- il y a 15 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bienvenue chers amis dans votre rendez-vous dominical, l'heure inter, avec pour vous accompagner cet après-midi Xenia Fedorova
00:07qui est avec nous.
00:08Xenia, bonjour. Alexandre Delval nous accompagne également. Bonjour Alexandre, professeur de géopolitique à l'IPAG.
00:15Et Michel Fayad, politologue spécialiste notamment du Moyen-Orient. Bonjour à tous les trois.
00:21Alors l'actualité internationale marquée ce dimanche par cette réunion à Londres où les dirigeants de la France, du Royaume
00:29-Uni et de l'Allemagne ainsi que de l'Ukraine se retrouvent.
00:33Alors objectif, on l'imagine, c'est toujours accroître la pression pour forcer la Russie à des négociations.
00:39C'est cette poursuite du soutien militaire à l'Ukraine et puis le renforcement des sanctions économiques.
00:46Xenia Fedorova. Alors la Russie, on le voit notamment dans la presse, elle est aujourd'hui décrite en Europe comme
00:53en difficulté.
00:54Alors difficulté à la fois militaire et économique. La stratégie de l'Europe, on l'a bien compris, c'est
01:00d'ajouter des sanctions, c'est d'accroître l'aide militaire à l'Ukraine
01:04pour amener finalement la Russie à la table des négociations. C'est l'objectif recherché.
01:09Mais cette stratégie, est-ce que selon vous, elle a des chances d'aboutir ? Elle pourrait aboutir ? Elle
01:15pourrait convaincre finalement la Russie d'arriver au table des négociations ?
01:20Vous savez, les sanctions, dire qu'elles ne produisent pas aucun effet, ce n'est pas vrai. Il y a
01:26un effet financier, il y a un effet économique, évidemment.
01:29Mais en même temps, demander si c'est suffisamment pour mettre la pression sur la Russie pour négocier et accepter
01:38les conditions européennes, je ne pense pas.
01:41Parce que si on regarde, il y a eu déjà 20 paquets de sanctions à partir de 2022. Et les
01:47sanctions ne sont pas produites à ce qui était désiré par l'Union européenne.
01:53Donc je pense que c'est compliqué de dire. Paradoxalement aussi, chaque fois l'Europe décide de mettre encore plus
02:00de pression sur la Russie,
02:02ça montre à la Russie qu'en fait l'Europe n'est pas neutre, n'est pas un médiateur dans
02:07ses négociations, mais plutôt prend le parti.
02:11Et je pense que chaque fois, elle perd la capacité de jouer un rôle comme un médiateur dans le futur.
02:18Donc je pense qu'à un moment, l'Europe doit comprendre que pour avoir une négociation avec la Russie, la
02:26pression seule ne suffisait pas.
02:28Il faut aussi discuter et évoquer la question de l'architecture de sécurité. Pas seulement pour l'Ukraine, mais pour
02:36la Russie aussi.
02:37Il faut toucher les points qui sont importants pour la Russie. Il faut parler de territoire, etc.
02:45L'image qu'aujourd'hui, l'Europe essaie de donner à la Russie comme si c'était un échec militaire
02:51et que la Russie est obligée d'accepter les conditions favorables,
02:54ce n'est pas comme ça que la Russie le voit. Et je pense que c'est une question de
02:58communication, mais la vérité, la Russie continue à avancer sur le terrain.
03:03Et même si on voit une intensité, une escalade entre les deux pays avec les attaques intensifiées sur qui fait
03:11aussi les attaques de drones sur Moscou,
03:13en tous les cas, ce n'est pas suffisamment pour que la Russie accepte ces conditions qui ne sont pas
03:17favorables.
03:18Donc, je pense qu'aujourd'hui, ça, c'est plutôt une communication qui est un vrai outil, l'instrument de
03:23faire une initiative pour négocier,
03:27de mettre la Russie autour des tables de négociation.
03:30Il ne faut pas oublier aussi que la Russie est prête à négocier.
03:33Ils ont discuté avec Vladimir Kutin et Vladimir Kutin à Alaska.
03:38Ils ont trouvé un moyen et les points communs pour avancer vers les négociations,
03:43sauf que ces points ne sont pas acceptés par les Européens et par Zelensky.
03:47Donc, aujourd'hui, pour la Russie, l'Europe joue un rôle plutôt, pas comme un médiateur,
03:53mais comme une partie des conflits qui essaie d'attendre les objectifs d'affaiblir la Russie économiquement et militariément.
04:00Alors, c'est intéressant, effectivement, Alexandre Delval, d'entendre Zéna Federova nous dire
04:05qu'il faut aujourd'hui miser sur la négociation, sur les discussions hors l'Europe.
04:10Elle mise aujourd'hui, me semble-t-il, sur une victoire totale de l'Ukraine.
04:14Mais cette victoire, est-ce qu'elle est de plus en plus improbable ?
04:18Elle est très fortement improbable.
04:21On connaît l'historique.
04:22À chaque fois qu'on veut frapper en profondeur, regarder les résultats.
04:25L'avancée sur Kursk, tout un été merveilleux.
04:28Et c'est vrai, c'était héroïque de la part.
04:30Ils ont envoyé leur meilleure troupe.
04:31Kursk, les Ukrainiens prennent du territoire russe.
04:34Qu'est-ce qui se passe plus tard ?
04:35Une boucherie.
04:36Les meilleures forces ukrainiennes laminées, prises en sandwich.
04:39Quelques mois plus tard, les Russes se sont fait humilier.
04:41Ils n'ont rien dit.
04:43Tactique classique chez M. Poutine.
04:45Profil bas.
04:46On laisse tout le monde jaser.
04:47Et quelques mois plus tard, une boucherie chez les meilleures forces spéciales ukrainiennes.
04:51Et ça a fait beaucoup de débats en Ukraine.
04:54Ensuite, toile d'araignée.
04:55Merveilleux.
04:56On frappe les avions militaires stratégiques, bombardiers, nucléaires potentiels, russes.
05:00Les Russes sont nuls.
05:01Ils ne savent même pas protéger leurs avions.
05:03Les valeureux Ukrainiens frappent jusqu'à 5000 kilomètres.
05:06Résultat, l'adaptation de la doctrine nucléaire russe, elle n'a pas vraiment changé.
05:10Mais le risque d'emploi du nucléaire tactique sur des pays européens a augmenté.
05:14Ce qui n'est pas du tout une bonne nouvelle.
05:16Ça a fait l'effet inverse et ça n'a pas fait perdre les Russes.
05:18Et maintenant, on frappe en profondeur tous azimuts avec des super drones magnifiques.
05:23Les Ukrainiens sont fantastiques.
05:25Ils ne meurent jamais, bien sûr.
05:26Et ils tuent tout le monde.
05:27Par contre, 35 000 Russes qui sont morts chaque mois, c'est absolument faux.
05:32Ils ont le droit de le dire, les Ukrainiens.
05:34Moi, je comprends.
05:35Ils sont victimes, ils sont attaqués.
05:36Mais le narratif de celui qui est le plus faible n'est pas forcément vrai.
05:40C'est une narration, c'est un narratif qui est là pour mobiliser,
05:43pour qu'on continue à accepter que nos impôts aillent financer cet effort de guerre.
05:47Mais dans la réalité, Exénia a raison.
05:50Je sais qu'il ne faut pas le dire aujourd'hui.
05:52Mais il n'y a pas de victoire ukrainienne sur le terrain.
05:55À l'ouest de Zaporizhia, les Ukrainiens ont mangé quelques kilomètres carrés.
06:00Ça se compte 2 ou 3, 4, 5 kilomètres carrés.
06:02Et quelques endroits dans l'autre partie au nord-ouest.
06:05Mais il y a aussi des endroits où les Russes, également très faiblement, ont progressé.
06:09Donc, ça n'avance pas.
06:11Par contre, Zelensky nous entraîne dans une guerre.
06:14Je pense que Poutine ne tombera pas dans le piège.
06:16Le but de Zelensky, c'est entraîner des pays de l'OTAN dans cette guerre.
06:19Ce qui ne fonctionnera pas parce qu'aucun pays de l'OTAN, à part peut-être les Polonais, voudront entrer
06:25dans la belligérance.
06:26Mais Zelensky veut nous entraîner dans une guerre.
06:28Et c'est la stratégie de la toile d'araignée il y a un an et de la guerre en
06:31profondeur aujourd'hui.
06:33Et en ce qui concerne les raffineries, elles sont réparées.
06:35J'ai parlé avec des traders à plusieurs reprises.
06:37Ils me disent que les raffineries ne sont pas du tout détruites.
06:39Pendant la guerre mondiale, il a fallu 6 mois pour détruire entièrement des raffineries allemandes.
06:43Les raffineries, elles sont un peu endommagées.
06:45D'ailleurs, ce n'est pas les raffineries, c'est souvent des stocks à côté.
06:47Elles sont réparées très vite.
06:48Ça ennuie les Russes, effectivement.
06:50Mais ce n'est pas vrai qu'ils ne peuvent plus vendre leur pétrole et leur gaz.
06:53La stratégie ukrainienne ne fait que monter en puissance les volontés russes de faire des représailles sur Kiev ou ailleurs.
06:59Ça, on va y revenir d'ailleurs sur l'aspect économique.
07:02Mais c'est vrai que Xenia Fedorova, ces derniers jours, il y a eu une intensification des frappes.
07:07Notamment des frappes en profondeur de part et d'autre.
07:10D'ailleurs, côté russe, côté ukrainien.
07:12Et on a vu la ville de Saint-Pétersbourg qui a été visée justement ces derniers jours pendant qu'il
07:18y avait ce fameux forum économique qui se déroulait.
07:21On a quand même le sentiment d'un cycle inarrêtable de représailles de part et d'autre ces derniers temps.
07:29la paix semble s'éloigner.
07:31En tout cas, on n'en est pas encore là, ni même nous n'en sommes pas au niveau des
07:35discussions pour le moment.
07:37Oui, l'intensification des frappes, il ne faut pas oublier que ça a commencé après l'Ukraine a frappé sur
07:44un collège starabesque.
07:46Ils ont tué à peu près plus que 20 personnes, les adolescents, les étudiantes.
07:51Et Vladimir Kutin a annoncé que les frappes sur Kiev sont intensifiées.
07:57Et donc, à partir de ces moments-là, on voit souvent les frappes qui ciblent les sites militaires à tour
08:03de Kiev.
08:04Et c'est quelque chose qui est très, très, très compliqué à ces moments pour Vladimir Zelensky.
08:09Vladimir Zelensky a demandé encore aux Patriotes.
08:12Ils demandent aux États-Unis de fournir ce système anti-missiles aériens.
08:17C'est compliqué de l'avoir parce que la priorité aujourd'hui pour les États-Unis, c'est la guerre
08:23en Moyen-Orient, plutôt.
08:25Et pour revenir sur l'Ukraine, ça peut-être explique aussi pourquoi Vladimir Zelensky,
08:29aujourd'hui, a écrit son lettre ouverte à Vladimir Putin, cette façon de communication,
08:34a essayé de dire que l'Ukraine est prête à négocier.
08:38Mais quand on regarde cette coalition de volonté, cette idée de continuer à mettre la pression sur la Russie,
08:46à envoyer encore plus les armes, envoyer encore plus les militaires,
08:50tout ça, ça montre à Russie, encore une fois, que l'Ukraine et les Européens veulent continuer.
08:55Et donc, vous avez tout à fait raison de dire qu'on a l'impression qu'on n'arrive pas
09:00à trouver un moyen de sortir de ces contrées,
09:02c'est que ça continue.
09:03Pour en sortir, il faut avoir un médiateur qui était plutôt neutre aujourd'hui,
09:08qui est capable de parler à deux côtés, et surtout avec les côtés russes.
09:12Parce qu'avec l'Europe qui joue un rôle central aujourd'hui, de fournir, de continuer à encourager
09:17les Zelensky de battre et de ne pas aller vers le chemin d'épée, c'est ça la problématique aujourd
09:24'hui.
09:24Donc, je pense que si très bientôt on ne trouve pas une solution,
09:31oui, ça peut continuer à intensifier, une escalade encore plus majeure, c'est sûr.
09:35Un médiateur neutre, Michel Fayad, qui cela pourrait être ?
09:38Je sais que Gérard Schröder, l'ex-chancelier allemand, avait été une proposition,
09:43notamment du côté de la Russie.
09:45Qui est-ce qui pourrait avoir ce rôle aujourd'hui ?
09:48Non, comme médiateur neutre, ça pourrait être finalement qu'un des pays arabes du Golfe
09:52qui pourrait jouer ce rôle plutôt qu'une personnalité.
09:54Mais je ne crois pas qu'on en ait vraiment encore là,
09:56parce que les deux parties essayent de montrer leur force.
09:59On a vu que ces derniers temps, il y a eu ces drones dotés de SIM-cards,
10:04donc de cartes SIM incroyables, qui arrivent à brouiller l'espace aérien
10:09des pays par lesquels ils passent.
10:11Ils sont en train d'être utilisés par les deux parties.
10:13Donc, c'est pour cela que les drones ukrainiens ont pu atteindre Saint-Pétersbourg.
10:16C'est pour cela également que les drones russes ont pu passer à travers l'Europe
10:20pour atteindre les ports du Danube.
10:22Ça, c'est une nouveauté sur le terrain de guerre.
10:26Et donc, les deux parties essayent de montrer leur force.
10:30Les Ukrainiens, en réalité, sont en train de mettre la pression sur le front sud,
10:35la région de Dnipropetrovsk.
10:38Et les biélorusses menacent eux aussi de réouvrir le front au nord.
10:43Et les Russes, eux, se concentrent sur vraiment taper les ports du Danube,
10:47parce que l'idée, c'est de vraiment paralyser toute la fourniture,
10:51tout l'approvisionnement pour les Ukrainiens pour l'hiver.
10:54En réalité, ce qui se joue maintenant, c'est pour l'hiver 2026, 2027.
10:59Et donc, chacun est en train de vouloir montrer ses forces.
11:03Et je pense que malheureusement, on n'est pas encore arrivé à la période de paix.
11:09Tout va aussi jouer, je suis d'accord avec ce qu'a dit Xenia,
11:12sur ce qui va se passer aussi au Moyen-Orient.
11:14C'est-à-dire que si la guerre venait à reprendre,
11:17alors l'Ukraine serait dans une situation beaucoup plus compliquée,
11:19parce que les livraisons iraient plutôt vers Israël que vers l'Ukraine.
11:22Et donc, ça donnerait un avantage certain à la Russie.
11:26Livraison américaine.
11:27Bien sûr, livraison américaine.
11:28Et c'est pour cela qu'il y a eu cette réunion du groupe de la coalition des volontaires,
11:35pour justement essayer de trouver une parade au fait que les Américains sont en train de délaisser les Ukrainiens.
11:41L'enjeu, effectivement, c'est que l'Europe ne veut pas que son agenda soit dicté par les Américains.
11:47Xenia Fedorova, je vous propose de revenir sur cette demande.
11:50C'était jeudi de Volodymyr Zelensky.
11:52Il a demandé une rencontre en tête-à-tête avec Vladimir Poutine.
11:56On va écouter justement la réponse du président de la Fédération de l'Europe de Russie,
12:01suivie de la réponse de Volodymyr Zelensky.
12:09Je ne vois pas l'intérêt d'une rencontre.
12:11La seule chose qui ait du sens, c'est que la partie ukrainienne arrête l'avancée de nos forces armées.
12:18Malheureusement, la partie russe choisit encore la guerre.
12:21Je pense que beaucoup de gens à travers le monde ont été déçus par cette réponse.
12:24Il ne veut rien changer et ne veut pas admettre que sa guerre ne sert que ses propres intérêts.
12:30— Xenia Fedorova, pourquoi Vladimir Poutine, au fond, a décliné tête-à-tête ?
12:35Parce qu'avant tout, il veut un accord préalable.
12:38C'est ça qu'il faut comprendre ?
12:40— Il y a plusieurs choses.
12:42Déjà, je pense que les Kremlin s'ont dit que si Vladimir Zelensky veut voir Vladimir Poutine
12:46ne peut venir à Moscou, ce qu'il veut aller vers Zelensky ne va pas faire, évidemment.
12:50L'autre chose, c'est déjà vu à partir du moment où, juste après le début du conflit,
12:58je ne sais pas si vous vous souvenez, mais c'était avec la présence, je pense, de la France et
13:03d'Allemagne.
13:04C'était Pharma-Normandie, si je ne me trompe pas.
13:07Dans ces rendez-vous, rien n'a changé, parce que la détermination des Européens
13:13de renforcer l'Ukraine était beaucoup plus importante
13:18que les volontés d'arrêter ces conflits dans les Donbass.
13:22Et donc, aujourd'hui, ce qu'on voit, on voit que, quatre ans après, Vladimir Zelensky,
13:30chaque fois qu'il y a une négociation, il n'arrive pas à accepter.
13:35La condition qui est essentielle, c'est la partie sexuelle.
13:39C'est une question territoriale.
13:41Aujourd'hui, vous avez une grande partie de Donbass qui est sous contrôle russe,
13:44mais pour Vladimir Zelensky, c'est inacceptable de voir ces parties devenir russes,
13:52même s'il y a un référendum, ce qui n'est pas accepté,
13:55ce référendum n'est pas vu comme légitime par les mots d'Occidentaux,
13:59mais il y a un référendum.
14:00Aujourd'hui, ce qui se passe, il cherche toujours à récupérer ce territoire,
14:05ce qui est absolument inacceptable et pas acceptable pour la Russie.
14:08Donc, c'est un impasse.
14:09Après, je pense que cette idée de présenter Vladimir Putin comme celui-là
14:15qui ne veut pas négocier, c'est juste une coupe de con,
14:20parce que, regardez, Vladimir Putin a parlé avec Donald Trump,
14:22il a expliqué qu'il faut regarder les racines de ces conflits,
14:25il a expliqué qu'il faut avoir l'architecture de sécurité,
14:29l'Ukraine doit rester neutre, la Russie ne veut pas avoir l'Ukraine dans l'OTAN.
14:33Il y a plusieurs points qui sont très importants pour cette architecture de sécurité.
14:38Et donc, parler du fait qu'il veut voir Vladimir Putin quand rien n'est préparé,
14:42c'est juste une communication, à mon avis.
14:48Vous savez, pour Vladimir Putin, il dit souvent,
14:51ce conflit n'est pas commencé en 2022,
14:54c'est commencé à partir du moment où il y a eu une coupe d'État, Maïdan.
14:58Ce conflit était plutôt renforcé par les Américains.
15:03Il y a eu huit ans de bombardements de Donbass, il ne faut pas oublier ça.
15:06Il y a eu Angela Merkel et François Hollande qui ont confirmé que les accords des Minsk étaient utilisés
15:12pour gagner l'État et renforcer l'armée ukrainienne.
15:15Donc aujourd'hui, pour avoir une vraie négociation,
15:18il faut avoir certaines garanties aussi pour les côtés russes.
15:21Et comme l'Occident a beaucoup d'issues, on peut dire,
15:25Vladimir Putin, comme Angela Merkel par exemple,
15:28je pense que ce sera beaucoup plus compliqué.
15:31Mais ce n'est pas impossible.
15:32Il y a un moyen de sortir de ces conflits.
15:34Il faut trouver un moyen diplomatique, un schéma diplomatique.
15:37Mais il faut avoir une volonté.
15:39Et chaque fois, encore une fois, quand on attend,
15:41il faut mettre la pression sur la Russie,
15:43il faut avoir un défaite stratégique de la Russie,
15:45ça n'a pas envie, je pense, à le gouvernement russe,
15:49d'accepter des croix, en fait, dans les volontés de Vladimir Zelensky
15:57d'arrêter cette guerre.
15:58Et en plus, il est considéré comme illégitime
16:00parce qu'il n'a pas eu des élections.
16:02Ça fait déjà, je pense, deux ans qu'il est au pouvoir sans les élections.
16:07Donc, il y a plein de choses, plein de questions.
16:09Mais lui, il a essayé de présenter ça plutôt comme la faute des Russes.
16:13Alors, pourquoi Alexandre Delval, finalement, l'Europe, l'Union Européenne,
16:17n'accepte pas cette idée d'une Ukraine qui serait neutre,
16:21amputée de certains territoires,
16:24en échange, finalement, de garanties de sécurité de part et d'autre ?
16:27Pourquoi ce scénario-là, aujourd'hui,
16:29il n'est pas admissible par l'Union Européenne ?
16:32C'est un phénomène structurel que j'appellerais un cercle vicieux, infernal.
16:37Parce que les pays de l'Est de l'Europe,
16:39et je les comprends, je ne suis pas là pour les blâmer,
16:42ils se sentent traumatisés par la Russie
16:44puisqu'ils assimilent soviétisme à Russes,
16:48ce qui est un peu bête,
16:49parce que l'élite des Soviets, c'était des Baltes et des Ukrainiens.
16:52Mais bon, il faut croire qu'ils étaient victimes des Russes,
16:54qui étaient les Soviets, les Soviets sont des Russes.
16:56Mais on comprend, c'est une narration auquel le peuple adhère.
17:01Et du coup, ces pays ne veulent pas entendre parler d'une neutralité de l'Ukraine.
17:05Et en 2008, pourtant, ceux qui avaient une profondeur historique et stratégique,
17:10les Français et les Allemands, avaient bloqué une éventualité.
17:14Quand l'OTAN, dans son hubris, a voulu faire sa politique de porte ouverte à la Géorgie et à l
17:19'Ukraine,
17:19les Français, à l'époque, Sarkozy, étaient assez bien informés
17:22sur ce qui permettait d'empêcher le conflit avec la Russie.
17:26On a dit qu'il était vendu aux Russes.
17:27Non, il était Merkel, pas du tout.
17:30Ils étaient tout simplement des hommes qui comprenaient le XXe et le XXIe siècle.
17:33Ils savaient quel était le traumatisme de la chute de l'Union soviétique pour les Russes.
17:38Quoi qu'on en pense, bien sûr, mais que c'était un totalitarisme.
17:42Et ils savaient qu'il fallait, comme l'avait dit Kissinger,
17:44une configuration de sécurité bien plus équilibrée.
17:48Balance of power, c'est la base de l'école réaliste des relations internationales.
17:52Mais ensuite, avec la révolution de 2013-2014,
17:57est revenue l'idée, finalement, pourquoi on ferait ce cadeau aux Russes
18:01quand la France et l'Allemagne ont bloqué.
18:02Ils ont fait un cadeau aux Russes.
18:04On n'a pas l'affaire de cadeau.
18:05Toute personne qui veut rentrer dans l'OTAN,
18:06tout pays qui veut rentrer dans l'OTAN,
18:08c'est une position de principe que je comprends moralement.
18:11Mais Max Weber nous a appris que moralement,
18:13une position peut être tout à fait louable.
18:15Mais après, il y a l'éthique de responsabilité.
18:17Il n'y a pas que l'éthique de conviction.
18:19Et l'Europe, aujourd'hui, c'est une entité idéologico-presque religieuse
18:24qui est fondée sur un droit de l'homisme,
18:27un juridicisme, en dehors de toute réalité.
18:29C'est le dindon de la farce qui prend à la lettre tout ce qui est juridisme, droit.
18:34C'est vrai que le droit international permet à un pays de rentrer dans l'OTAN.
18:37Mais après, si on sait que ça va déclencher un chaos européen,
18:41ce n'est peut-être pas la meilleure idée.
18:42Mais pensons aux générations futures.
18:44C'est ce que vous nous dites, et c'est le rôle également de nos dirigeants.
18:47Peut-être un mot économique également,
18:49puisque je l'évoquais tout à l'heure,
18:51il y a eu le forum de Davos à Saint-Pétersbourg.
18:54Et en Occident, la presse relaie ces derniers jours
18:56un affaiblissement militaire et économique de la Russie.
19:00Vladimir Poutine, alors lui, a parlé d'une perspective
19:03de l'arrontissement de l'économie.
19:04Mais il dit que l'économie est préservée
19:06et les investisseurs, aujourd'hui, présents en Russie.
19:09On va l'écouter.
19:11Bien sûr, ces attaques n'apportent rien de bon.
19:15De plus, elles causent des dégâts concrets.
19:17Mais lorsque les investisseurs prennent une décision d'investissement,
19:21ils évaluent l'ensemble des risques.
19:24Lors de la réunion d'hier avec vos collègues,
19:26les responsables des agences de presse,
19:29j'ai déclaré que cela ne signifiait qu'une seule chose pour nous.
19:32Nous devons renforcer notre sécurité,
19:35renforcer notre défense anti-missiles
19:38et notre défense aérienne.
19:40Et c'est ce que nous ferons.
19:41Nous nous dirigeons délibérément vers un ralentissement de l'économie
19:45et nous ne voyons aucune menace,
19:48ni aujourd'hui, ni dans un aviaire proche.
19:52Au contraire, nous constatons que nos actions portent leurs fruits,
19:56mais les fondements de l'économie russe sont préservés.
19:59Cela nous donne des raisons de croire
20:01que la Russie reste un pays attractif
20:03pour les investissements, tant nationaux qu'internationaux.
20:07Et je dois dire que nous constatons cet intérêt.
20:11Zinia Fedorova, point économique sur la situation en Russie,
20:14avec au fond une question très claire.
20:17Est-ce que la Russie, économiquement, aujourd'hui, est à genoux ?
20:20Je ne pense pas.
20:22Après, vous savez, je pense que c'est un peu dans l'intérêt
20:26des médias occidentaux, aujourd'hui,
20:28de parler d'échec d'économie russe.
20:30Mais c'était déjà le cas en 2024, en 2023, en 2022,
20:35et même avant la guerre, parce que les sanctions contre la Russie
20:39ne datent pas qu'à partir de 2020,
20:41il y a eu des sanctions même avant la guerre en Ukraine.
20:44Donc, je pense que c'était dit,
20:46on peut même dire, cette volonté d'Occident
20:50de voir la Russie économiquement en genoux,
20:53c'est quelque chose qui est toujours vivant,
20:55mais ce n'est pas le cas.
20:57Aujourd'hui, on voit qu'il y a certains problèmes,
20:59évidemment, dans l'économie.
21:00On a entendu Vladimir Poutine qui dit
21:02que le ralentissement, c'est quelque chose qui était prévu.
21:07Finalement, est-ce qu'aujourd'hui,
21:09l'état d'économie russe est difficile,
21:14et ça peut avoir un effet sur la façon
21:16comment elle continuait dans ces conflits,
21:18mais c'est dans ces conflits ukrainiens ?
21:21Je ne pense pas.
21:22Je ne pense pas.
21:22Donc, je pense qu'aujourd'hui, encore,
21:24la Russie reste économique forte,
21:26et elle prouve aussi qu'elle pourrait venir vers les sanctions,
21:30qu'elle même a fait 20 paquets de sanctions
21:32à la place de Saint-Fondre,
21:34elle a réussi à trouver un moyen de résister à ces sanctions
21:37et en fait, renforcer son économie,
21:40ce qui est très intéressant.
21:42Michel Fayad, vous vouliez réagir à ces sanctions ?
21:44Oui, non, je voulais dire qu'en fait,
21:45le budget militaire russe, aujourd'hui,
21:47représente 7,5% du PIB russe,
21:50d'après Vladimir Poutine.
21:51Et lui annonce que pour 2026,
21:53il y aura entre 1,3 et 1,5% de croissance économique.
21:58Ce qui signifie que la part du militaire,
22:00effectivement, est en train de soutenir l'économie,
22:02qui a ralenti.
22:04Mais ce que...
22:05Donc, en fait, c'est vrai qu'une certaine presse
22:08va vouloir juste réagir par rapport à ça,
22:10en disant, voilà, c'est 1,3, 1,5% de croissance,
22:13et grâce à 7,5% de budget militaire,
22:16il s'arrête à là.
22:17Sauf que ce que cette presse ne dit pas,
22:20c'est que le pétrole, aujourd'hui,
22:21est vendu avec un large discount,
22:23une large escompte.
22:24Et donc, le jour où la guerre s'arrête,
22:26cette escompte ne sera plus présente.
22:28Et donc, le prix sera vendu au prix réel.
22:31Et donc, s'il est vendu au prix réel,
22:33l'arrêt de la guerre n'aura pas un impact
22:36plus que ça sur l'économie,
22:37puisqu'il sera couvert par la vente du pétrole
22:39et du gaz au prix auquel il devrait être vendu.
22:43Donc, il y a quand même ces côtés-là
22:44d'un point de vue économique.
22:45Et je voulais juste réagir une chose
22:46sur ce qui a été dit avant,
22:47c'est que l'Europe ne veut pas amputer l'Ukraine,
22:50mais l'Europe ne s'est pas gênée
22:51pour amputer la Serbie il y a quelques années.
22:55Effectivement, vous le rappelez,
22:57Michel Fayad, je voulais peut-être
23:00aussi faire un focus sur la question des drones,
23:05puisque un drone maritime a explosé.
23:08C'était vendredi dans le port roumain de Constanta.
23:11C'est sur la mer Noire,
23:12sans faire, fort heureusement, de victimes.
23:14Et cette fois, Kiev a admis
23:16que ce drone qui a explosé en Roumanie
23:18était l'un des siens.
23:20Et cela fait écho,
23:21puisque Xenia Fedorova,
23:22la semaine dernière, nous en parlions,
23:24cela fait écho à cet autre drone
23:26qui s'est écrasé,
23:27mais cette fois le 29 mai dernier,
23:28sur le toit d'un immeuble d'habitation à Galati.
23:31C'est en Roumanie.
23:32Et très vite, il y a eu une escalade,
23:34au fond, côté européen,
23:37sans attendre, finalement,
23:38les conclusions de l'enquête.
23:40Donc, ça montre toujours à quel point,
23:43dans cette situation très compliquée,
23:45il ne faut pas tomber,
23:45Xenia Fedorova,
23:46dans une escalade artificielle.
23:48Et c'est un peu cela que nous avons vécu,
23:50justement, la semaine dernière.
23:53La problématique aujourd'hui,
23:54c'est que s'il y a, par exemple,
23:57une grande russe qui frappe
23:59dans un pays de l'OTAN,
24:03ça peut déclencher un article 5
24:05qui, automatiquement,
24:07on sera obligé de répondre.
24:08Donc, ça, c'est une situation
24:10très, très, très dangereuse.
24:12Et c'est pour ça,
24:13l'enquête est toujours importante,
24:15l'enquête profondie.
24:17Et ce qu'on voit, malheureusement,
24:18aujourd'hui,
24:20ce que presque chaque fois,
24:21il y a un drone qui tombe,
24:23ce qui est tout à fait possible
24:24parce que les frontières sont proches,
24:26donc on peut parler de ça.
24:29Mais tout de suite,
24:30la Russie est accusée.
24:31Et ça, c'est très dangereux.
24:32Et on a vu déjà les situations
24:33où la Russie était accusée
24:34avant les enquêtes,
24:35comme vous avez dit.
24:36Et après, on a appris
24:38qu'il s'était un missile ukrainien,
24:40un drone ukrainien.
24:42Récemment, je pense, à l'Etoigny,
24:44il y a deux drones
24:45qui sont frappés
24:45de la réserve de pétrole.
24:47Et je pense que c'était
24:48les ministres de la Défense
24:49qui étaient obligés
24:50de démissionner.
24:51En tous les cas,
24:52ça arrive tout le temps.
24:53Mais quand il s'agit
24:54des drones ukrainiens
24:55ou des missiles ukrainiens,
24:57c'est quand même
24:58présenté comme une faute de la Russie.
25:01Et ça, ce sont
25:03les deux points de l'usure.
25:04Ça montre à quel point
25:06et quel côté, en fait,
25:07l'Europe reste.
25:08Mais c'est quelque chose
25:10qui ne m'étonne pas.
25:11Ce qui m'étonne, en fait,
25:12c'est qu'on ne parle pas
25:13des sujets,
25:14et je vous l'évoquais déjà,
25:15des sujets beaucoup plus dangereux.
25:16Par exemple, quand il y a des frappes ukrainiens
25:18sur les sites nucléaires
25:20des appareils
25:20qui peuvent provoquer
25:22une vraie tragédie européenne.
25:24En fait, on n'a pas
25:25une catastrophe.
25:26Et ça, c'est quelque chose
25:27qui ne m'étonne pas trop.
25:29Et ça, je trouve
25:30qu'il faut toucher
25:32ces sujets parce que
25:33c'est chaque fois,
25:36la dernière fois, par exemple,
25:38en Ukraine,
25:38frappé au mur à 10 mètres,
25:40si je ne me trompe pas,
25:41des réacteurs.
25:42Donc, c'est juste
25:43inacceptable.
25:45Il y a des problèmes
25:47des façons
25:48comment les choses
25:50sont vues.
25:51Et je pense
25:52que ces doubles standards,
25:53ces deux points de mesure,
25:54c'est ça qu'il faut changer
25:56le plus vite possible.
25:57D'où la nécessité,
25:59finalement,
26:00de mettre un terme
26:01et de trouver
26:02une paix négociée
26:02dans ce conflit.
26:03En tout cas,
26:04on l'a bien senti,
26:05cette année,
26:06cette semaine,
26:07pardonnez-moi,
26:07c'est la volonté
26:08de Donald Trump.
26:08Lui,
26:10qui souhaite,
26:10et il ne s'en cache pas,
26:11que cette guerre
26:12se termine
26:13le plus tôt possible.
26:14On va l'écouter.
26:15C'était jeudi dernier,
26:16depuis la Maison-Blanche,
26:18après que
26:19Volodymyr Zelensky
26:20ait proposé
26:21un tête-à-tête
26:21à Vladimir Poutine.
26:22Écoutez.
26:24Le président Zelensky
26:25a écrit une lettre
26:26au président Poutine.
26:27Il souhaite
26:28qu'ils se rencontrent
26:28tous les deux
26:29pour discuter
26:29de la fin de la guerre
26:30en Ukraine,
26:31car il estime
26:32que vous êtes
26:32trop occupés
26:33par la guerre en Iran.
26:34A-t-il raison ?
26:38Eh bien,
26:39je ne sais pas.
26:40Je suis ravi
26:40qu'il parle
26:41de se rencontrer.
26:42Je pense que nous y sommes
26:42pour quelque chose.
26:43Je sais exactement
26:44ce que vous faites,
26:45mais je pense que ça serait
26:46super qu'ils se rencontrent.
26:47Ils devraient le faire,
26:48qu'ils s'y mettent.
26:50Michel Fayad,
26:50on va parler justement
26:51de la situation en Iran
26:52dans un instant,
26:53mais on voit bien
26:54que Donald Trump,
26:54lui,
26:55a fortement envie
26:56de se débarrasser
26:56de ce conflit
26:57le plus rapidement possible,
26:58et ça ne date pas d'hier.
26:59Oui, bien sûr,
27:00parce que pour lui,
27:01ce conflit,
27:02il s'était engagé
27:03à le régler,
27:04et donc le fait
27:04que ce conflit
27:05se perdure,
27:06ça pose un problème,
27:08et aussi par rapport
27:09à son industrie
27:10de la défense même,
27:11puisqu'il souhaite
27:13en fait fournir
27:14le matériel
27:15plutôt vers le Moyen-Orient,
27:16que ce soit
27:17vers son allié israélien
27:19et en plus
27:19vers ses alliés
27:20arabes du Golfe,
27:22et donc il veut cesser
27:23un peu le front ukrainien.
27:25Aujourd'hui,
27:26les États-Unis
27:26sont plus dans une optique
27:27de reconstituer
27:29leur stock
27:29pour pouvoir
27:32le réorienter
27:33vers les pays
27:35qui sont capables
27:36de les payer.
27:37Aujourd'hui,
27:37l'Ukraine n'est pas
27:38en mesure
27:38de payer les Américains
27:39pour ces armements.
27:41Donc les Américains
27:42aujourd'hui
27:43souhaitent avoir
27:44des acheteurs
27:45capables de payer
27:45et donc réfléchissent
27:47uniquement
27:47d'un point de vue
27:48business.
27:49Donc pour Trump,
27:51si vous voulez,
27:51le conflit ukrainien,
27:52c'est un conflit
27:53qui ne lui rapporte rien.
27:55Il veut régler cela
27:57le plus rapidement possible
27:58et donc se tourner
28:00vers ses propres clients
28:01qui sont au Moyen-Orient.
28:02Xavier Federova,
28:03que sait-on
28:04des relations
28:05ces derniers temps
28:06entre Vladimir Poutine
28:07et Donald Trump
28:08puisqu'elles ont été
28:09largement commentées
28:10notamment au début
28:12du conflit.
28:12On connaît la proximité
28:13entre les deux hommes.
28:15Là, on sait que
28:16Donald Trump
28:16est particulièrement
28:17occupé sur le flanc
28:19iranien.
28:20Néanmoins,
28:20les échanges,
28:21ils continuent ou pas ?
28:22On en sait quelque chose ?
28:24Chichi,
28:24il y a des échanges
28:25entre les équipes.
28:26On a vu
28:27le représentant
28:31de Vladimir Poutine,
28:32Dmitriev qui parle
28:33avec les Américains
28:34sur plusieurs projets
28:37business
28:38et ça ne s'arrête pas.
28:40autour de l'Ukraine,
28:41la négociation,
28:42ces mamans
28:42sont un peu
28:46arrêtées.
28:46On a vu,
28:46il y a eu des échanges
28:47des prisonniers,
28:48mais le format
28:51qu'on a vu avant
28:52avec les Américains,
28:54les Russes
28:54et les Ukrainiens,
28:55ça, je pense
28:56que c'est un peu
28:56un hold,
28:57mais c'est aussi un hold
28:58à cause de cette guerre
29:00en Iran
29:00qui est plus prioritaire
29:01pour Donald Trump.
29:02Pour les relations
29:03entre les deux présidents
29:04et Saint-Ombien,
29:05je pense qu'ils sont
29:06trouvés un moyen de…
29:08Ils sont trouvés
29:08les compromis
29:09quand ils sont parlé
29:10à Alaska.
29:11Et c'est souvent
29:12que Kremlin répète
29:14que les décisions
29:15qui étaient prises
29:15à encourage,
29:16ce sont les décisions
29:18qu'il faut utiliser
29:19comme les bases
29:19pour les négociations
29:20et pour sortir
29:21de ces conflits
29:22en Ukraine.
29:23Et ça,
29:24c'est quelque chose
29:25qui n'était pas accepté
29:26par les Européens.
29:27Et pour la Russie,
29:29le rôle de l'Europe,
29:30je vais revenir
29:31sur ce sujet,
29:32c'est plutôt
29:35saboter
29:35les négociations
29:37entre les Américains,
29:40les Russes
29:40et les Ukrainiens
29:41et imposer
29:43leur propre vision
29:44des sorties
29:45de ces conflits.
29:46Sauf que,
29:47si le monde continue
29:48à financer cette guerre,
29:50les vraies questions
29:51on se pose
29:52et ce n'est pas encore
29:53marché pendant 5 ans
29:54ces sanctions,
29:55ce n'est pas marché
29:56pour complètement
30:00arrêter
30:01l'économie.
30:02La question,
30:04quel est l'objectif
30:05de l'Union européenne ?
30:06Qu'est-ce qu'il veut
30:07vraiment entendre ?
30:09Parce que,
30:09en ces moments-là,
30:10on a les gens,
30:11les hommes des deux côtés
30:12qui sont en train
30:13de mourir ?
30:14Il y a des Ukrainiens
30:15qui sont aujourd'hui
30:17chassés dans les rues
30:18pour être mobilisés
30:19et envoyés à la front.
30:20C'est quelque chose
30:21qu'on ne parle jamais
30:22aujourd'hui.
30:23Il y a aussi
30:24des scandales
30:24des corruptions,
30:25scandales des corruptions
30:26à tour des proches
30:28des Zelenskis.
30:29Donc,
30:29c'est un pays
30:30qui est en faillite,
30:31qui demande énormément
30:32d'argent pour continuer
30:34et en plus,
30:35les Européens
30:35veulent qu'il y ait
30:36l'Europe continue
30:37de se battre.
30:38Et donc,
30:38la vraie question
30:39qu'on peut se poser,
30:40c'est qu'à un moment,
30:41encore une fois,
30:42ils seront obligés
30:43de négocier
30:44avec les Russes
30:45parce que la Russie
30:46ne va jamais accepter
30:47les conditions
30:48qui sont proposées
30:49aujourd'hui
30:50par l'Union Européenne.
30:51Alexandre Delval,
30:52vous qui observez,
30:53vous avez peut-être
30:53des éléments,
30:54des décryptages,
30:54des lectures.
30:55Pourquoi cette posture
30:56de l'Union Européenne ?
30:57Alors,
30:57il y a aussi la posture
30:58de Zelensky
30:59parce que l'Union Européenne
31:00relève systématiquement
31:02et je comprends
31:02la position
31:03de la victime.
31:04Zelensky ne peut
31:05rien signer.
31:07Il ne peut absolument
31:08rien signer
31:08puisque la Constitution
31:09l'en empêche.
31:11Le droit,
31:12la loi ukrainienne,
31:14le punit
31:15de peines de prison
31:16extrêmement graves
31:17et de hautes trahisons.
31:18Dans la Constitution,
31:19il y a l'entrée
31:20dans l'OTAN.
31:21Il faut réviser
31:22la Constitution
31:22parce que l'entrée
31:23dans l'OTAN
31:24est un problème.
31:25Il n'est plus
31:26vraiment légitime
31:26pour un certain
31:27nombre d'Ukrainiens
31:28mais surtout
31:29pour les Russes
31:30mais aussi les Américains.
31:31Les Américains demandent
31:32depuis plus d'un an
31:33qu'il y ait des élections
31:34mais on peut comprendre
31:35qu'il prorogent son mandat
31:36en temps de guerre.
31:36J'entends tout à fait cela
31:37mais il ne peut rien signer
31:39parce que non seulement
31:39il n'a pas le droit,
31:40il peut être puni pour cela,
31:41il peut finir en prison
31:42le jour où il n'est plus président
31:43mais il est menacé de mort
31:45et là, quelque part,
31:46il a un côté
31:46presque victime.
31:47Il a été élu
31:48sur une paix avec la Russie.
31:50Il a été élu
31:50pour faire la paix
31:54pas son programme
31:55mais lui,
31:56je peux le comprendre,
31:58il avait la peur au ventre
31:59parce que les groupes
32:00Azov et ultra-nationalistes
32:02que les Russes appellent nazis,
32:03on va les appeler
32:03ultra-nationalistes
32:04qui sont des durs
32:05et qui sont l'élite
32:06des sections
32:08les plus violentes
32:09de l'armée,
32:09c'est un peu aussi
32:10la police politique
32:10de l'armée.
32:11Lui, on dit
32:12c'est très simple,
32:12si tu signes avec les Russes,
32:14tu es mort
32:14et ils ont vraiment
32:15les capacités de le tuer.
32:16Donc, entre le droit
32:18et la menace,
32:20les marges
32:20et en plus,
32:21la corruption.
32:22Omerov et Yermak
32:23ont été incriminés
32:24par le NABU,
32:25l'agence anticorruption,
32:27elle est pilotée
32:27en fait par la CIA.
32:29Les Américains,
32:30progressivement,
32:32font possible
32:33que l'entourage
32:34de M. Zelensky
32:35soit de plus en plus
32:37incriminé
32:37et inculpé
32:38par la justice.
32:39Ça se resserre
32:39autour de Zelensky.
32:40Donc, il est dans
32:41une logique de survie,
32:42sinon il va finir
32:43en exil ou en prison.
32:44Donc, c'est très compliqué
32:45pour Zelensky.
32:46Michel Fayette,
32:46vous lirez à dire,
32:47on va parler de l'Iran
32:48puisque c'est tellement passionnant
32:49que je ne vois pas
32:49le temps passer.
32:50On lira quand même
32:50un mot sur l'Iran
32:51même s'il n'y a pas
32:54à ce que viennent de dire
32:56Xenia Fedorova
32:57et Alexandre Delval.
32:58Je suis d'accord
32:58avec ce qui a été dit.
33:00Je voudrais juste
33:01ajouter quelque chose.
33:02C'est que quand l'Occident
33:03veut imposer quelque chose,
33:05il trouve un moyen
33:05de le faire.
33:06Par exemple, au Liban,
33:08justement,
33:08les Libanais étaient
33:09contre les accords de Taïf.
33:10Il y avait un million
33:11de personnes chaque jour
33:12contre les accords de Taïf.
33:13Et les accords de Taïf
33:14étaient illégaux
33:15d'après la constitution
33:16libanaise.
33:16Et pourtant,
33:17ces accords de Taïf
33:18ont été imposés aux Libanais
33:20de manière complètement
33:21illégale.
33:22Ils ont pris le Parlement,
33:23ils l'ont réunis
33:25en Arabie Saoudite.
33:26Ils l'ont fait valider
33:27un accord qui est illégal,
33:29illégitime,
33:30anticonstitutionnel.
33:31Et voilà que l'accord
33:32est toujours valable au Liban.
33:33Donc, quand l'Occident veut,
33:35ils savent comment imposer.
33:36Donc, à un moment donné,
33:38il est possible
33:39que l'Occident dise à l'Ukraine
33:41écoutez, arrêtez de...
33:42On va arrêter tout ça.
33:43On va régler tout ça.
33:44Et donc, surpasser
33:45le côté constitutionnel
33:46qui est effectivement interdit
33:48à Zelensky de le faire,
33:49mais pour vraiment
33:49arrêter les choses.
33:50Donc, on n'est pas
33:52à l'abri d'une surprise.
33:53Alors, je suis d'accord.
33:54Ça veut dire quoi ?
33:54Alexandre Delvalle.
33:55Mais très, très rapidement.
33:56Ça veut dire que la stratégie
33:57à l'heure actuelle de l'Occident,
33:59c'est la stratégie définie
34:00par la RAND Corporation
34:01du bloodletting.
34:03C'est-à-dire, expliquez-nous...
34:04On va continuer
34:04à faire couler du sang russe.
34:06Comme nous, on n'a pas le courage
34:07d'envoyer 300 000 hommes.
34:08C'est ce qu'il faudrait
34:08pour faire gagner les Ukrainiens.
34:10On va quand même utiliser
34:11jusqu'au dernier Ukrainiens
34:12plutôt que de lui dire
34:13qu'il faudrait signer
34:14une paix maintenant
34:14et on pourrait l'obliger.
34:15On le laisse continuer à se battre
34:17parce qu'il est valeureux.
34:18Il est très courageux,
34:18l'Ukrainien,
34:19et il va saigner le russe.
34:20Ce n'est pas moi.
34:20C'est la stratégie officielle
34:22de la RAND Corporation
34:23qui conseille le Pentagone.
34:24C'est d'un cynisme sans nom.
34:26L'ancienne ministre
34:26de la Défense italienne
34:27me disait récemment
34:28que la paix va arriver
34:29quand la seule solution
34:31sera que nous envoyons
34:32100 000 hommes
34:33ou 300 ou 400 000 hommes.
34:34Zénia Fedorova,
34:35une réaction
34:36à ce qui vient d'être dit
34:37par Alexandre Delval ?
34:39Oui, en fait,
34:40là où je vous rejoins
34:41par Alexandre Delval,
34:42ce qu'on a entendu
34:42les Américains dire,
34:43je pense que c'était
34:44les sénateurs,
34:45les Zégrènes,
34:45qui ont dit
34:46que c'était le meilleur
34:46investissement qu'on a fait.
34:49Donc ça, c'est sûr.
34:51Après, ce que vous avez dit
34:52sur Zélien,
34:53ce que si c'est vrai
34:54et que si sa seule motivation,
34:56c'est la peur
34:57pour sa propre vie
34:58parce qu'il est nationaliste,
35:00on l'appelle
35:00« neo-nazi »
35:01parce qu'il y a des symboles
35:02de nazisme
35:03dans plusieurs battalions.
35:05Et ces gens
35:06sont assez puissants
35:07pour l'Ukraine.
35:07Dans ces cas,
35:08c'est dramatique
35:09parce qu'ils préfèrent
35:10envoyer les milliers
35:11et des milliers
35:11d'hommes ukrainiens,
35:13les jeunes ukrainiens
35:13à la fronte
35:14à la place
35:15de négocier
35:16et trouver en sortie
35:16de ces conflits.
35:18Et donc si c'est là,
35:19c'est vraiment,
35:19ça expose Zélien
35:21ce qui est encore plus,
35:22même plus
35:23que tous ces scandales
35:23de corruption.
35:24Ça montre à quel point,
35:25en fait,
35:26il doit partir
35:27et ça réclate aussi
35:29certains,
35:30beaucoup,
35:31beaucoup de sentiments
35:33des Ukrainiens
35:34sur place
35:35en Ukraine
35:35parce qu'aujourd'hui,
35:36il ne veut plus
35:37Zelensky.
35:37Comme vous avez dit,
35:38il était élu
35:38pour l'aider
35:39d'un accord de paix.
35:41Il a même dit
35:43pendant sa campagne électorale
35:44que les russes
35:46ont les droits
35:46de parler russes
35:47et c'est impossible
35:48d'imaginer
35:49si l'un de russes
35:50sera interdit.
35:51Il a complètement changé
35:52sa position
35:53quand élu.
35:54Et en fait,
35:54il y a beaucoup de gens
35:55qui se sont trahis.
35:57Ceux qui sont russes
35:58et qui sont votés
35:59pour lui
36:00s'est trouvés
36:00dans une guerre
36:01qui sont utilisés
36:02contre les pires
36:04dans cette bataille.
36:06Et c'est juste dramatique.
36:08C'est une tragédie
36:09pour les peuples ukrainiens
36:10comme pour les peuples russes.
36:11Il faut que j'ajoute aussi
36:13que nous avons beaucoup
36:15de familles
36:16qui sont liées
36:17à l'Ukraine.
36:18Et c'est quelque chose
36:20qui est difficile à vivre,
36:22je pense,
36:23pas seulement
36:24pour tous les deux côtés.
36:25C'est pour ça
36:26qu'on attend
36:27que finalement
36:28l'Union européenne
36:29prenne une position
36:31plutôt des raisons
36:33et des médiateurs
36:35plutôt qu'un fournisseur
36:37d'argent,
36:37un investisseur
36:38de cette guerre.
36:39Oui, parce que
36:39vous nous l'avez dit,
36:40je me permets d'aller
36:41sur ce terrain
36:41un peu plus personnel
36:42puisque vous l'avez déjà
36:43exprimé autour de ce plateau.
36:45Mais peut-être
36:45pour les téléspectateurs
36:46qui nous rejoignent,
36:47vous avez-vous de la famille
36:48des deux côtés,
36:49famille Russie
36:50et famille en Ukraine également ?
36:52Certement,
36:52j'ai une partie de ma famille
36:53qui vient de l'Ukraine de l'Est.
36:55Donc voilà,
36:56c'est des éléments
36:57aussi de compréhension.
36:58Ça nous permet
36:59de bien comprendre
37:00de vous parler aussi
37:01et c'est ça qui est intéressant.
37:03Le temps passe très vite.
37:04Peut-être un point
37:04sur la situation
37:05entre l'Iran
37:06et les États-Unis.
37:08Le cessez le feu d'avril
37:09une nouvelle fois testé
37:10ces dernières heures.
37:11L'Iran a lancé
37:12des missiles balistiques
37:13vers les bases américaines
37:14au Koweït et à Bahreïn.
37:16Selon l'armée américaine,
37:17la plupart ont été interceptés.
37:19Alors l'Iran,
37:20elle,
37:20parle de représailles.
37:21Les Américains ont abattu
37:22plusieurs drôles
37:24menaçant le trafic
37:25sur le détroit d'Hormuz.
37:26Nous en sommes un peu toujours
37:27au même point finalement
37:29à cette heure,
37:29Michel Fayad.
37:31Des incidents néanmoins
37:32décrits comme les plus intenses
37:33depuis le cessez le feu d'avril.
37:35Une question,
37:36les deux parties,
37:37pour le moment,
37:37on voit bien,
37:38évitent une guerre totale.
37:39C'est-à-dire qu'on a
37:40des tirs sporadiques ici
37:42et là,
37:43des deux côtés,
37:43mais on évite une guerre totale.
37:45Pour le moment,
37:45c'est statu quo.
37:46C'est ça qu'il faut retenir
37:47cet après-midi ?
37:48Vous savez,
37:48cette semaine,
37:50Donald Trump a été interrogé
37:51sur le fait de la signification
37:53d'un cessez-le-feu
37:54au Moyen-Orient.
37:55Parce que justement,
37:56cessez-le-feu en Iran,
37:57cessez-le-feu au Liban,
37:58mais les combats continuent.
37:59Et Trump a répondu
38:00oui,
38:01ça veut dire une guerre
38:01à plus basse intensité.
38:04Voilà la définition donnée
38:05par Donald Trump.
38:06Et c'est effectivement
38:07ce qui se voit
38:09sur le terrain.
38:11Exactement.
38:12Et les postures
38:13des uns et des autres
38:13n'évoluent pas.
38:14Alors,
38:15on imagine bien,
38:16Alexandre Delval,
38:17que dans les coulisses,
38:18les négociations se poursuivent.
38:20Mais on comprend aussi
38:21que Donald Trump,
38:23lui,
38:24l'a affirmé,
38:25l'Iran n'aura pas
38:26l'arme nucléaire.
38:27Oui.
38:28Inacceptable du côté iranien.
38:30Voilà,
38:30on a toujours ce jeu
38:30de communication,
38:31finalement,
38:32que nous décrivons
38:33depuis maintenant
38:33plusieurs semaines.
38:34Vous avez raison,
38:35c'est de la communication.
38:36Parce que s'il n'y a pas,
38:37moi je le dis depuis
38:37le début de cette guerre,
38:38c'est pas parce que
38:39je suis vaté en guerre,
38:40s'il n'y a pas une guerre totale,
38:41je dis bien totale,
38:43qui pourrait inclure
38:43même l'arme nucléaire,
38:44il est presque impossible
38:46d'empêcher l'Iran
38:47d'accéder à l'arme nucléaire
38:49d'ici quelques années,
38:50puisqu'ils ont 8 tonnes 5,
38:52ils ont 8 tonnes 5
38:54enrichies à au moins 20%
38:56et il est beaucoup plus rapide
38:57d'aller de 20 à 90%
38:59que d'aller de 0 à 3,
39:01puis de 3 à 20.
39:02On le sait,
39:03tout le monde le sait,
39:03c'est tellement caché
39:04sous des montagnes
39:05que c'est impossible
39:06sans une guerre totale
39:07avec un million d'hommes
39:09ou au moins 500 000 hommes
39:10envoyés sur place.
39:11Tant qu'on ne met pas
39:12le paquet,
39:13ça ne sera fait qu'à moitié,
39:14donc Trump va négocier
39:15et là où il est très fort,
39:16c'est qu'il n'aime pas
39:18spécialement la vérité absolue,
39:19il aime bien la post-vérité,
39:20il va dire
39:21je les ai empêchés
39:22d'avoir l'arme nucléaire
39:23puisqu'ils m'ont confié
39:24440 kg d'uranium,
39:26voire aux Pakistanais
39:27ou aux Chinois
39:28ou aux Russes
39:28qui se proposent
39:29depuis 2012,
39:30les Russes,
39:30de le faire.
39:31Pour l'instant,
39:32il a dit non,
39:32mais il peut très bien
39:33dire oui,
39:33et donc il va dire
39:34je les ai empêchés
39:34d'avoir le nucléaire
39:35sauf qu'ils sont déjà
39:37capables de miniaturiser
39:40une ogive
39:41composée d'armes nucléaires.
39:43Ils ont déjà
39:44les vecteurs
39:44qui nous ont surpris.
39:45Soit disant,
39:46ils n'avaient plus rien
39:46au début de la guerre,
39:47maintenant ils ont des vecteurs
39:48de plus en plus qualifiés.
39:50Donc en fait,
39:51cette guerre est un échec total.
39:53Qu'est-ce que va obtenir Trump ?
39:54C'est le premier point
39:55des quatre
39:55que les hémisphères pakistanais
39:56ont donné aujourd'hui
39:57au guide suprême
39:58qui n'est pas si mort que ça.
40:00Il revient en force.
40:01Eh bien,
40:02il y a des points
40:03qui ont été envoyés
40:04et le premier point,
40:05c'est le dégel
40:07de l'argent
40:08qui a été confisqué.
40:09C'est le préalable
40:11pour débloquer Hormuz.
40:12Mais si on débloque Hormuz,
40:14Trump va dire
40:14que c'est une victoire.
40:15Hormuz est débloqué.
40:16Mais pour les Iraniens,
40:17ça ne coûte rien.
40:18C'était la situation ex-hantée.
40:20Les Iraniens sont en train
40:21d'offrir comme un magnifique cadeau
40:23de l'uranium.
40:24Ils en ont beaucoup plus.
40:25Mais l'uranium,
40:26ce ne sera que la quatrième étape.
40:28La première étape,
40:29on dégèle une partie des avoirs
40:31et en échange,
40:32éventuellement,
40:33on va chacun débloquer
40:35Hormuz,
40:35puis les ports iraniens
40:37bloqués par le fameux
40:38blocus américain.
40:40Je répète très rapidement,
40:41les deux blocus étant
40:42percés chaque jour.
40:44C'est totalement...
40:44Il ne faut jamais croire
40:45les médias là-dessus.
40:46Les blocus sont percés
40:47chaque jour.
40:48On s'arrange.
40:48La Chine arrive encore
40:50à acheter du pétrole iranien.
40:52Les Américains laissent passer.
40:53En fait,
40:54il y a beaucoup de théâtre
40:55dans tout cela.
40:55On parle même entre ennemis.
40:57Beaucoup de théâtre,
40:58Xenia Federova.
40:59Donald Trump qui altère
41:00notre menace,
41:01déclaration optimiste.
41:02mais c'est le statu quo total
41:04aujourd'hui,
41:04finalement,
41:05sur le terrain.
41:07Oui,
41:07ce qu'Alexandre Val a dit
41:10sur les avoirs iraniens,
41:11aujourd'hui,
41:12je pense que c'est la point
41:13probablement principale
41:14pour les Iraniens.
41:15Ce que j'ai entendu,
41:16il demande
41:16que 50 % de ces avoirs
41:20sont dégelés
41:21à un moment des signatures
41:22de ces accords,
41:24s'ils arrivent de signer,
41:25et dans les prochains temps,
41:28pas plus que dans deux mois,
41:29le reste.
41:30Sauf que les Américains
41:32voient ces argents
41:33un peu comme les siennes
41:34et pensent les envoyer
41:36aux alliés
41:37de pays de Golfe
41:39pour compenser
41:40les dégâts
41:41qui sont soumis
41:43à cause de cette guerre.
41:44Donc,
41:44il y a une question
41:45d'argent aujourd'hui
41:46qui est beaucoup plus importante
41:47que la question
41:47d'Uraniens.
41:48Et ça,
41:49c'est très intéressant
41:50de regarder.
41:51Je pense qu'il y a un moment
41:52dans l'être humain,
41:52on sera obligé
41:53de trouver un compromis
41:54et donner quelque chose
41:55aux Iraniens,
41:56parce que sans ça,
41:57je ne pense pas
41:57que les Iraniens
41:58vont accepter
41:59de continuer
41:59les négociations.
42:01Ils comprennent très bien
42:02qu'il n'y aura pas
42:03les répatriations
42:04comme vous savez,
42:05la couverture
42:06de tous ces dégâts
42:07qui étaient faits
42:08par les frappes israéliens
42:09et américains
42:11sur l'Iran.
42:12Donc,
42:12ils ont besoin
42:13d'argent.
42:14Et je pense que c'est ça
42:15le point principal.
42:17Après,
42:18pour les détroits d'Armouz,
42:19bon,
42:20il y a beaucoup de théâtre,
42:21je suis d'accord,
42:21mais en même temps,
42:22il y a un vrai effet
42:23sur l'économie globale.
42:25Et aujourd'hui,
42:26le plus ça continue,
42:27le plus difficulté,
42:29les pays dans le monde
42:30vont sentir
42:31et aussi
42:32les pays européens.
42:34Et aujourd'hui,
42:35on a vu que les pays européens
42:36ont commencé
42:37même un peu
42:38à affaiblir
42:40la position
42:41vis-à-vis
42:42des ressources énergétiques
42:44russes,
42:44imaginez-vous.
42:45Donc,
42:45ils sont obligés
42:46de dire,
42:47OK,
42:47aujourd'hui,
42:49on ne prend pas
42:51trop de contrôle
42:52sur les prix de pétrole,
42:53il n'y a pas
42:54de limites
42:54pour les...
42:55Parce qu'ils ont mis
42:56certaines limites
42:57sur les prix
42:57des pétroles russes.
42:59Aujourd'hui,
42:59je veux que ça,
43:01c'était un peu affaiblit.
43:02Pourquoi ?
43:02Parce qu'ils ont besoin
43:04de sources énergétiques.
43:06Et imaginons
43:06si ça continue
43:07encore deux,
43:08trois mois.
43:09Je pense que là,
43:10la vraie question,
43:10cette question devient
43:12urgente aussi
43:13pour tous les pays
43:13et aussi
43:14compris l'Union européenne.
43:16Bien évidemment,
43:17on va continuer
43:17à suivre tout cela
43:18de très près.
43:18Il nous reste un peu
43:19plus de deux minutes.
43:20Je vous propose
43:21pour clore cette émission,
43:23cette réflexion,
43:23on n'aura pas
43:24beaucoup de temps.
43:24Mais les sportifs,
43:25peut-il être tenus
43:26responsables
43:27des situations
43:28géopolitiques ?
43:29Une question
43:29qui se pose,
43:30vous le savez,
43:31après la victoire
43:31à Roland-Garros
43:32de la Russe
43:33Myra Andréva,
43:34la championne
43:35qui a été privée
43:36de son drapeau
43:37et de l'hymne
43:38lors de la cérémonie.
43:39Une situation
43:40d'ailleurs
43:40qui a provoqué
43:41beaucoup de réactions,
43:42réactions politiques,
43:43notamment Nicolas Dupont-Aignan
43:45qui s'est exprimé.
43:46Depuis quand
43:46un sportif doit-il
43:47être tenu responsable
43:49des décisions
43:49de son gouvernement ?
43:51A-t-il pu écrire
43:52sur les réseaux sociaux ?
43:53Xenia Fedorova,
43:55c'était intéressant
43:55de vous entendre
43:56parce que j'ai trouvé
43:57que cette affaire
43:58faisait écho également
43:59à votre tribune
44:00publiée mercredi
44:01dans les colonnes
44:01du JD News
44:02où vous parlez
44:03d'une xénophobie
44:04politiquement acceptable
44:06en France,
44:07la russophobie.
44:08Et là,
44:08on voit avec
44:10cet exemple sportif
44:11aussi que ça peut rejoindre
44:12ce que vous avez écrit
44:13mercredi.
44:14Xenia Fedorova.
44:16Oui, exactement.
44:17Mais en fait,
44:17ce qu'on a vu
44:17et c'est très intéressant
44:19comme situation,
44:21ce qu'à partir
44:22de 2022,
44:23vous n'avez pas
44:25pas seulement
44:25le gouvernement russe
44:27qui était accusé
44:28et ciblé
44:29pour les décisions
44:30qui sont prises.
44:32En fait,
44:32beaucoup des Russes
44:34et tout ce qui est lié
44:34à la Russie.
44:35Et vous avez
44:36exactement ça,
44:37les athlètes
44:37qui n'ont pas le droit
44:38aujourd'hui
44:39d'afficher le drapeau.
44:41pendant les Rangaros,
44:43il y a eu
44:44des fans
44:45dans les tribunes
44:47qui ont essayé
44:48d'émettre
44:48le drapeau russe
44:49et la sécurité
44:50les rapprochait,
44:51demandaient
44:52d'élever
44:53le drapeau russe.
44:55Ce qui est...
44:56C'est une punition
44:57en fait
44:57pour les athlètes
44:58qui décidaient
44:59de rester
44:59jouer
45:00pour leur pays,
45:02les pays
45:02qui l'aiment.
45:03Vous avez aussi
45:03les problèmes
45:04dans les domaines
45:05des cultures,
45:06par exemple,
45:07les ballets russes,
45:08les bolshoi.
45:08tout commence
45:09à être un peu
45:10tabou et interdit
45:11et c'est
45:13la façon,
45:14la facilité
45:15avec laquelle
45:15l'Union européenne,
45:17l'Europe,
45:17acceptent cette position
45:19où
45:21c'est vraiment
45:23faible en fait
45:24comme une position.
45:25Punir ceux
45:26qui n'ont rien à faire
45:27en fait
45:28avec les décisions politiques
45:29dans les niveaux
45:30de culture,
45:31dans les niveaux
45:32des business,
45:32dans les niveaux
45:33des sports
45:34qui toujours étaient
45:35dans le sport
45:36et très politisés
45:37aujourd'hui.
45:38mais on n'a pas vu
45:40les autres pays
45:40qui venaient les guerres
45:42punir la façon
45:43comment la Russie
45:44est punie aujourd'hui.
45:45Donc je pense
45:46qu'il y a une question
45:47à aborder
45:48et c'est très inquiétant.
45:50Et beaucoup de Russes
45:50avec qui je parle
45:51qui habitent en France,
45:53en Europe
45:54depuis des années,
45:55beaucoup plus longues
45:56qu'il y a 2022,
45:57à partir de 2022,
45:59ils racontent
45:59des histoires
46:00qui sont glaçantes
46:01et choquantes.
46:02Merci beaucoup
46:03Xavier Davor.
46:04Pour rappeler
46:04que Donald Trump
46:05ne s'oppose pas
46:06par exemple
46:06à la participation
46:07de l'équipe d'Iran
46:08à la prochaine Coupe du Monde.
46:09C'est intéressant
46:10de mettre cela en parallèle.
46:11Merci Xenia Fedorova,
46:13Michel Fayad,
46:14merci Alexandre Delval
46:15d'avoir décrypté
46:16l'actualité internationale
46:18de la semaine,
46:19l'actualité qui continue
46:20sur nos trentaines.
46:22à très vite,
46:22à très vite chers amis.
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