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BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 3 octobre, Audrey Fernandez, chargée de relation épargnants chez Euryale, Daniel While, directeur recherche chez Euryale, Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance, et Audrey Verchin, directrice des opérations chez EPOCA, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
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00:04BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:15Si l'envie vous vient d'épargner, pourquoi ne pas faire coup double en épargnant dans le domaine de la
00:20santé et améliorer ainsi l'offre de soins ?
00:22C'est justement la société Eurial, 7e investisseur mondial en immobilier de santé, qui le propose depuis plus de 15
00:29ans.
00:30Audrey Fernandez, chargée de relations épargnant, et Daniel Weil, directeur de la recherche et stratégie, vont nous dire comment.
00:36Directeur exécutif de l'innovation chez BPI France, Paul-François Fournier, prône pour une innovation externe, c'est-à-dire
00:43une collaboration entre start-up et grands groupes.
00:46Il nous l'explique dans son dernier ouvrage, l'innovation au carré, aux éditions presse et communication.
00:51Enfin, on le sait, en France, des centaines de milliers d'hospitalisations sont évitables, des patients hospitalisés trop longtemps,
00:57une société multi-primée par ailleurs, l'a compris en créant un service high-tech pour nos seniors, pour un
01:03parcours de santé optimal.
01:05C'est ce que va nous dire Audrey Verschin, qui est directrice du développement de la société Epoca.
01:10Check-up Santé, c'est parti !
01:13Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:19Audrey Fernandez, bonjour.
01:20Bonjour Fabien.
01:21Daniel Weil, bonjour.
01:23Bonjour Fabien.
01:23Alors, expliquez-nous quand même ce que fait Urial, en quelques mots.
01:28Urial, c'est une société qui a été fondée par Jean-Jacques Olivier, qui dirige toujours cette société, en 2009,
01:34une entreprise familiale.
01:36Moi, j'aime bien dire que notre métier, notre mission, c'est de connecter l'épargne à la santé via
01:42l'immobilier.
01:43C'est-à-dire que nous investissons pour le compte de nos clients, qui sont des particuliers, comme vous et
01:49moi, comment dire,
01:50on a 60 000 associés de nos fonds, c'est-à-dire investisseurs.
01:54Déjà 60 000 associés.
01:5560 000 associés, ce qui est beaucoup.
01:59Le montant moyen d'investissement est de l'ordre de 10 à 15 000 euros,
02:02donc des sommes tout à fait, je dirais, abordables pour beaucoup de gens, en tout cas en France.
02:08Et donc, nous investissons dans ce qu'on appelle l'immobilier de santé.
02:11Alors, l'immobilier de santé, il faut peut-être définir un peu ce que c'est.
02:15L'immobilier de santé, c'est à la fois tous les établissements pour l'hébergement des seniors,
02:20résidents de services seniors, EHPAD, villages de seniors, etc.
02:23Tout ce qui concerne le soin, c'est-à-dire les cliniques telles qu'on les connaît, aussi les soins
02:27de ville.
02:28Parce qu'on a tendance à penser qu'aux EHPAD, quand on parle de seniors, quand on parle de...
02:31Exactement, on limite, et en vérité, au quotidien, quand on ouvre les yeux,
02:35on se rend compte qu'il y a les établissements seniors, le sanitaire, les soins de ville,
02:41centres de radiologie, centres d'imagerie médicale, etc.
02:43Et puis aussi la partie, on appelle life science, dans le jargon, c'est-à-dire laboratoire, en vérité.
02:47Et tout ça, ça forme en fait une classe d'actifs, un ensemble d'investissements immobiliers
02:54qui, en fait, ont un vrai intérêt financier, en plus d'être utiles.
02:59Audrey Fernandez ?
03:00Oui, tout à fait. Côté particulier, côté épargnant, finalement,
03:04Urial permet à ces particuliers d'épargner sur de l'immobilier de santé.
03:09En plus, c'est accessible...
03:10Oui, ce n'est pas d'investissement, c'est de l'épargne.
03:11C'est de l'épargne, absolument. C'est de l'épargne dans l'immobilier de santé.
03:14C'est accessible facilement parce qu'il y a un ticket d'entrée
03:17qui est moins important que l'immobilier direct.
03:19Et mon rôle, moi, c'est de pouvoir les accompagner, répondre à leurs questions
03:23et leur rapport, bien évidemment, aux risques qui concernent l'épargne.
03:26C'est vrai que la santé a vraiment besoin de beaucoup d'investissements ?
03:29Exactement. Parce qu'on sait tous que la société vieillit.
03:33Moi, je ne préfère parler de longévité que de vieillissement.
03:35Mais en tout cas, on sait qu'on sera évidemment une société composée
03:38à un quart, un tiers de personnes de plus de 65 ans.
03:42Et qu'en plus, l'espérance de vie augmente.
03:45Mais l'espérance de vie en bonne santé augmente moins vite.
03:48Ce qui fait qu'il y a tout un âge de la vie
03:50où finalement, on sait qu'on aura besoin de soins.
03:53Et en fait...
03:53Elle a même stagné pendant le Covid ?
03:55Exactement. Elle a stagné pendant le Covid.
03:56Alors que l'espérance de vie, au sens, je dirais, littéral du terme,
04:00elle continue d'augmenter.
04:02Et en fait, ce n'est pas quelque chose qui va s'arrêter rapidement.
04:07On est au début du vieillissement aujourd'hui.
04:09La génération du baby-boom, dont on parle beaucoup,
04:11ceux qui sont nés en 65, qui est la fin du baby-boom,
04:14ils entreront dans le troisième âge, en quatrième âge, en 2045.
04:19Et vu le taux de natalité, on va de toute façon être une société,
04:22ce que certains auteurs ont appelé la société du vieillissement,
04:25qui devra faire place à une population âgée.
04:28Et ça, ça induit des besoins, notamment immobiliers.
04:31On parle beaucoup des lits, des médecins, ce qui est totalement nécessaire.
04:34Mais il y a aussi toute une infrastructure immobilière.
04:36Aujourd'hui, une personne âgée, notamment en France,
04:39elle a tendance à vivre dans un appartement
04:41qui souvent n'est pas configuré pour elle,
04:43dans un cinq pièces parce que les enfants sont partis, etc.
04:46Des escaliers qui ne sont pas forcément adaptés à une personne peu mobile.
04:52Et puis, dès qu'on ne peut plus y rester,
04:55on bascule dans les pads, souvent c'est mal vécu, etc.
04:58Alors qu'en fait, il y a toute une offre immobilière à construire,
05:01qui existe en vérité, mais à construire et à financer,
05:04pour qu'il y ait un vrai continuum d'hébergement des seniors,
05:08continuum de soins avec les pôles de santé, etc.
05:10– Audrey Fernandez, donc les épargnants sont vraiment sensibles
05:14à l'investissement santé ?
05:16– Oui, ces besoins, en fait, ils les comprennent de manière intuitive,
05:18tout simplement parce que ça leur correspond,
05:20et c'est quelque chose qu'ils connaissent.
05:22Donc ça rend, si vous voulez, cette lisibilité de l'épargne beaucoup plus facile.
05:25– Et je le disais en entrée, ça améliore l'offre de soi ?
05:27– Exactement, tout à fait, absolument.
05:29Et comme je le disais tout à l'heure, en fait,
05:31cette épargne immobilière à travers la SCPI,
05:33c'est accessible avec une épargne qui est assez limitée,
05:37puisqu'on peut le faire à partir de 50 euros par mois.
05:40Donc c'est en plus assez simple.
05:42– À tout le monde.
05:42– Exactement.
05:44– Daniel Wall, donc, investir utilement,
05:47on peut quand même, on peut accepter un certain rendement quand même ?
05:51– On doit demander un certain rendement.
05:54Je dirais que, d'une certaine façon, la mauvaise nouvelle,
05:57c'est qu'il y a beaucoup de besoins,
05:58mais la bonne nouvelle, c'est qu'il y a énormément d'épargne.
06:01Et d'épargne qui est souvent investie de façon relativement mauvaise.
06:05Est-ce qu'on voit les taux du livret A, les taux des placements,
06:08je dirais, qui sont généralement promus ?
06:10Donc, on est aujourd'hui dans un moment de marché, je dirais,
06:14où investir en immobilier de santé est à la fois utile et rentable,
06:19ce qui est quand même une assez bonne incitation.
06:22Aujourd'hui, quand on achète ce type d'immeuble,
06:23on les achète à des rendements de 5-6% pour les meilleurs d'entre eux.
06:27Mais là encore, l'importance, ce n'est pas seulement la performance,
06:30mais c'est aussi le profil de risque.
06:32Parce qu'il faut bien voir que, si je vous demande,
06:37entre l'hôpital où vous êtes né, la clinique où vous êtes né,
06:40le bureau où vous avez travaillé pour la première fois,
06:43et le commerce où vous êtes entré pour la première fois,
06:48lequel est encore là ?
06:50Dans 99% des cas, ce sera la clinique où vous êtes né,
06:53parce qu'on est sur des actifs, des locataires,
06:58qui ne sont pas dans l'idée de déménager,
06:59qui peuvent donc signer des baux extrêmement longs.
07:02On est très très loin du 3-6-9 français.
07:04Nous, la moyenne de durée d'année de bail qui reste encore
07:09sur notre patrimoine chez Orial, c'est 15 ans.
07:12Elle est supérieure à 15 ans.
07:12Donc ça, c'est une visibilité en termes de revenus,
07:16et c'est une forme de rente pour le long terme.
07:20Donc c'est aussi une question de profil de risque.
07:21– Tout à fait.
07:22– Oui, dites-moi, autrefois, rapidement.
07:24– En fait, les épargnants, ils aiment aujourd'hui,
07:26ils souhaitent concilier le côté utile,
07:29le côté diversification et le côté performance.
07:32Et l'avantage, c'est qu'on n'est pas obligé de choisir,
07:34parce qu'effectivement, la santé, ça permet de faire les trois.
07:38Donc voilà.
07:38– Et dites-moi, l'international, c'est important pour vous ?
07:41– C'est nécessaire, puisque là encore, comme je disais,
07:44on parle d'actifs qui sont très spécialisés.
07:46Ce n'est pas n'importe quel bureau,
07:48n'importe quel commerce interchangeable.
07:50Et donc, pour avoir le choix quand on investit,
07:52parce que l'idée, c'est quand même de choisir les meilleurs actifs,
07:54il faut avoir un univers d'investissement,
07:56un cours de récréation, comme on dit chez les investisseurs,
07:59qui soit la plus large possible.
08:00Chez Aurel, on est présent dans neuf pays.
08:03La plupart des grands pays d'Europe,
08:05le Royaume-Uni, mais aussi le Canada.
08:06– Le Canada, bien sûr.
08:07– Et on a un projet de se développer de façon importante
08:10en Amérique du Nord et notamment au Canada.
08:13Pourquoi ? Parce qu'on veut, d'une part,
08:14avoir le choix de ce qu'on achète.
08:16D'autre part, il y a énormément de modèles
08:18qui sont très différents selon les pays.
08:21Vous n'avez pas du tout le même traitement
08:23de l'hébergement des seniors, même du soin.
08:25La notion de village de seniors, par exemple,
08:28c'est quelque chose qui existe dans certains pays, pas d'autres.
08:30Des pays comme l'Italie, comme l'Espagne,
08:32sont en train de passer d'un schéma familial
08:36où les petits-enfants gardent les grands-parents,
08:38si j'ose dire, ou restent avec les grands-parents,
08:40à un schéma où il est légitime d'institutionnaliser,
08:45de faire entrer en établissement ces grands-parents.
08:48Et donc, ça, c'est quelque chose
08:49qui est en train d'arriver culturellement.
08:50Donc, il faut que nous, chez Rial,
08:51on puisse accompagner un peu ces mutations-là.
08:54– C'est vrai que les nouveaux usages en santé,
08:56donc l'immobilier doit s'y adapter très rapidement
08:59parce qu'il ne nous reste que quelques secondes.
09:00– Oui, tout à fait, absolument.
09:02Et en fait, si vous voulez, c'est assez surprenant
09:04parce qu'au départ, l'épargnant ne le voit pas comme ça.
09:07Et pour autant, il va vite comprendre
09:09que finalement, la lecture, elle est assez simple
09:11parce que les usages, ils évoluent, la santé évolue
09:15et ça leur permet aussi d'avoir cette meilleure visibilité
09:18dont je parlais tout à l'heure.
09:20Et quelque part, c'est aussi rassurant.
09:22C'est rassurant, ça permet de comprendre
09:24que finalement, tout ça, il y a ce besoin,
09:27il y a moins de risques, du coup, sur ce secteur de la santé.
09:31– Juste en dix secondes, comment voyez-vous le futur de Rial ?
09:34– Alors, le futur de Rial, c'est le futur immédiat,
09:37c'est la livraison d'un des grands hôpitaux d'Europe,
09:39qui s'appelle l'Hôpital du Futur, à Metz.
09:42Construy en bois, locataire Elsan,
09:44bail supérieur à 15 ans.
09:46Et puis le futur, à moyen-long terme,
09:48c'est l'Amérique du Nord, comme je le disais,
09:50mais c'est également commencer à financer
09:52non seulement l'immobilier de santé,
09:53mais également les entreprises du secteur de la santé.
09:57Mais ce sera l'objet d'une autre émission.
09:59– Bien sûr, vous revenez quand vous voulez, bien sûr.
10:00Merci beaucoup, Daniel Weill.
10:02Merci beaucoup, Audrey Fernandez.
10:04– Merci.
10:04– Voilà, on va accueillir à présent
10:05Paul-François Fournier de la BPI
10:08pour son dernier ouvrage, L'Innovation au Carré.
10:12– Check-up Santé sur BFM Business.
10:16– Paul-François Fournier, bonjour.
10:18– Bonjour.
10:18– Bienvenue dans Check-up Santé.
10:20Vous êtes le directeur exécutif de l'innovation
10:22chez BPI France.
10:23Vous êtes passé par Wanadu, Orange,
10:25vous êtes même le papa de la Livebox.
10:27– On le dit.
10:28– Incroyable.
10:28Et vous sortez un nouveau livre
10:30qui s'appelle Innovation au Carré,
10:32avec un petit 2 au-dessus,
10:33aux éditions Presse et Communication.
10:35Juste un mot d'abord sur la BPI en France,
10:38organisation vraiment unique,
10:39non seulement en France, mais en Europe.
10:41– C'est une belle maison qui est effectivement,
10:44j'allais dire, l'ambition,
10:46ça reste d'avoir une vision 360 de l'entrepreneur,
10:49donc de tous les produits de financement,
10:51mais aussi de plus en plus,
10:52depuis quelques années de l'accompagnement,
10:56pour transformer l'industrie française
10:58avec plusieurs axes.
11:00L'axe autour des deep tech,
11:02la transformation des technologies,
11:04l'axe autour de la réindustrialisation,
11:06la French Fab,
11:07l'axe autour de la création d'entreprises,
11:09l'axe autour des green tech et du climat,
11:12l'axe autour des industries créatives,
11:13bref, on prend chaque secteur
11:15et on y met une couche d'innovation,
11:16une couche d'accompagnement,
11:17une couche de création d'entreprises,
11:19une couche de croissance,
11:20une couche de réindustrialisation,
11:21pour essayer de faire bouger les lignes.
11:23– Ça fait quelques milliards quand même, non,
11:24– Ça fait beaucoup de milliards, effectivement.
11:29Typiquement, on est à 10 milliards dans la santé
11:32dans les cinq prochaines années.
11:33Donc voilà, dans l'industrie,
11:34c'est plus de 20 milliards qu'on va investir
11:36et financer dans les années à venir.
11:38– Et la Caisse des dépôts,
11:38y est pour quelque chose ?
11:39– Alors la Caisse des dépôts,
11:40c'est d'abord notre actionnaire à 50% avec l'État,
11:42et puis c'est évidemment un grand frère,
11:45un parrain avec lequel on travaille
11:46sur beaucoup de sujets dont je viens de parler,
11:48en particulier la réindustrialisation.
11:50– Alors vous sortez donc un nouveau livre
11:53qui s'appelle Innovation au Carré.
11:56On ne parle pas que de la santé dans votre livre, bien sûr.
11:58– Non, on ne parle pas de la santé,
12:00on ne parle pas que de la santé,
12:01on parle d'ensemble des industries.
12:04L'objet, c'est de réfléchir
12:05comment le processus d'innovation
12:07dans les grandes entreprises
12:09a évolué ou doit évoluer dans les années à venir.
12:11– Mais est-ce que c'est la même chose ?
12:12Justement, la santé, c'est un domaine assez particulier,
12:15qui est peut-être un peu plus régulé que les autres.
12:17C'est la même chose ou pas ?
12:18– Justement, non, ce n'est pas la même chose
12:21et c'est assez intéressant de voir,
12:22j'ai découvert ça en travaillant sur ce livre,
12:25qu'en fait la santé est probablement un des secteurs
12:27qui est le plus avancé dans cette transformation
12:28de la création d'innovation
12:30et du processus d'innovation
12:31en travaillant de façon très étroite avec les startups.
12:34Il y a deux grands secteurs
12:35qui ont fait cette transformation
12:36que je pousse dans tous les autres secteurs.
12:39C'est le digital, mais on peut se dire
12:41que c'est une nouvelle filière.
12:42Donc, il avait déjà les codes amenés par le digital
12:44entre guillemets, en ayant une vocation
12:47à travailler très étroitement avec les startups
12:49ou les acquérir.
12:50Mais il se trouve que la santé,
12:51les biotech par exemple, ont fait cette mue
12:53il y a une quinzaine d'années, une dizaine d'années.
12:55Et aujourd'hui, si vous prenez les biotech,
12:57vous avez à peu près 50% de leur budget de R&D
13:00qui est sur des molécules qu'ils maîtrisent en interne
13:02et 50% qui servent à acheter des startups
13:05à différentes phases, phase 1, phase 2.
13:07Donc, c'est vraiment très profond
13:09et c'est assez intéressant à voir.
13:10On a l'impression que dans votre ouvrage,
13:12vous vous adressez à nos dirigeants.
13:14Ça tombe bien, c'est le moment ?
13:16Oui, j'essaye.
13:17Bon, modestement, moi, j'ai eu cette expérience
13:20de l'industrie des télécoms
13:22qui a été pas mal révolutionnée.
13:23Depuis 13 ans, je vois cet écosystème des startups.
13:27D'essayer de réfléchir au fond
13:29à un processus qui est au cœur de l'entreprise
13:32et qui, je crois, est en train d'évoluer
13:34de façon assez forte
13:36et je voulais, j'allais dire,
13:38un peu interpeller de façon constructive
13:40en disant, voilà, moi, de ma fenêtre,
13:42avec mon expérience passée, certes,
13:44mais avec le regard que je porte sur les startups,
13:46on a peut-être trop opposé au début
13:48les startups et les grands groupes.
13:50En réalité, je crois qu'elles ont besoin
13:51de travailler plus étroitement ensemble
13:53et que c'est un changement de processus.
13:55C'est pas une mode, c'est pas du bricolage,
13:57c'est une refonte assez profonde
13:59de la façon dont on doit affecter les ressources
14:02et dont on doit gérer les process
14:04dans les grandes entreprises.
14:05Donc oui, c'est un sujet de dirigeant.
14:07Mais alors, on est vraiment, d'après vous,
14:09on est vraiment entré dans une nouvelle phase
14:10de l'innovation ?
14:11Oui, je crois.
14:12Quand on regarde les chiffres
14:13que j'ai essayé de mettre en évidence
14:14dans le bouquin,
14:15on voit que depuis, en moins de 10 ans,
14:17les startups représentent plus de 20% de la R&D.
14:21C'est un chiffre qui a doublé en moins de 10 ans.
14:23Inversement, pour les grands groupes,
14:24c'est plutôt flat.
14:25Donc on voit bien que la R&D,
14:28la production d'innovation de R&D,
14:30s'est déportée massivement
14:31et que le moteur est maintenant les startups.
14:33Et que les grands groupes investissent
14:35de moins en moins dans leur propre R&D
14:37parce qu'elles voient les limites
14:38de leur capacité à produire des innovations
14:40par rapport à la vélocité
14:42et à la dynamique des startups.
14:44L'innovation n'appartient plus qu'aux grands groupes ?
14:45L'innovation n'appartient,
14:47même si on est direct,
14:48de moins en moins aux grands groupes
14:49parce qu'on est à 20% aujourd'hui.
14:51Probablement que mécaniquement,
14:52l'arrivée de l'IA va l'accélérer,
14:54cette transformation,
14:55et ça va passer à 30, 40, 50%
14:57dans les années à venir.
14:58Et donc, on est face à des grands groupes
15:00qui ne produisent plus d'innovation
15:02et voient apparaître autour d'elles
15:04une myriade de petites startups.
15:06Et donc, le sujet, c'est comment...
15:07Vous parlez d'ailleurs de fabrique de l'innovation.
15:09De fabrique de l'innovation.
15:10Et donc, il faut trouver un processus,
15:12une fabrique qui réintègre
15:14ce qui est fait à l'extérieur.
15:15Comme souvent dans les grands groupes,
15:17ils ne font pas tout à l'intérieur
15:18parce qu'inversement, il faut se le dire,
15:20ces startups, c'est formidable.
15:21Au début du process,
15:22c'est plus vélo, c'est plus rapide,
15:23c'est plus engagé.
15:24Mais quand il faut faire des usines,
15:26quand il faut distribuer au niveau mondial,
15:28quand il faut intégrer ça dans une gamme,
15:30quand il faut...
15:31Bref, un grand groupe,
15:32il a quand même une puissance de feu.
15:34Et donc, on voit bien
15:35qu'il y a une vraie complémentarité.
15:36Mais encore une fois,
15:37il faut changer de perspective
15:38et probablement remettre des moyens
15:40beaucoup plus significatifs
15:42dans la façon dont on travaille
15:43avec les startups.
15:43Pourquoi ?
15:44Parce que c'est plus risqué
15:45et que donc, il faut dérisquer
15:46en ayant une palette de startups
15:50beaucoup plus large
15:50que dans le monde traditionnel
15:52où on se focalisait sur un projet
15:54et c'était relativement prédictif.
15:56que ce n'est plus le monde
15:56dans lequel on vit.
15:57Je fais l'analogie en disant
15:58qu'on est passé d'un monde newtonien,
16:00on disait qu'on faisait le TGV,
16:01puis on faisait le TGV,
16:02à un monde un peu quantique
16:03où on a toutes ces startups
16:05qui apparaissent, qui naissent,
16:06qui sont parfois en concurrence.
16:07Et il faut du coup gérer
16:09ce côté statistique
16:10en mettant suffisamment de moyens
16:12et en ayant un process
16:13qui soit adapté
16:14qui est celui du venture capitalisme.
16:15Alors, on a tendance,
16:17en France et aussi en Europe,
16:19à dire qu'on est très bon
16:21dans les phases d'amorçage,
16:23on est peut-être un peu moins bon
16:25pour les développements futurs,
16:26pour l'internationalisation,
16:27pour le passage à grande échelle.
16:29Oui, c'est vrai,
16:30même s'il faut faire attention
16:32parce qu'on évolue beaucoup
16:33et donc on a toujours
16:34une frustration d'avance,
16:35entre guillemets.
16:37Moi, je me rappelle,
16:38il y a 10 ans,
16:39on disait le V20 millions d'euros,
16:40c'était le bout du monde.
16:41Bon, on voit bien
16:42qu'on vient de créer
16:44une boîte qui lève 3 milliards
16:46et qui fait 20 milliards d'euros,
16:47qui s'appelle Mistral
16:49et il y en aura plein d'autres.
16:50Donc, c'est vrai que,
16:52d'une certaine façon,
16:53on a encore une problématique
16:54de passage à l'échelle.
16:57C'est lié, en particulier,
16:59en fait, de notre fenêtre
17:01à un manque d'argent privé.
17:03Aujourd'hui, on a un terreau
17:03de start-up
17:04qui ont été financés
17:06par des outils européens,
17:07par France 2030,
17:08par les financements
17:09qu'on porte de France 2030
17:11depuis 10 ans.
17:12Mais maintenant,
17:13il faut que le privé,
17:14l'argent privé,
17:15prenne le relais
17:16de cet, j'allais dire,
17:19investissement public
17:20et collectif,
17:21soit par des grands groupes,
17:22je le disais tout à l'heure,
17:23soit par notre épargne
17:25qui part massivement
17:26aux États-Unis
17:26financer la tech américaine
17:28et dont il faut
17:29qu'on arrive à détourner
17:30le tuyau
17:30pour le remettre
17:31sur notre tech
17:32qui, il y a 10 ans,
17:34n'existait pas.
17:34Donc, c'est normal
17:35que l'argent parte
17:35pour nos retraites
17:36aux États-Unis.
17:38Maintenant, elle est là,
17:38notre tech.
17:39Il faut être cohérent
17:40et que notre avenir,
17:42j'allais dire,
17:43on le finance
17:44avec nos moyens.
17:45Alors, pour finir,
17:48on a l'impression
17:49que la France et l'Europe
17:50est un petit peu
17:51prise en étau
17:52entre d'un côté
17:52les États-Unis
17:53où vous disiez
17:53beaucoup de fonds
17:54de capitaux privés
17:55et la Chine
17:56qui a pas mal
17:59de fonds publics.
18:00Exactement.
18:01C'est vrai qu'on a deux modèles.
18:03Un modèle aux États-Unis
18:04qui est plus mature,
18:05qui tourne à plein régime,
18:06parfois même en surchauffe,
18:08qui est capable de mobiliser
18:09de l'épargne massivement
18:11et de l'investissement.
18:12Et puis, un modèle chinois
18:13qui tourne à plein régime
18:14sur de l'argent public.
18:15Et nous, on est un peu
18:16entre les deux.
18:17Ça tourne pas à plein régime
18:17sur l'argent privé
18:18et on a des moyens publics
18:20qui sont importants,
18:21mais pas à l'échelle de la Chine.
18:22Donc, comment faire ?
18:23Collaborer ?
18:24Pas collaborer ?
18:24Je pense que d'abord,
18:25il n'y a pas de modèle unique.
18:27Il va falloir aussi collaborer
18:28et accepter de collaborer.
18:30Mais il va falloir continuer
18:32parce qu'inversement,
18:33la tech européenne progresse
18:35et donc on est en train
18:36de progresser.
18:38Il va falloir aussi accepter
18:39de se protéger plus
18:41face à des modèles
18:42qui sont différents.
18:43Il faut aussi qu'on mette
18:44des barrières
18:44qui nous permettent
18:45de jouer à peu près
18:46à armes et gueules.
18:47C'est les deux.
18:47Donc, il faut rester offensif
18:49parce que se protéger,
18:50c'est pas une ambition durable.
18:52C'est pas avec ça
18:53qu'on fait de l'innovation.
18:54Mais il va falloir
18:55qu'on le fasse
18:55et puis continuer cette dynamique.
18:57L'innovation, c'est dur,
18:58c'est long.
18:58Il faut être tenace,
18:59c'est une force de conviction.
19:01On a abandonné en 2000.
19:02On a dit,
19:02ah ben non, c'est de la connerie
19:03tout ça, Internet.
19:04Moi, j'ai vu ça.
19:05Ça ne marchera pas.
19:06Les Américains,
19:07ils ont continué à bosser.
19:08Mais ce n'est pas quand c'est dur
19:09qu'on arrête l'innovation,
19:10c'est quand c'est dur
19:11qu'on crée de la résilience.
19:12C'est ce qui se passe
19:13et il y a de très beaux projets.
19:15Donc, il faut continuer.
19:16Il faut continuer en particulier
19:18à s'engager sur ce chemin.
19:21Merci beaucoup,
19:22Paul-François Fournier.
19:22Je rappelle votre livre,
19:24Innovation au carré,
19:25avec le petit 2 au-dessus,
19:26aux éditions...
19:29Aux éditions Anne Carrière.
19:31Anne Carrière.
19:32Exactement.
19:33Merci beaucoup.
19:33À très bientôt.
19:34Merci.
19:40Audrey Verchin, bonjour.
19:41Bonjour.
19:42Bienvenue dans Check-up Santé.
19:43Vous êtes directrice
19:43du développement chez Epoca.
19:45Multiprimée, d'ailleurs,
19:46ces dernières années,
19:48a raison d'ailleurs.
19:49Vous améliorez la vie des patients,
19:51des aidants,
19:51des professionnels.
19:52Vous avez compris
19:53que le vieillissement de la population
19:54devrait être accompagné
19:56et tout ça avec l'aide
19:57des nouvelles technologies ?
19:58Absolument.
19:59Epoca est basée sur trois piliers.
20:02Donc, une plateforme
20:03qui est dispositif médical
20:06et certifié,
20:08des objets connectés
20:09qui sont mis au domicile
20:11du patient
20:11et effectivement,
20:13une équipe paramédicale
20:14et médicale
20:15qui surveille
20:15et en permanence
20:17les données
20:17qui répond aux patients
20:18quand on a des appels.
20:19Donc, le digital et l'humain ?
20:20Absolument.
20:21Alors, tous ces services,
20:23ils sont un petit peu intriqués
20:24et évidemment complémentaires
20:26d'abord pour les médecins ?
20:27Oui, exactement.
20:29Le service qu'on propose,
20:30donc à la fois
20:32la plateforme,
20:34à la fois
20:34toute l'équipe finalement humaine
20:37analyse
20:38et en permanence
20:40les données,
20:40les restitue aux médecins
20:41pour que les médecins
20:43n'aient plus qu'une décision
20:45à prendre
20:45et qu'ils soient
20:46finalement très réduites
20:47dans le temps
20:48et qu'on ne monopolise pas
20:50les médecins généralistes
20:51et les gériatres
20:53qui n'ont pas beaucoup de temps
20:55pour ces personnes
20:55les plus fragiles.
20:56Je rappelle que les personnes
20:59que l'on accompagne
20:59ont en moyenne 87 ans
21:02et donc c'est les patients
21:03qui font les plus télés-retours
21:05à l'hôpital
21:06et qui sont les plus instables.
21:07L'objectif étant
21:08de...
21:08Tout l'intérêt de cette télésurveillance ?
21:09Absolument,
21:10de les maintenir à domicile.
21:11Et une télésurveillance
21:12d'assez haut niveau,
21:13j'imagine ?
21:14Oui, effectivement.
21:15Quand je disais
21:16que vous utilisez
21:16les nouvelles technologies,
21:17c'est le cas chez vous ?
21:18Alors, on utilise du coup
21:20les nouvelles technologies
21:21et on a surtout
21:22beaucoup de pathologies différentes.
21:24Habituellement,
21:25on a l'habitude
21:25de retrouver
21:26des plateformes monopathologiques
21:28et la complexité
21:29de la personne âgée,
21:30c'est qu'elle a
21:32plusieurs pathologies.
21:33En moyenne,
21:33elles ont 5,4 pathologies
21:35chez les patients
21:36que l'on suit.
21:37Et donc,
21:38c'est la complexité
21:39de toutes les données
21:40que l'on recueille
21:42pour pouvoir éviter
21:43ces hospitalisations
21:44et prévenir
21:44les décompensations
21:45qu'on peut constater
21:47et qui permet du coup
21:4850 à 80 %
21:49des hospitalisations.
21:50Donc, vous êtes présent
21:51sur tout le parcours
21:52santé finalement ?
21:53Absolument.
21:53On est en sortie
21:54d'hospitalisation,
21:56en amont et en aval
21:57des hospitalisations
21:58pour permettre du coup
22:00aux patients
22:00de rester chez lui.
22:02Vous avez des retours ?
22:03Oui,
22:04les patients
22:05sont très satisfaits
22:07quand on fait
22:08des allers-retours
22:09en permanence à l'hôpital
22:10ou bien qu'on va
22:10dans le service
22:11des urgences
22:11pour régler un problème
22:12qui peut être réglé
22:13de manière sécurisée
22:14à domicile.
22:15les patients
22:16sont satisfaits,
22:17les aidants
22:17sont également
22:19sécurisés
22:20par le dispositif
22:22et donc on a
22:24un taux de satisfaction
22:25qui est très satisfait.
22:27Finalement,
22:27vous contribuez
22:27à faire baisser
22:28les dépenses de santé ?
22:30Absolument.
22:30directement ?
22:32On a une étude
22:34médico-économique
22:35qui montre
22:37qu'on évite
22:387500 euros
22:41par an,
22:42par patient,
22:43d'économie
22:43sur le système de santé.
22:44Donc c'est ce que je disais
22:45en introduction,
22:46vous évitez,
22:47on évite pas mal
22:48d'hospitalisations
22:49qui ne sont pas justifiées ?
22:50Oui, c'est ça,
22:51c'est effectivement
22:52des hospitalisations
22:54évitables.
22:55Une personne
22:56qui est évidemment
22:57en chute
22:57et a une fracture,
23:01cette hospitalisation-là
23:02n'est pas évitable.
23:03En revanche,
23:03tous les épisodes aigus
23:05qui peuvent être
23:06traiter une infection
23:08pulmonaire
23:09suite à une inhalation
23:10peut être évité
23:11mais dans n'importe
23:14quelles conditions.
23:15Il faut pouvoir
23:15évidemment sécuriser
23:17ce maintien à domicile.
23:19Donc avec tous
23:19ces avantages,
23:20peut-être que vous
23:21serez peut-être remboursé
23:22par l'assurance maladie ?
23:23Oui, absolument.
23:25On a fait
23:28un article 51
23:29durant trois ans
23:29qui a été terminé
23:30en avril 2025.
23:32Le comité technique
23:34de l'innovation santé,
23:35le comité stratégique
23:36se sont positionnés
23:38favorablement
23:38à notre entrée
23:39dans le droit commun.
23:40Et donc là,
23:41nous sommes en période
23:42de transition
23:43qui, on devrait voir
23:46notre remboursement
23:48en début 2027.
23:52Et finalement,
23:53votre business model,
23:53c'est important quand même ?
23:54Oui, donc il y a
23:55le remboursement
23:56pour maintenir à domicile
23:57et ensuite,
23:57on vient aussi en renfort.
23:59C'est sous forme d'abonnement ?
23:59C'est sous forme de...
24:00Absolument,
24:01c'est une prise en charge
24:02par l'assurance maladie
24:03mensuelle
24:04par an,
24:05par patient.
24:06Et du coup,
24:07qui prend en charge
24:07à la fois l'évaluation
24:08gériatrique au domicile
24:09du patient
24:10qui est assez conséquente
24:11puisque c'est une évaluation
24:12360.
24:13On ne prend pas
24:13que les aspects médicaux,
24:15on prend aussi
24:16l'aspect médico-social
24:18et environnemental.
24:19Et ensuite,
24:20il est validé
24:21par un médecin
24:21en visio
24:22qui élabore
24:23un PPS,
24:24un plan personnalisé
24:25de santé
24:28en moyen
24:29et long terme.
24:30Et ensuite,
24:30du coup,
24:30on a toutes les équipes
24:32qui veillent
24:32à ce que ce plan
24:33personnalisé de santé...
24:34Et l'offre est la même
24:35pour tout le monde ?
24:35Absolument.
24:36En revanche,
24:39le suivi est personnalisé.
24:40C'est-à-dire qu'on propose
24:42une solution
24:42qui permet d'individualiser
24:44le suivi en fonction
24:45des pathologies
24:46que le patient possède.
24:51Et donc,
24:51ça, c'est un élément important.
24:53C'est-à-dire que
24:55quand on a une insuffisance
24:58respiratoire,
24:59on peut décompenser
25:00sur le plan cardiaque
25:00et entraîner
25:01cette insuffisance respiratoire
25:03et inversement.
25:04En revanche,
25:06du coup,
25:06on est soit suivi
25:07parce que
25:08dans le cas
25:08de l'insuffisance cardiaque
25:09sur le plan
25:10d'insuffisance cardiaque
25:11en général,
25:12sauf que le patient,
25:13ensuite,
25:14s'il fait une décompensation
25:15respiratoire,
25:16il ne peut pas être
25:17pris en charge
25:17par cette manopathologie.
25:19Exactement.
25:19D'où l'intérêt
25:20d'avoir cette plateforme
25:22qui permet
25:23et ces équipes aussi
25:23qui sont formées.
25:24C'est un nouveau métier.
25:25On est en train
25:26de transformer aussi
25:27une nouvelle façon
25:28de travailler
25:29à la fois pour des infirmiers,
25:30à la fois pour des soignants
25:31et aussi,
25:32ce que je disais tout à l'heure,
25:33apporter toute cette connaissance
25:35et tout ce suivi complémentaire
25:38finalement
25:39au conventionnel,
25:40c'est-à-dire
25:41aux matins traitants,
25:42aux infirmières de terrain,
25:43aux SIAD,
25:45voilà.
25:46Bravo pour ce que vous faites,
25:47merci beaucoup Audrey Verchin.
25:48Voilà,
25:49c'est la fin de cette émission,
25:50on se retrouve la semaine prochaine.
25:53Check-up santé
25:55sur BFM Business.
25:56Sous-titrage Société Radio-Canada