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  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va maintenant vous raconter une extraction rocambolesque, si je puis dire,
00:06celle de Donald Trump, que l'on croyait dans Air Force One après le sommet de l'OTAN en Turquie,
00:12et qui finalement n'était pas dans son avion présidentiel.
00:16Ça paraît incroyable, cette exfiltration, et c'est Julien Migomuller qui va nous donner tous les détails.
00:21Souvenez-vous déjà cette image, nous sommes le 8 juillet dernier,
00:25Donald Trump, regardez, quitte le sommet de l'OTAN à Ankara en Turquie à bord de son ancien Air Force
00:31One
00:31et non à bord de son nouvel avion flambant neuf offert par le Qatar.
00:35Images habituelles, le président monte tranquillement les escaliers.
00:40Quelques secondes plus tard, comme d'habitude, il va se retourner, il va saluer les personnes sur le tarmac,
00:45les journalistes notamment, et on s'était, comme tout le monde, arrêté là.
00:50Sauf qu'aujourd'hui, on apprend grâce au Washington Post que c'était un leurre.
00:54Pourquoi ? Eh bien parce que le président Trump n'a pas volé à bord de cet avion.
00:59Il a été exfiltré quelques instants plus tard en montant discrètement.
01:03Regardez, à bord de ce camion qu'il attendait, juste derrière l'appareil.
01:08Et ce camion, en réalité, c'est un conteneur réfrigéré
01:12qui permet de livrer des plats aux avions avant le décollage.
01:16Eh bien, sauf que là, regardez, c'est Donald Trump qui était à l'intérieur
01:19et une fois pris en charge, eh bien, le président caché s'est dirigé vers un avion un petit peu
01:24plus petit,
01:25un C-32A de l'armée et de l'air américaine.
01:28Et de là, il a pris la direction du Royaume-Uni pour finir le trajet dans son nouvel avion direction
01:33Washington.
01:34Les journalistes et son équipe, eux, ont volé à bord de l'Air Force One.
01:38On leur avait même demandé, souvenez-vous, de baisser le cachublot.
01:42Comment a réagi la Maison-Blanche ?
01:44Eh bien, elle a communiqué, quand même, aujourd'hui, après ces révélations du quotidien américain.
01:49Et que dit-elle ? Eh bien, qu'il y a beaucoup d'ennemis des États-Unis
01:53qui ont Donald Trump dans le viseur.
01:54Et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à cette menace.
01:59Le camion réfrigéré, visiblement, est une nouvelle technique.
02:02Cette histoire est complètement folle.
02:04On va en parler avec Antoine Ellard, qui est notre correspondant à Washington.
02:08Donc, du côté de la Maison-Blanche, on vient de le voir, on assume complètement.
02:12Mais ça doit quand même un peu inquiéter les Américains.
02:18Alors, la Maison-Blanche ne confirme pas directement les informations du Washington Post.
02:23Elle ne les dément pas non plus.
02:25La Maison-Blanche indique simplement qu'il y a de nombreuses menaces qui pèsent contre Donald Trump,
02:30contre sa sécurité.
02:32Et que face à ces menaces, eh bien, l'administration utilise tous les outils à sa disposition.
02:36Et notamment des opérations de diversion et de tromperie.
02:41Ce que révèle cette histoire, en tout cas, c'est qu'il y avait une menace suffisamment crédible,
02:46suffisamment sérieuse, pour que les services de sécurité autour de Donald Trump
02:49mettent sur pied ce scénario d'exfiltration assez rocambolesque.
02:54Un scénario, une exfiltration qui a été d'ailleurs mis sur pied un peu à la dernière minute,
02:59dans l'urgence, pour garantir la sécurité de Donald Trump.
03:03Ce que l'on note aussi ici, c'est que les services iraniens, manifestement,
03:09continuent de représenter une menace pour Donald Trump.
03:13Et ce, alors même que le président américain répète à longueur de temps
03:16que l'Iran est anéanti et qu'il n'a plus les capacités d'agir.
03:22Manifestement, ça n'est pas le cas.
03:24Les Iraniens, donc, en tout cas, sont toujours en capacité, selon les services de renseignement,
03:28à menacer Donald Trump.
03:30C'est vrai que Trump est dans le viseur de Téhéran depuis un moment déjà,
03:33depuis 2020 précisément, depuis son premier mandat.
03:36À l'époque, Trump avait ordonné une frappe pour tuer un général iranien,
03:40le général Soleimani, un haut cadre gardien de la Révolution.
03:44Et depuis, eh bien, Téhéran cherche à se venger.
03:46Il y a deux ans, par exemple, le FBI avait déjoué un complot
03:49destiné à assassiner Donald Trump pendant la campagne présidentielle.
03:53Trois personnes, à l'époque, avaient été inculpées.
03:55Trump n'est pas, d'ailleurs, le seul à être dans le viseur des Iraniens.
03:58D'anciennes figures de l'administration Trump,
04:00comme son ancien ministre des Affaires étrangères
04:01ou son ancien conseiller à la Sécurité nationale,
04:03ont, eux aussi, fait l'objet de tentatives d'assassinat.
04:06C'est même allé parfois très loin,
04:07puisque des tueurs à gages avaient été engagés pour les éliminer.
04:10Merci, Antoine Delar, en direct de Washington, pour BFM TV.
04:15Franchement, c'est digne d'infimes, c'est américain,
04:17ça prête à sourire, mais ça fait quand même état d'une menace
04:21sur le président des États-Unis,
04:22alors que, normalement, à bord d'Air Force One,
04:25c'est là où il est le plus en sécurité.
04:28On fait même décoller le président, on le met à bord d'Air Force One.
04:31Souvenez-vous de ce qui s'était passé le 11 septembre,
04:32où George Bush était resté en l'air,
04:35le temps qu'on soit sûr que la menace des attentats soit éloignée.
04:38Sur l'opération elle-même, c'est absolument extraordinaire.
04:42C'est du James Bond, c'est une opération qui a parfaitement fonctionné,
04:46puisque le président est monté dans un premier avion Air Force One,
04:49il a été exfiltré par l'arrière dans un caisson frigorifique
04:53destiné à transporter, vous savez, les sandwichs, les repas pour les passagers.
04:57Il est passé dans un autre avion, un Boeing 757 militarisé,
05:02qui transporte d'habitude le secrétaire d'État à la guerre,
05:06donc c'est un avion quand même officiel, mais personne ne l'a vu.
05:10Il a atterri en Grande-Bretagne, il a de nouveau changé d'avion,
05:13et là il a pris le fameux Air Force One qui lui a été offert par le Qatar,
05:17et qui selon la version officielle n'avait pas encore tous les moyens de sécurité nécessaires
05:21pour assurer justement que le président ne soit pas l'objet d'un attentat.
05:26Donc l'opération a parfaitement fonctionné,
05:28le Washington Post nous fait revivre tous les détails,
05:31c'est extraordinaire.
05:33Ça pose deux questions quand même.
05:34La première, c'est effectivement, est-ce qu'il y a une menace réelle
05:37de la part de l'Iran contre Donald Trump ?
05:39La réponse est sans doute oui.
05:41Souvenons-nous quand même qu'au-delà d'inimitiés qui durent depuis la révolution de 79
05:46et l'arrivée des mollas au pouvoir de l'Ayatollah Khomeini,
05:50eh bien il y a eu quand même des assassinats de part et d'autre,
05:53et puis il y a eu surtout l'élimination des dirigeants iraniens le 28 février dernier.
05:58Donc il y a très certainement une volonté de vengeance et les services iraniens certainement envisagent toutes les options.
06:04La deuxième question, c'est que vous avez remarqué que Donald Trump est monté dans Air Force One,
06:10celui qu'il devait emprunter, il est ressorti, personne ne l'a su,
06:12mais les journalistes et les personnels de la Maison-Blanche qui étaient d'habitude sur cet avion-là
06:18sont quand même montés dans l'avion qui a décollé.
06:20C'était un leurre, c'est-à-dire qu'en fait...
06:22Est-ce qu'il n'était pas au courant ?
06:23Il n'était pas au courant, mais c'était un leurre.
06:25Ça veut dire que s'il y avait effectivement eu un attentat,
06:28cet avion aurait pu être visé par un missile iranien.
06:31Ça veut dire qu'on a fait monter délibérément des personnes à l'intérieur ?
06:33Voilà, et donc on a, si vous voulez, d'une certaine manière pris un risque majeur
06:38en laissant les journalistes et les personnes de la Maison-Blanche monter dans l'avion
06:42pour assurer le secret absolu et permettre à Donald Trump, lui, de prendre un autre avion.
06:47Ça a fonctionné puisque cet avion militaire, le Boeing 757 C-32A,
06:52est arrivé en Grande-Bretagne sans problème.
06:54Et là, Trump est remonté dans Air Force One.
06:57Et aux journalistes qui l'interrogeaient, parce qu'ils leur ont dit
06:59« Pourquoi on nous a demandé de baisser les hublots, etc., de cacher toute visibilité ? »
07:04Il leur a dit « Parce que vous savez, avec les salopards auxquels nous font face,
07:07il faut se préparer à tout.
07:09Mais vous savez, dit-il aux journalistes, vous faites un métier risqué,
07:13it's a good job, vous voulez continuer, donc restez avec moi. »
07:16Donc, il s'est lui-même, si vous voulez, montré extrêmement cynique
07:19avec les journalistes qui l'accompagnaient.
07:22Le résultat final, c'est que le président était sain et sauf.
07:26Et c'est évidemment la mission absolue du service de sécurité américain.
07:29– Sergueil, histoire incroyable quand même.
07:32– Histoire incroyable.
07:32– Digne de la guerre froide du temps KGB, CIA et autres.
07:38– En fait, ce qui m'étonne dans cette histoire, et je l'ai dit déjà il y a quelques
07:44instants,
07:45que cette histoire sorte.
07:48Ça, ça m'étonne.
07:49L'histoire en elle-même, elle n'est pas étonnante pour moi,
07:52parce qu'en fait, j'ai vécu dans ce métier.
07:55On peut se déguiser, on peut se coller les barbes, on peut se raser les têtes.
08:00Enfin, il y a tout un tas de moyens de changer d'apparition.
08:07Et donc, ça, c'est quelque chose qui est naturel, y compris pour le président des États-Unis.
08:14Mais en revanche, que les médias américains le racontent, ça, ça me choque.
08:18Ça me choque parce qu'en fait, ça raconte modus operandi du service secret.
08:23Et donc, ça donne les idées aux terroristes pour l'avenir.
08:29Parce que maintenant, ils vont dire…
08:30– Parce qu'ils savent que ça serait su de toute façon.
08:34Aujourd'hui, on sait tout.
08:35– Vous savez qu'il y a eu de la part des autorités américaines
08:38une plainte posée contre les journalistes qui avaient révélé
08:41qu'on leur avait demandé de baisser les hublots.
08:43– C'est ça.
08:43– Ils ont été poursuivis pendant quelques semaines
08:45et puis finalement, la Maison-Blanche a abandonné les poursuites.
08:47Donc, il y a eu une volonté quand même de faire taire les journalistes.
08:50Mais aux États-Unis, c'est difficile parce qu'il y a quand même
08:53le premier amendement qui garantit la liberté d'expression.
08:56– Et le quatrième pouvoir qui est le pouvoir de la presse.
08:57– Et le quatrième pouvoir est très puissant.
08:59Donc, si vous voulez, d'une certaine manière, ça conforte aussi l'idée
09:02que les services américains sont efficaces
09:04et qu'ils permettent d'assurer la sécurité.
09:06– C'est aussi ce signal qui est envoyé à tous ceux qui menacent le président américain
09:10en disant, vous voyez, on a su et regardez comment on a opéré,
09:13on vous a eu quoi.
09:14Donc, il y a ça aussi.
09:15– Ça, c'est fait très bien.
09:17– Là, je partage votre avis.
09:20Mais le problème, c'est qu'en fait, dans le service de l'enseignement,
09:22on ne fait pas ça.
09:24Vous savez, on n'est pas des gamins, on ne fait pas un gna gna gna,
09:27vous savez, on vous a eu.
09:28Parce que la prochaine fois, la fois d'après, en fait,
09:31ils vont regarder aussi ailleurs.
09:33Et donc, en fait, ces choses-là, on se les garde.
09:36On se garde pour le service.
09:37C'est un secret d'État.
09:38Pour le service, pour le secret service, c'est un camouflet.
09:43parce que, vous savez, nous, dans le service de l'enseignement,
09:48on n'aime pas du tout raconter les choses telles qu'elles sont.
09:52Moi, je le raconte parce que j'ai quitté le service.
09:55Mais quand j'étais dans le service, raconter nos secrets,
09:59c'est comme se dévitir en public.
10:01Notamment des opérations d'exfiltration de dernière minute, comme ça ?
10:03Toutes les opérations.
10:05Vous savez, il y a eu une opération comme ça par rapport à Gordievski.
10:08Oleg Gordievski, 1985, il travaillait pour les Américains, pour les Anglais.
10:13Et, en fait, les Russes l'ont piégé pour le faire venir à Moscou.
10:15Et à un moment donné, en fait, il était à la maison,
10:19il était en surveillance.
10:20Et les Anglais ont fait exactement la même chose.
10:22Ça veut dire qu'en fait, ils disent qu'ils l'ont mis dans un coffre
10:26de la voiture diplomatique et l'ont exfiltré via la Finlande.
10:30Et là aussi, je disais, comme le service secret le raconte,
10:35enfin, les Anglais à l'époque, j'avais des doutes.
10:39Et je disais, peut-être le raconte pour ne pas révéler le vrai itinéraire
10:44et la vraie façon d'avoir exfiltré Gordievski.
10:47Il y a aussi une autre question qui est posée.
10:49Vous savez, il y a deux Air Force fans aujourd'hui.
10:51Il y a le vieux, entre guillemets, celui qu'avait voulu emprunter officiellement Trump.
10:55Et finalement, il a pris un autre avion.
10:57Et le cadeau.
10:57Mais il y a le cadeau du Qatar.
10:59Et l'explication officielle, quand il a changé d'avion,
11:02ça a été de dire que l'avion n'était pas prêt.
11:04Il n'avait pas les systèmes de sécurité suffisants
11:06pour assurer la sécurité du président.
11:08C'est celui que l'on voit.
11:09Le nouveau, c'est celui que l'on voit là.
11:10Le vieux, c'est celui qui est bleu.
11:12Le nouveau, offert par le Qatar, c'est celui-ci.
11:14Et donc, la question que va poser maintenant la presse américaine,
11:17c'est est-ce que cet avion est sûr ?
11:19Puisqu'en fait, il y a eu un doute des services.
11:21Est-ce que ça voulait dire que cet avion n'avait pas toutes les protections nécessaires,
11:26notamment les systèmes antimissiles, qui auraient pu éventuellement empêcher un missile iranien, un tiranien ?
11:32Mais Air Force 1 n'est pas escorté par la chasse, par l'USR Force ?
11:35Là, on est dans un sommet qui a lieu en Turquie, pour un sommet de l'OTAN.
11:40Et donc, c'est la Turquie qui est souveraine.
11:42Vous savez que les présidents américains voyagent toujours avec une couverture.
11:46Quand ils sont dans leur grosse limousine, il y en a deux, et on ne sait pas dans laquelle le
11:50président monte.
11:51Quand ils partent de la Maison-Blanche, il y a toujours deux hélicoptères pour faire diversion.
11:56Là, il y avait deux Air Force 1, et finalement, c'est un troisième avion qui a été choisi.
12:00Donc, si vous voulez, c'est, encore une fois, une opération d'explication assez extraordinaire.
12:04Vous imaginez quand même Donald Trump, le président de la plus grande puissance mondiale,
12:08dans un caisson frigorifique.
12:10Ensuite, le caisson descend sur le camion porteur, on l'a vu à l'image tout à l'heure,
12:13et il est emmené dans l'autre avion, où se trouve d'ailleurs aussi, pendant le vol,
12:18Sivexet, le patron, Pitexet, le patron de l'armée, le secrétaire à la défense, le ministre de la guerre,
12:25et qui vont faire le voyage ensemble.
12:27Donc, ils ont quand même très bien joué.
12:30Est-ce que c'est un camouflet pour les services secrets ?
12:32Non, je pense que c'est, au contraire, leur capacité à organiser une telle infiltration.
12:38Justement, Gilles Furigo est avec nous, c'est l'ancien directeur du service de protection des hautes personnalités.
12:42en France.
12:44Bonsoir, Gilles Furigo.
12:45Vous avez suivi ce qui s'est passé pour Donald Trump.
12:48D'abord, chapeau au service, parce qu'ils ont dû s'adapter et faire ça très vite.
12:54C'est des scénarios que vous aviez, vous aussi, en tête, au cas où ?
12:59Disons que c'est quelque chose, j'allais dire, qui est assez courant, bien évidemment.
13:04Ce sont toujours des séquences que l'on...
13:08Parce que tous les...
13:09Quels que soient les présidents, ils ont un avion, un avion sphère, un avion de réserve,
13:14qui permet de...
13:17Pour des raisons X ou Y.
13:18L'avion principal tombe en panne.
13:20Par conséquent, les rations ont été très bien menées.
13:23Et je partage ce que disait l'intervenant précédent, qui est révélé.
13:29Parce que c'est...
13:31Vous voyez, c'est un peu un secret de fabrication.
13:34Là, on a l'impression, il y a eu comme une sorte de bonteau.
13:37Et vous aviez le président des États-Unis qui était le...
13:41Qui est passé d'un avion à un autre.
13:43Et on n'a pas su...
13:44On n'a pas su où il était.
13:45On n'a pas su qu'il avait changé d'avion.
13:47Et le fait d'avoir utilisé un véhicule de fret,
13:52qui prend le...
13:53Qui amène le ravitaillement à l'avion principal et aux avions secondaires,
13:57moi, je trouve que c'est très bien vu.
13:58Mais justement, Gilles Furigo, là,
14:00à partir du moment où on a la menace,
14:02très vite, il faut qu'il y ait juste un tout petit haut courant
14:04de manière à ce que ça ne s'évende pas, quoi, en fait.
14:07Bien sûr.
14:08Alors donc, déjà, effectivement, vous devez avoir une menace qui est assez importante.
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