00:01Le focus du jour c'est bien sûr cet IPO qui interviendra demain sur Euronext Grosse, l'IPO du Sleep
00:07Français.
00:07Nous avons le plaisir d'accueillir pour commenter cet IPO Léa-Marie, directrice exécutive du Sleep Français.
00:13Bonjour Léa. Bonjour. Et Guillaume Gibeau, fondateur du Sleep Français. Bonjour Guillaume.
00:16Bonjour, merci d'avoir ça. Bienvenue à tous les deux.
00:18C'est donc demain que le Sleep Français fera ses premiers pas en bourse sur Euronext Grosse.
00:23On peut peut-être commencer avec vous, tiens Léa, pour commenter ces chiffres sur souscription d'1,15 fois exactement.
00:32Il y a plus de demandes que d'offres pour l'IPO du Sleep Français avant même ses premiers pas
00:38en bourse.
00:38C'est une nouvelle dont on se félicite au sein du Sleep Français ?
00:42On est hyper fiers. On l'avait au fond de nos tripes avec Guillaume.
00:45On était convaincus que le grand public allait comprendre le projet de réindustrialisation, qu'il était acteur.
00:50Et effectivement, ça se produit. Donc on est hyper, hyper heureux.
00:53Et en même temps, ça nous met un peu plus la pression de réussir.
00:55Oui, bien sûr.
00:56Parce qu'ils comptent sur nous. Ils nous ont fait confiance.
00:59Guillaume Gibeau, cette décision d'emmener le Sleep Français en bourse, elle a été mue par quelle volonté ?
01:06Je rappelle que dans le contexte boursier dans lequel on se parle, il n'y a pas beaucoup d'IPO
01:10quand même en France et en Europe à l'heure actuelle.
01:12C'est courageux de se dire qu'on va aller lever de l'argent en bourse plutôt que d'aller
01:17chercher de la dette ou des fonds de capital investissement.
01:19Je crois que depuis 15 ans, on est courageux. On est suivi par 850 000 clients.
01:23On a trouvé depuis deux ans et demi un modèle économique qui montre que c'est possible de fabriquer en
01:27France.
01:27On fait 21 millions d'euros de chiffre d'affaires, 2 millions d'ebitda, 700 000 euros de résultats net
01:31l'année dernière.
01:31Donc on est une entreprise pérenne qui fait des résultats.
01:33Et donc sur cette base-là, on se dit qui sont ceux qui vont nous accompagner sur le long terme
01:37?
01:37Qui sont les actionnaires naturels de notre entreprise ?
01:40Et donc on se dit, le grand public, c'est eux, nos clients, qu'on veut venir prendre au capital
01:44de l'entreprise.
01:44On imagine bien que s'ils sont actionnaires, ils vont acheter des slips chez nous.
01:47Et ça fait beaucoup de sens.
01:48On est une entreprise à mission.
01:49Ça aligne toutes les planètes.
01:50Et donc finalement, avec Léa, on se dit, c'est quoi la bonne plateforme ?
01:53C'est quoi le bon moyen pour faire entrer les Français, le grand public au capital de l'entreprise ?
01:56Et donc on se dit, par élimination, on n'est pas Scope, on n'est pas SIC.
02:00Les plateformes de crowdfunding ne sont peut-être pas assez robustes.
02:02Finalement, la plus costaud, c'est Euronexte et donc on y va.
02:05Parce que Léa, il y a une réorganisation actionnariale aussi derrière cette IPO.
02:09On donne plus de place aux particuliers.
02:10On donne beaucoup plus de place aux particuliers.
02:12Et c'est tout l'enjeu, nous on pense de la réindustrialisation.
02:15Ils sont acteurs.
02:16On avait envie, et Guillaume le dit, de quelque chose de robuste.
02:19Avoir son tampon, son visa, l'autorité des marchés financiers, pour nous c'était important.
02:24On s'est comparé aux plus gros et on a encore un tout petit acteur du Made in France.
02:28Et effectivement, la suite, elle est devant nous.
02:30On a montré beaucoup de compétitivité.
02:32On s'est battus.
02:33On prouve qu'en France, on s'est fabriqués de façon compétitive.
02:36Et les Français nous ont toujours suivis.
02:37Et là, c'est une façon d'officialiser, de les faire rentrer au capital,
02:40de décider avec eux de notre avenir.
02:42Parce que c'est plutôt sur du long terme qu'on va y faire avec eux.
02:44Et de pouvoir rebâtir à très grande échelle l'industrie.
02:47Objectif, doublement du chiffre d'affaires d'ici 2030.
02:49C'est ça, si j'en crois les informations du Cilipe en action.
02:52On continue une croissance sur le Cilipe, puisque nous, on est encore un acteur trop petit.
02:57On n'a que 4% de parts de marché du sous-vêtement.
02:59Et on doit aller en chercher beaucoup plus, travailler encore sur les prix.
03:02Et puis, on accompagne maintenant des entreprises à fabriquer en France,
03:05des marques qui sont parties au Portugal parce qu'elles n'ont pas trouvé de compétitivité en France.
03:09On est compétitif.
03:10Et donc, on a de grands, grands enjeux sur la partie industrie.
03:14Justement, Guillaume Gibault, quand on est actionnaire du Cilipe français,
03:17on finance quoi globalement ?
03:18On finance dans le plan de développement sur cette opération de 13 millions.
03:21Il y a 5 millions d'euros de croissance de capital qui vont permettre de déployer les usines.
03:25Donc, on a notre usine au Bervilliers, 77 personnes.
03:28On fabrique 6 000 pièces par jour, 4 500 sous-vêtements, 1 500 t-shirts.
03:31Donc, on va déployer des nouvelles machines, des automates.
03:33On va déployer des mètres carrés de fabrication.
03:35On va structurer aussi cette équipe, notamment sur la partie B2B.
03:38Et ça aussi, les gens qui investissent chez nous,
03:40on va les encourager à nous ramener de l'entrant.
03:42C'est vraiment ça.
03:42Tout le monde est acteur, finalement, de notre avenir.
03:45Donc, des entreprises du textile qui pourraient potentiellement vous passer des commandes.
03:48Oui, des entreprises du textile et aussi ce qu'on appelle le vêtement d'image.
03:50Vous travaillez pour le Tour de France, pour Roland-Garros.
03:53Il y a beaucoup d'entreprises, finalement, qui commandent du vêtement pour des événements,
03:56pour plein de choses qu'ils vont faire.
03:57Et finalement, souvent, ces vêtements, ils viennent d'ailleurs.
03:59D'accord.
03:59Alors que, prenons l'exemple du Tour de France.
04:02Vous êtes un des partenaires du Tour de France.
04:03Vous vous mettez des vêtements sur le marché, que vous allez soit vendre, soit offrir.
04:07C'est dommage que ce ne soit pas fabriqué en France.
04:08Oui, pourquoi ne pas les fabriquer au Berbigny, par exemple ?
04:10Exactement.
04:10Et si vous êtes actionnaire du style français, même pour une action,
04:12vous allez me dire, tiens, je vais faire la passe.
04:13Et je pense que, nous, c'est ce qu'on défend.
04:15C'est finalement une économie où, en fait, tout le monde est acteur.
04:17Même, on peut avoir l'impression que c'est une petite échelle,
04:19mais ça peut faire vraiment des emplois à long terme, moins de carbone.
04:23Ça peut faire grandir l'usine.
04:24En tout cas, on investit dans un projet de croissance rentable.
04:26On est une petite entreprise, oui.
04:28Mais on va maintenir ce résultat d'exploitation à 10 %,
04:30aller chercher des parts de marché, relocaliser des entreprises,
04:33soit des marques de mode, soit des metteurs de marché sur le vêtement.
04:35Et à la fin, normalement, tout le monde gagne.
04:37Plus d'emplois, moins de CO2, plus de liens sociaux,
04:39et beaucoup, beaucoup de fierté, surtout.
04:41C'est donc demain, Léa, que vous allez faire sonner la cloche,
04:44le premier jour de cotation du slip français.
04:47J'imagine qu'avec cette période de souscription,
04:50les attentes sont plutôt positives sur les premiers pas du slip français en bourse ?
04:53On espère.
04:54Après, je pense que fondamentalement, ça ne va pas changer notre quotidien,
04:59coté ou pas coté, on a un devoir d'excellence, d'exigence, de précision.
05:03Quand on fait tout en France, tout coûte plus cher.
05:05Donc, il faut réfléchir.
05:07À chaque fois qu'on dépense un euro, c'est un euro des Français.
05:09Donc, on est prudent.
05:12Sur souscription de 1,15 fois,
05:15est-ce que ça peut envoyer un message à d'autres entreprises industrielles
05:18qui pourraient retrouver dans la bourse un moyen de financement
05:22alors qu'il a été un petit peu délaissé ces dernières années ?
05:24On espère.
05:24Nous, on n'était pas au départ très acculturés.
05:27On a découvert cet univers depuis 4 mois, 5 mois
05:30avec les parties prudentes qui nous ont accompagnés.
05:32Mais c'est sûr qu'à chaque fois qu'il y a une prise de parole
05:36d'un industriel en difficulté,
05:39même d'un industriel très ambitieux,
05:41les Français, les citoyens ont toujours répondu présents.
05:44Ils ont de l'épargne, on n'arrête pas de le dire.
05:46Ils ne savent pas comment investir et être acteurs
05:48pour rebâtir un pays.
05:50On a besoin de faire du PIB.
05:51C'est une solution qu'on leur propose.
05:53Et la preuve, ils ont suivi, ils ont compris.
05:5514,80 euros par action, c'est le prix de l'action du slip français.
05:59Merci beaucoup Léa Marie, directrice exécutive du slip français.
06:02Merci Guillaume Gibault, fondateur du slip français.
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