00:00Mabrouk, Nabil, on entre dans la data room.
00:10La data room, c'est pour prendre date avec le réel, une nouvelle saison de chiffres majeurs,
00:15chaque soir, juste avant la clôture.
00:17Vous avez chacun une minute pour nous présenter une data forte.
00:19Nabil, Mabrouk, êtes-vous prêt ?
00:21Oui.
00:23Mabrouk, tiens, on va démarrer avec vous.
00:25Votre chiffre ce soir, 49 milliards de dollars.
00:28On en parlait tout à l'heure, justement, il s'agit des remboursements
00:31auxquels l'État américain opère depuis, finalement, l'arrêté de la Cour suprême,
00:37indiquant que les tarifs étaient, en fait, illégaux.
00:40Donc, finalement, l'État américain, du moins, continue de prélever des tarifs douaniers.
00:45Donc, on a à peu près 23 milliards, maintenant, de rentrées de tarifs douaniers.
00:48Mais, en même temps, le gouvernement fédéral américain est obligé de rembourser
00:52une partie, finalement, de ces montants prélevés.
00:55Et donc, aujourd'hui, au mois de juin, donc au dernier relevé dont on dispose,
00:58l'État a remboursé 50 milliards de dollars, quasiment, pour le simple mois de juin.
01:03Donc, on se retrouve, finalement, avec une situation où les tarifs douaniers,
01:06maintenant, coûtent à l'administration américaine et coûtent, finalement,
01:09aux contribuables américains.
01:10Et le revers de la médaille, c'est qu'on rembourse, finalement, les entreprises,
01:14alors que, finalement, ce sont les particuliers qui ont payé, en fait, ces droits de douane.
01:18Rembourser les particuliers, c'est absolument infaisable.
01:19Donc, du coup, ce sont les entreprises qui en bénéficient.
01:23Et on, finalement, projette que ce chiffre va continuer de s'alourdir pour le contribuable américain.
01:28Aïe, aïe, aïe, terrible, effectivement.
01:30Et c'est l'une des clés, aussi, des tensions obligataires américaines.
01:32À vous, Nabil, votre chiffre, ce soir, 62%.
01:3562%, c'est la part de marché qui est capturée par les modèles IA open source,
01:39aujourd'hui, en termes de tokens utilisés dans le monde.
01:42Alors, quand on l'écoute, on attend ça, on aurait tendance à s'inquiéter de la tendance technologique américaine.
01:51Mais je le vois plutôt dans un bon sens, c'est-à-dire que c'est une très bonne nouvelle
01:54pour le reste de la cote,
01:56que ce soit aux États-Unis ou partout dans le monde.
01:58Avoir le coût de l'intelligence qui baisse à un rythme assez rapide,
02:01parce qu'on a des modèles open source chinois, en particulier,
02:04qui arrivent sur le marché, qui offrent un niveau d'intelligence presque comparable aux modèles frontières
02:10fournis par Anthropik et E-OpenAI,
02:13ce sont potentiellement des gains de productivité qui sont devant nous pour le reste de la cote américaine.
02:18Non seulement pour le S&P 493, comme on a l'habitude de dire,
02:22mais aussi pour la petite entreprise qui n'est absolument pas dans le secteur technologique
02:26et qui pourrait mettre en place ce genre d'outils à très bas coût.
02:30Et c'est aussi positif au sein du secteur technologique, pour la partie infrastructure.
02:35On le disait tout à l'heure, la partie semi, la partie data center au sens large,
02:39a beaucoup souffert.
02:40Tout ça, ce sont des capex qui vont rester dans le marché et soutenir cette partie-là.
02:45Donc même si les modèles d'IA open source venaient à gagner la bataille,
02:48vous dites que ça ne va pas tuer la tech américaine.
02:51C'est potentiellement une mauvaise nouvelle pour Anthropik et OpenAI,
02:54le jour où elles seront introduites en bourse.
02:56C'est aussi une mauvaise nouvelle pour certains Mac7, Google par exemple, potentiellement.
03:00Mais par contre, pour tout le reste de l'économie mondiale, c'est plutôt une bonne nouvelle.
03:05Bon, Anthropik dont on nous parle d'une introduction en bourse
03:07qui valoriserait 2000 milliards, ce qui serait davantage que SpaceX en l'occurrence.
03:11Sans doute cet automne.
03:12Ce sera l'un des autres grands rendez-vous avec aussi les mid-termes aux Etats-Unis.
03:16On n'en a pas parlé là parce qu'on a largement le temps,
03:18mais ce sera un enjeu à suivre aussi.
03:19Les élections au Brésil, en Russie, on a de quoi faire.
03:22Et en 2027, alors voilà, ça explique aussi en partie.
03:25Chargé en Europe, oui.
03:26Effectivement.
03:27Il n'y a pas que la France, c'est ça ?
03:27France, Italie, Espagne.
03:30Ah, Italie, Espagne, c'est quand ?
03:32Espagne, c'est le mois d'août.
03:34Je ne suis pas de bêtises.
03:35Et l'Italie, c'est en fin d'année.
03:37Donc, élection, effectivement, générale.
03:39Nous ne sommes pas le centre du monde.
03:41Merci, messieurs, de nous avoir accompagnés ce soir.
03:42Nabil, Milali pour Edmond Rothschild, Asset Management,
03:45Mabrouk, Chetouane pour Naxxix, IM.