- il y a 21 heures
Le leader du marché bio en France est le géant de la grande distribution, Carrefour. Il représente près de 25 % des ventes. Un résultat qui s’explique par la volonté de créer un maillage dense de produits issus de l’agriculture biologique sur l’ensemble du territoire et des efforts d’accessibilité. Benoît Soury, directeur exécutif Proximité et Marché bio de l’entreprise, explique comment il conjugue local et bio.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre
00:08économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Benoît Soury, bonjour.
00:11Bonjour à vous.
00:11Bienvenue, vous êtes le directeur du marché bio, directeur exécutif proximité de Carrefour.
00:16Vous présidez également les anciennes bio du groupe Sobio, BioCébon, Le Grand Pannier Bio.
00:20Et vous avez dirigé La Vie Claire, donc c'est un secteur que vous connaissez par cœur depuis longtemps.
00:26Comment il se porte aujourd'hui ?
00:27La bio, globalement, se porte bien au sens où elle a repris une vraie croissance.
00:32Il y a eu deux années un peu difficiles.
00:34Quand je dis difficile, c'est que nous étions habitués à une croissance dans la bio qui était de 15
00:38-20% certaines années par an.
00:40Et effectivement, il y a eu deux années de ralentissement, voire une année un peu en négatif sur le total
00:45marché.
00:46Et c'est vrai que maintenant, depuis pratiquement deux ans, le marché est reparti en croissance.
00:50C'était post-Covid, c'est ça ?
00:51Le Covid a donné l'opportunité, quand les rayons des magasins étaient vides en alimentaire,
00:57de faire découvrir des produits bio.
00:59C'était presque un achat de dépannage ou de dernières opportunités d'avoir tel ou tel produit,
01:05la farine, le lait ou autres produits.
01:07Ça a permis aussi de faire découvrir.
01:09Mais c'est vrai qu'après ces chiffres qui étaient un peu exceptionnels,
01:12il y a eu une période plus basse, qui sont revenus dans un étiage plus classique.
01:17Maintenant, on a repris une vraie croissance, on va dire organique, et ça c'est important.
01:22Est-ce que ça a installé dans l'esprit des consommateurs un match bio-local ?
01:27Alors ce match, il existe d'abord parce que souvent, il y a eu une image en particulier issue de
01:32la grande distribution
01:34d'une bio qui aurait fait un peu le tour du monde avant d'arriver sur les étagères des grandes
01:38surfaces.
01:39Je crois que la réalité est un peu différente.
01:44Mais dans le même temps, et c'est une très bonne nouvelle,
01:46la production et l'attachement au local par nos consommateurs,
01:49quels que soient les circuits qu'ils fréquentent,
01:51la grande distribution ou les magasins spécialisés,
01:53cet attachement au local est de plus en plus important.
01:57Et la très grande chance qu'on a en France,
01:58et on est pratiquement le seul pays d'Europe qui a ça,
02:00c'est qu'on a un bon équilibre entre ce que l'on produit en France
02:04et ce que l'on consomme en France.
02:06Pour vous donner quelques chiffres, mais vraiment très rapide,
02:09les gros marchés européens de production, c'est par exemple l'Espagne et l'Italie,
02:12qui sont des petits marchés en termes de consommation.
02:15Ils produisent beaucoup de bio, ils en consomment peu.
02:17Ils en exportent énormément, beaucoup en Allemagne,
02:20beaucoup dans les pays d'Europe du Nord, un peu en France.
02:23Alors qu'en France, on a cette chance,
02:24on consomme à peu près 220-230 euros de produits bio par personne et par an.
02:28C'est un marché d'un peu moins de 13 milliards d'euros en France.
02:31Et notre chance, c'est que l'équilibre se fait bien avec le monde de la production.
02:34Ce n'est pas toujours le même produit,
02:36mais en tout cas, on a cette fierté que l'équilibre existe.
02:40Effectivement, je vais donner quelques chiffres sur le bio ou la bio chez Carrefour.
02:45Leader en France avec près de 25% de parts de marché,
02:491000 produits bio proposés dans les magasins Carrefour.
02:51Et ça rejoint ce qu'on disait sur le local.
02:5380% des produits Carrefour bio fabriqués en France.
02:56Ça, c'est une volonté ?
02:59C'est-à-dire que c'est vraiment vous qui cherchez ça ?
03:03Ou alors, c'est justement ce maillage du bio qui vous permet de le faire et d'afficher de tel
03:08chiffre ?
03:08Alors d'abord, ça a été un vrai choix.
03:10C'est-à-dire, le premier choix de l'enseigne Carrefour,
03:13ça a été de dire, nous voulons avoir une marque propre puissante sur le bio.
03:17Dans nos étals de grande distribution,
03:20nous avons 3000-3500 produits,
03:22dont 1000 produits à la marque Carrefour bio.
03:24Donc ça, c'était le premier engagement.
03:25Le second, c'était de se dire,
03:26il faut qu'on contre cette image du bio qui fait le tour du monde.
03:29Et donc, il faut que, pour tous les produits où c'est possible,
03:32nous fassions l'essentiel de notre travail avec le monde agricole,
03:37avec les transformateurs français,
03:38pour que la bio à marque Carrefour bio
03:40soit vraiment une bio d'origine France,
03:42en très très large majorité.
03:44Donc c'est vraiment pas le fruit du hasard,
03:45c'est le fruit d'une décision.
03:47Et enfin, c'est aussi le fruit d'une implication,
03:49moi je suis un acteur un peu historique,
03:52de par mon passé dans la bio,
03:53ce qui veut dire qu'on a vraiment cet engagement pluriannuel
03:58avec le monde agricole,
03:59avec le monde des transformateurs,
04:01c'est l'avantage aussi de la marque propre,
04:02qui nous permet de donner effectivement trace
04:05à cet engagement qui a des formes très précises.
04:08Ça veut dire qu'il a fallu créer ou recréer
04:11des filières bio pour certains produits, c'est ça ?
04:14Il a fallu pour certaines les créer.
04:17Alors on les crée de façon collaborative,
04:21on ne crée jamais une filière pour qu'elle ne travaille que pour Carrefour.
04:25Là aussi, il n'est pas question d'instaurer un lien de dépendance,
04:27mais on est très fiers d'avoir accompagné la création de filières
04:31sur la graine de chia, qui est un produit très intéressant en termes nutritionnels.
04:36Le houblon, par exemple, qui sert à énormément,
04:39qui est beaucoup produit à l'étranger,
04:40et on a réintroduit une production de houblon dans la région toulousaine.
04:44Je pourrais vous en citer des dizaines.
04:45Je ne sais pas, la dernière,
04:46est-ce qu'il y a des nouveaux produits sur lesquels vous êtes en train de travailler ?
04:50On est en train de réinvestir énormément en ce moment,
04:54avec une coopérative céréalière,
04:55sur toutes les légumineuses qui sont de plus en plus consommées.
05:01Vous voyez que, par exemple, dans les chips apéritifs,
05:03qui sont beaucoup à base de pommes de terre,
05:04elles sont de plus en plus à base de pois ou de lentilles.
05:09Et donc, ça fait partie des choses sur lesquelles on continue, nous, à investir.
05:13Ce n'est pas toujours innover,
05:15c'est en tout cas donner l'opportunité que ces produits bio
05:17puissent aussi être sains, puissent aussi être relocalisés complètement en France.
05:21Donc, c'est vraiment un cercle qui est très vertueux.
05:24On reparlera des modèles de contrats que vous pouvez signer avec les agriculteurs,
05:30mais je voudrais qu'on évoque le prix du bio côté consommateur.
05:34Vous avez un programme de fidélité sur les produits bio.
05:37Comment ils fonctionnent et à quel point ils permettent de faire baisser les prix ?
05:39Alors, nous, on a un programme de fidélité qui existe depuis longtemps,
05:43mais qu'on met en avant de façon très forte en 2026 dans nos points de vente.
05:48C'est un programme qui permet à tous nos consommateurs,
05:51je dis bien tous,
05:53dès l'instant qu'ils sont porteurs de la carte Le Club, Carrefour,
05:56de bénéficier de 10% de remise sur leurs achats de produits bio.
06:01Cette carte Le Club,
06:02elle présente un avantage très significatif sur les produits bio.
06:06La seconde famille sur laquelle il y a une remise qui existe,
06:09ce sont les fruits et légumes.
06:10Parce que nous sommes convaincus,
06:11c'est le programme de Carrefour autour de Act for Food,
06:14nous sommes convaincus,
06:15et ça c'est valable dans toutes nos géographies dans le monde,
06:18nous sommes convaincus que notre rôle de distributeur,
06:21pas simplement de mettre des produits sur des étagères,
06:23c'est aussi d'avoir un rôle de plus en plus de choix,
06:26de conseils, d'accompagnement.
06:27Et on va continuer à vendre bien sûr des produits
06:29qui auront des caractères nutritionnels moins bons que des produits bio,
06:33mais on se doit de donner une place particulière.
06:35Donc les consommateurs reçoivent 10%,
06:36quel que soit leur lieu,
06:37un hypermarché d'achat, un supermarché,
06:40un magasin de proximité.
06:41Et donc c'est un avantage qui est très important
06:43et qui permet de rendre la bio de plus en plus accessible.
06:47Et on a doublé ça d'un deuxième engagement,
06:49c'est tenant compte de cette remise de 10%,
06:52nous voulons présenter les produits les moins chers en bio.
06:56Parce que nous pensons que la démocratisation du bio est essentielle.
07:00Le principal, presque le seul, écueil du bio, c'est son prix,
07:04c'est son niveau de prix.
07:05Parce qu'évidemment, la bio doit supporter des niveaux de contrôle,
07:09doit supporter de la productivité moindre que l'intensif,
07:14et globalement s'inscrit dans des schémas de production agricole
07:18qui sont sur des espaces plus restreints.
07:20Tout ça fait une majoration des coûts de production.
07:24Donc évidemment, notre rôle à nous,
07:26bien sûr on doit gagner de l'argent sur les produits bio en les vendant,
07:28mais en tout cas, notre volonté, c'est l'accessibilité.
07:32Alors ça répond à une critique,
07:34l'une des critiques qui a été exprimée par une commission d'enquête sénatoriale
07:38sur les marges des industriels et de la grande distribution.
07:40C'était fin mai, un rapport qui dénonce,
07:42alors je vais le synthétiser rapidement,
07:44un certain nombre de pratiques,
07:45contournement de la loi Egalim, brutalité des relations commerciales,
07:48et effectivement une marge plus importante sur le bio
07:51que sur les produits ultra transformés.
07:54Alors peut-être déjà une réaction un peu générale sur ce rapport,
08:00qui n'a évidemment pas mis en joie le secteur de la grande distribution,
08:03et puis après sur le point précis des marges.
08:05D'abord, ce rapport qui intervient après des auditions tout à fait nombreuses
08:12de l'ensemble des acteurs de distribution,
08:14il a au moins eu un mérite,
08:16c'est qu'il a sédimenté tous les acteurs de la grande distribution
08:19qui de façon unanime de toutes les enseignes
08:22ont simplement dénoncé ce qui est manifestement
08:30des éléments de langage
08:32qui ne reposent sur aucun fait économique.
08:34Donc considérer que la grande distribution
08:37capterait 40% de la valeur ajoutée d'un produit,
08:41c'est de manifestement méconnaître nos comptes d'exploitation.
08:45Les comptes d'exploitation de la grande distribution,
08:47c'est globalement autour de 20% de marge quand c'est 20%,
08:51et c'est globalement partout,
08:52quels que soient les réseaux, y compris les plus rentables,
08:552% de résultats.
08:56Donc je ne vois pas où sont les 40%,
08:58et d'ailleurs ça n'est absolument pas démontré.
09:01Et d'ailleurs, je souligne que la fédération
09:05qui regroupe l'ensemble des acteurs
09:06de l'intermarché, de Leclerc, de Hu, de Carrefour, etc.
09:10Elle a pris position contre ce rapport.
09:15Elle a d'ailleurs été rejoint par l'ensemble des instances
09:18qui regroupent le monde agricole,
09:20ce qui est quand même assez singulier,
09:23pour dénoncer la caricature de la relation.
09:26Et enfin, pour répondre à votre dernier élément de question,
09:29sur les marges, effectivement, plus de marge sur le bio
09:31que sur les produits ultra-transformés.
09:33Là aussi, c'est totalement non-étayé.
09:38On ne peut pas avoir un double langage.
09:40On ne peut pas dire qu'on veut rendre le bio le plus accessible,
09:44être, pour ce qui concerne Carrefour,
09:46le bio le moins cher de France,
09:47et considérer qu'on va surmarger.
09:50C'est absolument incompatible.
09:52Donc là aussi, pas de démonstration,
09:54simplement des allégations.
09:56Je trouve ça très triste.
09:58Et en tout cas, c'est évident que tout le monde
10:03de la production, de la transformation, de la distribution
10:06doit être capable de gagner sa vie.
10:07Mais le point d'attention,
10:09c'est que si on veut continuer à ce que la bio se développe,
10:12et c'était votre première question,
10:13il est important que l'accessibilité prise soit possible.
10:17Et pour ça, il faut qu'on continue,
10:18toute la chaîne, à travailler sur notre rapport de valeur.
10:22Avec, dans une interview le mois dernier,
10:24vous disiez posséder une marque de distributeurs fortes,
10:26dans le Coran, en Carrefour bio,
10:28nous immunisent contre les contractions d'offres
10:30initiées par le monde industriel.
10:31Déjà, qu'est-ce que vous décrivez quand vous parlez de ça ?
10:34Puis ensuite, on va parler justement de vos relations
10:36avec l'industrie agroalimentaire.
10:39En fait, ce qui a été notoire dans la post-Covid,
10:43en particulier en 2024,
10:45c'est qu'un certain nombre de grands industriels
10:47qui, d'habitude, ne produisent pas de bio,
10:49des très grands chocolatiers,
10:51Goddor, des très grands industriels,
10:55des céréales pour petit déjeuner,
10:58je ne vais pas citer les marques,
11:00ont fait des déclinaisons de produits en bio.
11:04Sentant là l'opportunité d'élargir leur portefeuille,
11:07elles l'ont fait souvent avec, par contre,
11:10une structure de marge
11:11et une tarification consommateur très élevée,
11:14très, très, très premium,
11:16avec pourtant un investissement dans la filière
11:19qui était relativement pauvre.
11:22L'intérêt de la marque propre,
11:23c'est qu'elle nous permet d'avoir un engagement
11:26avec une vraie pérennité.
11:28C'est vrai dans la relation que nous avons
11:30avec les industriels et les producteurs
11:32qui travaillent pour nous,
11:33puisque la plupart sont engagés
11:35dans des contrats pluriannuels.
11:36Et donc, cette marque propre,
11:38elle a un caractère un peu...
11:39elle nous immunise partiellement,
11:41jamais totalement,
11:42mais elle nous immunise
11:43parce que, comme nous avons pris
11:44des engagements de volume,
11:46comme nous avons pris des engagements
11:47sur les modalités de fixation de prix,
11:49les allers-retours de telle ou telle marque
11:51de grands industriels
11:53qui ne font plus,
11:54qui surmargent le bio,
11:57et qui, quelque part,
11:58ont fait à un moment un appel de communication,
11:59parce qu'en général,
12:01elles ont aussi fait des grandes campagnes
12:02de communication,
12:03télé, panneaux publicitaires.
12:04Donc, elles ont levé l'œil,
12:06ils ont permis de lever l'œil
12:07sur le bio à coller à une grande marque,
12:11mais elles n'ont pas réussi.
12:14Et en fait, ce que l'on note,
12:15c'est que la diminution des assortiments
12:17qui s'est beaucoup passée,
12:19essentiellement en 2025,
12:22était essentiellement due,
12:23non pas à la réduction de présence
12:26de produits à marque propre
12:27dans notre enseigne Garrefour,
12:29pas plus que dans la réduction
12:30de l'offre de grands spécialistes.
12:32Je vais citer Léa Nature,
12:35Bjorg, Vrai,
12:36qui sont autant de très gros opérateurs
12:38qui sont vraiment dans le monde
12:40de la bio depuis très longtemps,
12:41mais beaucoup plus
12:42ou quasiment uniquement
12:43à des acteurs
12:44qui avaient des gammes bio
12:45et qui, d'un seul coup,
12:46les ont arrêtés.
12:47Est-ce que l'un des...
12:49J'ai bien compris,
12:50vous étiez très critique
12:50sur le rapport sénatorial,
12:51mais c'est la commission d'enquête,
12:52mais est-ce que ça n'ouvre pas la porte
12:55à une remise à plat
12:56du système de négociation,
12:59de négociation des prix,
13:00notamment avec les industriels ?
13:03Ouvrir la porte,
13:03je crois que la porte en France
13:04allait être ouverte régulièrement.
13:06Mais est-ce qu'il faut le faire ?
13:06Est-ce qu'il faut revoir le système ?
13:07On a ce paradoxe,
13:09chère Thomas,
13:10c'est qu'en France,
13:12on est le pays d'Européens
13:14qui a, depuis des années et des années,
13:17mis en place
13:18un nombre incalculable
13:19de réglementations.
13:20Et Galim,
13:21version 1, version 2, version 3,
13:23l'ensemble des éléments
13:25qui veulent réglementer,
13:27contraindre ou autre.
13:28Il y a énormément de pays européens
13:29qui rendent,
13:31je crois,
13:32service à leurs consommateurs
13:34et qui permettent de faire vivre.
13:35Je vais parler de l'Allemagne,
13:37je vais parler d'Italie,
13:37pour être très simple,
13:39pour lesquels vous pouvez chercher
13:40les textes qui régissent
13:41les relations entre le monde industriel
13:43et le monde de la grande distribution.
13:44Donc, on est à ce point en France
13:47tendu sur la nécessité
13:49de contraindre,
13:50de règlementer haute,
13:50alors qu'on a des champions
13:51de la distribution,
13:52tout comme on a des champions
13:54de la bio,
13:55qui n'existent pas
13:56dans d'autres pays,
13:58au point où nous sommes en France,
14:00qu'on veut encore plus rajouter
14:02des contraintes.
14:03Alors, c'est vrai pour la bio,
14:04c'est vrai pour le reste.
14:05Moi, je pense que
14:07il y a un élément
14:08qui est absolument essentiel,
14:09c'est qu'il faut demain
14:11qu'on puisse avoir la certitude
14:13que quand les industriels
14:14négocient avec la distribution,
14:16il faut qu'en parallèle,
14:17j'irais même en amont,
14:19nous ayons la connaissance
14:21de la façon dont ils ont négocié
14:22avec le monde agricole.
14:24Je crois que ça,
14:25c'est un élément important,
14:27ça donnerait de la transparence
14:29à l'ensemble de la chaîne.
14:31Et enfin,
14:32quand vous regardez globalement
14:34ce que sont les profits
14:34du monde industriel
14:36versus le profit de la distribution,
14:38je crois qu'il y a juste
14:39un problème de décimal.
14:40Donc, je crois que là-dessus,
14:42il faudrait raison garder.
14:43Alors justement,
14:44parlons des producteurs,
14:46puisque ce que vous nous dites là,
14:48c'est l'enjeu
14:50de la juste rémunération
14:51des agriculteurs.
14:53Vous évoquiez
14:54les contrats que vous signez,
14:56les contrats de longue durée,
14:57comment ils fonctionnent,
14:58ces contrats ?
14:59En fait,
14:59l'avantage,
15:02la seule façon
15:03pour l'agriculteur
15:05de se prémunir
15:06contre des allers-retours
15:07de la distribution,
15:08qu'elle soit grande distribution
15:09ou distribution
15:10chez des spécialistes,
15:12c'est de chercher
15:13à ce que la contractualisation
15:14soit pluriannuelle.
15:16Ça donne ainsi
15:17une lisibilité
15:18et ça donne
15:19la capacité,
15:20effectivement,
15:20à ce que le monde
15:21de la production
15:22et le monde
15:22de la transformation
15:23s'organisent.
15:25Nous,
15:25on est très fiers
15:26parce qu'on accompagne
15:28très, très majoritairement
15:30en France,
15:30pour plus de 85%,
15:31on accompagne aujourd'hui
15:33un peu plus de 5 000
15:35agriculteurs,
15:35viticulteurs et éleveurs
15:37dans leur transition
15:38ou dans leurs augmentations
15:39de surface en bio.
15:40C'est une grande fierté.
15:41Il n'y a plus de déconversions
15:42parce qu'on a vu...
15:44Alors, au global de la France,
15:45il y a un certain nombre
15:45de déconversions
15:46sur des produits
15:47qui étaient sur produits
15:49versus sous consommés.
15:50Il y en a eu quelques-uns
15:51sur le lait,
15:52il y en a quelques-uns
15:52ici ou là.
15:54Le marché se régule.
15:57Mais on est très sensibles
15:58à ce qui se passe
15:59sur la bio,
15:59mais c'est quelque chose
16:01d'assez naturel.
16:03Les gens,
16:04à un moment,
16:05consomment énormément,
16:05je n'en sais rien,
16:06telle ou telle variété
16:07de produits.
16:08Vous aviez un produit
16:08par exemple
16:08qui s'appelait Ebli
16:10qui était une céréale
16:12très intéressante.
16:13Ça a eu un énorme boom
16:14en France,
16:15ça a un peu diminué.
16:17Ça reste un produit
16:18très, très consommé
16:19dans d'autres pays.
16:20J'étais au Maroc
16:22pour chez nos partenaires
16:23marocains
16:24en fin de semaine.
16:25Ce sont encore des produits
16:27qui sont très présents.
16:27Donc, je crois qu'il faut
16:30assurer auprès du monde
16:31agricole
16:31de la visibilité
16:32sur ce que nous allons faire.
16:34Donc, nous fixons
16:35avec eux
16:35un contrat pluriannuel.
16:37Nous fixons
16:38des modalités
16:39de l'ambition
16:41de production
16:41pour que là aussi,
16:42ils puissent
16:43mettre les surfaces
16:44à disposition.
16:45Et nous fixons avec eux
16:46les modalités
16:47de fixation
16:48et de détermination
16:48des prix.
16:49Parce qu'évidemment,
16:50il n'est pas question
16:50de les enfermer
16:51avec un prix unique.
16:52Il faut tenir compte
16:52des éléments,
16:53des variations climatiques.
16:54On est bien au cœur
16:55en ce moment
16:55de cette problématique-là
16:56et tout le monde
16:56en prend conscience.
16:57Il faut là aussi
16:59faire attention.
17:00Il faut que les modalités
17:01soient précises
17:01et c'est ce que nous avons
17:03mis en œuvre.
17:03Alors, il y a un principe
17:04dans cette émission.
17:05L'invité du Grand Entretien
17:06pose une question
17:07à celui ou celle
17:08qui lui succède.
17:09On va écouter
17:09Myriam Maestroni
17:10qui est la présidente
17:11de l'Observatoire
17:12de l'immobilier durable.
17:14Alors, elle a une double question.
17:15La première partie,
17:16on a déjà un peu répondu
17:17mais la seconde nous intéresse.
17:18On l'écoute.
17:20Bonjour Benoît.
17:21Alors, depuis quelques années,
17:23on parle beaucoup
17:23de transition écologique
17:26comme d'un coup.
17:27Est-ce que dans votre métier,
17:29vous observez au contraire
17:30que les consommateurs
17:32sont prêts à soutenir
17:33une transition
17:34lorsqu'elle est capable
17:36d'améliorer simultanément
17:37leur pouvoir d'achat,
17:39leur santé
17:40et leur qualité de vie ?
17:43Et est-ce que finalement,
17:44le modèle de la proximité
17:46est une solution
17:49de souveraineté économique
17:51pour les territoires ?
17:52Alors, je voudrais
17:53qu'on réponde plutôt
17:53sur la proximité.
17:55Alors, sur la proximité,
17:58le lien entre proximité
17:59et souveraineté économique,
18:01je ne le vois pas
18:02tout à fait en direct.
18:03Ce qu'on peut simplement dire,
18:05c'est que le développement
18:06de commerce de proximité,
18:07j'ai cette responsabilité
18:08chez Carrefour pour la France,
18:09on a plus de 5000 magasins,
18:11on en crée 400 par an,
18:13on est de loin
18:14le premier acteur
18:15de ce métier-là,
18:17avec plusieurs enseignes,
18:18Carrefour City,
18:19Express, Contact, etc.
18:21Ce qui est très clair,
18:22c'est que ça permet
18:23à la fois de nourrir
18:25le monde urbain
18:26et de nourrir la ruralité.
18:28C'est un des axes
18:29essentiels
18:29dans notre démarche.
18:30Pas question pour nous
18:31d'être uniquement
18:32un distributeur
18:33pour les bobos,
18:34il faut qu'on soit
18:35un distributeur
18:36pour nos 66 millions
18:37de Français.
18:38Pour ça,
18:40je pense qu'on est
18:41un acteur,
18:41peut-être pas
18:42de la souveraineté,
18:43mais en tout cas,
18:43on est un acteur
18:44qui est engagé
18:46sur le fait
18:46que les modèles économiques
18:48sont différents,
18:49les coûts d'approche
18:49pour livrer un magasin
18:51plus loin d'un axe
18:52routier ou autoroutier
18:53sont plus élevés.
18:55Pour autant,
18:56on pratique
18:56une politique commerciale
18:57qui est cohérente,
18:59ça ne veut pas dire
19:00identique,
19:01mais on y est
19:02très attentif.
19:03Et en ce sens,
19:04le fait de limiter
19:06les mouvements
19:07de la population,
19:08l'obligation
19:09de prendre une voiture,
19:09un véhicule
19:10ou un transport
19:10en commun
19:11pour aller
19:11dans son lieu
19:12d'achat alimentaire
19:14est essentiel.
19:15Et puis,
19:15on le fait aussi
19:15en développant
19:16beaucoup de services.
19:17Il y a énormément
19:18de présences
19:19de services
19:20type la poste,
19:21la française des jeux,
19:22le relais colis,
19:24la possibilité
19:24de faire ses clés,
19:25de prendre ses photos,
19:26des identités,
19:26etc.
19:27Ça,
19:27c'est autant de services
19:28que nous rendons
19:30en les mettant
19:31à disposition
19:31dans nos points de vente
19:32et qui sont donc,
19:33je ne sais pas
19:34si c'est la défense
19:35de la souveraineté,
19:36mais en tout cas,
19:37c'est la défense
19:38d'un certain équilibre
19:39géographique en France
19:40et donc d'une population
19:41qui, là aussi,
19:43arrête de trop se concentrer
19:45pour au contraire
19:45mieux occuper nos...
19:47Comment vous expliquez
19:48un tel succès,
19:50justement,
19:50de ces magasins
19:51de proximité ?
19:52D'abord,
19:54parce qu'ils sont,
19:55je crois,
19:55quels que soient les enseignes,
19:57ils sont montés
19:58en niveau de qualité,
19:59en niveau d'accueil.
20:01Ils ont,
20:03globalement,
20:03ils sont exploités,
20:04en particulier chez nous,
20:06par des partenaires
20:06qui sont des...
20:08des entrepreneurs,
20:09ils sont des franchisés,
20:10donc nous sommes
20:12le plus souvent
20:13associés au capital,
20:14mais donc ce sont des gens
20:15qui décident
20:16de prendre leur destin
20:17en main
20:17et dans notre entreprise,
20:19on accompagne
20:20des entrepreneurs
20:20qui viennent
20:21avec des petits moyens financiers,
20:237500 euros,
20:24qui n'est pas un droit d'entrée.
20:25Donc c'est leur magasin ?
20:27C'est leur magasin.
20:28Je comprends bien,
20:28et donc ils veulent
20:29qu'ils soient
20:30le plus attractif possible ?
20:32Exactement.
20:32Ce n'est pas
20:34un repoussoir
20:35du salariat,
20:36bien évidemment,
20:37mais ce que je veux dire,
20:38c'est que c'est vraiment
20:39un point essentiel,
20:40c'est qu'il y a vraiment...
20:41Ensuite,
20:41ça fait des acteurs
20:42qui sont ancrés
20:42dans leur territoire.
20:44La plupart,
20:45passé le début
20:46du magasin,
20:47s'investissent
20:48dans la vie locale,
20:49dans l'association
20:50des commerçants,
20:51dans le monde sportif,
20:52dans un peu de sponsoring,
20:53etc.
20:54Donc on les incite
20:54d'ailleurs à le faire.
20:56Donc je crois que c'est ça
20:57qui est vraiment
20:57extrêmement vertueux,
20:58et c'est ça qui,
20:59par rapport à des très grandes surfaces,
21:01qui font très très bien
21:02leur job,
21:03évidemment,
21:03et qui présentent
21:04la capacité
21:05à avoir des prix.
21:06Plus on va dans un hypermarché,
21:08moins les prix sont chers.
21:09Bien évidemment,
21:10les coûts d'approche,
21:11les coûts locatifs,
21:12les coûts d'exploitation
21:13d'un magasin
21:13de plus petite surface
21:14ne sont pas comparables.
21:15Mais ce développement,
21:17cet essor
21:18est vraiment important.
21:19Et enfin,
21:19parce que ces magasins
21:20de proximité,
21:21ils ont aussi développé,
21:22je l'évoquais,
21:22les services,
21:23mais aussi des formes nouvelles.
21:25Je prends un seul exemple.
21:27Nous nous réalisons
21:28plusieurs centaines
21:29de millions d'euros
21:30avec les plateformes
21:31que sont Uber Eats,
21:32Deliveroo
21:33ou Carrefour.fr.
21:35Ça veut dire que
21:35de plus en plus
21:36de consommateurs,
21:37en particulier les urbains,
21:38mais pas que,
21:39ont la capacité
21:40de commander leurs courses,
21:41d'être livrés
21:42une demi-heure après,
21:43avec effectivement
21:44une offre qui est nouvelle
21:45et qui est l'offre du magasin,
21:47qui est préparée
21:47dans le magasin
21:48à côté de chez eux.
21:49Donc en fait,
21:50tout ça donne un équilibre
21:51qui est très intéressant.
21:51Est-ce que vous vendez
21:52plus de bio
21:53dans ces magasins
21:54de proximité
21:55que dans les hyper ?
21:55Oui.
21:56La part,
21:58ce qu'on appelle
21:58la pénétration,
21:59le taux de pénétration
22:00du bio
22:00dans les magasins
22:01de proximité
22:02se situe globalement
22:03aux entours
22:04de 7,5%
22:05dans nos enseignes,
22:08quand la moyenne
22:09de Carrefour
22:10se situe
22:11aux entours
22:11de 6%.
22:12Donc c'est globalement...
22:15Alors il ne faut pas
22:16oublier que,
22:17évidemment,
22:17dans un hypermarché,
22:18on vend de l'alimentaire,
22:18mais on vend aussi
22:19du non-alimentaire.
22:20Donc la venue du consommateur
22:23n'est pas que centrée
22:24sur l'alimentaire,
22:24mais en tout cas,
22:25le choix que nous avons fait,
22:27c'est pour ça
22:27que nous sommes
22:28le leader de marché,
22:29c'est effectivement
22:30de maximiser
22:31la présence du bio
22:33dans nos enseignes
22:34de proximité.
22:34Alors sur les modèles
22:35justement
22:35de grands magasins,
22:38d'hyper
22:38ou de magasins
22:39de proximité,
22:40le groupe Carrefour
22:41lance une sorte d'offensive,
22:43on peut dire ça comme ça,
22:43contre Grand Fré
22:44avec l'ouverture,
22:45c'est là,
22:45début juillet,
22:46près de Lille
22:46à Fachtuménil.
22:47Ça me rappelle
22:48des souvenirs
22:48des clients à Lille
22:49du premier match frais.
22:51C'est quoi match frais ?
22:53En fait,
22:54on est parti du constat
22:55que de plus en plus
22:57les consommateurs français
23:01segmentent
23:01chez des spécialistes,
23:03ils segmentent
23:03leurs achats
23:03chez des spécialistes.
23:05Raison pour laquelle
23:06chez Carrefour,
23:07on a fait l'acquisition
23:08et on a développé,
23:09on a acheté au début
23:107 magasins
23:11qui portaient
23:11une enseigne sous bio,
23:12puis on en a 150
23:13aujourd'hui.
23:14Parce que nous savons
23:16que le consommateur,
23:17il veut trouver
23:17trouver des lieux
23:19de destination
23:19qui soient dédiés
23:21à une typologie
23:21de produits,
23:22tout comme d'autres
23:22opèrent sur du vin
23:23avec des enseignes
23:24très connues
23:25et qui font très bien
23:26leur métier.
23:27C'est de plus en plus
23:29le même schéma
23:29qui se trouve
23:30sur le produit frais
23:31au sens fruits et légumes,
23:33pas du tout
23:34de produits de grande consommation,
23:35mais du fruits et légumes,
23:36des produits frais.
23:37Et avec un acteur
23:38que vous avez cité
23:39qui s'est largement imposé.
23:42je crois qu'on a été
23:43à un moment
23:44attentif
23:45à ce qu'il faisait
23:47et la réponse
23:48de Carrefour,
23:49elle prend deux formes
23:50maintenant,
23:50au moins deux formes
23:51ou trois.
23:52D'abord,
23:53nous développons
23:53une enseigne
23:54de proximité
23:55qui est dans mon périmètre
23:57qui s'appelle
23:57Potager City.
23:59On a,
24:00d'ici la fin de l'année,
24:01on aura 48 points
24:02de vente en France
24:03qui sont des points
24:03de vente urbains,
24:05deux centres-villes
24:05qui proposent
24:06près de 70%
24:08de l'encherie d'affaires
24:08autour des fruits et légumes.
24:09Et puis le reste,
24:10c'est que des produits frais.
24:11Il n'y a pas de produits secs
24:12si ce n'est un petit assortiment
24:13de vins.
24:14C'est la même démarche
24:15autour de Match.
24:16Match,
24:17c'est une très belle enseigne
24:18rachetée par le groupe Carrefour
24:19il y a deux ans.
24:21Et nous souhaitons
24:22effectivement utiliser
24:24tout le savoir-faire de Match
24:25qui est très centré
24:26autour des produits frais
24:27et de la notion
24:28préparer ici pour vous.
24:30Donc le PIPV
24:31dans notre langage interne.
24:34Et ce faisant,
24:35on a pris ce risque,
24:37cette initiative.
24:38Premier magasin,
24:39un fâche-tuménil,
24:39deuxième magasin à Reims,
24:40troisième magasin
24:41dans la région parisienne
24:42avec l'ambition,
24:44évidemment,
24:45si nous réussissons
24:45et on ne va pas,
24:47on est à quelques jours
24:48post l'ouverture.
24:49Les premiers jours
24:50sont tout à fait satisfaisants
24:51exactement dans l'ambition
24:53qui était prévue.
24:54L'ambition,
24:54c'est d'en avoir une cinquantaine
24:56et puis on verra après
24:56si on est capable d'accélérer.
24:57Un dernier mot,
24:58il y a quelle part de bio
24:59dans le linéaire
25:00d'un match frais ?
25:01Eh bien,
25:02c'est une très bonne question.
25:03En l'occurrence,
25:04la part du bio
25:05a été justement maximisée
25:06pour que l'on soit plus près
25:08de ce qui se passe
25:09en proximité.
25:11Donc,
25:11on a à peu près 9%
25:12de notre assortiment
25:14en produits bio
25:15chez Mathieu Frais.
25:17Et alors,
25:17pour reprendre
25:18la première partie
25:19de la question
25:19que posait Myriam Maestroni,
25:21est-ce que vous voyez
25:21quand même,
25:22parce qu'il y a le coût,
25:22il y a le prix,
25:23on est bien d'accord,
25:25il y a quand même
25:25un engagement
25:26du consommateur aussi
25:28qui s'exprime ?
25:29Alors,
25:30les consommateurs,
25:31s'il n'y a pas trop
25:31de bouleversements économiques
25:33qui sont liés
25:33soit au taux de chômage,
25:34soit au taux d'inflation,
25:36les gens
25:37qui s'engagent
25:38en bio
25:38font rarement
25:39marche arrière
25:40en totalité.
25:41Ils peuvent faire
25:42marche arrière,
25:42on le voit un peu
25:43sur en ce moment
25:44la dermocosmétique.
25:46Il y a eu énormément
25:46de produits
25:47qui s'étaient lancés
25:47en bio.
25:48C'est vrai
25:49avec des ingrédients bio
25:51dont le poids
25:52dans la composition
25:52était peut-être
25:53insuffisant
25:54au sens du consommateur,
25:55autant en alimentaire,
25:56c'est à 95%
25:57des ingrédients bio
25:58minimum,
25:58mais en tout cas,
26:00on est certain
26:00qu'on aura demain
26:03d'autres opportunités
26:04pour continuer
26:04à développer le marché.
26:05Merci beaucoup
26:06Benoît Soury,
26:07à bientôt
26:07sur Be Smart for Change.
26:09On passe à notre rubrique
26:10Smart Ideas,
26:11une start-up
26:12à l'honneur
26:12comme tous les jours.
26:13sur Be Smart Ideas,
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