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Plongez dans le procès le plus bouleversant de l'été : la tragédie des Clancy à Duxbury ! Entre drame familial, troubles mentaux et bataille judiciaire, cette affaire va vous scotcher du début à la fin. Analyse, coulisses, débats enflammés, tout y est ! Abonnez-vous pour ne rien rater et dites-nous en commentaire ce qui vous a le plus marqué. #crime #justice #procès #famille #actualité

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0:00 - Introduction au drame Clancy
2:01 - Le profil familial et les dilemmes du procès
5:28 - Plaidoirie de la défense sur la dépression
9:13 - Débat judiciaire sur la recevabilité des témoignages
15:40 - Premiers éléments de preuve et débats d’experts
19:18 - Les faits, preuves et chronologie médicale
27:10 - Les visites du jury et leur importance
38:36 - Conclusion et regards sur le procès


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Transcription
00:00De l'extérieur, il semblait que Patrick et Lindsay Clancy menaient une vie de rêve,
00:04un jeune couple séduisant élevant leurs trois jeunes enfants dans leur maison récemment rénovée à Duxbury, dans le Massachusetts.
00:12Mais derrière des portes closes, il se passait autre chose, quelque chose qui allait détruire cette famille.
00:19Les enfants sont tués de cette façon, comme par strangulation.
00:22Une strangulation peut rendre inconscient en dix secondes à une minute.
00:26Cela dépend de leur capacité à lutter. Plus ils résistent, plus cela prend de temps.
00:32Lindsay Clancy a ôté la vie à ses trois enfants et s'est retrouvée en fauteuil roulant.
00:37Mais pourquoi aurait-elle fait cela ?
00:39Les procureurs affirment que c'était planifié, organisé et prémédité, et ils veulent qu'elle soit enfermée à vie.
00:46Mais l'avocat de Lindsay affirme qu'elle souffrait de troubles mentaux et qu'elle ne devrait pas être tenue
00:52pénalement responsable.
00:55Elle a reconnu sa responsabilité des actes ayant entraîné la mort de ses enfants.
00:59Cependant, elle n'était pas pénalement responsable au moment des faits en raison d'une dépression postpartum, d'une psychose
01:05et d'une intoxication involontaires.
01:07Et maintenant, tout est prêt pour le plus grand procès de l'été.
01:11Le jury déclarera-t-il cette mère confinée dans un fauteuil roulant, coupable ou non coupable de ce qu'elle
01:17a fait à ses trois enfants ?
01:20C'est le plus grand procès de l'été, mais il ne sera facile ni pour l'accusation ni pour
01:25la défense.
01:27Pour la défense, il s'agit d'une meurtrière d'enfants et les jurys détestent les plaidoyers fondés sur la
01:32folie.
01:33Mais il s'agit d'une femme avec des antécédents documentés de dépression postpartum.
01:38Alors, un jury va-t-il la libérer et que va dire la défense ?
01:43Je suis Vinnie Politane. Enquêtons.
02:01Il s'agissait de la tuerie très violente de trois enfants.
02:06Et généralement, quand on examine une affaire comme celle-là, on cherche le mal, on cherche un coupable et on
02:11veut le pendre haut et court.
02:13Cette affaire est un peu différente. C'est une véritable tragédie.
02:17Et c'est une tragédie parce que tout s'est passé au sein d'une famille.
02:20Un jeune couple avec trois jeunes enfants, qu'ils aimaient, qu'ils aimaient,
02:25mais il se passait quelque chose avec la maman, avec Lindsey Clancy.
02:31Et pour ce jury, il va falloir examiner cet éclatement tragique de la famille
02:36et essayer de comprendre pourquoi cela s'est produit
02:40et si elle doit ou non être tenue pénalement responsable de ses propres actes.
02:46Aucun débat sur ses actes.
02:48La question est pourquoi elle l'a fait et ce qui se passait dans son esprit.
02:52Ce qui est intéressant dans cette affaire,
02:54c'est que le mari de Lindsey, Patrick, reste à ses côtés.
02:58Il a demandé aux gens de lui pardonner.
03:00Lui, il lui a pardonné.
03:02Il la soutient.
03:04Nous nous attendons à ce qu'il témoigne en sa faveur.
03:07Donc, c'est l'homme au centre de tout cela
03:10qui jouera un rôle important dans ce procès.
03:14Quelqu'un qui a perdu ses trois enfants,
03:16mais qui vivait au cœur de tout cela.
03:19Et pas seulement en tant que témoin oculaire,
03:21mais aussi en tant que personne qui comprenait ce qui se passait
03:24et quelles étaient les dynamiques au sein du foyer.
03:27Et que se passait-il chez Lindsey Clancy
03:29concernant sa dépression, sa maladie mentale, etc.?
03:34Il est crucial pour cette affaire.
03:36Et cela va jouer un rôle très important,
03:39vraiment très important pour un jury,
03:40parce qu'ils vont se tourner vers lui.
03:42D'accord.
03:43Eh bien, qu'est-ce qu'il veut voir se passer dans tout ça?
03:47Cela pourrait leur permettre de penser,
03:49si ça lui convient.
03:50Peut-être devrions-nous être plus ouverts d'esprit
03:52face à cette personne qui a tué ses enfants.
03:55Vous savez, c'est différent de ce qui s'est passé
03:57dans l'affaire Andrea Yates,
03:59et elle a été déclarée non coupable au Texas.
04:02Mais son mari n'était pas aussi
04:07compatissant envers Lindsey
04:08que Patrick le sera dans cette affaire.
04:13Rusty s'est présenté au tribunal.
04:14Oui, il était là.
04:15Il a dit certaines choses,
04:17mais il était dans une situation bien différente
04:19de celle de ce mari, de ce père.
04:21Mais malgré cela, Andrea Yates a été déclarée non coupable.
04:25Donc, il va vraiment y avoir un procès ici.
04:28Je ne sais pas comment le jury va interpréter ces preuves.
04:31Nous devons attendre de voir comment cela va évoluer.
04:34Mais tout tourne autour de la dépression post-partum
04:36de Lindsey Clancy,
04:37ou peut-être que les procureurs diront
04:39la prétendue dépression post-partum.
04:41À quel point était-ce sérieux?
04:43À quel point était-ce réel?
04:45Et comment convaincre un jury de cela?
04:48Eh bien, ce que la défense voulait faire,
04:51c'était faire venir d'autres maires
04:52qui ont souffert de cela,
04:53les faire défiler dans la salle d'audience
04:56pour que le jury puisse comprendre.
04:58Un témoignage direct de ce que c'est
05:00que de souffrir de dépression post-partum.
05:02Et les pensées que vous avez,
05:04et comment cela influence vos décisions,
05:06vos humeurs, tout ce que vous faites.
05:08Je ne l'ai jamais vu auparavant,
05:10mais ça va être une défense très agressive.
05:13Ils sont donc allés devant le juge
05:15pour essayer de le convaincre
05:17de permettre à ces femmes
05:18de venir au tribunal
05:19et de témoigner de leurs propres expériences
05:22et pas seulement de se fier
05:24à ce que dirait un médecin
05:25ou un expert à la barre des témoins.
05:28Écoutons les arguments
05:29présentés par son avocat,
05:30Kevin Reddington.
05:33Monsieur Reddington,
05:34il s'agit d'une requête
05:35visant à permettre le témoignage
05:38de témoins qui, selon la requête,
05:40ont eux-mêmes été victimes
05:42du système médical.
05:45Concernant les questions
05:46de dépression post-partum
05:48et de psychose post-partum...
05:50Oui, votre honneur.
05:51Merci.
05:52Votre honneur,
05:53comme je l'indique dans la déclaration
05:54sous serment,
05:55comme vous pouvez bien l'imaginer,
05:57j'ai été contacté
05:58par de très nombreuses personnes
06:00qui, de façon très émouvante,
06:01avec beaucoup d'émotions,
06:03m'ont fait part de ces horribles...
06:08Problèmes auxquels
06:09elles ont été confrontées,
06:10comme la dépression post-partum,
06:12la psychose post-partum,
06:14entendre des voix
06:15qui leur donnent des ordres,
06:16avoir des pensées intrusives,
06:19de frapper, de blesser
06:20ou de tuer leurs partenaires
06:21ou leurs enfants.
06:23L'infanticide,
06:24à la suite d'une psychose post-partum,
06:26des problèmes de médication
06:28contribuant à la dépression post-partum,
06:30à la psychose post-partum.
06:33Et c'est si facile pour nous,
06:35en tant que société,
06:36de dire dans un cas aussi troublant,
06:39« Mon Dieu, elle est coupable. »
06:41Mettez-la en prison
06:42et qu'on jette la clé
06:44et qu'on en finisse
06:45parce que ça rassure tout le monde.
06:47C'est rassurant de se dire,
06:49« D'accord,
06:49quelqu'un a été puni
06:51pour un acte très grave. »
06:53Mais comme nous le savons,
06:54quand on traite des questions
06:55d'irresponsabilité pénale,
06:57je n'aime pas le terme « folie ».
07:00Mais néanmoins,
07:01lorsqu'on a affaire à quelqu'un
07:03qui souffre d'un trouble médical
07:05ou d'une maladie
07:06et qu'il a réellement vécu
07:08quelque chose
07:09qui dépasse complètement,
07:11si vous voulez,
07:12la compréhension des jurés,
07:14des gens ordinaires,
07:16pour nous croire que quelqu'un
07:18entend des voix,
07:19la réaction initiale
07:21de n'importe lequel d'entre nous,
07:22je pense,
07:22dans cette salle d'audience,
07:24serait,
07:24« Allez,
07:25tu n'entends pas de voix. »
07:27« De quoi parles-tu ? »
07:28« Tu inventes ça. »
07:29« Tu essaies de te soustraire
07:30à tes responsabilités. »
07:32Mais c'est vrai
07:33et ça arrive
07:34et c'est une affliction
07:36avec laquelle des gens
07:37ont dû vivre.
07:39Et si on leur permet
07:40de témoigner
07:41de leur propre expérience
07:43concernant la dépression
07:45post-partum,
07:46la psychose,
07:49les inquiétudes
07:50et la peur
07:51qu'une femme ressent
07:52et je dis bien
07:53qu'une femme ressent
07:54parce que les hommes
07:55ne connaissent pas cela.
07:57Vous savez,
07:57on est si prompt
07:58à sortir,
07:59on se croit puissant
08:00et fort,
08:00on boit beaucoup de bière
08:01et on est très rapide
08:02à dire qu'il faut
08:03l'enfermer
08:04et jeter la clé.
08:05Mais une femme
08:06qui a souffert... »
08:08C'est intéressant.
08:09C'est vraiment intéressant.
08:10Maintenant,
08:11les arguments
08:12qui pourra avancer
08:13quoi quoi,
08:14ce qu'il essaye de faire,
08:15c'est de ne pas
08:16se reposer uniquement
08:17sur un expert.
08:19Parce que vous savez,
08:20quand une partie
08:21engage un expert,
08:22l'autre partie
08:23engage aussi un expert
08:24et ils ne sont jamais
08:26d'accord,
08:26n'est-ce pas ?
08:27Un jury compte
08:27deux experts qualifiés
08:29et expérimentés,
08:30mais leurs avis divergent.
08:31Alors que si vous avez
08:33les témoignages directs,
08:34cela semble beaucoup
08:35plus puissant,
08:36mais c'est inhabituel.
08:38C'est « Kevin Rennington,
08:40ce n'est pas la norme.
08:41Je n'ai jamais vu
08:42une telle utilisation
08:43d'un témoin
08:44en toutes ces années. »
08:47Il se peut
08:47qu'il dise vrai
08:48et que plusieurs femmes
08:49prêtent à témoigner
08:50et ne vécu
08:51des faits similaires.
08:52Mais doit-on permettre
08:53cela au tribunal ?
08:54Est-ce ainsi
08:55que nous décidons
08:56si Lindsay Clancy
08:57entendait ses voix,
08:59si Lindsay Clancy
09:00doit ou non
09:01être tenu pénalement
09:03responsable ?
09:05Petite nuance,
09:06mais ce qu'il dit
09:07si ce juge
09:08l'autorise,
09:09c'est une preuve
09:10très, très puissante.
09:11Regardons.
09:13Une femme qui a simplement
09:15enduré cette affliction
09:16devrait pouvoir témoigner
09:18et dire probablement
09:19de manière très émotive,
09:21de façon très crédible,
09:22« Moi aussi,
09:23j'ai entendu ces voix
09:25qui donnent des ordres.
09:26Moi aussi,
09:27j'ai agi sous l'influence
09:28de ces voix.
09:29Moi aussi,
09:30j'ai souffert d'insomnie.
09:31Moi aussi,
09:32j'ai connu l'hédonisme
09:33au point de ne même plus
09:34me soucier de vivre
09:35ou de mourir.
09:36Je n'ai aucune émotion.
09:39Je ne ressens rien.
09:40Je ne peux pas rire.
09:41Je ne peux pas aimer.
09:42Je ne peux pas haïr.
09:43Et je pense que c'est important.
09:45Maintenant,
09:46avant de révéler
09:47l'identité de ces personnes,
09:49il me semble
09:50que ce que je dois faire,
09:51c'est vous présenter
09:52la question juridique générale
09:54à titre préliminaire
09:56en votre qualité de juge
09:58chargée de ce filtrage.
10:01Presque là où vous diriez,
10:03hypothétiquement,
10:03je pense qu'avec une preuve
10:05suffisante,
10:06c'est recevable.
10:09Et je suis enclin,
10:11votre honneur,
10:11le juge,
10:12à autoriser cette preuve
10:13devant un jury,
10:14moment auquel je révélerai
10:15alors, bien sûr,
10:16l'identité des personnes
10:17avec leurs connaissances
10:18et leurs consentements,
10:19ainsi que leurs antécédents médicaux.
10:21Le gouvernement
10:22pourrait alors envoyer
10:23ces policiers
10:24pour les interroger,
10:25les intimider,
10:26leur parler
10:26ou faire tout ce qu'il veut.
10:27Mais s'ils viennent témoigner
10:29à la barre,
10:30ils ont un témoignage
10:31crédible à apporter.
10:32Donc, c'est en deux parties.
10:34Je ne peux pas...
10:35Tu vois quoi ?
10:36Et ça va être comme ça
10:37pendant tout le procès.
10:38Je veux dire,
10:39il est vraiment bon,
10:40Kevin Reddick.
10:41Il se glisse un peu comme ça.
10:43Ouais,
10:43le gouvernement peut envoyer
10:44ses enquêteurs pour intimider.
10:46Eux,
10:46en supposant qu'ils vont faire ça,
10:48qu'ils vont mal agir,
10:49qu'ils vont se comporter
10:49de façon inappropriée.
10:51Dans le Massachusetts,
10:53il y a un historique
10:54à cause du procès
10:55de Karen Reed.
10:56Mais au final,
10:57c'est intéressant
10:58de voir la façon
10:59dont il présente
11:00tout ce qu'il soumet
11:01au tribunal
11:02parce qu'il fera
11:03la même chose
11:04devant le jury.
11:05Regardons-en un peu plus.
11:08Vraiment donner leur nom
11:10et adresse
11:11sans savoir,
11:12vous pouvez dire,
11:13en droit,
11:14que ce n'est pas recevable.
11:16L'expérience individuelle
11:18de quelqu'un
11:18avec un narcotique,
11:20avec une drogue,
11:21avec une maladie
11:22ou un trouble
11:23n'est pas recevable
11:24dans le cadre précis
11:26d'un procès.
11:27Et si c'est le cas,
11:28alors cela met fin
11:29à la question
11:29et c'est terminé.
11:30Mais je devais soulever
11:31la question
11:32de manière préliminaire.
11:34Merci, votre honneur.
11:37J'intégrerai
11:38ce que j'ai déjà dit
11:39à propos de la règle 14
11:40du manque de notification
11:41et du délai
11:42d'une semaine
11:43avant le procès.
11:44De plus,
11:45l'avocat de la défense
11:46ne mentionne
11:46aucune règle de preuve
11:48permettant d'admettre
11:48le témoignage
11:49d'un profane
11:50sur ces questions.
11:51Il fait référence
11:52à la loi sur les femmes battues,
11:53mais dans cette loi
11:54elle-même,
11:55il est question
11:55de témoignages d'experts
11:56et non de personnes profanes
11:58disant
11:58« J'ai vécu cela,
12:00donc la prévenue
12:00a dû le vivre aussi. »
12:02Et ensuite,
12:03je pense que ce à quoi
12:04on arrive
12:04c'est que cela devient
12:05plus préjudiciable
12:06que probant
12:07dans le sens
12:07où vous dites
12:08que vous permettez
12:08à 16 personnes
12:09de venir témoigner
12:10à ce sujet.
12:11Ensuite,
12:12le ministère public
12:13peut y répondre
12:13avec ses propres témoins
12:15« Des femmes
12:16qui ont souffert
12:16de dépressions postpartum
12:18et de psychose,
12:19qui n'ont pas tué
12:20leurs enfants,
12:21qui se sont enfermées
12:22dans une pièce
12:23pour ne pas leur faire de mal,
12:24qui sont montées
12:25dans une voiture
12:26et sont parties
12:26pour ne pas leur faire de mal.
12:28Et donc cela devient
12:30un procès dans le procès
12:31et c'est plus préjudiciable
12:33que probant.
12:35Aucune règle
12:35n'autorise l'admission.
12:37Cela retarderait le procès
12:38car nous déposerions
12:39une demande de communication
12:41concernant ces témoins
12:42et leurs dossiers médicaux
12:43et un interrogatoire
12:44par la police,
12:45ce qui prendrait du temps.
12:47Je m'opposerai donc
12:48à cette demande.
12:48J'aimerais savoir
12:50qui sont ces personnes
12:50qui s'enfermaient
12:51dans des pièces
12:52et montaient dans leur voiture
12:53pour éviter de tuer
12:54ou de blesser leurs enfants.
12:56Allez sur Facebook
12:56et il y en a partout.
12:57Mais n'est-ce pas
12:58tout le problème ?
12:59Je pense que selon
13:00le ministère public,
13:01il ne s'agit pas seulement
13:02d'un procès dans le procès
13:04mais de 16 procès
13:05dans ce procès.
13:07Je comprends l'argument,
13:09surtout la comparaison
13:10avec le syndrome
13:11de la femme battue.
13:13Mais à mesure
13:14que ces affaires évoluaient,
13:15je suis sûr
13:16que M. Reddington
13:17s'en souvient,
13:18ces affaires sont devenues
13:19de plus en plus recevables.
13:21Cela reposait vraiment
13:23beaucoup sur le témoignage
13:24d'experts.
13:26Et dans ce cas,
13:27je prévois qu'il y aura
13:29des experts
13:29qui vont parler
13:30de la réalité
13:31de cette dépression
13:33post-partum
13:34et de cette psychose
13:35post-partum.
13:37Donc c'est ce qui va suivre.
13:39Et ce sont des témoignages
13:41provenant, je pense,
13:42des experts des deux côtés.
13:44Il ne semble pas
13:45qu'il y ait de questions
13:47sur la réalité
13:48de la dépression
13:49post-partum
13:50ou de la psychose
13:52post-partum.
13:53Je veux dire,
13:54tous les experts
13:55semblent d'accord
13:56pour dire que c'est réel.
13:58Donc,
13:59grâce à la capacité
14:01d'obtenir
14:01la valeur probante
14:03de ce que ces femmes
14:04apporteraient
14:05au tribunal,
14:06les experts
14:07peuvent fournir cela.
14:09Donc,
14:10je vais rejeter
14:11la requête
14:12pour le moment.
14:16Et encore une fois,
14:17ce n'est pas surprenant
14:19parce que je ne l'ai
14:20jamais vu faire
14:21auparavant.
14:23Pouvez-vous imaginer
14:24ce moment
14:24en salle d'audience
14:26où plusieurs femmes
14:27témoignent
14:28de leurs expériences?
14:29C'est d'une certaine
14:30façon éclairant.
14:32Mais ensuite,
14:33quand les procureurs
14:34disent,
14:34eh bien,
14:35nous avons un tas
14:36de femmes
14:36qui disent le contraire,
14:38qui ont pu contrôler
14:39la situation
14:39et ont pu s'éloigner
14:41pour ne blesser personne.
14:42Mais il y avait
14:43un thème commun
14:44là-dedans
14:44et le juge
14:45a sauté dessus.
14:46Comme pour dire,
14:46voyez,
14:47les deux parties
14:47sont d'accord
14:48pour dire
14:48qu'il semble
14:49que cela existe
14:49bel et bien.
14:50Nous n'allons pas
14:51débattre de l'existence
14:52ou non
14:52de la dépression
14:53post-partum.
14:55La question est
14:56de savoir
14:56si cela devient
14:58tellement accablant
14:59que vous ne pouvez
15:00plus contrôler
15:01ce que vous faites.
15:03Vous avez
15:03cette impulsion
15:04irrésistible
15:05à agir.
15:07Vous n'avez
15:08pas le contrôle
15:09de vos propres actions.
15:11Et c'est là
15:12que l'irresponsabilité
15:13pénale
15:13commence à entrer
15:14en jeu.
15:16Voici ce dont
15:17il sera question
15:18dans cette affaire.
15:19Les experts
15:20auront donc
15:20beaucoup à dire.
15:23Mais beaucoup
15:24de choses
15:25seront fondées
15:26sur son cas particulier.
15:29Parce que je pense
15:30qu'au final,
15:31ce que vous allez
15:31constater,
15:32c'est que les experts
15:33seront plus ou moins
15:34d'accord jusqu'à
15:35un certain point.
15:35Et ensuite,
15:36la question sera
15:37de savoir
15:37à quel point
15:40ces pensées
15:41ont eu une emprise
15:42sur Lindsay Clancy.
15:44Cette maladie mentale
15:46a-t-elle eu
15:47une emprise
15:47sur elle?
15:49Et je pense
15:50que ce à quoi
15:50on en revient maintenant,
15:51c'est d'accord,
15:52mais qu'est-ce qu'elle
15:53était capable de faire?
15:54Qu'est-ce qu'elle
15:55était capable
15:56de contrôler?
15:58Et pendant que
15:59la défense dira,
15:59écoutez,
16:00ces voix la poussent,
16:01la poussent,
16:02la poussent.
16:03Elle ne peut pas
16:03ressentir.
16:04Elle ne peut pas
16:04haïr.
16:05Elle ne peut pas
16:05aimer.
16:06Elle ne peut pas
16:06pleurer.
16:07Elle n'est plus rien.
16:08Et elle agit
16:09simplement à cause
16:10de la combinaison
16:11des médicaments
16:12et de la dépression
16:13postpartum.
16:15Mais l'accusation
16:16peut dire,
16:17écoutez,
16:17c'était prémédité.
16:19C'était planifié.
16:21C'était prémédité.
16:22Par exemple,
16:23elle a organisé
16:24toute cette journée
16:25en envoyant son mari
16:27faire deux courses.
16:28Aller chercher
16:29des médicaments
16:30au CVS,
16:31puis aller chercher
16:32le dîner.
16:33Et elle savait
16:34le temps que cela
16:35prendrait.
16:37Elle est allée
16:37sur son ordinateur
16:39pour calculer
16:39la distance
16:40et le temps
16:41de trajet,
16:42planifiant combien
16:43de temps
16:43il lui faudrait
16:44pour ôter la vie
16:45à ses trois enfants.
16:48Et c'est ce que disent
16:49les procureurs.
16:50Écoutez,
16:51elle est capable
16:51de faire tout cela
16:52et de très bien fonctionner.
16:54Elle prend un appel
16:54téléphonique de son mari
16:56au milieu de tout ça.
16:59Aucun signe
16:59qu'elle soit déconnectée
17:01de la réalité.
17:02Elle contrôle totalement
17:03ce qu'elle fait
17:04et elle sait exactement
17:05ce qu'elle fait.
17:07Et elle prend,
17:08vous savez,
17:09toutes les mesures
17:10pour s'assurer
17:11qu'elle mène à bien
17:12la mission
17:12qu'elle avait planifiée,
17:15c'est-à-dire
17:16tuer les trois enfants
17:18ce jour-là.
17:22Donc,
17:22ce sera plus
17:23qu'une simple
17:24bataille d'experts.
17:26Ça va être
17:26d'un tout autre niveau
17:27parce qu'il y a ici
17:29des antécédents
17:30que je vais aborder
17:31concernant
17:31Lindsay Clancy
17:32et le fait
17:33qu'elle a reconnu
17:35qu'elle était malade.
17:37Dans de nombreux
17:38cas impliquant
17:39l'irresponsabilité pénale
17:41ou l'aliénation mentale,
17:43nous n'avons pas
17:44d'accusés
17:44qui ont réellement
17:45eu des épisodes,
17:47des pensées
17:47ou qui étaient traités
17:49pour quoi que ce soit.
17:51Elle est en cours
17:52de traitement.
17:54Et c'est ce qui rend
17:55cette affaire différente.
17:57Donc,
17:57vous ne pouvez pas dire
17:59qu'elle ne souffre
17:59de rien.
18:00Vous ne pouvez pas dire
18:01qu'elle invente tout.
18:03La question est,
18:05quel impact cela a-t-il
18:07sur son processus
18:08de pensée
18:09et sur sa capacité
18:10à contrôler
18:11ses propres actions?
18:13Ce que Kevin Reddington
18:14a dit était intéressant
18:15car cela concerne
18:16la sélection du jury.
18:18Il semblait penser
18:19que le scepticisme
18:21viendrait des hommes.
18:23Je ne sais pas.
18:26Je ne sais pas.
18:29Je pense qu'il pourrait
18:30y avoir un peu
18:31de scepticisme
18:31de la part
18:32de certaines mères
18:34qui n'ont jamais
18:35vécu cela.
18:37Et il y en a peut-être
18:39qui ont eu
18:39certaines pensées
18:40mais qui n'ont jamais
18:42agi ou rien fait
18:43en conséquence.
18:45Donc, je pense
18:46que c'est vraiment
18:47du cas par cas.
18:48Et je pense
18:48que le processus
18:49de sélection du jury
18:50et le fait
18:51de comprendre
18:51l'expérience
18:52de tous les potentiels
18:53jurés devient crucial
18:55dans ce cas,
18:56surtout si elles sont mères,
18:58en particulier celles
18:58qui ont eu des enfants.
19:00Quelles ont été
19:00leurs expériences?
19:02Pour les hommes,
19:02nous ne pouvons pas
19:03nous y identifier.
19:05Donc, nous arrivons ici
19:07presque sans idée préconçue
19:09et nous serons probablement
19:10plus influencés
19:12par les experts
19:12que n'importe quelle mère
19:14présente dans ce jury.
19:17Le jour du meurtre,
19:19Patrick Clancy
19:20était sorti
19:21pour acheter
19:21quelque chose
19:22au CVS,
19:23aller chercher le dîner,
19:25puis il est rentré
19:26chez lui.
19:26Et ce qu'il a découvert
19:27en rentrant,
19:28c'était l'horreur absolue,
19:29n'est-ce pas?
19:31Situation très difficile.
19:33Il découvre d'abord
19:34sa femme.
19:35Mais l'appel
19:36au 911
19:37qui a été passé
19:38est tellement important
19:40dans toute cette histoire.
19:41C'est un peu comme
19:43la réaction initiale
19:45du mari, Patrick.
19:46On l'entend découvrir
19:48les enfants
19:49et essayer
19:49de reconstituer
19:51ce qui s'est passé
19:52dans la maison
19:53pendant sa courte absence.
19:58Il y a donc eu
20:00des objections
20:01avant le procès,
20:02etc.,
20:03concernant ce que le jury
20:04pourra entendre
20:06ou non
20:06à propos des appels
20:08au 911.
20:09Les appels au 911
20:10n'ont pas encore
20:12été diffusés
20:13publiquement,
20:13mais nous avons
20:14une idée
20:15de ce qu'ils contiennent
20:16grâce aux arguments
20:17présentés au tribunal
20:19et à certains documents
20:20déposés dans l'affaire.
20:22Je veux donc passer
20:23en revue cela
20:23pour que nous comprenions
20:24ce que cet appel
20:25au 911
20:26va révéler.
20:27Commençons par entrer
20:28dans la salle d'audience.
20:29Nous allons écouter
20:30la procureure adjointe
20:31Jennifer Sprague
20:33présenter
20:34les arguments
20:34concernant
20:35l'appel
20:36au 911.
20:42La requête habituelle
20:43vise-t-elle
20:44à limiter
20:44l'admission
20:45de l'appel
20:46au 911
20:47passé
20:47par Patrick Clancy ?
20:49Elle a présenté
20:50une excellente requête.
20:52Je n'ai aucune objection.
20:53D'accord.
20:53Oui.
20:54Je comprends.
20:56Oui.
20:56J'ai vu cela
20:57avec le nombre
20:57de personnes.
20:58Donc,
20:59je vais l'autoriser aussi.
21:01Bonjour.
21:02Et ensuite,
21:03en ce qui concerne
21:04ceci,
21:04qui est la requête
21:05numéro 103,
21:06la requête
21:07concernant
21:07l'appel au 911.
21:09Allez-y.
21:10Merci,
21:11votre honneur.
21:12Donc,
21:12la première question
21:13relative au droit
21:14à la confrontation
21:14ne sera pas un problème
21:16parce que M. Clancy
21:17témoignera au procès.
21:18En ce qui concerne
21:19la question de savoir
21:20s'il s'agit d'une déclaration
21:21spontanée,
21:22comme je l'expose
21:22dans ma requête,
21:23M. Clancy appelle
21:24le 911
21:25lorsqu'il trouve
21:26la prévenue
21:26dans le jardin
21:27allongée par terre.
21:28Vous pouvez l'entendre
21:30transmettre
21:30des informations
21:31aux opérateurs
21:32du 911.
21:33Il pose des questions
21:35sur ses blessures.
21:36Il dit qu'elle a
21:37des coupures
21:38au poignet
21:38et au cou.
21:39Ils lui disent
21:40d'appliquer une pression.
21:41Il leur répond
21:42qu'elle ne saigne pas.
21:43Je n'ai pas besoin
21:44de faire ça.
21:46Donc,
21:47il s'agit
21:47de son traitement.
21:48Il s'agit
21:49de son état.
21:50C'est une urgence
21:51en cours.
21:52Je pourrais,
21:52je pourrais,
21:53je pourrais boire
21:53un verre pour ça.
21:54Je ne peux pas.
21:55M'excuser.
21:55Donc,
21:56je vais vous diriger
21:56vers la présentation.
21:58Je connais très bien
22:00l'aura
22:00ainsi que les faits
22:01de cette affaire
22:02et cet appel
22:03au 911
22:04auquel je m'opposerai
22:05comme le font
22:06toujours les avocats
22:07pour que ce soit noté
22:09au dossier
22:09comme on dit.
22:10Mais je vais reconnaître
22:12que la jurisprudence
22:13est écrasante
22:14que si la personne
22:15fait une déclaration
22:16sous le coup
22:17d'un événement émotionnel,
22:19ce qui est évidemment
22:20le cas ici.
22:22La personne fait
22:23une déclaration
22:23lors d'un appel
22:24au 911
22:25et ce type de déclaration
22:26est régulièrement
22:27admis au procès.
22:28M'y opposer
22:28et demander une audience
22:29ferait perdre du temps
22:30au tribunal.
22:31Donc,
22:32je n'ai pas d'objection
22:33à cela.
22:34J'ai une objection
22:35à ce que cela soit admis
22:37simplement parce que
22:38c'est horrible.
22:39Mais légalement,
22:40je dois admettre
22:41qu'il n'y a aucune raison
22:42de m'y opposer
22:43donc je n'aurai pas
22:44d'objection.
22:45Donc,
22:46je serai plutôt d'avis
22:47et je m'excuse,
22:49j'avais la requête.
22:51Je ne savais pas
22:51que j'avais la copie
22:52de l'appel au 911
22:53donc je ne l'ai pas écouté.
22:56Et donc,
22:57en ce qui concerne
22:58la recevabilité
22:59selon que l'effet
23:01préjudiciable
23:02l'emporte
23:02sur la valeur probante,
23:04c'est ce que je vais
23:05devoir écouter.
23:06Vous pouvez le passer
23:06maintenant.
23:07Je n'ai pas de problème.
23:08Je ne vais pas le passer
23:09maintenant.
23:09Attends,
23:10je vais juste
23:10écouter une seconde.
23:12Il y a une dynamique
23:13en ce moment
23:14au-delà
23:15de cette question
23:16particulière.
23:18La procureure
23:19expose ses arguments
23:20puis Kevin Reddington,
23:21avocat de la défense,
23:22prend la parole.
23:23Le juge rend une décision.
23:25Kevin Reddington
23:26se lève
23:26et commence
23:27à prendre la parole.
23:28Tout le monde
23:29dans la salle d'audience
23:30sait qu'il a plus
23:31d'expérience
23:31que quiconque
23:32dans le système
23:33de justice pénale
23:34du Massachusetts,
23:35n'est-ce pas?
23:35Il est très respecté,
23:36etc.
23:37Mais juste cette dynamique,
23:39cette capacité
23:40à prendre le contrôle
23:41à tout moment.
23:42Même quand la procureure
23:43présente son argument
23:44au juge
23:45et lui,
23:46eh bien,
23:46vous savez quoi?
23:47Et puis,
23:48il concède essentiellement
23:49parce qu'il comprend
23:50le problème,
23:51mais il prend le contrôle
23:52de la salle d'audience.
23:54C'est encore quelque chose
23:55que vous verrez
23:56tout au long
23:56de ce procès.
23:58Maintenant,
23:58concernant cette question,
24:00il n'a pas de problème
24:01à ce que cela soit diffusé,
24:02ce qui est intéressant,
24:03car cela va avoir
24:04un impact sur ce jury.
24:06Écoutons-en un peu plus.
24:08Que cela soit présenté
24:09dans cette salle d'audience,
24:10donc je n'ai pas de problème.
24:10Eh bien...
24:12Ça,
24:13c'est pour un autre jour.
24:14Surtout que je dois l'écouter
24:16pour voir si tout est recevable,
24:18si une partie l'est,
24:20ou seulement certains passages,
24:22comme pour n'importe quel type
24:23de preuve.
24:24Mais d'après ce que j'ai lu
24:26et ce que j'en sais,
24:28je serai plutôt enclin
24:29à tout autoriser.
24:31Mais avant que cela soit présenté
24:33devant un jury,
24:34je veux simplement m'assurer
24:35que je l'ai bien examiné.
24:38D'accord.
24:38Donc, il va l'écouter.
24:39Maintenant,
24:40on en apprend un peu plus
24:41sur cet appel
24:42grâce aux documents
24:43qui ont été déposés.
24:45Et ceci provient de la requête.
24:48M. Clancy appelle le 911
24:49à 6h11 depuis son domicile
24:52après être rentré de ses courses
24:53à la demande de la prévenue.
24:56Au début de l'appel,
24:58on entend M. Clancy
24:59essayer d'obtenir de l'aide
25:00pour la prévenue.
25:01C'est de cela qu'il parlait.
25:02Pendant qu'il parlait
25:03avec l'opérateur,
25:04M. Clancy s'adressait aussi
25:05à la prévenue.
25:06Il lui a posé plusieurs questions
25:07et elle a pu répondre
25:09à certaines d'entre elles.
25:11On entend M. Clancy
25:12demander à la prévenue
25:13où se trouvent les enfants
25:15qu'il n'avait pas vus
25:16à son retour à la maison
25:17après être parti
25:18pendant 45 minutes.
25:21Après l'arrivée
25:21des services d'urgence
25:22sur les lieux,
25:23la nature urgente
25:24de l'appel
25:25n'a pas pris fin
25:26car les enfants Clancy
25:27n'avaient toujours pas
25:28été retrouvés.
25:29Alors que l'appel
25:31au 911 se poursuit,
25:33on entend M. Clancy
25:34entrer dans la maison,
25:35appeler ses enfants,
25:36puis découvrir
25:37les corps de Cora,
25:38Callan
25:39et enfin Dawson
25:40dans le sous-sol
25:41de la maison.
25:42M. Clancy a crié
25:43à l'aide
25:44dans le sous-sol.
25:45La police sur place
25:46a répondu
25:47à ces appels
25:47à l'aide.
25:48Alors que la police
25:49descendait au sous-sol,
25:51M. Clancy a crié
25:52et c'est probablement
25:53le moment
25:53le plus dramatique
25:54de cet appel
25:55au 911.
25:57Elle a tué
25:58les enfants.
26:00Ils entendront
26:01une partie
26:02de l'appel.
26:03Elle a tué
26:04les enfants.
26:05Eh bien,
26:06ce n'est pas sujet
26:07à débat
26:07dans ce cas,
26:08n'est-ce pas,
26:09qu'elle l'ait fait
26:09ou non,
26:10mais c'est quand même
26:11une preuve puissante
26:12d'entendre le père,
26:13le mari,
26:14crier cela.
26:16Pendant l'appel
26:17au 911,
26:17l'appel au 911,
26:19puis au fur et à mesure
26:20que l'appel progresse,
26:21on peut deviner
26:22quand M. Clancy
26:23trouve le corps
26:24de chaque enfant,
26:24car le volume
26:25de sa voix
26:26monte et descend.
26:29Wow!
26:32Le moment
26:33et la manière
26:34dont chaque enfant
26:34a été trouvé
26:35sont des éléments
26:36probants quant à la façon
26:37dont ils ont été tués.
26:40Ensuite,
26:41on découvre
26:42que Cora,
26:42Dawson et Callen
26:44ont été étranglés
26:45chacun avec un élastique
26:46de musculation différent
26:48retrouvé autour
26:49de leur cou
26:49par M. Clancy.
26:52Les premiers intervenants
26:54ont trouvé
26:54chaque élastique
26:55à côté de chaque enfant
26:56en arrivant au sous-sol,
26:57car M. Clancy
26:58les avait retirés
26:59du coup de Cora,
27:01Dawson et Callen
27:02au fur et à mesure
27:03qu'ils les découvraient.
27:05Et c'est ce que le jury
27:06va entendre
27:07pendant cet appel
27:08au 911.
27:10Je ne saurais trop
27:11insister sur l'importance
27:13pour la défense
27:13dans cette affaire
27:14que Lindsay Clancy
27:15ait des antécédents
27:16documentés.
27:17Mais il ne s'agit pas
27:18seulement d'antécédents
27:19historiques documentés.
27:21Il s'agit aussi
27:22d'antécédents
27:22très récents.
27:23Et Patrick Clancy
27:25a intenté
27:27un procès
27:28contre ceux
27:29qui traitaient
27:30et prescrivaient
27:31des médicaments.
27:33À sa femme,
27:34la mère de ses enfants,
27:36la mère qui a ôté
27:37la vie à leurs enfants.
27:38Donc,
27:39on peut voir
27:39ce que pense Patrick ici.
27:41Il blâme les médecins.
27:42Il blâme les médicaments.
27:44Il ne blâme pas sa femme.
27:46Il ne blâme pas Lindsay.
27:47Donc,
27:48dans ce procès civil,
27:50il y a un résumé
27:51de ce qu'il prétend
27:52d'être les faits.
27:53Et je dis
27:53« faits allégués »
27:54parce que je ne pense pas
27:55que la partie adverse
27:56dans l'affaire civile
27:57admettra que tout cela
27:59était la vérité.
27:59Et je ne pense pas non plus
28:01que ce soit le cas
28:01dans l'affaire pénale
28:03car le ministère public
28:04a contesté
28:05certaines de ses allégations
28:07lors des audiences précédentes.
28:08Mais ce sont
28:09les allégations
28:10de la défense.
28:11C'est ce que vous allez
28:13entendre
28:13lors de l'affaire pénale.
28:15D'accord.
28:16Ce sera le fondement
28:18et la base
28:19de cette thèse
28:20d'irresponsabilité pénale
28:21pour cause
28:22de troubles mentaux
28:23avancés par Lindsay Clancy.
28:25Donc,
28:25je veux passer en revue
28:26cela avec vous
28:27parce que je pense
28:27que c'est détaillé
28:28et que cela
28:31lui apporte
28:32une certaine
28:35de la crédibilité
28:36pour faire cette allégation
28:37du point de vue
28:38de la défense.
28:39Très bien,
28:40pendant la première grossesse
28:41de Lindsay avec Cora,
28:43elle a ressenti
28:43de l'anxiété.
28:44Elle a eu de l'anxiété
28:46après l'accouchement
28:47mais a repris un travail
28:48à temps partiel
28:49et allaité
28:50un an sans problème.
28:51Donc,
28:52pour le premier enfant,
28:53il semble que tout
28:54allait bien.
28:55Après sa deuxième grossesse,
28:56l'anxiété est apparue
28:57environ deux mois
28:58après l'accouchement.
28:59Bien que Lindsay
29:00se soit vue proposer
29:02du Zoloft
29:02par un psychiatre,
29:03elle a refusé
29:04en raison
29:04de ses préoccupations
29:05concernant l'allaitement.
29:07D'accord.
29:08Donc,
29:09pour les deux premiers enfants,
29:11elle présente
29:12quelques symptômes
29:13mais ce n'est pas
29:14du tout grave.
29:16Lindsay a donné naissance
29:17à Calan
29:18le 26 mai 2022.
29:19Lindsay a manifesté
29:21une activation importante
29:23et un comportement
29:24hypomaniaque,
29:25notamment en commençant
29:27un programme
29:27d'exercice intensif
29:29seulement une semaine
29:30après l'accouchement.
29:32Environ 12 semaines
29:33après l'accouchement,
29:35l'humeur de Lindsay
29:36a soudainement basculé
29:37vers l'anxiété
29:38et la dépression.
29:39Elle a souffert
29:40d'une anxiété débilitante,
29:42d'insomnie,
29:43ne dormant qu'environ
29:44trois heures par nuit
29:46et d'épuisement
29:47pendant la journée.
29:48Reconnaissant
29:49que quelque chose
29:49n'allait vraiment pas,
29:51Lindsay a pris l'initiative
29:52de consulter un psychiatre.
29:54C'est énorme.
29:55Elle se rend compte
29:56qu'il y a un problème.
29:57Elle cherche de l'aide.
29:59Lors de son premier rendez-vous
30:00avec le Dr Tufts,
30:02le score de Lindsay
30:02à l'échelle d'Édimbourg
30:03pour la dépression post-natale
30:05EPDS
30:06était de 23
30:07indiquant
30:08une dépression sévère.
30:09Le Dr Tufts
30:11a prescrit du Zoloft
30:12malgré l'hésitation
30:13de Lindsay
30:14à cause de l'allaitement.
30:15Après avoir augmenté
30:17la dose de Zoloft
30:18de 25 mg
30:19à 50 mg,
30:21Lindsay a eu
30:21une réaction
30:22indésirable sévère.
30:24Elle n'a pas dormi
30:24pendant 48 heures,
30:26avait des pensées
30:26qui s'emballaient,
30:27une anxiété aggravée
30:28et se sentait très mal.
30:31Lindsay a rapidement
30:32signalé ses symptômes
30:33au Dr Tufts
30:34en octobre 2022
30:36et le Dr Tufts
30:38a arrêté le Zoloft
30:40et a prescrit
30:40de l'Ativan
30:41et du Benadryl
30:42pour dormir.
30:44Le 16 novembre 2022,
30:46l'insomnie de Lindsay
30:47était devenue si grave
30:48qu'elle s'est rendue
30:49elle-même
30:50aux urgences
30:50de l'hôpital South Shore
30:52pour demander de l'aide.
30:54Le médecin des urgences
30:56a prescrit
30:57de la trazodone
30:58pour dormir,
30:59mais cela n'a pas
31:00été efficace.
31:01L'infirmier Paul
31:02a prescrit
31:03du Prozac
31:04le 21 novembre 2022.
31:07Après quatre jours
31:08sous Prozac,
31:09Lindsay a signalé
31:09que le médicament
31:10avait intensifié
31:11son insomnie.
31:12Elle en a immédiatement
31:13informé ses soignants
31:15et le Prozac
31:15a été arrêté.
31:17C'était le deuxième
31:18antidépresseur
31:19qui avait provoqué
31:20une activation
31:21et une aggravation
31:22de l'insomnie,
31:23un signe d'alerte
31:25critique
31:25pour le trouble bipolaire
31:27que les soignants
31:28n'ont pas su reconnaître.
31:32Le 25 novembre,
31:34l'infirmier Paul
31:34a prescrit
31:35trois médicaments différents,
31:37ambien,
31:38remerron
31:38et clonopin.
31:39Le 26 novembre,
31:41après avoir pris
31:42du remerron,
31:43Lindsay a ressenti
31:44une dissociation,
31:45percevant le monde
31:46autour d'elle
31:47comme irréel,
31:48déformé
31:49et lointain.
31:50Elle était incapable
31:50de déterminer
31:51ce qui était réel.
31:52Elle est devenue
31:53désorientée,
31:54oublieuse,
31:55confuse
31:56et déconnectée
31:57de son propre corps.
31:58Elle ne pouvait
31:59ni conduire
32:00ni rester seule.
32:02Ses symptômes,
32:03ses symptômes,
32:05si un jury
32:06les croit,
32:07constituent vraiment
32:08le cadre
32:08de l'irresponsabilité pénale.
32:11Le 29 novembre,
32:12Lindsay a commencé
32:13à être suivie
32:14par l'infirmière Gelota.
32:15Lindsay a déclaré
32:16qu'elle était anxieuse
32:17et effrayée
32:18par ce qui se passait.
32:19Elle se blâmait
32:20elle-même.
32:21L'infirmière Gelota
32:22a correctement envisagé
32:24un trouble bipolaire
32:25et a prescrit
32:25du séroquel,
32:26un antipsychotique
32:27et stabilisateur
32:28de l'humeur.
32:29Après avoir commencé
32:30le séroquel,
32:31elle a développé
32:32des idées suicidaires
32:33et a commencé
32:34à éprouver
32:34ce qu'elle décrivait
32:35comme des pensées
32:36intrusives
32:37qui étaient en réalité
32:38des hallucinations
32:40auditives.
32:40La voix disait
32:41« Je ne serai plus
32:42jamais la même.
32:43Je veux mourir. »
32:45Maintenant,
32:46nous passons
32:46au niveau supérieur
32:47en apportant
32:48ce type de preuves.
32:49Si un jury y croit,
32:53cela équivaudrait
32:54à une irresponsabilité pénale.
32:56En décembre,
32:57Lindsay,
32:57terrifié par ses hallucinations,
32:59a appelé
32:59la ligne de prévention
33:00du suicide.
33:01Le 6 décembre,
33:03Patrick a assisté
33:04à un rendez-vous
33:04avec Lindsay
33:05et l'infirmière Gelada
33:06et il a fait le lien
33:07entre les pensées suicidaires
33:09de Lindsay et le Serocel.
33:10L'état de Lindsay
33:11s'est fortement dégradé
33:13depuis qu'elle prend
33:13le médicament
33:14et il a demandé
33:15d'arrêter son traitement
33:16pour repartir de zéro
33:17et comprendre la situation.
33:19Il a demandé
33:19s'il pouvait y avoir eu
33:20une erreur,
33:21qu'on lui ait donné
33:22les mauvais médicaments.
33:23Le mari Patrick
33:24remet cela en question.
33:25L'infirmière Delota
33:27a reconnu
33:27que c'était possible.
33:29Malgré cela,
33:30ils ont continué
33:30à augmenter la dose
33:31de Serocel
33:32jusqu'à 400 mg par jour.
33:35Donc maintenant,
33:36le mari Patrick
33:37est aussi d'accord
33:38pour dire
33:38que ces médicaments
33:39aggravent la situation.
33:42La défense
33:43avait acquis
33:43pointé du doigt
33:44l'infirmière
33:45ou le médicament.
33:48Le 15 décembre,
33:49Patrick a contacté
33:50le cabinet de l'infirmière
33:51pour signaler
33:52que Lindsay
33:52avait vécu
33:53une semaine dévastatrice
33:54marquée par des hallucinations
33:55toute la journée.
33:56Elles étaient fortes.
33:58Je ne serai plus
33:58jamais la même.
33:59Je ne serai plus
34:00jamais moi-même.
34:01Tu es abîmée.
34:02Tu ne seras plus
34:02jamais la même.
34:03Ta seule option
34:04est de mourir.
34:05Lindsay a dit
34:06à son mari
34:06« J'ai des idées
34:07de faire du mal
34:08aux enfants. »
34:09Boum.
34:11Elle en a aussi
34:12parlé à sa mère.
34:14La mère viendra-t-elle
34:15aussi témoigner?
34:16En état psychotique,
34:17Lindsay avait
34:18des délires paranoïaques.
34:20Elle croyait
34:20que les gens
34:21entendaient
34:21ses pensées,
34:22qu'elle serait internée
34:23et qu'on lui enlèverait
34:24ses enfants.
34:25L'aggravation des pensées
34:27suicidaires de Lindsay
34:28l'a menée au Massachusetts
34:29General Hospital
34:30le 20 décembre
34:31où elle est désormais
34:32hospitalisée.
34:33Le 21 décembre,
34:34elle s'est admise
34:35elle-même au programme
34:36d'hospitalisation partielle
34:37de jour pour femmes
34:38et nourrissons
34:38au Women and Infants
34:39Hospital de Providence.
34:41Il est destiné
34:42aux patientes
34:43souffrant de dépression
34:44post-partum.
34:45Le Dr Diaz a conclu
34:47que Lindsay
34:48n'avait pas
34:48de dépression
34:49post-partum
34:50et a rejeté
34:50un diagnostic
34:51de trouble bipolaire
34:52car il n'y avait
34:53aucun antécédent
34:54d'hypomanie,
34:55de psychose
34:55ou d'antécédents familiaux.
34:57Alors maintenant,
34:58vous avez une autre
34:59personne à blâmer.
35:00Blâmez maintenant
35:01le Dr Diaz.
35:03Quittez l'hôpital,
35:04tout va bien chez vous.
35:07Le Dr Diaz
35:08a accepté l'idée
35:09que les symptômes
35:10étaient dus
35:10à une surmédication
35:11et a conseillé
35:12de diminuer
35:13progressivement
35:13le Séroquel.
35:14Après la réduction
35:15du Séroquel,
35:17les idées suicidaires
35:18sont réapparues.
35:19Le 30 décembre,
35:21Lindsay s'est rendu
35:22aux urgences
35:22qui ont suggéré
35:24une admission
35:24à l'hôpital McLean.
35:26Le 31 décembre,
35:28Lindsay s'est fait
35:28admettre à McLean.
35:30Ils l'ont placé
35:31dans une unité fermée
35:32avec une surveillance
35:33anti-suicide
35:34toutes les 15 minutes.
35:35C'était du 31 décembre
35:37au 3 janvier.
35:38Nous ne sommes
35:38qu'à quelques semaines
35:40du meurtre des enfants.
35:41Le médecin a conseillé
35:43à Lindsay
35:43d'arrêter le Séroquel
35:44et les benzodiazépines
35:46et a prescrit
35:47de la trazodone
35:48pour dormir.
35:49Le 4 janvier,
35:50Lindsay a demandé
35:50à rentrer
35:51pour l'anniversaire
35:52de Cora,
35:52car ses pensées
35:53allaient mieux
35:53depuis la réduction
35:54du Séroquel.
35:55Elle a obtenu
35:56l'autorisation
35:57de sortir.
35:58Lindsay a repris
35:59le traitement
36:00avec le docteur Tufts.
36:01Le diagnostic
36:02était un trouble dépressif
36:04majeur chronique.
36:05Le 10 janvier,
36:06Lindsay est retourné
36:07voir le docteur Tufts
36:08et a été mise
36:09sous Valium
36:10pour un sevrage
36:11progressif
36:11des benzodiazépines.
36:13Le docteur Tufts
36:14a dit qu'un antidépresseur
36:15sera ajouté ultérieurement.
36:17Le 16,
36:17elle souffrait
36:18toujours de dépression.
36:19Elle devait se forcer
36:20à faire quoi que ce soit
36:22et les hallucinations
36:23continuaient.
36:24Tu devrais faire
36:25du mal aux enfants.
36:26Tu devrais te suicider.
36:27Tu ne seras plus
36:28jamais la même.
36:29La seule option,
36:30c'est de mourir.
36:31Elle se sentait
36:32comme un zombie.
36:33Et le docteur Tufts
36:35a prescrit
36:36l'ami Triptiline,
36:38un autre antidépresseur.
36:39Le 23 janvier,
36:41lors d'un rendez-vous
36:42de 17 minutes,
36:43Lindsay a mentionné
36:43être plus anxieuse,
36:45avec le cœur
36:45battant fort.
36:47Le docteur Tufts
36:48a indiqué
36:49que son humeur
36:50est la même
36:50et plate,
36:51est anxieuse,
36:52sans motivation,
36:53engourdie
36:54et qu'elle doit
36:55se forcer
36:55à sortir de la maison.
36:58Le docteur Tufts
36:59a augmenté
37:00le médicament,
37:01l'ami Triptiline,
37:02à 20 mg
37:03ce soir-là.
37:05Lindsay n'a pas dormi.
37:07Tout cela
37:08est bien documenté.
37:10C'est un passé
37:11dévastateur
37:12si le jury
37:13y croit.
37:15Au fil des années,
37:16j'ai couvert
37:17un grand nombre
37:18de procès
37:18au Massachusetts.
37:19Et il y a une chose
37:20que le Massachusetts
37:21fait dans presque
37:22toutes les affaires
37:23que j'ai couvertes
37:24là-bas et que j'aime bien,
37:25que je trouve importantes
37:26et qui aident
37:27vraiment le jury
37:28et notre système
37:28de justice,
37:29ce sont les visites
37:30du jury.
37:31Je me souviens
37:32de la première visite
37:33de jury dans une affaire
37:34que j'ai couverte
37:34au Massachusetts.
37:36Le docteur Grinader
37:37était accusé
37:37d'avoir battu sa femme
37:38à mort dans une zone
37:39boisée sur ce sentier.
37:41Le jury
37:42et nous sommes tous
37:42allés sur ce sentier
37:44et nous avons vu
37:44où tout cela
37:45s'était passé.
37:46Et cela a rendu
37:47le témoignage
37:48tellement plus vivant
37:49dans mon esprit
37:50en tant que journaliste
37:51sur cette affaire.
37:52Je n'imagine même pas
37:53ce que cela fait
37:54pour un jury
37:55qui doit prendre
37:55une décision.
37:56Tout paraît logique.
37:58Rappelez-vous,
37:58dans l'affaire Karen Reed
37:59dans le Massachusetts,
38:01le jury est aussi allé
38:02au 34 Fairview
38:04et c'est tout à fait logique.
38:06Et je sais que parfois,
38:07certaines choses
38:08peuvent changer
38:09un peu sur les lieux,
38:10mais malgré tout,
38:11c'est tellement mieux
38:12que de simples photos
38:13ou une carte.
38:15Même s'ils essaient
38:16d'utiliser ces technologies
38:17d'imagerie 3D
38:18sophistiquées,
38:20rien ne vaut le fait
38:21d'être réellement
38:22sur les lieux
38:23pour que le reste
38:23des preuves
38:24ait plus de sens
38:25et pour donner
38:26du contexte au jury.
38:28Et dans ce cas,
38:29le jury va se rendre
38:30sur les lieux,
38:31écouter le juge
38:32et les avocats
38:33discuter de la mission
38:34du jury.
38:35En ce qui concerne
38:37la visite,
38:38je sais que j'avais
38:39accepté la requête
38:41du ministère public
38:42pour une inspection.
38:44C'était un projet
38:45d'ordonnance
38:46accompagné de la requête
38:48du ministère public.
38:50Je ne pense pas
38:51avoir reçu
38:52de projet d'ordonnance
38:54de la part
38:54du propriétaire.
38:57Et lui,
38:58je crois qu'il avait
38:59été invité
39:00à en proposer une,
39:02mais je n'ai rien vu.
39:05Donc,
39:06ministère public,
39:07quelle est votre position
39:09concernant votre ordonnance ?
39:11Qu'en pensez-vous ?
39:12Eh bien,
39:13j'abordais cela
39:14comme la plupart des cas
39:15de ce type que je traite.
39:16En général,
39:16nous prévenons
39:17le propriétaire
39:17de la maison
39:18de notre venue.
39:19Il s'assure d'être chez eux
39:20et que la maison soit ouverte,
39:21puis nous entrons.
39:24Dans un cas comme celui-ci,
39:26où nous avons 18 jurés
39:27peut-être les envoyés
39:28par groupe de quatre
39:29ou quelque chose de similaire
39:30pour qu'ils puissent voir
39:31ce que moi-même
39:32et l'avocat de la défense
39:33souhaitons qu'ils remarquent,
39:34puis quitter les lieux
39:35avec une instruction
39:37destinée aux jurés.
39:37Ils ne doivent ouvrir
39:38aucun placard
39:39ni quoi que ce soit
39:40de ce genre,
39:40ni toucher à des objets personnels,
39:42et je pense que c'est à peu près
39:43ce qui a été accompli
39:44dans l'ordonnance,
39:44si je me souviens bien.
39:45Oui, oui.
39:47Monsieur Rinkton,
39:48je n'ai aucune...
39:49Je n'ai pas de position,
39:51votre honneur.
39:52Comme dit,
39:53je ne pense pas
39:53qu'une visite soit nécessaire
39:55en plus des vidéos et photos.
39:56Mais je comprends
39:57que vous avez déjà décidé.
39:59Décision à ce sujet.
40:01Donc, c'est une maison
40:02qui est maintenant occupée
40:03par un homme
40:04et sa compagne.
40:05Elle ne ressemble plus du tout
40:07à ce qu'elle était avant
40:09quand Lindsay
40:09et sa famille
40:10y vivaient.
40:12Donc, je m'en remets
40:14à votre discrétion
40:15pour tout détail
40:15concernant la visite.
40:17Bonjour à tous.
40:18Donc, mon intention serait,
40:19comme je l'ai dit,
40:20d'accepter la requête
40:21concernant la visite,
40:23de rendre cette ordonnance
40:24conformément
40:25à l'ordonnance proposée
40:26qui a été soumise
40:27par le ministère public.
40:29Et ensuite,
40:30au fur et à mesure,
40:31nous pourrons
40:32en informer le propriétaire.
40:34Nous aurons la police
40:35et la sécurité sur place
40:37pour répondre
40:38à toutes ces préoccupations.
40:41Vous savez,
40:42dans l'ordonnance
40:43concernant les médias,
40:44nous traiterons également
40:45l'interdiction
40:46de photographier le jury
40:47pendant la visite.
40:48Donc,
40:49puis-je faire une observation?
40:50Votre honneur,
40:51bien sûr.
40:52C'est une situation
40:53où, évidemment,
40:55nous avons affaire
40:56à des personnes
40:57qui sont des civils
40:58ou des professionnels.
40:59Et ce n'est pas
41:00une situation
41:01où nous sommes face
41:02à un meurtre commis
41:03depuis une voiture
41:04dans le centre-ville
41:05où il y aurait un danger
41:06pour les jurés
41:07et ce genre de choses.
41:08Puis-je demander
41:09que le tribunal limite
41:10au moins la présence policière?
41:12Je veux dire,
41:13j'en ai assez
41:14des policiers à moto
41:15qui font des allers-retours
41:16à côté du bus du jury,
41:18des policiers
41:19qui arrêtent la circulation,
41:20des gyrophares bleus
41:21derrière vous,
41:22des gyrophares bleus
41:23devant vous.
41:24Il n'y a pas besoin
41:25d'un tel dispositif
41:26policier dans cette affaire.
41:28Nous allons simplement
41:29prendre un bus
41:30jusqu'à une maison
41:31dans un quartier résidentiel
41:32à Duxbury
41:33et c'est tout.
41:33Je comprends qu'il puisse
41:35être nécessaire,
41:35je suppose,
41:36je ne sais pas,
41:36de fermer une route
41:37ou quelque chose comme ça,
41:38mais je demanderais
41:39qu'on n'ait pas
41:39une présence policière
41:40aussi massive
41:41pour des raisons évidentes.
41:43Allez.
41:44Nous pourrions aller
41:45sur le côté.
41:46Avons-nous un plan
41:47de sécurité pour cela?
41:48Bien sûr, oui.
41:49Oui.
41:49Tu vois, à l'intérieur, mais...
41:52Un thème clair
41:52avec Kevin Reddington?
41:54Il n'aime ni la police
41:55ni leur fait confiance,
41:56n'est-ce pas?
41:57D'accord.
41:58Laissez-moi vous montrer
41:58la maison
41:59parce que c'est important.
42:00On va regarder ça
42:01sur Google Maps.
42:02On a une vue aérienne ici
42:05et ce qui est important ici,
42:07c'est qu'elle a été retrouvée
42:08dans le jardin à l'arrière,
42:10pas dans le jardin de devant.
42:13Donc,
42:15dans sa tentative
42:16ou sa fausse tentative
42:17de mettre fin à ses jours
42:19en passant par la fenêtre
42:20et en descendant
42:21le long de la maison
42:22ou en sautant,
42:23nous connaissons
42:23les résultats de cela.
42:25Mais tout cela
42:25s'est passé à l'arrière
42:26de la maison.
42:27Donc, il ne le découvre pas.
42:30Il rentre à la maison,
42:31passe par la porte d'entrée.
42:33Donc, il ne va pas la voir
42:34sur la pelouse devant,
42:36mais elle sera
42:37à l'arrière de la maison.
42:38Et vous pouvez voir
42:39que c'est un endroit
42:40assez isolé.
42:42Un beau quartier,
42:43un joli quartier résidentiel.
42:45Évidemment,
42:46la maison aura l'air
42:47un peu différente aujourd'hui
42:48par rapport à l'époque,
42:49mais là,
42:49vous pouvez voir
42:50le deuxième étage,
42:51l'étage d'où
42:52elle serait descendue.
42:53Il y aura des preuves,
42:54certaines contestées,
42:55sur la question
42:56de savoir
42:56si elle a vraiment sauté
42:58et si elle cherchait réellement
42:59à mettre fin à ses jours.
43:02Ça,
43:03ce n'est absolument pas reconnu
43:04par les procureurs
43:05dans cette affaire.
43:06Nous avons aussi
43:07d'autres images
43:08de Zillow
43:09comme celle-ci
43:09prises à l'intérieur
43:10de la maison.
43:12La maison ne sera
43:12évidemment plus
43:13dans le même état
43:14qu'autrefois.
43:16Mais je pense que
43:17ce qui est important,
43:18c'est la disposition générale
43:19parce que les enfants
43:20ont été retrouvés
43:21au sous-sol
43:21et elle était
43:22à l'étage.
43:24À quel point
43:25serait-il facile
43:26ou difficile
43:27de coincer
43:28ou de rassembler
43:29les trois enfants
43:30pour commettre
43:31cet acte?
43:32Et que se passait-il
43:33à l'intérieur
43:34de la maison?
43:34Parce qu'il va y avoir
43:36des témoignages
43:36à ce sujet.
43:37Et ils vont entendre
43:39cet appel
43:39au 911.
43:41Donc,
43:41quand vous visitez
43:42réellement la maison
43:43et que vous la voyez,
43:44vous pouvez comprendre
43:45ce qu'il a trouvé
43:46à l'étage,
43:46puis en descendant aussi
43:48dans le sous-sol
43:48de la maison.
43:50Je pense que cela
43:51donne juste
43:51une opportunité
43:52au jury
43:54de mieux évaluer
43:56le reste
43:56des éléments
43:57de preuve.
43:57Donc,
43:58je pense que
43:58la visite du jury,
43:59c'est une excellente idée
44:01et ce sera
44:02un autre élément
44:03important
44:03de toute cette affaire
44:05pour les procureurs.
44:07Très bien,
44:07les amis,
44:08ce sera le procès
44:09de l'été.
44:09Alors,
44:10attachez vos ceintures
44:11et préparez-vous.
44:12Nous allons le couvrir,
44:13mais c'est tout
44:13pour le moment.
44:14Je suis Vinnie Politan.
44:15Merci beaucoup
44:16de nous avoir regardés.
44:17À la prochaine.
44:19En attendant,
44:20n'oubliez pas
44:20de faire un câlin
44:21à vos enfants.
44:22au revoir.
44:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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