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  • il y a 22 heures
Ce lundi 13 juillet, l'entrée en Bourse du Slip Français ainsi que le succès de l'entreprise ont été abordés par Léa Marie, directrice exécutive du Slip Français, et Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Le focus du jour c'est bien sûr cet IPO qui interviendra demain sur Euronext Grosse, l'IPO du Sleep
00:07Français.
00:07Nous avons le plaisir d'accueillir pour commenter cet IPO Léa-Marie, directrice exécutive du Sleep Français.
00:13Bonjour Léa. Bonjour. Et Guillaume Gibeau, fondateur du Sleep Français. Bonjour Guillaume.
00:16Bonjour, merci d'avoir ça. Bienvenue à tous les deux.
00:18C'est donc demain que le Sleep Français fera ses premiers pas en bourse sur Euronext Grosse.
00:23On peut peut-être commencer avec vous, tiens Léa, pour commenter ces chiffres sur souscription d'1,15 fois exactement.
00:32Il y a plus de demandes que d'offres pour l'IPO du Sleep Français avant même ses premiers pas
00:38en bourse.
00:38C'est une nouvelle dont on se félicite au sein du Sleep Français ?
00:42On est hyper fiers. On l'avait au fond de nos tripes avec Guillaume.
00:45On était convaincus que le grand public allait comprendre le projet de réindustrialisation, qu'il était acteur.
00:50Et effectivement, ça se produit. Donc on est hyper, hyper heureux.
00:53Et en même temps, ça nous met un peu plus la pression de réussir.
00:55Oui, bien sûr.
00:56Parce qu'ils comptent sur nous. Ils nous ont fait confiance.
00:59Guillaume Gibeau, cette décision d'emmener le Sleep Français en bourse, elle a été mue par quelle volonté ?
01:06Je rappelle que dans le contexte boursier dans lequel on se parle, il n'y a pas beaucoup d'IPO
01:10quand même en France et en Europe à l'heure actuelle.
01:12C'est courageux de se dire qu'on va aller lever de l'argent en bourse plutôt que d'aller
01:17chercher de la dette ou des fonds de capital investissement.
01:19Je crois que depuis 15 ans, on est courageux. On est suivi par 850 000 clients.
01:23On a trouvé depuis deux ans et demi un modèle économique qui montre que c'est possible de fabriquer en
01:27France.
01:27On fait 21 millions d'euros de chiffre d'affaires, 2 millions d'ebitda, 700 000 euros de résultats net
01:31l'année dernière.
01:31Donc on est une entreprise pérenne qui fait des résultats.
01:33Et donc sur cette base-là, on se dit qui sont ceux qui vont nous accompagner sur le long terme
01:37?
01:37Qui sont les actionnaires naturels de notre entreprise ?
01:40Et donc on se dit, le grand public, c'est eux, nos clients, qu'on veut venir prendre au capital
01:44de l'entreprise.
01:44On imagine bien que s'ils sont actionnaires, ils vont acheter des slips chez nous.
01:47Et ça fait beaucoup de sens.
01:48On est une entreprise à mission.
01:49Ça aligne toutes les planètes.
01:50Et donc finalement, avec Léa, on se dit, c'est quoi la bonne plateforme ?
01:53C'est quoi le bon moyen pour faire entrer les Français, le grand public au capital de l'entreprise ?
01:56Et donc on se dit, par élimination, on n'est pas Scope, on n'est pas SIC.
02:00Les plateformes de crowdfunding ne sont peut-être pas assez robustes.
02:02Finalement, la plus costaud, c'est Euronexte et donc on y va.
02:05Parce que Léa, il y a une réorganisation actionnariale aussi derrière cette IPO.
02:09On donne plus de place aux particuliers.
02:10On donne beaucoup plus de place aux particuliers.
02:12Et c'est tout l'enjeu, nous on pense de la réindustrialisation.
02:15Ils sont acteurs.
02:16On avait envie, et Guillaume le dit, de quelque chose de robuste.
02:19Avoir son tampon, son visa, l'autorité des marchés financiers, pour nous c'était important.
02:24On s'est comparé aux plus gros et on a encore un tout petit acteur du Made in France.
02:28Et effectivement, la suite, elle est devant nous.
02:30On a montré beaucoup de compétitivité.
02:32On s'est battus.
02:33On prouve qu'en France, on s'est fabriqués de façon compétitive.
02:36Et les Français nous ont toujours suivis.
02:37Et là, c'est une façon d'officialiser, de les faire rentrer au capital,
02:40de décider avec eux de notre avenir.
02:42Parce que c'est plutôt sur du long terme qu'on va y faire avec eux.
02:44Et de pouvoir rebâtir à très grande échelle l'industrie.
02:47Objectif, doublement du chiffre d'affaires d'ici 2030.
02:49C'est ça, si j'en crois les informations du Cilipe en action.
02:52On continue une croissance sur le Cilipe, puisque nous, on est encore un acteur trop petit.
02:57On n'a que 4% de parts de marché du sous-vêtement.
02:59Et on doit aller en chercher beaucoup plus, travailler encore sur les prix.
03:02Et puis, on accompagne maintenant des entreprises à fabriquer en France,
03:05des marques qui sont parties au Portugal parce qu'elles n'ont pas trouvé de compétitivité en France.
03:09On est compétitif.
03:10Et donc, on a de grands, grands enjeux sur la partie industrie.
03:14Justement, Guillaume Gibault, quand on est actionnaire du Cilipe français,
03:17on finance quoi globalement ?
03:18On finance dans le plan de développement sur cette opération de 13 millions.
03:21Il y a 5 millions d'euros de croissance de capital qui vont permettre de déployer les usines.
03:25Donc, on a notre usine au Bervilliers, 77 personnes.
03:28On fabrique 6 000 pièces par jour, 4 500 sous-vêtements, 1 500 t-shirts.
03:31Donc, on va déployer des nouvelles machines, des automates.
03:33On va déployer des mètres carrés de fabrication.
03:35On va structurer aussi cette équipe, notamment sur la partie B2B.
03:38Et ça aussi, les gens qui investissent chez nous,
03:40on va les encourager à nous ramener de l'entrant.
03:42C'est vraiment ça.
03:42Tout le monde est acteur, finalement, de notre avenir.
03:45Donc, des entreprises du textile qui pourraient potentiellement vous passer des commandes.
03:48Oui, des entreprises du textile et aussi ce qu'on appelle le vêtement d'image.
03:50Vous travaillez pour le Tour de France, pour Roland-Garros.
03:53Il y a beaucoup d'entreprises, finalement, qui commandent du vêtement pour des événements,
03:56pour plein de choses qu'ils vont faire.
03:57Et finalement, souvent, ces vêtements, ils viennent d'ailleurs.
03:59D'accord.
03:59Alors que, prenons l'exemple du Tour de France.
04:02Vous êtes un des partenaires du Tour de France.
04:03Vous vous mettez des vêtements sur le marché, que vous allez soit vendre, soit offrir.
04:07C'est dommage que ce ne soit pas fabriqué en France.
04:08Oui, pourquoi ne pas les fabriquer au Berbigny, par exemple ?
04:10Exactement.
04:10Et si vous êtes actionnaire du style français, même pour une action,
04:12vous allez me dire, tiens, je vais faire la passe.
04:13Et je pense que, nous, c'est ce qu'on défend.
04:15C'est finalement une économie où, en fait, tout le monde est acteur.
04:17Même, on peut avoir l'impression que c'est une petite échelle,
04:19mais ça peut faire vraiment des emplois à long terme, moins de carbone.
04:23Ça peut faire grandir l'usine.
04:24En tout cas, on investit dans un projet de croissance rentable.
04:26On est une petite entreprise, oui.
04:28Mais on va maintenir ce résultat d'exploitation à 10 %,
04:30aller chercher des parts de marché, relocaliser des entreprises,
04:33soit des marques de mode, soit des metteurs de marché sur le vêtement.
04:35Et à la fin, normalement, tout le monde gagne.
04:37Plus d'emplois, moins de CO2, plus de liens sociaux,
04:39et beaucoup, beaucoup de fierté, surtout.
04:41C'est donc demain, Léa, que vous allez faire sonner la cloche,
04:44le premier jour de cotation du slip français.
04:47J'imagine qu'avec cette période de souscription,
04:50les attentes sont plutôt positives sur les premiers pas du slip français en bourse ?
04:53On espère.
04:54Après, je pense que fondamentalement, ça ne va pas changer notre quotidien,
04:59coté ou pas coté, on a un devoir d'excellence, d'exigence, de précision.
05:03Quand on fait tout en France, tout coûte plus cher.
05:05Donc, il faut réfléchir.
05:07À chaque fois qu'on dépense un euro, c'est un euro des Français.
05:09Donc, on est prudent.
05:12Sur souscription de 1,15 fois,
05:15est-ce que ça peut envoyer un message à d'autres entreprises industrielles
05:18qui pourraient retrouver dans la bourse un moyen de financement
05:22alors qu'il a été un petit peu délaissé ces dernières années ?
05:24On espère.
05:24Nous, on n'était pas au départ très acculturés.
05:27On a découvert cet univers depuis 4 mois, 5 mois
05:30avec les parties prudentes qui nous ont accompagnés.
05:32Mais c'est sûr qu'à chaque fois qu'il y a une prise de parole
05:36d'un industriel en difficulté,
05:39même d'un industriel très ambitieux,
05:41les Français, les citoyens ont toujours répondu présents.
05:44Ils ont de l'épargne, on n'arrête pas de le dire.
05:46Ils ne savent pas comment investir et être acteurs
05:48pour rebâtir un pays.
05:50On a besoin de faire du PIB.
05:51C'est une solution qu'on leur propose.
05:53Et la preuve, ils ont suivi, ils ont compris.
05:5514,80 euros par action, c'est le prix de l'action du slip français.
05:59Merci beaucoup Léa Marie, directrice exécutive du slip français.
06:02Merci Guillaume Gibault, fondateur du slip français.
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