- il y a 5 semaines
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bienvenue dans BFM Grand Soir, cinquième jour de mobilisation des agriculteurs et cette question.
00:04Le gouvernement, par exemple, a calmé la colère agricole.
00:07Vous les voyez là, nos équipes qui sont mobilisées un petit peu partout en France.
00:12La ministre Annie Gennevard a été avec les éleveurs en Occitanie aujourd'hui
00:15et elle défend sa stratégie, c'est-à-dire l'abattage systématique des troupeaux infectés
00:20par la dermatose nodulaire, mais elle accepte d'élargir la zone de vaccination dans le sud du pays
00:26et fait donc un pas vers les éleveurs.
00:28Est-ce que ça suffira ? Les éleveurs poursuivent leur mobilisation.
00:32Vous le voyez là, on va tout de suite aller retrouver Marion Russel.
00:35Vous, vous êtes sur l'A64 en Haute-Garonne à Carbone.
00:40La mobilisation ne faiblit pas et j'allais dire pire encore, elle va continuer et même peut-être jusqu'à Noël.
00:47C'est les menaces en tout cas, c'est ce que menacent de faire les agriculteurs avec qui vous vous trouvez.
00:54Oui, c'est même la demande qui a été formulée par Jean-Belain des agriculteurs
00:57qui s'est porté en porte-parole ici sur ce point d'obstacle historique et symbolique aussi
01:03qui avait déjà été occupé il y a deux ans.
01:05Restez jusqu'à Noël s'il le faut en l'absence de réponse de la part de la ministre de l'Agriculture.
01:09On est avec Florent qui est mobilisé ici.
01:13Vous êtes vous aussi éleveur, agriculteur en polyculture également.
01:16Pas de réponse de la part d'Annie Gennevar, c'est ce qui semble ressortir en tout cas ici et le sentiment qui prédomine.
01:23Dans quel état d'esprit est-ce que vous êtes ?
01:26On est désespéré de la situation et de voir qu'on n'est pas entendu.
01:32Tout à l'heure lors d'une prise de parole, il y a eu un appel à rester à Noël s'il le faut.
01:36Lors des fêtes de fin d'année, est-ce que c'est quelque chose que vous envisagez ?
01:40Est-ce que c'est nécessaire ?
01:41Bien sûr, on l'envisage, c'est nécessaire et on ne bougera pas tant qu'on n'a pas des réponses positives
01:47ou au moins une avancée sur le dossier.
01:50Pour le moment, on n'a rien.
01:54On sent beaucoup de fatigue aussi, vous dites, on est désespéré, désespoir.
01:58Est-ce que ça peut tenir ?
01:59Est-ce que les forces autour de vous semblent être motivées, semblent pouvoir tenir et s'organiser
02:04pour rester plusieurs jours, plusieurs semaines ?
02:06Oui, bien sûr, on va tenir.
02:08Quoi qu'il arrive, on tiendra, on va s'organiser, on va faire des rondes,
02:13mais c'est sûr qu'on ne lâchera pas.
02:16Merci beaucoup.
02:17On entend cette colère, on entend aussi le désespoir, le mot est fort, le mot est choisi.
02:21Parce qu'ici, même si personne n'envisage d'arrêter, de se mobiliser,
02:25forcément il y a beaucoup de fatigue.
02:26Ils continuent à travailler sur leurs exploitations la journée, mais ils viennent ensuite ici.
02:29Vous le voyez, autour de moi, il y a encore plusieurs dizaines, peut-être centaines de personnes qui sont présentes.
02:33Certains vont dormir sur place.
02:34Il y a des points pour faire à manger, pour se ravitailler.
02:37Et ils comptent rester demain et les jours ensuite, s'il le faut.
02:40Merci beaucoup Marion Russel avec Nassim Gomery à la caméra.
02:43On va aller du côté de Sesta à présent.
02:45Retrouvez Clémence Renard, racontez-nous l'atmosphère sur place.
02:49Là encore, on compte tenir encore plusieurs jours ?
02:54Oui, il y a certains agriculteurs, comme les agriculteurs avec qui se trouve Marion Russel,
02:59qui nous disent qu'ils comptent rester jusqu'à Noël et même jusqu'au 31 décembre s'il le faut.
03:05Le point de blocage sur la 63, lui, il s'est mis en place hier aux alentours de 22h.
03:09Il y a toujours plusieurs dizaines d'agriculteurs et de tracteurs qui sont sur place.
03:13C'est un point qui est stratégique puisqu'on est là dans le sens de Bordeaux.
03:16On va en direction de Bordeaux et ceux qui sont ciblés sur ce point,
03:20ce sont les camions de transport de marchandises qui transportent notamment des denrées alimentaires
03:25et qui proviennent d'Espagne et du Portugal pour dénoncer la surtransposition des normes françaises.
03:30Je vous propose justement d'écouter Ludovic à ce sujet.
03:33Il est vice-président de la coordination rurale de la Gérône.
03:36Il est au micro du Godor Semaine.
03:39Tout ce qui arrive à l'étranger, ils n'ont pas les mêmes normes que nous.
03:41et nous, on nous empêche des produits, des phytosanitaires
03:47et au final, on fait venir des produits de l'étranger
03:49et qui ont beaucoup plus de produits que nous.
03:52En tant que viticulteur, on nous a promis une prime de 130 millions d'euros
03:57et ça a été dit 70 millions d'euros de suite, 60 millions d'euros plus tard
04:03et au final, ça sera au moment de voter le budget.
04:07Et comme ils se tirent tous dans les pattes, le budget n'est pas prêt d'être fait.
04:09Donc aujourd'hui, on n'a toujours pas de réponse sur la prime d'arrachage.
04:13Voilà, donc plusieurs dizaines d'agriculteurs qui sont toujours très motivés,
04:17je vous le disais, qui resteront là plusieurs jours jusqu'à la fin de l'année s'il le faut.
04:22Et nous, depuis tout à l'heure, on entend des automobilistes qui viennent de l'autre côté
04:26qui klaxonnent quand ils passent, les agriculteurs, pour témoigner leur soutien.
04:30Merci beaucoup Clémence, avec Hugo d'Orsemène derrière la caméra, autour du plateau, je vous le disais.
04:36Edwige Chevrillon, Stéphane Manigold, Néla Latrousse qui nous a rejoints.
04:40On est également avec notre invité Antoine Oberdov, journaliste politique à l'Opinion.
04:45Bienvenue à vous.
04:46Et nos invités qui nous ont rejoints à l'instant.
04:48Thomas Giber, vous êtes porte-parole de la Confédération Paysanne.
04:51Bienvenue à vous sur ce plateau.
04:53Et Jeanne Brugère-Picou, vous êtes vétérinaire, professeur honoraire de l'École nationale vétérinaire d'Alfort.
05:00Une première question pour vous, Thomas Giber, on a entendu ces demandes même.
05:04Ce ne sont pas que des appels, ce sont des demandes à rester sur ces points de blocage jusqu'à Noël,
05:09voire même jusqu'au 31 décembre.
05:12Qu'est-ce que vous appelez, vous, à faire en tant que porte-parole de la Confédération Paysanne ?
05:17Eh bien, face à la situation où on voit bien que la ministre campe sur ses positions,
05:21on ne voit pas d'autre choix, bien sûr, que de continuer à se mobiliser, continuer les blocages.
05:28Et nous, clairement, il faut s'imaginer, on ne s'imagine même pas la détermination des paysans et des paysannes sur le terrain.
05:34Donc, bien sûr, on va continuer jusqu'au fait, s'il le faut, et on pourra peser sur l'économie s'il y a besoin.
05:42Et aujourd'hui, on ne peut pas rester sur une position dogmatique de la ministre,
05:49alors que l'immense majorité du monde agricole, aujourd'hui, soutient notre position.
05:55Est-ce que réellement, il n'y a pas eu d'infléchissement aujourd'hui ?
05:59Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, est descendue sur place en Occitanie pour rencontrer les éleveurs.
06:05Elle dit, je suis la science.
06:08C'est-à-dire que, pour l'instant, la position la plus efficace, c'est d'abattre, lorsqu'il y a un cas d'infection,
06:14à battre tout le troupeau. Mais elle dit, pardon, je vais au bout de mon propos,
06:18mais elle dit, la vaccination, là-dessus, on va évoluer, on va vacciner jusqu'à un million de bovins supplémentaires.
06:25Ça, c'est un enfléchissement, quand même, de la part du gouvernement.
06:28Oui. Nous, ça fait des mois qu'on demande l'élargissement de la vaccination,
06:32et on nous a traité d'irresponsables quand on portait ça,
06:37alors même qu'on sait très bien que, scientifiquement, c'est la solution la plus importante.
06:42Et en plus de ça, il y a bien cette étude de l'EFSA qui montre que,
06:45lorsque la couverture vaccinale est effective,
06:47il n'y a pas de différence entre abattage total et abattage sélectif.
06:52Donc aujourd'hui, la sortie de crise, elle est là.
06:55Elle est dans l'annonce de la ministre à annoncer la fin de l'abattage total
06:59et l'élargissement sur l'ensemble du territoire de la vaccination.
07:02Voilà. Vous vous demandez d'arrêter l'abattage systématique,
07:05abattre seulement les animaux infectés, malades,
07:09et élargir la vaccination.
07:11Tous les Bouvins, vous souhaiteriez agir, Edwige ?
07:13Oui. Juste un point, c'est qu'en fait, on voit qu'il y a plusieurs colères.
07:17Il y a la colère, effectivement, qui est liée à l'abattage,
07:19qui est liée à ce qu'il faut le faire ou pas le faire,
07:21la réaction de la ministre un peu tardive, jusqu'où elle va aller.
07:24Et puis derrière, on a entendu le témoignage tout de suite de quelqu'un qui disait
07:28mais on a des coûts de travail trop élevés, on a des problèmes phytosanitaires,
07:34il y a un problème de transposition des normes et c'est pour ça que notre agriculture française
07:38ne peut pas s'en sortir, ce qui est totalement exact.
07:41Mais on voit bien qu'il y a une sorte d'agrégation de la colère paysanne
07:44qui est en train de se prendre et c'est peut-être le danger de cette situation.
07:47Peut-être qu'on peut voir la carte, justement, des blocages actuellement.
07:51Elle est assez révélatrice.
07:52Alors, elle a sauté, me dit-on, mais elle va revenir, cette carte.
07:57Et quand on regarde la carte, c'est assez flagrant de voir à quel point
08:00cette colère agricole qui couvait finalement depuis des années,
08:05depuis au moins début 2024, vous la voyez là, ça se répand, elle a la trousse.
08:10Et c'est exactement ce que craignait le gouvernement.
08:13Oui, c'est simple, on a les chiffres sous les yeux.
08:16Hier, le ministère de l'Intérieur a dénombré 30 actions
08:19avec un peu moins de 1 000 agriculteurs déployés sur le terrain.
08:25On est à trois fois plus aujourd'hui.
08:26On est à 3 000 personnes et on est à 45 actions dans le pays.
08:31Donc, on voit qu'effectivement, c'est une colère qui commence à faire tâche
08:36et qui commence à agréger effectivement d'autres craintes
08:40puisque dans la semaine, il y a ce Conseil européen,
08:45cette échéance pour avancer sur le Mercosur
08:49et avaliser un accord de libre-échange avec l'Amérique du Sud.
08:53C'est hasard du calendrier, ça ne tombe pas très bien pour le gouvernement.
08:55Hasard du calendrier.
08:56Il se trouve que, par ailleurs, il y a aussi en ce moment
08:59la renégociation des crédits de la PAC
09:01pour la période qui s'ouvre en 2027
09:04et qu'il y a des inquiétudes sur ce que la Commission a en tête
09:07en termes d'enveloppes et de comment se récalculer l'enveloppe.
09:10Il faut réduire l'enveloppe.
09:12Il y a, par ailleurs, un mécanisme carbone aux frontières.
09:15Et ça, si vous voulez, nous, ça faisait des semaines à BFMTV,
09:19nos différents interlocuteurs, chacun évoquait une partie du sujet
09:22en disant, par exemple, ce mécanisme carbone aux frontières
09:24qui vise à rendre l'Europe plus vertueuse,
09:26ça va surenchérir le coût des engrais pour les agriculteurs.
09:30Donc, si vous additionnez un peu tout cela
09:32et qu'on dézoome un peu et qu'on avance le calendrier
09:35vers le mois de février, le salon de l'agriculture
09:37qui, traditionnellement, donne lieu aussi...
09:39Ça, c'est normal, quand il y a un grand rendez-vous
09:41dans un secteur donné, ça donne lieu à des revendications
09:43puisque c'est le moment où vous pouvez faire avancer des dossiers.
09:46Ça annonce de longues semaines
09:48et, a priori, pas beaucoup de grains à moudre pour le gouvernement
09:53puisqu'on voit que le budget peine à être négocié.
09:56Donc, là où, avant, il était facile, entre guillemets,
09:58de signer un chèque et de sortir de l'argent en disant
09:59« on va régler ça avec plus de moyens »,
10:02là, aujourd'hui, le gouvernement a un peu moins de marge de manœuvre de ce côté.
10:05Il y a vraiment plusieurs tableaux.
10:07On est avec Thierry Coué.
10:08Vous êtes secrétaire général adjoint de la SNSEA.
10:10Vous êtes éleveur en Bretagne.
10:12Intéressant de rappeler que, dans ce conflit, j'allais dire,
10:15il y a deux points de vue.
10:16Les syndicats ne sont pas tous d'accord.
10:19Merci d'être avec nous.
10:20Je ne sais pas si vous m'entendez.
10:22Est-ce que vous êtes bien là, Thierry Coué ?
10:24Oui, vous êtes là.
10:24Oui, je vous entends très bien.
10:26Comment vous défendez-vous ?
10:28La SNSEA est plutôt sur la ligne du gouvernement
10:30et des vétérinaires qu'on va entendre dans un instant,
10:34c'est-à-dire de dire que la solution la plus efficace,
10:37c'est l'abattage systématique du troupeau.
10:41Écoutez, cette maladie est une belle saloperie.
10:44Et donc, ce qu'il faut, c'est vraiment s'en débarrasser le plus tôt possible.
10:48Et donc, nous, on reste sur le protocole décidé par les sachants
10:57et les sachants sont plutôt les épidémiologistes et les vétérinaires.
11:04Et donc, je ne vois pas pourquoi on changerait aujourd'hui notre fusil d'épaule,
11:08étant donné qu'on a eu plutôt des réussites là où, dans les deux Savoies, par exemple,
11:15on a suivi le protocole de l'État et des sachants.
11:21Maintenant, effectivement, on entend de tout aujourd'hui et surtout des fake news.
11:28Donc, voilà, aujourd'hui, en tout cas, dans l'état actuel de la science
11:33et de ceux qui savent mettre en place un plan sanitaire,
11:40et au niveau européen, nous, on restera fidèles à cette mesure à partir du moment
11:51où c'est bien l'éradication qui est demandée et c'est l'éradication que l'on veut.
11:57Il faut quand même savoir, pour ceux qui ont vécu avec des animaux malades de cette maladie-là,
12:05que ces animaux, ils ont demandé, pour ceux qui refusaient au départ,
12:09ils ont demandé ensuite aux vétérinaires d'intervenir parce que c'était intenable.
12:14Voilà. Et donc, quand vous vivez avec des animaux complètement malades,
12:19sans pouvoir les soigner, comment vous voulez faire ?
12:22À un moment donné aussi, il faut être un peu raisonnable.
12:26C'est difficile. Moi, je suis éleveur aussi.
12:29C'est difficile, mais on ne se bat pas que pour soi.
12:33On se bat aussi, et c'est toute la différence entre une éradication totale,
12:42c'est-à-dire avec... On protège les autres lorsque l'on est atteint,
12:47en dépeuplant, en fait, son atelier.
12:51Donc, c'est ça aussi qu'il faut faire comprendre.
12:53C'est dur, c'est difficile, mais on travaille aussi pour les autres dans ces cas-là.
12:58Et beaucoup de témoignages de ceux qui l'ont vécu peuvent vous le dire.
13:03Merci, Thierry Coué. Autre son de cloche du côté de José Pérez.
13:07Vous, vous êtes président de la coordination rurale de Lotte-et-Garonne.
13:09Vous avez dû entendre votre collègue à l'instant qui lui dit
13:13qu'il faut faire confiance aux sachants.
13:16Oui, c'est toujours facile de parler quand on n'est pas concerné.
13:19Vous irez dire ça à un éleveur qui est concerné.
13:22Il ne va pas du tout vous dire la même chose.
13:23J'ai participé à un abattage dans le 66 chez un jeune de 23 ans.
13:27Et bien, sa vache, la vache qui était malade,
13:30le lendemain, elle était moins malade.
13:32Elle allait mieux, elle recommençait à manger.
13:34Enfin, moi, j'ai changé tous les jours, ce jeune, il m'appelle.
13:38Tous les jours, il me dit son élevage dans l'état qu'il est.
13:41Il a abattu 15 vaches pour sauver le reste de son troupeau.
13:45Et enfin, quand vous êtes concerné, je vous garantis que vous ne parlez pas comme ça.
13:49Enfin, aujourd'hui, la politique de la FNSEA, c'est la politique que mène Mme Gennevard.
13:56Puisque Mme Gennevard écoute M. Rousseau de la FNSEA.
13:59Et c'est une mauvaise politique.
14:01Aujourd'hui, il faut arrêter cet abattage total.
14:04Il faut faire confiance aux agriculteurs.
14:06Il faut faire confiance aux éleveurs.
14:08Moi, je ne suis pas du tout éleveur.
14:10Mais quand un éleveur me dit, écoute, moi, je ne suis pas d'accord pour abattre mes vaches.
14:14J'abats juste la vache malade.
14:16Et le reste, on voit, on les met en quarantaine, on les isole, on vaccine.
14:20Parce que la vaccination, bien évidemment que la vaccination, il faut la faire.
14:24Bien évidemment que Mme Gennevard est très en retard sur la vaccination.
14:27Il faut lancer une campagne de vaccination massive dans toute la France.
14:31Et il faut arrêter ça.
14:33Demain, si on n'a plus de vaches, on n'aura plus rien à vendre.
14:36Aujourd'hui, par principe de précaution, on ne peut pas abattre.
14:39Mais par principe de précaution, demain, on va tous crever parce qu'il n'y aura plus de vaches.
14:43Et vous savez, quand il manque des vaches partout en Europe,
14:47et quand on voit le manque qu'il y a, ça c'est un peu comme la grippe aviaire.
14:52Par principe de précaution, on n'avait jamais voulu vacciner.
14:56Et finalement, on s'est rendu compte qu'après la vaccination, tout le monde voulait des canards.
14:59C'est bizarre quand même.
15:00Merci José Pérez.
15:04Alors, vous dites, Annie Gennevard, elle suit l'avis d'Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA.
15:09Mais elle suit peut-être aussi l'avis des scientifiques, des médecins.
15:14On est en plateau avec Jeanne Brugère-Picou.
15:16Vous êtes vétérinaire.
15:18Ce que je disais, rappelons le protocole sanitaire très strict qui a lieu actuellement.
15:22C'est-à-dire l'abattage du troupeau touché, de tout le troupeau qui est touché.
15:28Une interdiction de déplacement des animaux dans ce même périmètre.
15:31Et une vaccination d'urgence de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone où un cas a été détecté.
15:38Vous vous dites ça ?
15:39L'abattage systématique, c'est la seule solution pour sauver la filière aujourd'hui ?
15:44Tout à fait, parce qu'il ne faut pas oublier que nous étions indemnes de cette maladie.
15:48Quand elle est apparue, il faut savoir que c'était juste quelques bovins venant d'Italie.
15:52Et nous avons vu que dans les deux Savoies, en peu de temps, parce que je me rappelle, je suis savoyarde,
15:58et j'ai vu que fin juillet, quand on a commencé en 18 juillet de vacciner,
16:04fin juillet, j'ai osé dire, fin août nous serons rassurés.
16:07Et fin août, il n'y a plus eu un cas à partir du 21 août dans les deux Savoies.
16:12Le seul problème, c'est qu'on a déplacé des animaux qui sont des véritables bombes à virus
16:18avant vers d'autres pays, le temps de département et le temps qu'il y ait, en fait, déclaration de la maladie,
16:27ça a fait autant de points de chute.
16:28Alors, soit dans le Rhône, il n'y a eu qu'un seul cas, dans l'Ain, dans le Jura, dans le Doubs.
16:33Là, ce coin-là est quand même maintenant sous contrôle.
16:36Mais maintenant, on est quand même encore en évolution au niveau des Pyrénées,
16:40parce que c'est parti quand même dans les Pyrénées-Orientales.
16:44Ça a touché la Catalogne.
16:45Je peux vous dire que la Catalogne, maintenant, ils n'ont plus de cas
16:47parce qu'ils ont été extrêmement sévères.
16:49Ils ont surtout fait attention qu'il n'y ait pas de déplacement d'animaux
16:51parce que le problème, ce sont les déplacements d'animaux.
16:54Vous avez vu les sauts de 100 kilomètres vers la Haute-Garonne, vers l'Ariège, etc.
16:59Et ça, il faudrait peut-être les trouver, les malfaisants qui ont, en fait, déplacé des animaux.
17:05Elle l'a redit, Annie Gennevard, d'ailleurs, c'est passible de très lourdes sanctions.
17:08Oui, mais ça, c'est vrai que le déplacement des animaux, moi, quand je passe des coups de fil,
17:11j'ai du mal à comprendre comment, par exemple, il y a une dizaine de jours,
17:16à Rabastens-de-Bigorre, dans le Haut-Pyrénées, s'est tenu un concours de vaches grasses.
17:19Vous avez sur place plus d'une centaine de bêtes qui étaient là, en contact les unes avec les autres,
17:25accélérant potentiellement, en tout cas, la propagation du virus.
17:28Et ça, ça fait partie des piliers du protocole vaccinal sur lesquels, à mon sens, on peut s'entendre,
17:33et qui ne sont pas, à date, respectées.
17:36J'ajoute que les conditions dans lesquelles vos confrères et consoeurs praticiens vétérinaires exercent
17:41sont de plus en plus difficiles.
17:42On a désormais des témoignages des vétérinaires qui seront sous escorte.
17:47Et vous avez raison, vous savez quoi, on va en parler dans un instant,
17:50parce que c'est un vrai sujet, mais on a nos équipes qui nous attendent,
17:52alors que les mobilisations se poursuivent.
17:54On a une équipe à Albi, Célia Vallée, racontez-nous un petit peu ce qui se passe ce soir autour de vous.
17:59C'est la preuve.
18:00Alors, on est en plein dans le compte-rendu des représentants syndicaux
18:04qui étaient aujourd'hui avec la ministre de l'Agriculture.
18:06Vous allez voir sur les images de Margot Sèvres.
18:08Voilà, ils sont nombreux, les agricultures, ce soir à Albi,
18:11a bloqué cette nationale et a écouté ce compte-rendu, donc,
18:14des représentants qui étaient avec la ministre,
18:16qui maintient l'abattage complet du cheptel.
18:19Laurent, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de cet abattage ?
18:21Qu'est-ce que ça représente pour vous, qui êtes éleveur ?
18:23Mais nous, l'abattage, c'est hors de question.
18:26L'abattage, c'est toute une vie d'un éleveur qu'on met par terre.
18:30Et ça, c'est inadmissible.
18:32On est vraiment tous debout contre cette mesure.
18:36C'est vraiment la mesure qu'on n'acceptera jamais.
18:39Aujourd'hui, on voit bien que ça ne marche pas.
18:41Ça ne marche pas.
18:42Ça a été dit que tout était sous contrôle, mais ce n'est pas vrai.
18:46Ça explose de plus en plus et on ne l'arrêtera pas.
18:49À part d'estimer des vies et tout un travail,
18:53c'est tout ce que ça va arriver à faire.
18:54Ça vous donne envie de rester, de continuer à se mobiliser ?
18:58Ah oui, bien sûr, on ne partira pas tant que cet abattage total
19:01n'aura pas été complètement radié du discours de la ministre.
19:06On ne veut plus d'abattage total. Point.
19:08Merci beaucoup, Laurent.
19:09On vous laisse écouter le compte-rendu de ces représentants syndicaux.
19:13Ici, il y a environ 300 agriculteurs, des éleveurs,
19:16mais aussi des personnes qui sont venues en soutien à ces éleveurs
19:19qui sont concernés par cette DNC.
19:22Et la manifestation, on n'est pas prête de s'arrêter ici.
19:24La dermatose nodulaire contagieuse.
19:26Merci beaucoup.
19:27Merci, Célia Vallée, avec Margot Sèvres.
19:30Thomas Ghibert est toujours avec nous en plateau.
19:32C'est vrai que nous, on est en plateau.
19:34Effectivement, j'allais dire, on commande cette actualité,
19:37mais on entend aussi quand même la détresse de ces agriculteurs
19:42à qui on tend le micro et qui nous disent
19:43si on abat systématiquement tout le troupeau,
19:47c'est tout le travail d'une vie qui est détruit.
19:50C'est nos vies à nous qui sont détruites.
19:52C'est ce que vous ressentez, vous, aussi ?
19:54Oui, bien sûr.
19:55On n'imagine pas la souffrance que c'est.
19:57Nos animaux, c'est bien plus que notre outil de travail.
19:59C'est nos vies.
20:01Mais je voudrais quand même revenir sur une chose
20:03qui commence vraiment à m'énerver,
20:05c'est de nous faire passer pour des antisciences.
20:07Nous, nous basons sur des faits scientifiques également.
20:11Je tiens à rappeler qu'il y a déjà eu une crise sanitaire de DNC
20:15sur le territoire français.
20:17C'était en 1992, sur l'île de la Réunion.
20:19Sur l'île de la Réunion, il a été mis en place
20:22un protocole de vaccination sur l'ensemble du territoire
20:25avec de l'abattage partiel des animaux malades
20:29qui étaient même envoyés à l'abattoir
20:31et dont on utilisait la viande.
20:33Quand on va demander l'avis des éleveurs de la Réunion
20:38de cette crise sanitaire, ce n'est pas un traumatisme.
20:42Ce n'est pas un traumatisme pour une bonne et simple raison.
20:46C'est qu'on n'a pas fait d'abattage total systématique.
20:48Donc aujourd'hui, ce que l'on veut dire quand même,
20:51c'est qu'il y a une autre manière de faire.
20:54Il y a un protocole alternatif qui fonctionne.
20:57Et aujourd'hui, la seule boussole de la politique sanitaire
21:01qui a été choisie, c'est la boussole libérale
21:04qui impose des normes sanitaires qui n'ont aucun sens.
21:08Par exemple, Thomas Ghibert, vous pensez qu'en tenu
21:12de nos standards sanitaires, cette viande sera jugée
21:16propre à la consommation dans nos supermarchés ?
21:18Il n'y a pas de contamination.
21:21Mais vous pensez qu'il y aura des consommateurs ?
21:22Non, mais en vrai, ce n'est pas le sujet.
21:24Le sujet, ça fait partie des arguments.
21:27Excusez-moi, mais le sujet, c'est l'abattage total, il me semble.
21:30On ne va pas commencer à faire des fausses polémiques.
21:33Mais vous parlez de quelle viande ?
21:34Vous parlez de la viande qui a subi une vaccination ?
21:37Bien sûr, la viande non seulement qui a subi une vaccination,
21:39mais par exemple, on parle aussi des porteurs sains du virus.
21:42Est-ce que vous pensez que cette viande pourra être propre à la consommation ?
21:46Les porteurs, c'est les services sanitaires qui sortent des abattoirs et qui contrôlent ça.
21:50Je crois que c'est au-delà du sujet qu'on est en train de voir.
21:53Il est bien plus large et je pense qu'on sous-estime la colère du monde paysan.
21:56J'étais il y a une semaine auprès d'un éleveur.
22:00Il faut dire les choses.
22:01Cet éleveur me dit qu'il gagne 750 euros par mois.
22:04750 euros par mois.
22:06Et quand ça va très bien, il en gagne 1500.
22:10Voilà le monde paysan dans lequel on est.
22:13J'ai fait une note à l'ensemble de mes chefs ce week-end,
22:17puisque la filière du chou-fleur va très mal.
22:20Il est en train d'être massacré dans ce pays.
22:22Il n'y a plus de consommation.
22:24Même la grande distribution a appelé les Français à consommer du chou-fleur.
22:27Ils vont très mal.
22:28Vous prenez les éleveurs de volailles, le chapon de Noël.
22:32Vous avez des préfets qui ont dit à des éleveurs de volailles,
22:37vous ne pouvez pas vendre, on va les vacciner,
22:39vous ne pourrez pas les vendre avant 30 jours.
22:42Donc c'est-à-dire après Noël, il y a des abattages.
22:47Pardon ? On ne vaccine pas, mais on ne vaccine que les canards.
22:51En tout cas, peut-être sur le foie grave, vous avez peut-être raison.
22:55Mais il y a eu des vagues d'abattages ou de vaccinations.
22:59Et derrière, on leur dit, vous pourrez les vendre, mais après les fêtes.
23:02Donc en fait, on a un monde paysan qui est malade.
23:04On a un monde dangereux.
23:06Et on ne se dit pas, mais tiens, la souveraineté nationale,
23:09elle commence d'abord par la protection de nos agriculteurs.
23:11Elle commence d'abord par la protection de celles et ceux qui nous nourrissent.
23:14Mais sauf que j'ai l'impression, pardon, que ces débats-là, on les a de façon cyclique.
23:17On en a beaucoup parlé aussi lors de la crise début janvier 2024.
23:21Il n'y a rien, et je vais vous poser la question à vous directement,
23:23la question du revenu des agriculteurs était au cœur de ces semaines de mobilisation.
23:29Mais il faut privatiser.
23:30Est-ce qu'il y a eu depuis, donc quasiment deux ans maintenant, des améliorations à ce niveau-là ?
23:35Mais bien sûr que non.
23:36Malheureusement, il n'y a aucune réponse systémique à la question du revenu.
23:39On sait pertinemment que sans régulation du marché,
23:42sans l'obtention d'un prix minimum garanti rémunérateur, ça ne changera pas.
23:47Donc aujourd'hui, nous, ce que l'on demande, et notamment cette semaine où il y a le Mercosur
23:53qui risque d'être en phase d'être signé, c'est l'arrêt de cette folie libérale
23:58qui broie les éleveurs pour d'innombrables raisons.
24:02Le Mercosur, on rappelle, c'est le traité de libre-échange entre l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique.
24:08Et aujourd'hui, je finis, il ne s'agit pas uniquement d'une crise sanitaire,
24:12il s'agit d'une crise politique et notamment une crise de gouvernance,
24:15puisque aujourd'hui, la ministre n'a d'oreille que pour les représentants de l'AFNSEA.
24:22Non, non, non, pour les scientifiques, excusez-moi, elle écoute les scientifiques.
24:26Excusez-moi, vous me laissez parler, s'il vous plaît.
24:29Les scientifiques, il y a d'autres avis que le vôtre, s'il vous plaît.
24:33Et il y a aussi l'avis de la Fédération européenne des vétérinaires
24:36qui porte notre position.
24:40Donc au bout d'un moment, ça suffit.
24:41Jeanne Beaujard-Picou, jeanne Beaujard-Picou.
24:42Non, non, là, vous parlez de l'avis des vétérinaires,
24:45c'était un document général sur la vaccination.
24:49Et si vous regardez bien dans les textes,
24:51c'est marqué effectivement qu'on peut faire des abattages.
24:54C'est marqué qu'on peut faire des abattages et des abattages totaux quand il s'agit.
24:58Non, et des abattages particiels.
25:00Et l'EFSA le dit aussi, quand on est dans une zone,
25:03comme c'est le cas en France, qui est indemne,
25:06il faut surtout tuer, faire un dépeuplement.
25:09Il faut vacciner, madame.
25:11Attendez, laissez-la aller au bout de son propos.
25:13On fait un dépeuplement total parce qu'il faut empêcher la circulation du virus
25:18et on vaccine et c'est comme ça qu'on a réussi en Savoie.
25:22On a réussi en Savoie, on a réussi dans l'Ain.
25:24Donc pardon, mais alors la solution que propose une partie des éleveurs,
25:29des agriculteurs, qui est d'abattre les vaches qui sont contaminées
25:33et de vacciner le reste du troupeau, ça, ça ne marche pas.
25:37C'est une aberration parce que quand vous avez 2-3 animaux qui sont malades,
25:41vous en avez 50% qui sont en incubation, qui vont être malades
25:44ou qui sont asymptomatiques.
25:46Comment ça s'est passé à La Réunion ?
25:47À La Réunion, c'est un très bon exemple, c'est 92.
25:5092, La Réunion, c'est près de l'Afrique du Sud.
25:53Et il y avait 20 000 bovins.
25:5430 000.
25:5530 000, vous voyez, il n'y en avait pas beaucoup.
25:57En tout cas, à l'époque, à l'époque, c'était une maladie exotique.
26:03La Réunion était exotique.
26:05Et depuis 2010, regardez bien ce qui s'est passé.
26:07Depuis 2010, c'est parti dans les Balkans.
26:10Après, c'est parti...
26:11Vous changez de sujet ?
26:12Non ?
26:13La Réunion, moi je vous parle de la Réunion.
26:14Moi, je parle de la dermatose nodulaire.
26:16Et des problèmes qu'on a au niveau international.
26:19Moi, je vous parle de la dermatose nodulaire à La Réunion.
26:21Oui, mais c'est un énergie, on peut sortir de La Réunion.
26:24On veut juste le même protocole que La Réunion.
26:27C'est intéressant de voir ce qui s'est passé à 12h.
26:29C'était 92, moi je vous parle.
26:31Et alors, qu'est-ce qui a changé ?
26:33Les vaccins.
26:34Les vaccins ont changé.
26:35Ce ne sont plus les mêmes vaccins.
26:36On utilisait des vaccins hétérologues.
26:37Excusez-moi, mais là, vous dites...
26:39Ah si, si, si.
26:40Excusez-moi, je connais ce sujet.
26:41Qu'est-ce que vous dites ?
26:42On utilisait des vaccins hétérologues
26:43qui étaient d'ailleurs des capripox d'origine ovine
26:46et qui n'étaient pas toujours efficaces d'ailleurs.
26:48Et alors, du coup, aujourd'hui, on a des vaccins plus efficaces.
26:50Donc, attendez, expliquez-nous...
26:52Attendez, attendez, expliquez-nous, effectivement, parce que La Réunion est un cas intéressant.
26:56Pourquoi est-ce que ça ne peut pas expliquer le...
26:5892, ce n'était pas encore très au point.
27:00Et on n'a pas utilisé les vaccins qu'on utilise maintenant,
27:03qui sont des vaccins inactivés, utilisés d'ailleurs en Afrique du Sud,
27:07excusez-moi, utilisés en Afrique du Sud,
27:10qui sont très efficaces et pour lesquels on sait qu'on sera tranquille pendant un an.
27:15Les vaccins du temps de La Réunion n'étaient pas les mêmes.
27:19Et surtout, il faut savoir qu'il y avait 30 000 bovins
27:21et on n'avait pas encore l'extension en dehors de l'Afrique,
27:25parce que La Réunion, c'est près de l'Afrique,
27:27l'extension qui est arrivée en 2010.
27:30N'oubliez pas les Balkans, c'est arrivé après en Grèce.
27:33On a arrêté en 2018 la dermatose en vaccinant et en abattant de façon...
27:40Professeur, on n'a rien fait...
27:41Un dernier mot et ensuite on retournera sur place à Carbone.
27:44C'est pas un scientifique qui vous appartient.
27:46Mais néanmoins, je constate une chose,
27:48c'est que s'ils vont mal aujourd'hui,
27:51c'est parce qu'on consomme mal, nous, à la base.
27:53Et c'est que...
27:54Je termine, je ne vous ai pas coupé.
27:55Et c'est qu'aujourd'hui, on est en train de fermer les yeux.
27:58Par exemple, vous avez un ministre dans mon secteur,
28:00M. Papin, qui dit tout simplement
28:02le fait maison, c'est les ovoproduits,
28:05c'est des œufs qui sont séparés, on n'a plus besoin de casser.
28:07Non, c'est pas un autre sujet.
28:08C'est parce qu'on est en train de nous expliquer aujourd'hui
28:11que vous n'avez plus besoin d'aller chez les éleveurs,
28:14aller acheter chez les industriels des ovoproduits,
28:16c'est très bien.
28:17Mais si, c'est ça le sujet.
28:18C'est qu'en fait, c'est un vrai sujet.
28:19Mais si, c'est ça le sujet.
28:20On donne les clés aux industriels
28:22et on nous prive du lien qui nous lie à l'agriculture.
28:27C'est ça le sujet.
28:28C'est la consommation.
28:28La France a donné les clés aux animaux.
28:31Le sujet, c'est d'arrêter la dermatose nodulaire infectieuse,
28:37d'arrêter la progression du virus,
28:39d'empêcher le fait qu'on puisse avoir des bombes à virus
28:43qui sont transportées dans une bêtaillère
28:45par une personne malfaisante
28:47qui part d'un endroit où c'est infecté
28:50et qui va faire ces tout petits endroits.
28:51L'objectif, c'est de contenir ce virus.
28:54On va retourner à Carbone,
28:55retrouver notre équipe Marion Russel.
28:57Vous êtes sur l'A64 qui est donc bloqué toujours ce soir.
29:04Oui, bloqué depuis plusieurs jours
29:05et ça risque de continuer.
29:06Vous le voyez derrière moi.
29:08Il y a encore du monde.
29:09On s'organise pour pouvoir rester aussi longtemps qu'il le faut.
29:12Et tout à l'heure, il y a une prise de parole
29:14avec notamment Jérôme Bell qui s'est un peu posé en porte-parole
29:17et figure de ce mouvement
29:18et qui a parlé devant des centaines d'éleveurs, d'agriculteurs
29:21mais aussi des maires présents
29:23et qui a exprimé sa colère, a appelé à rester.
29:26Je suis avec Ludovic qui est éleveur.
29:28Vous étiez là.
29:29Est-ce que vous envisagez, comme Jérôme l'a évoqué,
29:31de passer Noël ici ?
29:32Est-ce que vous allez rester ?
29:34Bien sûr, oui.
29:35Tant qu'on n'a pas quelque chose de concret,
29:37on restera là.
29:39On est déterminé.
29:40On va rester là.
29:42Autant qu'il faudra.
29:42Autant qu'il faudra.
29:43Annie Gennevard disait tout à l'heure,
29:45il y a des doses.
29:45On peut vacciner dans les zones qui sont concernées.
29:48Vous, vous êtes concerné par un foyer
29:49qui est à proximité de votre élevage.
29:51Est-ce que ça a été le cas ?
29:52Est-ce que vous avez eu accès à des vaccins ?
29:54Moi, je suis en pleine dans la zone.
29:57J'ai eu le vétérinaire hier au téléphone.
30:00Ils recevaient les doses aujourd'hui,
30:02mais ils ont reçu 200 doses
30:03pour vacciner plus de 3 000 vaches.
30:06Donc, à un moment donné,
30:06s'il faut vacciner, on est d'accord.
30:08Moi, je suis le premier à vouloir vacciner,
30:09mais on n'a pas de doses.
30:10Donc, on vaccine avec quoi ?
30:11Dans quel état d'esprit vous êtes
30:13par rapport aux annonces,
30:15ou en tout cas, peut-être le manque d'annonces,
30:16c'est ce qui a été exprimé tout à l'heure,
30:18d'Annie Gennevard ?
30:19Dans quel sentiment vous êtes aujourd'hui ?
30:22Le sentiment, moi, je commence à avoir peur, là,
30:26personnellement,
30:26parce que moi, je vais faire manger les vaches
30:29avec la boule au ventre.
30:30Tout le matin et le soir,
30:31je vais au hangar avec la boule au ventre.
30:34Et franchement, plus avant,
30:35moi, je suis tranquille.
30:36C'est très compliqué.
30:38Et on entend vraiment cette peur,
30:40cette colère.
30:41Tout à l'heure, un agriculteur nous a parlé
30:42de désespoir, même, et de fatigue,
30:44mais malgré tout, l'envie de continuer
30:46à se mobiliser, l'importance, en tout cas,
30:47de continuer à se mobiliser,
30:48d'y passer des journées, des nuits,
30:50en continuant aussi sur les exploitations,
30:52évidemment.
30:53Et ici, c'est en train de s'organiser.
30:54Certains vont passer la nuit ici
30:55pour garder les positions
30:57et être encore présents demain
30:58et les jours suivants.
30:59Merci beaucoup.
31:00Merci, Marion Roussel,
31:02avec Nassim Gomri.
31:03À la caméra, j'accueille nos invités.
31:05On est avec Christian Convert,
31:06secrétaire général de la coordination.
31:07Ex-secrétaire, enfin.
31:08Ex-secrétaire, décidément.
31:11Retraité.
31:11Voilà, je l'ajoute.
31:13Mais on est content de vous avoir
31:14quand même sur le plateau.
31:16Oui, moi aussi, je suis connu.
31:17Bonsoir.
31:18Président de la Fédération nationale
31:19des producteurs de l'A
31:20et porte-parole de la FNSEA.
31:22Bienvenue, Patrick Vignal,
31:23ancien député Renaissance de l'Hérault.
31:26Bienvenue également.
31:27Éditor Hérault, qui nous rejoint
31:28en 7h tardive.
31:29Bonsoir à vous.
31:31Christian Convert,
31:31vous êtes ex-secrétaire général
31:33de la coordination rurale,
31:34mais j'imagine que votre voix
31:35Président de mon département, quand même.
31:36Porte toujours, voilà.
31:38Oui, très bien.
31:39Qu'est-ce que vous appelez, vous, à faire ?
31:41Est-ce que vous appelez à maintenir la pression
31:43sur ces points de blocage
31:43encore plusieurs jours ?
31:46Ce n'est pas nous qu'on appelle.
31:47En fait, c'est les agriculteurs
31:48qui, de toute façon, décident localement.
31:52Je pense que ce matin,
31:52on avait un peu plus d'espoir que ce soir
31:54puisqu'on pensait que la ministre,
31:55elle a évolué légèrement dans ses positions.
31:59Elle n'est pas capable, je pense,
32:01de prendre les mesures qu'il faut
32:02puisque, de toute façon,
32:03les mesures qu'on réclame,
32:05ce n'est quand même pas énorme.
32:06Alors, attendez, je précise quand même
32:08pour les téléspectateurs
32:09qui n'ont pas suivi forcément les annonces
32:10d'Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture,
32:13qui dit qu'il faut continuer
32:14à abattre systématiquement le troupeau
32:16lorsqu'il y a une infection.
32:18Mais, effectivement,
32:20elle inflichit un peu sa position
32:21sur la vaccination,
32:22elle élargit la vaccination.
32:24Elle dit, là, j'appelle à vacciner
32:26jusqu'à un million de bovins supplémentaires.
32:28Elle étend la vaccination.
32:30Alors ça, il était temps
32:31puisque depuis qu'elle a commencé
32:32et que ce protocole est en place,
32:34elle court après l'épidémie.
32:36Parce que quand on vaccine
32:38simplement autour d'un foyer,
32:40effectivement,
32:40chaque fois que le foyer se déplace,
32:42eh bien, on déplace le problème.
32:44Donc, son protocole de départ
32:46n'a pas marché.
32:47Il faut l'avouer, c'est comme ça.
32:49Bon, aujourd'hui,
32:50elle étend la vaccination,
32:52c'est une bonne chose.
32:53Voilà.
32:54Alors, l'étendre jusqu'au...
32:54Donc, vous dites quand même,
32:55ça, c'est intéressant.
32:56Vous dites, elle va dans le bon sens.
32:58C'est une avancée.
32:59Il faut arriver à contenir la maladie.
33:01Là-dessus, je crois que tous les éleveurs
33:02sont d'accord.
33:03Donc, le bon moyen pour le...
33:04Est-ce que c'est élargir la ceinture ?
33:07Est-ce que c'est aller plus loin que ça ?
33:08Ce problème doit être posé sur la table.
33:11Voilà.
33:12Est-ce qu'on va à tout le pays ?
33:13Est-ce qu'on limite ça à certains endroits ?
33:16Mais nous, le but, il est clair.
33:18C'est d'arrêter les abattages totaux
33:20puisqu'on dit que depuis le départ,
33:22ça ne sert à rien.
33:23Et chaque fois qu'on s'oppose,
33:25chaque fois qu'on s'oppose,
33:26c'est pour une raison simple.
33:27C'est quand on a un animal infecté
33:29et qu'ils veulent tout tuer,
33:30nous, on dit, on veut l'analyse
33:31sur tout le troupeau
33:32pour avoir un certain recul
33:34et une certaine analyse globale.
33:35Mais pourquoi ça a marché
33:36en Savoie ou au Savoie ?
33:37Je ne connais pas...
33:38Mais c'est quoi qui a marché ?
33:40C'est-à-dire qu'on a eu 1%,
33:41je crois, d'abattage ?
33:42Oui.
33:43Ce qui est déjà énorme.
33:44On a tué 1 700 bêtes,
33:47ça devait se cantonner chez nous,
33:48ça ne s'est pas cantonné chez nous.
33:50Donc on dit, j'entendais,
33:51que c'était dû à des déplacements,
33:53qu'il y a un problème,
33:54c'est dû à des responsables.
33:56On ne sait pas comment...
33:57La maladie, elle fait des sauts
33:59de 50-200 kilomètres,
34:01elle est passée des Savoies,
34:03dans les Pyrénées, dans le Jura,
34:04dans le Doubs.
34:04Ce qu'expliquait la vétérinaire,
34:06c'est qu'il y a des déplacements
34:07de troupeaux.
34:07Mais bien sûr, mais ce n'est pas prouvé.
34:09Donc ça, c'est pour se justifier.
34:11Pour moi, c'est clair.
34:11Si, si, on l'a prouvé sur certains déplacements.
34:14Sur certains !
34:15Oui, mais après, je veux dire,
34:17on n'est pas...
34:17Peut-être, certains.
34:17C'est ce que disait la ministre,
34:19j'imagine,
34:19je ne dis pas ça gratuitement.
34:21Il faut ramener quand même
34:22le débat complet,
34:22parce qu'effectivement,
34:24la vaccination,
34:25elle fonctionne,
34:25elle fonctionnera,
34:26avec malheureusement,
34:28une partie de prise en compte
34:29du dépeuplement.
34:30C'est ça qui est malheureux,
34:31c'est qu'aujourd'hui,
34:31c'est les trois actions combinées
34:33qui font que ça marche,
34:34et ça a marché dans les Savoies.
34:35Et si je peux être le porte-parole,
34:36alors effectivement,
34:37M. Convert et des Savoies,
34:38il va me dire qu'il sait mieux que moi,
34:40mais pour avoir été dans les Savoies,
34:41ça a été strictement respecté,
34:43le non-déplacement des animaux.
34:44C'était ça qui était important.
34:46Et je rappelle qu'au début,
34:47quand même, des Savoies,
34:48on avait la Confédération Paysanne
34:49qui appelait à ne pas vacciner.
34:51Je suis désolé,
34:52il faut vacciner,
34:53ne pas déplacer les animaux,
34:54et malheureusement,
34:55dépeupler les troupeaux
34:56où on trouve des cas d'infection.
34:57Ça, c'est le point malheureux
34:59et douloureux
34:59pour l'ensemble des éleveurs.
35:00Je suis aussi un éleveur,
35:01et je sais très bien que demain,
35:02si je devais l'avoir
35:03sur mon département
35:04et sur mon exploitation...
35:05Vous vous dites,
35:05j'accepte,
35:06j'accepte s'il y a un cas
35:07détecté dans mon troupeau,
35:10OK pour l'abattage total.
35:11Je me mets dans le cas
35:12de mes collègues des Savoies
35:13de pourquoi ils ont accepté.
35:15Il y a un moment,
35:15ils ont dit,
35:15on va protéger nos voisins.
35:17Et quand on a vu
35:18certaines exploitations
35:19qu'on n'a pas dépeuplées,
35:20malheureusement,
35:20à la fin,
35:21ils ont quand même fait
35:21le choix de l'abattage.
35:22Pourquoi ?
35:22Parce qu'ils étaient dans une zone
35:24qui n'était encore pas vaccinée du tout,
35:26et effectivement,
35:27les animaux,
35:28un à un,
35:32de toute façon,
35:33ils n'avaient pas le choix.
35:34Ils n'avaient pas le choix,
35:35ni les uns ni les autres,
35:36que tu sois d'accord ou pas,
35:37tu as l'arrêté d'abattage
35:38et on a vu à quoi ça menait
35:39quand tu t'opposais.
35:40Donc là-dessus...
35:41Bon, par contre,
35:42on a vu les...
35:43On a eu quelques fermes
35:43qui ont fait finalement
35:44une expérimentation
35:44à ciel ouvert.
35:46On a vu
35:46ce qui ne marchait pas
35:50dès le départ.
35:51Quand on fait un cercle autour,
35:53effectivement,
35:53tu as ceux qui sont juste à côté.
35:55Et puis qu'on les vache dedans.
35:57Donc ceux-là,
35:57on ne les autorisait pas à vacciner.
35:59Donc aujourd'hui,
36:00elle étend la vaccination,
36:01c'est déjà bien.
36:02Nous, on n'arrivait plus
36:02à ramener les animaux
36:03des propriétaires
36:05qui se trouvaient
36:05juste en dehors de la zone
36:06alors que leurs animaux
36:07étaient dans la zone
36:08et ils étaient en alpage.
36:09Donc à un moment,
36:09il y a des aberrations
36:10qu'ils ne voulaient pas comprendre.
36:12Exactement de la même manière.
36:13Donc il y a des avantages...
36:14On a réussi à les lever
36:14quand même tout doucement
36:15pour les mouvements d'animaux.
36:17Mais après,
36:17ce qu'il faut rappeler...
36:18Vous voyez ces images-là en direct ?
36:20Le déplacement,
36:20c'est vrai que ça a été respecté.
36:22Je suis d'accord avec toi.
36:23Ces images que vous voyez là en direct
36:25sont les images de Cestas
36:26en Gironde
36:27où on va la retrouver notre équipe.
36:30Non d'ailleurs, Célia,
36:31vous, vous êtes à Albi,
36:32vous n'êtes pas à Cestas.
36:34Mais les blocages se poursuivent.
36:36Célia, racontez-nous
36:37en quoi il consiste
36:39et quels sont les projets
36:42pour la suite, j'allais dire.
36:43C'est important pour vous d'être là ce soir ?
36:44Oui, après, c'est important
36:45parce qu'il faut des femmes dans la cause...
36:47Est-ce que Célia Vallée est avec nous ?
36:51Oui !
36:53Est-ce qu'elle est là ?
36:53Vous m'entendez, Célia ?
36:55Alors, allez-y, Célia.
36:56Racontez-moi un petit peu.
36:56Il y a un mouvement qui se prépare.
36:58Excusez-nous.
36:59Il y a un mouvement qui se prépare
37:00parce que le compte-rendu
37:01des représentants syndicaux
37:02vient de se terminer
37:03et il y a un mouvement
37:04qui se prépare ici
37:05par les agriculteurs du Tarn
37:07qui vont prendre leurs bennes
37:08et leurs tracteurs
37:09et qui vont parcourir la ville.
37:10Et justement,
37:11je suis avec un éleveur de vaches.
37:13Expliquez-nous
37:14ce que vous avez pensé
37:15de ce compte-rendu
37:16des représentants
37:17qui ont rencontré la ministre aujourd'hui ?
37:19En fait,
37:19on n'est pas du tout satisfait
37:21de la réponse de Mme la ministre.
37:24Parce qu'en fait,
37:26ce n'est pas du tout
37:27ce qui avait été demandé.
37:29Et on craint tous
37:30au niveau de nous,
37:31dans le Tarn ou ailleurs,
37:32qu'on tremble un peu
37:34que ça nous arrive à nous.
37:36Donc en fait,
37:37ce n'est pas la meilleure solution.
37:39Et concrètement,
37:40il faut vraiment arrêter
37:42cet avantage total
37:43parce que pour moi,
37:44c'est un génocide
37:45c'est un génocide animal
37:47et on va tous y passer,
37:49clairement.
37:50Ça fait trois soirs
37:51que vous êtes là.
37:52C'est le soir
37:53où il y a le plus de monde.
37:54Ce soir,
37:54la mobilisation continue,
37:56les actions aussi.
37:57C'est important
37:57de rester,
37:58de continuer ?
37:59Complètement,
37:59oui.
38:00Parce que si on le lâche,
38:01ça veut dire que demain,
38:02ils vont être satisfaits
38:03de ce que...
38:05de ça.
38:07Et en fait,
38:08ce n'est pas du tout
38:08ce qu'on veut.
38:11Donc il faut tenir.
38:12On va tenir.
38:13Il faut tenir encore
38:14jusqu'à ce que ça plie.
38:17Merci beaucoup.
38:18Voilà,
38:18ce mouvement qui se prépare.
38:19Il y a vraiment
38:20beaucoup de monde ici.
38:21Il y a beaucoup d'agriculteurs,
38:22des éleveurs de vaches concernés,
38:23mais aussi des personnes
38:24qui sont venues en soutien,
38:25des personnes qui amènent
38:26le repas du soir,
38:27qui amènent le café le matin.
38:29Il y a vraiment beaucoup de monde.
38:29Il n'y a pas eu autant de monde
38:30les autres soirs ici.
38:32Et là,
38:32il y a un mouvement
38:33qui se prépare.
38:33Les tracteurs vont partir
38:34dans la ville d'Albi ce soir.
38:36Merci beaucoup,
38:37Célia,
38:38avec Margot Seve,
38:39Patrick Vignal.
38:40Ces images-là,
38:42ces blocages,
38:43toute la nuit
38:44qui vont durer
38:45peut-être jusqu'à Noël,
38:46peut-être jusqu'au 31 décembre.
38:47Ces images de fleux
38:49sur la route,
38:50là,
38:50ce sont les images
38:51à Sestas en Gironde
38:52sur la 63.
38:53C'est exactement
38:54ce que le gouvernement
38:55souhaitait éviter.
38:57Vous savez,
38:58j'étais lundi,
38:58j'ai accompagné Gabriel Attal
39:00chez Jérôme Meubail
39:01à Carbone.
39:02Il y a une crise sociale,
39:03il y a une crise économique
39:04et surtout,
39:05il y a une parole politique
39:07aujourd'hui
39:07qui est très compliquée.
39:09Depuis la crise
39:10des Gilets jaunes,
39:11depuis le Covid,
39:12en fait,
39:13les Français
39:14n'ont plus confiance
39:15à la parole politique
39:16et ils mettent en doute
39:17la parole scientifique.
39:19Et ce que j'ai envie
39:20de vous dire,
39:21moi,
39:21c'est qu'en fait,
39:22je pense qu'on n'agit
39:24pas assez de souplesse,
39:26assez d'agilité.
39:27Quand vous attendez,
39:28et j'ai eu un agriculteur
39:29au téléphone
39:30qui m'a dit
39:30si vous venez tuer
39:31mes bêtes,
39:32je me suicide.
39:33Parce que là,
39:34en fait,
39:35cher ami,
39:36on est dans l'irrationnel.
39:37C'est-à-dire que
39:38la ministre
39:39ne doit pas se rendre compte
39:40en fait que
39:41ça ne peut pas fonctionner
39:43uniquement en disant
39:44je fais confiance
39:45aux scientifiques.
39:46On est sur de l'affect.
39:48On est sur de l'humain.
39:49Moi,
39:50je vais être très clair.
39:51Moi,
39:52j'ai entendu Jérôme Meubail,
39:53on a passé deux jours
39:54avec lui,
39:55où il dit
39:55nous,
39:56on veut mettre en place
39:57notre protocole.
39:58Mais moi,
39:58j'ai envie de vous dire
39:59ce soir,
40:00M. Bayle,
40:01on va vous laisser
40:02une semaine
40:02et vous allez nous amener
40:04la preuve
40:05que vous pouvez,
40:06vous,
40:06sortir une bête,
40:08la mettre à l'écart,
40:09sachant que c'est
40:10un moucheron
40:11ou un tank
40:12qui peut se balader
40:13sur 50 kilomètres.
40:14Et au bout d'une semaine,
40:15on verra.
40:16Parce que vous voyez,
40:17ces gens,
40:18ils sont à vif.
40:19Mais c'est vrai
40:19que je pense
40:20qu'on gère
40:21cette crise
40:22avec de la technocratie
40:23et je trouve
40:24qu'on ne la gère
40:25pas avec de la compassion.
40:26Et mon dernier point,
40:27je dis,
40:27moi,
40:27j'ai vu cette ferme
40:28à Nariège.
40:29Enfin,
40:30il faut que la ministre,
40:32ses conseillers
40:32et que ce soit
40:33les gendarmes
40:34qui aillent voir
40:35les leveurs.
40:36Les leveurs,
40:36on y dit le lundi
40:37que le jeudi,
40:38on vient tuer
40:39sa famille.
40:41Et donc,
40:41s'il y avait eu
40:42de la compassion,
40:44de l'échange,
40:44parce que les gendarmes,
40:45moi,
40:46je le vois,
40:46mais les miens,
40:47ils connaissent
40:47agriculteurs.
40:48Leurs gamins
40:49vont à l'école.
40:49Ce qui a manqué,
40:51je vais dire,
40:51ce mot,
40:52c'est de l'amour aussi.
40:53C'est l'humanité,
40:54ils sont dans un état.
40:55La communication.
40:56En fait,
40:56on leur dit,
40:57en gros,
40:57on va arrêter
40:58votre vie.
40:59Et donc,
40:59je pense qu'aujourd'hui,
41:01si on ne tend pas
41:02la main,
41:03ça ne marchera pas.
41:04Vous vous rendez compte
41:05ce que ça va coûter
41:05s'ils vont jusqu'à Noël ?
41:07Ces gens,
41:08ils crèvent la faim,
41:09ces gens.
41:10Vous savez,
41:10j'ai amené les propositions
41:11de Gabriel Attal,
41:12cher monsieur.
41:14Et moi,
41:14on est décidément
41:15dans la politique.
41:16Non,
41:16non,
41:16non,
41:17mais vous allez voir,
41:19ces propositions
41:20étaient intéressantes.
41:21Les agriculteurs
41:22nous ont dit
41:23sur le terrain,
41:23ça ne marche pas
41:24parce que les préfectures
41:25ne font pas le travail.
41:27Alors,
41:27attendez,
41:28juste déjà un mot,
41:28un mot,
41:29le terme de génocide
41:30a été employé
41:31sur ce plateau.
41:32C'est inapproprié.
41:35On parle
41:36de l'abattage
41:38de vaches,
41:39mais important quand même
41:40de corriger
41:41ce terme,
41:43il a été employé
41:43sur le plateau
41:44un petit peu plus tôt.
41:46On va aller tout de suite
41:46retrouver notre journaliste
41:49Clémence Renard.
41:50Vous,
41:50vous êtes
41:51du côté de Sestas
41:53où l'on voit
41:54ces images
41:55de feux sur la route.
41:58Racontez-nous
41:58les agriculteurs
41:59qui restent donc mobilisés
42:00encore ce soir
42:01et toute la nuit,
42:02c'est ça ?
42:04Exactement.
42:05Ils sont toujours
42:05plusieurs dizaines
42:06d'agriculteurs,
42:07plusieurs dizaines
42:07de tracteurs.
42:08Vous entendez certainement
42:09les claxons.
42:10Ils sont toujours
42:10très motivés.
42:11Les agriculteurs
42:12sur ce point de blocage
42:13se sont installés
42:14hier soir
42:15aux alentours
42:16de 22h
42:17sur un point
42:17assez stratégique.
42:18On est sur l'A63
42:20en direction
42:20de Bordeaux
42:21et ceux qui sont
42:22ciblés ici
42:23ce sont les camions
42:25de transport
42:26de marchandises
42:26d'enrées alimentaires
42:28qui proviennent
42:28d'Espagne
42:29mais aussi
42:30du Portugal.
42:31Ces agriculteurs
42:32qui veulent notamment
42:33dénoncer
42:33la surtransposition
42:34des normes françaises
42:36également motivés
42:37et mobilisés
42:38pour dénoncer
42:39la politique
42:41d'abattage
42:41systématique
42:42des bovins
42:42en cas de
42:44DNC.
42:44Il y a des éleveurs
42:45qui nous disaient
42:46ici être à bout.
42:47On discutait
42:47tout à l'heure
42:48avec Sébastien,
42:49un éleveur laitier
42:50qui lui a connu
42:51la tuberculose
42:52en 2022
42:53et l'entièreté
42:54de son cheptel
42:54avait été abattue
42:55de façon préventive.
42:56Il avait perdu
42:57160 vaches
42:58à ce moment-là
42:59et donc il nous disait
43:00être très inquiet
43:01aujourd'hui
43:01sachant que la Gironde
43:02n'est pas encore
43:03concernée par la zone
43:04de vaccination
43:05et ces agriculteurs
43:07ils sont déterminés
43:08à rester
43:09pour les jours
43:10qui suivent.
43:10Certains nous disent
43:11même
43:11on restera
43:12jusqu'à Noël
43:12voire même
43:13jusqu'au 31 décembre
43:14s'il le faut.
43:15Donc voilà
43:16des agriculteurs
43:17très déterminés
43:18et nous on voit
43:19depuis tout à l'heure
43:19passer des véhicules
43:21dans le sens inverse
43:22qui klaxonnent
43:23quand ils passent
43:24ces agriculteurs
43:24pour leur témoigner
43:26leur soutien.
43:26Merci beaucoup
43:28Merci Clémence Renard
43:31avec Hugo Dorsemaine
43:32à la caméra
43:32on est également
43:34avec Étienne Fourmont
43:35vous êtes agri-youtubeur
43:37dans la Sarthe
43:38éleveur de vaches laitières
43:39merci de nous accorder
43:41un peu de votre temps
43:42comment vous voyez-vous
43:43la suite du mouvement
43:45on entend là
43:46des agriculteurs
43:47des éleveurs
43:48très déterminés
43:49Oui mais écoutez
43:51je pense que
43:53les mouvements
43:54sont légitimes
43:55il y a plein
43:56il y a plein de raisons
43:57de ressortir
43:59en manifestation
43:59après il faut
44:01que ce soit
44:01bien construit aussi
44:02parce que je pense
44:03qu'on commence
44:04à avoir un petit peu
44:05de choses
44:05qui s'empilent
44:06et de syndicats
44:07complètement opposés
44:08qui se rejoignent
44:10alors c'est des fois
44:11un peu bizarre
44:11dans les revendications
44:12mais elles sont légitimes
44:14après combien de temps
44:15ça va durer
44:15c'est toute la question
44:16c'est est-ce que
44:17on va obtenir
44:19quelque chose
44:19ou pas du tout
44:21est-ce que d'ici
44:22le salon de l'agriculture
44:23il va se passer
44:24quelque chose
44:24c'est un peu ça
44:25c'est ma question
44:26la vaccination
44:28qui a été élargie
44:29les annonces aujourd'hui
44:29la ministre de l'agriculture
44:31qui dit jusqu'à
44:31un million de bêtes
44:32supplémentaires
44:32qui seront vaccinées
44:33ça c'est pas de nature
44:35à calmer un peu
44:36le mouvement
44:37mais le mouvement
44:40ce qui se passe
44:41avec la DNC
44:41aujourd'hui
44:41la DNC
44:42elle n'est pas arrivée
44:42la semaine dernière
44:43elle est arrivée
44:44déjà il y a quasiment
44:45ça va faire
44:45quasiment six mois
44:46en France
44:46en fait ce qui se passe
44:47avec la DNC
44:49aujourd'hui
44:49c'est un peu
44:50l'étincelle
44:51qui allume le feu
44:51on est sur des revendications
44:54qui sont aussi vieilles
44:55depuis quasiment deux ans
44:56donc il y a plein de choses
44:59qui ne vont pas
44:59l'agriculture française
45:00elle n'allait pas bien
45:01avant la DNC
45:02donc si on en est là
45:04aujourd'hui
45:04c'est des décisions politiques
45:06depuis des dizaines d'années
45:08j'ai envie de dire
45:08qui ont été extrêmement mauvaises
45:09qui nous ont conduit
45:10là où on est aujourd'hui
45:12et la DNC a relancé
45:13comme le Mercosur
45:14j'ai envie de dire
45:15il y a deux ans
45:15ou l'année dernière
45:17ont relancé
45:18les manifestations
45:19mais tant qu'on n'aura pas
45:21une politique agricole
45:22claire du gouvernement
45:23mon grand-père
45:25faisait des manifestations
45:25mon père faisait des manifestations
45:27moi j'ai fait des manifestations
45:28à un moment donné
45:30on peut sortir
45:31tous les six mois
45:31pour manifester
45:33mais s'il n'y a pas
45:34un changement
45:34politique qui est effectué rapidement
45:35ça va
45:36il ne va rien se passer
45:37merci beaucoup Etienne
45:39je vous voyais acquiescer
45:40ce qui est dit là
45:41bien sûr
45:42c'est une vérité
45:43il ne faut pas grand chose
45:44pour désamorcer
45:45il faut un peu de volonté
45:46de toute façon
45:47c'est ce que je vous disais
45:48à chaque fois
45:49qu'on a participé
45:50aux abattages
45:51et qu'on s'opposait
45:51on demandait
45:52des prélèvements
45:53sur l'ensemble du troupeau
45:54là aujourd'hui
45:55on va dire
45:56qu'on n'est plus en été
45:57on est en hiver
45:57où la maladie
45:58ne se propage pas
45:59donc ça coûterait quoi
46:01de dire à la ministre
46:02je fais
46:04c'est pas tout à fait juste
46:05ce que vous avez dit
46:05Jérôme Bayle
46:06je pense qu'il a participé
46:07au même moratoire
46:09Jérôme Bayle
46:10qui est devenu
46:10l'un des symboles
46:11du mouvement
46:11de dire on délimine
46:12les animaux malades
46:13et on met le restant
46:13sous cloche en quarantaine
46:14les bâtiments en question
46:15ça ne coûte rien
46:17de dire ça
46:17ça ne va pas faire
46:18propager la maladie
46:19on est bien d'accord
46:19et ça donne le temps
46:20d'une certaine réflexion
46:21avec les scientifiques
46:22qui ne sont pas tous d'accord
46:23et qui peuvent échanger
46:24pour qu'on trouve
46:26à l'issue de ça
46:27et je pense qu'on pourrait
46:28y trouver ensemble
46:28puisque les agriculteurs
46:29c'est dommage
46:30de poser les syndicats
46:31je le redis quand même
46:33parce que c'est quand même
46:33une souffrance d'éleveurs
46:36les éleveurs
46:37qui soient
46:38FNSEA
46:39Confédération
46:40Coordination
46:41c'est d'abord l'éleveur
46:42avant le syndicat
46:44donc on veut sortir de ça
46:45de la meilleure manière
46:46moi ça m'embêterait vraiment
46:48que les agriculteurs
46:49manifestent encore à Noël
46:50je pense qu'ils ont mieux à faire
46:52aller embêter la population
46:54par des manifestations
46:54c'est pas quelque chose
46:56de bien non plus
46:56je sais pas
46:59cette ministre est bourrique
47:00si je peux employer le terme
47:02qu'elle ne veut pas
47:03il y a un moment
47:03il faut reconnaître aussi
47:04qu'on peut peut-être évoluer
47:06ils savent pas tout
47:07ils veulent tout nous imposer
47:08mais le premier maillon
47:10ça restera l'éleveur
47:11donc vous vous dites
47:12on peut le désamorcer facilement
47:13mais bien sûr
47:14et ce que vous proposez
47:15que je comprenne bien
47:16c'est donc
47:17on tue les animaux malades
47:19et on confine
47:20et on essaie de trouver
47:20une solution
47:21ça peut être la période
47:22déjà maintenant
47:23tout de suite ça
47:23et ça ça calmerait
47:25tout de suite les troupes
47:26juste la question
47:27c'est de savoir
47:27pour calmer les troupes
47:29est-ce qu'il ne faut pas
47:30que par exemple
47:30le premier ministre
47:31intervienne
47:32parce que c'est
47:33la question un peu clé
47:34un peu sous-jacente
47:35on sent bien que
47:36c'est en train d'arriver
47:37cette question-là
47:38il y a la ministre
47:39vous-même
47:40on voit bien que
47:40les éleveurs la critiquent
47:42là tout le monde
47:42est en train de se dire
47:43tiens il faudrait
47:44qu'il y ait Sébastien Lecornu
47:45qui intervienne
47:46parce qu'il y a des enjeux
47:47importants
47:48on l'a rappelé
47:48Stéphane Manigol
47:49l'a rappelé
47:50je l'ai rappelé tout à l'heure
47:51on est à un moment
47:52crucial pour l'agriculture française
47:53c'est-à-dire qu'avant
47:54on était
47:55on était vraiment
47:56la deuxième agriculture mondiale
47:58et là
47:59on l'a répété
48:00souvent récemment
48:01le solde agricole commercial
48:03il est déficitaire
48:04pour la première fois
48:04on est passé derrière les Allemands
48:06derrière les Pays-Bas
48:07derrière les Belges
48:08c'est pour dire
48:09si on est à un point important
48:10il y a des rendez-vous
48:11comme le Mercosur
48:13la négociation du Mercosur là
48:15il y a une négociation
48:15sur le budget
48:16il y a le salon de l'agriculture
48:17le budget de la PAC
48:18tout ça
48:18est dans un moment
48:20quand même
48:20très très tendu
48:22le budget de la PAC
48:23qui doit baisser
48:24de 1%
48:25un peu plus de 1%
48:26ça avance
48:27c'est la politique
48:28agricole commune
48:28Jérôme Despect
48:29président de l'Hérault
48:30a réuni les éleveurs
48:33ils vont tous être vaccinés
48:34et lui-même dit
48:35qu'il faut qu'on mette
48:36autour d'une table
48:39les éleveurs
48:40et les scientifiques
48:40en fait
48:41le politique
48:42il devrait s'effacer
48:43il devrait avoir
48:45une relation
48:45le scientifique
48:46et l'éleveur
48:47c'est ce que j'ai dit
48:47c'est compliqué
48:49il nous faut sur la vaccination
48:50un débat scientifique
48:51parce qu'aujourd'hui
48:52ce qui pèse
48:52sur le problème
48:53de la vaccination
48:54c'est qu'effectivement
48:55on a des éleveurs
48:55qui sont confrontés
48:56à l'abattage
48:57parce qu'ils ont des animaux malades
48:58mais de l'autre côté
48:58on a des éleveurs
48:59qui ont besoin
49:00d'exporter des animaux vivants
49:01et aussi des éleveurs
49:02qui produisent du lait
49:03on aura besoin
49:04d'exporter des fromages
49:04et pour l'instant
49:05si jamais on met
49:06la France sous cloche
49:07comme c'est prévu
49:08dans les textes européens
49:09du jour au lendemain
49:10on est coincé
49:11donc il nous faut
49:12une ministre
49:12qui tape à Bruxelles
49:13pour qu'on puisse
49:14obtenir des dérocations
49:15franco-françaises
49:16parce que je rappelle
49:17que ce n'est pas
49:18une zoonose
49:18donc ce n'est pas
49:19transmissible à l'homme
49:21donc il nous faut
49:22absolument des aménagements
49:23au niveau de Bruxelles
49:24sur la vaccination
49:25et il n'y aura plus
49:26de sujets sur la vaccination
49:27et on pourra
49:28justement imaginer
49:29un autre protocole
49:30par des scientifiques
49:31parce que je reste persuadé
49:33qu'on ne fera pas
49:34le protocole
49:34nous des agriculteurs
49:35parce qu'effectivement
49:36c'est tellement
49:36un crève-cœur
49:37d'abattre ces animaux
49:38que le mieux
49:39c'est de ne pas les abattre
49:40mais si au fil du temps
49:41on doit quand même
49:42les abattre
49:42on aura fait une erreur
49:43donc il nous faut
49:44une mise en quarantaine
49:46c'est quand même compliqué
49:47enfin je veux dire
49:47pourquoi c'est compliqué ?
49:50parce que si c'est un moustique
49:51qui est vecteur
49:51je veux dire
49:52vous pouvez les mettre
49:52dans un bâtiment
49:53aujourd'hui
49:54on n'a plus aucun produit
49:56non plus en France
49:57pour justement
49:58désinsectiser
49:58je veux dire
49:59ça fait partie aussi
50:00de nos problématiques
50:01qu'on remonte régulièrement
50:02que la France
50:03elle dit toujours
50:04moins de molécules
50:05par contre pour les chiens et chats
50:07on est toujours capable
50:08d'avoir des colliers antithiques
50:09qui vont bien
50:10mais pour nos animaux
50:11on n'arrive plus
50:12à les protéger
50:13des moustiques
50:13donc il faut les attraper
50:15toutes les semaines
50:15parce que les produits
50:16ne sont pas très bons
50:16et de l'autre côté
50:17on avait quelque chose de magique
50:19c'était une boucle à l'oreille
50:20on mettait l'animal
50:21et ça durait 6 mois
50:226 mois où l'animal
50:23n'avait aucune mouche
50:24aucun ton sur le dos
50:25et aujourd'hui on nous dit
50:26non on ne peut plus la faire
50:27il nous faut
50:30un sursaut français
50:32sur le sujet
50:33globalement
50:34sur l'élevage
50:34je rappelle que
50:35la FNSO a porté
50:36un plan élevage
50:37depuis 2 ans
50:38Gabriel Attal
50:39en tant que Premier ministre
50:40s'était engagé
50:40à le faire vivre
50:41aujourd'hui il n'est plus là
50:42un nouveau Premier ministre
50:43deux nouveaux
50:44trois nouveaux
50:44tout le monde s'engage
50:45mais personne ne bouge
50:46et le vrai responsable
50:48dans tout ça
50:48moi je voudrais quand même
50:49qu'on le cite ce soir
50:50c'est Emmanuel Macron
50:51quand on a commencé les actions
50:52il a dit
50:53je vous laisse vous amuser
50:54les paysans
50:55une fois que vous rentrerez
50:56faites vos élections chambre
50:57après je vous parle
50:58il voulait nous mettre
50:59sous les mains de la terre
51:00si tu te rappelles bien
51:00je m'en rappelle
51:01mais quand est-ce qu'il est venu
51:02parler au monde agricole
51:03il n'est pas revenu
51:04parler au monde agricole
51:05la seule fois qu'il l'a fait
51:06c'est depuis le Brésil
51:08pour nous annoncer
51:09que l'accord Mercosur
51:10n'était pas trop mal
51:11il y a un moment
51:11il faut quand même
51:12remettre le président Macron
51:13à la raison de l'agriculture
51:15de demain
51:15tout n'est pas mauvais
51:15dans le Mercosur
51:16ça c'est cause perdue
51:17tout n'est pas mauvais
51:18tout n'est pas mauvais
51:19dans ce traité
51:19de libre-échange
51:20c'est sûr
51:21on vendra des belles voitures
51:22allemandes
51:22mais c'est pas ça
51:23on vendra du vin
51:24des spiritueux
51:25alors qu'on a des vins
51:25des spiritueux
51:26qui sont absolument massacrés
51:28c'est pas faux
51:28on mange 20
51:3020 députés de Miro
51:31ils connaissent
51:32je veux dire bien sûr
51:32on ne peut pas autoriser
51:35un traité de libre-échange
51:36qui ne respecte aucun
51:38standard français et européen
51:40Célia Vallée
51:41est avec nous depuis Albi
51:42Célia
51:43racontez-nous
51:44donc quel est le programme
51:45ce soir et cette nuit
51:47ils vont veiller
51:48toute la nuit
51:49c'est ça
51:49Alors ils vont veiller
51:52plus que veiller
51:53ils ont désormais
51:54ils sont montés
51:55sur le tracteur
51:56avec les bennes
51:57remplies de lisiers
51:59vous allez voir
51:59sur les images
52:00de Margot Sèv
52:01et ces agriculteurs
52:02qui vont donc
52:02dans la ville d'Albi
52:04déposer du fumier
52:06et du lisier
52:06sur les ronds-points
52:07c'est ça Patrick
52:08on va monter
52:09dans votre tracteur
52:10dans un instant
52:11qu'est-ce qui va se passer
52:11ce soir ?
52:12Oui donc en fait
52:13il y a plusieurs groupes
52:14qui vont se séparer
52:15pour aller en fait
52:16dans toute la ville
52:17mettre sur
52:18tous les ronds-points
52:19du fumier
52:21de la paille
52:22des balles
52:23de la rue vanée
52:24enfin un peu de tout
52:25les ronds-points
52:26vont vraiment être
52:27vraiment faire
52:28des gros tas
52:29des gros tas quoi
52:30En fait ils sont mécontents
52:32les agriculteurs du Tarn
52:33parce que la ministre
52:34est venue dans la région
52:35aujourd'hui
52:36et elle ne les a pas
52:38du tout satisfaits
52:39dans ses réponses
52:40elle maintient l'abattage
52:42des cheptels
52:42elle veut intensifier
52:43la vaccination
52:44mais ce sont des vaccins
52:45qui ne sont pas disponibles
52:47tout de suite
52:47voilà pourquoi
52:48ces agriculteurs
52:48ils continuent de manifester
52:50Patrick ça va encore durer
52:51toute la semaine
52:52ces manifestations
52:52vous n'êtes pas prêt
52:53d'arrêter ?
52:54Ah oui tout à fait
52:54oui oui
52:55là si elle n'implie pas
52:56ça va continuer
52:57jusqu'à ce que
52:58enfin c'est pas possible
52:59de soutenir
53:00continuer à avoir
53:02ces positions là
53:03enfin je veux dire
53:04on va tuer
53:05tout le troupeau du Tarn
53:06quoi
53:06à être entêté
53:08enfin du Tarn
53:09et de la France
53:09quoi
53:09à être entêté
53:10encore à soutenir
53:12ces arguments là
53:13quoi
53:13donc là il faut vraiment
53:14que ça change quoi
53:15Merci beaucoup
53:16ces agriculteurs
53:17qui sont très nombreux
53:18ce soir
53:18ils étaient environ
53:19300 tout à l'heure
53:20au rassemblement
53:21ils n'ont jamais été
53:22si nombreux
53:22que depuis le début
53:23de cette manifestation
53:25il y a des agriculteurs
53:26qui viennent à plus
53:26de 50 kilomètres
53:27pour venir manifester
53:28ici à Albi
53:29Merci beaucoup Célia
53:31vous êtes avec Margot Seve
53:32à la caméra
53:33on est également
53:33avec Mathieu Mouroux
53:34vice-président du conseil national
53:36de l'ordre des vétérinaires
53:37on a appris ce soir
53:39bienvenue à vous
53:40qu'une première plainte
53:41avait été déposée
53:42par un vétérinaire
53:43dans le cadre
53:43de cette crise
53:45de cette crise agricole
53:46il s'agit du président
53:47de la fédération
53:48des syndicats vétérinaires
53:49il était sur notre antenne
53:50hier soir
53:51et à la suite
53:52de cette intervention
53:52il a reçu ce matin
53:53à son cabinet
53:54un mail de menace de mort
53:55dans lequel on pouvait
53:56notamment lire
53:57dans un autre temps
53:58votre tête aurait fini
53:59au bout d'un pic
54:00ce sont des messages
54:04auxquels vous êtes
54:05directement confrontés
54:06vous vous sentez ciblé
54:07vous dans cette crise ?
54:09bien évidemment
54:11quand vous voyez
54:12ce type de messages
54:13et puis ce qui circule
54:15sur les réseaux sociaux
54:16la profession
54:18elle est clairement ciblée
54:20on a vu passer
54:23déjà depuis
54:24une semaine
54:25dix jours
54:26ce type
54:29d'arguments
54:33ce type de phrases
54:36on va vous mettre
54:39une cible dans le dos
54:40je vous en épargne
54:42donc c'est des vagues
54:45et des vagues
54:46d'insultes
54:47et de propos haineux
54:48qui sont déversés
54:53sur les réseaux sociaux
54:54et pas que
54:54j'ai des confrères
54:55où on leur a menacé
54:56de brûler leur clinique
54:57donc on a aussi
54:59des photos de confrères
55:02avec leurs données personnelles
55:03qui circulent
55:04sur les réseaux sociaux
55:04donc il y a bien
55:06voilà
55:08c'est juste inacceptable
55:10du moins inacceptable
55:11c'est pas tolérable
55:12on n'est pas
55:13on n'est pas
55:15on s'en prend pas
55:17aux personnes
55:18de cette façon
55:18ça me semble
55:19d'un autre temps
55:21quoi
55:21c'est la première fois
55:23que vous êtes pris
55:24pour cible
55:24vous les vétérinaires
55:25de façon aussi
55:26virulente
55:28j'ai malheureusement
55:30vécu personnellement
55:31des crises sanitaires
55:33la vache folle
55:34des grippes aviaires
55:35mais ça
55:37j'avais jamais vu ça
55:38ça a toujours été compliqué
55:39mais avoir
55:40des propos
55:41de ce type là
55:43alors personnellement
55:44je n'avais jamais vu ça
55:45peut-être une réaction
55:48merci Mathieu Moreau
55:49une réaction
55:50de Christian Convert
55:51ça vous choque
55:51vous quand même
55:52oui parce que
55:53le vétérinaire
55:54normalement
55:54c'est le partenaire
55:55principal de l'agriculteur
55:57on va dire
55:58qu'il fait presque partie
55:59de la maison
55:59puisqu'il connaît
56:01les vaches
56:01il connaît les exploitants
56:03il connaît les enfants
56:04normalement
56:04c'est la personne
56:05de la plus grande confiance
56:06donc pour qu'on en arrive
56:08à opposer les vétérinaires
56:09et les éleveurs
56:10c'est qu'il y a un problème
56:11c'est qu'il y a un problème
56:13les vétérinaires
56:14j'écoute
56:15ce que nous dit
56:17c'est le directeur
56:18de l'ordre des vétérinaires
56:19enfin je ne sais pas
56:20le vice-président
56:22du conseil national
56:22les vétérinaires aussi
56:24ils ont du mal
56:24à certains moments
56:25il faut quand même le dire
56:26donc si les vétérinaires
56:27doivent parler ouvertement
56:28ils savent qu'ils sont condamnés
56:30c'est un petit peu
56:30comme avec l'ARCOM
56:31avec les journalistes
56:32si je peux me permettre
56:33mais le vétérinaire
56:34quand il a un troupeau
56:35de 200 et quelques bêtes
56:36qui ont un animal
56:38qui est potentiellement malade
56:40ne croyez pas
56:42que ça le fait réfléchir aussi
56:43de dire si
56:46on fait le prélèvement
56:47puis qu'il est positif
56:48demain matin
56:49t'en as 250 par terre
56:51ça pose un problème quand même
56:54mais vous condamnez
56:55ces propos
56:56mais bien sûr
56:57parce que de toute façon
56:58ça ne peut pas être
56:59le propos de l'éleveur
57:00à l'égard de son vétérinaire
57:02ça n'existe pas
57:03c'est forcément
57:06des personnes extérieures
57:07qui en veulent
57:08mais ça c'est le problème
57:09des réseaux sociaux et tout
57:10mais c'est jamais l'éleveur
57:12qui va dire ça
57:12à son vétérinaire
57:13jamais
57:14merci beaucoup
57:15et vous dites que
57:17le mouvement
57:19va donc durer
57:20ce sont les
57:20multiples témoignages
57:22qu'on a eu ce soir
57:23et ils font tout pour que ça dure
57:24la ministre fait tout pour que ça dure
57:25désolé
57:26sur place
57:27merci beaucoup
57:28Christian Convert
57:29c'est ça
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