- il y a 3 mois
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Benjamin Glaze.
00:058h35, c'est l'heure du Grand Débrief sur Sud Radio avec nos chroniqueurs,
00:10Eric Revelle qui est là, rebonjour Eric.
00:12Rebonjour Benjamin.
00:13Avec également Elisabeth Lévy, rebonjour Elisabeth.
00:16Bonjour Benjamin.
00:17Alors on va commencer par ce sondage, mon cher Eric Revelle.
00:21Lequel ? Vous m'avez fait peur tout à l'heure.
00:23Vous m'avez fait peur.
00:24On se dit tout, on parle vrai.
00:25Oui, oui, je vous ai balancé un sondage fictif sur des bêtises.
00:28Là, sujet très sérieux, ça concerne Emmanuel Macron.
00:32Emmanuel Macron a, selon le baromètre Figaro Magazine, sa cote de confiance qui est tombée à 11%.
00:38Il a perdu 5 points en un mois.
00:41C'est assez vertigineux comme chute ça, Eric.
00:44C'est à l'image de l'action du président de la République, quel que soit le domaine de son action.
00:52Pardonnez-moi, il est ailleurs puisqu'il est souvent en voyage et il traite des grandes questions de ce monde.
00:58Mais en fait, personne n'attend malheureusement la France sur tous les sujets géopolitiques du moment.
01:04Il est extrêmement impopulaire en France parce qu'évidemment, l'anxiété des Français qui est liée à la dissolution, il en est le grand maître d'œuvre.
01:15Donc en fait, de n'importe quel endroit d'où l'on se tourne, pardonnez-moi, vous allez me trouver un peu sévère.
01:20Mais c'est un échec total.
01:23Les fiascos s'accumulent.
01:24Donc il est à 11% de cote de popularité.
01:27Je crois qu'il est même en dessous de François Hollande.
01:29Je crois qu'il est à égalité.
01:30Il reste encore un an et demi.
01:33Donc peut-être qu'il va terminer négatif.
01:35Non, c'est possible ?
01:37Non, mais c'est dramatique, mais c'est malheureusement tout à fait logique.
01:41Elisabeth, ça vous surprend ? Non ?
01:44Non, je dois dire que ça m'accable surtout parce que c'est quand même un problème
01:49qu'il n'y ait plus la moindre légitimité du pouvoir exécutif.
01:54C'est vraiment un facteur, comment dire, d'élitement.
02:00Je dois dire, moi, je faisais partie des gens qui pensaient qu'il faut tenir jusqu'à la présidentielle.
02:06Est-ce que ça remet en cause votre conviction ?
02:08Parce que vous, vous dites, voilà, Emmanuel Macron a été élu, il doit aller au bout de son mandat.
02:13Est-ce que ça remet en cause un petit peu cette conviction que vous aviez ?
02:19Je ne vais pas vous mentir, je n'ai aucune certitude.
02:22Mais en tous les cas, ça m'ébranle un peu, je dois dire, parce que je ne sais pas très bien comment on peut tenir jusque-là.
02:27Si vous voulez, le système politique doit produire de la légitimité,
02:31c'est-à-dire ensuite du consentement aux décisions qui sont prises, à payer les impôts, etc.
02:3911% de popularité, ça veut dire que vous avez 90% des gens qui ne considèrent plus Emmanuel Macron comme légitimes.
02:47Ça, ça m'affole.
02:48Donc oui, je pense qu'il vaut mieux tenir jusqu'à 2027.
02:52Mais la réalité, c'est que je me demande si ce sera possible.
02:56Oui, effectivement, en tout cas, ça vous fait réagir.
02:580826 300 300.
03:00Vous nous appelez, Elisabeth, pour conclure sur ce sondage.
03:04Non, juste une chose, parce qu'il y a un élément qui est spécifique,
03:08en plus qui est la haine absolument folle, que suscite Emmanuel Macron.
03:12On en a déjà parlé.
03:13Et si vous voulez, il y a quand même un vent mauvais, je trouve.
03:17Voilà.
03:18Maintenant, on n'a plus d'adversaires dans le champ politique.
03:20On a des ennemis.
03:22Le climat, je trouve, est très...
03:24On verra d'ailleurs ce qu'est...
03:25J'ai entendu lors de la ballette ce qu'il se passera à la Nice du RN.
03:29Mais tout de même, je trouve qu'il y a un climat qui me glace un peu.
03:34Un climat qui vous inquiète.
03:35Je ne sais pas s'il vous inquiète aussi, Eric, ce climat qu'on a actuellement au niveau politique.
03:39Oui, je pense que la légitimité du pouvoir,
03:41quelles que soient les réformes qu'on veut faire passer,
03:43il n'y en a pas beaucoup, mais elle est tellement entamée, si vous voulez,
03:46qu'on peut se demander dans quelle mesure les Françaises et les Français
03:49vont rester tranquilles, vont considérer qu'on peut continuer comme ça
03:55avec Emmanuel Macron pendant encore un an et demi.
03:59Moi, je partage le point d'Elisabeth.
04:00Je vais vous dire, autant démissionner sur un référendum,
04:07si tant est qu'il puisse en proposer un, me semblerait presque légitime,
04:13mais démissionner à blanc, c'est-à-dire démissionner en disant
04:16« Je démissionne parce que c'est le boxon intégral à l'Assemblée nationale,
04:22on n'arrive pas à mettre en place un budget, donc je pars »,
04:24ce serait créer une jurisprudence, à mon avis, absolument dramatique dans la Ve République.
04:29C'est-à-dire qu'ensuite, celui qui serait élu, si on a une Assemblée nationale derrière,
04:34qui est de nouveau tripartite, de la même manière, les opposants pousseraient à démissionner.
04:38Donc en fait, ce serait la fin de la Ve République.
04:41Donc attention, c'est de la dynamite.
04:43Et même s'il termine à 9% ou à 8% de code de popularité,
04:47voilà, s'il devait partir, ce serait un vrai sujet global pour l'ensemble de nos institutions.
04:55Donc c'est à manier comme la dynamite avec précaution.
04:57– Ça remetra en cause beaucoup de choses, oui, effectivement, de nos institutions.
04:59– Vous avez raison. Je peux ajouter un mot, c'est trop tard ?
05:02– Non, non, bien sûr, Elisabeth. Allez-y.
05:04– Non, ce que je voulais dire, c'est d'où l'importance que le calendrier électoral se tienne dans le bon ordre.
05:12Parce qu'il me semble tout de même qu'après une présidentielle,
05:15j'espère qu'on sera assez cohérents, si une fois qu'on aura élu un président ou une présidente,
05:22pour lui donner une majorité, au moins relative, mais enfin lui donner les moyens de gouverner.
05:27– Alors là, on est dans un cas un peu particulier, Emmanuel Macron qui remporte la présidentielle,
05:34qui rempile, forcément on est dans un cas particulier, c'est… voilà quoi, c'est pas toujours…
05:40enfin, on verra comment ça se passe par la suite, mais bon, c'est un cas quand même un peu particulier.
05:44– Non, mais Eric a raison de dire que ce que va… si vous voulez le problème,
05:48c'est qu'effectivement, si en quelque sorte Emmanuel Macron est acculé à la démission,
05:55c'est fini pour la cinquième, effectivement, et la présidence de la République.
06:02Parce que le prochain, les gens se diront, ah ben non, il ne nous plaît plus finalement,
06:06on l'a élu il y a trois ans, mais on en a déjà marre, et ça… enfin, vous voyez, ça c'est…
06:11– Bien sûr.
06:12– C'est son fin, donc.
06:13– Elisabeth, vous avez parlé il y a quelques instants de la niche parlementaire du RN,
06:17parce que oui, du côté de l'Assemblée nationale, aujourd'hui, c'est pause sur le budget,
06:21avec un certain nombre de textes qui vont être proposés, soumis au vote,
06:25par le RN, et notamment, on a cette résolution qui vise à dénoncer
06:29les accords franco-algériens de 1968, ça avait créé un statut unique
06:34pour les Algériens en matière de séjour d'emploi, de protection sociale également.
06:39Ça, c'est un moment que vous attendiez en particulier, Elisabeth, c'est un moment important ?
06:44– Écoutez, déjà, on va pouvoir… on va voir ce que valent les belles proclamations,
06:50parce que maintenant, là, oublions même tout le reste, qui justifierait largement
06:55qu'on mette fin à ces accords, les OQTF, enfin bon, tout, je ne vous fais pas le tableau,
07:03là, il y a Boilem-Sensal, et je vous disais ce matin, on aurait un Trump à la tête de la France,
07:08c'est parce que chouette, forcément, mais on aurait un Trump à la tête de la France,
07:12Boilem-Sensal ne serait plus en prison.
07:13Donc, je pense que c'est le minimum de dénoncer cet accord, je pense qu'on devrait aller plus loin,
07:20et maintenant, si vous voulez, durcir chaque jour, tant qu'il n'est pas rentré, quoi.
07:25Je ne sais pas comment penser, Éric ?
07:27– Éric, quand même.
07:28– Oui, oui, d'ailleurs, on peut s'interroger, alors, sur, j'allais dire,
07:32la mollesse du pouvoir français face à nos deux otages qui sont dans les geôles algériennes.
07:42Moi, ça me pose une question, alors, vous avez raison de faire la comparaison avec Donald Trump,
07:46bon, mais, enfin, n'est pas le personnage le plus puissant du monde qui veut,
07:50mais surtout, voilà, Boilem-Sensal est toujours en prison,
07:54doit être au 350e jour pour lui.
07:57– 349.
07:58– 349, pardonnez-moi, et on a l'impression que le pouvoir, alors, ne fait pas grand-chose.
08:06Alors, pendant des mois, on nous a baladés en nous disant,
08:09il y a une diplomatie souterraine, ne brusquez pas les choses.
08:13Mais, en fait, on s'aperçoit que si on ne tape pas du poing sur la table,
08:16si on ne suspend pas certains accords, même si je sais que l'accord de 68,
08:21s'il était suspendu, ce serait l'accord de 62 qui rentrerait, qui serait activé.
08:27Donc, ce serait apparemment pire pour le flux migratoire en provenance de l'Algérie.
08:31Mais, en tout cas, on donne l'impression que ce soit le ministre des Affaires étrangères,
08:35dont, décidément, les affaires, lui, sont très étrangères,
08:38notamment celle de Boilem-Sensal, que ce soit le président de la République,
08:41on n'a pas du tout l'impression qu'on se bat pour libérer nos deux concitoyens
08:45qui sont arbitrairement dans les geôles de Théboune.
08:48Et c'est ça, le vrai sujet.
08:50– Alors, vous dites à raison qu'on n'est pas l'Amérique, d'accord ?
08:53Mais, s'agissant de l'Algérie, pardon, la France a malgré tout un certain poids.
09:00Parce que, si vous interdisez aux Algériens de traverser la Méditerranée
09:05pour venir en France, comme ils le font de façon...
09:10Enfin, c'est un flux permanent de voyage,
09:14ce n'est pas forcément des gens qui restent, évidemment.
09:16Si vous interdisez ça, là, vous allez avoir, véritablement,
09:20ça va peser sur des gens.
09:22Vous ne pouvez pas espérer des résultats avec des choses indolores.
09:26Ça, ce n'est pas possible.
09:27Et la deuxième chose, moi, qui me dégoûte,
09:29franchement, c'est la réaction de la gauche,
09:33les « oui, mais quand même, regardez ce qu'ils pensent ».
09:37Quand Jordan Bardella a demandé au Parlement européen
09:39que le prix Sakharov soit décerné à Boilem-Sensal,
09:46son éditeur, Claude Gallimard, est venu s'affoler derrière les micros
09:52en disant « mais non, comment, nous ne sommes pas... »
09:55Boilem-Sensal n'est pas d'extrême droite.
09:57Enfin, tout ça est dégoûtant, franchement.
09:59– Elisabeth Lévy, Éric Revelle, on reste ensemble dans un instant.
10:01Tenez votre question.
10:02Faut-il rétablir le délit de séjour irrégulier ?
10:05Qu'est-ce que ça changerait ?
10:06Est-ce que ça changerait véritablement quelque chose ?
10:08On verra cela au 0826-300-300,
10:10notamment Sylvain qui est avec nous.
10:11Et puis, si vous voulez réagir, vous aussi composez le 0826-300-300.
10:15A tout de suite.
10:18Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.
10:228h48 sur Sud Radio, toujours avec Éric Revelle, Elisabeth Lévy.
10:26Dans quelques instants, on va parler de Donald Trump
10:29qui ordonne la reprise des essais nucléaires.
10:33C'est particulièrement inquiétant.
10:34On va en parler dans quelques instants, 0826-300-300.
10:37Mais d'abord, d'un mot sur cette question du rétablissement du délit de séjour irrégulier.
10:42C'est ce que propose le RN aujourd'hui dans sa niche parlementaire.
10:45Est-ce qu'il faut rétablir un tel délit ?
10:47Qu'est-ce que ça changerait ?
10:48Est-ce que ça changerait vraiment la donne ?
10:50On est avec Sylvain qui est avec nous.
10:520826-300-300.
10:54Bonjour Sylvain.
10:55Bonjour Sylvain.
10:55Bonjour Sylvain.
10:55Vous êtes favorable au rétablissement de ce délit de séjour irrégulier.
11:03Pourquoi ? Expliquez-nous.
11:04Parce que, de toute façon, on voit très bien les événements, jour après jour, nous le confirment
11:11avec le musée du Louvre.
11:15On a un réel problème avec l'Algérie.
11:18Et ce dont on a peur, ce dont nos gouvernements ont peur, finalement, c'est d'être taxés de raciste.
11:24Or, effectivement, je reprends ce que dit Elisabeth Lévy à propos de Donald Trump.
11:31Avec Donald Trump, ce serait réglé par un ou deux décrets.
11:34Et puis voilà.
11:35Et or, la France n'arrive pas à résoudre ce genre de problème.
11:38Elle n'arrive pas.
11:41Elisabeth.
11:41Elisabeth pourrait agir à ce que dit Sylvain à propos du délit de séjour irrégulier.
11:45Pour ajouter à ce que dit Sylvain, qui a tout à fait raison sur la peur,
11:48la peur, si vous voulez, d'être mal vue dans les dîners en ville.
11:54Il faut ajouter une chose, c'est l'absurdité.
11:56C'est-à-dire, vous faites une loi.
11:58Cette loi dit que, pour entrer en France, il y a certaines conditions,
12:01et notamment d'y avoir été autorisé par la France.
12:04Ça, ça paraît être la base, normalement, quand on a des frontières
12:07et qu'on est un pays qui se respecte.
12:09Et vous faites donc des tailles, une loi, pas une loi, des millions de lois,
12:12de décrets, de textes.
12:15Et après, vous dites, finalement, c'est pas grave.
12:18Si vous ne respectez pas cette loi, c'est pas bien, mais c'est pas grave.
12:21La loi existe, mais quand vous ne la respectez pas, ça n'est pas un délit.
12:27Donc c'est complètement idiot, si vous voulez.
12:29En plus d'être criminel du point de vue de notre pays, à mon avis, c'est stupide.
12:36Bon, ce délit, en tout cas, de séjour irrégulier,
12:38il avait été jugé un non-conforme aux droits européens, je le rappelle.
12:41Non, mais très bien, mais attendez, non, mais c'est important d'avoir aussi cette information-là.
12:46Oui, oui, bien sûr, le machin des droits de l'homme, oui.
12:49Allez, Bob !
12:49Mais je vais vous dire, dès l'instant, oui, je s'y vais, Bob,
12:52mais dès l'instant, dès l'instant, ça s'appelle délit de séjour irrégulier.
12:56Vous êtes d'accord, Benjamin ?
12:57Délit.
12:58Ben, s'il y a un délit, pardonnez-moi, c'est que c'est pas dans la loi.
13:03Donc, si vous êtes en situation irrégulière dans un pays et que ça constitue un délit,
13:07je vois même pas pourquoi on a suspendu.
13:09Alors, vous me dites, la Cour européenne des droits de l'homme a estimé que, très bien,
13:13mais vous savez, il y a des pays qui s'affranchissent de la Cour de justice des droits de l'homme.
13:20Là, en fait, on tue notre souveraineté.
13:25Si vous êtes en situation régulière, Benjamin, dans un pays,
13:28tiens, Elisabeth, prenez le cas des Etats-Unis.
13:30Si Trump était français, peut-être que Boilem Sansal aurait été libéré.
13:35Mais si vous êtes aux Etats-Unis, que vous vous faites choper,
13:37alors que vous n'avez pas de visa, ou pour travailler,
13:39ou que vous n'avez pas d'estat pour être sur le territoire,
13:42je peux vous dire que, droit de l'homme ou pas,
13:44on vous fout dans un avion et vous retournez d'où vous venez.
13:47Justement, j'aimerais qu'on parle d'un mot.
13:48Non, mais le problème, juste un mot.
13:49Oui, rapidement.
13:50C'est qu'en fait, pour tous ces gens, la France est un droit de l'homme.
13:53Voilà, c'est tout.
13:54Donc, vous n'avez rien à dire, vous avez juste à ouvrir et à dire merci.
13:57– Un mot rapidement sur Donald Trump, quand même, c'est assez lourd.
14:02Ce qu'il a annoncé, vous savez, il rencontrait Xi Jinping,
14:06le chef d'État chinois, cette nuit.
14:08Il a dit quelque chose en réaction aux essais,
14:11vous savez, avec ce drone sous-marin à capacité nucléaire
14:14de Vladimir Poutine pour la Russie.
14:15Il a annoncé, il a redonné, il a dit,
14:17la reprise des essais nucléaires pour les Etats-Unis.
14:21Ça vous fait réagir, Éric Revelle ?
14:23– Ben oui, forcément, inquiétude.
14:26C'est la course aux armes nucléaires qui reprend.
14:28Les menaces, les gesticulations de Vladimir Poutine.
14:33Alors certains vous disent,
14:34bon voilà, l'économie russe est sur le point de s'effondrer,
14:40donc ils gesticulent pour essayer.
14:42Mais en réalité, la réponse de Donald Trump,
14:45elle est tout à fait logique.
14:46vous avez une menace avec une nouvelle arme russe nucléaire
14:51portée par un drone.
14:53Vous êtes président des Etats-Unis.
14:54Je crois que les derniers essais nucléaires aux Etats-Unis,
14:56c'était 1990 ou quelque chose comme ça.
14:59Bon ben voilà, ils réactivent la possibilité
15:01de répondre à une menace nucléaire par une autre.
15:04Mais évidemment, c'est très anxiogène,
15:06parce que la course aux armes nucléaires,
15:08même si nous, on a une arme de nucléaire qui est dissuasive,
15:13ben oui, on est rentré de nouveau dans cet engrenage.
15:15Donc vous avez raison, c'est quand même très inquiétant.
15:17Elisabeth, avant d'accueillir Frédéric Brindel.
15:20Alors là-dessus, je m'en remets Eric.
15:23Attendons qu'on passe au-delà du stade des déclarations,
15:26parce que vous savez aussi,
15:27Donald Trump annonce parfois des choses qu'il ne fait pas.
15:29Ce n'est pas toujours clair.
15:31Bien sûr.
15:31Mais le raisonnement d'Eric me semble implacable.
15:34Cela dit, ce qui m'inquiète tout autant aujourd'hui,
15:38si ça se poursuit également,
15:40c'est les grands mamours entre Trump et le président chinois.
15:44Xi Jinping, oui, ça s'est très très bien passé.
15:46Ça, je dois dire, quelque chose me dit
15:48que les Européens vont être les cocus de cette affaire.
15:51Ben oui, comme souvent, j'ai l'impression,
15:54comme souvent, ma chère Elisabeth.
15:55Comme vous avez parfaitement raison,
15:58Benjamin, on ne devrait même pas en rire.
16:00Ben oui, c'est malheureux, mais bon, que voulez-vous ?
16:02Frédéric Brindel nous a rejoint.
16:05Retour en France avec vous.
16:07Frédéric, on revient sur les révélations du canard enchaîné
16:09à propos de l'altergation survenue la semaine dernière
16:12dans un restaurant à UP de Nice.
16:14En cause, Éric Dupond-Moretti, l'ancien garde des Sceaux,
16:18et le maire de la ville, Christian Estrosi.
16:21L'affaire remonte déjà à cette interview
16:23accordée par le ténor du barreau.
16:25C'était sur BFM le 8 octobre dernier.
16:27C'est le pire courtisan que j'ai jamais rencontré.
16:31Il a courtisé tout le monde, dans l'ordre.
16:35Jacques Médecin, puis Perra, puis Le Pen,
16:38ce qu'il a oublié aujourd'hui.
16:39Le Pen, aujourd'hui, bon.
16:41Et puis Sarkozy, et puis Macron.
16:43Alors là, Macron, c'était...
16:44Et puis d'un coup, d'un seul,
16:46il s'aligne sur Édouard Philippe,
16:49et il dit que le président doit démissionner.
16:52Alors, que s'est-il passé mercredi 22 octobre dernier ?
16:57Le maire de Nice serait invité à la table de l'ancien ministre
17:00et aurait déclaré bruyallement, je cite,
17:03« Ici, je suis avec de vrais amis. »
17:05Réponse, « Toi, t'es surtout un courtisan permanent, »
17:08lui a répondu Éric Dupond-Moretti.
17:10La suite est relatée sur le site du journal La Dépêche avec les détails.
17:15Des remarques désobligeantes ont été échangées par les deux hommes.
17:18Espèce d'intermittent du spectacle de la part d'Estrozy.
17:21Réponse de Dupond-Moretti,
17:22« Et toi, pas un intermittent de la connerie. »
17:24Très remonté, l'élu niçois est même allé jusqu'à menacer l'ancien avocat.
17:28« Je vais t'en coller une. »
17:30En quittant les lieux,
17:31après une proposition de bagarre dans la rue par l'ancien ministre,
17:33il lui aurait lancé une dernière pique.
17:35« Tu seras bientôt au QTF à Nice. »
17:37Voilà, donc le journal Nice matin, sur les lieux, a contacté Éric Dupond-Moretti,
17:43qui ne dément pas l'article du Canard Enchaîné.
17:45Il déclare « Quand vous vous engueulez avec des gens, vous faites ça en douceur ? »
17:50Non, eh bien moi non plus.
17:52Christian Estrosi a lui aussi réagi.
17:55« Monsieur Dupond-Moretti est devenu un récidiviste en matière de fake news.
17:58Premièrement, je n'ai pas pour habitude de m'asseoir à une table quand je n'y suis pas invité.
18:02Encore moins lorsqu'il s'agit de celle d'Éric Dupond-Moretti,
18:06avec qui je n'ai aucune envie de partager un repas.
18:09Ainsi va la vie politique. »
18:10Merci Frédéric.
18:11Il nous reste une minute.
18:13On coupe la poire en deux.
18:1430 secondes chacun.
18:14Il faut en rire ou en pleurer de cela, Éric ?
18:17Écoutez, c'est niçois.
18:19Je vois tout à fait où est ce resto.
18:23Ça s'appelle la petite maison.
18:24C'est juste à côté de la mairie de Nice.
18:29Dirigée par une femme à poignes qui s'appelle Nicole,
18:32qui fait le tri.
18:34Oui, oui, qui fait le tri sur les gens qu'elle veut voir ou pas dans son restaurant.
18:38Vous n'avez pas le droit de rentrer, c'est ça ?
18:40Et c'est vrai que c'est l'endroit où tous les politiques,
18:43où les people de passage à Nice, je ne sais pas de pub, vont.
18:46Alors après, il y a une certaine promiscuité.
18:48Il y a une petite terrasse, puis il y a une salle à l'intérieur.
18:50Donc évidemment, quand ils se sont aperçus, vu qu'ils se sont chauffés déjà tous les deux,
18:54ça fait des étincelles, oui.
18:55Elisabeth, ça vous inspire quoi en quelques secondes ?
18:58Je me demande s'ils avaient mis leur casquette à l'envers.
19:01Non, ben écoutez.
19:03Moi, je dois dire que j'ai plutôt rigoureux.
19:07En entendant le...
19:09J'adore.
19:10Maintenant, quand je vais m'énerver contre quelqu'un,
19:12je vais lui dire espèce d'intermittent du spectacle.
19:14C'est pas moi, Elisabeth.
19:15Ça a l'air d'être vraiment l'affront suprême.
19:18C'est sympa pour les intermittents.
19:20Non, je m'excuse.
19:21J'adresse, je veux dire, tous mes bons sentiments aux intermittents du spectacle,
19:25mais ça m'a fait rire.
19:26Est-ce qu'on fait les deux hommes, d'ailleurs ?
19:28Juste en précisant aussi, en s'excusant par rapport à eux.
19:30Tout à fait.
19:32Merci beaucoup.
19:32Merci pour ce grand reportage, Frédéric.
19:34Merci, merci.
19:36Merci, Éric Revelle.
19:37Un grand merci à vous aussi, Elisabeth Lévy.
19:39Passez une belle journée.
19:418h57, dans un instant, le retour de l'Info avec Laurie Leclerc.
19:44On va revenir sur l'information du matin aussi.
19:46Cinq nouveaux suspects interpellés dans l'affaire du vol du musée du Louvre
19:50et puis dans la foulée.
19:51La vérité en face, ce sera avec Jean-François Akili.
19:540826 300 300 pour être à l'antenne et réagir à l'actualité avec Jean-François.
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