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  • il y a 2 mois
Fernand Gontier, ancien directeur central de la police aux frontières est revenu sur la vague de migrants qui accostent sur les côtes espagnoles. «L'Espagne donne depuis quelque temps des signes de faiblesse en matière de traitement de l'immigration».

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Transcription
00:00L'Espagne donne depuis quelques temps des signes de faiblesse en matière de traitement de l'immigration,
00:06que ce soit à travers la procédure de régularisation exceptionnelle ou l'assaut de Ceuta.
00:11Et on voit aujourd'hui un nouveau mode opératoire qui consiste à acheminer des migrants depuis l'Algérie ou le
00:18Maroc par des go-fast migratoires.
00:21Votre correspondant disait que l'Afrique était loin, mais pas si loin que ça.
00:25Quand on regarde le type de bateaux qui sont utilisés aujourd'hui, ce sont des bateaux qui peuvent aller à
00:31110 km heure
00:32et donc mettre finalement l'Andalousie à deux heures de temps de l'Algérie ou du Maroc.
00:39Donc c'est un mode opératoire aujourd'hui qui fonctionne, qui est amené à se développer sur l'ensemble de
00:46l'Andalousie, voire les Baléars.
00:48Parce qu'aujourd'hui, effectivement, ce mode opératoire est en train de se développer et va encore se développer avec
00:56ces moyens rapides d'acheminement des migrants,
00:59sans doute en surenchérissant le prix de la traversée.
01:04Et donc aujourd'hui, le système espagnol, qui était plutôt adapté à des petits bateaux de pêche, à la détection
01:09de petites embarcations,
01:11n'est plus du tout adapté à ces bateaux rapides.
01:14Il existe depuis une vingtaine d'années un dispositif de surveillance de la garde civile qui est aujourd'hui contourné
01:22et qui est déjoué par ces go-fast migratoires qui sont plutôt habituellement utilisés par les trafiquants de stupéfiants.

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