- il y a 15 minutes
Les débats de l'été avec Delphine Batho, présidente du parti Génération écologie, candidate déclarée à la présidentielle
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:05Nous n'avons pas connu un tel climat de notre vivant, et peut-être même pas depuis l'avènement de
00:11notre civilisation, c'est ce que dit le directeur de l'Institut Copernicus.
00:15Ces canicules ont aussi révélé la vulnérabilité des habitations.
00:19Oui, vous avez peut-être appris à fermer vos volets la journée, si vous aviez des volets près de la
00:23moitié des logements en France.
00:25Sont-ils dépourvus ou sont mal protégés du soleil ?
00:27On a un réchauffement aujourd'hui de plus 1,4 degré en 2025, par rapport à la deuxième moitié du
00:3319e siècle.
00:34Ça ne paraît pas beaucoup quand je dis plus 1,4 degré, mais c'est environ 20 fois plus rapide
00:40que le rythme de la variabilité naturelle de notre climat.
00:46De retour sur l'antenne de Sud Radio, notre invitée aujourd'hui, Clément Barguin, Delphine Bateau.
00:51Oui, elle a été ministre de l'écologie, elle est aujourd'hui députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération Écologie.
00:56Elle veut désormais conquérir l'Elysée. Delphine Bateau est avec nous ce midi. Bonjour, Madame Bateau.
01:03Bonjour.
01:04Merci de prendre le temps de venir répondre à nos questions sur l'antenne de Sud Radio.
01:09Vous l'avez probablement entendu dans ce générique avec beaucoup de sujets mélangés,
01:14avec une question forte, celle évidemment du changement de notre situation environnementale,
01:22les changements climatiques qui sont nombreuses.
01:26Là, vous, présidente de Génération Écologie, vous voulez faire quoi de cette question de l'écologie sur cette élection présidentielle
01:37?
01:37Est-ce que ça va devenir un de nos enjeux majeurs ?
01:41Vous n'allez pas me dire le contraire, j'imagine bien, mais il va falloir qu'on puisse le poser
01:46dans le débat politique.
01:49Une bonne fois pour toutes.
01:50Exactement.
01:51Exactement. En fait, le changement climatique et l'effondrement, la perte de la biodiversité,
01:57c'est devenu un enjeu de sécurité nationale qui conditionne notre santé, notre sécurité physique,
02:05notre alimentation, notre eau potable.
02:08Et donc, moi, je veux, dans l'élection présidentielle, proposer une nouvelle écologie crédible,
02:14une écologie de gouvernement capable de prendre en charge tous les problèmes du pays,
02:21tous les problèmes de la nation, et dans les circonstances historiques qui sont celles de cet été,
02:27mais qui sont en réalité celles de ce siècle, parce que le problème, c'est que l'été 2026 risque
02:32de devenir la norme.
02:34Effectivement, c'est une question centrale et c'est très frappant de voir comment les autres formations politiques
02:42continuent, font leur rentrée politique en parlant de toute une série de sujets,
02:47mais pas tellement de celui-là.
02:48Sauf Jean-Luc Mélenchon.
02:52Mais Jean-Luc Mélenchon, le cœur de son programme, en fait, c'est ce qu'il appelle la relance de
02:57la consommation populaire.
02:58Donc, c'est en réalité d'aggraver les causes du problème.
03:02Il reste profondément sur une logique de croissance économique et de gaspillage.
03:08Donc, il y a quelques slogans sur l'écologie, mais il faut regarder ce qu'il y a derrière.
03:13Et ce qu'il y a derrière, c'est l'aggravation des causes du problème.
03:16Delphine Bateau, qu'est-ce qui vous différencie aujourd'hui d'une candidate comme Marine Tondelier ou Yannick Jadot ?
03:23Quelle est votre différence à vous ?
03:25Ils ne sont pas vraiment candidats.
03:28Il ne vous a pas échappé qu'Europe Écologie Les Verts est en train de décider d'un processus de
03:35disparition de l'écologie en France sur un plan politique.
03:40Alors, que ce soit les uns pour s'allier avec les socialistes ou que ce soit les autres pour s
03:45'allier avec la France insoumise,
03:48Moi, je refuse cette logique qui est une logique d'abandon et je considère qu'au contraire,
03:54on est dans des circonstances historiques où il faut construire en France une nouvelle écologie
03:59avec un nouveau programme crédible autour de ce que j'appelle la construction d'une république terrestre,
04:06c'est-à-dire une France qui protège notre sécurité physique, notre alimentation.
04:12La question de l'agriculture et de l'avenir de l'agriculture est pour moi centrale.
04:16La question de l'avenir de la ruralité est centrale,
04:19mais c'est aussi une écologie républicaine qui prend en charge les questions de sécurité, les questions de défense.
04:25Mais Delphine Bateau, est-ce que cela veut dire que l'écologie n'est plus seulement une question de gauche
04:29ou celle d'un seul parti ?
04:31Vous dites à l'instant que vous n'entendez pas beaucoup dans les universités d'été.
04:35les différentes personnalités sans saisir.
04:39Cela veut dire que votre candidature, ça va être celle de faire un réveil collectif ?
04:47Écoutez, on ne serait pas dans cette situation si le paysage politique actuel avait pris au sérieux
04:55ce que disent les scientifiques depuis des décennies.
04:58La condition, à mes yeux, pour que quelque chose de neuf émerge, c'est l'indépendance.
05:03C'est l'indépendance à l'égard de l'ensemble du paysage politique.
05:07C'est, à mes yeux, la condition pour qu'une nouvelle écologie de gouvernement émerge en France.
05:13C'est qu'elle soit indépendante des formations politiques qui ont échoué sur ce sujet comme sur tant d'autres.
05:19Mais est-ce qu'il n'y a pas un risque de dispersion à gauche ?
05:21Raphaël Glucksmann a annoncé sa candidature hier.
05:25Un électeur de gauche, aujourd'hui, peut être perdu.
05:28Est-ce qu'une candidature comme la vôtre ne participe pas aussi à la dispersion des voix ?
05:34Moi, je m'adresse à toutes les électrices et tous les électeurs.
05:37Et on a besoin d'une élection présidentielle qui soit une élection présidentielle féconde,
05:43dans laquelle émergent de nouvelles idées, de nouvelles forces.
05:47Franchement, moi, je suis beaucoup sur le terrain, en particulier dans les territoires ruraux.
05:52Il y a un profond décalage entre une vie politique à Paris qui reste très matricée,
06:01comme si on allait reproduire le même schéma qu'aux deux précédentes élections présidentielles et même celles d'avant.
06:07Non, il y a envie d'un nouveau programme et de nouvelles idées.
06:11Et moi, c'est ça que je veux défendre dans cette campagne électorale.
06:14Delphine Bateau, la candidature présidentielle, elle impose beaucoup de sujets à traiter,
06:20et pas seulement celui de l'écologie.
06:22Ça va être quoi, vous, votre programme sur la question économique, le pouvoir d'achat, la solidarité,
06:28les questions d'immigration ? On en parlait il y a quelques instants sur l'antenne de Sud Radio.
06:32C'est quoi votre programme là-dessus ?
06:34Mon programme, c'est la République terrestre.
06:38Et donc, d'abord, c'est d'affirmer le caractère central des enjeux écologiques,
06:44parce qu'ils sont vitaux et qu'ils ont des conséquences dans l'ensemble des domaines.
06:48Par exemple, ils ont des conséquences sur le plan économique.
06:51Sur le plan économique, moi, je suis pour qu'on arrête de courir après un indicateur
06:57qui est la croissance du PIB et qu'on revienne à une économie de l'utile,
07:02une économie locale, en relocalisant un certain nombre de productions,
07:07mais en sortant aussi des logiques de gaspillage et en sortant des logiques de dépendance,
07:13que ce soit aux importations d'énergie fossile ou d'un certain nombre de matières premières
07:17dont nous sommes dépendants, ce qui crée une vulnérabilité pour la France
07:22sur le plan géopolitique, parce que le monde qui nous entoure, il a profondément changé.
07:27On n'est plus aujourd'hui à l'heure de la mondialisation libérale.
07:31On doit organiser la robustesse de notre économie, de l'avenir de nos entreprises,
07:37par une logique de relocalisation et de retour à l'économie utile.
07:41Le plan géopolitique, ça va être quoi votre proposition en matière de défense ?
07:45Parce que c'est très intéressant et je pense que tout le monde peut tomber d'accord avec vous
07:50sur la nécessité de faire attention à notre environnement.
07:53Mais là, les sujets, c'est comment on fait pour, par exemple, assurer une préférence nationale ?
07:59Comment on fait pour créer de l'emploi ?
08:01Vous ne répondez pas là-dessus encore ?
08:03Non, pas une préférence nationale.
08:05Si, sur les questions de...
08:07Face à une concurrence chinoise, par exemple, dans le domaine automobile...
08:11C'est le programme de l'extrême droite.
08:13On peut parler de relocalisation, ce n'est pas la même chose que la préférence nationale.
08:17Pour vous répondre sur les questions de défense,
08:18moi, je suis membre de la commission de la défense et des forces armées à l'Assemblée nationale.
08:24On est dans un contexte géopolitique où il faut prendre très au sérieux les menaces de la Russie.
08:30Donc, moi, je suis favorable au renforcement de l'effort de défense.
08:34J'ai voté en faveur de la loi de programmation militaire et de la révision de la loi de programmation
08:40militaire
08:41parce que l'enjeu aujourd'hui, ce n'est pas d'être va-t'en-guerre,
08:44c'est de défendre la paix, de défendre la paix en France, de défendre la paix en Europe.
08:49Et donc, oui, on doit augmenter nos capacités en matière de défense,
08:54que ce soit sur le plan humain ou que ce soit en termes d'armement.
08:57Mais il faut bien comprendre qu'une vraie stratégie de défense,
09:01ce que j'appelle une stratégie de défense en profondeur,
09:05elle passe aussi par le fait de se défaire de nos dépendances,
09:09en particulier en matière d'importation d'énergie fossile,
09:12qui sont une vulnérabilité géopolitique qui est exploitée par nos adversaires.
09:18Mais on fait comment ?
09:20On a vraiment les moyens de s'en passer aujourd'hui ?
09:24De s'en passer du jour au lendemain, non.
09:27Mais il faut bien comprendre qu'il y a un rapport entre ces importations d'énergie fossile
09:33et deux choses qui sont au centre de notre vie quotidienne.
09:36D'abord, l'inflation, l'explosion d'un certain nombre de prix
09:40qui est directement lié à l'augmentation du prix du baril de pétrole.
09:45Et donc, c'est une vulnérabilité pour le porte-monnaie de toutes les Françaises et tous les Françaises.
09:50Ça, c'est la première chose.
09:51Et la deuxième, c'est le changement climatique.
09:53Si on veut, on a besoin d'organiser notre sécurité climatique,
09:58de nous adapter au changement climatique,
10:00mais on doit aussi agir sur les causes.
10:02Et les causes, ce sont les énergies fossiles.
10:05Et plus largement, c'est la boulimie de courir toujours après la croissance économique,
10:11qui est un indicateur complètement vicié
10:13et qui aujourd'hui est un indicateur en réalité de destruction de nos conditions de vie.
10:19La priorité aujourd'hui, ça doit être ce qu'on appelle l'habitabilité.
10:23Pardon pour le mot un peu compliqué, c'est l'habitabilité de la France.
10:27C'est que notre pays reste un beau pays,
10:29qui reste habitable et qu'on puisse y avoir une qualité de vie sereine.
10:34Et à la fois, les règles écologistes qui ont bloqué,
10:41notamment durant la crise des incendies,
10:43certaines volontés individuelles ou même collectives,
10:47par exemple, de créer des murs anti-feu.
10:50Là, là-dessus, on aborde comment ce réellement...
10:53Non, ça, c'est complètement faux.
10:54Écoutez, c'est les témoignages que l'on a.
10:56Non, non, non, non, non.
10:58C'est une fake news.
10:59Quand il y a... Non, excusez-moi, je vais vous expliquer.
11:03Quand il y a un incendie, la décision de faire un pare-feu,
11:08c'est-à-dire de créer, par exemple, un couloir où on va éliminer les arbres,
11:13ce n'est pas une décision qui est prise, ou pas, par des écologistes.
11:17C'est une décision qui est prise par les pompiers et par la préfecture.
11:22Peut-être vous parlez d'autre chose, vous parlez de la question du débroussaillement.
11:25Je parle notamment de cela.
11:26Peut-être que c'est de ça dont vous parlez.
11:27Je parle aussi du fait que les citoyennes et citoyens sont parfois atterrées
11:34face à des mobilisations écologistes.
11:36Je ne suis pas contre l'écologie.
11:38Ce ne sont pas mes propos, en l'occurrence, que je vous rapporte.
11:41Mais bien celles et ceux qui nous contactent et nous disent
11:44par moments, on a l'impression que l'écologie, c'est encore quelque chose de très dogmatique.
11:50Alors, plusieurs choses.
11:51D'abord, si on parle des incendies, moi, je veux saluer le mouvement exceptionnel
11:57qu'il y a eu des citoyennes et des citoyens, et en particulier d'agricultrices et d'agriculteurs,
12:02qui se sont portés en appui des pompiers et qui ont apporté leur aide.
12:08Je vais prendre l'exemple des...
12:10Donc, ça a été vrai en Gironde.
12:11Je vais prendre l'exemple des Deux-Sèvres.
12:13Nous, on a eu 300 départs de feu dans les Deux-Sèvres.
12:16Il y a eu un travail remarquable qui a été fait entre les pompiers et les agricultrices et les agriculteurs.
12:22Maintenant, ce que j'entends dans votre question, c'est autre chose,
12:24qui ne concerne pas seulement l'écologie, qui concerne tous les sujets en France.
12:29C'est le rabol de la bureaucratie.
12:32Et moi, je propose une révolution des normes.
12:35C'est ça, ce que j'appelle une république terrestre.
12:37C'est une république qui retrouve le sens du réel, qui est terre à terre,
12:42qui est concrète, qui fait confiance aux gens et qui édicte des règles qui sont claires,
12:49mais qui ne se perdent pas dans une bureaucratie qui devient aujourd'hui insupportable
12:54dans de très, très nombreux domaines dont on peut prendre plein d'exemples.
12:57Oui, il y avait aussi le cas des méga-bassines,
12:59certains mouvements écologistes qui s'y opposaient à l'époque,
13:02alors même que les agriculteurs n'avaient pas été entendus.
13:04Écoutez, justement, vous parlez de concrède réel...
13:09Les bassines dont vous parlez, elles se trouvent dans ma circonscription.
13:13Et en fait, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si on veut stocker l'eau,
13:18si on veut retenir l'eau pour lutter contre les sécheresses,
13:21on doit d'abord favoriser le stockage de l'eau dans les nappes phréatiques,
13:26dans les zones humides, dans les terres, dans les haies.
13:29Et donc, le modèle qui est celui de faire des investissements gigantesques
13:35à plusieurs dizaines de millions d'euros pour chaque bassine,
13:39d'où l'eau s'évapore,
13:41ce n'est pas une solution qui est adaptée aux canicules extrêmes
13:45telles que celles qu'on vient de vivre.
13:48On a une auditrice qui a une question à vous poser sur la chasse, Delphine Bateau.
13:52Sabine, vous êtes encore là ?
13:54Oui, bonjour, bonjour Madame Bateau.
13:56Allez-y, Sabine.
13:57Bonjour, j'habite un petit village dans l'Hérault,
14:00alors c'est vrai que je suis très loin de Paris.
14:02Ce qui se passe à Paris ne m'intéresse pas,
14:04ce qui se passe chez moi m'intéresse.
14:05La terre a brûlé, la terre s'est desséchée.
14:09J'ai eu plus de 40 degrés pendant plus d'un mois et demi.
14:12À un moment donné, j'entends que les chasseurs partent au combat
14:16dans les Landes, en Gironde,
14:19tuer les derniers animaux qui ont réussi peut-être à s'échapper des feux de forêt
14:23et que le gibier d'eau, malgré qu'on nous a seriné sur une sécheresse depuis trois mois,
14:27la chasse est ouverte, on peut aller les tirer comme de la peine.
14:30Expliquez-moi pourquoi on ne s'insurge pas contre ça.
14:34Vous vous insurgez, vous Delphine Bateau peut-être ?
14:36Merci Sabine.
14:37Moi j'appelle au bon sens.
14:41En fait, on vit un été silencieux.
14:43C'est très frappant à quel point la nature est en train de mourir.
14:47Il y a moins d'oiseaux, moins d'insectes, moins d'animaux.
14:50Et je crois que beaucoup de chasseurs aiment la nature.
14:55Et donc, ils doivent avoir le bon sens de comprendre qu'on doit laisser aux écosystèmes
15:01le temps de souffler, de se reconstituer, de se réparer en fonction du climat
15:06qu'on aura au mois de septembre, au mois d'octobre.
15:08Et c'est vrai que ce n'est pas une période adaptée pour chasser.
15:13Mais on doit y arriver, à mon sens, par le dialogue et par le bon sens.
15:19Je signale aussi, parce qu'il y a beaucoup de fausses informations qui circulent,
15:23que tous les territoires qui ont été incendiés,
15:25les massifs sont interdits à la fréquentation.
15:29Et des promeneurs comme des chasseurs actuellement,
15:31ces territoires sont fermés à la fréquentation.
15:34Merci beaucoup Delphine Bateau.
15:37Et je voudrais dire merci, merci à toutes celles et ceux
15:40qui ont apporté de l'eau aux animaux dans cette période de sécheresse qui est terrible.
15:45Merci beaucoup Delphine Bateau.
15:46Merci beaucoup Delphine Bateau.
15:48Je rappelle que vous êtes députée des Deux-Sèvres,
15:50présidente de Génération Écologie et donc candidate déclarée pour la présidentielle.
15:55Merci d'avoir été avec nous ce midi.
15:56Merci aussi à Sabine, 0826 300 300.
15:59Je veux remercier l'ensemble de l'équipe qui prépare cette émission.
16:01A mes côtés, Clément Barguin, à commencer par vous,
16:03Albin Texera, Louis Randazzo et puis Alexandre Saint-Etienne sur les réseaux sociaux,
16:08Julien Delmas à la réalisation et Manu qui était au standard.
16:11Et puis vous continuez sur Sud Radio à nous écouter tout au long de la journée.
16:13Les vrais voix de Frédéric Brindel dans quelques heures.
16:16Mais avant ça, on aura Jacques Pessis avec,
16:18eh bien il recevait Philippe Bouvard qui nous a quittés ce matin à l'âge de 96 ans.
16:24animateur bien connu, des grosses têtes, 37 ans à la tête de cette émission.
16:31Bonne journée sur Sud Radio.
16:33A demain.
16:34Sud Radio.
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