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  • il y a 19 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va continuer notre discussion à propos du pari politique de Marine Le Pen.
00:04Elle s'est d'ores et déjà lancée dans la campagne électorale.
00:06Elle était en déplacement ce matin avec Jordan Bardella à La Flèche dans la Sarthe.
00:09Elle est là, elle est sur le terrain, elle s'est pourvue en cassation.
00:15Marine Le Pen, Milan Argelos est à lancer un siège du Rassemblement National à Paris
00:19où les instances du parti sont là, sont réunies, Milan.
00:25Absolument, cette réunion, ce Conseil National a duré moins d'une heure.
00:29Jordan Bardella y était bien évidemment en tant que président du Rassemblement National.
00:33Il a quitté les lieux il y a environ quelques minutes.
00:35Marine Le Pen, elle, est toujours à l'intérieur et je peux vous dire,
00:38on surveille très attentivement cette porte avec les autres journalistes présents sur place
00:42car on attend évidemment Marine Le Pen d'une minute à l'autre.
00:45On sait de plusieurs sources justement à l'intérieur du Rassemblement National
00:50des membres présents lors de cette instance.
00:53Ce qu'a pu dire Marine Le Pen à ces cadres locaux, nationaux
00:56qui étaient présents lors de ce Conseil National.
00:59Je cite la désormais candidate à l'élection présidentielle 2027.
01:02Vous allez être les relais de cette campagne présidentielle
01:05et de l'espoir qu'elle suscite dans le pays.
01:08Marine Le Pen qui cherche donc à mobiliser ses troupes pour le début de campagne.
01:12Il n'y a que nous qui avons l'habitude des épreuves, des difficultés.
01:15L'étoffe et même le panache pour nous attaquer aux difficultés profondes de notre pays.
01:19Voilà ce qu'a dit Marine Le Pen.
01:21Nous avons également pu arracher un mot de la part de Franck Alizio
01:24qui était présent lors de ce Conseil National.
01:26Justement, je vous propose de l'écouter à sa sortie.
01:29C'est une très bonne nouvelle parce que ça met toujours Marine à l'abri de tout problème pendant cette
01:36campagne.
01:36Mais qu'est-ce que vous répondez au bloc central qui dit notamment
01:38que vous allez prendre en otage la campagne présidentielle ?
01:40Que le bloc central est très angoissé par le fait que Marine Le Pen puisse être candidate
01:44et que donc ils essaient de se rassurer.
01:46Et cette campagne, les cadres du Rassemblement National nous assurent
01:49qu'elle se fera sur le terrain.
01:51Le Rassemblement National Marine Le Pen qui veut multiplier les déplacements
01:55comme c'était le cas par exemple ce matin à la Flèche dans la Sarthe.
01:59Milana Argelas avec Pierre-Louis Crétain en direct de l'ancien siège du Rassemblement National.
02:03Maintenant, on veut savoir que pensent les électeurs de Marine Le Pen
02:06de ce coup de théâtre hier, donc de sa déclaration de candidature.
02:10Vous avez sondé les électeurs et les Français.
02:13Bernard Sananès avec l'Institut Elaba.
02:15Oui, avec déjà pas mal d'enseignements qui évidemment peuvent changer
02:18parce que la décision a été prise hier.
02:20Il faut que les Français l'évoquent, en discutent.
02:22Mais on voit bien déjà qu'il y a, au-delà du pari judiciaire
02:25qu'a pris Marine Le Pen hier, qui a été beaucoup commentée sur les plateaux,
02:28un vrai pari en termes d'opinion.
02:30Parce que quand on pose, et c'est ce qu'on a fait pour BFM TV,
02:33la question directe, qui était quand même l'événement d'hier,
02:35Marine Le Pen qui décide d'être candidate,
02:37eh bien on a 6 Français sur 10 qui désapprouvent cette candidature,
02:414 sur 10 qui l'approuvent.
02:43Quand on décortique un peu et qu'on se dit pourquoi le fait français la désapprouve,
02:46on a testé quelques phrases que Marine Le Pen a prononcées hier dans son interview.
02:51Eh bien d'abord parce que ce qu'elle a réclamé,
02:54c'est-à-dire l'innocence en disant
02:56nous ne sommes pas coupables des faits qui nous sont reprochés,
03:007 Français sur 10 ne sont pas d'accord avec cette affirmation.
03:02A l'inverse, il y a un argument qui fonctionne,
03:05c'est quand Marine Le Pen a dit
03:06les Français seront juges, ils auront la liberté de choisir.
03:09Ça c'est un argument qui est entendu.
03:10Alors derrière ce 60-40,
03:1260 qui désapprouve sa décision d'être candidate,
03:1540 qui l'approuve, d'ailleurs vous vous en souvenez,
03:17c'est le rapport de force au second tour d'élection présidentielle.
03:19Donc ça dit aussi quand même le fait qu'on juge
03:21avec son opinion politique sur cette décision.
03:24On voit une donnée qui est très importante.
03:26Il y a un tiers des électeurs du RN,
03:28ceux qui ont voté RN au législatif de 2024,
03:30qui désapprouve le fait que Marine Le Pen soit candidate.
03:33Un tiers c'est beaucoup.
03:34Un tiers c'est beaucoup.
03:35Ça veut dire que le RN est en soutien,
03:38puisque deux tiers l'approuve,
03:40mais on ne peut pas dire que le RN fasse bloc
03:43autour de Marine Le Pen, en tout cas pas aujourd'hui.
03:46Là aussi ça va peut-être changer.
03:48Une partie des électeurs du RN s'étaient habitués
03:50à l'idée que Jordan Bardella serait leur candidat.
03:53Mais on voit que ces chiffres se retrouvent
03:56dans la deuxième question qu'on doit voir là,
03:57qui aurait été le mieux placé ?
04:00Peut-être la dernière fois qu'on pose cette question,
04:01mais hier elle avait évidemment du sens.
04:03Et aujourd'hui quand on a posé la question au français,
04:05entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
04:07pour les Français dans leur ensemble,
04:09c'est pour reprendre la formule bien connue
04:10blanc-bonnet et bonnet-blanc,
04:126 sur 10 qu'ils disent peu importe.
04:13En revanche, quand on regarde chez les électeurs
04:15du RN, 36% disent Jordan Bardella,
04:1826% Marine Le Pen,
04:20ce n'est pas du simple au double,
04:21mais c'est quand même un avantage pour le président du RN.
04:23– C'est un acteur du RN qui s'était habitué
04:26à la candidature de Jordan Bardella.
04:28– C'est ça, et qui sans doute,
04:29en tout cas au moment où nous avons fait cette enquête,
04:31se disent que ça va être compliqué,
04:33la campagne avec Marine Le Pen.
04:34Il y a un argument peut-être de préférence
04:36pour Jordan Bardella,
04:37mais il y a aussi un argument d'efficacité.
04:39Et on le voit un peu dans les images
04:40qu'on a vues sur la flèche,
04:41sur ce qui s'est passé aujourd'hui.
04:42Est-ce que finalement,
04:43le fait d'être condamné
04:44ne va pas empêcher la campagne de Marine Le Pen
04:47de se déployer comme elle a pourtant
04:48l'habitude et l'expérience pour le faire ?
04:51– Justement, on est quand même dans un cas
04:53de figure inédit, Benjamin Morel, constitutionnaliste.
04:56Avoir une campagne électorale
04:58avec une candidate présumée innocente,
05:01en attendant de savoir ce que dit la Cour de cassation,
05:03rappelons que la Cour de cassation,
05:04elle ne se prononce pas sur le fond de l'affaire.
05:05– Elle se prononce…
05:06– Elle se prononce juste sur le droit,
05:07à savoir si le jugement a été conforme en droit.
05:09– Exactement.
05:10Alors, tant que le pourvoi n'est pas épuisé,
05:12elle est toujours présumée innocente.
05:14C'est un argument qu'elle a saisi hier à raison.
05:17Ensuite, si la Cour de cassation nous donne raison,
05:19ça ne veut pas dire qu'elle est non-coupable.
05:20Ça veut dire qu'on rejuge le procès en appel.
05:22Et là, évidemment, après l'élection présidentielle.
05:25Mais, objectivement, avoir une candidate
05:28qui, aujourd'hui, pourrait être condamnée
05:30et être sous-brassée électronique,
05:32c'est une grande première,
05:33avec de vraies incertitudes en droit.
05:35Je ne vais pas jouer mon jury sur tous les points tatillons,
05:37mais on a beaucoup d'incertitudes,
05:39y compris d'ailleurs sur l'application
05:41de la peine de première instance
05:42avec exécution provisoire,
05:44à la date fixée.
05:45On pense que le Conseil constitutionnel
05:47ne retiendra pas un vieil article,
05:50une vieille décision de la Cour de cassation de 1993
05:53qui ferait que cette exécution provisoire
05:56continuerait à courir.
05:57Mais on a un doute en droit.
05:58On ne sait même pas si elle est élue président de la République.
06:00Qu'est-ce que ça signifie du point de vue
06:01d'immunité présidentielle ?
06:03L'immunité présidentielle,
06:04elle couvre uniquement les poursuites.
06:07Théoriquement, pas l'exécution des peines.
06:08On pense que, de manière pragmatique,
06:11ça couvrira également cette exécution de peine,
06:13notamment avec bracelet électronique.
06:16Mais on n'en sait rien.
06:17C'est son précédent.
06:18Et donc, évidemment,
06:19pour nous, c'est un petit peu intéressant.
06:21Mais pour les Français, c'est un peu...
06:22C'est-à-dire qu'on pourrait avoir une présidente
06:24avec un bracelet électronique à l'Elysée ?
06:26Alors, la majorité de la doctrine vous dira que non.
06:29Mais on n'a pas de précédent.
06:30Et on n'a pas de jurisprudence
06:31qui permet vraiment d'établir en la matière
06:34le fait que ce soit possible ou impossible.
06:36On considère, malgré tout, très majoritairement
06:38que l'immunité présidentielle couvre également
06:43l'exécution des peines.
06:44Mais c'est sans certitude,
06:45parce qu'en droit, on se prononce sur la jurisprudence.
06:47Duhal Denis, imagine-t-on le général de Gaulle
06:49entrer à l'Elysée avec un bracelet électronique ?
06:52Ou les bracelets à l'époque ?
06:54Je suis extrêmement partagé, si vous voulez,
06:56parce que, d'un côté,
06:57on a le plus grand coup de roulette russe politique
07:01de la Ve République,
07:03avec un saut dans le vide, vous venez de le dire,
07:06avec un calendrier qui est complètement affolant,
07:09dans lequel a choisi de se mettre Marine Le Pen,
07:12en gagnant du temps, certes,
07:14mais avec une épée de Damoclès
07:15qui est très visible
07:18et qui peut être absolument mortelle.
07:21Et puis, d'un autre côté,
07:22c'est une forme de plus grosse prise de judo,
07:25aussi, de la vie politique contemporaine,
07:28avec l'idée qu'à la fin,
07:31il faut que ce soit un débat
07:33à trancher directement
07:35entre le candidat et l'opinion publique.
07:37Alors, aujourd'hui, dans votre sondage,
07:39l'opinion publique a l'air plutôt défavorable
07:42à ce qui s'est passé hier soir.
07:44Je sais qu'on est dans une société
07:46de l'instantanéité,
07:48une société du zapping.
07:50Dans quelques mois, on a remblier ?
07:50Dans quelques mois, quelques jours,
07:52quelques semaines,
07:52quand sera-t-il ?
07:53Non, mais quand sera-t-il ?
07:54Quand sera-t-il une fois que la campagne sera lancée ?
07:56On va écouter, Julien,
07:57le directeur de la sortie des locaux
07:59du Rassemblement National,
07:59le directeur de la campagne de Mme Le Pen.
08:01Merci.
08:02Qu'est-ce que vous répondez
08:03à ceux qui disent que vous prenez en otage
08:04la campagne présidentielle ?
08:06On a une candidate qui est candidate,
08:09qui est une justiciable comme les autres,
08:11qui a le droit d'aller en appel,
08:13d'aller en cassation,
08:14comme tout français.
08:16Donc, il n'y a pas de prise d'otage,
08:17il y a simplement une justiciable
08:20qui utilise les voies de droit.
08:21Est-ce que dans ce contexte,
08:22ça peut être une campagne à baiser ?
08:24Merci, merci.
08:26Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
08:28Mais il n'y a aucun problème.
08:29La Cour de cassation fait ce qu'elle veut,
08:31elle communique ce qu'elle veut.
08:31Et comment vous avez réagi,
08:32donc, pendant cette réunion ?
08:33Elle est tombée pendant cette réunion.
08:34Il n'y a aucune réaction à avoir.
08:36Quels ont été les premiers mots
08:37de Marine Le Pen ?
08:38Il n'y a pas de réaction à avoir.
08:40Comment vous l'avez sentie,
08:41Marine Le Pen ?
08:41On ne va pas communiquer
08:43sur chaque tweet
08:45et chaque communiqué.
08:46C'est la Cour de cassation, quand même.
08:48Ça n'a aucun intérêt.
08:49C'est une échéance importante pour vous.
08:50Merci.
08:53Tu que du Haldeni, avant de vous écouter.
08:55Non, mais effectivement,
08:57que cette affaire soit aujourd'hui
09:01absolument brûlante
09:02et qu'elle puisse continuer
09:03à poursuivre la campagne de Marine Le Pen,
09:05ça ne fait aucun doute.
09:05Oui, vous avez vu, quand même,
09:06il y a un tiers des électeurs du RN
09:09qui ne sont pas contents.
09:11Et qui peut-être auraient préféré.
09:12Alors après, avec tout le respect
09:13et l'affection que j'ai pour Bernard Sananès,
09:15j'ai aussi vu un sondage
09:17à un autre institut
09:17qui disait qu'en termes de popularité,
09:19et Jordan Bardella
09:21et Marine Le Pen
09:23gagnaient des points.
09:25Effectivement,
09:26qu'une partie de l'électorat
09:28bardelliste
09:30soit déçue
09:30de la candidature de Marine Le Pen.
09:30D'ailleurs, dans les intentions de bol,
09:32Jordan Bardella,
09:32ces derniers temps,
09:33faisait mieux que Marine Le Pen.
09:34Vous êtes légèrement mieux
09:35au premier tour
09:36et un tout petit peu mieux au second.
09:37Moi, ma théorie
09:38était arrêtée là-dessus
09:40depuis pas mal de temps.
09:40C'est-à-dire ?
09:41Jordan Bardella
09:42était un meilleur candidat
09:43de second tour
09:44que Marine Le Pen
09:44parce que plus rassembleur,
09:46mais que Marine Le Pen
09:46était une meilleure candidate
09:47de premier tour
09:48parce qu'avec plus de cicatrices...
09:49Donc, en tandem,
09:49ils vont gagner.
09:50D'ailleurs,
09:52l'électorat RN
09:54plébiscite,
09:54j'allais dire,
09:55l'idée du binôme.
09:56Ce binôme,
09:56on le voyait depuis plusieurs mois,
09:58on le voit dans notre enquête
09:59aujourd'hui,
09:59il est rassurant
10:01pour l'électorat RN.
10:02Certains préfèrent
10:02Marine Le Pen,
10:03d'autres Jordan Bardella,
10:04et ils se disent
10:05que ce binôme est sincère.
10:07Pour le coup,
10:08c'est là où je suis
10:09moins magnanime,
10:11je ne sais pas
10:11si les qualités
10:12de Jordan Bardella
10:15profitent automatiquement
10:15à Marine Le Pen,
10:16c'est-à-dire
10:16aller chercher
10:17un électorat de droite,
10:18être plus rassembleur,
10:20plus jeune,
10:20plus ce que vous voulez.
10:21Si c'est elle la candidate,
10:22ça va être sur son équation à elle.
10:24Et de même que
10:24si ça avait été
10:25Jordan Bardella,
10:26je ne sais pas
10:26si l'aspect cuir épais,
10:29si couturé
10:30de Marine Le Pen
10:31aurait forcément
10:32déteint sur lui.
10:33Il aurait sûrement eu,
10:34pendant toute la campagne,
10:35des remarques
10:36sur son inexpérience
10:37et sa jeunesse.
10:38Je me permets de réagir,
10:40mais ce qu'on peut
10:40quand même remarquer,
10:41c'est que Marine Le Pen
10:41fait un pari à la Trump,
10:43c'est-à-dire le scandale
10:46autour d'une condamnation
10:47slash candidature
10:49pour pouvoir avoir
10:52une médiatisation plus-plus.
10:53Donc ça,
10:54pour le coup,
10:54c'est réussi,
10:55on ne peut pas lui enlever ça.
10:56Maintenant,
10:57là où je veux réagir,
10:58c'est quand on dit
10:58que Marine Le Pen
10:59est une justiciable
10:59comme les autres,
11:00c'est une citoyenne
11:01comme les autres.
11:02Certes,
11:03mais elle est condamnée
11:03quand même
11:04au titre
11:05du Rassemblement national.
11:07Il y a eu 24 condamnations
11:08autour de cela
11:09et c'est donc bien
11:10un système organisé,
11:12je vous le disais,
11:12en bande organisée
11:13qui a été faite
11:14dont elle est la responsable.
11:15Oui,
11:15vous avez entendu
11:16ce qu'a dit Marine Le Pen
11:17et c'est...
11:18Pardon,
11:18je vous coupe
11:18parce que ça fait deux fois
11:19que vous dites ça
11:19mais moi,
11:20j'ai entendu Marine Le Pen
11:21et surtout ses adjoints dire,
11:23Sébastien Chenu notamment,
11:24dire oui,
11:24mais vous voyez,
11:24Édouard Philippe lui-même
11:25est concerné par
11:26une information judiciaire
11:28donc en fait,
11:29on va banaliser
11:30et on va dire que finalement,
11:31le modem a été aussi en procès
11:33donc finalement,
11:34on va dire que tout le monde
11:35peut être concerné
11:36à un moment donné
11:37par une poursuite judiciaire,
11:38un procès...
11:39Non mais on est sur une question
11:40de politique,
11:41on le disait,
11:41elle pourra être candidate
11:42ou pas candidate
11:43mais politiquement,
11:44en termes d'études...
11:45Mais qui est le mieux placé
11:46pour faire la leçon
11:46à Marine Le Pen ?
11:47C'est ce que je veux dire.
11:47Moi, je ne sais pas,
11:48moi je pense qu'effectivement
11:50quand il y a quelqu'un
11:50qui est coupable,
11:51déclaré coupable...
11:52Est-ce que ce n'est pas
11:52aux électeurs de décider ?
11:54Eh bien, il faut pouvoir...
11:55C'est le message
11:55que vous allez marteler
11:56tout au long de la campagne.
11:57Voilà, on dit
11:57dans trois jours
11:59on aura bien
11:59mais assurez-vous
12:01que je ne ferai en sorte
12:02que ce ne soit pas oublié.
12:03Et vous êtes sûr
12:04que c'est porteur
12:04ou vous lâchez vous-même ?
12:06Quelqu'un qui...
12:07Vous êtes sûr
12:08que c'est porteur ?
12:08Je ne sais pas
12:10ce qui va être porteur
12:11mais moi ce que je ne veux pas
12:12c'est qu'on tombe
12:13en fait dans la corruption
12:14dans le pays
12:15avec des truands
12:16qui peuvent prendre
12:16la place...
12:18Si Marine Le Pen
12:18est à l'Elysée,
12:19c'est un truand à l'Elysée ?
12:20Et pour moi,
12:20c'est un truand à l'Elysée.
12:22On verra ce qui sortira
12:23du pourvoi de cassation.
12:24Elle est coupable
12:26et on est sur une organisation
12:28en bonne organisée.
12:29Je le répète
12:30et je le dénoncerai
12:31parce que si nous avons
12:32à la tête de la France
12:33quelque chose comme cela,
12:34ça veut dire
12:34que ça ouvre la porte
12:35à tous ceux
12:36qui pensent qu'en fait
12:37on peut remettre en question
12:38la justice
12:39et l'Etat de droit.
12:40Il faut quand même
12:41faire attention,
12:42c'est-à-dire que là
12:42on peut penser
12:43ce qu'on veut de Marine Le Pen
12:44et du fond du dossier
12:45qui en effet est plutôt accablant
12:46mais elle est présumée innocente.
12:47Et le respect
12:49de l'Etat de droit...
12:49Ce n'est pas l'interprétation
12:50que j'en ai dit.
12:51Quand on respecte l'Etat de droit
12:53madame,
12:53pour le coup
12:54quand on respecte l'Etat de droit
12:55on respecte l'Etat de droit
12:56et la politique.
12:57L'Etat de droit dit
12:57qu'elle est présumée innocente
12:59jusqu'au verdict d'encaçation
13:02où elle serait définitement coupable.
13:03C'est l'Etat du droit.
13:04Et donc quand on défend l'Etat de droit
13:05et je pense que vous le défendez
13:06il faut un, reconnaître ça
13:07et deuxièmement
13:08il faut également considérer
13:10que jusqu'à présent
13:10la stratégie politique
13:12peut être discutable
13:13mais elle suit les voies de recours.
13:15Le respect de l'Etat de droit
13:16ce n'est pas l'absence de critique
13:17d'une décision de justice
13:18c'est le respect de la chose jugée.
13:20Autrement dit
13:20si demain
13:20elle est condamnée
13:21avec un bracelet électronique
13:23et qu'elle refuse
13:23le port de ce bracelet
13:24là on est dans une attitude
13:25qui défie l'Etat de droit.
13:26Mais regardez ce qui s'est passé
13:27aujourd'hui du côté
13:28regardez ce qui s'est passé
13:29aujourd'hui
13:29lors du déplaçant de Marine Le Pen
13:30c'est que le premier
13:31il y avait des gens
13:32avec des casseroles
13:33qui avaient des slogans
13:34pour dire Marine Le Pen condamnée.
13:36C'est vrai que je vous dis
13:37que de toutes les manières
13:38il y a l'Etat de droit
13:39et puis il y a ce qui est
13:40la campagne
13:40et une campagne électorale
13:41où tous les coups sont permis
13:42et donc durant
13:43la campagne électorale
13:45il va y avoir des casseroles
13:46pour dire
13:46c'est une condamnée
13:47c'est quand vous êtes prêts
13:48Elle a pris un vrai risque
13:49en la matière
13:49et on va voir
13:50au mois de janvier
13:51mais si jamais
13:52faire campagne
13:53sous le sceau
13:53d'un bracelet électronique
13:54demander à un juge
13:55d'application des peines
13:56l'autorisation d'aller à un débat
13:57ça peut être extrêmement
13:59dommageable pour elle.
13:59C'est une question politique
14:00c'est pas une question juridique.
14:02J'aimerais simplement
14:02dire
14:03oui je comprends bien
14:04mais là quand on dit
14:05qu'elle est une citoyenne normale
14:07une justiciable
14:08elle a quand même
14:09une armada
14:10d'avocats avec elle
14:12qui viennent jouer
14:13avec le droit
14:14pour pouvoir
14:14faire durer la procédure
14:16et créer la même amélioration
14:17J'espère vraiment
14:19que les français
14:19sont conscients
14:20parce que vous êtes en train
14:21de dire sur ce plateau
14:22par une armada
14:24de l'homme
14:25avec plein d'avocats
14:26enfin je veux dire
14:26François Veyrou
14:27a plein d'avocats
14:27On peut dénoncer
14:28Tout le monde a des avocats
14:29Il m'a un bruit
14:30J'espère sincèrement
14:33que les français
14:34entendent ce que vous êtes
14:34en train de dire
14:35sur ce plateau
14:35parce qu'il y a un moment donné
14:37moi je trouve ça effarant
14:38alors pour le coup
14:39les dérives autoritaires
14:40de la Macronie
14:40ne sont plus approuvées
14:41le recasage des copains
14:42pour essayer de boucler
14:43Je ne vois pas le rapport
14:45de cadenasser
14:46l'intégralité
14:47de nos institutions
14:48cours des comptes
14:48conseil constitutionnel
14:50bientôt Banque Centrale Européenne
14:51Banque de France
14:51on voit ça
14:52comme pas possible
14:53mais il y a un moment donné
14:54vouloir refuser
14:56l'état de droit
14:56à ce point là
14:57le contester
14:58dans son fonctionnement
14:58ne pas respecter
14:59nos institutions
15:00ne pas respecter
15:01le processus judiciaire
15:02dans notre pays
15:03c'est très grave
15:03ce que vous faites
15:04et vous êtes en train
15:05de démontrer quelque chose
15:06mais qui est finalement
15:07l'illustration parfaite
15:09des dérives autoritaires
15:10de la Macronie
15:10On termine avec les images
15:11quand même
15:11qu'on retiendra
15:12de cet après-midi
15:13le premier déplacement
15:13de campagne
15:14de Marine Le Pen
15:14en tandem
15:15avec Jordan Bardella
15:16son futur premier ministre
15:17si elle est élue
15:18on a quand même vu
15:19que le président du RN
15:20était en retrait
15:22certains lui ont même dit
15:23mais pourquoi
15:24vous ne souriez pas beaucoup
15:25vous avez l'air quand même
15:26un peu effacé
15:27ce n'était pas son moment
15:28Olivier
15:29et très clairement
15:29sans faire de la psychologie
15:31de comptoir
15:31difficile de rentrer
15:32dans la tête
15:33de Jordan Bardella
15:34mais c'est quand même
15:35un moment très particulier
15:36et c'est vrai que
15:38contrairement à d'habitude
15:39il est peut-être
15:39un peu moins souriant
15:40il a dit qu'il n'était
15:41ni soulagé
15:42ni déçu
15:42oui mais encore une fois
15:44il faut accepter aussi cela
15:45ils se sont vus hier
15:46longuement
15:47en tête à tête
15:48où Marine Le Pen
15:49lui a annoncé
15:49sa volonté d'y aller
15:50quand même
15:51il s'était
15:52et je parle sous votre contrôle
15:53quand même mis
15:54dans le costume
15:55possiblement
15:55il s'était projeté
15:56préparé
15:57après il y a peut-être
15:58aussi une forme
15:59de soulagement
16:00d'une fonction
16:01en tout cas
16:01d'une campagne
16:02qui s'annonçait
16:03peut-être plus périlleuse
16:04que celle de Marine Le Pen
16:06du point de vue
16:06de l'expérience
16:08justement ce sera au coeur
16:09de la discussion
16:10ce soir
16:11la campagne est lancée
16:12dans un forum spécial
16:14préparé
16:15présenté par
16:16Maxime Switek
16:17pour participer
16:18à l'émission
16:18vous avez le code barre
16:19et puis on y reviendra
16:20dans la deuxième partie
16:21aussi
16:22oui c'est le QR code
16:23pas le code barre
16:25c'est plus
16:25avec tous ces codes
16:26si vous voulez acheter
16:28Maxime Switek
16:28dans l'oreillette
16:29c'est en train de me dire
16:30vas-y lance le 3615
16:31aussi
16:31bien sûr
16:32attention il y a votre mulot
16:33un minitel devant moi
16:34et puis
16:35tout à l'heure
16:36on y reviendra
16:36avec Marion Maréchal
16:37puisque la députée
16:39sera notre invitée
16:40dans la deuxième partie
16:41de l'émission
16:42pour voir
16:42quel sera son rôle
16:44aussi dans cette campagne
16:45puisqu'il semble maintenant
16:46qu'elle soit vraiment
16:47du côté de
16:48de Satan
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