- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va continuer de parler politique maintenant avec ce qui se passe.
00:05À droite, c'est vrai qu'on est dans un cycle qui nous amène vers les municipales.
00:10Pour beaucoup d'écuries politiques, on a aussi déjà l'esprit tourné vers 2020.
00:15En particulier du côté du centre et de la droite.
00:17On va regarder ce que révèle le sondage.
00:20Et là, pour BFM TV, justement l'opinion en direct sur le bloc central et la droite.
00:25Quelle perspective pour 2027 ?
00:27Quel candidat Nargis Adji alors ?
00:30Il y a plusieurs éléments à retenir.
00:31Mais d'abord, il y a un candidat naturel pour les sympathies.
00:35Édouard Philippe, ils aimeraient que ce soit le candidat du bloc central.
00:40A 60% pour l'élection de 2027.
00:44Arrive ensuite 12%.
00:45Point derrière, Gabriel Attel.
00:46Et le challenger, c'est Sébastien Lecornu avec 28%.
00:50Arrive derrière également Gérald Darmanin, 19%.
00:53Mais aussi Yael Broun pivé avec...
00:55Et à droite alors, quel est le meilleur candidat ?
00:58La question a été posée au sein...
01:00Et voici la réponse, à 63% selon ces brunes...
01:05L'ancien ministre de l'Intérieur, arrive ensuite Laurent Wauquiez, 34%.
01:09Et enfin...
01:10Xavier Bertrand à 26%.
01:12Et puis Michel Barnier, 22%.
01:14David Lyssen.
01:15Valérie Pécresse, 3% seulement.
01:18Et Gérard Larcher, 2 points.
01:20Les Français sont-ils favorables à une primaire élargie pour départager les candidats ?
01:25Voilà, de la droite et du bloc central.
01:27Eh bien, ils sont favorables à 34%.
01:29Vous le voyez.
01:30Vous le voyez, plutôt opposés à 9% et 10%, très opposés.
01:34Enfin, en camp de candidats...
01:35La candidature unique qui, pour représenter le bloc central, mais aussi la droite...
01:40À l'issue donc de cette primaire, regardez cette réponse des sympathisants Renaissance.
01:45Et les Républicains, pour eux, eh bien, c'est d'abord Edouard Philbip avec 32%, 2 points.
01:50Derrière, Bruno Retailleau.
01:51Et enfin, Gabriel Attal.
01:53Vous le voyez, donc, le maire du Havre qui est légèrement...
01:55En tête, et en quatrième position, arrive Gérald Darmanin.
01:59Merci.
02:00Merci, Nargis Adji.
02:01Quant au ténor de droite, il commence, bien évidemment.
02:05à s'agiter.
02:05Il suffit d'écouter le président du Sénat, Gérard Larcher.
02:09Pour lui, il faut une candidature...
02:10Une candidature unique, sinon c'est la catastrophe.
02:13Je suis dans l'équipe...
02:15Qui dit que si nous avons plus d'un candidat issu des familles politiques...
02:20de la droite et du centre, nous ne serons pas au second...
02:24Et comment vous le savez ?
02:25Sélectionnez, alors.
02:25Eh bien, c'est ce à quoi nous réfléchissons actuellement.
02:28Peu m'importe la méthode, il nous faut...
02:30Qu'un seul candidat, si nous voulons, est au deuxième tour.
02:33Voilà ce que répond aussi...
02:35Gérald Darmanin, ministre de la Justice, voilà ce qu'il dit et ce qu'il répond à Gérald Darmanin.
02:40Gérard Larcher au président du Sénat.
02:42On est dans la même équipe, monsieur le président, cher Gérard.
02:45Alors, organisons-nous, sachant qu'ils sont dans la même famille politique, presque.
02:49Oui.
02:50Il y en a chez les LR et l'autre qui est passé quand même chez Renaissance.
02:52Mais ils étaient, à un moment donné, dans la même famille politique.
02:54Manch, il n'y a pas...
02:55Bonsoir.
02:55Bonsoir.
02:55Vous avez choisi votre candidat parmi les noms qu'on a cités ?
02:58Écoutez, moi j'aimerais d'abord qu'on choisisse...
03:00C'est un projet et qu'on se mette d'accord sur les valeurs que nous allons défendre.
03:03Parce que là, j'observe que le débat...
03:05Depuis quelques jours, a glissé complètement et on est devenu...
03:08On a acté le fait qu'il faudrait...
03:10Un candidat, quel que soit le système de désignation unique pour ce qu'on appelle le bloc central.
03:15Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
03:17Ah non, je ne suis pas d'accord avec ça.
03:19Moi, vous savez, je viens de la gauche.
03:20Qu'on appelle gauche républicaine.
03:21Je me suis engagée avec Jean-Claude Boulard, paix à son âme, qui était un des...
03:25À droite, Michel Rocard, j'entends...
03:27Et ensuite, je sais ma chroniste des premières heures dès 2016.
03:29Je ne me suis pas...
03:30Je ne suis pas engagée en politique pour faire élire Bruno Retailleau, avec tout le respect que j'ai pour sa personne.
03:35Je ne partage pas ses idées.
03:36Vous ne voyez pas soutenir Bruno Retailleau s'il gagne le primaire de la droite et du centre.
03:40Non seulement moi, mais vous avez une grande partie de ma chroniste historique qui ne mettront pas leur réveil à 6h du matin pour aller...
03:45les tracter et coller des astuces pour faire gagner Bruno Retailleau.
03:47Et si c'est Edouard Philippe ?
03:48Et juste pour terminer la...
03:50Et si c'est Edouard Philippe ?
03:51Edouard Philippe, ce n'est pas la même chose.
03:52Edouard Philippe, c'est...
03:53Il a la droite aussi.
03:54Ce n'est pas une...
03:55Moi, je ne regarde pas d'où vous venez.
03:56Je regarde où vous voulez aller.
03:58Ce n'est pas la question de...
04:00C'est l'histoire de chacun.
04:01Mais la question, c'est qu'une primaire, il faut s'engager dans une primaire.
04:03Il faut s'engager à dire j'y parle.
04:05Mais si quelqu'un d'autre gagne, je le soutiendrai.
04:07J'aurai beaucoup de plaisir à faire campagne pour Gérald Darcy.
04:10pour Gabriel Attal, pour Edouard Philippe, pour Yael Brown-Pivet ou d'autres.
04:14Mais pas pour un...
04:15Si je vous suis bien, vous dites, je viens de la gauche.
04:18Ben, retournez-y.
04:20soutenez Raphaël Luxman.
04:22Alors, c'est une très bonne question.
04:23Pourquoi est-ce qu'on acte que notre...
04:25primaire supposée, elle engloberait Bruno Retailleau et Gérard Larcher
04:29et pas Raphaël Luxman.
04:30À vous faire, vous voulez une primaire de Glucksmann jusqu'à Antelieu ?
04:33Ah non, comprenez-moi bien, moi je ne veux pas de primaire.
04:35Non, d'accord.
04:35Pardon, mais pour moi, une primaire, c'est vraiment une machine à s'autodétruire
04:38et c'est une machine à radicaliser.
04:40Vous vous sentez plus proche d'un Glucksmann qu'un Retailleau, voilà.
04:42Alors moi, je me sens plus proche d'Emmanuel Macron, pardon.
04:44Oui, bien sûr.
04:45C'est pour ça que je me suis engagée...
04:45Mais comme il n'y a pas se représenter...
04:46Hélas, mais c'est pour ça que moi je me suis engagée dès 2016.
04:50Avec Emmanuel Macron, oui, c'est sans doute symbolique,
04:53mais je veux juste conclure sur la primaire.
04:55La primaire, c'est une machine à choisir,
04:57le candidat qui plaît le plus à vos militants, à vos adhérents.
05:00Et donc c'est une machine à radicaliser, c'est donc une machine à perdre et à ne pas...
05:04Ce sont les arguments d'ailleurs.
05:05que défend Raphaël Glucksmann pour dire non à la primaire de la gauche.
05:07Mais Jeunesse Haddad, pour la droite, porte-parole.
05:10Je vous ai vu sourire et satisfait de voir que finalement,
05:13s'il y avait une primaire...
05:15qui englobait la droite et le centre,
05:17Bruno Retailleau fait quasiment jeu égal.
05:20avec Edouard Philippe, ça se joue à rien.
05:22Non, en fait, je suis surtout satisfait qu'on arrive à un moment de clarté.
05:25C'est-à-dire que, Marlène Schiappa, vous avez l'honnêteté,
05:27et c'est vrai de dire que le macronisme était au départ un mouvement...
05:30qui était plutôt issu du centre-gauche.
05:32On se souvient d'ailleurs en 2017...
05:33Qui s'est droitisé au fil des années.
05:34Qui s'est droitisé.
05:35En fait, il y a une forme de parenthèse macroniste
05:37que vous regrettez parce qu'elle est en train de se refermer.
05:40et je le comprends.
05:41Et cette parenthèse, c'est vrai, elle est en train de se refermer.
05:44Nous, au Réunion...
05:45On a toujours considéré que c'était une parenthèse
05:47et que l'objectif aujourd'hui, c'était pas de revenir...
05:50Il y a forcément un clivage droite-gauche,
05:51mais il y a des choses plus claires, plus nettes.
05:53On le voit sur l'immigration.
05:55Paraissez-en, entre deux, dans lequel, d'un côté, on dit
05:58qu'il faut réguler les entrées.
06:00Mais il ne faut pas réguler les sorties.
06:01On ne peut pas, sur l'énergie, être pro-nucléaire un jour
06:04et pro-énergie.
06:05Donc, autrement dit, est-ce que vous êtes pour la primaire
06:08de la droite et du centre ?
06:09Donc, de la...
06:10Alors, pour tout vous dire, au sein des Républicains,
06:13il n'y a pas eu beaucoup de papiers, donc je peux le...
06:15faire un peu de pédagogie là-dessus.
06:16On a désigné un groupe de travail, qui est d'ailleurs piloté avec...
06:20Gérard Larcher, dans lequel l'objectif, c'est de dire
06:21quelles seraient les modalités de départage.
06:24Et là où je...
06:25rejoint aussi Marlène Schiappa, c'est qu'à un moment,
06:27quand il y a une primaire, il faut s'engager à soutenir la personne...
06:30Il va gagner.
06:30Et moi, j'observe qu'Edouard Philippe ne va pas de primaire.
06:34Culien...
06:35Il y a un certain nombre de personnes qui ont été citées pour la primaire
06:37qui, eux-mêmes, ne sont pas candidées à la présidentielle.
06:39Donc, j'ai...
06:40J'ai plus l'impression de passer un oral fiction de Sciences Po sur cette histoire.
06:45de primaire.
06:45Vous n'y croyez pas.
06:46Que d'être dans la réalité.
06:47Je ne dis pas, je n'y...
06:48Mais quand Gérard Larcher dit à ses...
06:50Justement, quand même, parce que ça, c'est de l'arithmétique.
06:53Enfin, si on regarde les derniers sondages...
06:55Il y a à la fois un candidat de la droite et un candidat du centre.
06:58Ni l'un ni l'autre ne seront qualifiés pour le deuxième.
07:00Et on aura un match, on va dire, barder la Marine Le Pen face à Mélenchon.
07:04Alors, là où Gérard Larcher...
07:05Gérard Larcher a raison et c'est pour ça que je souriais tout à l'heure
07:06quand il y avait Edouard Philippe à 32 et Bruno...
07:10Taillot à 30 et c'est là où, pour le coup, je diverge avec Madame Schiappa.
07:14C'est qu'en fait, on est beaucoup...
07:15plus proche dans cette famille-là que ce qu'on croit.
07:18Et donc, je pense que les choses vont se faire...
07:20naturellement et qu'on vous posait tout à l'heure la question de savoir
07:21si des gens qui, comme à René...
07:25passent leur temps, matin, midi et soir, à nous expliquer que les Républicains...
07:30c'est pas leur valeur.
07:31Vraiment, j'ai l'impression que je suis le petit Satan, quoi !
07:35Vraiment, en quelque sorte...
07:37Franchement, c'est pas grave !
07:38On n'a pas envie de Gérard reprendre sa liberté !
07:40Je n'ai pas qualifié, je ne suis pas qualifié...
07:41Non, mais visiblement, c'est Bruno Retailleau !
07:42Non, mais je t'ai...
07:43Non, mais je t'ai...
07:44Non, mais je t'ai...
07:45Non, mais je t'ai...
07:45J'ai entendu...
07:46Par exemple, vous, si vous vous engagez dans une primaire, je pense que...
07:48Enfin, je vous pose la question...
07:50Est-ce que vous feriez la campagne de Gabriel Attal, par exemple, s'il était victorieux ?
07:53Alors moi, je vais vous répondre...
07:54Gabriel Attal...
07:55Je ne sais pas quel Gabriel Attal...
07:56Parce que le Gabriel Attal, du début, c'est un Gabriel Attal plutôt centre-gauche...
07:59Il y a de la...
08:00Le cabinet de Marisol Touraine, mais Gabriel Attal d'aujourd'hui...
08:03C'est pour ça que votre question est intéressante, c'est quelqu'un qui...
08:05Je suis beaucoup plus important sur le régalien.
08:07Mais d'un autre côté, j'ai tendance naturelle à ne pas vouloir soutenir...
08:10Des gens qui nous tapent maintenant midi et soir sur la tête.
08:12Donc, pour l'instant, ma réponse peut être un peu réservée.
08:15Je voulais juste revenir sur une petite phrase...
08:17Quand on regarde un Edouard Philippe et un Bruno Retailleau...
08:20Il y a beaucoup plus de choses qui nous rapprochent qu'autre chose.
08:22Ce qui veut dire que si les sondages mettent...
08:24Edouard Philippe...
08:25Edouard Philippe en avant, vous pourriez très bien vous les LR dire...
08:28C'est notre candidat Edouard Philippe.
08:29Non, c'est pas ce que j'ai dit...
08:30Et d'ailleurs...
08:31C'est comme il vient de votre famille politique...
08:33Alors, non seulement il vient de ma famille...
08:35Lui, il se classe à droite.
08:36D'Alain Juppé, voilà...
08:37Il vient non seulement de ma famille politique, mais en plus il vient de mon...
08:40Département.
08:41Il est à une heure de Rouen et donc on est actuellement très investi.
08:44Vous avez un candidat...
08:45Monsieur Haddad...
08:46Non, pas du tout...
08:47Je vous taquine, je vous taquine...
08:49Je ne fais pas de parole...
08:50de Bruno Retailleau et des Républicains.
08:52Ce que je veux dire, c'est que...
08:53Mais je réponds !
08:54Si les sondages...
08:55Mettre vraiment en avant Edouard Philippe...
08:56Parce que vous direz...
08:57Eh les gars, on a notre champion...
08:58Non...
08:59Je vous réponds...
09:00Et vous voyez, moi je ne fais jamais les langues de bois.
09:02Le sondage, le meilleur sondage, c'est les élections.
09:04Il y a des élections...
09:05qui sont municipales, qui arrivent dans même pas deux mois.
09:08Donc le meilleur sondage, c'est de voir...
09:10Est-ce qu'on va remporter des victoires ?
09:11Donc comment Edouard Philippe sera élu au Havre ?
09:13Élu au Havre s'il est réélu ?
09:15Oui.
09:15Élu au Havre s'il est réélu ?
09:16Ou...
09:17À Paris !
09:18À Paris !
09:19Est-ce qu'on fera en sorte...
09:20Est-ce qu'on fera en sorte que Rachida Dati, qui est soutenu par Les Républicains,
09:23soit soutenu par l'ensemble de la droite et du...
09:25Parce qu'aujourd'hui, c'est celle qui incarne le vote utile.
09:29Est-ce que...
09:30À Lyon, on fait en sorte que Jean-Michel Holas, qui est soutenu aussi par Les Républicains,
09:34de façon assez massive, soit élu ?
09:35Pourquoi ?
09:36Parce que notre objectif, et j'en termine par là, c'est de dire...
09:39Vous savez que...
09:40Au niveau national, en ce moment, c'est difficile.
09:42Dans les localités et dans les collectivités, c'est...
09:45C'est pour ça qu'on est majoritaire au Sénat.
09:47Ceux qui savent remettre de l'ordre dans des villes, quand ça a été pendant des années...
09:50Une gestion écolo-socialiste, ce sont les Républicains.
09:53Donc, notre objectif, c'est celui-là.
09:55Et après, on parlera de la suite.
09:56Bien sûr, mais c'est intéressant l'exemple de Paris.
09:58Parce que l'exemple de Paris, on voit bien que la droite est le...
10:00Et le centre n'arrive pas à se mettre d'accord, puisqu'on a une candidature macroniste,
10:04mais qui vient de la droite...
10:05Et puis, une candidature horizon, M. Bournazel, qui est soutenue par les macronistes.
10:10Et si je ne m'abuse, vous êtes sur la liste de M. Bournazel.
10:12Et vous êtes sur la liste de M. Bournazel.
10:14Au second...
10:15Est-ce que ces deux listes vont se rapprocher, fusionner ?
10:20Alors, pour prendre les choses...
10:21Ou est-ce qu'il y a un divorce assumé ?
10:23Pour prendre les choses dans l'ordre et pour clarifier...
10:25Parce que j'observe que dans la campagne à Paris,
10:27on est un peu dans un poker menteur...
10:29C'est pas clair, c'est sûr.
10:30Sarah Knafo nous dit qu'elle n'est pas d'extrême droite.
10:32Emmanuel Grégoire nous dit qu'il connaît à peine Anne Hidalgo, qu'il a vu deux trois fois...
10:35Alors que c'était son premier adjoint et qu'il ne se sent pas comptable de son bilan.
10:38Et certains qui parlent pour Rachid Adel...
10:40La directive voudrait faire sous-entendre qu'elle serait soutenue par Renaissance, ce qui n'est pas le cas.
10:43On a effectivement un candidat...
10:45C'est là qu'il fait l'union.
10:46Vous avez à Paris un laboratoire de l'union du Bloc central puisque Edouard Philippe...
10:50Gabriel Attal soutiennent tous les deux les partis Renaissance et Horizons.
10:53Pierre-Yves Bournazel qui est le candidat...
10:55Je me soutiens également puisque je serai sur sa liste au Conseil de Paris.
10:58Sauf que des personnalités de Renaissance de Paris...
11:00soutiennent Rachid Adel dès le premier tour.
11:01Je pense à Sylvain Maillard, à Benjamin Haddad qui est ministre.
11:04Vous les aviez cités.
11:05Et j'ai beaucoup d'estime et d'amitié même pour les deux et je respecte leur choix bien évidemment en démocratie.
11:10Donc vous êtes même divisés.
11:11Vous avez quand même un choix qui a été fait par une commission d'investiture.
11:13D'accord, mais au second tour.
11:14Pardon ?
11:15Est-ce qu'au second tour là...
11:16Le centre rejoint la droite ou la droite rejoint le centre ?
11:18Écoutez, nous verrons quelles sont les discussions qui sont faites au second tour.
11:20Moi j'observe qu'à ce...
11:21à ce stade, la personne qui a fait une offre d'alliance au second tour à Rachid Adati, c'est Sarah Knafo.
11:26Parti reconquête...
11:27Que Rachid Adati a dit non.
11:29Alors, pour l'instant c'est pas très clair.
11:31Si...
11:31Ici c'est extrêmement clair.
11:32Ici c'est extrêmement clair.
11:33En général, on peut reprocher plein de choses à Rachid Adati.
11:36Je n'ai pas de ne pas être clair.
11:37Alors, je n'ai pas de reproche personnellement.
11:39Elle a dit, il n'a dit pas...
11:40J'ai continué de reprocher plein de choses.
11:41Je conseille de revoir le replay.
11:46Vous verrez qu'elle dit non.
11:48Mais en revanche, ce n'est pas clair.
11:49Pardon, M. Brunazet n'est pas clair.
11:51Qui va soutenir ? La gauche ou la droite ?
11:52Je n'ai pas terminé.
11:53J'allais dire que, sur ce, ce n'est pas clair, je suis ravie.
11:56Il y a eu quand même 25 questions qui lui ont été posées sur ce sujet.
12:01M. Brunazet, est-il vraiment clair ?
12:03Bien évidemment, puisqu'il est clair sur le fait qu'il ne s'alliera avec...
12:06ni l'extrême droite, ni l'extrême gauche.
12:08Mais il peut s'allier avec la gauche, alors ?
12:10Parce qu'à gauche, non.
12:11J'observe qu'Emmanuel Grégoire n'est pas clair non plus sur le fait de dire
12:13s'il va s'allier avec LFI ou pas.
12:16Il a fait une liste à part, je l'en félicite.
12:17Mais même son maire de Paris-Centre, Ariel Veil, a fait récemment...
12:21une interview pour dire qu'il lui demandait...
12:23Pardon, je suis trop politique peut-être pour le plateau.
12:26Mais il n'y a pas de clarté sur l'alliance avec les extrêmes.
12:28Pierre-Yves Bournazel, c'est un candidat qui n'est pas otage de...
12:31et qui représente l'union du bloc central avec Edouard Philippe et Gabriel Attace.
12:36Et ce soir, ce n'est pas gagné non plus à gauche.
12:38Il y a aussi un débat sur la primaire à gauche.
12:40Ce débat...
12:41qui pourrait rassembler ou pas la droite et le centre.
12:44En revanche, c'est très clair...
12:46Ils ont accordé à une candidate.
12:48Et puis c'est très clair aussi à la France insoumise.
12:51Là, ils ne passent pas par les primaires.
12:54Et c'est quand même, a priori, peut-être...
12:56ces deux-là qui seront en finale.
12:59Globalement, enfin, à l'exception...
13:01La primaire, ce n'est pas une machine à perdre.
13:02C'est ça, ma question.
13:02À l'exception des familles politiques qui n'ont pas de candidat naturel...
13:06Les autres considèrent d'abord que la primaire, c'est un peloton d'exécution.
13:09En gros, vous prenez les cinq meilleurs.
13:11Vous en flinguez quatre.
13:11Il n'en reste plus qu'un seul.
13:12Et les quatre autres sont disqualifiés pour la campagne.
13:14Donc, c'est vrai que...
13:16Ce procédé peut sembler séduisant sur le papier,
13:18mais enfin, on a vu...
13:19Les Français, ils viennent.
13:19À l'exercice de...
13:21De 2012 et de 2017, que François Hollande, tous les éléphants sont à terre et au...
13:26Au final, ils gagnent sur des circonstances qui font qu'eux,
13:28bien davantage que sur la primaire à proprement parler,
13:30et François Hollande...
13:31Fillon, il est lancé au-delà même des affaires.
13:32Il se retrouve au lendemain de la primaire sans Nicolas Sarkozy à ses côtés.
13:36sans Alain Juppé, avec par ailleurs les rancœurs qui entourent une campagne.
13:38Et en règle générale, ça crée une dynamique.
13:41au court terme, mais il n'y a pas d'évidence à ce qu'ensuite,
13:43cette dynamique persiste.
13:45Emmanuel Macron.
13:46En 2017, il s'exonère de la primaire, ça ne l'empêche pas de gagner.
13:48Donc ça, c'est le premier point.
13:49Et Marine Le Pen est arrivée...
13:51Et vos deuxièmes tours, deux fois de suite, sont primaires.
13:53Plus que l'exemple de Marine Le Pen.
13:56Marine Le Pen au second tour,
13:57en discutant avec beaucoup de ses prétendants,
14:00l'exemple qui...
14:01Il revient tout de même souvent en ce moment.
14:03C'est l'exemple de 2002.
14:04De se dire, bon, qui sera le cheval ?
14:06Il faudra quand même prendre le risque
14:07si le second tour est un second tour.
14:09Rassemblement national.
14:11La France Insoumise.
14:13D'assumer d'avoir été celui qui est allé prendre...
14:164, 5, 6 voix.
14:17Il y en a pour qui c'est plus problématique que d'autres.
14:19Toute la génération des moins de 5.
14:2150 ans, pardon de faire de l'agisme,
14:22mais qui se disent,
14:23je suis peut-être amenée à avoir un destin national.
14:26Si je m'enterre tout de suite
14:27en étant celui qui a fait perdre mon camp,
14:29c'est quand même plus compliqué pour l'après.
14:31Cette question-là n'est pas à éluder.
14:32Et surtout, dans le bloc central,
14:33ce qui est intéressant,
14:34c'est qu'on entend beaucoup aussi...
14:36Cette idée qu'il pourrait,
14:37un moment ou un autre,
14:38y avoir une espèce de...
14:40Allez, de...
14:41d'initiative collective,
14:42si vous avez 100, 150, 200 élus
14:45qui prennent la pluie.
14:46pour dire, il n'en faut qu'un,
14:47ce sera compliqué
14:48pour ceux qui sont le moins bien placés
14:50d'y aller.
14:51le premier point.
14:51Ensuite, moi je vous parle de rationnel.
14:54La politique, il n'y a pas que du rationnel.
14:55Non.
14:55Il y a de l'ég...
14:56Il y a parfois de l'amour.
14:58Il y a parfois du manque.
15:01de lucidité.
15:01Et c'est vrai que le sondage
15:02Elab qui montre que
15:03dans cette famille du bloc central,
15:05personne n'est...
15:06écrase le match.
15:06C'est encore autre chose
15:07quand on teste les intentions de vote.
15:08Là, Edouard Philippe est plus haut que les autres.
15:10Mais en tout cas,
15:10quand...
15:11Quand on interroge sur primaire
15:11et qui souhaitez-vous comme candidat,
15:13les écarts ne sont pas énormes.
15:14Ça peut aussi faire dire...
15:16à certains,
15:17bon, c'est qu'il y a peut-être
15:18une carte à jouer.
15:18C'est que ça peut peut-être
15:20se renverser.
15:21si je continue à faire croire
15:22que je suis dans la course.
15:23On en est là aujourd'hui.
15:24Juste un point,
15:25M. Haddad.
15:26Vous évoquez les municipales
15:27qui pourraient être un galop d'essai.
15:30Vraisemblablement...
15:31Le Rassemblement National
15:31risque de faire une très forte poussée.
15:33Et le contre-exemple,
15:34c'est 2020,
15:34où les Verts, pour le coup,
15:35ont...
15:36emporté plusieurs villes,
15:36où le Parti Socialiste
15:37a conservé des villes.
15:39Anne Hidalgo a fait
15:39une contre-performance
15:40à la présidente.
15:41qui a suivi.
15:42Et les Verts n'étaient pas
15:43au second tour non plus.
15:44Et ça a été un second tour,
15:45Emmanuel Macron.
15:46Les municipales donnent pas forcément
15:47le résultat présidentiel.
15:48Non, c'est sûr.
15:48Les élections intermédiaires
15:50de manière générale...
15:50Mais si on...
15:51Vous avez besoin de parler absurde,
15:52une grosse défaite
15:52peut vous mettre en difficulté.
15:56Vous pensez à qui ?
15:56Je pense qu'un certain nombre
15:57de villes dans lesquelles
15:59on aurait des difficultés
16:00à pouvoir gagner...
16:01Ça montrerait le fait
16:02qu'on n'est pas capable
16:03de se rassembler.
16:04Moi, je pense qu'il faut
16:05qu'on mette le paquet...
16:06sur ces municipales
16:06non pas que pour dire
16:08on a ramené le totem
16:09parce qu'on a gagné, etc.
16:10Mais parce qu'en fait...
16:11fondamentalement...
16:12Et c'est là où on diverge.
16:13Les Français vont regarder
16:15dans les enquêtes...
16:16d'opinion veulent une politique
16:17de droite.
16:18Vous avez 70% des gens
16:19qui veulent réguler l'immigration.
16:21Vous avez 80% des gens
16:22qui considèrent que
16:23le service public
16:23n'est plus efficace.
16:25Et donc moi, je pense que...
16:26le barycentre aujourd'hui
16:26se déplace,
16:28que ce soit au niveau local,
16:29municipal,
16:30après les...
16:31on parlait comme les jeunes,
16:31les dingueries
16:32des écolos-socialistes
16:33avec leur tour de France,
16:34leur sapin de Noël...
16:36Tout ça, on peut faire en sorte
16:37que ça s'arrête
16:37et après on s'occupera
16:39de ça au niveau national.
16:40C'est pour ça que je pense que...
16:41Là, il y a un continuum
16:41et c'est assez rare.
16:42On sera seulement à un an
16:43entre les municipales
16:45et les présidentielles.
16:46Ce qui est différent
16:46par rapport aux autres fois.
16:47Si vous me permettez,
16:49je suis assez persuadée
16:50et lisse.
16:51ce soir nous montre
16:51que c'est le cas,
16:52que la quantité d'élus locaux
16:54dont vous disposez
16:55ne vous fait pas gagner les...
16:56Si c'était le cas,
16:57c'est François Fillon
16:57qui aurait remporté l'élection
16:59en 2017.
17:01Macron est arrivé,
17:01on nous l'a suffisamment reproché,
17:02nous avions très peu d'élus locaux
17:04et nous avons pourtant remporté...
17:06à deux reprises d'élections
17:06précédent.
17:07Ce sont des élections différentes
17:08avec des dynamiques très différentes.
17:11Si je peux me permettre,
17:11vous évoquiez les services publics
17:12et je partage tout à fait
17:14votre constat
17:15et le fait que c'est une préoccupation...
17:16forte des Français,
17:17mais vous en faites,
17:18et c'est bien normal de votre fenêtre,
17:19la traduction que les Français voteront...
17:21les Républicains.
17:22Je pense qu'il y a beaucoup de Français
17:22qui considèrent que la défense
17:24des services publics,
17:25elle est assez égale.
17:26répartie dans différents partis,
17:28chacun ayant sa prérogative
17:29de services publics.
17:30Mais juste...
17:31Une chose,
17:31tous les noms qu'on a cités,
17:32Édouard Philippe,
17:33Gabriel Attal,
17:34Sébastien Lecornu,
17:35Gérald...
17:36Darmanin, Bruno Retailleau,
17:38tous les cinq ont été mêlés
17:39à Emmanuel Macron.
17:41Les cinq.
17:42Donc,
17:43dans un an et...
17:44Est-ce que vous marquez vraiment
17:45une rupture ?
17:46Les Français voudront peut-être
17:49marquer la rupture pour la rupture.
17:51Il y a deux programmes
17:51qui l'internent.
17:52Ils le disent d'ailleurs dans le sondage,
17:53pardon,
17:53ils le disent dans le sondage Elab,
17:54quand on a interrogé les Français,
17:55les Français...
17:56veulent une rupture avec Emmanuel Macron.
17:58La rupture aujourd'hui,
17:59elle est incarnée,
17:59et elle est même incarnée à la...
18:01l'Assemblée nationale par
18:01le Rassemblement national
18:03et la France insoumise,
18:04Marine Le Pen ou Jordan Bardet.
18:06Et Jean-Luc Mélenchon,
18:07donc pourquoi est-ce qu'il remettrait
18:08à l'Élysée
18:09quelqu'un qui a été de...
18:11de l'entrée ou de loin même.
18:12Mais là, Emmanuel Macron...
18:14Non, mais je ne veux pas faire un match de...
18:15Nous, nous, nous...
18:16Je veux bien prendre la première réponse.
18:17Je vous remercie.
18:18Ah bon, pourquoi ?
18:19Vous avez pris la précédente.
18:21C'est OK, OK.
18:21C'est méstie, méstie.
18:22Attention, parce qu'elle a écrit un bouquin
18:23qui dénonce la match aux sphères.
18:25Oui, mais justement,
18:25elle a gagné...
18:26La réalité homme-femme,
18:26c'est chacun son tour.
18:27Ben voilà,
18:27je vous avais pris la première chanson-là,
18:29si on ne pourra pas faire la soirée là-dessus.
18:31Plusieurs choses.
18:31D'abord, j'observe que la situation peut évoluer
18:34et que nous avons un contexte international...
18:36de crise assez fort
18:37et que nous ne savons pas,
18:39aucun de nous autour de ce plateau,
18:40ne sait ce que Donald Trump...
18:41Vladimir Poutine, Xi Jinping
18:42ne connaît les actes des autocrates mondiaux...
18:46pour les 3, 6, 8 prochains mois.
18:48Et là, je pense que les Français se tourneront,
18:50si tel était le cas.
18:51à mon avis,
18:52vers quelqu'un qui a de l'expérience
18:53de l'exercice du pouvoir
18:54et qui a une stature sur la scène.
18:56internationale.
18:57C'est la première chose,
18:58si on veut prendre un peu de hauteur
18:59et pour redescendre dans la pop...
19:01pardon pour l'expression.
19:02Moi, je crois que ce n'est pas sale
19:03d'avoir été proche d'Emmanuel Macron.
19:05Et on dit...
19:06Les Français, les Français,
19:06mais il y a aussi des Français
19:07qui veulent de la stabilité,
19:09de la nuance, du racisme.
19:11rassemblement et avec des nuances,
19:12puisque chacun des candidats
19:13que nous avons cités,
19:14il n'y en a aucun qui soit un clone.
19:16du président Macron.
19:17Chacun a ses nuances,
19:17chacun a son parcours.
19:19Et je pense qu'avoir travaillé...
19:21près d'Emmanuel Macron,
19:21quand on voit le travail remarquable
19:23qu'il mène sur la scène internationale,
19:24ce sera...
19:25Il ne veut pas se représenter.
19:26Vous savez qu'on a demandé aux Français,
19:29puisque vous parlez d'Emmanuel Macron,
19:30parce qu'ils ont l'entra...
19:31en train de montrer le bandeau.
19:31Oui, ce qui est toujours président...
19:32Non, on a demandé s'il y avait
19:33une possibilité d'un troisième mandat
19:35d'Emmanuel Macron aussi.
19:36pouvait se présenter une troisième fois.
19:3885% des Français disent non.
19:40Oui, on sait pas.
19:41Il faut une bonne partie de ses électeurs.
19:42Et beaucoup de ses électeurs.
19:43Je me souviens avoir été invité sur...
19:46dans votre plateau,
19:46lorsque Bruno Retailleux
19:47a fait le couverture d'un magazine
19:48en disant
19:49nous ne sommes pas macronistes
19:50et nous devons...
19:51tourner la page du macronisme.
19:52Donc nous, nous avons toujours assumé
19:53de ne pas être macronistes.
19:54Et c'est une différence qui est...
19:56qui est démocratique,
19:56mais qui est assumée,
19:57par exemple, avec Mme Schiappa.
19:58Deuxièmement,
19:59si nous sommes rentrés au gouvernement,
20:00je dirais...
20:01quelques mois pour certains.
20:03C'était pour une seule et unique raison.
20:05C'est parce qu'on ne volait pas...
20:06de Lucie Casté comme première ministre.
20:08Il y avait très peu de chance.
20:09Non, qui a été aux portes...
20:11de Matignon
20:11et qu'on ne voulait pas
20:12quelqu'un comme Rima Hassan
20:13comme ministre des Affaires étrangères.
20:15Donc, il fallait...
20:16Là, je vous rejoins.
20:16Voilà.
20:17Là, je pense que Rima Hassan,
20:18il y avait très peu de chance.
20:19On a mis un peu de temps.
20:20On se trouve très d'accord.
20:21On a mis un peu de temps,
20:21mais on y arrive.
20:22Non, ce que je veux dire,
20:23c'est que fondamentalement,
20:24nous, on est allés pour faire un bar...
20:26un barrage à cette gauche folle
20:27qui était mélanchonisée
20:28dans une alliance scélérate
20:30avec...
20:31NFP, LFI, PS.
20:33Qui d'ailleurs,
20:33ça n'a pas été assez relevé
20:34sur les plateaux télé.
20:36essaye de la refaire.
20:37Le porte-parole du Parti Socialiste
20:38n'exclut pas des accords...
20:40Pour le deuxième tour.
20:41Oui, mais c'est vrai.
20:41Alors, imaginez...
20:42Mais le front,
20:42ils le font chaque fois.
20:43Non, non, non.
20:43La gauche se réunit toujours
20:44au second tour.
20:45Imaginez...
20:46les plateaux télé
20:46si on avait fait alliance
20:48avec d'autres parties
20:49sur l'axe républicain.
20:51Je vous laisse imaginer
20:52ce que ça pourrait être.
20:52Ça peut servir localement
20:53pour les municipales.
20:54Donc, ce que je veux dire...
20:56Tout simplement, c'est qu'aujourd'hui,
20:57s'il y a bien une formation
20:58qui ne peut pas être comptable
21:00du macronisme...
21:01c'est les républicains.
21:02Et d'ailleurs, on nous le reproche
21:03matin, midi et soir.
21:04Et c'est pour ça que je pense
21:04que si demain, on va...
21:06carner une alternative sereine
21:07et crédible,
21:09les gens se tourneront
21:10plutôt vers nous que...
21:11soit aux municipales
21:11ou aux présidentielles.
21:12Dans tous les cas,
21:12on voit bien qu'en ce moment,
21:14on a quand même
21:14les couteaux un peu aiguisés.
21:16Il suffisait d'écouter
21:17l'ancienne première ministre,
21:18Mme Elisabeth Borne,
21:20dire tout ce qu'elle...
21:21pense à Gabriel Attal,
21:22ancien premier ministre lui aussi.
21:26Un parti politique,
21:27ça doit être un collectif
21:29qui prépare un...
21:31projet au service des Français
21:32et pas un outil...
21:36d'une communication personnelle.
21:38Je m'autorise,
21:39compte tenu du parcours
21:40qui est le...
21:41le mien,
21:41à avoir une opinion
21:43et je ne me sens pas forcément tenu
21:45par les...
21:46positions qui sont prises
21:47par Gabriel.
21:48Oui, on n'a pas retenu cet extrait,
21:50mais elle...
21:51quand on lui demande
21:51mais c'est quand même
21:52votre président,
21:52parce que c'est président
21:53dans les sens,
21:53il s'est dit
21:53c'est pas mon patron.
21:54Oui.
21:55Plusieurs choses.
21:56D'abord, j'ai de l'estime
21:56pour Elisabeth Borne
21:57en tant que personne.
21:58Elle a été une de mes trois
21:59premiers ministres...
22:01lorsque j'étais ministre.
22:02Maintenant, je vous avoue
22:03que deux choses.
22:04D'abord, la communication,
22:05ce n'est pas...
22:06la salle.
22:06Je vais vous dire,
22:06moi, je suis une communicante
22:07et j'en ai un peu marre
22:08d'entendre tout le monde
22:09se boucher le nez
22:10quand on parle de...
22:11si vous faites des politiques publiques
22:13mais que vous n'en parlez pas
22:14et que vous ne faites pas
22:14la pédagogie de vos politiques publiques.
22:16Personne ne sait ce que vous avez fait
22:17et alors personne ne s'en saisit.
22:19Donc, je pense que balayer la...
22:21communication politique
22:21est une grave erreur.
22:22C'est la première chose.
22:23La deuxième...
22:24Pardon, mais nous avons dit
22:25que nous étions...
22:26en train de mener campagne.
22:28Moi, j'étais samedi matin
22:29au marché Edgar Kiné
22:30avec des militants...
22:31de renaissance
22:31qui ont mis leur réveil
22:32des gants et des écharpes
22:33pour se lever tôt,
22:34pour venir tracter,
22:35pour défendre le...
22:36le bilan des réformes
22:36portées notamment
22:37par Elisabeth Borne.
22:38Et ce sont eux
22:39qui se prennent sur le marché
22:40de plein...
22:41les personnes qui sont mécontentes,
22:43qui râlent,
22:44mais aussi les personnes
22:45qui nous soutiennent.
22:46Donc, je pense qu'on ne peut pas...
22:47Pas elle, pas maintenant,
22:48pas ça.
22:49C'est un mauvais coup porté.
22:50On ne peut pas.
22:51maintenant, en pleine campagne,
22:52des élections municipales
22:53alors qu'il y a une telle confusion
22:54sur qui défend quoi.
22:56se retourner contre son propre parti
22:57alors qu'Elisabeth Borne
22:58est par ailleurs
22:59présidente du Conseil national.
23:01de renaissance.
23:01Je peux même aller plus loin.
23:02Moi, je trouve que Mme Borne,
23:04dans sa charge contratale,
23:05est très curieuse.
23:06Elle était celle qui a porté
23:07la réforme des retraites
23:08et il y a quelques mois,
23:09elle nous dit finalement
23:09il faut enterrer la réforme des retraites.
23:11parce qu'il faut faire plaisir
23:12au Parti Socialiste.
23:13Elle a voté la suspension
23:13de sa propre réforme.
23:14Donc, en fait, tout ça,
23:14fondamentalement,
23:15tout ça, c'est...
23:16C'est en train de dégoûter
23:17les Français de la politique
23:18et c'est pour ça que je pense que
23:19malheureusement pour Mme...
23:21il n'y a pas, je suis désolé.
23:22Cette page du en même temps,
23:23cette page du flou et de l'ambiguïté,
23:25je pense que...
23:26les gens veulent qu'on la tourne.
23:27Merci, merci d'avoir débattu
23:30sur le plateau.
23:30Merci à vous.
23:31de BFM TV
23:32de cette candidature
23:33du centre et de la droite.
23:34Dans un instant,
23:35vous évoquiez la situation.
23:36internationale qui sera
23:37un élément fondamental
23:38aussi des prochaines élections.
23:39Eh bien, Donald...
23:41Trump menace l'Iran.
23:42L'Iran menace les États-Unis
23:43du pire si jamais
23:44il passe à l'action.
23:46On sera à Téhéran,
23:47on sera à Washington
23:47et on va évoquer les scénarios
23:49avec nos invités.
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