- il y a 5 semaines
Chaque soir, Hélène Lecomte vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Je vais accueillir nos autres invités. Nous allons essayer de comprendre ce qu'il se passe dans le dossier concernant
00:06le meurtre du jeune Thomas à Crépole.
00:08La notion de racisme anti-blanc retenue par les juges d'instruction n'en finit pas de créer des remous
00:14et d'être contesté juridiquement, mais aussi sur le plan politique.
00:19On y viendra dans un instant, mais je voudrais d'abord essayer de comprendre avec vous, Alexandra, ce qui se
00:24joue dans ce dossier.
00:25Hier, le parquet de Valence contestait cette circonstance aggravante.
00:30Aujourd'hui, c'est une information BFM TV, ce sont les avocats de la Défense qui demandent la nullité de
00:35celle-ci, mais aussi la récusation des juges d'instruction.
00:38Oui, alors il faut rappeler un petit peu d'abord cette affaire. Peut-être que tout le monde ne l
00:42'a plus en tête.
00:43On est dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 et un groupe de jeunes venus de Romand-sur
00:49-Isère se bat avec un autre groupe de jeunes de Crépole
00:53à l'issue de ce qui s'appelait le bal de l'hiver de ce village de la Drôme.
00:58Et dans un contexte confus, ils avaient sorti des couteaux et blessé grièvement quatre personnes, dont le vigile de la
01:06soirée
01:06et dont Thomas Perrotto, lycéen de 16 ans, amateur de rugby et qui était décédé, qui avait succombé à ses
01:14blessures ensuite lors de son transport à l'hôpital.
01:17C'était une soirée où il y avait plus de 400 personnes, donc très compliqué pour les enquêteurs de travailler,
01:24de comprendre qui étaient les protagonistes, ce qu'il s'était passé.
01:28Pas d'image directe du moment où Thomas Perrotto avait été victime de ces coups de couteau.
01:34Et d'ailleurs, à ce jour, on ne sait toujours pas précisément qui est l'auteur des coups de couteau.
01:39Enfin, la justice, en tout cas, ne le sait pas précisément.
01:41Et donc, il y a 11 suspects qui ont été mis en examen, initialement pour meurtre et tentative de meurtre
01:49en bande organisée.
01:50Et à la surprise générale, en plein milieu de l'été, les juges d'instruction, qui sont les magistrats qui
01:55pilotent cette enquête,
01:57ont décidé d'ajouter une circonstance aggravante.
02:00Après presque trois ans d'instruction.
02:02Après presque trois ans d'instruction, ils ont décidé de retenir des témoignages qui étaient dans ce dossier,
02:07connu depuis le début, qui étaient des témoignages qui rapportaient des propos anti-français, des propos anti-blancs.
02:15Et sur la base de ces témoignages, ils ont donc décidé d'ajouter la circonstance aggravante de racisme,
02:22et en l'occurrence, de racisme anti-blanc.
02:25Comme vous le disiez, il y a deux jours, le parquet, qui représente un peu les intérêts de la société,
02:30a fait savoir qu'il n'avait pas du tout cette lecture du dossier, contrairement au juge d'instruction,
02:34et qu'eux contestaient la notion de racisme en disant que ces témoignages étaient pour certains contradictoires, imprécis,
02:43et qu'ils ne permettaient pas d'affirmer avec certitude cette notion de racisme anti-blanc.
02:48Et aujourd'hui, c'est l'information de notre confrère Maxime Branche-Setteur,
02:52on apprend que les avocats de la défense, les avocats des suspects, vont sans surprise dans le même sens,
02:59en disant que selon eux, il n'y a pas de racisme anti-blanc, et ils demandent la récusation des
03:03juges qui pilotent l'enquête.
03:04Vous allez en débattre, Mathieu Vallée et Safia Aitouarabi, dans un instant.
03:08Une question pour vous, toutefois, Maître La Morandière.
03:12Demander la récusation des juges d'instruction, c'est une attaque frontale, là, de la part de la défense.
03:16Donc on sait qu'il y a plein d'actes de procédure qui se font.
03:19La récusation ?
03:20C'est un acte très inhabituel.
03:23C'est très rare de faire ça.
03:25Il faut bien comprendre que les juges d'instruction sont saisis par des faits matériels,
03:30mais ils sont toujours libres de la qualification.
03:32C'est-à-dire qu'ils ont instruit sur des faits,
03:34ils ne peuvent pas s'auto-saisir, c'est le parquet qui les saisit,
03:37mais après, c'est à eux de décider librement de la qualification,
03:40comme l'audience de jugement, la juridiction de jugement,
03:44pourra choisir librement de la qualification.
03:47Ils énoncent un avis sur la qualification
03:50et vous avez des avocats de la défense très énergiques
03:54qui vont dire, si vous dites ça, vous dénaturez le dossier par certains côtés,
03:59vous montrez une forme, à mon sens, de partialité,
04:02c'est ça leur regard, et ils demandent une récusation.
04:07C'est très très inhabituel.
04:08Oui, soupçon d'impartialité, c'est un des arguments, en effet,
04:11de ces avocats de la défense.
04:13Ils demandent aussi, Safia Itouarabi, de faire appel à l'expertise
04:17de plusieurs sociologues pour se pencher plus précisément
04:21sur la notion de racisme et sur ce concept de racisme anti-blanc.
04:25En fait, ce qui est en train de se passer, c'est que sur le terrain juridique
04:28se joue un débat de société, mais aussi un débat scientifique
04:31dans les sciences humaines et sociales.
04:33Voilà, il y a un fait, c'est que le racisme anti-blanc, anti-français n'existe pas
04:37parce qu'en fait, c'est un concept qui a été déployé par l'extrême droite
04:40depuis de nombreuses décennies pour organiser la confusion,
04:43c'est-à-dire faire une inversion sur ce qui est raciste et ce qui ne l'est pas.
04:47C'est-à-dire, eh bien voilà, je rappelle que quand même,
04:50c'est un concept qui s'est créé notamment quand des luttes antiracistes ont émergé.
04:56C'est aussi une manière, je pense, pour des acteurs de l'extrême droite
04:59qui ont été à l'avant-garde de ce concept-là,
05:03de se blanchir à l'instar du Rassemblement national.
05:06Moi, ce sur quoi j'aimerais insister sur ce débat,
05:12c'est qu'en fait, on a une inversion des faits,
05:21ça ne veut pas dire que ce qui se passe n'est pas grave.
05:24Et en fait, en réalité, ce débat n'est pas ancien,
05:27pardon, n'est pas nouveau,
05:28puisque dès le meurtre du jeune Thomas,
05:31qui est un drame absolu,
05:33il y a eu tout l'écosystème de l'extrême droite qui s'est mobilisé.
05:38Je rappelle qu'il y a eu des ratonnades sur Romand, sur Isère, par exemple,
05:42en réaction à cela.
05:43Et ce qui est en train de se jouer aujourd'hui est du même ordre
05:46et fait partie de ce registre-là.
05:48Vous avez cité le Rassemblement national, Mathieu Vallée va vous répondre.
05:50Je donne une donnée quand même.
05:52En 2014, c'est arrivé une fois, deux fois, je crois.
05:54La Cour d'appel avait retenu cette circonstance aggravante de racisme
05:59dans le cadre d'une agression où des insultes sales blancs, sales français,
06:02avaient été proférées.
06:03Donc la question se pose aussi de se dire comment est-ce qu'on qualifie
06:08ces termes-là et vraisemblablement qui ont été entendus,
06:11en tout cas rapportés par un certain nombre de témoins dans cette affaire.
06:15Oui, j'ai écouté Mme Haït Ouarabi, dont je vais vous dire que le débat est sérieux.
06:21Donc vous savez, je n'ai aucune virginité et aucune autre belle action à racheter
06:25en instrumentalisant quoi que ce soit.
06:27Moi, ce que je souhaite, c'est que mes concitoyens ne soient pas massacrés
06:29quelle que soit leur couleur de peau.
06:31La nationalité, ce n'est pas une couleur de peau.
06:33Et que si une personne est attaquée en raison de sa religion,
06:36un meurtre antisémite, ou par exemple en raison de sa couleur de peau,
06:38ça peut être aussi quelqu'un de couleur noire, ça peut être un arame,
06:41ça peut être quelqu'un qui n'est pas forcément de couleur blanche,
06:44c'est quelque chose qui doit être combattu.
06:46Tous les racismes doivent être combattus.
06:47Et moi, je les combats, Marine Le Pen et les gendarmes,
06:49là, les combattons avec toutes nos forces.
06:51Et vous qui vous prétendez être une défenseuse de lutte contre tous les racismes,
06:55le racisme, c'est une distinction, une discrimination,
06:58une distinction évidemment dans le mauvais sens,
06:59liée à la couleur de peau.
07:00Être blanc, c'est une couleur de peau.
07:02Donc arrêtons de dire tout et n'importe quoi sur ce sujet.
07:04Et d'ailleurs, j'ajoute, vous n'en faites pas partie,
07:06mais je pense que ça va être une galaxie.
07:07J'en avais déjà débattu avec M. Sopo, le président des SOS Racisme.
07:10Moi, j'avais eu un frère d'armes lors de la manifestation des Traoré
07:13qui avait été insulté, un policier de la direction de l'ordre public
07:16et de la circulation qui avait été assisté parce qu'il était de couleur noire
07:17et qu'il était traité de vendu.
07:19Personne n'en s'est refusqué, ni votre corporation,
07:22ni celle des SOS Racisme.
07:23Donc je vous dis que cette indignation à géométrie variable
07:25ne fait pas le concours et l'unité de la République.
07:28C'est des mots que je n'ai pas entendus de votre bouche, madame.
07:30Ça vous fait rire.
07:30Moi, c'est des débats, des sujets très sérieux.
07:32Comme commissaire de police, madame, j'ai eu à traiter ces différents cas.
07:34Ce qui me fait rire, c'est qu'on se passerait bien de leçons d'antiracisme
07:38du Rassemblement National, d'un parti qui a été créé par les Waffen-SS,
07:42d'élus municipaux à Santa Vol qui ont chanté « Maréchal, nous voilà ».
07:45De nombreux élus qui ont été parlés pour antisémitisme, pour islamophobie,
07:51mais également de votre collègue député,
07:53qui n'est plus maintenant Grégoire de Fournasse,
07:55qui a dit « Retourne en Afrique, un autre député ».
07:57Vous voyez, alors je peux faire très longtemps comme ça
07:58le CV du Rassemblement National,
08:01mais ce qui est particulièrement intéressant,
08:02c'est que le Rassemblement National fait un tri entre les drames,
08:09justement pour pouvoir faire une récupération raciste et sécuritaire.
08:13Moi, ce que j'aimerais vous dire, c'est qu'en fait,
08:14ça participe à quoi de propulser ce concept-là
08:17de racisme anti-blanc et de racisme anti-français ?
08:20Je m'explique.
08:22Ça sert spécifiquement à nier la réalité du racisme en France,
08:31dans un pays impérialiste, qui a une histoire coloniale,
08:34esclavagiste et où, pardon de le dire,
08:36les personnes issues de l'immigration et de la colonisation
08:38sont discriminées à l'embauche et au logement.
08:41Et alors moi aussi, je me réjouis, en fait,
08:43je me bats pour que la violence ne soit plus dans cette société,
08:46que ce soit à travers des bagarres, des drames,
08:48des génocides, des guerres ou que sais-je.
08:50Mais la réalité, c'est qu'en fait, cette opération,
08:52ça vise justement à normaliser le parti dont vous faites partie,
08:55qui est l'un des premiers acteurs du racisme en France,
08:57que vous le vouliez ou non, M. Vallée.
08:59D'accord. Alors, je vais vous dire, madame,
09:00sur quel fait vous pouvez établir qu'on est l'acteur
09:02du premier racisme en France ?
09:04Le meurtre d'Ibrahim Ali,
09:06Grégoire de Fondas qui part de retournant en Afrique.
09:08Il y a déjà un élu du racisme.
09:09Le fait que vous soyez un parti issu des bafes-unisais,
09:12je peux faire très longtemps le CV comme ça.
09:14Et en fait, c'est très triste.
09:15Au final, vous voyez, vous êtes mis à la défensive
09:18et vous ne parlez même plus du jeune topard.
09:20On ne parle même plus de comment appliquer cette violence
09:23dans la société.
09:24Là, vous parlez l'un sur l'autre et on ne vous entend pas.
09:26Parce que monsieur, c'est à la défensive.
09:27Pas du tout. Je vous ai laissé parler.
09:29Je suis en train de parler.
09:30Donc, allez-y, continuez votre discours.
09:32Vous me demandez de faire votre CV, donc manifestement.
09:34Mon CV, vous le connaissez.
09:35Le CV du Rassemblement National.
09:37Je pense que vous jugez vu que les gens,
09:38Marine Le Pen et Jordan Bardella,
09:39ont déjà été condamnés pour du racisme et d'antisémitisme.
09:41Ce sont les patrons, vous savez.
09:42C'est comme les ministères.
09:43Jordan Bardella, c'est le patron du Rassemblement National.
09:45Marine Le Pen, elle est candidate.
09:46Est-ce qu'ils ont été condamnés pour des faits dont vous évoquiez ?
09:48Est-ce qu'ils ont déjà fait des ratonnades ?
09:50Est-ce qu'ils ont déjà tué quelqu'un
09:51qui plus est pour une couleur de peau, une religion ?
09:53Non.
09:53Donc, vous faites confiance à la voie de la justice
09:55et vous entendez le parquet quand il dit
09:56qu'il n'y a pas de circonstances agréables pour un racisme et blanc ?
09:58Je ne vous ai jamais entendu quand j'ai mes frères d'armes policiers.
10:00Attendez, je peux parler ou pas ?
10:01Qui est énervé ?
10:02Donc, je vous dis, madame, moi je suis calme
10:04et c'est des sujets que l'on traite avec sérieux
10:05et avec une priorité maximale.
10:06Dans ce cas-là, vous parlez du jeune Thomas ?
10:08Oui, mais j'ai parlé du jeune Thomas avant tout
10:10mais je peux parler aussi de mes frères d'armes
10:12qui, issus de l'immigration lorsqu'ils sont policiers,
10:14se font qualifier d'arkis
10:16par des jeunes issus de l'immigration dans certains quartiers
10:17parce qu'ils estiment que c'est des traites de s'engager pour l'État français.
10:20Mais madame, c'est la réalité que vous déniez.
10:22Et pardon, mais est-ce que vous savez que je suis issu de l'immigration espagnole ?
10:25Ce n'est peut-être pas celle que vous défendez.
10:26Non, vraiment, on ne parle pas de vous, monsieur,
10:27parce que si on commence à parler de moi, la liste serait longue.
10:29Ça vous gêne, ça vous gêne.
10:30En fait, dès que vous n'avez pas le monocole de votre discours victimaire,
10:34je peux parler ou pas, madame ?
10:35Alors, je ne fais pas un discours victimaire.
10:36Non, mais vous avez un discours victimaire.
10:37Vous niez l'expérience de millions de personnes dans la société française,
10:41dans un pays qui a une responsabilité historique dans le racisme
10:44et de comment est-ce qu'il s'est construit, simplement.
10:46J'ai un discours qui vise à dire que les discriminations,
10:49elles doivent être combattues sur le plan pénal.
10:51Ce n'est ni des ratonnades dans la rue,
10:52ce n'est ni sur les réseaux sociaux
10:53que doivent se faire les jugements ou la justice.
10:56Et donc, des tribunaux.
10:57Là, vous avez deux juges d'instruction indépendants
10:59qui assurisent la charge et la décharge,
11:00pardon de vous faire un cours de code de procédure pénale,
11:02et qui, eux, n'ont aucun intérêt politique
11:04ou aucun esprit partisan,
11:06y compris le vote d'extrême-gauche,
11:07qui vise à dire qu'il faille plaisir à quelconque parti que ce soit.
11:10La réalité, c'est qu'on est en train de détourner le débat
11:12sur la réaction de multiples personnalités d'extrême-droite
11:15qui parlent de francocides, à l'instar d'Éric Zemmour,
11:19de l'avocat qui, notamment dans les parties civiles,
11:22parle de racisme anti-blanc et de racisme anti-français.
11:24Et en plus, il y a cette espèce de confusion constante
11:26où d'un coup, on parle de couleur de peau,
11:28d'un coup, on parle de nationalité.
11:30La réalité, c'est que l'extrême-droite a perdu la bataille culturelle
11:33sur qui est français et qui ne l'est pas,
11:34sur la question de la couleur de peau,
11:35et qu'ils sont en train d'essayer de récupérer le débat
11:37sur la question du racisme anti-blanc.
11:39La réalité, c'est qu'aujourd'hui, la question,
11:41c'est comment est-ce qu'on met fin à la violence dans cette société,
11:44notamment parce qu'en fait, je pense qu'aujourd'hui,
11:46tout le monde est révulsé par le fait
11:49qu'un jeune homme puisse perdre la vie,
11:51et qu'en fait, l'extrême-droite,
11:53et dans toutes ses composantes possibles,
11:54que ce soit sur le plan politique, institutionnel,
11:57ou même dans la rue et sur le terrain,
11:58quand ils commettent des ratonnades,
12:00est en train d'organiser,
12:01est en train d'organiser une grande confusion.
12:04Madame Aïtoua Arabi,
12:05si je peux juste répondre,
12:06parce qu'elle a fait un long discours,
12:08on se croit à un meeting de la France Insoumise.
12:10Je vous dis, madame,
12:11la couleur de peau, chez nous,
12:12ça n'a jamais été un problème.
12:14Marine Le Pen l'a dit et redit.
12:16Je vais le dire à vos collègues.
12:17Je peux répondre pas, madame.
12:18Il y a quand même eu des propos qui ont été tenus par des...
12:21Je parle, je parle.
12:22Il faut le dire à vos collègues, pas à moi.
12:24Là, j'ai un plateau contre moi,
12:25ça ne m'effraie pas.
12:26Donc, je vous dis simplement,
12:27non, mais ça ne m'effraie pas.
12:28Je suis solide dans mes convictions,
12:30comme Marine Le Pen et Jordan Bardella.
12:31C'est du débat et de la contradiction.
12:33Très bien.
12:33Si je peux m'exprimer,
12:34la contradiction, c'est de laisser parler les personnes.
12:35Je ne sais pas de les empêcher de parler
12:37parce que les arguments gênent.
12:39Donc, je dis simplement, madame,
12:40que la couleur de peau dans notre parti
12:41n'a jamais été un problème.
12:43Marine Le Pen et Jordan Bardella
12:45accueillent les enfants de la République,
12:47quels qu'ils soient.
12:48Et pour moi, un Français, c'est un Français,
12:50quelle que soit sa couleur de peau.
12:51Et je vais même vous dire mieux,
12:52lorsque l'on se bat pour nos enfants,
12:54qu'ils soient des cités, des campagnes,
12:56des campagnes qui ont d'ailleurs moins de budget
12:57que les cités,
12:58eh bien oui, nous espérons qu'ils réussissent
13:00par le travail, l'effort et le mérite.
13:02J'en suis la première.
13:03Changez de parti, monsieur.
13:04Comme beaucoup de madame.
13:04Non, mon parti, madame,
13:06c'est celui qui est le premier à défendre
13:07tous les enfants.
13:08On n'est pas la France insoumise
13:09où on veut des gens racialisés.
13:10On est des rassemblements nationales
13:11qui veulent rassembler tous les Français,
13:12quelle que soit leur couleur de peau.
13:14Vous pouvez me regarder
13:14quand je vous parle à la main.
13:16Quand on a su ses convictions,
13:17on regarde les gens en face.
13:18Et j'espère également de tout cœur.
13:19Et je dirais juste une chose.
13:19De tout cœur, j'espère que vous changerez
13:21d'image au mon parti
13:21parce que vous êtes dans la caricature
13:23de l'extrême-gauche.
13:24Et je vais essayer de faire en sorte
13:25que Jordan Bardella,
13:26qui gagne un million d'euros
13:27avec trois peaux de peau.
13:27Oui, avec son talent d'écrivain.
13:29Ce n'est pas jalouse, madame.
13:30Juste à dire à ces personnes
13:31qui peuvent se sentir heurtées
13:32par ce genre...
13:32Et dans son livre,
13:33il a même parlé de gens
13:34issus de l'immigration.
13:36Vous l'avez pas lu.
13:36Qu'à toutes ces personnes
13:37qui se sentent heurtées
13:38par ce genre de débat,
13:40que les travailleurs blancs
13:41ou les travailleurs issus
13:42d'immigration
13:42ont bien plus de points communs,
13:44de galères communes
13:45et de combats à mener communs
13:47que par rapport
13:48à ce genre de débat.
13:50Vous avez lu le livre
13:50de Jordan Bardella
13:51qui parle des personnes
13:52issus de l'immigration.
13:53Vous poursuivez peut-être ce débat
13:55au plateau.
13:55C'est moi qui suis maître du temps.
13:58C'est pas parce qu'on donne
13:59des arguments qui ne vous plaisent pas
14:00qu'il faut lever le ton.
14:01Je n'élève pas du tout le temps.
14:03Je vous rappelle simplement
14:04que c'est moi qui suis
14:06maître du temps sur ce plateau.
14:07et quand on accuse
14:08un parti politique
14:09de ce non-véritier...
14:10Vous, madame,
14:11en tout cas,
14:11les invités sur votre plateau,
14:12on laisse la personne
14:13pouvoir s'exprimer jusqu'au bout.
14:14Je pense que j'ai écouté
14:15un mythique de la France insoumise.
14:16Je peux au moins avancer
14:17des arguments factuels
14:18et l'histoire de dire
14:19Jordan Bardella a gagné
14:20un million d'euros.
14:21Pardon s'il a des talents
14:22d'écrivains.
14:22Si ses livres intéressent
14:23les Français,
14:24il n'a pas payé les Français
14:25pour acheter ses bouquins.
14:26Donc, madame,
14:27lisez le livre.
14:27Il parle même d'enfants
14:28issus de l'immigration.
14:29Ça vous donnera une autre image.
14:30Je le redis,
14:31même si ça vous fait mal aux oreilles.
14:32Non, non, ça ne me fait pas mal aux oreilles.
14:33Ce n'est pas le problème.
14:34C'est un autre débat.
14:35Je vous remercie d'avoir échangé
14:39sur ce plateau avec nous.
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