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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face-à-face, le Chevalier Blanc et
00:06le Baron Noir.
00:07Ravi de vous retrouver.
00:09Et ce soir, le Chevalier Blanc...
00:12Écoutez, c'est normal devant le Saint-Père.
00:14Bien sûr, c'est tout à fait normal.
00:16Je n'aime pas beaucoup cette réflexion.
00:19Non, c'était une provocation pour vous.
00:21Écoutez, si le Saint-Père pouvait venir tous les dimanches, ça serait mieux pour nous.
00:24Ce soir, le Chevalier Blanc a décidé de pardonner les deux compères en Foire Duval et Baron Noir.
00:30Il décochera ses flèches sur les vilénies du parti antisémite qui instrumentalise ses racailles,
00:37qui fomente une guerre civile.
00:39C'est bien écrit d'ailleurs.
00:41Pas de quartier pour ceux qui mettent le feu aux rues.
00:45Et nous commençons justement...
00:47C'est sous toute réserve, mon pardon.
00:50C'est écrit.
00:51Oui, d'accord, mais on dit ça.
00:52Mais bon, vous pardonnez, M. Duval.
00:53Oui, n'en profitez pas trop.
00:55Je ne sais pas qui c'est.
00:55Duval, n'en profitez pas trop.
00:56En revanche, ce dont je suis certain, c'est que nous avons assisté à une grande bascule
01:01entre un week-end heureux, d'espérance, avec une grande majorité de Français.
01:07Puisque sur les Champs-Élysées, il y avait 800 à 900 000 personnes, 200 000 à Lourdes.
01:12Pas un débordement, pas un policier agressé.
01:16Ils ont même été ovationnés.
01:17Et puis, en l'espace de quelques jours, l'extrême-gauche a repris du terrain.
01:23Et les violences sont alimentées toute la semaine, malheureusement,
01:28en marge des manifestations et des blocus étudiants.
01:33Et ce sont ces deux Frances qu'on va vous montrer en séquence.
01:38Et c'est vrai, c'est ce grand virage à chaque fois.
01:41Regardez quelques images.
01:42C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
02:34Et il y a un mot qui me vient, c'est le vertige.
02:36De voir cette différence d'atmosphère.
02:40Et on se pose la question, est-ce le choc de deux Frances, William Golnadel ?
02:43Oh, certainement.
02:45Certainement.
02:46C'est la France en blanc et noir, si j'ose dire.
02:49Il n'y a pas de doute.
02:50Il n'y a pas de doute.
02:51Alors, évidemment, je ne pense pas que la nouvelle France, entre guillemets,
02:57celle de M. Mélenchon, est tenue à répliquer immédiatement au voyage du Saint-Père.
03:03Non, ça, je n'y crois pas du tout.
03:05Mais le contraste est saisissant.
03:06Vous avez raison.
03:07Moi, je pense que nous sommes en période de pré-guerre civile.
03:12Nous sommes en état de pesanteur sociale totale et de faillite.
03:17La France est en faillite, mais elle est en faillite à tous les stades.
03:21Alors, vous choisirez quel est le stade le plus avancé.
03:24Est-ce que c'est la faillite économique ?
03:26Est-ce que c'est la faillite financière ?
03:28Est-ce que c'est la faillite politique ?
03:31Est-ce que c'est la faillite morale ?
03:33Est-ce que c'est la faillite démographique ?
03:35Je ne sais pas.
03:36Je ne sais pas choisir entre toutes les faillites.
03:39Et une chose est sûre, on est en apesanteur politique.
03:43Il n'y a personne à la barre.
03:45Le président de la République, son dernier acte de vaillance,
03:49c'est d'aller à l'ONU pour proférer un mensonge sur Israël, sur le Hamas et Gaza.
03:55Il vaut mieux qu'il ne fasse rien.
03:56Et vous avez malheureusement un gouvernement finalement minoritaire à l'Assemblée nationale
04:01qui, avec la meilleure volonté du monde,
04:04je ne conteste pas une certaine bonne volonté,
04:06je ne veux pas être trop cruel,
04:08mais enfin, il ne peut que ce qu'il se veut.
04:10Quand vous voyez un ministre de l'Éducation nationale comme M. Geffrey
04:13qui commence déjà à céder avant même qu'il se passe quoi que ce soit,
04:18qui considère comme légitime les revendications de syndicats qui n'existent pas,
04:23qui n'ont aucune espèce de représentativité,
04:26qui sont dans le creux de la main du parti antisémite.
04:29Comment voulez-vous que je ne sois pas inquiet
04:31et que je parle, sans hyperbolisme particulier, de pré-guerre civile ?
04:38Est-ce que vous partagez ce constat ?
04:39La pré-guerre civile, c'est extrêmement fort d'ailleurs.
04:42Je verrai sur la question de la guerre civile.
04:43Moi, je ne crois pas qu'il y ait deux Frances.
04:45Je crois qu'il y a une France.
04:47Et dans cette France, il y a malheureusement une minorité
04:49qui aujourd'hui est sortie de toutes les règles morales,
04:54conviviales, tout ce que vous voulez.
04:55Enfin voilà, ils sont le monde de voyous.
04:57Pour être clair, ils font la loi dans un certain nombre de cités,
05:00ils font la loi dans un certain nombre d'endroits de notre pays.
05:06Et malheureusement, dans ce qu'on vient de vivre cette semaine,
05:08certains ont à la fois, d'abord certains ont fait des fautes de gestion
05:12de ce qui est un mouvement de contestation, mais j'y reviendrai.
05:14Et d'autres ont soufflé sur les braises, créant les conditions de cet embrasement
05:17qui n'est pas un embrasement lié aux lycéens.
05:21Qui est l'embrasement parce que j'ai pris le temps, si vous me permettez,
05:24de regarder quasiment dans les nuits où je pouvais récolter toutes les images,
05:30les témoignages, poser des questions auprès d'un certain nombre d'amis.
05:35Dans 80%, 90% des cas, les lycéens disent que ce n'est pas nous.
05:39On a été envahi par des éléments extérieurs qui sont venus,
05:42qui nous ont pris en otage.
05:43Je ne doute pas qu'il y a eu des lycéens qui ont suivi ces éléments-là.
05:46Mais la grande majorité des lycéens n'étaient pas là pour ça
05:49et ne cherchaient pas la bagarre avec la police
05:51et ne criaient pas que tout le monde déteste la police.
05:54La grande majorité des lycéens, je crois même, si vous voulez mon avis personnel,
05:57qu'il y en avait certainement qui auraient dû ou qui auraient pu
05:58ou qui auraient dû ou qui ont été dans les rassemblements du PAS
06:01parce qu'ils sont des lycéens qui ont aussi une foi
06:04ou qui sont en recherche de spiritualité.
06:06C'est pour ça que je crois que cette coupure-là,
06:10elle n'est pas opérationnelle.
06:11Par contre, que cette minorité-là veuille entraîner la France
06:15de par son comportement dans une situation de pré-guerre civile
06:20et d'affrontement, c'est incontestable.
06:21Elle ne cherche que ça.
06:22Par contre, qu'il y ait une force politique
06:25qui considère qu'elle peut grandir sur cette affaire-là,
06:30c'est incontestable aussi.
06:32Alors, si Gémy William me permet,
06:34je vais prendre deux minutes d'explication.
06:37Vous lui permettez ?
06:38Allez, vous n'en prenez qu'une et on reste bons amis.
06:41Une et demie alors.
06:42D'abord, Gémy William est une gentillesse
06:45à l'égard du gouvernement extraordinaire.
06:47Mais ce n'est pas un gouvernement.
06:49C'est un gouvernement d'incompétents,
06:50comme j'ai rarement vu.
06:51Rarement vu.
06:52Et pourtant, Dieu sait s'il m'est arrivé
06:54de combattre des ministres, des gouvernements, etc.
06:56Ça commence au lycée de Créteil.
07:00Il manque deux profs.
07:02Pendant huit jours, il ne se passe rien.
07:05Ça s'étend, c'est logique.
07:07Parce que les gens disent,
07:08Créteil s'est mis en grève,
07:09nous aussi on a un problème à Saint-Denis.
07:11Toujours rien.
07:13Je vais même vous mettre au défi.
07:15Pendant toute ma vie,
07:15je connaissais tout le temps
07:17le nom du ministre de l'Éducation nationale.
07:19Tout le temps.
07:20C'est la première fois de ma vie
07:21que je ne savais même pas qui c'était.
07:23J'ai attendu, si vous voulez,
07:25que les affrontements se prongent
07:26pour découvrir qu'enfin
07:27il y avait un ministre de l'Éducation nationale
07:28dans ce pays.
07:29Pas de recteur, pas de professeur,
07:32pas d'adulte.
07:34Voilà.
07:34Donc voilà.
07:35Et après, ça c'est la première chose.
07:38Après, en son temps,
07:40Claude Allègue avait parlé d'un mammouth.
07:42Il parlait de l'administration.
07:43Il ne parlait pas des professeurs.
07:44Et là, moi je pense que ce n'est même plus un mammouth,
07:46c'est un mammouth ivre.
07:47Je ne sais pas ce que c'est exactement un mammouth ivre,
07:49mais je suis en train de le découvrir.
07:50Alors après, c'est la deuxième chose.
07:52Donc ça veut dire pour moi
07:53qu'il y a des situations,
07:54moi j'ai quand même fait parler
07:56beaucoup de jeunes, etc.
07:57Il y a des situations de contexte de travail
07:59qui me désespèrent d'ailleurs
08:00parce que je me dis
08:00mais à quoi a servi tout l'argent
08:02qu'on a mis dans l'éducation nationale ?
08:03J'étais convaincu que dans les lycées,
08:05que les régions, etc.
08:07Et donc il y a un malaise qui est réel.
08:09Alors après, si vous voulez,
08:11le rôle de l'Éléfi...
08:14C'est un problème.
08:15Mais le malaise, il est réel.
08:16Et je vais vous dire deux choses.
08:17Il y a une chose qu'il faudrait abroger déjà
08:19parce que moi, tous les gosses
08:20n'en pleuvent plus, les lycéens.
08:22C'est Parcoursup.
08:24C'est une monstruosité technocratique
08:26qui les traumatise.
08:28Dès qu'ils arrivent en première,
08:29ils ne savent plus où ils vont aller.
08:30La deuxième chose,
08:31c'est que je ne comprends plus rien
08:32comment fonctionne cette machine.
08:34Entre les options,
08:35les classes qui sont multiples,
08:36les LV1, LV2, je ne sais pas quoi,
08:38Master 1, Master 2,
08:39on n'a mis que de la confusion.
08:41Moi, je pense que les parents,
08:43heureusement, mes enfants,
08:44ce n'était pas le cas,
08:45mes petits-enfants,
08:46je commence à regarder
08:47parce que même mes petits-enfants,
08:49je regarde,
08:50j'en ai une qui est évidemment
08:52ma chouchou
08:54qui vient de rentrer en sixième.
08:56Elle me dit,
08:57tu sais, papy,
08:58on n'est pas une vraie classe
08:58parce qu'on est des groupes.
09:00Parce qu'il y a les uns qui font ça,
09:02les autres qui font ça.
09:03Mais ça ne peut pas marcher,
09:04le système.
09:04Il y en a marre.
09:05Il a pris huit minutes,
09:06mais qui compte ?
09:08Alors, je suis assez d'accord.
09:10Je retiens le gouvernement
09:11d'un compétent.
09:12Oui, alors c'est vrai
09:13que j'ai peut-être,
09:13je fais amende honorable,
09:15j'ai peut-être été encore
09:16trop gentil
09:17avec ce gouvernement.
09:19C'est votre fibre progressiste.
09:21Non, c'est ma gentillesse.
09:23Non, c'est une tendresse
09:23macro-liste.
09:24Ça s'appelle ma gentillesse.
09:25Alors, je concède bien volontiers
09:26et sans bargagner
09:28à Julien
09:29que c'est vrai
09:30que la plupart,
09:31je pense,
09:32des violents
09:33de grand chemin
09:33ne sont pas des lycéens.
09:35Bon, il y a
09:36un petit noyau
09:37de lycéens.
09:38Il sait mieux que personne
09:39comment ça marche.
09:40Il y a un petit noyau
09:41de lycéens d'extrême-gauche
09:43qui font un petit peu de bruit,
09:48qui sont suivis
09:49par des suivistes
09:50assez crétins.
09:52Mais c'est vrai
09:53que le gros des troupes,
09:54le gros des troupes,
09:55il vient évidemment
09:57des antifas
09:58de la France insoumise
09:59et associée.
10:01Mais la dimension
10:03que je souhaite
10:06montrer
10:07entre, malgré tout,
10:09la vieille France
10:10et l'antifrance,
10:11parce que moi,
10:11je ne veux pas
10:12cacher ça,
10:14c'est aussi
10:14la dimension immigrée.
10:16Je veux dire,
10:18il est très clair
10:19que dans la détestation
10:21que ceux qui s'attaquent
10:23à un flic français
10:24porteur d'uniforme
10:26et qui incarne la France
10:28ou que ceux
10:29qui s'incarnent
10:30à un pompier,
10:31un simple pompier,
10:32parce qu'il a le malheur
10:34de porter lui aussi
10:35un uniforme
10:36et d'une certaine manière
10:37de représenter la France,
10:39s'inscrit dans un racisme
10:41antifrance et antifrançais.
10:43Voilà pourquoi,
10:44et voilà pourquoi d'ailleurs
10:45la France insoumise
10:47a pris en otage,
10:49enfin en otage,
10:51a mis une pièce
10:53sur ces gens-là
10:54qu'il ne faut pas pousser.
10:55Parce que ce n'est pas
10:55des voyous
10:56qui dévoient
10:59pour voler.
11:00Il frappe,
11:02il casse,
11:03il jette du feu
11:04sur les femmes,
11:07il s'en prenne,
11:09il lynche
11:09une policière française
11:11uniquement
11:12par détestation
11:14de ce que ces gens-là
11:15symbolisent.
11:17Donc,
11:17ne pas vouloir voir
11:19cette cruelle réalité,
11:21c'est se condamner
11:22à la subir
11:23jusqu'au bout.
11:24Alors,
11:25puisque vous voulez parler
11:26de la France insoumise,
11:27on était sûr.
11:28Allez-y.
11:29Non,
11:30moi je la vois,
11:31j'étais même
11:33apeuré
11:34par ce que j'ai vu,
11:35parce que
11:35la montée de la violence
11:37a été extrême,
11:38mais je les connais,
11:39si vous me permettez cela.
11:40Je les connais dans les cités.
11:42Je les ai vus naître,
11:44malheureusement.
11:44Non,
11:44tu ne les connais pas tous.
11:45Ah,
11:45pas tous non.
11:46tu ne les connais pas tous.
11:47Non,
11:47non,
11:48je veux dire,
11:48je connais...
11:49Tu ne les connaissais pas
11:50du temps ou maintenant,
11:51ils ont leur drapeau
11:52palestinien,
11:53ils ont leur drapeau turc,
11:54de ton temps,
11:56ils avaient encore
11:56un drapeau rouge,
11:57ils détestaient
11:58le capitalisme
11:59avec les hautes formes,
12:00maintenant,
12:01ils détestent
12:02les français
12:02et les juifs.
12:03Ces gens-là,
12:03ils détestent la France.
12:05Ils ont un petit peu
12:06évolué encore,
12:07sans vouloir te vieillir.
12:08Non,
12:09je les connais
12:10au sens où
12:11je les ai vus naître,
12:12dans le trafic de stupéfiants,
12:13dans l'installation
12:14de la délinquance,
12:16dans les comportements.
12:16Et vous savez,
12:17quand vous regardez
12:17la carte,
12:18comment ça se passe,
12:19au départ,
12:21les lycées,
12:22je vais y revenir,
12:22sont bloqués,
12:23de manière stupide,
12:25avec ces barrages
12:26de poubelles,
12:26etc.
12:27Et puis,
12:28ça crée un point
12:28de fixation.
12:29Et souvent,
12:30quand vous regardez
12:31la cartographie
12:31de ces premiers lycées,
12:33vous voyez qu'ils ne sont pas loin
12:33d'un certain nombre
12:34de quartiers
12:34où on a énormément de mal
12:36à faire régner l'ordre.
12:37Donc,
12:37ils sont sortis des quartiers,
12:38ils sont venus en profiter
12:40pour casser,
12:41etc.
12:41Ils ont entraîné
12:42les uns les autres.
12:42Mais vous allez voir d'ailleurs
12:43que souvent,
12:44ceux qui vont passer
12:46devant la justice
12:47seront avec les casiers
12:48judiciaires vierges
12:48parce qu'ils ont fait
12:49simplement ça
12:49pour singer les autres.
12:52la bringue,
12:53la violence,
12:55etc.
12:55Eux,
12:55ils savent courir
12:56et ils savent se protéger.
12:57D'ailleurs,
12:57vous avez remarqué,
12:58ils sont déjà équipés
12:59les baskets,
13:01les capuches,
13:01les foulards,
13:02etc.
13:02Au-delà de l'aspect technique,
13:04c'est le fond.
13:05Excusez-moi,
13:06William.
13:07La question,
13:08c'est de savoir
13:09est-ce qu'on a une France
13:10qui aime sa France
13:12au point de se retrouver,
13:14d'accueillir,
13:15de ne pas cliver d'ailleurs,
13:17qui aime ses racines,
13:18son histoire,
13:19sa culture
13:19et c'est ce qu'on a vu
13:20le week-end dernier.
13:21Et est-ce qu'on a une France
13:22également
13:23qui a une détestation
13:25de l'autorité,
13:27de l'uniforme,
13:28de ses institutions
13:29et donc de la France
13:30telle qu'on est aujourd'hui ?
13:31Non, non,
13:31ce n'est pas ça.
13:32Ces gens-là,
13:33ce n'est pas la France.
13:34Ces gens-là,
13:35c'est des délacres.
13:36Il y a des Français de papier ?
13:37Ce n'est pas des Français de papier.
13:39Je n'aime pas cette expression,
13:40ça ne veut rien dire.
13:40Oui,
13:41j'ai besoin de comprendre, moi.
13:42C'est des voyous,
13:43vous avez des voyous.
13:43Mais vous avez des voyous.
13:44Non, mais le voyou est nombreux.
13:46Pas autant que ça,
13:47finalement,
13:48quand on regarde bien.
13:49C'est des minorités
13:50qui sont très agissantes.
13:50Il y a 15%
13:53qui vont voter
13:53pour M. Mélenchon.
13:55On va y venir après.
13:57La France insoumise,
13:58on y vient dans un instant.
13:59On y vient dans un instant.
14:00La France,
14:01la cartographie de la France.
14:02Oui, oui,
14:02mais pardon de lier les deux.
14:05Je m'excuse de vous dire,
14:07peut-être que vous me direz
14:08que c'est technique,
14:09mais je ne crois pas
14:09que ce soit technique
14:10de dire qu'ils sont des minorités,
14:12souvent à connotation
14:14ethnico-raciale,
14:15tout ce que vous voulez,
14:16je connais les termes,
14:17mais qui sont extérieures.
14:18La France,
14:19ce n'est pas ça.
14:19Et c'est pour ça
14:20que je ne veux pas dire
14:20qu'il y a deux Frances.
14:22Parce que la majorité
14:23des jeunes lycéens,
14:25c'est la France.
14:26Et cette France-là,
14:27elle conteste
14:27pour pouvoir étudier correctement.
14:30Donc les buts sont légitimes.
14:32Les buts sont légitimes.
14:33Non, il y a,
14:34excusez-moi,
14:36quand vous avez des locaux
14:38dans lesquels travaillent
14:39un certain nombre de jeunes
14:40aujourd'hui,
14:40l'État dans lequel ils sont,
14:41et d'ailleurs,
14:42la question se pose,
14:43c'est que dans un certain nombre
14:43de régions,
14:44comment ça se fait
14:44qu'on a laissé
14:46s'installer des choses ?
14:47Quand vous avez des jeunes filles
14:47qui vous disent
14:48je ne peux pas aller aux toilettes
14:49toute la journée.
14:51Parce qu'il n'y a plus
14:51de toilettes propres.
14:52Quand vous avez
14:53des plafonds qui tombent,
14:55quand vous avez...
14:55Bon, mais Julien...
14:57Mais c'est une réalité.
14:58Pardon, le classement PISA,
14:59il se base...
15:00Le classement PISA,
15:01il ne se base pas
15:02sur les toilettes.
15:03Le classement PISA,
15:04il se base sur le fait
15:07qu'on a voulu donner
15:08le bac à tout le monde.
15:09Il se base sur le fait
15:11que beaucoup d'enseignants
15:13ont renoncé à enseigner
15:15ou peur d'enseigner.
15:16Ce n'est pas sur les toilettes.
15:18Ça fait partie...
15:19Moi, de mon temps,
15:20on était 40 dans une classe.
15:23D'ailleurs, mes preuves
15:24étaient de gauche,
15:25mais c'était les usserloirs
15:27de la République.
15:28On était 40,
15:29mais croyez-moi,
15:30on lisait et on calculait
15:31mieux que cela.
15:32Vous n'avez pas entendu...
15:33Et les toilettes n'étaient pas
15:34terribles.
15:34Vous n'avez pas entendu
15:35ce que j'ai dit.
15:36J'ai dit...
15:37Et pourtant,
15:38l'expression a été posée,
15:39mais visiblement,
15:40le mammouth est passé
15:41à côté de vous.
15:41Je vous ai dit
15:42que c'est un mammouth ivre,
15:43l'éducation nationale.
15:45Et dans ce mammouth ivre,
15:46il n'y a pas que les conditions.
15:47Je vous ai parlé,
15:48vous avez oublié,
15:49je vous ai dit,
15:50dans votre temps,
15:50il n'y avait pas de parcours sup.
15:52De votre temps,
15:53vous passiez le bac
15:53et à partir de là,
15:54vous pouviez vous inscrire
15:55en université.
15:56Il n'était pas donné
15:58à l'avance, mon bac.
15:59Il n'était pas donné à l'avance.
16:00Je suis d'accord.
16:01De votre temps,
16:02on travaillait
16:03parce qu'il y avait
16:03des examens,
16:04le BEPC,
16:05le baccalauréat,
16:06parce qu'il y avait
16:06une lecture claire
16:11et je vous ai dit,
16:11le parcours,
16:12le cursus,
16:13il n'est plus là.
16:13De votre temps,
16:13effectivement,
16:14il y avait une précision
16:15sur le cours du l'enseignement.
16:16Moi, je pense,
16:17mais je l'ai déjà dit
16:17à plusieurs reprises,
16:18que notre système scolaire
16:20est effondré.
16:21On avance.
16:22Messieurs,
16:23parlons de la France insoumise
16:25puisque vous souhaitez
16:26lier les émeutes
16:26à la France insoumise.
16:28Je vous propose
16:29d'écouter peut-être
16:30l'un des symboles
16:31de ces élus
16:32qui font polémique
16:33cette semaine
16:34et d'ailleurs
16:34dont fait l'objet
16:38Balibagayoko
16:38fait l'objet
16:39de signalement
16:39auprès du procureur
16:41parce qu'il a,
16:42cette semaine,
16:43après avoir théorisé
16:44il y a quelques semaines
16:45l'insurrection populaire
16:46en cas de victoire
16:46du Rassemblement national,
16:48cette fois-ci,
16:48c'est la violence légitime.
16:49Je vous propose
16:50de l'écouter.
16:52Ce sont des humains,
16:53en fait.
16:53Je parle de la violence.
16:54Mais ce sont des humains.
16:54Mais la violence,
16:55à un moment donné,
16:56elle peut être légitime aussi.
16:57Elle peut être légitime.
16:58C'est quoi cette affaire ?
16:59Bien sûr qu'elle peut être légitime.
17:00Le problème que l'on dit
17:01à tous ces jeunes-là,
17:02c'est oui,
17:03elle peut être légitime.
17:04Mais chaque fois
17:05qu'on peut l'éviter,
17:06c'est mieux.
17:06Alors si je devais lister
17:08tout ce qui s'est passé
17:08du côté de la France insoumise,
17:09l'émission s'arrêterait
17:10et vous n'auriez plus la parole.
17:12Mais parmi tous les symboles,
17:14vous en avez un également.
17:16C'est Antoine Léomant
17:18qui a relayé une information
17:20qui est contestée
17:21et qui l'a encore été
17:22après le lynchage
17:24du policier à Belfort.
17:26Comme quoi un policier
17:28a tenté de noyer un lycéen.
17:31C'est Antoine Léomant
17:34qui l'a relayé.
17:35Ce thèse-là a été repris
17:36sur France Info.
17:37Mais à tel point
17:38que l'avocat
17:39qui est M. Harri Alimi,
17:40avocat de la LDH,
17:41c'est-à-dire le virage
17:42de la LDH,
17:44a décidé de porter plainte
17:46pour tentative de meurtre
17:48contre ce policier
17:50qui a été lâchement tabassé.
17:54Mais la question qu'on se pose,
17:55c'est la France insoumise
17:57ou la France incendiaire
17:59dans ce temps des émeutes ?
18:02C'est synonymique.
18:04Je le dis toujours,
18:05mais je ne le dis pas
18:07que M. Rotaillot l'a dit.
18:08Je le dis peut-être
18:09depuis deux ans,
18:10depuis trois ans,
18:11depuis en tous les cas
18:11le 7 octobre.
18:13Si par pure hypothèse
18:15intellectuelle absurde,
18:16la France insoumise
18:18était à droite,
18:19le problème de son interdiction
18:21se poserait cruellement
18:23parce qu'un parti antisémite,
18:25un parti menteur,
18:27un parti de voyous,
18:28un parti antifrossais,
18:29un parti antifrance,
18:30un parti qui monte
18:32les gens les uns
18:33contre les autres,
18:34qui fait l'apologie
18:35de la violence,
18:37ne mériterait en principe pas
18:39de pouvoir présenter
18:42des gens aux élections
18:43dans un pays normal
18:44qui n'est pas,
18:45qui ne serait pas
18:46en apesanteur politique,
18:50morale, démographique,
18:52économique et financière
18:54tel que je le décris au début.
18:56La France insoumise
18:57colle parfaitement
18:59à l'état de dérélection
19:01de notre pauvre France
19:03d'aujourd'hui.
19:04Julien Dray.
19:06La question de la...
19:07Bon, on ne va pas débattre
19:08sur l'interdiction.
19:09En vrai ?
19:10Puisque ça a été posé
19:10dans le débat public.
19:11Tout est posé
19:12dans le débat public.
19:13Non mais je ne le pose pas,
19:14je le pose sur le plan
19:16des principes.
19:17Je ne pense pas réussir
19:19à faire interdire
19:22la France insoumise
19:23avant les élections présidentielles.
19:24Pardonnez-moi
19:25et sans vous manquer de respect,
19:27vous n'avez effectivement
19:27aucun poids.
19:28Il s'avère que Bruno Retailleux
19:30cette semaine a dit
19:32la question de l'interdiction
19:33de la France insoumise
19:34se pose.
19:35C'est ça que je veux dire.
19:36Je pense qu'on ne dissout pas
19:37une organisation
19:38qui fait un score électoral
19:40qui fait 20%,
19:4128%, 19%
19:43de manière aussi simple
19:43que simplement
19:44par une déclaration
19:45d'un ancien ministre
19:46de l'Intérieur
19:46dont les résultats
19:47étaient plutôt contestables
19:48au regard de ce qui vient
19:49de se passer.
19:51Maintenant,
19:52sur la France insoumise
19:53en tant que telle,
19:55Jean-Luc Mélenchon
19:56quand il était plus jeune
19:57disait que son rôle
19:58c'était d'être
19:59un éducateur du peuple.
20:01Il faisait des conférences
20:04en disant
20:05l'éducateur du peuple
20:06ce n'est pas celui
20:07qui sert des lycéens
20:08c'est celui
20:09qui sert les lycéens.
20:11Et il a fait l'inverse.
20:12D'ailleurs,
20:13vous remarquerez
20:13que dans la semaine
20:14il a opéré un tournant
20:16un tournant
20:18très vite.
20:18Pourquoi ?
20:19Parce que dans un premier temps
20:20il a effectivement
20:21ils se sont crus
20:22l'un pour une star de football
20:24adoré l'autre
20:25pour Lady Gaga
20:25à la sortie d'un lycée
20:27et ils ont soufflé
20:28sur les braises
20:28de manière totalement
20:30irresponsable.
20:31Totalement irresponsable.
20:32Et ils souhaitaient
20:34que ça aille
20:34et puis d'un coup
20:35ils se sont rendus compte
20:36qu'il faut y avoir
20:37des dérapages.
20:38Il faut y avoir
20:38des dérapages physiques.
20:40Et donc il a commencé
20:41mais si vous regardez
20:41ces déclarations.
20:42Je ne peux pas du tout
20:42mienne cette analyse.
20:44Vous avez le droit
20:45de ne pas voir.
20:46Moi je la base
20:46sur les déclarations.
20:48Tout d'un coup
20:49il a commencé à dire
20:50attention
20:51nous sommes contre
20:52la violence
20:52nous ne sommes pas
20:53pour ça
20:54parce qu'il s'est rendu
20:55compte de la logique
20:56c'est-à-dire
20:57sur le fond
20:57il était mangé
20:58par la machine
20:59de la violence
21:00qu'il avait déclenchée.
21:01Il a eu l'inquiétude
21:03à ce moment-là.
21:04Mais ça ne veut pas dire
21:04qu'il n'a pas de responsabilité.
21:05Mais vous savez
21:06c'est très simple.
21:08Je n'ai pas là
21:09je l'avais eu avec lui.
21:09Quand des lycéens
21:10ont des revendications
21:11ou des problèmes
21:12la première chose
21:13qu'on leur dit
21:13qu'on doit leur dire
21:14c'est qu'on ne fait pas
21:15des barrages
21:15avec des poubelles
21:16pour empêcher les lycéens
21:17de rentrer dans l'établissement.
21:19Si on a des choses à dire
21:20on fait ce qu'on appelle
21:20des assemblées générales
21:22on est des délégués
21:23on établit des plateformes
21:24on discute.
21:25Si on fait des barrages
21:26la logique des barrages
21:28c'est toujours la même chose.
21:29Une minorité
21:30prend en otage
21:31l'immense majorité.
21:32Et d'ailleurs
21:33elle conduit
21:33à la violence
21:34et à l'échec.
21:35Julien,
21:35Monsieur le baron noir
21:39m'émeut
21:40il joue évidemment
21:42good cop
21:43bad cop
21:44lui
21:45Monsieur Mélenchon
21:46il dit
21:47il ne faut pas aller trop loin
21:48tout ça
21:49attention
21:49il faut être gentil
21:51halte à la violence
21:52mais il fait donner
21:53évidemment
21:54c'est le lieutenant Cerbère
21:55qui tombe à porte
21:57qui fait le coup de poing
21:58avec les flics
21:59quand ce n'est pas lui
22:00c'est le Monsieur Caron
22:01quand ce n'est pas
22:02Monsieur Caron
22:03c'est Monsieur
22:04Boyard
22:05c'est Monsieur Boyard
22:06le Monsieur dealer
22:07enfin
22:08il y a dix
22:09il y a dix Cerbères
22:10qui évidemment
22:12sont en train
22:13d'exciter
22:14ces gens-là
22:15et puis Monsieur Mélenchon
22:17tout bonnement
22:17tout bonasse
22:18il dit
22:18oui mais enfin
22:19quand même
22:19il ne faut pas
22:20que ça aille trop loin
22:20mais enfin
22:22je veux dire
22:22ça crève les yeux
22:24non je ne suis pas d'accord
22:25avec cette réalise
22:25vous me permettez
22:26je ne dis pas
22:27qu'il n'a pas responsabilité
22:27je vous ai même dit
22:28je pense
22:29parce que je regarde
22:30il dit qu'il est hypocrite
22:31alors vous pouvez peut-être
22:32penser que c'est hypocrite
22:33mais je pense qu'il a
22:34il s'est rendu compte
22:35qu'il était mangé
22:35par la machine
22:36qu'il avait déclenchée
22:37et il en a eu
22:37d'ailleurs il s'en est effrayé
22:39mais ça ne veut pas dire
22:39qu'il n'a pas de responsabilité
22:40il a une responsabilité
22:41pour moi
22:41il a une responsabilité énorme
22:43je veux dire
22:43quand les élus
22:44de la France Insoumise
22:44le lundi
22:45viennent dans l'établissement
22:46la première chose
22:47qu'il doit dire aux lycéens
22:47c'est
22:48ils doivent même
22:49au lieu d'attendre
22:50c'est eux qui doivent
22:50enlever les poubelles
22:51c'est eux qui leur disent
22:52on enlève les poubelles
22:53on ne barre pas
22:54on laisse rentrer
22:54ceux qui veulent travailler
22:55on discute peut-être
22:56avec l'administration
22:57mais on ne fait pas ça
22:59c'est ça le rôle
22:59d'éducateurs du peuple
23:00courte pause messieurs
23:01on revient dans un instant
23:02très courte j'espère
23:03parce qu'il y a beaucoup de choses
23:04très courte
23:05évidemment
23:06nous parlerons dans un instant
23:07du syndicat de la magistrature
23:09qui vient en soutien
23:11aux émeutiers
23:13quoique
23:13il ne faut pas utiliser
23:14le mot d'émeutier
23:15quand on parle d'émeute
23:17avec le syndicat
23:18c'est les révoltés
23:20habituellement
23:20pour Naël
23:21c'était les révoltés
23:21qui dit révoltés ?
23:22ça c'était le syndicat
23:23de la magistrature
23:24pour les émeutes
23:25Naël
23:25là ils parlent des lycéens
23:27ils sont en soutien
23:27mais ils attaquent
23:28l'état
23:28la police
23:30en disant que c'est
23:31une répression policière
23:32extrêmement grave
23:33bien sûr
23:34donc on va en parler
23:35dans un instant
23:36il est 19h22
23:4019h30
23:40et je veux qu'on poursuive
23:41la discussion messieurs
23:42autour de ces émeutes
23:43qui ont frappé la France
23:44et qui frapperont peut-être
23:45la France dès demain
23:47avec une mobilisation
23:48sous haute tension
23:49mobilisation pourtant
23:50syndicale et étudiante
23:51mardi
23:53mais on va parler
23:54des émeutes
23:55à travers le prisme
23:56du syndicat
23:57de la magistrature
23:58et ce que je vais vous dire
23:59me paraît
24:01infiniment plus grave
24:02que ce qu'il s'est passé
24:03au moment du mur
24:04des cons
24:04c'est la question
24:05que je vous poserai
24:06dans quelques instants
24:06le syndicat de la magistrature
24:08a pondu
24:09un communiqué
24:12vendredi
24:12pour expliquer
24:14qu'il fallait cesser
24:16de réprimer
24:17la jeunesse
24:18le ministre
24:20de l'intérieur
24:20a réagi
24:21au contraire
24:22l'ensemble des outils
24:23répressifs habituels
24:24et mobilisés
24:24comme en témoignent
24:25les vidéos
24:26qui se multiplient
24:27gazage des élèves
24:28interpellation brutale
24:29utilisation d'armes
24:30sublétales mutilantes
24:32LBD
24:33grenadées explosives
24:34ces usages
24:35manifestement
24:35disproportionnés
24:37et je n'ai pas vu la fin
24:38mais c'est pas bien grave
24:39et ils vont jusqu'à dire
24:41que
24:42les forces de l'ordre
24:45interviennent
24:46de manière brutale
24:47disproportionnée
24:48contre des jeunes
24:49racisés
24:49issus
24:50des quartiers
24:51populaires
24:52le ministre
24:54de l'intérieur
24:55Laurent Nunez
24:57parle de
24:57communiquer
24:59très grave
24:59et très inquiétant
25:00je vous propose
25:01d'écouter
25:01Frédéric Lose
25:02qui est le secrétaire
25:03général
25:03du syndicat
25:05des commissaires
25:05de police
25:06qui en appelle
25:07au ministre
25:08de la justice
25:09pour que soit saisi
25:11le conseil
25:12supérieur
25:13de la magistrature
25:13écoutez Frédéric Lose
25:15c'est pas une fonction
25:16neutre
25:17que de juger
25:18c'est une fonction
25:19noble
25:19qui demande
25:20neutralité
25:21et impartialité
25:22c'est pour ça
25:23que le président
25:23de la république
25:24selon la constitution
25:25je crois que c'est
25:26l'article 64
25:26qui est le garant
25:27de l'indépendance
25:29de la justice
25:29doit urgemment
25:31intervenir
25:32que le garde
25:32des Sceaux
25:33doit intervenir
25:34saisir le conseil
25:35supérieur
25:35de la magistrature
25:37car aujourd'hui
25:38nous n'avons plus
25:39avec ce communiqué
25:40la garantie
25:41lorsque nous sommes
25:42face à des juges
25:43les justiciables
25:44monsieur et madame
25:45tout le monde
25:46mais aussi les policiers
25:47que nous serons jugés
25:49de façon
25:50impartiale
25:51neutre
25:52et équitable
25:52nous risquons
25:54d'avoir
25:54face à nous
25:55des militants politiques
25:56c'est pour ça
25:57que c'est
25:58sur les valeurs républicaines
26:00c'est d'une extrême gravité
26:02et puis ce témoignage
26:04traverser
26:04et franchir
26:05le mur des cons
26:06et à chaque fois
26:06qu'on aura le témoignage
26:07de français
26:09qui ont été
26:09violentés
26:10agressés
26:10ces derniers jours
26:11puisque ces
26:12puissent ces messages
26:13traverser
26:14le fameux mur des cons
26:16pardon
26:16mais c'est le discours
26:18de la France insoumise
26:20il faut bien comprendre
26:21et de l'Iran d'ailleurs
26:22oui l'Iran
26:22vient de soutenir
26:24les émeutiers
26:25c'est bien
26:26dis-moi qui te soutient
26:27je te dirai
26:27qui tu es
26:28mais en dehors de
26:30ils trouvent que
26:31les français sont trop violents
26:32et chaque jour
26:33que diable le fait
26:35ils pendent des opposants
26:36d'ailleurs
26:37personne ne
26:38personne ne dit rien
26:39dans ce pays
26:39mais ce que je veux dire
26:41le syndicat de la magistrature
26:43ça fait à peu près 15 ans
26:44que je demande
26:45son interdiction
26:45là il vient de pulvériser
26:47son propre mur du con
26:49si j'ose dire
26:50le syndicat de la magistrature
26:51mais il faut comprendre
26:52ce que c'est
26:53c'est moi qui l'ai fait condamner
26:54pour Philippe De Villiers
26:56pour Robert Ménard
26:57et pour Nadine Morano
26:59c'est moi
26:59et ce que je veux vous dire
27:02au-delà de me vanter
27:03c'est que
27:05contre moi qui j'avais
27:07contre moi qui j'avais
27:09j'avais
27:10le parquet
27:11le parquet
27:13ne voulait pas
27:14la condamnation
27:16du syndicat
27:17du mur des cons
27:17qui épinglait
27:18sur son mur
27:19des parents
27:21de petites victimes
27:22assassinées
27:23je veux dire
27:23vous n'avez donc pas
27:24dans la structure
27:25des magistrats
27:26que je ne veux pas tous
27:27vouer aux gémonies
27:28mais il faut comprendre
27:29vous avez le syndicat
27:31de la magistrature
27:31mais il n'y a pas
27:32que le syndicat
27:33de la magistrature
27:33Madame Martre
27:35que j'ai fait condamner
27:36n'a souffert
27:37d'aucun problème
27:39d'avancement
27:40c'est-à-dire que
27:41lorsque
27:42ces émeutiers
27:45vont se retrouver
27:47devant
27:47un tribunal
27:49sur le plan
27:50statistique
27:52il y a
27:53un risque
27:56non négligeable
27:58et encore
27:58je suis gentil
27:59que la condamnation
28:01soit assez symbolique
28:03voilà comment
28:04nos policiers
28:06et les personnes
28:07normales
28:08sont condamnés
28:09sont protégés
28:10aujourd'hui
28:11en France
28:12il ne faut pas se cacher
28:13derrière le petit doigt
28:14Julien Dray
28:15je pense que le communiqué
28:17du syndicat de la magistrature
28:19de l'absurde révélateur
28:20oui
28:20parce que j'allais dire
28:21il s'aligne sur les positions
28:23classiques
28:23de la France insoumise
28:24je ne suis pas sûr
28:25que ça ait autant d'influence
28:26que ça
28:26maintenant
28:27ce type de position
28:28dans la magistrature
28:28que je connais
28:29qui elle
28:30comprend ce qui est en train
28:32de se passer
28:32et je pense surtout
28:33qu'ils ne rendent pas service
28:35à la jeunesse
28:36parce que leur rôle
28:37normalement
28:38ça aurait été de dire
28:38il faut faire attention
28:39on a le droit de manifester
28:41on doit respecter
28:42la légalité républicaine
28:43c'est ça leur rôle
28:45voilà
28:46et c'est le dérapage
28:47c'est à dire
28:48je cours après
28:48parce que sur le fond
28:49c'est ça
28:49je cours après
28:50pour essayer de faire croire
28:51que moi aussi
28:52je suis dans le mouvement
28:52est catastrophique
28:54voilà
28:55d'autant que
28:56tout ça va conduire
28:57je prends un pari moi
28:58vous allez voir
28:59que dans tous les jeunes
29:00qui ont été arrêtés
29:01les trois quarts du temps
29:02on n'aura pas arrêté
29:02les petits délinquants
29:03ou les grands délinquants
29:04qui ont commis
29:05les actes de délinquance
29:06on n'aura pas arrêté
29:07à meuter ceux
29:07qui sont sur les trottoirs
29:08qui regardent
29:09qui traînent
29:09et vous allez voir
29:10les casiers judiciaires
29:11ceux-là
29:11voilà
29:12donc la machine
29:13elle est complète
29:13c'est pour ça que je vous dis
29:14le mammouth était devillé
29:15devenu ivre
29:16et je suis triste
29:17parce que par ailleurs
29:18je pense que
29:21comme tout ça a été géré
29:22n'importe comment
29:23on a envoyé tout de suite
29:25les forces de police
29:26et qui sont retrouvées
29:27dans une situation dramatique
29:28parce que moi je connais
29:29les forces de police
29:29elles sont terrorisées
29:32à l'idée d'avoir des jeunes
29:33lycéens etc
29:34parce qu'elles savent
29:35que la bavure est possible
29:36à tout moment
29:36et elles ne veulent pas
29:37vous savez
29:38il y a un drame
29:39qu'Alain Boer a évoqué
29:40à plusieurs reprises
29:40ici dans ces débats
29:42c'est le drame de Malik Kousekine
29:43la police elle reste
29:44dans ce traumatisme
29:46à juste titre
29:46un jeune
29:47la vie d'un jeune
29:47donc les policiers
29:48les policiers
29:50c'est en mémoire ça
29:51ils peuvent nous faire le coup
29:53d'Adama Traoré
29:54ils peuvent même
29:55quand ça n'est pas vrai
29:56nous expliquer
29:57comme ça s'est passé
29:58nous expliquer
29:59que c'est un martyr
29:59donc ceux qui ont pris
30:01la responsabilité
30:02de pousser
30:04non pas de dire
30:05attention
30:05de faire respecter
30:06les règles européennes
30:07sont complices
30:08de cette situation
30:09qui dégénère
30:10complices
30:10je constate également
30:11que les policiers
30:12sur le terrain
30:13aujourd'hui
30:13sont face à des gens
30:14qui sont prêts
30:15à les tuer
30:15mais ça ils étaient déjà
30:17dans les émeutes
30:18qu'on a eues
30:18après la suite
30:19je pense que c'est les mêmes
30:21de la finale de Ligue des Champions
30:23mais bien sûr
30:23ou de la Fernelle
30:25quand vous en êtes
30:26à asperger
30:28de feu
30:30une pauvre femme
30:32effectivement
30:32vous pouvez tuer un flic
30:35Mediapart
30:35que signifie l'opération
30:37contre Jordan Bardella
30:38la candidate du RN
30:39la présidentielle
30:40Marine Le Pen
30:40a dit samedi
30:41maintenir totalement
30:42sa confiance
30:42à Jordan Bardella
30:43accusé d'avoir écrit
30:44des messages antisémites
30:45en 2013
30:46à l'époque
30:47il avait 17 ans
30:48c'est une enquête
30:51sur un garçon
30:53et adolescent
30:53sur des messages
30:54privés
30:55sur Messenger
30:56ce qu'il conteste
30:57il dément
30:57ces accusations
30:58au point de porter plainte
31:00je vous propose
31:00d'écouter
31:00Jordan Bardella
31:03que Mediapart
31:04se soucie
31:06de nos compatriotes
31:08de confession juive
31:09franchement
31:10il y a de quoi
31:10s'étouffer
31:11ce média
31:12est un journal
31:13d'extrême gauche
31:14composé
31:15de fanatiques
31:17qui useront
31:18de tous les moyens
31:19y compris
31:20les plus déloyaux
31:21pour nous empêcher
31:22de gagner l'élection
31:23présidentielle
31:24ils sont dans une guerre
31:25qui est une guerre
31:25totale
31:26et vous devez
31:27en avoir confiance
31:28et les français
31:29doivent en être confiance
31:30et je vais même
31:32aller plus loin
31:32je ne me laisserai
31:34pas donner
31:35et nous ne nous laisserons
31:37pas donner
31:38de leçons de morale
31:39ou de leçons de lutte
31:41contre l'antisémitisme
31:42de la part d'un journal
31:43dont le fondateur
31:44s'est réjoui
31:44d'actes terroristes
31:46islamistes
31:47contre des athlètes
31:47israéliens
31:48lors des Jeux olympiques
31:49de Munich
31:50il faut se rappeler
31:51qui est Mediapart
31:53il faut se rappeler
31:54qui est Mediapart
31:54est-ce une opération
31:55ciblée ?
31:56j'ai l'impression
31:57que la réponse
31:57est dans la question
31:58je vais vous répondre
31:59en trois temps
32:00le premier
32:01c'est que
32:01pardon d'être avocat
32:03et je respecte
32:05de manière sacrée
32:07la présomption
32:07d'innocence
32:09donc tant que
32:10monsieur Bardella
32:11n'a pas été confondu
32:12dans ce que prétend
32:13Mediapart
32:14je le tiendrai
32:15pour innocence
32:16c'est mon principe
32:17pas seulement
32:18pour Bardella
32:18pour tout le monde
32:19acte 1
32:19j'ai une question
32:22parce que vous êtes avocat
32:23vous connaissez mieux
32:23la procédure pénale
32:24pourquoi ils ont choisi
32:26la forme qu'ils ont choisi
32:27en termes de procédure pénale ?
32:28je crois qu'ils veulent
32:29d'abord faire la procédure de faux
32:31le plus important
32:31ils ont fait un référé immédiat
32:34mais ça n'aurait rien donné
32:35le référé
32:35non non
32:36non mais
32:36monsieur Drey
32:37puisque vous voulez bien
32:39si vous interrogez l'avocat
32:42permettez à l'avocat
32:43de vous répondre
32:43moi je n'aurais pas pensé
32:44que nous n'aurons
32:46la certitude
32:47de l'innocence
32:49ou de l'éventuelle
32:50culpabilité
32:51de la personne en question
32:52que lorsque
32:53les pièces
32:55litigieuses
32:56auront été
32:56expertisées
32:57pas avant
32:58donc le procès
32:59en diffamation
33:00tu vas vite
33:00tu vas pas vite
33:01on s'en fout
33:02avant d'avoir été
33:06interrompue grossièrement
33:07par monsieur Drey
33:08je vous ai rappelé le droit
33:10je continue
33:11donc aucun problème
33:12il n'y a qu'une procédure
33:13de faux
33:14qui le dira
33:14et ce n'est pas demain matin
33:159h
33:16ça c'est la présomption
33:17d'innocence
33:18deuxièmement
33:19effectivement
33:20dans la vie
33:22il y a d'autres personnes
33:23à laquelle
33:24j'accorde
33:25ma confiance
33:26que le média
33:27Mediapart
33:27si vous voulez
33:29Mediapart
33:29Bombardella
33:30l'a rappelé
33:30qui est Plenel
33:31mais Plenel
33:32il a ruiné
33:33pas seulement
33:33sa vieille histoire
33:35lorsqu'il a joui
33:38avec la mort
33:38des athlètes israéliens
33:39il a pourri
33:40la vie de baudis
33:41il a expliqué
33:43que Ramadan
33:44le pauvre
33:45c'est parce qu'il était arabe
33:46qu'on le poursuivait
33:47il a été condamné
33:48pour viol en Suisse
33:49il a été condamné
33:50pour viol en France
33:50pour l'instant
33:51je ne le vois pas expiés
33:51c'est tout
33:52donc je n'ai aucune confiance
33:53je pense qu'effectivement
33:56Mediapart
33:56est capable
33:57parfaitement
33:58en période électorale
33:59de faire un mauvais coup
34:00ils ont été condamnés
34:00lorsqu'ils ont voulu
34:02lorsqu'ils ont diffamé
34:03M. Bolloré
34:04et comme si ça ne suffisait
34:06vous auriez pu rajouter
34:06le faux dans l'affaire Kadhafi
34:08oui
34:08mais comme si
34:10absolument
34:10mais comme si ça ne suffisait pas
34:12l'un des auteurs
34:14de l'enquête
34:15non mais c'est plus beau que tout ça
34:16l'un des auteurs
34:18de l'enquête
34:19contre Bardella
34:20c'est un type
34:21qui a été condamné
34:23condamné
34:23pour avoir
34:25si j'ose dire
34:26violer
34:28un monument
34:29un monument
34:30aux morts
34:31des soldats
34:32de la guerre de 1914
34:33parce qu'ils ne supportent pas
34:35les patriotes français
34:36ça va
34:37ça va loin quand même
34:39et il faudrait moi
34:40que je croie
34:40sur parole
34:42ces gens là
34:43et comme si
34:44enfin je prends
34:45une hypothèse intellectuelle
34:46par pure hypothèse intellectuelle
34:48M. Drey
34:49on va considérer
34:50effectivement
34:51que dans sa jeunesse
34:53M. Bardella
34:55aurait proféré
34:56ce qu'on lui dit
34:57alors je vous le dis
34:58tout de suite
34:59moi
34:59moi je suis un juif du présent
35:01d'accord
35:02j'ai déjà suffisamment
35:03de problèmes
35:04avec mon présent
35:05aussi bien en France
35:06qu'en Israël
35:08et je vois simplement
35:09que
35:10le RN
35:11et M. Bardella
35:12accompli
35:13ont changé
35:14il est allé
35:14il est allé
35:15à Yad Vashem
35:16on m'a décrit
35:17toute son émotion
35:18vous savez
35:19le général de Gaulle
35:20il était morassien
35:21dans sa jeunesse
35:22d'accord
35:23donc on a le droit
35:24de changer
35:24mais entre M. Bardella
35:26à supposer même
35:27entre M. Bardella
35:28et M. David Guiraud
35:30du parti antisémite
35:32qui a reconnu
35:33qu'il était
35:34un disciple de Soral
35:35et à qui
35:36on fout une paix royale
35:38alors même
35:38que son parti
35:39actuellement pourrit
35:40la vie des juifs
35:41en France
35:42comme en Israël
35:42pardon de le dire
35:43mais il n'y a pas photo
35:44alors il y a plusieurs choses
35:46la première option
35:46de l'innocence
35:47elle existe
35:47elle doit être respectée
35:48pour tout le monde
35:49elle n'est pas plus
35:49que les uns
35:50les autres
35:51deuxièmement
35:51je maintiens
35:52que le choix
35:53de la procédure
35:53m'a interpellé
35:54parce que quand on est
35:55attaqué comme ça
35:57on a envie
35:58que la vérité
35:59elle éclate
35:59le plus vite possible
36:00si on est sûr
36:01de ses positions
36:02et si on est sûr
36:03de sa vérité
36:03et donc on choisit
36:04la procédure pénale
36:05qui permet d'aller
36:06le plus vite possible
36:07c'est pas sa procédure
36:08qui a été choisie
36:09ce qui veut dire
36:10que du point de vue
36:11de la vérité
36:11d'expertise
36:12etc
36:12ça mettra pas
36:13moins d'un an et demi
36:15et ça ça m'interpelle
36:17parce que je me dis
36:17pourquoi on a choisi
36:18cette procédure
36:18si on est si sûr
36:19que de ça
36:19et moi si vous voulez
36:20mon avis personnel
36:20c'est que monsieur Bardell
36:21est victime
36:22de ses propres amis
36:24parce que
36:26c'est pas
36:27on peut avoir 17 ans
36:28et avoir eu des positions
36:30erronées
36:30ou s'être trompé
36:31et 20 ans après
36:33on va pas être poursuivi
36:34etc
36:34et tout
36:34c'est plus facile de dire
36:36à un moment donné
36:37j'ai fréquenté ce cercle
36:38qui était très influent
36:39il y avait monsieur Guiraud
36:40mais il y en avait d'autres
36:40et monsieur Searle
36:41à un moment donné
36:42il a influencé
36:42toute une partie de la jeunesse
36:43égalité et réconciliation
36:44il y avait des milliers
36:45de jeunes etc
36:46à dire ouais
36:46j'ai fréquenté ça
36:47c'était une connerie
36:48de jeunesse
36:49je m'en excuse
36:50et d'ailleurs
36:51mon comportement actuel
36:52prouve que j'ai changé
36:53ça suffisait
36:54c'était fini
36:55c'était fini
36:57tandis que là
36:57il y a une suspicion
36:58qui va s'installer
37:00et c'est en ce sens là
37:00que je pense que les amis
37:02qui l'ont poussé
37:03je vois à peu près
37:04comment ça s'est passé
37:04tu n'as jamais dit ça
37:06vas-y
37:07il faut y aller
37:07fonce etc
37:08je ne suis pas sûr
37:09qu'ils n'avaient pas
37:10une petite idée
37:11derrière la tête
37:12parce qu'il y a
37:13des jeux politiques
37:14à l'intérieur du Front National
37:15et du Rassemblement National
37:17au-delà de ça
37:18je constate
37:19ce que vous dites
37:19c'est que
37:20les personnes peuvent changer
37:21vous pouvez avoir des positions
37:22dans vos états de récent
37:23ne me faites pas dire
37:25j'ai été clair
37:26la présomption d'innocence
37:27existe
37:27le fait de changer
37:28d'innocence existe
37:29je n'ai pas fini ma phrase
37:30je n'ai pas fini ma phrase
37:31je n'ai pas fini ma phrase
37:32non parce que je vous connais
37:33alors qu'est-ce que je vais dire
37:34vous allez essayer
37:35de me trouver un truc
37:36en disant
37:36donc alors finalement
37:37vous me compliquez des choses
37:38moi j'ai été simple
37:39ah non c'était clair et net
37:40c'était tellement clair
37:41que je rebondis
37:43sur ce que vous dites
37:43et je me dis que
37:45dans ce débat
37:46où les politiques
37:47ont foncé
37:48pour ne pas dire
37:49se sont votés
37:50dans ce sujet
37:51alors même
37:52qu'il y a
37:53encore
37:55une parole contre parole
37:56il y aura un bras
37:56de fer judiciaire
37:57certains ont dit
37:58mais c'est la preuve
37:59que le Rassemblement National
38:02reste la peste brune
38:03la plus dangereuse
38:04et la plus antisémite
38:05mais je constate finalement
38:07que
38:07je n'ai pas dit ça
38:08que vous pensez
38:08que le bombardement
38:09peut être pour l'ensemble du RS
38:11je n'ai pas dit ça
38:13vous avez remarqué
38:14que je n'ai rien dit
38:14pendant toute la semaine
38:15c'est vrai
38:15c'est pour ça que je vous pose la question
38:17je pense que je respecte
38:18effectivement
38:19la présomption d'innocence
38:21que j'ai une idée
38:21sur ce qui s'est passé
38:22voilà je vous l'ai d'ailleurs expliqué
38:24c'était suffisamment clair
38:25voilà
38:26et je vous ai
38:27mais qu'est-ce que ça dit
38:28cette affaire du Rassemblement National
38:29est-ce que ça a des conséquences
38:31certains essayent de sauter sur l'occasion
38:33pour dire regardez
38:33ils sont toujours antisémites
38:35c'est un peu le communiqué du CRIF
38:38bon
38:39le communiqué du CRIF
38:40c'est exceptionnel
38:41que certains
38:42si jamais
38:43non mais le communiqué du CRIF
38:44si je pouvais
38:45c'était à moi
38:46que t'ai posé la question
38:46ça fait 25 minutes qu'il parle
38:47non non non
38:48si jamais
38:49le CRIF c'est
38:49si jamais Bardella etc
38:51et aussi
38:51et la conclusion
38:53c'est finalement
38:54le RN n'a toujours
38:55n'a pas changé
38:56c'est très intelligent
38:58et très profitable
38:59pour la communauté
39:00juillet française
39:00ça me permet de revenir
39:01sur une autre chose
39:02sur une chose
39:04la manière dont résonne
39:05Gilles William
39:05est intéressante
39:07parce que
39:07ce qui s'autorise pour certains
39:09il ne s'autorise pas pour d'autres
39:10par exemple
39:11ça veut dire quoi
39:11ça veut dire que
39:12l'antisémitisme passé
39:15ne s'efface pas
39:17devant l'antisémitisme actuel
39:18voilà
39:19c'est pas aussi simple que ça
39:20parce que sinon
39:21c'est la théorie
39:22de la contradiction
39:22première et secondaire
39:23que vous avez appliqué
39:24que s'applique
39:25l'extrême gauche
39:26c'est à dire
39:26vous comprenez
39:27nous on déteste cela
39:28alors comme on déteste cela
39:29peu importe
39:30les compagnons de route
39:30très sincèrement
39:31je ne comprends pas
39:33ce qui vient d'être
39:33ce que je veux dire
39:34c'est que
39:35vous êtes en train
39:36de laisser entendre
39:37que comme aujourd'hui
39:38on est dans l'urgence
39:39absolue
39:40face à la France
39:41insoumise
39:42à cet antisémitisme là
39:43peu importe
39:44si ceux qui sont
39:45aujourd'hui
39:46mis en cause
39:46sur l'antisémitisme
39:47le passé
39:47c'est faux
39:48on s'en fout
39:49vous êtes en train
39:50de caricaturer
39:51grossièrement
39:52ma pensée
39:52grossièrement peut-être
39:53parce que c'est
39:53l'aspect politique
39:54si actuellement
39:55si actuellement
39:56j'avais
39:57si actuellement
39:58j'avais diagnostiqué
40:00au rassemblement
40:01national actuel
40:03des stigmates
40:04du passé
40:05je parle de
40:06Marine Le Pen
40:06je parle de
40:07je parle de
40:08Jean-Philippe Tanguy
40:09je parle
40:09je parle de
40:10je ne vois que des gens
40:12il y en a eu d'autres
40:13il y en a eu d'autres
40:13qui ont même été écartés
40:14M. Chatillon a été écarté
40:16ça tombe bien
40:17c'est pour ça
40:17quand on fait la liste
40:19ces derniers temps
40:20on voit quand même
40:23qu'il y a quand même
40:25des stigmates
40:25je n'ai pas de complexe
40:27à dire
40:27qu'aujourd'hui
40:28le rassemblement national
40:30je n'ai pas un problème
40:30de complexe
40:31la droite
40:31de manière générale
40:32la droite française
40:34que ce soit
40:35le rassemblement national
40:36ou que ce soit
40:37les républicains
40:38se sont conduits
40:39remarquablement
40:40aussi bien
40:41après le 7 octobre
40:42que par rapport
40:43à l'antisémitisme
40:44de la France insoumise
40:45je ne fais pas de différence
40:46d'accord
40:46mais c'est en ce sens là
40:47que ma démonstration
40:48je ne comprends pas
40:50vos propos
40:50cher ami
40:51c'est que vous dites
40:52comme dans la situation actuelle
40:53il se comporte bien
40:55donc tout le reste
40:56ça ne m'intéresse pas
40:56alors je crois
40:57qu'il n'a pas compris
40:57mon développement
40:58en 3
40:58j'ai dit 1
40:59présomption d'innocence
41:01j'ai dit 2
41:02qui fait
41:02qui est en train
41:03de mener l'enquête
41:04un média
41:05qui fait des coups
41:06et 3
41:06si par pure hypothèse
41:08intellectuelle
41:08pardon d'être un juif
41:09du présent
41:10et pas un juif du passé
41:11c'était assez clair
41:12c'est ma réponse
41:13c'est assez clair
41:14vous me la confirmez
41:15vous dites
41:15le passé je m'en fous
41:16je suis un juif du présent
41:17donc le passé je m'en fous
41:19voilà
41:19c'est ça que ça veut dire
41:20c'est au point la ligne
41:21la démonstration est faite
41:22on peut passer au point
41:22c'était un raisonnement
41:24c'était un raisonnement politique
41:25c'était pas
41:27c'était pas
41:28c'était pas
41:28c'était pas
41:29un raisonnement d'historien
41:30non je ne conteste pas
41:31je ne conteste pas
41:33que ce soit un raisonnement politique
41:34c'est la politique justement
41:35qui me pose problème
41:36c'est ce raisonnement là
41:37je dois reconnaître
41:39qu'au moment où je parle
41:41lorsque je vois
41:42que le grand mensonge
41:44sur Gaza
41:45a triomphé
41:46lorsque je vois
41:47que les juifs français
41:48sont en danger
41:49en France
41:50par rapport à un parti particulier
41:51je vous avoue
41:52effectivement
41:53pensez davantage au présent
41:54j'ai une question
41:55ça sera la dernière
41:55il nous reste deux minutes
41:56le présent n'efface pas le passé
41:58mais c'est très intéressant
41:59je dois faire attention
41:59toujours
42:00voilà parce que
42:01le passé il ressurgit très vite
42:03alors moi j'ai une question
42:04et ce sera la dernière
42:05il reste une minute trente
42:06vous avez intérêt à répondre
42:07par oui ou par non
42:07du moins très rapidement
42:10le français de confession juive
42:12aujourd'hui
42:12a-t-il plus peur
42:14d'un Jordan Bardella
42:17accusé par Mediapart
42:19d'avoir tenu sur Messenger
42:20des propos qui seraient antisémites
42:22ou de la France insoumise
42:24aujourd'hui
42:25et du climat qu'il y a
42:26ou de certains membres
42:29du parti socialiste
42:30qui seraient capables
42:31de taper dans la main
42:32une nouvelle fois
42:33de la France insoumise
42:34pour des élections
42:35quitte
42:36quitte à oublier
42:37ce qui a pu se passer
42:37depuis le 7 octobre
42:39là vous exagérez
42:39parce que vous me donnez
42:40une minute et demie
42:41vous me donnez une minute et demie
42:42c'est un autre départ
42:43le français juif
42:44parce que moi je ne compte pas
42:45le français juif
42:46si vous me permettez
42:47il n'était pas
42:48d'abord c'est l'expression
42:49qui a été employée
42:50le français de confession juive
42:51j'ai dit
42:51bon d'accord
42:52vous vous présentez
42:52j'ai pas dit le français juif
42:53j'ai entendu ça
42:55bon
42:58pardon
42:58dit le français de confession juive
42:59le français de confession juive
43:02aujourd'hui
43:02il doit effectivement
43:04à la fois
43:05regarder ce qui se passe
43:06mais aussi
43:06ne pas oublier le passé
43:08et bien écoutez
43:08à 95%
43:12il considère
43:13que la France insoumise
43:14est le parti antisémite
43:15il ne votera
43:17jamais pour elle
43:17mais la loi du nombre
43:18n'est jamais la loi de la vérité
43:19oui d'accord
43:21ah vous pensez
43:21que c'est 95%
43:23non non non
43:23mais vous savez
43:23il y a des pays
43:24où il y a eu
43:24100%
43:2595%
43:26qui étaient derrière Hitler
43:27le peuple allemand
43:27ne disait pas la vérité
43:28je suis bien content
43:29de voir que les français
43:30de confession juive
43:31sont un peu moins naïfs
43:33qu'avant
43:33il faut dire aussi
43:34que certaines évidences
43:36la loi du nombre
43:36ne fait pas la vérité
43:37quand je disais
43:38il y a 20 ans
43:38mais c'est vos premiers amours
43:40donnez-moi
43:41mille hommes
43:41et je fais une révolution
43:42non non ce n'est pas ça
43:43ce que ça veut dire
43:43ça veut dire que parfois
43:44il faut savoir
43:45je vais vous dire
43:46si la loi du nombre
43:47faisait la vérité
43:47alors le général de Gaulle
43:48aurait eu tort
43:49exactement
43:50merci Julien Drey
43:51encore une fois
43:52il vous a battu
43:53merci à tous les deux
43:54dans un instant
43:55c'est l'heure des pros
43:55on se retrouvera
43:56dimanche prochain
43:57bien évidemment
43:58et ça sera
43:59on va parler en longueur
44:00la semaine prochaine
44:01du 7 octobre
44:02et bien sûr
44:03tous les trois
44:03avec l'espoir
44:04que la manifestation prévue
44:05qui est prévue
44:07par des groupes
44:07pro Hamas
44:08soit vraiment interdite
44:10mardi
44:10ayons une pensée
44:12pour tous les français
44:13de confession juive
44:14qui nous regardent
44:15chaque dimanche
44:16et qui apprécient
44:17bien sûr
44:17un peu plus Julien Drey
44:19que Gilles William Goldnadel
44:20ça il faudra faire les comptes
44:22c'est pas gagné les amis
44:24j'ai mes sources
44:25merci
44:25on va