00:08Je voulais qu'on garde un peu de temps pour vos datas dans la data room avec une première data
00:13Alain, 5000 milliards de dollars. Là on est sur les fonds gérés par les pays du Golfe.
00:20Exactement, là je suis très content de ma data, je suis sûr que Stéphane
00:25il va avoir du mal à l'entroïne aussi bien. Donc 5000 milliards de dollars, ça recoupe un peu tout
00:33ce qu'on
00:34s'est dit depuis le début de l'émission c'est à dire que ce sont des actifs gérés par
00:38les grands fonds de
00:40pension, les grands fonds souverains du Golfe qui sont des allocations très long terme, très diversifiées
00:46avec de l'infrastructure, du private equity, des actions cotées, des grandes obligations etc avec de
00:52grosses positions sur les Etats-Unis. Je pense qu'il va y avoir deux gros mouvements stratégiques de la
00:58part de ces investisseurs. C'est un, quand ça va tout ça, ça va se terminer, il va falloir reconstruire
01:03et
01:03réattirer des capitaux pour venir dans le coin donc...
01:06Parce que le coût 3 était majeur.
01:07Comme dirais-je, tu auras besoin d'un peu de caillasse quand même parce que tout ça c'est cassé,
01:11il y a beaucoup d'endroits où
01:12c'est complètement cassé donc il va bien falloir reconstruire et ils vont se servir de cet argent là.
01:16Et deuxièmement, il va y avoir une réflexion stratégique de la part de ces pays qui aujourd'hui ont quand
01:21même été faire des
01:23accords avec l'Ukraine pour améliorer leur défense.
01:25Bien sûr.
01:26Donc ils vont quand même se poser des questions sur l'attitude des Américains.
01:29Et puis les Américains sont là, ne sont plus là, Trump n'est plus là, les Iraniens seront toujours là.
01:34Donc il va falloir composer avec ce voisin d'une manière ou d'une autre.
01:37Ils se sont pas positionnés d'une manière très simple aujourd'hui.
01:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui ils sont juste sous les missiles iraniens.
01:42À un moment donné il va falloir de nouveau discuter avec eux d'une manière ou d'une autre.
01:45Donc tout ça fait que cet argent là va bouger.
01:49Juste un chiffre quand même à avoir à l'esprit.
01:51Je ne sais plus lequel, je sais Adia ou un des autres fonds qui est le troisième actionnaire de Volkswagen.
01:57Ça vous donne une idée de la force de frappe de tous ces braves gens.
02:00Et donc peut-être des réallocations qui vont venir donc à suivre de près quand même.
02:04Et on les a d'ailleurs en plus souvent imaginés à l'oeuvre et justement participé à ces gros mouvements
02:12de vente sur l'or.
02:13Et pour le pain que ça gèrement aussi.
02:15Oui, oui, ça va sans dire.
02:17Stéphane Déo, 0,76%.
02:19Alors c'est le pourcentage de pouvoir d'achat des ménages raboté par la hausse des prix de l'énergie.
02:25C'est des chiffres Eurostat et la première réaction que j'ai eue en regardant ça c'était...
02:30Pas beaucoup.
02:30Ah ouais c'est tout.
02:320,76%.
02:33Oui alors moi je suis beaucoup plus modeste qu'Alain parce que lui il sort des milliers de milliards.
02:37Ouais non mais ça...
02:39Oui si vous regardez les chiffres d'inflation d'Eurostat vous pouvez voir quel est l'impact de la hausse
02:45des prix de l'énergie sur le pouvoir d'achat des ménages.
02:48Alors 0,76 c'est peut-être pas énorme à première vue.
02:51En moyenne le pouvoir d'achat des ménages, les salaires progressent 0,85 par an depuis 15 ans.
02:59J'enlève 2021, 2022 et le Covid qui était un petit peu à part.
03:03Particulier.
03:03Donc ça c'est l'impact direct en un seul mois juste des prix de l'énergie qui vont avoir
03:08des effets de second rang sur l'alimentaire, sur etc.
03:11Donc en mois vous avez perdu un an de progression du pouvoir d'achat des ménages.
03:18Et c'est une moyenne ?
03:20Oui alors c'est une moyenne parce qu'évidemment les pauvres payent plus que les riches.
03:23Bien sûr.
03:24Il y a des pays où il y a des politiques différentes.
03:27Et c'est l'Europe.
03:28Et c'est l'Europe dans d'autres pays c'est bien pire.
03:31Donc vous voyez l'impact sur la conso, vous perdez un an de croissance de la conso pour faire simple.
03:37Ça a l'air rien mais en fait c'est capital.
03:39Il était pas mal ton chiffre quand même.
03:42Vous aviez été super tous les deux.
03:44Merci infiniment Alain Pitous, senior advisor ESG, Stéphane Deo et l'évac capital.
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