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  • il y a 12 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va poursuivre la discussion avec nos invités, Alexandre Nicolique, qui j'imagine a envie de répondre sur ces questions.
00:06Venez député européen et porte-parole du Rassemblement National, Raquel Garrido, ancienne députée de la France Insoumise et cofondatrice du
00:13mouvement L'Après,
00:14et Karl Olive, député Ensemble pour la République des Yvelines. Bruno, vous restez, vous ? Oui, vous changez de place
00:21?
00:22Vous étiez en train de partir en douce.
00:26J'avais prévu de commencer avec la mobilisation des lycéens, mais je pense qu'on peut prolonger la discussion qu
00:31'on a abordée, évidemment, avec François-Xiavé Bellamy, sur Jordan Bardella.
00:39Donc, elle fait bloc, elle aussi, Marine Le Pen, rappelle sa confiance. On va peut-être revoir les mots, d
00:46'ailleurs, la phrase exacte.
00:48Elle maintient totalement sa confiance à Jordan Bardella. Elle l'a dit, ça y est, elle a mis un peu
00:52de temps, par contre.
00:53Non, mais dès le début, évidemment, et elle a toujours eu confiance en Jordan sur son innocence, sur les propos
01:01qui lui sont imputés.
01:03Jordan a été très clair depuis le début. C'est pour ça qu'il a porté plainte en diffamation contre
01:09Mediapart.
01:10Et c'est pour ça qu'il porte plainte pour faux et usage de faux contre ces montages.
01:15Et ensuite, on est dans un état de droit. C'est la justice qui jugera. Il y a une procédure
01:19et elle montrera que Jordan Bardella n'a jamais tenu les propos qui lui sont imputés par Mediapart.
01:24Et on se posait la question, justement, puisque vous parlez de procédure. Pourquoi ne pas choisir la procédure accélérée, en
01:30référé, ce qui permettrait finalement de clarifier les choses avant la présidentielle ?
01:34Parce que c'est justement par une enquête plus approfondie. Et on veut qu'il n'y ait aucun doute
01:39sur le fait que Jordan Bardella n'ait jamais prononcé ces mots.
01:44Mais si c'est évident, pourquoi faut-il une enquête approfondie ?
01:47– Justement, pour que plus personne ensuite ne nous dise « Ah, mais est-ce qu'il y a un
01:51doute ou pas ? »
01:52La justice jugera. Ce sera au moins très clair. Et vous avez reçu M. Moscovici tout à l'heure. Je
01:59remarque que…
02:02– Qui est visé par ses propos, quel que soit celui qui les a tenus. Pour le coup, il est
02:06visé par ses propos qui ont été tenus dans cette discussion ?
02:08– Il est visé par des propos qui sont imputés à Jordan Bardella. Et là, il y a une divergence
02:14de point de vue parce que nous, on considère qu'il n'a jamais dit ça.
02:16Et la justice jugera. En revanche, ce qui est sûr, par exemple, c'est que M. Mélenchon, en 2013, avait
02:22dit que Pierre Moscovici ne pense pas français,
02:27mais pense finance internationale. Plus personne ne revient sur ce type de propos.
02:32Et M. Bellamy a commencé à le dire tout à l'heure sur la liste des noms juifs que M.
02:38Mélenchon moquait et déformait pour satisfaire un électorat antisémite.
02:43Là, il n'y a pas de débat sur tout ce qu'il a pu faire quand il a dit
02:47en 2024 que l'antisémitisme était résiduel au moment où les actes antisémites augmentaient de 300%
02:52au moment des caricatures contre M. Hanouna au moment de…
02:56Non, mais vous voyez, il y a une divergence de point de vue et de traitement médiatique.
03:02Parce que d'un côté, il y a des accusations contre Jordan Bardella, alors que la justice démontrera qu'il
03:09n'a jamais tenu ses propos.
03:11Et de l'autre côté, vous avez un Jean-Luc Mélenchon qui lui assume avoir à de multiples reprises tenu
03:17des propos pour plaire à un électorat antisémite.
03:19Et ça ne dérange pas vraiment la presse encore aujourd'hui, alors que ça devrait le disqualifier définitivement.
03:26Est-ce que Mediapart s'acharne sur Jordan Bardella ?
03:30Non, je pense que Mediapart s'acharne sur la vérité, sur le travail journalistique.
03:37Le journalisme est une modalité d'établissement de la vérité.
03:42Les journaux n'ont pas toujours raison.
03:45Moi, il m'est arrivé, par exemple, par le point de subir un article totalement faux,
03:52et qui ensuite a été très rapidement démenti et débunké par la presse elle-même,
03:58par d'autres journalistes qui ont enquêté et qui ont pris point par point les imputations du point,
04:03lequel a fini par retirer l'article en question.
04:07La presse, son travail, c'est d'établir des faits.
04:10D'ailleurs, sur BFM, les téléspectateurs passent la journée à écouter des faits
04:16qui ont été mis en évidence par le journalisme.
04:20L'agence France Presse, d'autres organes de presse, les journalistes de BFM, les enquêtes.
04:25Donc, pardon, mais ce qu'on peut juger...
04:27Mais donc vous dites pas, Raquel, que la presse fait des révélations,
04:30maintenant la justice va faire son travail ?
04:33Non, non, justement, ce que je veux dire, c'est que je n'accepte pas
04:36qu'on ne prenne pas cette enquête de Mediapart pour autre chose que la vérité.
04:41Et c'est une habileté que de dire qu'il faut que la justice établie la vérité.
04:47Non, ce n'est pas vrai.
04:50Mediapart a établi des faits, a récupéré en toute transparence, en plus,
04:55vis-à-vis de tout le reste du système médiatique.
04:57Il est possible, Raquel Garedo, que Mediapart ait été trompé par quelqu'un ?
05:00Ça reste une possibilité.
05:02Je ne dis pas que Mediapart a menti, mais il est possible que...
05:05Il y a 13 ans que quelqu'un s'est fait passer pour un Jordan Bardella,
05:09c'est-à-dire un pauvre anonyme de Seine-Saint-Denis,
05:12dans la perspective qu'en 2026...
05:15Non, non, ce n'est pas ce que je dis.
05:15Moi, je veux bien, mais ça, c'est du complotisme, en vérité.
05:18La justice doit quand même...
05:19Madame Garedo, tranchez-vous.
05:21C'est un peu la ligne de défense du Rassemblement national.
05:23Un journal avait fait une enquête contre vous et s'était trompé.
05:28Il est quand même...
05:29La probabilité existe.
05:31Mais ce n'est pas la justice qui a dit qu'il s'était trompé.
05:33Oui, attendez, mais vous conviendrez que Mediapart est un journal
05:37qui assume vouloir lutter contre le Rassemblement national.
05:39Ils l'ont assumé à de multiples reprises.
05:42Le journaliste...
05:42Il y en a une raison de penser qu'ils ne font pas leur travail de journaliste.
05:45Le travail de journalisme, il est établi.
05:48Il s'agit d'un journal orienté.
05:50Et c'est pour ça qu'on demande...
05:52Et alors, le Figaro est orienté, Valeurs Actuelles est orienté.
05:55Mais la méthode journalistique, elle est ce qu'elle est.
05:58Et donc, ils sont allés voir Méta.
05:59Et donc, c'est à la justice qui déterminera.
06:01Ils sont allés voir Méta.
06:03Ils ont récupéré toutes les données.
06:05Et ça, c'est scientifique.
06:07Et à partir de là, on peut dire, on doit dire aujourd'hui,
06:12sans conditionnel, que l'auteur de ses propos antisémites
06:15est Jordan Bardella.
06:18Indépendamment du fait de savoir ce que dira éventuellement un jour,
06:21un jour, un tribunal.
06:22Parce que Jordan Bardella a déjà fait ça,
06:25il a mis de DHL, de menacer de faire un procès
06:28qu'il n'a jamais fait finalement.
06:29Sauf si lui décide de prouver le contraire.
06:30Il pourrait aussi choisir, lui, d'exhumer
06:33toutes ces conversations Facebook.
06:34Il ne le fait pas.
06:35Il pourrait.
06:36Il ne le fait pas.
06:37Non, mais encore une fois, il prétire qu'il y ait un commissaire de justice
06:39qui détermine si c'est vrai ou pas.
06:42Mais moi, je voudrais...
06:44Je voudrais qu'on entendre à Karl-Olive là-dessus.
06:46Parce que j'aimerais qu'on fasse tourner la parole.
06:48J'ai évoqué justement un fait.
06:50Ça me fait penser quand même, Mme Guérido,
06:53la déclaration de Jean-Luc Mélenchon que j'ai citée tout à l'heure, par exemple,
06:56sur que M. Moscovici ne pense pas français,
06:59mais pense finance internationale.
07:00C'était en 2013.
07:01Vous étiez déjà dans son parti.
07:02Et vous y êtes restée jusqu'à 2024.
07:04Oui, et alors ?
07:05Est-ce que ça ne vous posait pas de problème à ce moment-là ?
07:07Non, vraiment, je n'ai jamais pensé que cette phrase était une phrase antisémite.
07:11Jean-Luc Mélenchon a dit beaucoup de conneries
07:12et sur lesquelles j'ai donné mon avis.
07:15Vous étiez aussi dans le même parti.
07:17Vous n'allez pas y arriver.
07:20Votre thèse selon laquelle, par ailleurs,
07:22la presse n'accorde pas suffisamment d'importance
07:25aux différents propos de Jean-Luc Mélenchon,
07:27est une blague.
07:28Les gens à la maison rient, s'esclavent.
07:30C'est parce qu'à chaque fois que Jean-Luc Mélenchon dit quelque chose,
07:33on en entend parler du soir au matin dans tous les médias.
07:35Ah si, monsieur.
07:36Mais les téléspectateurs savent.
07:38Parce qu'eux, ils ont leurs appels.
07:39Et eux, ils sont...
07:40Le livre, s'il vous plaît, M. Nicolich.
07:42C'est le complot de Mohamed Mélenchon qui est l'auteur de ses propos antisémiles.
07:46Et la question qui est posée à Marine Le Pen,
07:48qui visiblement le soutient.
07:49Puisqu'elle dit dans la tribune du dimanche.
07:52Et ça, c'est l'information de ce soir.
07:53C'est que Marine Le Pen,
07:55qui a trouvé ce jeune militant soralien proche de Soral,
07:59qu'il a fait monter dans le parti,
08:01qu'il a fait élire conseiller régional dès les années 2014,
08:05je crois que c'est 2014 ou 2015,
08:07les élections régionales.
08:08Voilà.
08:08C'est cette mouvance-là qui a été mise en avant.
08:10Jusqu'à la présidence du parti.
08:12Ce mec-là, Jordan Bardella,
08:14il est entouré de soralien.
08:16Son ami surnommé Paradolphe.
08:19C'est son nom de famille.
08:20Comment ?
08:21Son directeur de cabinet.
08:22Son directeur de cabinet.
08:23Son nom de famille.
08:24Mais qu'est-ce que vous racontez à Marine Le Pen ?
08:25S'il vous plaît, Paradolphe.
08:27Raquel, on parle du directeur de cabinet.
08:28Le dîner de Jordan Bardella,
08:31qui en l'occurrence a fait partie du groupe
08:33qui avait été fondé par Alain Soral.
08:34Et d'ailleurs, Mediapart raconte que
08:35quand ils ont trouvé ces conversations
08:39qu'ils attribuent à Jordan Bardella,
08:40c'est parce qu'ils ont commencé à enquêter sur François Paradolphe.
08:43C'est ce que dit Mediapart.
08:44Carle-Olive, quel regard vous vous portez sur cette affaire
08:48et la réaction de Marine Le Pen dans la tribune dimanche
08:51qui maintient totalement sa confiance à Bardella ?
08:54Logique, vous me direz ?
08:56Est-ce que vous êtes surpris par la manière dont le Rassemblement national s'ébloque ?
08:58Déjà, je remercie pour votre invitation, Lise Darfeuil.
09:00Ah bah écoutez, quand même.
09:01Moi, je suis un ardent combattant des valeurs du Rassemblement national
09:06comme je le suis de toutes mes forces de la France insoumise.
09:08Mais de part et d'autre, et parce que je l'ai vécu,
09:11et Mme Garrido le rappelait tout à l'heure,
09:13moi en 2017, quand Mme Garrido et son mari ont été accusés,
09:16a priori à tort, d'un logement social,
09:18j'ai fait partie, à mon avis, des quelques-uns
09:20qui ont envoyé un petit message juste de soutien républicain
09:23et pourtant, je combats les valeurs portées par Mme Garrido et son mari.
09:28Je pense qu'à un moment donné, il faut qu'on soit très vigilants.
09:31Et je vais vous dire juste pourquoi.
09:33Moi, il y a encore quelques années,
09:35j'ai été victime d'un trucage sur Messenger.
09:40Messenger adossé à Facebook, donc Meta.
09:43Donc je sais ce qui s'est produit.
09:44Ça n'exonère en rien ce que vit actuellement le Rassemblement national.
09:49Je dis simplement que, adossé au tribunal médiatique,
09:53adossé au tribunal populaire,
09:55on a un tribunal judiciaire qui va faire son œuvre.
09:58La seule question que je me pose,
10:00si effectivement c'est vrai,
10:03demain le Rassemblement national n'est pas bien du tout.
10:05Voilà. Et je balaye devant ma porte
10:07pour simplement dire que moi, je ne suis pas là pour donner de leçons.
10:10On a donné dans la famille politique et la mienne.
10:13D'autres ont donné.
10:15Monsieur Cahuzac, les yeux dans les yeux.
10:16Je n'ai jamais eu de compte à l'étranger.
10:19Bah oui.
10:19On a donné avec François Mitterrand, en 1943,
10:21qui reçoit la Francisque de Vichy.
10:23C'est passé crème derrière.
10:24Donc moi, je ne donne pas de leçons.
10:26Je dis simplement que la justice est là.
10:28Elle va faire son œuvre.
10:29Et derrière, le peuple français jugera.
10:32Est-ce que si c'est lui, il aurait dû le dire, selon vous ?
10:35Il jugera plus tard.
10:36Oui.
10:37Parce que la procédure va amener entre 12 et 18 mois.
10:40Le choix de la procédure est important.
10:41Bonne jeudi, une fois qu'on a dit ça.
10:42Non mais je précise juste, car oui, il y a deux possibilités.
10:46Il y a la citation directe, qui n'a pas été le choix de M. Bardella.
10:50Et puis il y a la procédure et constitution de partie civile,
10:53qui amène entre 12 et 18 mois.
10:54Au minimum.
10:55Les citoyens ont choisi d'ici là, M. Carly.
10:56C'est juste ce que je disais.
10:57Est-ce que si c'est vraiment lui qui a tenu ses propos,
10:59il aurait dû le dire ?
11:01Comme finalement le sous-entendait François-Xavier Bellamy,
11:03il y a quelques instants, en disant que ce serait peut-être mieux passé,
11:07s'il l'avait dit tout de suite.
11:08Si effectivement ses propos ont été avérés, ont été effectivement écrits,
11:13seront rattrapés par la patrouille.
11:15Évidemment.
11:16Parce que tout se sait à un moment donné.
11:18Ça aurait été plus simple.
11:19D'ailleurs, si c'était vraiment lui, il l'aurait dit.
11:22Ah oui.
11:23Non mais sincèrement.
11:24Ça c'est plutôt logique.
11:25Si c'était lui, il l'aurait dit.
11:27Oui, je vous confirme Mme Garrido.
11:28Donc en fait, ce que vous nous demandez, c'est de ne pas croire le journalisme,
11:32mais de croire les politiques.
11:34Ce que vous, sous votre thèse, c'est ça.
11:35Les politiques ne mentent jamais.
11:37Tandis que les journalistes, eux, mentent.
11:39C'est ça votre thèse.
11:40Je pense que Mediapart, effectivement, et je le disais tout à l'heure orienté,
11:43le journaliste, M. Rouget, qui a rédigé cet article,
11:47qui vous le savez avait déjà été condamné pour avoir,
11:49sans être pris un monument aux morts,
11:50un problème justement avec la...
11:52Il avait arraché un drapeau français, un problème justement avec ceux qui défendent la France.
11:56Et qui avait dit, après cette enquête...
11:59Jordan Bardella avait salué, par exemple, les révélations de Mediapart
12:02qui concernaient François de Rugy.
12:04Il ne s'acharne pas contre Jordan Bardella.
12:06Mais je vous parle du journaliste qui a fait l'enquête contre...
12:09Antoine Rouget.
12:10Ah, en 2013, quand il avait 19 ans,
12:13ôté l'horiflamme d'un monument aux morts
12:17parce qu'il voulait parler des basques
12:20qui ont refusé et qui ont payé le fait de leur comportement.
12:25Enfin, vous vous rendez compte, c'est l'insulte pour les soldats français.
12:27C'est une bagarre très large aux pays basques.
12:30Et là-dessus, il a été reconnu.
12:32Mais beaucoup plus récemment...
12:33Vous n'allez pas nous faire croire que ça, c'est l'équivalent.
12:36Parce que c'est pas le problème qui nous regardent plus en vie.
12:39Je rappelle que vous vous apprêtez à soutenir...
12:41Non, mais surtout que là, vous vous apprêtez peut-être à soutenir
12:44une candidate à la présidentielle
12:45qui compte faire campagne avec un bracelet électronique au poignet
12:48pour plusieurs dizaines de milliers de détournements d'arrivée.
12:52Mais non, madame, on n'a pas volé un centime.
12:56Mais par contre, il y aura aussi l'accord de cassation qui juge.
12:58Et c'est ce que disait...
12:59Oui, oui, elle va juger avant l'élection.
13:00C'est que cette affaire va changer le visage de la campagne présidentielle.
13:04Celle-là aussi.
13:05La campagne ne sera plus exactement la même.
13:08Moi, la façon dont j'interprète ce qu'on a sous les yeux,
13:10c'est-à-dire la réaction de Marine Le Pen et son commentaire ce soir,
13:13c'est qu'elle entretient précisément l'espoir inverse.
13:19Elle réagit de manière à la fois très claire et très succincte.
13:23Elle se contente de prononcer une phrase de six mots.
13:26Et elle ne s'étend pas au-delà dans l'échange qu'elle a avec le journaliste de la France.
13:29C'est vrai, c'est le minimum syndical ?
13:31C'est une façon de dire qu'elle ne veut pas remettre une pièce dans la machine.
13:34Et qu'elle veut acter le fait que la confiance est là.
13:38Elle l'a dit au moment des premières révélations.
13:41Elle le dit au moment des secondes.
13:43Et maintenant, c'est aussi une façon de dire que son souhait à elle,
13:46c'est qu'il faut tourner la page.
13:48Tout le monde est en ordre de bataille.
13:50Tout le monde est parfaitement aligné, dernière Jordan Bardella, au sein du parti.
13:54Il n'y a pas de sujet de ce point de vue-là.
13:56Elle réaffirme sa confiance.
13:58La procédure juridique a été entamée.
14:01Maintenant, on passe à autre chose.
14:03C'est ça le sens du message politique qu'elle veut faire passer.
14:06J'ajoute pour compléter ce que dit Thierry, qui me paraît assez juste dans l'analyse,
14:10qu'il y a une échéance pour le Rassemblement national.
14:14Je crois que c'est la fin du mois d'octobre, le 23 ou le 24, je crois, monsieur Nicolique.
14:18C'est le congrès et la réélection du président.
14:23Or, le président, c'est Jordan Bardella.
14:25Et donc, il y a quand même urgence à passer à autre chose pour Marine Le Pen et ses amis.
14:31Mais on ne va pas passer à autre chose.
14:32J'essaie d'analyser la stratégie.
14:35La stratégie ?
14:36Le Pen gère aussi ce fait, parce que c'est un fait-campagne.
14:39Absolument, je suis d'accord.
14:41Et il y a à la fois cette échéance partisane pour Jordan Bardella et le Rassemblement national.
14:47Et puis, à court terme, mais là, je pense que c'est une échéance de campagne
14:51qui est cette fameuse trajectoire budgétaire que Jordan Bardella, avec Marine Le Pen,
14:57s'apprête à rendre public, à présenter.
15:00Ce contre-budget.
15:01Mardi prochain.
15:03Vous vouliez réagir, Carloli ?
15:04Oui, juste, c'est très intéressant ce que dit Bruno Joly sur la stratégie.
15:08Vous avez vu la réaction de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet ?
15:13La plus récente.
15:14Il y en a une dès le début.
15:17Vous ne voulez pas en parler.
15:18Donc, ça, c'est une réaction pour ne pas en parler.
15:21Parce que ça fait très bien le jeu de la France insoumise,
15:23comme, pardon de le dire, ça fait aussi très bien le jeu de la France insoumise.
15:25Alors, il y en a un qui a réagi, par contre, c'est François Hollande.
15:28Écoutez.
15:28Moi, je vous parlais de Mélenchon.
15:29On a éclairé celles et ceux qui pensaient que le Rassemblement National
15:34était un mouvement qui en avait terminé avec l'antisémitisme, le racisme, les discriminations.
15:40Eh bien, non.
15:41Ce mouvement est né avec l'antisémitisme de son président de l'époque, Jean-Marie Le Pen.
15:46Ça s'est poursuivi avec des idéologues en leur sein de ce mouvement
15:51qui ont porté et visiblement influencé un certain nombre de ses dirigeants
15:57avec le thème de l'antisémitisme.
15:59Est-ce que les électeurs se détourneront du Rassemblement National pour cette raison ?
16:02Ce serait souhaitable.
16:04Ce que dit, en fait, François Hollande, c'est que ça doit être, pour les potentiels électeurs
16:09du Rassemblement National, une prise de conscience.
16:12On peut noter qu'il pleut à nouveau dès que François Hollande se déplace quelque part.
16:16Vous parliez de la réaction de Jean-Luc Mélenchon.
16:19Il y en a une, quand même, Thierry, juste sur la réaction de Jean-Luc Mélenchon.
16:23Je voudrais qu'on la voit, puisque les équipes en régie suivent ce qu'on dit.
16:27Et donc, elles ont ressorti la première et unique réaction de Jean-Luc Mélenchon.
16:31Voilà ce qu'il a dit.
16:33Au moment où cette affaire est sortie, alors si on pouvait la montrer, ce serait mieux,
16:37parce que je ne m'en souviens plus.
16:38Elle est sur WhatsApp.
16:39Elle est sur WhatsApp.
16:40Alors, allez-y, Thierry, je vais récupérer la réaction.
16:44Une terrible accusation pèse sur M. Bardella.
16:47Il doit démontrer son opposition aux propos antisémites et complotistes
16:50qui lui sont attribués.
16:51Sinon, la preuve sera faite en grand, montrant l'erreur de ceux
16:55qui ont amnistié l'extrême droite de ses racines antisémites.
16:59Bon, il a quand même réagi.
17:00Il est allé, Carl-Olivre.
17:01Oui, habituellement, c'est un peu le Lucky Luke.
17:04Ce que vous voulez dire, c'est qu'il aurait pu y aller plus franchement.
17:07Là, il a un peu fait l'homme à régner, mais...
17:08Et pourquoi donc ?
17:09Parce que ça les arrange bien.
17:10Mais ça les arrange bien.
17:11Et pardon de le dire, je le dis à M. Nicolique,
17:13parce que ça arrange bien aussi, quelque part, le Rassemblement national.
17:16Parce que, pour moi, tout ça est finalement le bon écrit
17:21pour la finale de dans 7 ou dans 8 mois.
17:25La France insoumise, elle n'a jamais été aussi silencieuse.
17:28Comme le sucre dans le café.
17:29Puis vous cherchez, moins vous le trouvez.
17:30Et c'est ce qui se passe...
17:31Alors, attendez, Carl-Olivre.
17:32Moi, je veux bien qu'à chaque fois, on refait le procès de la France insoumise.
17:35OK.
17:36Mais là où je trouve...
17:38Je suis un peu gênée, quand même.
17:39C'est qu'on est face à des propos antisémites.
17:43Gravissimes.
17:44De la part d'une personne dont, ça y est, il est avéré maintenant, en fait,
17:49qu'elle baignait dans ce milieu antisémite.
17:52Aujourd'hui, vous avez à Bergerac, ville qui vient d'être gagnée par le RN,
17:57la Nouvelle Mairie, qui refuse de donner le nom d'une ancienne déportée, Mme Sapir, au collège.
18:04Mme Sapir a été raflée au Veldiv le 16 juillet.
18:07Attendez, on n'a pas gagné Bergerac.
18:10Qu'est-ce que vous...
18:10Alors, c'est l'extrême droite qui refuse, pardon.
18:13Ils n'ont pas gagné, heureusement.
18:14Ce n'est pas très clair, Mme Garrido.
18:14En tout cas, ce n'est clair.
18:15Heureusement, c'est une des unions de la gauche qui a gagné Bergerac.
18:17Mme Garrido, Mme Garrido.
18:18Mais le RN est contre.
18:19Mme Garrido, vous avez un cynisme.
18:21Est-ce que vous êtes pour à Bergerac que le nom de Mme Sapir soit donné à son établissement ?
18:26Est-ce que vous êtes pour ?
18:27Parce que le RN, notamment, c'est une ancienne déportée, je vous le dis.
18:30Oui, oui, bien sûr.
18:31Écoutez, deux secondes.
18:31C'est une ancienne déportée, d'accord ?
18:34Juive, communiste, et qui a enseigné parce qu'elle a été rescapée des camps.
18:40Elle a ensuite consacré sa vie à l'enseignement.
18:42Et aujourd'hui, le RN à Bergerac s'oppose au fait qu'on donne son nom à l'établissement.
18:49Votre parti, pardonnez-moi, votre parti, vous êtes contre les dirigeants locaux de Bergerac ?
18:55Oui, s'ils ont fait ça, c'est une erreur.
18:56Je crois que c'est parce que c'était une communiste, mais c'est une erreur.
19:01Parce qu'évidemment, c'est la portée par rapport à la Seconde Guerre mondiale
19:05et le fait qu'elle soit une rescapée qui aurait dû entraîner un hommage, évidemment.
19:08Mais je tiens à le préciser, et s'ils l'ont fait localement, c'est évidemment une erreur.
19:12Et le jeu politique de c'est une communiste ou pas n'a pas à interférer dans la décision
19:18de donner le nom à un établissement.
19:20En revanche, Mme Garrido, mais quel cynisme !
19:22Quand vous dites à l'instant ces propos antisémités, je suis désolé, je reviens.
19:26Ce qu'on reproche à Jordan Bardella, donc les propos qui lui sont imputés à tort,
19:32sont moins, beaucoup moins antisémites que les propos de Jean-Luc Mélenchon
19:36qui sont assumés sur le complotisme sur Mohamed Merah qui a tué trois enfants juifs
19:40en disant que c'était peut-être un arrangement avant la présidentielle.
19:43Je le disais tout à l'heure sur l'antisémitisme résiduel, sur les jeux de mots, gluxement.
19:49Vous pouvez pas, Mme Garrido, vous êtes resté dans ce parti pendant dix ans, vous êtes resté dans un parti
19:55avec un leader.
19:57Qu'est-ce que c'est quoi votre thèse ?
19:58C'est que moi je suis antisémite, moi je suis complaisante à des antisémitismes.
20:00En même temps, avec un leader qui assumait des propos antisémites, vous avez un cynisme incroyable.
20:05Vous défendez jambes à Bardella ?
20:07Oui, bien sûr, il n'a pas tenu ses propos.
20:08Mais s'il les a tenus, ça a été démontré par le journaliste.
20:11En revanche Jean-Luc Mélenchon, c'est sûr.
20:12Et je vais vous dire, vous, je vais vous dire quelque chose de plus grave peut-être.
20:16C'est que votre thèse complotiste, qui est qu'en fait vous êtes victime d'un complot,
20:21c'est précisément la culture fasciste, c'est ça.
20:24C'est-à-dire aujourd'hui, ce qui met en danger la liberté des Français,
20:27mais pas seulement des Français, des peuples dans le monde entier,
20:30c'est le fait qu'il y a des courants politiques qui vous disent
20:33ne croyez plus rien, ne croyez pas à ce que vous lisez dans le journal,
20:35ne croyez pas le fruit des enquêtes sérieuses, ne croyez plus personne.
20:39À part nous, le dirigeant, moi le dirigeant, vous pouvez me croire, et tous les autres.
20:43Mais ça c'est le complotisme qui est exactement la vision d'antisémitisme.
20:47Vous laissez répondre à quel ?
20:49Madame Garrido, nous la seule chose qu'on a demandé, c'est que la justice fasse son travail.
20:53Nous n'avons pas insulté des journalistes ou autres, on parle de faits précis.
20:56Ah bah si, pardon.
20:56Oui, je suis obligé de refaire ce parallèle, mais rappelez-vous des insultes de Jean-Luc Mélenchon
21:01contre les journalistes, l'ensemble des journalistes qui menaient des enquêtes ou autres,
21:06c'était des insultes très primaires.
21:08Mais juste, c'est pas bien.
21:09Et vous me donnez des leçons, à la fois sur l'antisémitisme.
21:13S'il vous plaît, en parlant de leçons d'antisémitisme, s'il vous plaît,
21:16vous ne cessez de comparer ce qui est dit dans ces conversations avec ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.
21:20Mais quelle que soit la personne qui a tenu ces propos qui ont été exhumés par ces sources auprès de
21:26Mediapart,
21:26est-ce que vous reconnaissez le caractère antisémite de ces propos ?
21:29Bien sûr, et c'est des propos qui n'ont pas été tenus, mais ces propos sont ignobles et antisémites.
21:34Je vous le dis et qu'il n'y aura jamais la moindre ambiguïté me concernant et concernant les cadres
21:41du Rassemblement National sur ce type de propos.
21:44Une précision tout de même, parce qu'il ne faut pas non plus que Jordan Bardella soit l'arme qui
21:47révèle toute une forêt derrière.
21:49Lorsqu'on dit, vous voyez bien, c'est le Rassemblement National, quelque part il baignait dans le milieu soralien.
21:54D'abord, il n'est pas du tout avéré, ni même insinué que Jordan Bardella a fait partie d'égalité
22:01et réconciliation, le mouvement d'Alain Soral, ça faut le dire.
22:03Non, Paradole a été membre et lui, il a été influencé par Soral.
22:06À ce moment-là, c'est du Soraliste par contamination, si vous voulez.
22:09Il le lit et il en parle dans ses échanges.
22:11Alain Soral dit que oui.
22:13Alain Soral n'aide pas beaucoup Jordan Bardella.
22:16Alain Soral n'a pas aidé grand monde dans sa vie et c'est un adversaire politique, et ça aussi,
22:20il faut le dire, Alain Soral n'est pas un admirateur du Rassemblement National.
22:24En revanche, là où je vais en venir, parce qu'on écoutait François Hollande tout à l'heure, il faut
22:27faire très attention quand même à ce qui est dit,
22:28parce que le mouvement soralien à l'époque a été ultra influent.
22:33Je connais des gens qui ont été dans l'entourage ou qui sont dans l'entourage de François Hollande,
22:38qui eux-mêmes connaissent, pas personnellement, mais qui connaissent les thèses d'Alain Soral et qui regardent des vidéos de
22:43Dieu donné encore aujourd'hui.
22:44Bon, est-ce qu'on va dire que François Hollande est antisémite parce qu'il a dans son entourage des
22:48gens qui regardent des vidéos de Dieu donné ?
22:49— Là, vous en dites trop, pas assez, là, Victor Hérault.
22:51— Non, non, attendez, attendez, mais c'est pas des accusations, j'ai quand même ce qu'il parle de
22:54lui, quand M. Guiri, Rima Hassan, c'est Rima Hassan...
22:56— Laissez finir Victor Hérault, si vous vous êtes implacés par Alain Soral.
22:57— Ce que je veux dire, c'est que Rima Hassan, la France insoumise, a elle aussi retweeté du Alain
23:01Soral, c'était en 2014 ou 2015.
23:04David Guiraud lui-même, et encore une fois, c'est pas des accusations, lui-même, dans Libération de son propre
23:09aveu, dit « j'ai baigné dans cette génération d'Alain Soral ».
23:12Et effectivement, il m'a ouvert les yeux sur la question de la Palestine.
23:15Ça, c'est quelque chose qui... David Guiraud, maire de la France insoumise, je veux dire, cette génération Alain Soral,
23:21elle existe de tous les bords.
23:22C'est pas simplement l'apanage du Rassemblement national, ça existe à LFI, ça existe au Parti Socialiste, ça existe
23:26chez les Macronistes aussi.
23:27— Ce sera le mot de la fin sur cette affaire.
23:30— Je voudrais qu'on avance et qu'on parle du mouvement des lycéens, s'il vous plaît.
23:33— Non, il y en a à l'extrême droite des Oraliens et il y en a à la tête
23:36du RN, puisque Jordan Bardella a été formé par cette école-là.
23:41— Le mouvement des lycéens, s'il vous plaît.
23:44— Je voudrais qu'on avance, qu'il y a donc qu'est-ce qu'il est Raquel Garedo.
23:46— Je vais vous dire pourquoi il vous convient.
23:48— Parce qu'il considère que vous vous êtes allié à l'extrême droite israélienne et lui, comme il est
23:51profondément, vraiment, antisémitique de façon brutale,
23:55il considère que vous confiez avec Netanyahou et l'extrême droite israélienne,
23:59entre les musulmans et contre les palestiniens et on considère qu'en fait, c'est un dévoiement de l'anxémitisme
24:05pure.
24:05Et la vérité, c'est que vous vous instrumentalisez, les Juifs, en vérité.
24:08— Raquel Garedo, s'il vous plaît, je suis là.
24:10— Pardon.
24:10— Pardon.
24:10Raquel Garedo, s'il vous plaît, je suis là.

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