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Avec Arnaud Benedetti, politologue, directeur de La nouvelle revue politique

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-06-08##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Jean-Luc Mélenchon tenait hier son premier meeting de campagne à Saint-Denis
00:07devant les tombeaux des rois, hués par ses partisans.
00:10La symbolique était forte puisque Jean-Luc Mélenchon
00:13défend sa nouvelle France et son cortège de polémiques.
00:16On débriefe aujourd'hui avec le directeur de la nouvelle revue politique, Arnaud Benedetti.
00:20Bonjour.
00:21Bonjour.
00:22Bonjour Arnaud Benedetti, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio,
00:26cette station que vous connaissez bien et qui vous apprécie énormément.
00:29J'ai besoin de vous pour décrypter ce grand instant politique que nous avons vu le samedi.
00:36Mon joie Mélenchon, c'est un cri de guerre.
00:39Mon joie Saint-Denis, c'est le cri des rois de France.
00:41Et là, on était devant la basilique Nécropole et on a entendu un véritable cri de guerre.
00:46Ça veut dire que, Arnaud Benedetti, cette campagne politique pour la présidentielle
00:51sera une campagne militaire ou militante ?
00:54En tout cas, ce qu'il a voulu montrer hier,
00:57c'est qu'il y avait une capacité de mobilisation impressionnante,
01:02puisqu'il y avait manifestement plus de 10 000 participants à ce premier meeting de campagne à Saint-Denis,
01:09dans une ville symbolique, alors symbolique, vous l'avez rappelé, pour l'histoire de France,
01:13mais symbolique pour la courte histoire de LFI,
01:16puisque, en effet, ça fait partie des villes conquises par LFI lors des dernières élections municipales.
01:23Cette démonstration de force avait récemment l'objectif d'impressionner ceux qui sont ses concurrents à gauche.
01:30Au moment où, à gauche, on aperçoit une très grande difficulté pour trouver un candidat
01:38qui, dans le camp réformiste de gauche, puisse réunir ce camp réformiste,
01:43lui, il fait la démonstration qu'il a un appareil militant qui est organisé, vertical, discipliné et enthousiaste.
01:53Donc, dans la pré-campagne, dans le tour de chauve dans lequel nous sommes rentrés,
01:57dans sa propre zone de chalandise électorale,
02:01il a indéniablement marqué des points.
02:03Il a marqué des points, d'ailleurs, depuis la déclaration de sa candidature.
02:06En fait, il y a une espèce de contraste entre, d'un côté, un appareil militant extrêmement bien organisé,
02:14extrêmement mobilisé, capable de faire venir des milliers de militants et de sympathisants,
02:20et puis, de l'autre côté, un champ politique qui, à gauche, reste émietté, balkanilé, indécis.
02:25Alors, Arnaud Bénédithi, vous nous parliez, justement, de zone de chalandise.
02:29Justement, il est à Saint-Denis, j'allais dire, en territoire conquis, dans un milieu urbain.
02:33On va écouter ce que Jean-Luc Pilenchon a expliqué à nos confrères de Radio Nova,
02:39pourquoi il ne perdait pas son temps à faire campagne dans la France rurale.
02:42Écoutez-le.
02:43On n'a plus vite fait, en zone rurale, de s'enfermer entre soi,
02:47entre gens du même habit ou entre gens de la même famille,
02:49que c'est le cas dans les villes.
02:51Voilà, il ne faut pas chercher des explications trop compliquées.
02:54Et puis, dites-moi une chose, les gens font mieux ce qu'ils veulent.
02:56Moi, je ne leur reproche pas leurs idées.
02:58J'essaye de les convaincre.
02:59Mais je trouve incroyable que les autres me disent,
03:01dis donc, toi, Mélenchon, ils sont tous anti-mélanchonistes,
03:03évidemment, de principes et de bases.
03:05Tu n'as pas fait le travail ici et là, mais allez-y !
03:08Faites le travail !
03:09Allez-y, puisque je n'y suis pas.
03:11Vous êtes enfin tranquille.
03:12Vous avez enfin un espace où vous pourrez faire valoir
03:15tout ce qui vous caractérise et qui est si intéressant.
03:18Arnaud Benedetti, on hallucine.
03:20Il est en train de nous faire le coup des 80 km heure.
03:23Les gens, leur réalité, ils sont un peu entre eux,
03:27ils sont un peu moins évolués que les gens qui vivent en milieu urbain.
03:30Il faut comprendre pourquoi ils ne votent pas tous pour nous.
03:33Est-ce qu'on peut décrypter ça comme ça ?
03:34C'est merveilleux.
03:36Oui, alors, il est clair que, si vous voulez, dans un premier temps,
03:40dans la stratégie qui est la sienne,
03:42il essaye de rassembler la sociologie qui vente,
03:45qui est potentiellement en mesure de voter pour son étiquette politique,
03:51pour sa formation politique, pour son offre politique.
03:54Donc, il n'y a rien de surprenant qu'ils choisissent une ville
03:57qui est une ville, en effet, qui correspond a priori à sa sociologie électorale.
04:02Ce qui, en effet, par contre, est tout à fait intéressant,
04:07qu'il faut relever et qu'il faut loter,
04:08c'est que quelqu'un qui aspire à être président de la République
04:12doit pouvoir parler à toute la France,
04:15à toutes les couches sociologiques de cette France-là.
04:18Et il semble, d'une certaine façon, en tout cas, au moment où l'on parle,
04:22faire une croix sur cette France périphérique,
04:25cette France périurbaine, cette France rurale,
04:27qui, en effet, a priori, est plutôt portée vers d'autres choix électoraux.
04:33Donc, il va falloir, à un moment donné,
04:35qu'il arrive, s'il veut, être le rassembleur qu'il prétend être,
04:39à être en mesure de parler à toute la France
04:41et à toutes les sociologies françaises.
04:43Mais, pour l'instant, ce n'est pas ce qu'il fait.
04:45Il reste dans son couloir et il décline dans son couloir.
04:49Mais cette stratégie, c'est une stratégie en étapes
04:50parce qu'on voit bien qu'on est dans une campagne présidentielle
04:53qui va être longue, on est dans une pré-campagne
04:56et que, pour l'instant, il adopte, vous savez,
04:59la vieille stratégie mitterrandienne,
05:01même s'il est très peu mitterrandien dans sa façon de procéder.
05:05La stratégie mitterrandienne qui consiste d'abord
05:07à rassembler son camp, rassembler son électorat
05:09pour être fort dans sa propre zone.
05:11Alors, justement, Arnaud Menedetti,
05:13est-ce qu'il ne prend pas le risque ?
05:14Jean-Luc Mélenchon ne prend pas le risque
05:16en partant avec un ton très haut, très fort,
05:20dans une manifestation, j'allais dire, extrêmement véhémente.
05:23On voit bien qu'il est parmi les siens
05:26avec la disqualification, le dénigrement qui est classique.
05:29On est un peu sur un ton des années 30, quelque part.
05:33Et ça y ressemble.
05:34On sent que c'est un homme qui a une culture du passé.
05:36Est-ce qu'il ne prend pas le risque de faire peur
05:38à cette immense majorité de l'électorat
05:40qui est très douteuse de lui
05:42et se dire, attendez, si ça va être ça pendant 12 mois de campagne
05:47et si, une fois arrivé au pouvoir, c'est ça qu'il va expliquer,
05:50est-ce qu'il n'y a pas le risque
05:52qu'il fédère les trois droites,
05:54le centre, la droite et la droite nationale
05:56ou l'extrême droite,
05:57de dire au premier tour, non,
05:59il faut faire barrage à Mélenchon, il est très dangereux.
06:01Est-ce qu'il peut y avoir ce risque ?
06:03C'est de toute façon le vrai problème
06:05auquel il est confronté.
06:07Aujourd'hui, toutes les études d'opinion
06:08montrent que la formation politique
06:11et que le leader politique
06:12qui inquiète le plus
06:15les Français, c'est
06:17Jean-Luc Mélenchon.
06:18Il y a une diabolisation qui s'est effectuée autour
06:20à la fois de sa personnalité
06:22et de son offre politique.
06:24Mais le pari typé, c'est
06:26de pouvoir se qualifier
06:28au second tour de l'élection présidentielle
06:31et de pouvoir ensuite installer un match
06:33avec le Rassemblement national
06:35dont il pense vraisemblablement
06:37qu'il sera en tout cas son adversaire
06:40au second tour de l'élection présidentielle.
06:42Et on l'a bien vu hier
06:43dans les propos qu'il a tenus sur l'estrade
06:46entouré de la plupart de ses lieutenants,
06:49son adversaire principal,
06:51celui qu'il visait principalement,
06:52c'était le Rassemblement national,
06:54ignorant presque toutes les entrances politiques
06:57et Dieu sait si elles sont nombreuses,
06:58qui sont sur la ligne de départ
07:00aujourd'hui en vue de cette élection présidentielle.
07:03Est-ce qu'on peut imaginer
07:04Arnaud Benedetti,
07:05une stratégie de la France Insoumise
07:08et de Jean-Luc Mélenchon,
07:09aujourd'hui convaincu
07:10qu'il ne peut pas gagner
07:12au deuxième tour,
07:13même s'il peut faire un score correct ?
07:15Là, ça reste dans l'expectative.
07:16Qui aura-t-il en face de lui ?
07:17Jérôme Bardella ou Marine Le Pen ?
07:19Si c'est quelqu'un du RN
07:20qui est au deuxième tour ?
07:21Ce qui lui permettrait,
07:23face, ouvrez les guillemets,
07:25au fascisme rampant,
07:27de décréter dès le dimanche soir
07:29de sa défaite,
07:30appel à la République,
07:31nous sommes la France,
07:33c'est en danger,
07:34une forme d'appel à l'insurrection,
07:35à la désobéissance,
07:36enfin voilà.
07:36Est-ce que ça peut être
07:38une des stratégies qui est la sienne ?
07:40C'est une hypothèse
07:41qu'il ne faut pas écarter,
07:43d'autant plus qu'on est
07:44dans une élection
07:45où on ne souligne pas suffisamment
07:47que l'élection législative
07:49qui suivra,
07:50malgré l'élection d'un candidat
07:52à la présidence de la République,
07:55cette élection législative
07:56sera certainement très incertaine.
07:58Et il faudra suivre de près
08:00exactement ce qui se passera
08:01après le second tour
08:03de l'élection présidentielle.
08:04C'est une forme d'élection
08:05vraiment à quatre tours,
08:06cette fois-ci,
08:07celle qui s'annonce.
08:09C'est donc qu'on peut imaginer
08:10en effet que Jean-Luc Mélenchon,
08:12qui quelque part connaît
08:14sa carte électorale,
08:15qui connaît les rapports de force,
08:16peut imaginer en effet
08:18qu'il lui sera très difficile
08:19de conquérir l'Elysée,
08:20mais que dans la stratégie
08:22qui consiste ensuite
08:22en effet à créer
08:24toujours plus de tensions
08:25dans la société française
08:26et dans le champ politique,
08:28il y aura d'abord
08:29évidemment les élections législatives
08:30et une stratégie en effet
08:31qui peut s'apparenter
08:33à une forme de stratégie
08:36insurrectionnelle.
08:36Vous, Adon Bénédithi,
08:38vous vous souvenez
08:39en 2022
08:40lorsqu'il avait dit
08:41écoutez,
08:42vous avez voté Emmanuel Macron
08:43par défaut
08:43parce qu'en face
08:44il y avait le Front National,
08:45il y avait Marine Le Pen,
08:46c'est comme ça
08:46qu'il s'exprimait.
08:47Élisez-moi Premier Ministre,
08:49est-ce que tel que vous venez
08:50de l'expliquer,
08:51sa stratégie pourrait être
08:53de dire
08:53voilà,
08:53vous avez voté Bardella,
08:55nous allons au chaos
08:56et j'en appelle
08:58à tous les Français
08:58qui sont contre l'extrême droite
09:00de se rassembler autour de moi
09:01pour me donner une majorité
09:03à l'Assemblée Nationale,
09:04même relative,
09:05qui me permette
09:06d'aller à l'hôtel Matignon
09:06et de gouverner la France
09:07en contre-pouvoir
09:08de la présidence
09:10de l'EURN.
09:10C'est aussi une équation
09:11qui peut être la sienne ?
09:13Vous savez,
09:14c'est une équation
09:14en tout cas
09:15qu'il a tentée
09:16en 2022
09:18et il pourrait très bien
09:20la retenter en 2027,
09:21mais tout dépend
09:22dans l'hypothèse
09:23où il se retrouverait
09:24au second tour
09:24face au candidat
09:25du Rassemblement National,
09:26de l'État
09:27qui le séparera
09:28de ce candidat
09:29du Rassemblement National.
09:31un candidat
09:31du Rassemblement National
09:32élu à plus de 60%,
09:33voire à plus de 65%
09:36qu'il emporterait
09:37face à Jean-Luc Mélenchon,
09:39ça laisse quand même
09:40peu de place
09:40pour une dynamique
09:41gagnante
09:42pour Jean-Luc Mélenchon.
09:43Ça laisse de la place
09:44pour d'autres dynamiques
09:45électorales,
09:46peut-être au sein
09:47de la gauche
09:47ou au sein
09:48du bloc central,
09:49voire au sein
09:49de la droite républicaine
09:51dans la perspective
09:52des élections législatives,
09:53mais un écart
09:53trop important
09:54au second tour
09:56serait quand même
09:57interprété
09:57comme un refus
09:59et un rejet
09:59de la personnalité
10:00de Mélenchon.
10:01Les Français
10:01n'en ayant pas voulu
10:03à la présidence
10:04de la République,
10:05pourquoi le voudrait-il
10:06à Matignon ?
10:07Pour autant,
10:08quand on décrypte
10:09les discours
10:09de Jean-Luc Mélenchon,
10:10notamment samedi
10:11à Saint-Denis,
10:13on sent
10:15une animosité
10:16envers les partis
10:16de gauche
10:17qu'ils disqualifient,
10:18qu'ils méprisent,
10:19mais,
10:20et je le vois
10:21puisque j'ai rencontré
10:22certains des électeurs
10:22potentiels de la gauche
10:23dite centrale
10:25ou modérée,
10:25il leur fait peur
10:26aussi,
10:28pourquoi prend-il le risque
10:29finalement de faire peur
10:30à tout le monde ?
10:30Il estime qu'il va pouvoir
10:32gagner juste avec son camp
10:33alors que dans la famille
10:34de gauche,
10:35il aurait pu éventuellement
10:36par un discours
10:36un peu plus arrondi
10:37dire allez,
10:38on se serre les coudes,
10:39on passe les penches
10:40sur le passé.
10:41Au contraire,
10:42il est dans l'invectif
10:43permanente.
10:44Ça répond à quel objectif ?
10:46Vous avez raison de le dire,
10:48sauf que l'analyse
10:49que nous faisons aujourd'hui,
10:50c'est une analyse
10:51que nous faisons
10:52au 8 juin
10:542026.
10:55Certes,
10:56au mois de mai
10:582027,
10:59personne ne peut le dire
11:00et le pari qu'il fait,
11:01c'est que sa dynamique
11:02de campagne
11:03sera suffisamment forte
11:05pour lui permettre
11:06d'agréger
11:07une partie
11:08de la gauche
11:09au second tour
11:09de l'élection présidentielle.
11:11C'est bien ce pari
11:12qu'il fait
11:12et donc,
11:13malgré tout,
11:14même en conflictualisant
11:16toujours plus
11:17ses relations
11:17avec les autres formations
11:19de gauche,
11:20il espère
11:21que la sociologie
11:22électorale
11:23de gauche,
11:24lorsqu'elle se retrouvera
11:25confrontée
11:26au choix
11:27entre un candidat
11:28du Rassemblement National,
11:29qu'il s'agisse de Jordan
11:30Bardella
11:30ou de Marine Le Pen
11:31face à Jean-Luc Mélenchon,
11:33fera
11:33in fine
11:34le geste
11:36du vieux
11:37barrage
11:38antifasciste,
11:39entre guillemets,
11:40à laquelle,
11:41en général,
11:41elle se rallie.
11:42C'est un pari risqué
11:44parce qu'en effet,
11:45et là,
11:45je vous rejoins totalement,
11:47Jean-Luc Mélenchon,
11:48maintenant,
11:48depuis plusieurs années
11:49et encore plus
11:50ces derniers mois,
11:51a, disons,
11:52d'une certaine manière,
11:54allergisé
11:54une grande partie
11:55de cet électorat,
11:56l'électorat le plus modéré
11:57qui soit
11:58et on voit mal
11:59cette partie
11:59de l'électorat modéré
12:00qui peut voter,
12:01d'ailleurs,
12:01parfois,
12:02pour un candidat
12:03macroniste,
12:04se rallier
12:04à un candidat
12:05qui,
12:06maintenant,
12:07depuis plusieurs mois
12:08et plusieurs années,
12:10conflictualise
12:10et hystérise
12:12en tout cas
12:13le champ politique.
12:14Alors,
12:14justement,
12:15Arnaud Medietti,
12:15est-ce qu'au vu,
12:16si les sondages
12:17lui laissaient
12:18une petite chance
12:18d'être au deuxième tour,
12:20est-ce qu'il se peut
12:20qu'en milieu de campagne,
12:21cet automne,
12:22il assouplisse un peu
12:23son discours
12:24pour se dire
12:24j'ai besoin
12:25de quelques voix
12:26de la gauche modérée
12:27pour aller au deuxième tour
12:28et que là,
12:28il infléchisse
12:30son discours politique ?
12:32Il le fait déjà.
12:34Il faut écouter,
12:35j'allais dire,
12:36précisément ce qu'il dit.
12:37Il a,
12:38d'une certaine façon,
12:40explicité et précisé,
12:41par exemple,
12:42le concept
12:43de Nouvelle-France
12:44qu'il a élaboré
12:46depuis maintenant
12:47plusieurs semaines
12:48en disant
12:49que cette Nouvelle-France
12:50se devait
12:51d'être inclusive.
12:52Ce n'est plus du tout,
12:53si vous voulez,
12:54la Nouvelle-France
12:55qu'il présentait
12:56au tout début,
12:56qui était une Nouvelle-France
12:57plutôt frontale,
12:58d'une certaine manière,
12:59la Nouvelle-France
13:00de ce qu'il a appelé,
13:01reprenant l'expression
13:02de Renaud Camus,
13:03le grand remplacement.
13:04Il n'est plus tout à fait
13:05dans cette optique.
13:06Il ne faut jamais oublier
13:07que Jean-Luc Mélenchon
13:09est quand même
13:09un vieux politicien
13:10qui a largement
13:12une grande expérience,
13:14qui est un ancien sénateur
13:16et qui pourra,
13:17à un moment donné,
13:18vraisemblablement,
13:19être tenté
13:19par cette stratégie
13:20qui est une stratégie
13:21qui vise à,
13:22disons,
13:23modérer ou moduler
13:24son discours
13:25pour essayer
13:25de ramener
13:26des segments électoraux
13:27qui, pour l'instant,
13:28ont peur de lui.
13:28Est-ce que ça sera suffisant ?
13:31Est-ce que,
13:31compte tenu,
13:32en effet,
13:32du passif qui est le sien,
13:34il pourra faire
13:34cette remontada morale
13:36d'une certaine manière
13:36vis-à-vis de la gauche ?
13:38Ça, c'est une grande question.
13:39Ça sera quand même
13:39très compliqué.
13:40Affaire à suivre,
13:41Arnaud Benedetti,
13:41et je suis persuadé
13:42qu'on la suivra
13:43avec vous sur Sud Radio.
13:44Merci, à très bientôt.
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