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  • il y a 2 jours
Avec Françoise Degois et Philippe David

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-02-02##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
00:03Il est 8h37, tiens, un CDI jeune, quelques années pour démarrer, c'est la proposition en fait du MEDEF.
00:12Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
00:14On en a déjà parlé ce week-end avec Maxime Liedot, on va pouvoir en reparler dans un instant.
00:18Et puis, il y a ces perspectives qui ne sont pas très encourageantes effectivement pour la France,
00:22même si en Europe on continue quand même d'investir par rapport à ce qui se passe aux Etats-Unis ou ailleurs.
00:27Mais ça pose bien des questions et d'où ce que vous aviez dit tout à l'heure, Philippe, David, le grand déclassement.
00:35Vous avez pris plusieurs critères qui montrent que la France, par rapport à il y a 20, 30, 40 ans, vous êtes remonté à 40 ans, a beaucoup baissé.
00:48Je crois que Luc est avec nous et dans un instant il va réagir au 0826-300-300, mais Françoise, vous vouliez ajouter quelque chose ?
00:56Je voulais dire beaucoup de choses sur l'édito de la chronique de Philippe.
01:01D'abord parce que le grand déclassement, la France est remontée au deuxième niveau de la productivité selon les chiffres du mois de janvier derrière l'Allemagne.
01:10Le deuxième point, Philippe, et j'ai tellement regretté que vous ne le disiez pas, vous citez l'Irlande comme le nouveau pays de cocagne,
01:16mais vous savez que le PIB est calculé en fonction de la productivité par habitant et vous savez que l'Irlande est un paradis fiscal qui ne fait qu'exporter,
01:24je termine, ne fait qu'exporter et importer des bilans comptables, c'est-à-dire qu'en réalité ça rehausse évidemment son PIB par habitant,
01:33mais ça n'améliore pas du tout le pouvoir d'achat des Irlandais.
01:37Deuxième point, vous ne tenez jamais compte de la natalité.
01:40Et vous savez que, je sais bien qu'Antoine Fouché, l'étude dont vous parlez, ne l'a pas citée parce que ça ne l'arrange pas,
01:46mais vous savez que la natalité par exemple, puisqu'on partage ce qui est produit par le nombre d'habitants,
01:50pourquoi l'Italie ? Une des raisons pour lesquelles l'Italie passe devant nous, l'Italie a perdu 1 million d'habitants.
01:57Là où la France en a gagné 4 millions et demi, et là où l'Allemagne en a gagné 1 million et demi.
02:02La natalité rentre aussi en ligne de compte.
02:05Je ne dis pas que tout va bien, je ne dis pas que c'est un pays de cocagne la France,
02:10mais je dis juste que quand on fait, si vous voulez, quand on explique que nous sommes dans un grand déclassement,
02:17il faut expliquer toutes les données du calcul du PIB.
02:20Voilà, point.
02:21Je vais vous répondre rapidement.
02:22Moi j'ai connu l'Irlande quand c'était un pays très...
02:24Je ne vous coupe pas la parole.
02:27Allez-y, allez-y.
02:28J'ai connu l'Irlande quand c'était un pays, c'était le plus pauvre d'Europe jusqu'à l'arrivée de la Grèce.
02:33L'un des plus pauvres, l'un des plus pauvres.
02:35Ah non, de l'Europe des douze, c'était le plus pauvre à l'époque, Patrick.
02:41Et permettez-moi de vous dire une chose, les Irlandais se sont considérablement enrichis.
02:45Moi je me rappelle quand j'étais en stage en Irlande, j'avais par exemple, j'étais dans une entreprise de transport routier,
02:50vous voyez, un des chauffeurs disait, bah là, comme l'Irlande c'est trop pauvre,
02:53on part avec ma femme et mes 3 ou 4 enfants en Australie.
02:56Vous voyez, aujourd'hui les migrations, ils partaient en Irlande, aux USA, aux Canadiens, en Australie,
03:01mais maintenant les Irlandais ne parlent plus, ne partent plus.
03:04Attendez, vous permettez que je termine.
03:06Vous faites le PIB par habitant, je veux bien, mais on ne m'expliquera pas qu'il n'y a pas un grand déclassement
03:11alors qu'on était juste au-dessus des USA et de l'Allemagne par habitant il y a 46 ans,
03:18et qu'aujourd'hui on est en dessous de Chine et de la Belgique.
03:20Mais excusez-moi, on peut quand même se réjouir que les pays s'enrigissent.
03:24Vous parlez de l'Irlande, mais je vais vous parler des mangeurs de pommes de terre aussi en Irlande.
03:28Écoutez, ça, ça n'a pas de sens.
03:30Mais non, mais écoutez, mais c'est ce que j'explique.
03:33Non, mais écoutez, ne hurlez pas, il n'y a pas besoin d'hurler, François.
03:37Posez-vous, calmez-vous, Philippe aussi.
03:39Sinon je vais donner la parole immédiatement aux auditeurs.
03:41Je dis juste qu'on ne peut pas, comment dirais-je, raisonner ainsi.
03:45Évidemment que tous les pays s'enrichissent, évidemment que la Pologne s'enrichit,
03:49mais titré de façon apocalyptique comme le fait cette étude que j'ai lue, comme vous,
03:55sur le grand déclassement, la réalité est beaucoup plus subtile.
03:59Je le dis juste.
04:00Je le dis juste et vous ne tenez pas compte de critères dont il faut tenir compte.
04:05Loïc au 0826 300 300.
04:08Pour mettre tout le monde d'accord peut-être.
04:10Bonjour Loïc.
04:11Pas du tout.
04:12Bonjour Loïc.
04:13Bonjour.
04:13Bonjour à vous.
04:14Bonjour.
04:15Qu'en pensez-vous ?
04:16Écoutez, moi je ne vous cache pas que, bon, j'ai 48 ans aujourd'hui,
04:22je trouve très sincèrement, ça fait quoi maintenant, plus de 25 ans que je vote,
04:29je trouve que plus je vote, moins je suis entendu, plus nos élites politiques,
04:36et je n'aime pas ce terme d'élite parce que c'est quand même des gens comme vous et moi,
04:39mais nos politiques aujourd'hui ne protègent plus la France,
04:44nos élites ne protègent plus la France, que ce soit à Paris, que ce soit à Bruxelles,
04:49ou que ce soit ailleurs.
04:51Vous voyez, je suis le fils d'un ingénieur qui a fait toute sa carrière dans l'aéronautique française,
04:56qui a commencé dans une petite entreprise, qui était un petit GIE,
05:01qui vendait quelques avions dans le monde, qui est aujourd'hui le leader mondial.
05:04Limite, cette entreprise-là, presque, a eu besoin des politiques au début,
05:09parce que les politiques croyaient dans ce projet européen.
05:14Ça a commencé à dégénérer dans les années 90, avec des conflits franco-allemands,
05:19notamment sur l'A380, où on s'est retrouvés avec deux entreprises,
05:23d'une allemande, d'une française, qui se sont bagarrées pour un leadership technologique
05:27et pour pouvoir produire les avions.
05:29Il s'avère que parce que les allemands ont fait des erreurs,
05:32c'est les français qui ont gagné à l'époque,
05:34mais les allemands continueront de tout faire pour rapatrier la construction,
05:38aujourd'hui à Toulouse, vers les sites allemands.
05:40Les allemands font ça partout, et on le voit maintenant dans cette Europe
05:44qui n'est plus une Europe européenne de nation,
05:47mais une Europe qui commence à devenir une Europe allemande.
05:50Brader les fleurons de la technologie française,
05:53comme on peut le voir ces dernières années,
05:55il y a eu Technip, il y a eu d'autres entreprises,
05:58il y a eu Alstom, il y a ce sous-traitant aéronautique aujourd'hui,
06:02qui est vendu aux allemands, alors que dans le même temps,
06:05on nous vend, il faut maintenir la vorenté,
06:08il faut maintenir l'industrie en France.
06:10Je pense quand même qu'il y a un hiatus qui devient de plus en plus compliqué
06:14à comprendre pour les gens,
06:16qui bien sûr, eux, ne font pas partie de l'élite.
06:18Non mais, c'est vrai qu'il y a à l'intérieur même, en fait, de l'Europe,
06:25ce que vous dites, Loïc aussi, c'est vrai qu'il y a une bataille, bien sûr, quoi.
06:29À un moment donné, on a essayé de construire ensemble,
06:31aujourd'hui, on est plutôt face à face que...
06:34Alors, pas sur tout, pas sur tout, mais sur beaucoup de choses.
06:37Bien sûr, bien sûr, il y a un moment donné...
06:39On vient de le voir sur le Mercosur.
06:40Vous avez raison, c'est-à-dire que la somme des intérêts particuliers
06:44ne peut pas faire un intérêt collectif.
06:45C'est ça, le sujet, et évidemment, nous n'avons jamais réussi,
06:49finalement, à enclencher l'Europe politique.
06:51Il faut des crises comme l'Ukraine pour que l'Europe arrive à s'entendre.
06:55Il faut les menaces de Donald Trump sur le Groenland
06:58pour que l'Europe arrive à s'entendre.
07:00Et après, on a quand même le sentiment que les choses sont sables, vous voyez ?
07:03Et que les choses...
07:04Mais, je dirais, à la décharge de l'Europe,
07:07il y a effectivement ces exemples que vous citez.
07:10Vous avez tout à fait raison, Loïc.
07:12Mais il y a aussi un continent qui protège, quand même,
07:15qui protège également les habitants qui y vivent,
07:18qui protège...
07:18Oui, oui, non, mais c'est pas faux.
07:20On va vers un mieux-disant social.
07:23Pardon, alors, Philippe et puis Loïc.
07:26Oui, allez, Philippe, mais attends.
07:29Philippe, Loïc, vous voulez...
07:30Priorité à Loïc, bien sûr.
07:32Ce sont les auditeurs qu'il faut l'entendre.
07:34Vous voyez, avant de redescendre sur Toulouse,
07:36j'ai habité dix ans à Bourges.
07:38Oui.
07:39MBDA, les établissements militaires,
07:42ex-Nectaire, donc ex-Giat,
07:45une ville qui périclifait,
07:47alors qu'on produisait les munitions pour l'armée française,
07:50parce qu'il n'y avait plus de commandes,
07:51et les canons César,
07:53qu'il a fallu la crise en Ukraine
07:55pour que la ville recommence à gagner des habitants,
07:57embauche du monde, embauche des ingénieurs, etc.
07:59Qu'est-ce que je vois ?
08:01Je vois qu'effectivement,
08:02la guerre est aux portes de l'Europe.
08:04On n'est pas capable de se mettre d'accord
08:05sur un projet d'avion de combat européen.
08:07On n'est pas capable de se mettre d'accord
08:09sur un projet de char européen.
08:11Parce que là, aussi,
08:12on est face à des industriels allemands
08:14qui sont en train de tout faire
08:15pour récupérer le marché.
08:17Ils ont liquidé tout ce qu'il y avait à liquider
08:19chez Nexpert.
08:20Ils ont ramené en Allemagne
08:22tout ce qui est production
08:23et ils ont laissé en France les bureaux d'études.
08:25Qu'est-ce qui va se passer ?
08:26C'est que les bureaux d'études,
08:27il y a un moment, on va se dire
08:28« Écoutez, on a ce qu'il faut
08:29et la production étant en Allemagne,
08:31c'est encore l'industrie française
08:32qui va perdre. »
08:33C'est la même chose pour l'avion de combat,
08:35c'est la même chose pour les drones.
08:37Je suis entièrement d'accord
08:38avec ce que dit Loïc.
08:39On a compris que le petit GIE
08:41où travaillait son papa
08:42s'appelait Airbus.
08:44Alors, c'est vrai qu'il faut rappeler
08:45que sur la 380,
08:46c'est les Allemands
08:47qui se sont complètement plantés
08:48parce qu'ils travaillaient
08:49sur un logiciel 2D
08:50quand les Français travaillaient
08:51sur un logiciel 3D.
08:53D'où le délai où on a raté.
08:55Mais le drame,
08:56alors Patrick, vous avez dit
08:57qu'il y a eu une bataille.
08:58Ah non, il n'y a pas de bataille.
09:00Parce que les élites françaises,
09:01et je mets des guillemets élites,
09:02ont capitulé devant l'Allemagne
09:04au nom du couple franco-allemand.
09:06Dans le couple franco-allemand,
09:07la France, c'est la femme trompée et battue.
09:10Non, mais c'est la vérité
09:11que je vous démontre.
09:12Mais attendez, vous permettez...
09:13On ne va pas se lancer sur l'Europe
09:14parce que là, je pense qu'on y a...
09:16Attendez, je finis de répondre à Loïc.
09:19Mais pourquoi il n'y a plus d'avion de...
09:20Pourquoi Dassault rechigne
09:22à l'avion de combat européen ?
09:23Parce que les Allemands veulent choper
09:24tous les secrets de Dassault
09:25pour faire un avion de combat européen.
09:28Et une fois que Dassault
09:28donne ses secrets de fabrication,
09:30on est mort.
09:30Et c'est pourquoi, d'ailleurs,
09:31je réponds à Loïc,
09:32je ne suis pas du tout pessimiste
09:34comme vous sur l'avion de combat.
09:35Je rappelle quand même
09:36que le Rafale est une merveille.
09:38C'est une merveille française
09:39qui est achetée désormais dans le monde.
09:42Je rappelle que l'Inde
09:42vient de passer une commande
09:43de 115 appareils.
09:45Il va la passer.
09:45Il va la passer.
09:46C'est deux ou trois ans de construction.
09:48Je ne sais plus le Rafale.
09:49En tout cas,
09:50sur cette partie-là de l'industrie,
09:52la France n'est pas du mini.
09:53Et je rappelle
09:54que nous avons la puissance nucléaire.
09:56Et ça, quelque part,
09:58ça calme tout le monde.
09:58On poursuit dans un instant
09:59et on va parler justement
10:00de technologie.
10:01Il y a un truc
10:01où on est formidable en Europe.
10:03C'est-à-dire qu'on n'a rien réussi.
10:04C'est évidemment sur, justement,
10:06le numérique.
10:07Ah, ça, c'est ça.
10:07Non, mais c'est actuel.
10:10C'est actuel.
10:10Ah, mais vraiment,
10:11ça montre quand même
10:13notre impuissance.
10:14Le système de paiement.
10:14Le seul truc,
10:15c'est qu'on a accordé
10:16en fait à Apple, Amazon, etc.,
10:18d'aller s'implanter en Irlande
10:20et de payer ses impôts en Irlande
10:21et monter le PIB.
10:22Allez, 8h47,
10:23on en parle.
10:26Le Grand Matin Sud Radio,
10:287h10,
10:29Patrick Roger.
10:30Il est 9h10.
10:32Dans un instant,
10:33on va déguster des crêpes.
10:34Des crêpes sans les œufs.
10:36Les crêpes sans les œufs.
10:38Est-ce que vous êtes allé
10:39dans des magasins ce week-end ?
10:41Ce week-end, non.
10:42Le week-end dernier...
10:43Il n'y a plus d'œufs.
10:44Il n'y en a plus.
10:44Non, non,
10:45on est dans une pénurie d'œufs.
10:47C'était iran.
10:47Je vais tout vous raconter.
10:48Hier après-midi,
10:49je suis allé faire quelques courses,
10:51etc.
10:51Il y a des magasins
10:52C'est un homme moderne.
10:53C'est lui qui fait les courses.
10:54Homme moderne.
10:55Il n'y avait plus d'œufs au rayon d'œuf.
10:56Oui.
10:56Non, mais il n'y en avait plus.
10:57Je l'avais déjà vu, en fait,
10:58auparavant,
10:59mais je m'étais dit
10:59bon, il y a des chanteurs qui arrivent,
11:01etc.
11:02On va en parler dans un instant.
11:04Est-ce que vous êtes capable,
11:05Françoise de Gord,
11:06Philippe David ?
11:07Non.
11:07Je connais votre histoire.
11:09De vous passer
11:10à la fois de votre portable
11:12et des écrans.
11:14C'est impossible.
11:14Et des réseaux sociaux.
11:15C'est impossible pour moi.
11:17J'ai l'impression que le portable
11:18est complètement greffé,
11:19fait partie de ma personnalité,
11:20totalement,
11:21comme nous tous, d'ailleurs.
11:22Et des réseaux sociaux.
11:23Pourquoi ?
11:23Parce que j'ai une façon
11:24d'utiliser les réseaux sociaux.
11:26Je les utilise
11:27comme une véritable agence de presse.
11:28C'est-à-dire que,
11:29par exemple,
11:30quand je me mets le matin
11:31pour venir faire l'édito,
11:33hier soir ou ce matin très tôt,
11:35je lis toute la presse,
11:36qu'elle soit nationale
11:37ou internationale.
11:38Vous l'avez sur les réseaux sociaux.
11:39C'est votre ordinateur.
11:41Pour moi,
11:42c'est vraiment un outil de travail.
11:43Donc, je ne peux pas.
11:44Je vais me confesser
11:45au Père Patrick,
11:46saint fondateur de l'Irlande,
11:47dont la fête est le 17 mars.
11:49Non, Père Patrick,
11:50je n'arrive pas à me désintoxiquer
11:52des téléphones et des écrans.
11:54Donnez-moi l'absolution.
11:56Et vous, Patrick ?
11:57J'ai du mal,
11:58regardez,
11:58je suis en train d'envoyer un texte.
12:00C'est quand même dingue.
12:01Il arrive à animer,
12:03à comprendre,
12:03à être intelligent
12:04et à envoyer des SMS.
12:05Je n'ai jamais compris,
12:06il avait 30 ans que ça dure.
12:07C'est dingue.
12:08Gabriel est avec nous
12:09au 0826 300 300.
12:11Bonjour, Gabriel.
12:12Bonjour.
12:12Bonjour.
12:13Bonjour.
12:13Gabriel,
12:14vous êtes à Muret,
12:16c'est ça ?
12:16Oui, c'est ça.
12:17Voilà, c'est ça.
12:19Et il y a le
12:20off February
12:21qui commence.
12:23On va en parler encore
12:24dans un instant aussi
12:24avec Benjamin.
12:27Vous dites que ça tombe à pic,
12:29ça,
12:29pour essayer de...
12:30Oui.
12:31Pour votre fils,
12:32c'est ça.
12:33Oui,
12:33parce que si vous voulez,
12:34j'ai un enfant
12:36qui a 13 ans,
12:37enfin un enfant,
12:38un ado qui a 13 ans,
12:39qui a un quatrième.
12:40et c'est compliqué.
12:42Pourtant,
12:43je suis une professionnelle
12:45des risques liés aux écrans
12:46et en fait,
12:47je suis tellement meilleure
12:49pour donner des conseils
12:50aux autres
12:51que pour mon propre enfant.
12:53Donc là,
12:53en ce moment,
12:54c'est un peu la guerre
12:55à la maison
12:56et j'ai décidé
12:58qu'on allait faire ça
12:59un petit peu ensemble
13:00puisque pour moi,
13:01c'est compliqué
13:02de donner des leçons
13:03à mon fils.
13:04Je ne montre pas l'exemple.
13:05Donc je viens d'apprendre
13:07un petit peu ce...
13:08Comment dire ?
13:10Excusez-moi.
13:11Of February.
13:12Tiens,
13:12on va te vous dire.
13:12Of February.
13:14Excusez-moi,
13:15je suis arrivée
13:15en anglais horrible.
13:17Oh non,
13:18attendez.
13:19Vous voulez celui
13:20de Philippe David ?
13:21Oui.
13:22Of February.
13:23Oui,
13:23non,
13:24c'est-à-dire qu'on parle...
13:25Philippe David,
13:25c'est of February.
13:27Oui,
13:27mais non,
13:27c'est le meilleur action,
13:29c'est Liger en anglais.
13:30Philippe Liger en anglais.
13:31Alors là,
13:31c'est au sens.
13:32Ça,
13:32vous allez voir en février quoi.
13:33Alors ce soir,
13:34vous allez faire répéter
13:35Philippe Bilger.
13:36Alors d'où ça vient justement
13:37ce of February,
13:39comme l'on dit,
13:40Benjamin Grèze ?
13:41Oui,
13:41alors je vais le dire en français,
13:42c'est le mois de février
13:44sans réseaux sociaux.
13:45Je pense que c'est plus simple
13:45de le dire comme ça.
13:47C'est la première édition cette année.
13:48Elle est lancée simultanément
13:50en France,
13:50en Espagne au Royaume-Uni
13:51et aux Etats-Unis.
13:52Et alors,
13:52Cocorico,
13:53puisque c'est un Français
13:54qui a eu l'idée le premier,
13:55il s'appelle Diego Hidalgo de Meussois.
13:57Il est diplômé
13:57Sciences Po Paris-Cambrique,
13:58vous savez tout.
13:59Oui,
13:59alors il nous met au défi
14:01de désinstaller sur nos téléphones
14:03toutes nos applications
14:04dédiées aux réseaux sociaux.
14:05Le but,
14:06eh bien,
14:06de profiter de ce temps
14:07qualifié de retrouvé.
14:09Et figurez-vous
14:09que certains politiques
14:10ont décidé de jouer le jeu.
14:11C'est le cas de Laura Miller.
14:13Elle est députée
14:13Macroniste de la Marne.
14:14Ce week-end,
14:14elle a publié ce message
14:15sur ses réseaux sociaux.
14:17Vous êtes une pourriture fasciste
14:18et maintenant,
14:19tout le monde le sait.
14:21Ordures bolcheviques.
14:22Les poubelles de l'histoire
14:23arriveront très vite.
14:25Ok, Staline.
14:27Madame Stasi.
14:27Voilà ce que j'ai reçu
14:28ces derniers jours.
14:29Il est peut-être temps
14:30de faire une pause.
14:30Cette année,
14:31je participe à l'initiative
14:32Off February.
14:33L'idée,
14:34c'est de retirer
14:34toutes les applications
14:35de réseaux sociaux
14:36de votre téléphone.
14:37Évidemment,
14:38vous gardez vos comptes
14:39que vous pouvez consulter
14:40sur votre ordinateur,
14:41mais vous retirez
14:41tout ce qui vous mange
14:42du temps chaque jour
14:43sur votre téléphone.
14:44Et l'objectif,
14:45c'est de réinterroger
14:46ces usages au quotidien.
14:47Moi aussi,
14:48je le fais pendant 28 jours,
14:49plus de réseaux sociaux
14:50sur mon téléphone.
14:51Est-ce que vous voulez faire
14:52comme moi ?
14:52On se dit à la fin
14:53parce que ça a changé
14:57celle qui était à l'origine
14:58de la proposition de loi
14:59sur l'interdiction
15:00des réseaux sociaux
15:01au moins de 15 ans.
15:01Et c'est elle
15:02qui a bossé.
15:03Je tiens à le dire
15:04et elle a salué
15:05Laura Miller
15:05parce qu'elle a bossé,
15:07elle a consulté,
15:08elle a créé,
15:09elle a rédigé
15:10quasiment, elle,
15:11une loi
15:11qui a été évidemment votée.
15:14Et j'ai tellement regretté,
15:15j'ai tellement trouvé ça
15:16mufle
15:17de la part de Gabriel Attal
15:19qui ne l'a jamais cité.
15:21Gabriel Attal
15:21a fait des interviews
15:23dans ma loi, etc.
15:24Il n'a jamais cité
15:26Laura Miller
15:26qui est la personne
15:28qui a construit cette loi
15:29littéralement
15:30en partenariat
15:31avec l'Élysée.
15:32Gabriel Attal
15:32on avait parlé
15:34à quelques reprises
15:35dans ses interviews.
15:36Mais qu'on parle
15:37d'une chose
15:39et qu'on tire la couverture,
15:42je trouve ça
15:43vraiment minable
15:43et ce n'est pas
15:45mon camp
15:46mais c'est vraiment
15:47une députée de valeur.
15:48Elle a énormément
15:49travaillé sur ce sujet.
15:50Elle a publié
15:51évidemment sur les réseaux sociaux
15:52n'empêche quand même.
15:53Bien sûr.
15:53On a un problème.
15:58Nous, Patrick,
15:59nous sommes les médias.
16:00Moi, je n'ai pas de problème.
16:01Non, mais si.
16:01Nous sommes les médias.
16:03Nous sommes journalistes politiques
16:06en ce qui me concerne
16:06en tout cas,
16:07éditorialistes.
16:08Tout ce qui est
16:09du domaine
16:10du pouvoir
16:10économique,
16:12financier
16:12voire artistique,
16:13c'est plus vrai
16:14pour Instagram,
16:15passe par le réseau X.
16:17Vous vous rendez compte
16:17quand même
16:18qu'aujourd'hui,
16:18il n'y a pas un seul
16:19chef d'État
16:19qui n'a pas un compte X.
16:21Il n'y a pas un seul
16:22chef d'État,
16:23un seul ambassadeur,
16:24une seule ambassade.
16:26Donc, nous sommes
16:27d'une certaine manière
16:27institutionnalisés
16:29par les réseaux sociaux
16:31aussi.
16:32Et quand on veut bosser,
16:33moi, je ne sais pas
16:34comment faire
16:34Laura Miller,
16:35il est impossible pour moi
16:36de bosser sans X.
16:38Le jour X se ferme,
16:39je vais être bien embêté.
16:40Oui, bon, faites
16:41ce que je vous dis,
16:42mais ne faites pas comme moi.
16:43C'est peut-être un peu ça aussi.
16:44Vous, c'est pour jouer
16:48sur Candy Crush,
16:49on est au courant,
16:50excusez-moi.
16:51D'ailleurs,
16:52j'ai vu que
16:54nous sommes au un an
16:55de l'appel au boycott
16:57de X
16:58par beaucoup de politiques.
16:59Et ça n'a pas du tout marché.
16:59Ah, pas du tout.
17:00C'est même tout l'inverse.
17:02La panne,
17:02c'est quand même
17:02Raphaël Guixman
17:03qui a expliqué
17:04je vais bientôt partir,
17:05je vais bientôt partir,
17:06je vais bientôt partir.
17:06Attention,
17:07je vais faire un malheur.
17:08Et en fait,
17:08il est toujours là,
17:09il publie sur X.
17:11Mais il fut un temps
17:12où nous nous passions
17:13quand même
17:14nous n'avions pas.
17:16Mais c'est clair.
17:16Comment faisait-on ?
17:17À l'époque,
17:18je vais vous dire une chose,
17:19quand j'étais gamin,
17:20on lisait des livres.
17:21Je ne l'étends pas,
17:22je lisais des encyclopédies.
17:24Moi, je continuais à lire encore.
17:25Et on écoutait la radio.
17:27Oui.
17:27Je continuais à lire.
17:28Voilà,
17:29vous avez compris maintenant
17:30l'origine effectivement
17:31de ce mouvement.
17:32Vous avez essayé
17:33de l'appliquer,
17:34c'est ça avec votre fils ?
17:36Gabriel ?
17:37Je vais vraiment le faire
17:38en fait,
17:39parce que je pense que
17:40sincèrement,
17:41ça ruine les familles,
17:43ça ruine les relations,
17:43on ne sait.
17:44Il y a plein de positifs.
17:45Mais franchement,
17:46ça pourrit la vie sociale
17:48déjà.
17:49Vraiment,
17:49moi,
17:49je vois mon gamin,
17:50le matin,
17:51il se lève,
17:51il prend son portable,
17:52il va aux toilettes,
17:53il reste un quart d'heure.
17:54je pourrais ne pas voir mon enfant.
17:58Et je me dis que les parents...
17:59Mais c'est à vous,
17:59Gabriel,
18:01c'est à vous aussi
18:01de contrôler un petit peu,
18:02de lui dire,
18:03là tu le prends.
18:03Alors,
18:04c'est pas facile,
18:04parce que s'il a...
18:05On s'en rendra plus compte,
18:06en fait.
18:06Il a 13 ans,
18:07c'est un quatrième,
18:08c'est le début,
18:10c'est le début du cauchemar.
18:12Je parle en termes de...
18:13Ils ont tellement envie
18:13d'être tranquilles
18:14et puis ça fait partie
18:15de leur monde
18:16et de leur génération.
18:17C'est ça.
18:17Et ce que je veux dire,
18:18c'est que si je ne montre pas
18:19l'exemple,
18:20il n'y a aucune crédibilité.
18:21Vous savez quoi, Gabriel ?
18:24Vous savez quoi ?
18:25Ce soir,
18:26vous lui dites,
18:26bon,
18:27tu laisses ton portable,
18:28on va faire des crêpes ensemble.
18:29Il n'y a pas besoin
18:30de regarder les applications.
18:32Il n'y a pas besoin
18:32de regarder les applications.
18:34Je connais la recette.
18:35Allez,
18:36achetez des oeufs,
18:37parce qu'il n'y en a plus beaucoup.
18:38Alors,
18:38vous mettez comme le riz,
18:39alors vous mettez comme le riz
18:40du tofu.
18:41Alors,
18:42je ne sais plus ce que c'est,
18:44c'est du tofu argenté,
18:46du tofu.
18:47Il est 9h dans un instant,
18:49on en reparle.
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