrice
24:54elle est quand même élue
24:54par les pays
24:56elle a été
24:57elle a été
24:58acclamée par le parlement
24:59pas plus
25:00et ce parlement
25:01n'est pas du tout
25:02démocratiquement l'équipe
25:03alors
25:03il reste deux minutes
25:03tout le monde lève la main
25:04Jean-François ça fait longtemps
25:05ça vaut moins de 5 minutes
25:06que je ne vous ai pas entendu
25:07sur l'Allemagne
25:08moi je trouve quand même
25:09ce qui est intéressant
25:10c'est effectivement
25:10qu'ils dépensent
25:12enfin j'ai envie de dire
25:13puisqu'ils ont les moyens
25:13de le faire
25:14et le succès aujourd'hui
25:15de l'Allemagne
25:16de ce rebond
25:16parce que quand même
25:17on parle d'un chiffre
25:19de croissance 2026
25:20qui sera le plus haut
25:21depuis plus de 4 ans
25:22c'est ce que montrent
25:23les indicateurs
25:24c'est ce que montrent
25:24les carnets de commandes
25:25c'est ce que montrent
25:25les TIFOs
25:26c'est ce que montre la confiance
25:26donc il se passe quand même
25:27quelque chose
25:28je suis complètement d'accord
25:29avec l'idée que
25:30le modèle qui consistait
25:31à importer du gaz
25:32pas cher de la Russie
25:33pour exporter aux Chinois
25:34qui sont maintenant
25:34plus compétitifs
25:35ça n'a aucun sens
25:36de s'arc-bouter
25:37sur de la voiture thermique
25:38alors qu'on ne vend que
25:38de l'électrique dans le monde
25:39une voiture sur trois désormais
25:40ça n'avait aucun sens
25:41c'est des mauvais choix
25:43stratégiques de long terme
25:44y compris de l'État
25:45ou des dirigeants
25:46d'un certain nombre
25:46de constructeurs
25:46je suis d'accord
25:47avec ce constat-là
25:48en revanche
25:49ce qu'on voit aujourd'hui
25:50c'est typiquement
25:50les politiques industrielles
25:51fonctionnent
25:52et on les ferait
25:52au niveau européen
25:53elles auraient un multiplicateur
25:54encore plus élevé
25:55on est 450 millions
25:56de consommateurs
25:57on peut imaginer
25:58une zone monétaire
25:59économique
25:59beaucoup plus intégrée
26:01là-dessus
26:02sur l'Allemagne
26:02typiquement
26:03je prends un exemple
26:03la défense
26:04le fameux 500 milliards
26:05de plans de défense allemands
26:07qu'est-ce qui se passe
26:07en ce moment en Allemagne
26:08le premier producteur
26:10d'armes en Europe
26:12c'est la France
26:12on est encore
26:13à 21 milliards d'exportations
26:14on est le deuxième
26:15plus gros exportateur
26:17du monde
26:17après les Etats-Unis
26:18bien devant la Chine
26:19la France
26:20qu'est-ce qui est en train
26:21d'arriver
26:22du diable Vauvert
26:23qui est en train de remonter
26:23en flèche
26:24l'Allemagne
26:25qui est en train de passer
26:25devant la Chine
26:26ils sont à plus de 13 milliards
26:28d'exportations d'armement
26:29pourquoi ?
26:30parce qu'on a commencé
26:30à passer de la commande publique
26:31on réveille un peu
26:32le moteur industriel allemand
26:33Volkswagen se met à faire
26:35des véhicules électilitaires
26:36des blindés légers
26:38on se met à faire des drones
26:39je ne dis pas que c'est super
26:40on ne s'en félicite pas
26:41mais notamment dans la défense
26:42il faut faire attention
26:43ce n'est pas seulement
26:44de la dépense publique
26:45il y a des multiplicateurs
26:46budgétaires en ce moment
26:46dans la défense
26:47qui sont intéressants
26:48puisque la défense
26:49c'est de la tech
26:50et la tech c'est de l'innovation
26:51l'innovation c'est de la productivité
26:52c'est vrai
26:54allez-y Olivier
26:54je voudrais juste ajouter
26:55je suis un observateur de l'Allemagne
26:57beaucoup moins avisé que Marcus
26:58mais je pense que ce 3%
27:01qui a été dépassé
27:02est symptomatique
27:03d'un certain nombre de débats
27:05qu'il y a aujourd'hui
27:05en Allemagne
27:07l'Allemagne cherche à mon avis
27:08son chemin
27:09dans ce monde qu'on a décrit
27:11et sur lequel on est d'accord
27:12sur le constat
27:12je vais prendre juste un exemple
27:14par rapport au protectionnisme
27:16vous avez des états
27:17pardon des lenders
27:18qui se positionnent
27:19sur la définition
27:21du made in Europe
27:21élargie à la séjournée
27:23c'est-à-dire très très large
27:24et vous avez des lenders
27:25politiquement
27:26non les présidents des lenders
27:28en Allemagne
27:28qui veulent une définition
27:30du made in Europe
27:31beaucoup plus resserrée
27:32d'une certaine façon
27:33plus protectionniste
27:34je pense que ce débat
27:35dont je ne suis qu'un observateur
27:37extérieur
27:37démontre que l'Allemagne
27:39est en train de pivoter
27:40par rapport à sa relation
27:42notamment à la Chine
27:43etc.
27:44et je ne pense pas
27:45que l'espoir
27:47de conserver
27:48un immense marché
27:49ouvert
27:50etc.
27:51durera très longtemps
27:52parce que les chocs
27:53sur la compétitivité allemande
27:54sont tels
27:55que l'Allemagne
27:55est en train de vivre
27:56ce que la France a vécu
27:57il y a 10 ans
27:58ou il y a 15 ans
27:59par nos choix politiques
28:00antérieurs
28:01je dirais
28:01par anticipation
28:02ou prématuré
28:03donc je vois une évolution
28:05et j'espère
28:06que cette évolution
28:07va permettre à l'Allemagne
28:08de s'aligner
28:09sur des thèses
28:09plus françaises
28:10comme vous le dites
28:11notamment sur une forme
28:13de protectionnisme
28:14ou en tout cas
28:14de préférence européenne
28:16plus limitée
28:17à ce qui est produit
28:18effectivement
28:18sur l'espace européen
28:20c'est ton parti
28:21ah Marcus
28:22il faut qu'on parte ton pub
28:24je dois juste dire
28:25un exemple
28:27Marcus
28:27gardez tout
28:28parce que j'ai un timing
28:29très précis à respecter
28:30vous savez
28:30il y a des règles
28:31dans cette émission
28:32c'est un moment donné
28:32il faut faire une pause
28:33vous savez que ce que vous dites
28:34c'est ce que propose
28:35Bruno Le Maire
28:35ça tombe bien
28:36on en parle dans un instant
28:37à tout de suite
28:41BFM Business
28:41et la tribune présente
28:44débat et controverse
28:46les experts
28:48leur closier
28:48il est 10h02
28:49sur BFM Business
28:50nos experts du jour
28:51Olivier Luanzi
28:52Marcus Kerber
28:52et Jean-François Robin
28:54Bruno Le Maire
28:55a commis un nouveau livre
28:57un manifeste
28:58pour donner du grain à moudre
28:59pendant la présidentielle
29:00il l'a dit ce matin
29:01chez Apolline de Manerbe
29:02sur BFM TV
29:03il ne sera pas candidat
29:04mais il offre ce livre
29:06à discussion
29:06c'est ce qu'on va faire
29:07ensemble ce matin
29:08une soixantaine de pages
29:09pour une autre France
29:10ça fait réagir tout le monde
29:11sur le plateau
29:12Marcus Kerber
29:12vous n'êtes pas un grand fan
29:14de Bruno Le Maire
29:15je trouve tout à l'heure
29:16remarquable
29:17qu'un homme
29:18qui a
29:19sur un plan politique
29:20et gestionnaire
29:21aussi raté
29:22raté presque tout
29:24ose encore
29:25prendre la parole
29:26pour importer
29:27pour impacter
29:28le débat
29:29industriel
29:30présidentiel
29:31alors si on regarde
29:32les chiffres
29:33la carrière
29:34de Bruno Le Maire
29:35est un échec
29:36c'est un échec
29:37non seulement pour lui
29:38mais également
29:39pour la France
29:39la France
29:40a presque perdu
29:41non seulement
29:42la dette
29:44sa souveraineté financière
29:46voilà
29:47c'est une question
29:48il y avait quelques contraintes
29:49je peux prendre sa défense
29:50M. Le Maire
29:51a sacrifié
29:52la souveraineté
29:54de la France
29:55sur l'autel
29:56de la dette
29:57et sur l'autel
29:58de son ignorance
29:59parce que si on fait les dettes
30:01comme l'Allemagne le fait maintenant
30:02les dettes aujourd'hui
30:04sont les taux d'intérêt
30:05augmentés
30:06et les services
30:07d'intérêt
30:08à honorer
30:09dans l'avenir
30:10vous savez
30:13c'est la compétition
30:15des promesses
30:16c'est une participation
30:18communicative
30:19une concurrence
30:20communicative
30:20et c'est le défilé
30:22des vaniteux
30:23nous sommes en France
30:25et M. Le Maire
30:27qui a livré
30:29des preuves
30:29d'incompétence
30:30extraordinaire
30:31ne veut pas
30:32s'abstenir
30:32du débat
30:33politique
30:34parce qu'il veut montrer
30:35qu'il est toujours là
30:36alors la question
30:37qui se pose
30:37dans une démocratie
30:39est-ce que le comportement
30:40de M. Le Maire
30:43est affranchi
30:44de toute punition
30:44il a le droit
30:48d'écrire des livres
30:48oui non
30:49je ne dirai pas
30:49mais le public jugera
30:51mais il n'est pas candidat
30:52il fait ce qu'il veut
30:54peut-être faut-il
30:54donner des armes
30:55plus musclées
30:57à la cour des comptes
30:58pour juger
30:59le comportement
30:59vous voulez poursuivre
31:00les anciens ministres
31:01de l'économie
31:02c'est ça
31:02non je ne dis pas
31:03je pense
31:04il faut des sanctions
31:05et le vote électoral
31:08n'est pas suffisant
31:09bon alors
31:10dans ce qu'il écrit
31:10dans ce qu'il propose
31:11il propose
31:12d'augmenter le SMIC
31:13il dit qu'il va falloir
31:14des hausses d'impôts
31:15maintien de la surtaxe d'IS
31:16des indexations du barème de l'IR
31:18taxe sur les importations
31:19taxe sur les GAFAM
31:20participation des plus fortunés
31:21à l'effort
31:22il est pour une taxe
31:23notamment sur l'héritage
31:24est-ce que vous le trouvez
31:25Jean-François Robin
31:26honnête
31:27sur le diagnostic
31:28en disant
31:28bon il faut tout changer
31:29comment vous avez regardé
31:30ce manifeste ?
31:31alors moi je ne partage pas
31:32l'avis sur les expertises
31:34de Bruno Levers
31:35je pense que c'est quelqu'un
31:35qui n'a pas été
31:40sort du Covid
31:40The Economist dit
31:41quel est le pays
31:41qui a le mieux géré le Covid
31:43c'est la France
31:43après là où ça a très très mal
31:45tourné
31:46c'est quand évidemment
31:46on n'est pas revenu en arrière
31:47et qu'on a laissé les dépenses
31:48continuer à glisser
31:50il ne faut pas oublier
31:50les gilets jaunes quand même
31:51les gilets jaunes etc
31:52donc on est sur effectivement
31:54une vingtaine de points de dette
31:55bon Mitterrand en avait fait 35
31:57Sarkozy en a fait 15
31:58points de dette supplémentaires
31:59on reste dans un peu l'épure
32:01de tout le monde fait de la dette
32:02en France
32:03Bruno Levers
32:03pas moins
32:04pas plus que les autres
32:05voilà
32:05on est sur cette dynamique
32:06qui est je pense
32:07assez transpartisane
32:09malheureusement
32:09et je partage le fait
32:10qu'on n'aurait pas forcément
32:11dû faire autant
32:11maintenant quand on regarde
32:12les propositions de Bruno Levers
32:13j'en vois pas beaucoup
32:14qui me choquent
32:15je trouve que même
32:16ça manque presque un peu
32:17d'ambition
32:17puisque de toute façon
32:18on sait
32:18alors c'était peut-être
32:19un programme présidentiel
32:20qui ne s'appliquera pas
32:21puisqu'il n'est plus candidat
32:22mais je trouve
32:23c'est un petit peu quand même
32:24ça renverse pas la table
32:25c'est un petit peu
32:26une liste à la prévère
32:27de petits trucs
32:28tout ce qu'il dit
32:29je ne suis pas moi
32:30il n'y a rien qui choque
32:31non mais il n'y a rien qui choque
32:32si on pouvait faire tout ça
32:32et c'est dommage
32:33qu'on ne l'ait pas fait
32:33d'ailleurs un certain nombre
32:34de choses
32:34sur la suppression des départements
32:36sur la taxation peut-être
32:38des plus riches
32:38c'est que c'est toujours pareil
32:39c'est simplification
32:40un peu moins de charge
32:41pour les entreprises
32:41oui mais en fait
32:43le débat
32:45on est tous d'accord
32:46sur le diagnostic
32:46je pense que c'est quand même
32:47très compliqué
32:47de ne pas être d'accord
32:48sur le diagnostic
32:48de ce qu'il faudrait faire
32:49en France
32:50le constat qu'on peut faire
32:51c'est que depuis 2024
32:52c'en est encore
32:53une illustration
32:54vous me dites ça
32:54il y a 55% de l'électorat
32:56aujourd'hui
32:57qui voient le contraire
32:58qui ne partagent pas
32:58le diagnostic
32:59du côté du REN
33:00et du côté de l'EF
33:01des gens raisonnables
33:02si je puis dire
33:03parce qu'effectivement
33:04l'argent magique
33:05d'avoir des solutions
33:05d'annulation de la dette
33:06ou de faire renégocier l'Europe
33:07de refaire les traités
33:08bon tout ça
33:09c'est des politiques
33:10encore une fois
33:10comme je disais tout à l'heure
33:10de sortir de l'Europe
33:11ni plus ni moins
33:12si c'est ça la solution
33:14on va vers des crises
33:15supplémentaires
33:16et on sera dans un moment
33:17si on fait Mélenchon 81
33:18qui se transformera en 83
33:20et REN
33:21on sera dans un moment
33:21où on passera du clown italien
33:23à Mélanie
33:24parce qu'il faudra
33:24devenir plus raisonnable
33:26donc on va suivre un peu
33:26ces voies là
33:27il n'y a pas d'argent magique
33:29Bruno Le Maire
33:29ce qu'il fait
33:30c'est une liste de choses
33:30que je trouve plutôt
33:32intéressante
33:33qui redresserait
33:34un petit peu la compétitivité
33:35tout à l'heure
33:36Marcus parlait
33:36il y a une chose
33:37d'enquête
33:37je suis d'accord
33:38c'est que le fait
33:38qu'on a des dépenses sociales
33:40sans doute
33:40sur lesquelles
33:40il faut un petit peu
33:41revoir le modèle
33:42en entier français
33:43de compétitivité
33:44et de mettre
33:45les ordres de priorité
33:46aujourd'hui
33:46on a un vrai sujet
33:47de compétitivité
33:48prix français
33:49et du financement
33:51de notre modèle social
33:52on ne peut pas le garder
33:53tel qu'il est aujourd'hui
33:54un petit peu
33:55le même point de vue
33:56sur le fond
33:56c'est-à-dire
33:57si on regarde
33:57les propositions
33:58elles sont en trois blocs
33:59il y a un peu
34:00une revue
34:01qui ne va peut-être
34:02pas jusqu'au bout
34:03du pacte social
34:04et ça on sait
34:05qu'on en a besoin
34:06j'anime un collectif
34:08avec des industriels
34:10des syndicalistes
34:11des fonctionnaires
34:12on va publier
34:12un manifeste
34:14prochainement
34:15sur comment
34:15dessiner un chemin
34:16d'une France
34:17qui innove
34:17produit
34:18et en est fière
34:18et on est arrivé
34:20à la conclusion
34:20qu'on avait
34:22il n'y a pas
34:22il n'y a pas de choix
34:23tout le monde est d'accord
34:23sur le constat
34:24il faut qu'on revoie
34:25notre modèle social
34:26les propositions
34:27que fait Bruno Le Maire
34:28font partie
34:29des propositions
34:30qui existent
34:31et sur lesquelles
34:32il faudra se mettre
34:33d'accord
34:33l'enjeu
34:34si je reprends
34:35les chiffres
34:37d'Antoine Fouché
34:37c'est à peu près
34:38300 milliards d'euros
34:39à redistribuer
34:42en France
34:43pour l'industrie
34:44on pense que c'est
34:44à peu près
34:4520 milliards d'euros
34:46l'idée c'est
34:46quand vous dites
34:47redistribuer
34:47c'est à dire
34:48changer des assiettes fiscales
34:50qui sont sur la production
34:51qu'on va passer
34:51sur la consommation
34:52mettre moins de choses
34:53sur le travail
34:54exactement
34:56et puis peut-être
34:57revoir notre système social
34:59notre système de retraite
35:00grosso modo
35:00le paquet à revoir
35:02globalement
35:03est de 300 milliards
35:04pour l'industrie
35:05on pense que c'est
35:06de 20 à 30 milliards
35:07une des propositions
35:08qu'on fait
35:08c'est que notre pacte social
35:09s'est fondé
35:10dans les usines
35:11par le conflit social
35:12pourquoi l'industrie
35:13ne serait pas
35:14le premier secteur
35:15qui essayerait
35:16de réinventer
35:16un nouveau pacte social
35:17intergénérationnel
35:18ça va dans ce sens là
35:19deuxième paquet
35:21de propositions
35:21sur je dirais
35:23l'administration
35:23la haute administration
35:25là encore
35:26des éléments
35:27qu'on connaît
35:27il est assez vert
35:29sur la haute administration
35:30notamment
35:31j'en ai fait partie
35:33j'ai des amis
35:34c'est des camarades
35:35de bancs d'école
35:36oui on a une haute administration
35:38qui est malade
35:39qui autodéfinit
35:40l'intérêt général
35:41qui n'est pas assez
35:42à l'écoute
35:42de la réalité du terrain
35:43dans ses diversités
35:45ça nous fait
35:46des aberrations
35:46qui partent de bonnes intentions
35:48comme la loi
35:49sur le zéro artificialisation nette
35:51ça c'est toute la normalisation
35:52et donc là dessus
35:53oui
35:55le troisième bloc
35:57c'est le bloc sur l'Europe
35:58qui est un peu différent
35:59et j'en reviendrai
36:00sur ces deux premiers blocs
36:01moi j'ai un peu le sentiment
36:02et je suis désolé
36:04et c'est pas du tout
36:04une critique
36:05par rapport à l'intelligence
36:06de la personne
36:07mais c'est Dr Jekyll
36:09et Mr Hyde quoi
36:10quand on a été
36:11quasiment 10 ans
36:12à Bercy
36:12et qu'on connaît
36:14l'état français
36:15où Bercy est un espèce
36:16d'état dans l'état
36:17qui contrôle énormément
36:18de choses
36:18notamment à cause
36:19du poids de la dette
36:20il y a un vrai levier
36:21de Bercy
36:22sur l'ensemble des politiques
36:23par les finances publiques
36:25on dirait
36:26très bien
36:26mais que n'avez-vous fait
36:28pendant ces 10 dernières années
36:29il n'était pas président
36:30de la République
36:30c'est-à-dire que le ministre
36:31il exécute
36:32non c'est pas un décisionnaire
36:34oui si on veut
36:35alors dans ces cas-là
36:35si on n'est pas d'accord
36:37il y avait un certain
36:39chevet de manque
36:39peut-être qu'il aurait dû faire
36:40il avait dit des choses
36:41peut-être à son erreur
36:41voilà
36:42donc là c'est le premier point
36:43le dernier point
36:43c'est sur l'Europe
36:44et là
36:45ok faire une fédération
36:47à 6 pays
36:47mais vous voyez
36:48aller à Bruxelles
36:49en proposant ça
36:50mais notre crédibilité
36:52en Europe
36:53du fait de notre
36:53mauvaise gestion financière
36:55rend cette idée
36:56même si elle est intéressante
36:57ça ne nous rend pas
36:58très audibles
36:58totalement inaudible
36:59nos partenaires vont nous dire
37:01ah bon c'est la solution
37:02que vous avez trouvée
37:03pour mutualiser
37:03vos 1000 milliards
37:04de dettes supplémentaires
37:05c'est vachement sympa
37:06revenez quand vous aurez fait
37:08un peu de ménage
37:09à la maison
37:09donc aussi là aussi
37:11il y a une forme
37:12d'irréalisme
37:13par rapport à notre situation
37:14européenne
37:14je projette là
37:15sur la dette
37:16ce qu'on connaît
37:17sur la politique européenne
37:18la France donne des leçons
37:19de politique industrielle
37:22à l'Europe
37:23alors que franchement
37:24on est dans une singularité
37:25de faiblesse
37:25qui ne nous met pas
37:26en situation de le faire
37:28commençons par faire
37:29le ménage
37:29à la maison
37:30avant de se projeter
37:31sur des grandes idées
37:32européennes
37:32ça me semble essentiel
37:33Marcus
37:34sur la question des dépenses
37:35il propose une baisse
37:36des dépenses
37:36notamment sur les dépenses
37:37de santé
37:37il veut revoir complètement
37:38le système
37:39en disant
37:39on arrête de rembourser
37:40globalement le doliprane
37:41et tout ce qui est
37:42petit médicament
37:44entre guillemets
37:45et on se concentre
37:47uniquement sur
37:47les longues maladies
37:48il y a quand même
37:49une autre vision
37:50du système
37:51quelque chose là
37:52qui n'a pas été fait
37:53auparavant
37:54écoutez
37:56comme vous connaissez
37:57mon enthousiasme
37:58extrêmement freiné
37:59pour monsieur le maire
38:00j'hésite beaucoup
38:03à discuter le détail
38:04de ses propositions
38:05mais c'est les dépenses
38:07parce que
38:07parce que
38:08il n'y a presque aucun secteur
38:10où la réforme
38:11est aussi difficile
38:13dans le secteur de la santé
38:14parce que la santé
38:15pour l'individu
38:16c'est tout
38:17alors les gens
38:19n'aiment pas avoir
38:19des économies
38:20faites
38:21dans ce secteur là
38:23je pense
38:24les propositions
38:25de monsieur le maire
38:26ont surtout
38:27une finalité
38:30une seule finalité
38:31montrer qu'il est toujours là
38:32et qu'il n'est pas
38:34tout au tout
38:34effacé par sa carrière
38:37dont je vous ai déjà dit
38:38que je la trouve
38:39peu convaincante
38:41monsieur a mentionné
38:42les milliards de dettes
38:44supplémentaires
38:44mais vous auriez fait quoi ?
38:45parce que sur les 150 milliards
38:47de déficit
38:47il faut bien
38:49proposer quelque chose
38:50si monsieur le maire
38:51a une mission
38:52historique
38:53c'est de montrer
38:54à la France
38:54comment on peut
38:56sortir
38:57de ce cul-de-sac
38:59de l'endettement
39:00qu'il a créé lui-même
39:01parce que c'est
39:02vachement difficile
39:03c'est très facile
39:04de faire de la dette
39:05et de dire
39:06écoutez ça
39:07ça arrange
39:07beaucoup de choses
39:08la dette
39:09c'est la grande
39:10tentation des démocraties
39:12la grande tentation
39:14des démocraties
39:15et des politiciens
39:16démagogues
39:17parce qu'avec la dette
39:18on peut dépenser
39:19avec la dépense
39:20on peut se faire réélire
39:21alors montrer
39:22aux Françaises
39:23et aux Français
39:23comment on peut
39:25retrouver
39:26la souveraineté
39:27financière
39:28tout entière
39:28c'est d'ailleurs
39:29un moyen
39:30de montrer
39:31le manque
39:31de sérieux
39:32du côté
39:33de certains candidats
39:34de gauche
39:34ou de droite
39:35de tous
39:35tout bord
39:36politique
39:37ça c'est la question
39:38mais comment on fait
39:39la question
39:40de la souveraineté
39:41souveraineté
39:42est importante
39:43en France
39:44notamment
39:45parce que la souveraineté
39:46est sacrée
39:47et comme Rousseau le dit
39:49elle est inalignable
39:50mais la politique
39:52d'endettement
39:52qui a été menée
39:53par monsieur le maire
39:54sous la direction
39:56d'un président
39:57que je renonce
39:58à qualifier
39:59est irresponsable
40:01et maintenant
40:01c'est aux Françaises
40:02et aux Français
40:03de remonter
40:04de surmonter
40:06les difficultés
40:07de désendettement
40:08alors le secteur
40:09de la santé
40:10c'est le secteur
40:11le plus difficile
40:12alors dire maintenant
40:14il ne faut plus payer
40:14ou rembourser
40:15le doliprane
40:15vous savez madame
40:17c'est une petitesse
40:20c'est pas comme ça
40:22qu'on réforme
40:23le problème
40:23il faut à mon avis
40:25attaquer
40:26l'assurance chômage
40:27et c'est sur ce plan là
40:28où la situation
40:30sur le marché
40:31de travail
40:31n'est plus
40:32adaptée
40:33à la sécurité
40:36à la sécurité sociale
40:38je vous donne un exemple
40:39un chômage
40:40qui remonte là
40:41un peu
40:41oui
40:41alors certes
40:42il y a les effets
40:43démographiques
40:43c'est quoi
40:44c'est quel chômage
40:45vous savez
40:46il y a tellement
40:46de boulots
40:47de petits boulots
40:48que les gens
40:48ne veulent plus faire
40:51alors je vous donne
40:52un exemple
40:52du pays
40:53que je connais
40:54un peu mieux
40:54il y a beaucoup
40:55de restaurants
40:56beaucoup de brassières
40:57en Allemagne
40:58notamment en campagne
40:59qui ferment
40:59tout simplement
41:00parce qu'ils ne trouvent
41:01plus de gens
41:02ni pour la cuisine
41:03ni comme garçons
41:04alors vous avez
41:05un tout petit peu
41:06ce problème
41:07en France
41:08également
41:08alors que la France
41:09c'est le pays
41:10de la gastronomie
41:11ainsi il y a quelque chose
41:13qui fonctionne bien
41:13en français
41:14à partir de l'armée
41:16la cuisine française
41:17alors donc nous avons
41:19un système sécuritaire
41:20en matière
41:21qui n'est plus
41:22du tout adapté
41:24à ce qui devrait
41:26être un marché
41:27de travail
41:27alors nous devrions
41:29américaniser
41:30très rapidement
41:31les conditions là
41:32autrement
41:33on ne résout
41:34ni les problèmes
41:36de nos entreprises
41:37du petit commerce
41:39des restaurateurs
41:41c'est-à-dire
41:42ce qu'on appelle
41:44les petits boulots
41:45ni je dirais
41:47la satisfaction sociale
41:48nous gérons
41:49le chômage
41:50pas plus
41:51Jean-François Robin
41:51je vous réconvène
41:52à mes histoires de rêve
41:53qui commencent
41:53cet après-midi
41:54est-ce que la dette
41:55est un sujet
41:56d'entreprise française
41:57c'est-à-dire qu'est-ce
41:58qu'aujourd'hui
41:59elle joue dans notre
42:00compétitivité
42:01est-ce que c'est juste
42:02parce qu'à un moment donné
42:03on va augmenter
42:03les impôts des entreprises
42:04et donc du coup
42:05elles vont passer à la caisse
42:06parce qu'il va bien falloir
42:07trouver de l'argent
42:08ou est-ce que ça nous plombe
42:09plus largement que ça ?
42:10Moi je crois que
42:11d'abord il n'y a aucune étude
42:13il n'y a aucune expérience
42:14qui montre qu'il y a
42:15une corrélation
42:15entre la dette
42:16et la croissance
42:17donc on peut avoir
42:17des pays très endettés
42:18qui font de la croissance
42:19et des pays très endettés
42:20qui ne font pas du tout
42:21de croissance
42:21le gros problème
42:22aujourd'hui de la France
42:23c'est qu'on n'arrive pas
42:24à réduire notre dépense publique
42:25on dépense chaque année
42:26150 milliards de plus
42:27que ce qu'on collecte
42:28donc c'est ça
42:29qu'il faut mettre fin
42:30c'est ça notre sujet
42:31c'est le 150 milliards
42:34notre sujet est qu'on ait
42:35tout le monde
42:36on dit
42:37ils sont à 135
42:37les Etats-Unis
42:38viennent de nous dépasser
42:39en points de PIB
42:40bon c'est pas grave
42:41moi je crois que la dette
42:43c'est pas
42:44ça dépend ce qu'on en fait
42:45encore une fois
42:46aujourd'hui le problème
42:47de la France
42:47c'est qu'on fait des déficits
42:49en faisant des dépenses
42:50qui ne sont pas des dépenses
42:51d'investissement
42:51c'est là où j'aimais bien
42:52France 2030
42:53c'est là où je me dis
42:54est-ce que c'est vraiment
42:54très utile de dépenser
42:564 points de PIB de plus
42:58par an en France
42:59pour qu'on parte
43:004 ans avant les Allemands
43:01pourquoi on finance
43:03le non-travail
43:04on a une espèce de romance
43:05français
43:05moi je pense que
43:06l'urgence aujourd'hui
43:07de la France
43:07c'est de regagner en compétitivité
43:09de faire de la formation
43:10bien évidemment
43:11parce que ça c'est lié
43:12et puis un peu
43:13de plus travailler
43:14il faut qu'il y ait plus de gens
43:14à travailler
43:15et ceux qui travaillent
43:16travaillent un petit peu
43:17plus longtemps
43:17qui viennent plutôt
43:18sur le marché du travail
43:19qu'ils en partent plus tard
43:20et pour ça
43:20il faut les former
43:20il faut les doter
43:22du client
43:23mais deux candidats
43:24ils sont deux
43:24à proposer la retraite
43:25à 60 ans
43:26et bien voilà
43:26mais non mais ça
43:27aujourd'hui c'est
43:28complètement délirant
43:29aujourd'hui vous avez
43:296 français sur 10
43:31on a 60% des français
43:33qui touchent plus
43:33que ce qui cotise
43:34vous avez un nombre
43:35de français
43:37au travail
43:38qui est délirant
43:38le système social
43:39repose sur un très petit
43:40nombre de gens
43:41qui travaillent aujourd'hui
43:42encore une fois
43:42vous avez plus de 60%
43:44des gens
43:44plus d'allocations
43:45et n'en cotisent
43:46et comme vous parlez
43:48de l'AREF
43:48on revient sur le point initial
43:50aujourd'hui
43:50on va attendre
43:51les programmes
43:52ils sont très en retard
43:53par rapport aux précédentes
43:54présidentielles
43:54ils sont en train
43:55d'être concoctés doucement
43:57mais les éléments
43:58qu'on a
43:59ça a été un peu évoqué
44:01ne sont pas très convaincants
44:02et c'est effectivement
44:03à la société civile
44:05que ce soit les syndicats
44:06ou les organisations patronales
44:08le monde économique
44:09pour moi
44:10de reprendre la main là-dessus
44:12c'est pas le rôle
44:13dans une démocratie normale
44:14mais on a une démocratie
44:15qui est en état
44:16de dysfonctionnement
44:17et on le voit
44:17sur les chiffres économiques
44:18et c'est à ce monde-là
44:20de faire des propositions
44:22de transformer cette colère
44:23qui était votre sujet
44:24d'introduction
44:25dans des propositions concrètes
44:27qui incluent également
44:28pour moi
44:29le corps social
44:30on vous avait beaucoup parlé
44:31de compétitivité
44:32je voudrais redire quelque chose
44:34qui me semble important
44:35nous avons en Europe
44:36un modèle social
44:38on peut l'améliorer
44:41mais l'américaniser
44:43je n'y crois pas
44:43ce n'est pas la même culture
44:45nous avons des ambitions
44:46environnementales
44:47et ce sont des objets
44:49qui coûtent
44:50et donc
44:50si vous voulez faire des efforts
44:52que de compétitivité
44:53pour vous aligner
44:54avec des coûts internationaux
44:56vous allez taper
44:57le projet de société européenne
44:59il n'y a pas d'autre choix
45:01que de faire des efforts
45:02de compétitivité
45:03mais aussi des efforts
45:04de protection
45:05je pense
45:06vous dites oui
45:07à TVA social du coup
45:08vous dites qu'il faut transférer
45:10on a appelé ça
45:10la TVA social
45:11c'est le sujet emblématique
45:13qui a été porté
45:14par Nicolas Sarkozy
45:16mais un transfert
45:17il y a une question
45:18il faut voir notre modèle social
45:20où il y a sans doute
45:20des économies à faire
45:21et puis il y a une question
45:22dans le volet compétitivité
45:24de transfert
45:26d'une partie des charges
45:27qui pèsent aujourd'hui
45:28sur le travail
45:29sur l'outil productif
45:31vers la consommation
45:32et puis il y a le sujet
45:34vers lequel vous nous amenez
45:35qui est naturellement
45:35celui de
45:36est-ce qu'il faut
45:37trouver dans l'héritage
45:39une source supplémentaire
45:41de revenus fiscals
45:42qui est un sujet explosif
45:44en France
45:44plus encore que la santé
45:46Juste on va venir
45:47à la question des héritages
45:48il nous reste 10 minutes
45:48Juste Marcus
45:49je vous ai fait du mal
45:50en vous parlant de Bruno Le Maire
45:51je le sens
45:51Isabelle Schnabel
45:52quand elle dit
45:53qu'elle veut augmenter les taux
45:54là je pense que plutôt
45:55ça vous plaît non ?
45:57Ecoutez Madame Schnabel
45:58est une figure particulière
46:01la Banque Centrale Européenne
46:02a été élue
46:03parce qu'elle représente
46:04une politique
46:05qui n'est pas conforme
46:06avec la majorité
46:08des opinions
46:09de l'opinion en Allemagne
46:10elle s'est adaptée
46:11académiquement
46:12parce qu'elle est professeure
46:13d'économie financière
46:14titulaire du Cher
46:16elle s'est adaptée
46:17elle s'est conformée
46:18je dirais
46:19à la ligne directrice
46:21de la Banque Centrale Européenne
46:22alors pour resituer
46:24un petit peu le contexte
46:25l'inflation grimpe
46:27et le mandat central
46:29de la Banque Centrale
46:30c'est de garantir
46:31la stabilité
46:32des prix
46:34une stabilité
46:35que la Banque Centrale
46:37autodéfinie
46:39à à peu près
46:402%
46:41on ne va pas
46:42ouvrir un débat
46:43là-dessus
46:43ce que c'est
46:44mais je dirais
46:45c'est inévitable
46:47la hausse
46:50des taux
46:50a été reportée
46:51reportée
46:52reportée
46:52d'ailleurs pourquoi
46:53vous le savez très bien
46:55parce que
46:55Madame Lagarde
46:56qui était
46:58jusqu'à présent
47:00une présidente
47:01pas très convaincante
47:02et surtout
47:03pas très compétente
47:04elle veut s'éloigner
47:05le plus rapidement
47:06possible
47:06de la Banque Centrale
47:07européenne
47:07pour
47:09accomplir des missions
47:10à autre niveau
47:12plus dans sa sphère
47:13de communication
47:14Davos
47:14et elle ne veut plus
47:15être celle
47:16qui finit son exercice
47:18en augmentant
47:19les taux
47:20et en plus
47:20vous savez
47:21au sein du conseil
47:23de la Banque Centrale
47:24européenne
47:24il y a beaucoup de voix
47:25qui sont pour
47:27la facilité monétaire
47:28Juste Jean-François
47:29avant de dire un mot
47:29de l'héritage
47:30Kevin Warch
47:31doit parler depuis
47:32Jackson Hole
47:33le samedi
47:34hier Raphaël Gallardo
47:35nous disait
47:35dans les experts
47:36il raconte n'importe quoi
47:37on ne sait plus
47:38ce qu'il dit
47:38on le regarde un peu
47:40aujourd'hui comme
47:40Donald Trump
47:41sans crédibilité
47:42il a perdu
47:43Kevin Warch
47:44selon vous
47:44en quelques mois
47:46la crédibilité
47:46qu'avait la Fed
47:47alors Kevin Warch
47:48je dirais
47:49peut-être un petit peu
47:50mais encore moins
47:50que Scott Bessen
47:51qu'on disait
47:52être l'adulte
47:52dans la salle
47:54et en fait
47:54on voit bien
47:55que ce qu'étaient
47:55soi-disant
47:55les experts de Trump
47:56perdent beaucoup
47:57en crédibilité
47:57Kevin Warch
47:58ce qu'il est quand même
47:59en train de faire
47:59c'est
48:00alors moi j'en parle
48:00depuis longtemps
48:02je ne m'étonne pas
48:03ce qu'ils sont en train
48:03de faire
48:04mais ils sont en train
48:04de trafiquer
48:04la courbe des taux
48:05c'est-à-dire qu'ils sont
48:06en train d'intervenir
48:07sur la partie longue
48:08et Kevin Warch
48:09a fait exactement
48:09ce qu'il avait dit
48:10moi je me souviens
48:11d'être venu sur ce plateau
48:11en disant
48:12attention
48:12il va plus changer
48:13les choses qu'on le dit
48:14qu'est-ce qu'il fait
48:15Kevin Warch
48:15il redonne le pouvoir
48:16de la gestion de la courbe
48:18au trésor américain
48:19qui se lance dans des buy-back
48:20qui fait des choses là
48:21ça veut dire acheter à court terme
48:22pour racheter de la dette longue
48:24artificiellement
48:24de faire baisser les taux américains
48:26le résultat c'est que vous faites
48:27baisser le dollar
48:27parce que plus personne
48:28n'a confiance
48:28dans le trésor américain
48:30et dans la monnaie américaine
48:31et de l'autre côté
48:32il est en train de
48:33je dirais opacifier
48:35la gestion de la fête
48:36puisqu'il limite
48:37le nombre des meetings
48:38il dit il n'y a que moi
48:39qui doit parler
48:40on va faire beaucoup moins
48:41de nombre de meetings
48:42on va arrêter les minutes
48:43on va arrêter de publier
48:44ce qu'on pense
48:44qu'on devrait faire
48:45les fameux dots
48:46donc je crois que
48:47l'héritage que va nous laisser
48:48Kevin Warch
48:49c'est quand même une fête
48:49qui revient un peu en arrière
48:50sur ce qu'était
48:51une banque centrale avant
48:52si vous m'avez compris
48:53c'est que je me suis mal exprimé
48:54et donc on est quand même
48:55quelque chose
48:55qui va faire augmenter
48:56les primes de risque
48:57et de la volatilité
48:58et donc sans doute
48:59baisser un petit peu le dollar
49:00c'est précisément ce qui se passe
49:01vous avez une baisse du dollar
49:02remontée de l'or
49:03remontée du bitcoin
49:04on est ce qu'on est en train
49:05de parler du debasement trade
49:06c'est à dire
49:07on se détache un peu du dollar
49:09Kevin Warch
49:09il est en train de faire ça
49:10et ça c'est pas bon signe
49:11pour un banquier centrale
49:12Jackson Hole
49:12c'est à partir de demain
49:13jusqu'à samedi en Suisse
49:15à bien sûr sur BFM Business
49:16c'est un test
49:17pour savoir si vous êtes
49:17un vrai libéral ou pas
49:18est-ce que vous êtes pour
49:19ou contre la taxation
49:21de l'héritage
49:22il n'y a rien de mieux
49:23qu'un milliardaire
49:24qui est taxé à 100%
49:25et qui ne peut pas
49:25transmettre à ses enfants
49:26comme ça au moins il est tranquille
49:27il peut tout dépenser
49:28pensez à Liliane Bettencourt
49:30Olivier Lundi
49:31vous êtes pour ou contre
49:33la taxation de l'héritage
49:34la CFDT nous dit
49:35à partir du premier euro
49:36aujourd'hui en France
49:37en dessous de 100 000
49:38vous n'êtes pas taxé
49:40alors j'aurais une réponse
49:41sur l'outil productif
49:43simplement
49:44où je suis un grand défenseur
49:46du capitalisme familial
49:48le capitalisme financier
49:49mis dans l'industrie
49:50a une difficulté fondamentale
49:52c'est que le capitalisme financier
49:54a besoin de résultats
49:55court terme
49:55l'industrie c'est quelque chose
49:57de long terme
49:57et tant que nous n'aurons pas
49:58réconcilié
49:59ces deux temporalités là
50:01le capitalisme familial
50:03qui a été beaucoup décrit
50:04dans le modèle social français
50:06vous pensez
50:07à ce paternalisme économique
50:10qui a existé
50:11notamment dans le nord de la France
50:12est une façon
50:14de faire revivre
50:14notre outil productif
50:16dans la durée
50:17dans l'ancrage territorial
50:18mais là vous me dites
50:19ne touchez pas au pacte du trail
50:20c'est le pacte du trail
50:20mais les superiotes monsieur
50:22alors
50:22mais sur le reste
50:24moi on a eu ce débat
50:25je vous ai parlé
50:26de ce collectif
50:27qu'on a animé
50:27avec lequel on va sortir
50:29un manifeste
50:29on s'est posé naturellement
50:31la question de ce pacte social
50:32comment on redistribue
50:34c'est un collectif
50:35dans lequel vous avez
50:36des syndicalistes
50:37des industriels
50:38des académiques
50:38vraiment très divers
50:39je ne dis pas
50:40qu'ils représentent la France
50:41mais ils représentent
50:42une diversité de points de vue
50:43on s'est mis d'accord
50:44surtout
50:45sauf sur ce sujet là
50:46ça a été
50:48explosif
50:49émotionnel
50:49donc je pense que
50:52pour la France
50:53il y a sans doute
50:54un sujet
50:54sur la transmission
50:55de cet héritage
50:56mais dans un pays
50:57qui a besoin
50:58de sérénité
50:59qui a d'autres sujets
51:01vous dites
51:02n'en parlez pas
51:03on sera plus tranquille
51:04non je ne dis pas ça
51:04je dis
51:04mais on sait
51:06que c'est explosif
51:06c'est encore plus explosif
51:08que le sujet de la santé
51:09donc voilà
51:11dernière réforme d'ampleur
51:121901
51:13pour vous dire
51:14à quel point
51:14c'est
51:15un petit peu en biais
51:15je sais bien
51:17mais attention
51:18parce que
51:19c'est un sujet
51:19sur lequel
51:20on va s'écharper
51:21est-ce qu'on en a besoin
51:22aujourd'hui
51:23je ne dis pas
51:23qu'il n'y a pas un sujet
51:24je dis
51:25peut-être
51:26soyons prêts
51:269000 milliards d'euros
51:27à transmettre
51:28d'ici 2040
51:29Marcus
51:29vous êtes pour
51:30ou contre
51:30la taxation de l'héritage
51:32écoutez
51:33je souhaiterais
51:34dans un premier temps
51:35vous rappeler
51:35la réalité fiscale
51:37il y a
51:37aujourd'hui
51:38en France
51:39comme en Allemagne
51:40une taxation
51:41une imposition
51:42sur l'héritage
51:43il y a
51:44certains seuils
51:44d'affranchissement
51:45qui pour des particuliers
51:47sont relativement suffisants
51:50la taxation
51:52de grands patrimoines
51:53industriels
51:54suscite chez moi
51:55beaucoup
51:56de doutes
51:57pourquoi
51:58monsieur vient
51:59de le dire
52:00il y a des familles
52:02notamment en Allemagne
52:03qui sont extrêmement
52:05attachées à leur entreprise
52:06qui ont un lobby
52:08très fort
52:08auprès du gouvernement
52:09auprès du ministre
52:10des finances
52:10pour que
52:11le transfert
52:13la transmission
52:14d'entreprise
52:16sera patrimonialement
52:19ou fiscalement
52:19neutre
52:20ces familles
52:22riches
52:24fortunées
52:25fières
52:26sont surtout
52:27fiers
52:27moins
52:28de leur
52:28compte
52:28bancaire
52:29mais
52:29de leur
52:30entreprise
52:30et
52:31la plus pénible
52:34chose
52:34qui peut leur
52:34arriver
52:35c'est le déclin
52:36de leur entreprise
52:36donc
52:37l'exonération
52:40fiscale
52:40de la
52:41transmission
52:42de cette
52:43patrimoine
52:44industriel
52:45à la nouvelle génération
52:47me paraît
52:49d'une certaine
52:50utilité
52:51industrialiste
52:52d'une certaine
52:53utilité
52:53industrialiste
52:54je suis en faveur
52:56de ce capitalisme
52:57familial
52:58et industriel
52:58que monsieur a évoqué
52:59c'est le vrai
53:01capitalisme
53:02le capitalisme
53:03sur les marchés
53:04financiers
53:05c'est
53:06c'est douteux
53:07j'y travaillais
53:07pendant quelque temps
53:08je n'ai pas trouvé
53:09mon bonheur
53:10de toute façon
53:12ce débat
53:13peut
53:15susciter
53:15beaucoup
53:16d'émotions
53:16parce que
53:17je vous le rappelle
53:21l'impôt sur l'héritage
53:22est un double impôt
53:24c'est une double
53:24imposition
53:25c'est de l'argent
53:25qui a déjà été taxé
53:26déjà été taxé
53:28et il y a
53:29dans le milieu
53:30que je viens de vous
53:32décrire
53:32il y a des gens
53:33qui disent
53:33mais écoutez
53:34il faut complètement
53:34finir avec
53:36la taxation
53:36de l'héritage
53:37laissez moi une minute
53:38pour Jean-François
53:39Jean-François
53:40alors moi je ne suis pas
53:41d'accord avec mes deux camarades
53:41je pense qu'il y a un vrai sujet
53:42aujourd'hui en France
53:43un d'ascenseur social
53:45c'est ce que dit très bien
53:46Esther Duflo
53:47si vous voulez faire revenir
53:48l'égalité
53:49un peu d'égalité en France
53:49c'est un la formation
53:51deux taxés
53:51vous héritez à 50 ans
53:52non mais le problème
53:53c'est ça
53:53c'est que 60% du patrimoine
53:5560% du patrimoine
53:57il est détenu
53:57par les plus de 60 ans
53:58vous avez parlé
53:59des 9000 milliards
54:00mais il y a une extrême
54:00concentration du patrimoine
54:01en France
54:02vous prenez les 50%
54:03des ménages les plus aisés
54:04ils ont 93%
54:05du patrimoine national
54:06vous prenez les 10%
54:10du patrimoine
54:10donc en fait
54:11c'est hyper concentré
54:12sur un très petit nombre
54:13de personnes
54:13dans les années 70
54:15le patrimoine
54:16l'héritage
54:16c'était 35% du patrimoine
54:18aujourd'hui c'est 70%
54:19donc on est en train
54:20de casser une dynamique
54:21et moi j'aime bien
54:22le capitalisme familial
54:24mais j'aime bien aussi
54:25l'innovation
54:26et donc je pense
54:26qu'il faut remettre
54:27un petit peu temps en temps
54:28une balle dans le flipper
54:29et remettre les choses à niveau
54:30et donc aujourd'hui
54:31de se dire
54:31on ne peut pas toucher à ça
54:32moi je pense que
54:32évidemment je suis d'accord
54:34qu'il faut
54:35représerver le pacte du travail
54:36et que la transmission
54:37à un de mes enfants
54:38qui reprend la boîte d'accord
54:39après de protéger
54:41c'est tous les exemples
54:42qu'on peut prendre
54:43les supériotes
54:44les tableaux
54:44les propriétés
54:45ça évidemment
54:46il faut revenir
54:47aujourd'hui c'est évident
54:48pour moi
54:48qu'il y a une taxation
54:50des plus hauts revenus
54:51et du patrimoine
54:52en particulier
54:53encore une fois
54:53hyper concentré
54:54chez les personnes
54:55âgées et riches
54:57il faut revoir ça
54:58parce qu'on n'a pas
54:58les moyens de faire autrement
54:59Merci beaucoup à tous les trois
55:00d'être venus ce matin
55:01dans Les Experts
55:02Les Experts que vous retrouvez
55:02évidemment en podcast
55:03tous les jours
55:04demain Les Experts
55:05on sera depuis la REF
55:06à Roland-Garros
55:07avec Julien Normandie
55:08qui rejoint l'équipe
55:09des Experts
55:10et Sophie Sidos
55:11V4
55:12attention demain
55:13c'est 9h-10h
55:14à demain
55:14bonne journée
55:17Débat et Controverse
55:19Les Experts
55:20sur BFM Business