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  • il y a 22 minutes
Avec Sébastien Le Miere, directeur général de Marcel's Green Soap et Sabine Bonnot, dirigeante de l’entreprise à mission, Planet-score

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-08-23##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Et bien bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de La Planète Demain,
00:14la seule émission dédiée à l'écologie positive qui donne la parole aux porteurs de solutions environnementales.
00:20Et aujourd'hui, justement, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:24Sébastien Lemière qui est directeur général de Marcell's Green Soap
00:29et Sabine Bonneau, dirigeante de l'entreprise à mission Planète Score.
00:34Bonjour, bonjour à tous les deux.
00:36Alors je vais commencer avec Sébastien, si vous le voulez bien.
00:41C'est pas très poli parce que vous êtes une dame, mais je suis parti dans ce sens-là pour
00:47le sujet.
00:48Marcell's Green est né en 2016, Marcell's Green Soap, est né en 2016 d'une aventure familiale
00:55qui a été portée par un père et ses trois filles, animée par une même volonté,
01:00concevoir des produits à la fois agréables à utiliser et respectueux de l'environnement.
01:04La marque s'est construite autour de valeurs très fortes en misant sur des parfums uniques,
01:10une expérience plutôt sensorielle et de qualité, et des formules limitant leur impact écologique.
01:16Cette vision simple et engagée constitue aujourd'hui ce qu'on pourrait dire l'ADN de votre entreprise et de
01:25votre marque.
01:26Mais pourquoi le groupe Altaïr a-t-il choisi d'introduire Marcell's Green Soap sur le marché français aujourd'hui
01:33?
01:34Écoutez, tout simplement, déjà vous avez parfaitement récapitulé le mix de Marcell's Green Soap,
01:41et donc tout simplement parce qu'on a le sentiment que cette marque répond exactement aux attentes consommateurs du moment.
01:48Vous avez parlé effectivement du respect de l'environnement.
01:52C'est vrai que le respect de l'environnement est à la genèse finalement de l'histoire de Marcell's Green
01:58Soap.
01:58Vous évoquiez Marcell's qui a donc fondé effectivement cette marque avec l'aide de ses trois filles.
02:04Et dès la genèse de la création de la marque, le respect de l'environnement était au cœur du sujet.
02:11Si on ajoute à ça ce que vous évoquiez, à savoir la sensorialité des parfums qui sentent bon,
02:17on a le sentiment qu'aujourd'hui on est vraiment dans des tendances lourdes sur le marché français.
02:22Et donc après un grand succès aux Pays-Bas,
02:24il nous a semblé que c'était le bon moment pour introduire la marque sur le sol français.
02:29Mais en quoi le marché de l'hygiène-beauté est-il selon vous en pleine mutation ?
02:34Alors il est en mutation pour diverses raisons.
02:36Alors vous parliez de la sensorialité, ça c'est un premier point qui est assez important.
02:41Alors c'est pas une tendance ultra récente, mais néanmoins elle se développe énormément.
02:45Et puis un aspect peut-être plus important sur lequel je voulais revenir,
02:48c'est le sujet de l'environnement.
02:50Du fait effectivement d'être le plus vertueux possible pour la planète.
02:55Et c'est vrai qu'au cœur de la promesse de Marcel Grinsop,
02:59il y a cette notion de nuire le moins possible à l'environnement.
03:03Vous évoquiez les trois filles de Marcel,
03:05elles ont été très claires dans le cahier des charges.
03:07Et ce respect de la planète était vraiment une pierre angulaire de la proposition.
03:12Et justement, Marcel Grinsop se distingue de cette manière dans cet environnement très concurrentiel.
03:20Absolument, absolument.
03:22En fait, le cœur de la promesse, c'est effectivement des parfums qui sentent bon,
03:26une sensorialité, donc un usage qui va créer un moment de plaisir.
03:31Mais très important, le fait de mettre la recharge au cœur de la proposition.
03:36Donc le fait que Marcel Grinsop soit disponible en flacon et en recharge
03:40est vraiment quelque chose de fondamental.
03:42Et nous faisons tout notre possible pour développer l'usage de la recharge.
03:47Ça se traduit par une politique de prix notamment,
03:50où la recharge est beaucoup plus intéressante que le flacon.
03:54On parle de moins 33% en prix au litre.
03:56Et de manière générale, toutes nos activations marketing ou commerciales
04:01vont aller promouvoir ce format-là.
04:04Donc c'est vraiment quelque chose qui nous tient à cœur,
04:06qui tenait à cœur à Marseille et à ses trois filles.
04:09Et donc, encore une fois, ça fait vraiment partie du socle de la promesse de Marcel Grinsop.
04:14Alors, vous parliez des Pays-Bas tout à l'heure.
04:16Justement, aux Pays-Bas, la marque est devenue en quelques années
04:19la troisième marque de savants liquides, la plus vendue.
04:22Mais quels sont les facteurs qui expliquent ce succès, selon vous, encore une fois ?
04:26Écoutez, je pense qu'au départ, il y a vraiment cette sincérité et cette authenticité.
04:31C'est-à-dire que le fait que Marcel, finalement, pourquoi il crée cette marque au départ ?
04:36Parce que sur le marché, il considère, et ses filles considèrent,
04:39qu'il n'y a pas de marque qui répond à ce cahier des charges.
04:42Et donc, cette authenticité, cette sincérité, je pense, s'est ressentie dans le mix dès le départ.
04:49Et ensuite, tous les leviers de communication, d'activation,
04:52ont été absolument cohérents par rapport à cette promesse.
04:56Et donc, en effet, aujourd'hui, aux Pays-Bas, c'est une marque qui est extrêmement dynamique,
04:59qui est en effet troisième sur les savants liquides,
05:01mais qui s'est aussi étendue sur beaucoup d'autres catégories.
05:05Et donc, à chaque fois, il y a vraiment cette promesse de la protection de l'environnement au maximum.
05:11Et puis, cette sensorialité qui est vraiment, là aussi, au cœur de la promesse,
05:15quelle que soit la catégorie concernée.
05:17Alors, l'éco-recharge est devenue, finalement, un axe majeur de votre développement,
05:22du développement de votre produit.
05:24Est-ce que vous pensez qu'elle puisse devenir un réflexe pour les consommateurs aujourd'hui ?
05:29Absolument. Absolument. On en est fondamentalement convaincus.
05:33Il se trouve que je gère, effectivement, Marcel Gainsop,
05:36mais que dans notre portefeuille, nous avons une autre très belle marque, Briochin,
05:41qui intervient sur d'autres catégories de produits.
05:44Et pourquoi je vous parle de cette marque ?
05:45Parce qu'avec cette marque, on a prouvé que la recharge pouvait réellement devenir un réflexe
05:51et devenir, finalement, le format référent.
05:54Aujourd'hui, sur nos catégories, sur la marque Briochin,
05:57les recharges sont parfois les premières références du marché.
06:00Et ça, c'est bien la preuve que les consommateurs, aujourd'hui, y sont prêts.
06:04La recharge, c'est moins 79% de plastique pour Marcel Gainsop, comparé à un flacon.
06:10Donc, c'est très, très parlant, très probant.
06:13Et, objectivement, les consommateurs sont prêts,
06:16ont de plus en plus ce réflexe-là sur différentes catégories.
06:18Mais les consommateurs sont souvent sensibles au prix, également.
06:22Comment convaincre qu'un produit plus responsable peut aussi être un choix attractif au quotidien ?
06:28Justement, là, je reviens sur cette histoire de cohérence.
06:31Je crois beaucoup à la cohérence de la promesse.
06:34Aujourd'hui, effectivement, la recharge est à moins 33% contre le flacon.
06:40Et ça, c'est un argument très fort.
06:42Et le consommateur en a parfaitement conscience.
06:43Donc, le prix et puis la promotion.
06:46Nous activons la marque régulièrement.
06:49Et c'est vrai que nous poussons la recharge avant tout.
06:52Alors, vous avez des formules qui sont 100% vegan, aujourd'hui,
06:55avec des emballages recyclés, vous le disiez,
06:59recyclables et même rechargeables.
07:01Comment conciliez-vous ces engagements environnementaux
07:04avec l'efficacité attendue par les consommateurs ?
07:06Alors, ça aussi, c'est quelque chose qui est très important.
07:08C'est-à-dire qu'évidemment qu'on souhaite être respectueux de l'environnement.
07:12C'est le contrat de base.
07:13Mais vis-à-vis de nos consommatrices et consommateurs,
07:16il faut bien évidemment des produits qui soient efficaces.
07:19Et ça, dès le départ, là encore, les filles de Marcel,
07:22je reviens à elles parce que c'est vrai qu'elles sont à l'origine de l'histoire,
07:27ne souhaitaient aucun compromis là-dessus.
07:29Et une preuve supplémentaire peut-être,
07:31nous sommes en cours d'écolabilisation, justement,
07:34sur l'ensemble de la marque,
07:35qui viendra tout simplement mettre un tampon officiel derrière cette efficacité.
07:39parce que sur une catégorie comme le savon liquide,
07:42on ne peut évidemment pas faire de compromis sur l'efficacité.
07:45Et en quoi les engagements environnementaux de Marcel Grinsop vont-ils au-delà d'un simple argument marketing ?
07:52Parce que là encore, évidemment, je ne parlerai pas d'autres marques,
07:55que ce serait absolument déplacé et inutile.
07:58Mais je pense qu'à la différence de beaucoup d'autres marques
08:00qui sont venues mettre un vernis environnemental au cours de leur histoire,
08:05là, on est vraiment sur le contrat de base, encore une fois.
08:09Dès le cahier des charges,
08:12la protection de l'environnement,
08:13la prise en compte de l'environnement,
08:15était au cœur de la promesse.
08:17Donc, on n'est pas venu rajouter une couche
08:19liée à des tendances consommateurs ou à des tendances sociétales.
08:22C'est vraiment quelque chose qui a été pris en compte
08:24dès l'origine de la marque,
08:27dès l'origine du mix.
08:28Et en conclusion,
08:29comment imaginez-vous le marché de l'hygiène beauté
08:32dans les cinq prochaines années ?
08:33Et quelle place Marcel Grinsop souhaite-t-elle occuper, finalement ?
08:38Objectivement, la marque se lance.
08:40Il serait peut-être prétentieux de prétendre bouleverser tout le marché.
08:44Mais en tout cas, avec Marcel Grinsop,
08:46on a bien l'intention de tout faire pour accélérer très fortement
08:49cette transition, justement, vers le marché de la recharge.
08:53Nous sommes convaincus, aujourd'hui,
08:55qu'avec Marcel Grinsop,
08:57nous allons pouvoir convaincre les consommatrices et les consommateurs
09:00que l'utilisation de la recharge
09:02est tout simplement le meilleur moyen, à la fois,
09:04d'avoir un savon liquide de très grande qualité,
09:07qui semble très bon,
09:08mais en même temps, en protégeant très significativement la planète,
09:12ce moins 79%,
09:14et cette politique de prix cohérente
09:16doit vraiment nous emmener vers une transition,
09:19vers la recharge comme le format référent du marché.
09:22Merci infiniment, cher Sébastien Lemière,
09:24directeur général de Marcel Grinsop.
09:27Nous allons faire une petite pause
09:28et nous retrouver dans un court instant sur Sud Radio
09:30avec nos invités,
09:31et bien sûr avec notre Thibaut National,
09:34le French Trotter de l'émission,
09:35qui, cette semaine,
09:36va nous faire prendre de la hauteur.
09:39A tout de suite sur Sud Radio.
09:40– Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques
09:43pour un avenir durable,
09:44et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas,
09:47vous présente…
09:47– Sud Radio, la planète demain,
09:50Christophe Debiens.
09:51– Vous êtes toujours sur Sud Radio pour la planète demain,
09:53en compagnie de nos deux invités,
09:55mais aussi de Thibaut,
09:56notre French Trotter,
09:57qui aujourd'hui prend de la hauteur
09:59pour suivre des rapaces,
10:01n'est-ce pas Thibaut ?
10:02– Exactement Christophe,
10:03et je vous propose de partir
10:04à la rencontre d'un passionné d'oiseaux,
10:06il s'appelle Jacques-Olivier Travers,
10:08journaliste à l'origine,
10:09il a finalement consacré sa vie aux rapaces
10:11en devenant fauconnier,
10:12et il œuvre aujourd'hui
10:14à la réintroduction de plusieurs espèces disparues
10:15de nos régions,
10:16il partage son temps entre Sier,
10:18au bord du lac Léman,
10:19où il a créé un parc animalier,
10:21et le domaine des Portes du Soleil,
10:22où il propose des animations
10:23autour des rapaces en hiver,
10:25et autour de la ville de l'alpage en été,
10:27et c'est à Morzine, en Haute-Savoie,
10:29que je l'ai rencontré,
10:30il m'a d'abord raconté
10:31l'origine de sa passion pour les oiseaux.
10:34– Comme beaucoup, je pense,
10:35pour tous les passionnés,
10:35c'est une rencontre de jeunesse,
10:36moi, j'avais une douzaine d'années,
10:38on m'a amené des petits piques
10:40qui étaient tombés du nid,
10:40ça a commencé à me fasciner,
10:41et puis un jour,
10:42on m'a amené une buse,
10:42et là, ça a été la révélation,
10:43pour moi, c'était le plus bel animal du monde,
10:45et après, j'ai commencé à m'intéresser aux rapaces,
10:47et puis de fil en aiguille,
10:48j'en ai fait vraiment à la fois mon passion,
10:49mais maintenant mon métier.
10:51– Aujourd'hui, vous êtes à la tête d'un parc,
10:53les Aigles du Léman,
10:53on peut en dire quelques mots ?
10:54– Oui, les Aigles du Léman,
10:55c'est un parc animalier
10:56qui est spécialisé sur les rapaces,
10:58donc on est situé au bord du lac Léman,
11:00sur la commune de Sier,
11:01c'est aujourd'hui une des grosses collections en Europe,
11:03puisqu'il y a plus de 400 rapaces de 80 espèces,
11:06et on s'est vraiment spécialisé sur ces espèces un petit peu menacées,
11:09on participe à des programmes,
11:10notamment sur le condor des Andes,
11:12sur certaines chouettes,
11:13et puis sur le pigargue à queue blanche,
11:14où là, c'est nous qui gérons complètement le programme.
11:16– Donc dans le cadre de vos activités,
11:17vous réintroduisez des espèces quasiment disparues ?
11:19– Oui, c'est une des particularités aujourd'hui que les gens ignorent,
11:22mais de nombreux parcs zoologiques comme le nôtre
11:24se mobilisent pour remettre dans la nature
11:25des espèces qui ont été tuées principalement par l'homme,
11:27qu'on reproduit bien aujourd'hui en captivité,
11:29et que petit à petit on remet dans la nature,
11:31c'est notre cas avec le pigargue à queue blanche,
11:33le plus grand aigle d'Europe,
11:34c'est un aigle pêcheur,
11:34qui a disparu des bords du lac Léman il y a 130 ans,
11:37et depuis 2022, on est en train de les remettre,
11:39on en a relâché déjà 31,
11:41et ça marche plutôt bien,
11:42puisqu'on a eu quelques déceptions,
11:43puisqu'on a eu quelques-uns qui se sont fait tirer ou empoisonner,
11:45mais on n'a encore pas eu d'oiseaux qui sont morts naturellement,
11:47c'est-à-dire qu'ils ont tous réussi à retourner dans la nature,
11:49à retrouver leur place,
11:50et on espère, l'année prochaine,
11:52ça fera 5 ans,
11:53les premières naissances de pigargue
11:55qu'on a relâchées dans la nature.
11:56Par contre, on s'aperçoit que les activités humaines
11:58ont un énorme impact encore aujourd'hui,
12:00même avec toutes les mesures de protection.
12:01Vous avez d'autres cours dans votre arc,
12:02vous proposez des spectacles avec des rapaces ?
12:05Oui, c'est important pour nous
12:07de permettre une rencontre avec les oiseaux
12:09sous forme d'un spectacle.
12:10Alors, ce n'est pas du cirque,
12:11le but c'est simplement de permettre aux gens
12:13de découvrir l'animal
12:14dans ses performances naturelles,
12:16c'est-à-dire que le faucon,
12:16c'est l'animal le plus rapide sur Terre,
12:18300 km heure,
12:19on va le faire partir du sommet,
12:20et ensuite, on va le faire arriver ici.
12:21Mais cette rencontre-là,
12:22cette forme de spectacle,
12:23permet aux gens de les sensibiliser,
12:24de les émerveiller.
12:25Et ensuite, on voit,
12:26ils viennent nous poser des questions,
12:27ils s'intéressent.
12:27Et une fois que vous avez fait ce premier pas,
12:29de ce coup,
12:29vous ne voyez plus les oiseaux de la même façon
12:31et vous n'avez plus envie
12:31ni de les détruire,
12:33ni de les embêter.
12:34Vous cherchez plutôt à les protéger.
12:36C'est ça, ce qu'on essaie de faire ici à Morzine.
12:37L'émerveillement aussi,
12:38c'est une incitation à protéger
12:40cette nature incroyable.
12:41Oui, parce que finalement,
12:42les trois quarts des gens qui viennent,
12:43ils évoluent dans un environnement
12:44où ils ne savent même pas.
12:45Mais ici, on a du jipaïde barbu qui niche,
12:46on a de l'aigle royal qui niche,
12:47on a du hibou grandu qui niche.
12:48On a toutes les espèces les plus rares qui nichent.
12:50Ils les fréquentent,
12:51ils ne les voient jamais.
12:52La façon de leur amener le spectacle,
12:53c'est de les mettre à portée d'eux,
12:54d'ouvrir leurs yeux sur ces oiseaux
12:56et de se dire,
12:56ça niche ici, ça vit ici.
12:58Et c'est une petite porte d'entrée sur la nature
13:00qui, j'espère un jour,
13:01créera des petites graines
13:02qui germeront dans la tête de ces enfants
13:03qu'on voit principalement ici.
13:04L'été ici,
13:05c'est un alpage en fait ?
13:06Oui, ici ça peut paraître surprenant
13:08mais c'est un alpage.
13:09Ici, si vous venez ici l'été,
13:10vous avez des centaines de vaches
13:11qui pètent tranquillement.
13:13Et donc l'été,
13:14on fait des animations
13:14non pas autour des rapaces,
13:16on fait des animations
13:16autour de la vie de l'alpage,
13:18comment fonctionne un alpage,
13:19comment on dresse les chiens
13:20pour garder les vaches,
13:22comment on a des chiens spéciaux
13:23pour garder des loups
13:24parce qu'on sait très bien
13:25que le loup fait son retour.
13:26Donc on propose cette rencontre-là l'été
13:27sur vraiment le thème de l'été
13:29qui est le thème de l'alpage.
13:30Eh bien, on sent chez Jacques-Olivier Travers
13:32une véritable passion pour la nature
13:34profondément ancrée.
13:36Nous continuerons de suivre
13:37notamment la réintroduction
13:39du pic-gargue à queue blanche
13:41avec Thibaut.
13:42Merci en tout cas Thibaut.
13:43On vous retrouve la semaine prochaine
13:44justement pour peut-être en reparler
13:46pour un nouveau reportage
13:47en immersion en tout cas.
13:49Nous sommes maintenant
13:50en compagnie de Sabine Bonneau
13:51qui est dirigeante
13:52de l'entreprise à mission
13:54Planet Score.
13:55Bonjour Sabine.
13:55Bonjour Christophe.
13:56Alors pour nos auditeurs,
13:58Planet Score,
13:58c'est l'étiquette environnementale
13:59indépendante
14:00qui révèle ce que nous voyons
14:03ce que nous ne voyons pas
14:04pardon
14:05sur nos produits alimentaires.
14:07Planet Score est donc
14:08un système d'évaluation environnementale
14:10des produits agricoles et alimentaires.
14:13Son ambition étant d'éclairer
14:14les citoyens
14:15sur la valeur environnementale
14:16des produits qu'ils achètent.
14:17Avant votre lancement,
14:19aucun outil n'évaluait
14:21à la fois les pesticides,
14:22la biodiversité,
14:23le climat
14:24d'un même produit alimentaire.
14:25Mais qu'est-ce qui vous a incité
14:27à créer Planet Score finalement ?
14:29Alors, en fait,
14:30le constat a été double.
14:32D'abord,
14:33une très grande défiance
14:34des consommateurs
14:35et des citoyens,
14:36comme vous et moi,
14:37sur les promesses
14:38qui sont tenues
14:38sur les emballages
14:39des produits alimentaires
14:40en rayon.
14:42Donc,
14:43beaucoup de bonnes choses
14:45et de choses
14:45beaucoup plus chaotiques
14:47dans les promesses.
14:48Et puis,
14:49également,
14:51le constat
14:52que les agriculteurs
14:53et les coopératives,
14:54les filières
14:54qui font des efforts
14:55sur le terrain,
14:56ont en général
14:56bien du mal
14:57à valoriser
14:58ces efforts-là
14:59en rayon
14:59en étant crédibles.
15:00Donc,
15:01l'objectif,
15:02c'était vraiment
15:02de faire le pont
15:03de manière totalement
15:04indépendante et objective
15:05entre les efforts
15:06de terrain,
15:06les acteurs
15:07qui bossent
15:07concrètement
15:08dans les parcelles
15:09et les emballages,
15:11l'information sur les emballages
15:12pour les consommateurs.
15:14Alors,
15:14vous parlez d'indépendance,
15:15comment garantissez-vous
15:16cette indépendance ?
15:18Alors,
15:18zéro pub,
15:19zéro partenariat commerciaux,
15:21aucune subvention
15:22non plus
15:22parce que l'indépendance
15:23se cultive aussi
15:24vis-à-vis des pouvoirs publics.
15:25Oui, bien sûr, bien sûr.
15:27Aucune levée de fonds,
15:28donc pas d'investisseurs
15:29à qui on devrait
15:30rendre des comptes,
15:30notamment en termes
15:31de croissance
15:32ou de rentabilité,
15:33par exemple,
15:33on est totalement libre.
15:35Et en plus,
15:36la marque appartient
15:37à une structure
15:38d'intérêt général,
15:39donc ça a été construit
15:39comme ça.
15:41Donc,
15:41c'est vraiment
15:42une activité
15:43for good.
15:44Et pourquoi
15:45cet affichage
15:46est-il essentiel,
15:47selon vous ?
15:47Alors,
15:48première chose,
15:49et c'est souvent
15:49très peu connu
15:50sur les produits alimentaires,
15:5185% des impacts
15:53sont liés
15:53à la phase agricole.
15:55Donc,
15:56en réalité,
15:56l'affichage environnemental
15:58donne une vision
15:59à vous et moi
16:00en tant que consommateurs
16:01alors qu'on est très déconnectés
16:03de cette réalité aujourd'hui.
16:04L'acte de production alimentaire
16:05est devenu presque un mystère
16:06pour la majorité d'entre nous.
16:08On est majoritairement urbain,
16:09majoritairement très déconnectés
16:11de tout ça.
16:12Et donc,
16:12en fait,
16:13cet affichage environnemental,
16:15il est pour objectif.
16:16Je dois vous dire
16:17que le chien de Christophe
16:18l'oblige
16:19à un véritable yoga.
16:22Donc,
16:22cet affichage environnemental
16:23permet de vraiment
16:25reconnecter les consommateurs
16:26avec cette réalité
16:27de ce qui se passe
16:28dans les parcelles agricoles
16:29et de valoriser ces efforts
16:30puisque 85% des impacts,
16:32c'est quand même considérable.
16:34Ça veut dire que,
16:34typiquement,
16:35pour l'alimentaire,
16:35c'est important,
16:36comme l'a dit Sébastien,
16:37par exemple,
16:38de faire aussi des efforts
16:39sur les emballages,
16:40sur le transport,
16:41etc.
16:41Mais la réalité,
16:42c'est que ce qu'il convient
16:43vraiment d'améliorer
16:44et de valoriser,
16:45c'est les efforts
16:46de la production agricole.
16:48Et comment Planète Score
16:49se distingue-t-il,
16:50ou se distingue-t-elle plutôt,
16:52des autres systèmes
16:53d'étiquetage environnemental
16:55qui sont déjà existants ?
16:56Alors,
16:57il y en a en fait
16:58relativement peu.
17:00Oui, il y en a peu.
17:00En réalité, il y en a très très peu.
17:01Mais il y en a ?
17:02Il y en a
17:03qui ont en fait
17:04tous pour base
17:05une méthode
17:06de la Commission européenne
17:08sur laquelle moi,
17:09j'ai travaillé
17:09en tant qu'experte.
17:10Alors, j'ai la chance
17:11d'avoir un double cursus.
17:12Je suis à la fois agricultrice,
17:13donc acteur de terrain,
17:14et en même temps,
17:15j'ai cette expertise scientifique
17:17sur les méthodes
17:17d'évaluation environnementale
17:19pour mon secteur,
17:20donc l'agroalimentaire.
17:21Et on a constaté
17:22qu'en fait,
17:23ces méthodes-là
17:23ne permettent absolument pas
17:24de refléter
17:25la qualité environnementale
17:26des productions.
17:28Donc, les systèmes existants,
17:29il y en a essentiellement deux
17:30basés sur cette méthode
17:31qui s'appelle
17:31analyse de cycle de vie
17:32de la Commission européenne.
17:33Vous dira essentiellement
17:34que, par exemple,
17:36tous les produits
17:36issus de l'élevage
17:37sont très mauvais
17:38pour l'environnement,
17:40alors qu'on a la chance
17:41dans nos territoires
17:42d'avoir précisément
17:43des élevages
17:44qui sont ultra vertueux.
17:45Quand vous allez passer
17:45vos vacances quelque part
17:46dans la nature,
17:47souvent, vous allez chercher
17:48plutôt à être proche de ferme
17:50ou vous allez trouver
17:51des vaches ou des moutons,
17:52par exemple.
17:53Et cette méthode
17:54vous dira aussi
17:54que la totalité
17:55des productions végétales,
17:56grosso modo,
17:57sont impeccables,
17:58ce qui n'est pas non plus
17:59une réalité.
17:59Là aussi, il y a de la nuance,
18:00en fait.
18:01Et donc, nous,
18:02l'objectif,
18:02c'était d'aller bien
18:03au-delà de ça
18:04et de construire
18:04un référentiel
18:05vraiment complet.
18:06Donc, on est sur 25 indicateurs
18:07et on en restitue 4.
18:09Alors, 4 qui agglomèrent
18:11ces 25 indicateurs.
18:12L'usage de pesticides,
18:13vous l'avez dit,
18:14les impacts sur la nature,
18:15les impacts sur le climat
18:16et tout ce qui est lié
18:17au mode d'élevage,
18:18donc bien-être animal.
18:20Mais comment ces 25 indicateurs,
18:22donc cette méthodologie,
18:23a-t-elle été construite
18:24et validée ?
18:25Alors, elle a été construite
18:26collectivement
18:27avec des experts
18:29dont je fais partie,
18:30mais nous sommes nombreux,
18:32les associations de consommateurs,
18:34des ONG
18:34et des producteurs,
18:36c'est-à-dire vraiment
18:37des gens qui sont sur le terrain
18:38et qui peuvent nous outiller
18:40dans la réflexion
18:41sur quels sont
18:42les chemins de transition possibles,
18:44qu'est-ce qu'on peut apporter
18:44comme information,
18:45comment est-ce qu'on reste
18:46connecté, en fait,
18:47aux réalités.
18:48Et donc, c'est ce panel
18:50qui, à ma connaissance,
18:51est quand même assez unique
18:52là aussi dans la construction.
18:53C'est vraiment une construction
18:54qui vient du désir
18:55des acteurs de terrain.
18:57C'est ce collectif-là
18:58qui a construit l'étiquette
18:59et le référentiel.
19:00Et PlanetScore
19:01prend en compte
19:02des critères
19:03comme les pesticides,
19:04la déforestation importée
19:06ou encore le bien-être animal.
19:08Pourquoi était-il important
19:09d'intégrer ces dimensions
19:10qui sont souvent absentes
19:12d'ailleurs
19:13des évaluations,
19:13on va dire, classiques ?
19:16Alors, précisément,
19:17parce qu'elles en sont absentes.
19:17Il y a des formes de tabous
19:19alors que sur le terrain,
19:20et je suis bien placée
19:21pour le savoir,
19:21en tant qu'agricultrice,
19:22on travaille tous les jours
19:23pour améliorer nos méthodes.
19:24Ah oui.
19:25Si, en fait,
19:25ces éléments-là
19:26ne sont jamais portés à connaissance,
19:28on n'a aucun moyen
19:28de les valoriser.
19:30Donc, en fait,
19:31pesticides,
19:32ça existe,
19:33ça pose un certain nombre
19:34de difficultés,
19:35c'est un facteur de production
19:36qui est,
19:37dans certaines situations,
19:40relativement utile.
19:41Donc, en fait,
19:42comment est-ce qu'on fait
19:43pour ceux qui travaillent là-dessus
19:45pour vraiment refléter
19:46les démarches de progrès ?
19:48Et comment on fait également
19:49pour recréer de la solidarité
19:50à l'intérieur
19:50de la chaîne de valeur ?
19:51C'est-à-dire,
19:51les agriculteurs
19:52ne peuvent rien tout seuls,
19:54les industriels doivent
19:57recréer de la solidarité économique
19:58avec les prises de risques
20:00des agriculteurs.
20:01Mais ça,
20:01ils ne peuvent le faire
20:02que s'il y a un étiquetage indépendant
20:04qui permet d'aller
20:05jusqu'à une information
20:06fiable et objective
20:06aux consommateurs
20:07sur les sujets pesticides,
20:08mais vous l'avez également évoqué
20:10sur la nature,
20:11donc la biodiversité,
20:12qui est souvent,
20:13alors,
20:13le parent très,
20:13très pauvre
20:14des évaluations environnementales,
20:15qui sont souvent
20:16excessivement technocratiques,
20:17qui vont vous parler
20:18d'eutrophisation,
20:19de rayonnement ionisant,
20:20de choses comme ça,
20:21qui sont complètement hors-sol
20:23en réalité,
20:23et qui sont très,
20:25là aussi,
20:26décorrélées
20:26des impacts majoritaires.
20:28Les impacts
20:29les plus importants
20:30pour les produits alimentaires,
20:31c'est les impacts
20:31sur la nature.
20:33Et selon vous,
20:34quels sont les prochains
20:35enjeux majeurs
20:36à surveiller
20:36dans l'alimentation,
20:38notamment concernant
20:39les pesticides,
20:40devons en parler
20:40à l'instant,
20:41ou la présence
20:42d'hexanes
20:44dans certains aliments,
20:45par exemple ?
20:46Alors,
20:47on essaye d'être
20:48un peu à la pointe
20:49sur les sujets
20:50chrysogènes,
20:51c'est comme ça
20:51qu'on les a appelés,
20:53on en a encore
20:53une dizaine en stock,
20:54mais c'est vrai que typiquement,
20:55depuis 4 ans,
20:56dans le référentiel,
20:56on a le cadmium,
20:57et on informe les entreprises
20:58avec qui on travaille
20:59que ça va devenir un sujet.
21:00Oui, oui,
21:01mais je pense que le sujet
21:02est déjà sur les tables.
21:03C'est bon,
21:03maintenant,
21:04c'est devenu un sujet médiatique,
21:05mais tout ce que je peux constater
21:06et vous donner,
21:07c'est qu'il y a une forme
21:09d'inertie, en fait.
21:10Beaucoup d'entreprises
21:11se cachent derrière
21:17les pesticides polluants éternels,
21:19c'est pareil,
21:20c'est dans le référentiel,
21:21avant même que ça ne devienne
21:22réellement réglementé comme tel.
21:25Donc, en fait,
21:26on essaye d'être
21:26très, très en avance,
21:27idem sur l'exane,
21:28on était très en avance aussi,
21:29et donc,
21:30on est aussi
21:31une forme de lumière,
21:33on va dire,
21:33dans le brouillard
21:34et la confusion ambiante
21:35sur où sont
21:35les enjeux importants.
21:37On en a encore
21:38un certain nombre
21:39qui arrivent là,
21:42mais l'objectif,
21:43c'est que les entreprises
21:45ne se perdent pas
21:46dans de fausses priorités.
21:49En fait,
21:49il y a énormément
21:50de sujets
21:51dans l'agroalimentaire,
21:52dans l'agriculture
21:53et ensuite
21:53dans la production alimentaire.
21:55C'est très facile
21:55de se perdre en chemin
21:57et nous,
21:58on est là pour aiguiller,
21:59recentrer.
22:00Typiquement,
22:01beaucoup engagent
22:02des trajectoires carbone
22:03totalement irréalistes,
22:04par exemple,
22:04ça se sient à un énorme problème
22:06dont ils sont obligés
22:07de se dégager après,
22:08etc.
22:08Et ce n'est pas comme ça
22:09qu'on recrée à la fois
22:09de la stabilité stratégique
22:11et de la confiance consommateur.
22:13Merci,
22:13chère Sabine Bonneau,
22:14dirigeante de l'entreprise
22:15à mission PlanetScore.
22:16Il me reste à vous souhaiter
22:18à toutes et tous
22:18un excellent dimanche après-midi.
22:20Je vous laisse avec Alain Marty
22:21pour InVino.
22:22L'émission a écouté
22:23sans modération
22:23et je voulais juste rajouter
22:25que, évidemment,
22:26PlanetScore,
22:27c'est 300 marques,
22:28330 millions d'emballages
22:29sur 13 pays
22:30avec 135 000 produits alimentaires
22:33qui sont accessibles
22:34sur l'application mobile.
22:35Quels produits ?
22:36Merci encore.
22:38Bon dimanche à tous.
22:39Pour ma part,
22:39je vous retrouve dimanche prochain
22:41à 12h30 sur La Planète Demain.
22:42Portez-vous bien.
22:43Bon dimanche
22:43et à très vite
22:44sur Sud Radio.
22:45Akéna,
22:46expert en carport
22:47et pergola solaire
22:48pour des économies
22:49et un avenir durable.
22:50Et Picotis Solaire
22:51pour que l'avenir s'éclaire
22:52avec des choix durables.
22:53Vous ont présenté
22:54Sud Radio,
22:56La Planète Demain,
22:57Christophe Debiens.
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