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  • il y a 17 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30– On va d'abord être sur la politique. C'est un autre théâtre remarqué. Parfois, il peut réserver des
00:34drôleries aussi.
00:35Mais là, dans tous les cas, Raphaël Glucksmann, lui, s'est lancé pour place publique à la présidentielle. C'était
00:41hier sur TF1.
00:43– Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle. Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère,
00:48surtout pas dans le moment qu'on est en train de traverser.
00:51Pour moi, la politique, ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas non plus une carrière. Et si
00:56je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France.
00:58Parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre. Quand on regarde ce qui est en train
01:02de devenir notre nation.
01:03Et puis encore, ce qu'elle pourrait devenir dans les mois qui viennent. Le choix qu'on va faire, tous,
01:09en 2027, est sans aucun doute le choix le plus important de notre vie de citoyen.
01:13– François Calfon, Raphaël Glucksmann, c'est votre candidat. Vous l'avez choisi. Pourquoi lui ? Il vous a convaincu
01:18hier soir ?
01:19– Il m'a convaincu. Puis là, quand je l'entends, et je suis son collègue au Parlement européen, je
01:23peux témoigner du fait que c'est un homme extrêmement engagé
01:26pour la France au Parlement européen et pour la transition écologique. On a vécu un été dantesque des méga-feux.
01:33Nous sommes engagés dans ce qu'on appelle le Green Deal, c'est-à-dire la neutralité carbone en 2050.
01:37Et c'est un homme qui, effectivement, il dit « je ne suis pas un politicien professionnel ». Il est
01:41engagé, on ne va pas se mentir.
01:42Mais il suit son cap, celui, finalement, de l'écologie, celui de la souveraineté.
01:48Ça ne se voit pas très bien ici en France, mais il veut vraiment redresser la France.
01:51Il a cette France chevillée au corps. Moi, je dirais que c'est dans le sillage d'un Marc Bloch,
01:56par exemple,
01:57quelqu'un qui a embrassé la République et qui est habité. C'est-à-dire qu'on voit bien,
02:02certains politiciens discutent en disant « mais il n'aurait pas dû dire ça », par exemple,
02:06sur la question des accords avec Jean-Luc Mélenchon. Il suit son cap, ce n'est pas le cap de
02:09tout le monde.
02:10Mais il y a une grande cohérence.
02:11– Pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.
02:12– Il ne souhaite pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon parce qu'il n'en partage pas les valeurs.
02:16Il considère que, finalement, Jean-Luc Mélenchon est sorti des radars de la gauche
02:20quand lui-même a quitté les chemins d'universalisme.
02:24Je commence par cet exemple qui m'a un peu interpellé, M. Taché, pour nous répondre.
02:28Mais quand aux universités de la France insoumise, vous avez une table ronde qui dit
02:32qu'il faut abandonner les lois antiterroristes parce que ce seraient des lois racistes,
02:36là, on dit « est-ce qu'il y a deux gauches irréconciliables ? »
02:39Ça vaut le coup de poser la question.
02:41– D'accord, mais Aurélien Taché va vous répondre, parce que je ne comprends pas,
02:43mais les premiers adversaires de Raphaël Luxman dans cette course à l'Élysée,
02:48ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon ni Marine Le Pen, ça va être Philippe Brun,
02:53Jérôme Guel, Ségolène Royal et sans doute Olivier Faure.
02:56– Vous faites bien de me poser la question.
02:58– Pourquoi aller dans cette primaire alors qu'il n'est pas socialiste ?
03:01– C'est vrai qu'on n'a plus l'habitude entre le Rassemblement national
03:04où il y a des désignations automatiques quasiment familiales
03:07et la France insoumise où il n'y a pas de désignation du tout.
03:11Nous, on a une désignation, c'est-à-dire qu'il y a de la démocratie à l'intérieur du
03:13parti.
03:14– Il n'est pas obligé d'y aller en fait.
03:15– Il n'est pas obligé, mais je pense que c'est le chemin qu'il a choisi
03:18parce qu'il se sent en cohérence avec les idées socialistes et social-démocrates.
03:22Je donne un détail que tout le monde…
03:24– Il a besoin d'argent du PS, des 500 signatures, c'est ça ?
03:26– Donc des élus socialistes ?
03:28– Évidemment que c'est ça.
03:28– Je t'ai mis une phrase, elle bouillonne, elle veut répondre.
03:32– Elle bouillonne, alors laissons-la vous dire.
03:34– Évidemment, Raphaël Lutman, s'il devait être le candidat de la gauche social-démocrate,
03:38a besoin des moyens financiers du PS.
03:41Dans la perspective de l'élection, dans la perspective d'éventuelles législatives qui se livraient.
03:45Il ne peut pas s'en passer aujourd'hui.
03:46– Vu son amour pour le PS, sans doute est-ce vrai, je ne conteste pas.
03:50Et puis, il n'y a pas que l'argent, vous avez une vision…
03:53– Ça rentre en politique, ça compte.
03:54– Quand vous avez un parti qui anime 600 collectivités locales,
03:59il a un certain ancrage, et à chaque fois on dit « le PS est mort »,
04:02et finalement un peu tel le phénix, il y en est de ses centres.
04:04Mais je voulais quand même vous préciser une chose,
04:06parce que je crois à la sincérité, peut-être que je suis angélique,
04:10de Raphaël Glucksmann, il a adhéré, ça n'a pas fait grand bruit,
04:13parce que les questions européennes n'intéressent personne,
04:16il a adhéré au Parti socialiste européen.
04:18La formation de Raphaël Glucksmann, à l'époque où la présidentielle n'était pas finalement à la une,
04:23son parti, place publique, est bien adhérent au Parti socialiste européen.
04:27– Alors, Aurélien Taché, tout de suite, on a bien compris,
04:30Raphaël Glucksmann, c'est le candidat de la gauche anti-mélenchoniste.
04:33– C'est à peu près ça.
04:34– Vous le craignez ?
04:35– Non, vraiment pas.
04:36Mais c'est vraiment… Commençons par le début.
04:38D'abord, il n'est pas candidat à l'élection présidentielle,
04:41pour le moment il est candidat à la primaire,
04:42parce qu'il a dit, il a été clair, qu'il suivrait les règles,
04:46et donc je comprends par là qu'il suivra le gagnant de cette primaire.
04:49Donc déjà, il faut voir s'il la gagne.
04:51Ça va être, s'il la gagne, c'est possible, je ne dis pas le contraire,
04:54ça va déjà être un événement que le Parti socialiste,
04:55pour la première fois de son histoire, n'est pas un candidat socialiste,
04:58ça dit des choses aussi sur ce qu'est devenu le Parti socialiste.
05:01Et ensuite, le positionnement de M. Glucksmann,
05:03bon, on le connaît depuis quelques années,
05:05mais il l'a clarifié encore hier.
05:06Moi, je pense qu'une espèce de positionnement de centre-gauche,
05:08sa mesure phare, et donc la mesure de Macron en 2017,
05:11de baisser les cotisations salariales,
05:13on a vu ce que ça a donné, ça n'a pas donné grand-chose.
05:15Et en plus, la manière de le financer,
05:19c'est aussi il y a quelques années, le truc des 15 milliards
05:21sur les 1% d'héritage les plus riches,
05:24bon, ça c'est des trucs qu'on dit.
05:25Vous savez, c'est comme le 75% de Hollande,
05:26ça c'est la mesure pour faire de gauche,
05:28ce n'est pas crédible une seconde.
05:29Il n'est pas de gauche le semaine pour vous ?
05:31Dans un univers global, dans ce qu'est l'économie aujourd'hui,
05:35dans ce qu'est la fiscalité aujourd'hui,
05:36ce n'est pas crédible de vendre une mesure comme ça.
05:38Soit vous avez un changement de braquet direct,
05:40rupture totale, c'est ce qu'on propose nous,
05:42avec effectivement des recettes qui vont être prises
05:45sur les multinationales, les milliardaires,
05:46un ensemble de recettes qui vont permettre de financer un programme.
05:49Pas seulement, aussi sur les héritages,
05:51je voulais taxer beaucoup de choses.
05:52Oui, mais comment vous dire, vous y croyez vous ?
05:551% d'héritage, 15 milliards trouvés là-dessus,
05:57ce n'est pas crédible.
05:58C'est la suite du macronisme, Raphaël Glucksmann ?
06:00Oui, c'est la suite du macronisme, effectivement,
06:03et puis c'est quelqu'un qui...
06:04Voilà, on va voir sur quoi il fait campagne,
06:05mais enfin, il a commencé là-dessus,
06:06et moi je vous parie que s'il est désigné,
06:08M. Glucksmann va...
06:09Vous nous disiez son rapport à la France.
06:10M. Glucksmann a des combats sincères,
06:13notamment sur la question de l'Europe,
06:16il ne va parler que de ça, parce que la France, sinon,
06:18il la connaît finalement de manière assez livresque.
06:20Il ne la connaît pas très bien.
06:21Il n'a jamais été sur le terrain,
06:22il n'a jamais été...
06:23Quel avis sur la Corse ?
06:24Quel avis sur la Kanakie ?
06:25Quel avis sur la question nationale ?
06:26Qu'est-ce que c'est de M. Glucksmann ?
06:27La campagne n'a fait que commencer.
06:29C'est quoi, c'est un candidat des beaux quartiers parisiens ?
06:31Évidemment, c'est un candidat pour la bourgeoisie de gauche parisienne,
06:33voilà, ça ne va pas faire l'eau.
06:34Moi, j'ai le mal quand je réponds à M. Taché,
06:35puisqu'il était successivement socialiste, macroniste, LFI...
06:39D'une certaine expertise.
06:40Oui, ça vous a...
06:41M. Edgar Ford a dû vous prendre comme maître,
06:43mais il ne vous a pas connu, malheureusement.
06:45Non, mais sur le fond,
06:46il n'y a pas d'un côté la gauche de rupture
06:48qui décide finalement que la dette n'existe pas,
06:51on va brûler ça en place publique,
06:52que les lois ont été terroristes, il faut les supprimer,
06:54et de l'autre, le macronisme.
06:56Ça, c'est votre expérience personnelle.
06:58Il y a la gauche socialiste...
06:59La mesure qu'il propose...
06:59Pardon, attendez, je vais juste terminer ma phrase.
07:01La mesure qu'il propose,
07:01ce n'est pas la mesure phare de 2007,
07:03les cotisations salariales.
07:04Je vais juste terminer ma phrase.
07:05Et par avance, je vais vous répondre.
07:07Qu'est-ce qui le distingue d'Emmanuel Macron
07:09et du Macron de 2017 ?
07:10Non, mais qu'est-ce qui le distingue ?
07:11La question des salaires,
07:12ça a été posé à l'instant.
07:14Et je vais prendre un exemple
07:15qui n'est pas un exemple éthéré
07:16ou qui vient de loin.
07:17C'est celui de M. Pedro Sanchez
07:19qui a concilié un modèle socialiste.
07:20Premier ministre socialiste.
07:21D'accord, mais c'est le pays en Europe
07:24qui a la plus forte croissance,
07:25plus de 3%,
07:26et qui a augmenté les salaires.
07:28Eh bien, c'est ce type de modèle
07:29qu'on va avancer.
07:30Il y a eu des réformes avant assez dures
07:31quand même de la droite.
07:32Pardon ?
07:33Il y a eu des réformes assez dures
07:35de la droite espagnole avant
07:37M. Sanchez.
07:38On pourrait préciser,
07:39pour être tout à fait exact,
07:41que finalement, au Parlement,
07:43puisque c'est un système parlementaire,
07:44la droite aurait dû exercer le pouvoir.
07:45Elle a été incapable
07:46de faire une proposition politique.
07:48Amandine Atalaya,
07:49ce qu'on ne comprend pas,
07:50et je repose un peu la question
07:51que je posais à François Calfon,
07:52c'est que Raphaël Guzman
07:53s'engage dans cette bataille de la gauche.
07:56En fait, qui va être le leader de la gauche ?
07:58Ça sera Jean-Luc Mélenchon ou lui-même.
07:59Mais lui, il a une étape avant,
08:01c'est celle de la primaire socialiste.
08:02Et donc, ses adversaires,
08:05ils seront Ségolène Royal,
08:07Boris Vallaud peut-être,
08:08Olivier Faure, Philippe Brun,
08:09Jérôme Guelch,
08:10peut-être d'autres encore.
08:11Est-ce qu'il ne va pas perdre des plumes
08:12dans ce premier combat ?
08:14De toute façon,
08:15il aurait perdu des plumes
08:16s'il n'était pas allé à la primaire
08:17parce qu'il y a un combat de fait.
08:19Alors Olivier Faure,
08:20on ne sait pas bien s'il y va,
08:21Mais dans les sondages,
08:22il est devant tous les autres.
08:22François Hollande
08:23attend que Raphaël Guzman
08:26échoue, descende dans les sondages
08:28pour peut-être se présenter en recours.
08:29Mais pas à la primaire, François Hollande.
08:31Pas à la primaire.
08:32Ni François Hollande,
08:33ni Bernard Cazeneuve,
08:34s'ils y vont,
08:34ne veulent aller à la primaire.
08:35Donc de toute façon,
08:36il ne va pas échapper,
08:37même en avancée de primaire,
08:39c'est vrai,
08:39à des batailles.
08:41Mais en fait,
08:41il n'avait pas le choix.
08:42D'abord,
08:42il n'en a jamais voulu de cette primaire.
08:44Raphaël Guzman,
08:44il répétait même
08:45qu'il n'irait jamais.
08:46Ça, c'était quand même au printemps.
08:47Il disait,
08:48ma décision est irrévocable,
08:50jamais je ne me présenterai à cette primaire.
08:51Il a changé d'avis
08:53parce qu'il est contraint et forcé,
08:54parce qu'il voit
08:55qu'il n'a pas réussi
08:56à développer suffisamment
08:56Parce qu'il n'est pas assez haut
08:57dans les sondages pour s'imposer ?
08:59Oui,
08:59parce que son parti
09:00n'est pas assez connu,
09:01parce qu'il n'a pas assez de soutien,
09:02parce qu'il n'a pas assez de finances.
09:04Et c'est quelqu'un, en fait,
09:05qui parfois n'ose pas
09:06bousculer complètement les éléments
09:08et qui s'est pris
09:08un gros coup sur la tête
09:10après les Européennes.
09:11Il a eu fait un très bon score
09:12aux Européennes
09:13et il n'a pas su transformer l'essai
09:15parce que vous savez,
09:16il y a eu de la dissolution
09:17et c'est Jean-Luc Mélenchon
09:19qui a repris la main tout de suite,
09:20qui lui a marché dessus,
09:21qui a créé le nouveau
09:21Front populaire.
09:22Raphaël Glucksmann s'est effacé,
09:24il n'a pas eu de député
09:25aux législatives
09:25et il n'a pas assez développé
09:26son parti.
09:27Marie Chantré ?
09:28Oui, avec un point
09:29sur la primaire précisément
09:31dont les modalités
09:32ne sont pas encore
09:33tout à fait connues
09:34à la mode socialiste.
09:35Il va falloir voir
09:36les petites lignes.
09:37Mais ce que...
09:38A priori, il faut expliquer
09:39que c'est une primaire
09:39plutôt fermée,
09:40c'est-à-dire ouvert aux militants
09:41et si moi je veux voter,
09:43il faut que je paye 15 euros.
09:44Une quinzaine d'euros,
09:45ça aussi, le montant
09:46n'est pas complètement arrêté.
09:46Le tarif social à 10 euros,
09:48je le dis sur ce plateau.
09:49C'est la gauche.
09:49Mais ça ne concerne pas...
09:50Dont les dates sont à peu près connues,
09:53qui est la première semaine d'octobre.
09:54Mais il voulait,
09:55Raphaël Glucksmann,
09:56imposer dans les règles
09:57de cette primaire
09:58qu'à l'issue,
09:59aucun accord, par exemple,
10:01ne puisse être conclu
10:02avec la France insoumise.
10:04En l'espèce-là,
10:05le Parti socialiste a dit
10:06non, en tout cas,
10:07ça ne sera pas écrit
10:08noir sur blanc
10:09comme c'était réclamé
10:10par le candidat Place Publique.
10:12Donc là aussi,
10:13quelques inconnus
10:14quant à l'issue
10:15de cette primaire
10:17et de son jour rond.
10:19Vous êtes sûr de la gagner,
10:19cette primaire ?
10:21D'abord,
10:22Marie Chantret
10:22est suffisamment experte
10:23pour savoir
10:24qu'au Parti socialiste,
10:26l'engagement sincère,
10:27les sourires
10:28et l'absence de choses trappent,
10:29ça n'existe pas.
10:30Et d'ailleurs,
10:30dans aucun parti politique,
10:32je renvoie à la fameuse
10:33cocoé chez les LR.
10:35Moi, le pari que je fais...
10:36Donc le fait que ça ne soit pas
10:38écrit texto...
10:39Je vais me répondre sur le fond
10:39parce que je fais
10:41une petite blague comme ça
10:42mais sur le fond,
10:42ça mérite bien sûr
10:43d'y répondre.
10:44Je ne doute pas
10:45un seul instant
10:46que ce soit
10:47Ségolène Royal,
10:48Philippe Brun,
10:49Jérôme Gage,
10:50si, et je crois
10:50qu'il sera désigné
10:51pour répondre à votre question,
10:53Raphaël Glucksmann est désigné,
10:54ils le soutiendront.
10:55C'est très clair.
10:56Ensuite,
10:57en ce qui concerne,
10:59et c'est le charme,
11:00moi je trouve,
11:00de Raphaël Glucksmann,
11:01en ce qui concerne
11:02cette histoire
11:02qu'il voulait faire inscrire
11:03dans une charte
11:04que jamais il n'y aurait d'accord
11:06avec, finalement,
11:07dont Jean-Luc Mélenchon,
11:08c'est sa ligne politique
11:09et clairement,
11:10ce n'est pas la ligne
11:11d'Olivier Faure,
11:12il faut bien le dire
11:13et je crois qu'il aura
11:15tout loisir
11:16dans cette primaire
11:16qui est une primaire intéressante
11:18parce qu'y compris
11:18au sein du Parti Socialiste
11:20et ça, pour le coup,
11:20c'est noble,
11:21il y a des différences
11:21d'appréciation politique,
11:23eh bien,
11:23il les portera
11:24au sein de cette campagne
11:25pour la désignation.
11:26On va regarder
11:27dans tous les cas
11:28comment ça se passe
11:29en ce moment
11:29pour Jean-Luc Mélenchon
11:30alors que Raphaël Glucksmann
11:31s'est déclare.
11:32On va le regarder
11:32avec Raphaël Grabli,
11:37vérifier tous les sondages,
11:39la dynamique.
11:40Jean-Luc Mélenchon,
11:41bonsoir Raphaël.
11:42Il a vraiment raison
11:43d'être optimiste
11:44en ce moment
11:44comme le disait Aurélien Taché
11:46il y a quelques minutes,
11:46on n'est pas du tout inquiet
11:47face à Glucksmann.
11:48Je ne vais pas forcément
11:49faire que des heureux
11:50autour de la table
11:50totalement à ma gauche
11:51mais effectivement,
11:52on peut difficilement
11:53dire non,
11:54notamment si on regarde
11:54le premier tour.
11:55Je me suis replongé
11:56dans les sondages
11:57d'il y a 5 ans
11:58à l'été 2021
11:59donc pour la présidentielle
12:00de 2022.
12:02Jean-Luc Mélenchon,
12:03il était entre 8 et 13%
12:04d'intention de vote.
12:05Je rappelle son score final
12:06en 2022,
12:0721,95%.
12:09Actuellement,
12:10il est entre 15 et 17%
12:12sachant qu'à gauche,
12:13la concurrence
12:14ne s'affole pas vraiment.
12:15A l'époque,
12:15à Nidalgo,
12:16à l'été 2021,
12:17il était à peu près
12:17à 8%.
12:18Raphaël Glucksmann,
12:19il est autour de 10%.
12:21J'ai aussi jeté un oeil
12:22au meeting avant l'été.
12:23Il y avait eu Gabriel Attal,
12:25Raphaël Glucksmann,
12:26donc Édouard Philippe
12:26et Jean-Luc Mélenchon
12:28à Saint-Denis
12:28qui avaient réussi
12:29quand même
12:29à attirer
12:30beaucoup de monde sur place.
12:31C'était quand même
12:31plutôt une réussite
12:33et j'ai regardé
12:33les audiences
12:34de ces meetings.
12:35Chez ses concurrents,
12:37c'est simple,
12:37sur les chaînes YouTube
12:38qui diffusaient respectivement
12:39tous ces meetings,
12:40on est entre 10 000
12:41et 20 000 vues.
12:43Vous regardez en bas à droite,
12:44Jean-Luc Mélenchon,
12:45450 000 vues.
12:47Et d'ailleurs,
12:47si on élargit la question,
12:49on va dire,
12:49aux réseaux sociaux
12:50plus largement,
12:51Jean-Luc Mélenchon,
12:52là aussi,
12:52il peut être plutôt optimiste.
12:54Il a notamment 3 millions
12:55d'abonnés sur TikTok,
12:56la plateforme des plus jeunes.
12:57Aucun candidat
12:58ne fait mieux.
12:59Mais aussi,
13:00c'est important,
13:001,9 million.
13:01Vous le voyez sur Facebook
13:02qui est le réseau social
13:04des un peu moins jeunes.
13:05C'est presque autant
13:06que Marine Le Pen.
13:07C'est simple,
13:07on peut dire que
13:08sur les réseaux sociaux,
13:09Jean-Luc Mélenchon
13:10est sûrement le candidat
13:11qui est la plus grosse force
13:12de frappe.
13:13Et pour finir,
13:14je voulais vous montrer
13:15deux séquences
13:16qui illustrent très bien
13:17comment Jean-Luc Mélenchon
13:18se présente bien davantage
13:19en position de force
13:20qu'il y a 5 ans.
13:21À l'époque,
13:22on est en août 2021.
13:24Comme hier,
13:24Jean-Luc Mélenchon
13:25fait son discours d'été,
13:28de rentrer notamment
13:29aux universités d'été
13:30de la France insoumise,
13:31lorsqu'il est appelé
13:31sur scène
13:32par Mathilde Padeau.
13:34Bienvenue
13:37à Jean-Luc Mélenchon,
13:40le président
13:41de la 6ème République
13:42qui fera la prostituante.
13:47L'entrée en scène
13:48est plutôt classique.
13:50Il est appelé
13:50par Mathilde Padeau.
13:51Il arrive pour faire
13:52son discours.
13:53Cette fois hier,
13:54avec cette fois
13:55beaucoup plus de pleurs larges,
13:57une foule immense
13:58et cette arrivée
13:59qui est quand même
14:00assez marquante
14:00d'un homme
14:01qui est présenté visuellement
14:03quasiment comme
14:04l'homme providentiel.
14:08Nous allons gagner !
14:12Nous sommes là !
14:14Nous sommes présents !
14:16Il y a cette équipe
14:17pré-gouvernée !
14:20Nous allons faire la planification
14:22écologique !
14:24Nous allons faire
14:25la 6ème République
14:26avec Jean-Luc Mélenchon !
14:34Une toute dernière précision
14:35sur ce que je viens de dire,
14:36on parle du premier tour
14:37parce que les sondages
14:38au second tour,
14:39ce n'est plus tout à fait
14:40la même chose.
14:40Mais la force
14:41de Jean-Luc Mélenchon,
14:42c'est aussi son expérience,
14:43c'est sa quatrième candidature,
14:45c'est-à-dire qu'il est prêt ?
14:46Oui, il est prêt.
14:47Et puis vous voyez,
14:48quand on voit ces images,
14:49ça nous fait penser
14:49à des vrais meetings
14:50de gens qui sont devenus
14:51présidents de la République.
14:52Sarkozy, Hollande, etc.
14:54On n'est pas 300 personnes.
14:54Vous y croyez déjà ?
14:55Oui, parce qu'il se passe
14:56quelque chose.
14:57Et on l'a vu.
14:58Encore une fois,
14:58ces hommes-filles,
14:59on était nous-mêmes surpris
15:00d'autant d'affluence.
15:02Les gens viennent de partout,
15:02ils sont déterminés,
15:03ils savent ce qu'ils veulent.
15:04Les sondages sont ce qu'ils sont.
15:05On sait qu'on est toujours
15:05un peu sous-estimés.
15:07Donc en plus,
15:07on est au-dessus.
15:08Ce n'est pas moi qui le dise,
15:09c'est le ministre de la Justice,
15:10Gérald Darmanin,
15:10qui dit qu'on est à plus de 20%.
15:11Et je pense qu'effectivement,
15:12il est dans le vrai.
15:13Qu'est-ce que vous pensez
15:14du sondage du deuxième tour ?
15:15Parce que là,
15:16étonnamment,
15:17Jean-Luc Mélenchon,
15:18c'est le moins bon candidat
15:19pour battre Marine Le Pen.
15:19On prend des choses par étape.
15:20Écoutez,
15:21il y a eu beaucoup de choses.
15:23Mais est-ce que vous y croyez
15:24au sondage du second tour ?
15:25Non, je crois que la victoire
15:26est possible.
15:27Pour vous répondre,
15:28c'est ce que la phrase
15:29de Jean-Luc Mélenchon hier
15:29et je l'a fait mienne.
15:30Oui, mais la méthode couille,
15:31ça ne suffit pas.
15:32Non, non, bien sûr que non.
15:33Parce que c'est ce que je vous explique.
15:34Il faut que, d'abord,
15:35il faut que les Français
15:36s'intéressent à la présidentielle.
15:37Des sondages donnés
15:38de deuxième tour un an avant.
15:39Bon, déjà,
15:39des sondages de premier tour,
15:40c'est relatif.
15:41Des sondages de deuxième tour,
15:42soyons sérieux.
15:43Ensuite,
15:44vous avez toujours
15:44dans les sondages de second tour,
15:46parce que vous voulez me faire
15:47commenter la méthode,
15:47pas de problème,
15:49quelque chose qui est à regarder,
15:50c'est-à-dire le nombre de gens
15:51qui, par exemple,
15:51ne se prononcent pas.
15:52Vous avez dans les sondages
15:53de second tour Mélenchon-Le Pen,
15:54à chaque fois,
15:54plus de 50% des gens
15:55qui ne se prononcent pas.
15:56Qu'est-ce que c'est, ça ?
15:57Ça, c'est les gens
15:58qui sont un petit peu
15:58« Ah non, Jean-Luc Mélenchon,
16:00ce n'est pas trop ma tasse de thé »,
16:01et puis qui, à la fin,
16:02pourront voter pour Jean-Luc Mélenchon.
16:03La question est importante
16:04parce qu'hier soir,
16:06Raphaël Glucksmann,
16:07dès le début de sa déclaration
16:08de candidature,
16:09a dit qu'il était là
16:09pour faire barrage à Marine Le Pen.
16:11Il est le mieux placé à gauche ?
16:13Enfin, il y a une réalité
16:14parce que l'impasse,
16:15vous l'avez dit à la fin
16:16de votre propos, tant mieux,
16:16mais l'impasse totale
16:18du raisonnement
16:19qui a été déployé,
16:20et après, je reviendrai
16:20au premier tour
16:21parce que je ne m'échapperai pas,
16:22c'est qu'il y a un front
16:23anti-Mélenchon, en fait,
16:24qui s'est développé.
16:25Et quand vous regardez
16:25les deuxièmes choix...
16:26Il est mis de l'esprit, ça.
16:28Comme c'est un débat intelligent,
16:29vous l'avez été,
16:30on va essayer de le demeurer.
16:32Quand je prends
16:33le deuxième choix
16:34des différents candidats,
16:35enfin, des soutiens
16:36des différents candidats,
16:37c'est jamais Jean-Luc Mélenchon.
16:39C'est-à-dire qu'en réalité,
16:39il a créé un front anti-Mélenchon.
16:41Et on le voit
16:42dans les deuxièmes tours.
16:43Oui, ils n'ont rien
16:43de prédictifs, bien sûr,
16:44comme les premiers tours.
16:45Il a un socle.
16:47Oui, d'accord, 22...
16:48En fait, Moussa ne l'a pas
16:49pour l'ascenseur.
16:50Oui, sauf que les deuxièmes choix,
16:52par exemple,
16:53des candidats du bloc central,
16:54par exemple,
16:55j'ai regardé, y compris,
16:56les écologistes,
16:57vont à l'endroit facilement
16:59de Raphaël Gluck-Skamen,
17:00ce qui n'est pas le cas
17:01pour les deuxièmes choix
17:02vers, finalement,
17:04Jean-Luc Mélenchon.
17:05Donc, il a un électorat potentiel
17:07beaucoup plus important.
17:08Là, j'ai envie de dire,
17:09parce que c'est des phénomènes
17:10qui sont connus
17:11si on reprend l'histoire politique.
17:12J'ai envie de dire que, oui,
17:13il y a du monde dans les meetings,
17:14mais le parti communiste
17:15de sa grande époque,
17:16avant 1981,
17:17c'était des centaines
17:18de milliers de gens dans la rue.
17:19Et il y avait un plafond
17:20de verre électorale.
17:21Pourquoi ?
17:21Parce que dans les forces radicales,
17:23finalement, très militantes,
17:25eh bien, vous créez
17:26une sorte de surmobilisation
17:28de votre électorat.
17:29C'est la stratégie
17:31de Jean-Luc Mélenchon.
17:31Mais vous créez aussi
17:34une forme de barrière contre vous.
17:35Je termine sur le premier tour,
17:37parce qu'on a mélangé
17:38sondage-suffrage,
17:39il était au pied
17:39de la qualification au second tour.
17:41Oui, mais souvenez-vous quand même
17:42qu'au premier tour,
17:43la dernière fois,
17:44c'est malheureux pour nous,
17:45mais c'est la réalité.
17:46Anne Hidalgo s'est effondré
17:47à 1,75%.
17:49Donc, il a bénéficié
17:50à l'époque
17:51et n'avait pas
17:52ce front anti-Mélenchon
17:53d'un vote utile à gauche.
17:55Et moi, je ne crois pas
17:55une seule seconde
17:56que le Mélenchon
17:592026-2027
18:00aura cette mobilisation
18:01de la gauche modérée
18:02pour les raisons
18:03qu'on a indiquées
18:04le 7 octobre,
18:05les clivages,
18:06la Nouvelle-France,
18:07l'essentialisation,
18:08j'en passe,
18:09c'est des meilleurs.
18:09Mais est-ce que vous pensez
18:10que finalement,
18:11dans une espèce
18:12de réflexe rempart,
18:13une partie de la gauche
18:14rejoindra Jean-Luc Mélenchon
18:15et les socialistes ?
18:15La vraie différence
18:16que j'ai avec François Calfon,
18:17c'est ça.
18:17C'est-à-dire que l'analyse
18:18de dire que le Mélenchon
18:19de 2027 ne pourrait plus faire
18:20ce qu'a fait le Mélenchon
18:21de 2022,
18:21je n'y crois pas.
18:22C'est-à-dire qu'il y a
18:22le discours de la radicalité
18:23du premier tour
18:24et du deuxième tour
18:25et pour gagner,
18:26il faudra rassembler
18:27les forces de gauche.
18:27Bien sûr,
18:28mais je ne dis pas
18:28que les débats n'ont pas
18:29été vifs du fait
18:30des sujets extrêmement graves
18:32qu'on a eus à traiter
18:33depuis deux ou trois ans
18:34dans le débat public,
18:35du fait aussi quand même
18:35qu'on est un peu tombé
18:37sur la France insoumise
18:37et Jean-Luc Mélenchon.
18:38Tout ça est une réalité,
18:39tout ça existe.
18:40Je ne crois pas une seconde
18:41que ça soit quelque chose
18:43d'irréversible.
18:43Ce qu'il y a de nouveau
18:45depuis 2022,
18:47ce sont les accusations
18:48d'antisémitisme
18:50concernant Jean-Luc Mélenchon
18:51et ses proches.
18:52Que répondez-vous à cela ?
18:53Écoutez, moi je pense
18:54que je vais vous répondre
18:55ce que j'ai toujours répondu.
18:55Je ne crois pas une seule seconde
18:56que Jean-Luc Mélenchon
18:57soit anti-sémite.
18:58D'ailleurs sinon je ne le soutiendrai pas
18:58parce que voilà.
18:59Et je ne crois pas vraiment
19:00que les Français croient ça non plus.
19:01Je pense qu'il y a eu
19:02des débats très vifs
19:03dans le microcosme politique
19:05et parisien
19:06sur la question du conflit
19:08au Proche-Orient
19:09qui ont pu donner
19:10lieu à ce type d'accusation.
19:11Je pense que des gens
19:11ont voulu régler des comptes
19:12avec Jean-Luc Mélenchon.
19:13Je pense que des gens
19:14ont voulu briser sa candidature
19:15avec ses accusations.
19:16Je suis désolé,
19:17je ne crois pas une seconde
19:18que les 80% du grand public
19:19si on l'envoie devant...
19:20Les jeux de mots sur les noms.
19:27Mais moi je ne trouve pas
19:28que ces jeunes mots
19:29sur les noms...
19:30Vous savez,
19:32dans ce pays,
19:33on parlait tout à l'heure
19:33des lois antiterroristes.
19:37Maintenant,
19:39ces jeux-là sont utilisés
19:40pour convoquer
19:41Mathilde Panot
19:42au commissariat
19:43ou autre
19:43parce que vous avez dit
19:44que vous alliez être
19:45du côté de Gaza
19:46qui est un génocide à Gaza.
19:47Donc il faut être
19:47un petit peu sérieux.
19:48Quand c'est ça
19:49qui vous fait être accusé
19:50d'antisémitisme,
19:50ne croyez pas une seconde
19:51que les Français
19:52vont marcher dans cette turbine.
19:53Les Français vont retrouver
19:55le Jean-Luc Mélenchon
19:55qui le connaissent,
19:56un grand républicain,
19:57un homme de gauche
19:58et qui va effectivement
19:59être en capacité
19:59de rassembler
20:00sur un programme
20:00qui permet une autre politique
20:01que le macronisme
20:02et ce n'est pas encore
20:03ce qu'ont proposé les autres.
20:04Puisqu'on parlait
20:04de ce sondage Harris
20:05qui a été publié ce matin
20:07par nos confrères d'RTL,
20:09on notera également
20:10le manque de dynamisme
20:11de la campagne
20:12d'Edouard Philippe
20:13et qui est en recul.
20:15Edouard Philippe
20:16n'est ni un rempart
20:17à Jean-Luc Mélenchon
20:18au premier tour
20:19et n'est pas non plus
20:19un rempart à Marine Le Pen
20:20au deuxième tour.
20:21C'était pourtant...
20:22C'est fort au départ
20:24par rapport aux autres candidats
20:25du bloc central.
20:26Qu'est-ce qui se passe ?
20:27C'était son argument principal
20:28de dire qu'il était en effet
20:30le recours et le rempart.
20:31Donc s'il n'a plus cet argument,
20:33c'est beaucoup plus difficile
20:33de s'imposer
20:34puisqu'il veut être
20:35le candidat naturel, lui,
20:37du bloc central de droite
20:38sans passer par une primaire.
20:40Pour l'instant,
20:40c'est sauvage, disons.
20:41Il y a un affrontement
20:42surtout entre Gabriel et Paul
20:44On va peut-être
20:44vers une deuxième primaire.
20:46Edouard Philippe.
20:47Qu'est-ce qui se passe ?
20:48Alors, il n'a pas fait campagne
20:49cet été, Edouard Philippe.
20:51Donc, bon, ça,
20:52il faut dire qu'il a décidé
20:53de rentrer maintenant
20:54en partant à Mayotte
20:56et de donner ce qu'il a.
20:57Il n'a pas dévoilé
20:58de proposition,
20:59c'est-à-dire qu'il dit,
21:00ou très peu,
21:00qu'il a un programme massif.
21:02Mais on voit bien
21:03que pour l'instant,
21:04on n'a pas entendu
21:04ces propositions dites massives
21:06alors que les deux autres
21:07qui sont sur le côté radical,
21:09Jean-Luc Mélenchon
21:10et Marine Le Pen,
21:11ils y vont,
21:12ils développent
21:12et donc ils fédèrent.
21:15Et puis, écoutez,
21:17l'heure est à la radicalité
21:18pour l'instant,
21:19c'est-à-dire qu'il n'y a pas
21:20de désir évident
21:22d'Edouard Philippe aujourd'hui
21:23qui porte surtout
21:23la croix du macronisme.
21:24C'est-à-dire qu'il a
21:25beaucoup de mal
21:26à se positionner
21:26sur son rapport
21:27au président de la République,
21:29parfois relativement loyal,
21:31parfois lui mettant
21:32des coups de pied de l'âne
21:33et les électeurs
21:34ont du mal à suivre
21:34et puis à chaque fois
21:36qu'il fait une proposition,
21:37on a envie de lui dire
21:37pourquoi vous ne l'avez pas fait avant ?
21:38Et Edouard Philippe,
21:39justement,
21:40qui réagissait à ce sondage ?
21:43Ce qui est vrai
21:44et que je dis
21:44depuis le début
21:45de cette campagne,
21:46c'est que le risque
21:48d'un deuxième tour
21:48dans lequel s'opposerait
21:49Mme Le Pen et M. Mélenchon
21:50est un risque réel et sérieux.
21:52Il y a peut-être des gens
21:53qui ont envie de jouer
21:54avec cette hypothèse
21:55en imaginant
21:56qu'elle n'est pas possible.
21:56Moi, je pense que ce risque
21:57est réel et sérieux.
21:58Et c'est pour ça
21:59que je me suis lancé tôt
22:00dans la campagne présidentielle.
22:02Moi, ce qui m'importe
22:03et ce qui doit, je crois,
22:04importer à tous les candidats
22:06à l'élection présidentielle,
22:07c'est de présenter
22:08par le menu,
22:10domaine par domaine,
22:11leurs priorités
22:12et leurs propositions.
22:13Et les Français trancheront.
22:14La campagne,
22:15elle ne me fait pas peur.
22:17Je l'aborde
22:17avec une certaine forme
22:20d'impatience,
22:21même si j'essaie
22:22de veiller à ne jamais
22:23être trop impatient,
22:24parce que je suis convaincu
22:25qu'elle est indispensable
22:26pour que les Français
22:27collectivement déterminent
22:28l'avenir de la France.
22:30Et puis, il a ajouté,
22:31Edouard Philippe,
22:32il l'aborde aussi
22:32avec le calme
22:33des vieilles troupes,
22:34quoi, en fait.
22:35Voilà, c'est-à-dire
22:35dans la tempête,
22:36il faut rester calme,
22:37attendre le bon moment.
22:38Oui, une forme de réponse
22:40à ce qu'a pu développer
22:42l'entourage de Gabriel Attal
22:44suite à la publication
22:45de ce sondage
22:46qui se sont relativement
22:47satisfaits
22:48de la chute
22:49de l'ancien Premier ministre
22:51dans cette enquête
22:51d'opinion,
22:52de cette absence
22:53de dynamique
22:55perdant au second tour
22:56face à Marine Le Pen.
22:58Et en effet,
22:58l'une des leçons majeures
23:00de ce sondage
23:01paru hier,
23:02c'est que s'ils sont
23:03plusieurs au bloc central
23:04à se maintenir,
23:05c'est une défaite assurée
23:07et c'est l'assurance
23:09de ne pas arriver
23:10au second tour.
23:11La difficulté,
23:12c'est que
23:13entre Gabriel Attal,
23:14Édouard Philippe,
23:15Bruno Retailleau
23:16dans une moindre mesure
23:17qui est très très loin
23:18dans ces sondages
23:19à entre 6 et 8%,
23:20c'est ces coups de canif,
23:22ces coups de griffes
23:23publiquement ou en off
23:24derrière les caméras,
23:26qu'est-ce que ça va laisser
23:27comme trace ?
23:27Comment une fois
23:29ce combat,
23:30alors ils ne veulent pas
23:31de primaire,
23:31ça se fera au sondage
23:32entre novembre et février,
23:34qui sera le mieux placé
23:35pour y aller ?
23:36Est-ce que ça laissera
23:37ou pas des traces ?
23:38Et là,
23:39dans les entourages,
23:40on ne se fait pas de cadeaux
23:41et on y va franchement
23:43plutôt avec la griffe
23:45qu'avec la caresse.
23:46Juste une remarque,
23:47que tout à l'heure,
23:48vous rigoliez,
23:48vous gaussiez
23:49de la primaire
23:49chez les socialistes,
23:51c'est quand même
23:51une méthode assez rustique,
23:52je dois dire,
23:53mais qui permet de choisir...
23:54Il ne marche pas souvent
23:55pour gagner l'élection,
23:56malheureusement.
23:56Peut-être, mais enfin là,
23:57en l'occurrence,
23:57ça permettrait d'éviter
23:58de prendre les Français
23:59en otage
24:00en prenant les Mahorais
24:01et les Mahorais
24:02finalement à témoin
24:03de leur joute
24:05pour mettre
24:06un peu de sérieux
24:06et mettre
24:07l'élection présidentielle
24:08là où elle doit être.
24:09La deuxième chose,
24:10évidemment,
24:10c'est le mystiguerie
24:11du macronisme.
24:12On s'en échappe.
24:13Il est où le macronisme ?
24:14Donc, l'un et l'autre
24:15ont été Premier ministre
24:16d'Emmanuel Macron,
24:17aucun n'assume.
24:18Et donc, la question,
24:19c'est la bonne distance
24:20vis-à-vis de la droite dure,
24:21c'est ce que fait,
24:22finalement,
24:23l'ancien Premier ministre
24:24Édouard Philippe à Mayotte
24:26et le bon rapprochement
24:27pour capter
24:28l'ensemble
24:28de l'électorat macroniste.
24:30Ce jeu de prestidigitation,
24:31j'ai réussi à prononcer le mot,
24:33me semble-t-il,
24:34ne fonctionne pas
24:34avec les Français.
24:35On va vous écouter
24:36débattre dans un instant,
24:37Aurélien Taché
24:37et François Calfon
24:38de cette petite phrase
24:39de Jean-Luc Mélenchon
24:40qui a beaucoup fait
24:40de bruit au cœur de l'été
24:42quand on lui posait
24:42la question sur la dette française.
24:44Il suffit de la foutre au feu,
24:45le problème est réglé.
24:46Bon, partiellement,
24:47c'est ce qu'il a dit.
24:48Est-ce qu'on peut mettre
24:49au feu la dette française ?
24:51Alors, François Calfon,
24:52Aurélien Taché
24:53en débattront
24:53et puis on essaiera
24:54de voir quelle est la stratégie
24:55aussi pourquoi
24:55Jean-Luc Mélenchon
24:56pousse le bouchon aussi loin.
24:58Vous restez avec nous.
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