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  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Patrick Vignal, Lucas Planavergne, Michaël Darmon et Ariane Ahmadi

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-04-02##

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News
Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:00:04Bonjour à toutes, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur Sud Radio.
00:00:07On est ensemble jusqu'à midi, mettez-vous d'accord pour discuter, pour échanger,
00:00:12pour débattre sur l'actualité avec la ligne directe que vous connaissez désormais.
00:00:160826 300 300, c'est le camarade Jérémy qui sera au standard pour vous accueillir
00:00:20durant ces quelques heures de conversation.
00:00:22Et puis, bien sûr, on débattra de l'actualité avec ce sujet qui fait énormément réagir.
00:00:27C'est plus d'une trentaine d'associations qui écrivent une lettre au Premier ministre.
00:00:30Pour demander quoi ?
00:00:31Pour le prévenir, le Premier ministre, et pour lui dire qu'aujourd'hui, pour bien manger, ça coûte trop cher.
00:00:37Et c'est la question qu'on vous pose ce matin.
00:00:38Est-ce qu'aujourd'hui, c'est vrai, pour avoir des aliments de bonne qualité, pour bien cuisiner,
00:00:42est-ce que ça coûte trop cher ?
00:00:43Et ces associations demandent une loi d'urgence pour que des produits qui permettent de bien se nourrir
00:00:48soient en réalité dans les magasins à prix coûtant.
00:00:51Est-ce qu'aujourd'hui, bien se nourrir et bien manger est un luxe ?
00:00:54Est-ce que, certes, c'est facile, mais on n'a pas forcément le temps d'aller au marché,
00:00:59d'aller dans les magasins, de prendre le temps d'aller peut-être dans des enseignes dédiées,
00:01:02par exemple, à l'agriculture biologique ou aux produits biologiques ?
00:01:05Ou alors, peut-être qu'on a le temps, mais forcément, sur le ticket de caisse, c'est quelques euros
00:01:09en plus.
00:01:09Est-ce que vous, vous avez des méthodes pour trouver des aliments de bonne qualité ?
00:01:12Ou est-ce que c'est vrai que vous avez remarqué que sur les derniers mois, sur les dernières années,
00:01:16amis auditeurs, vous avez peut-être négligé les certains produits ?
00:01:20Donc vous faites avec ce que vous avez, ce qu'il y a dans les grandes surfaces.
00:01:22Ce sera le thème de notre débat, en tout cas à partir de 11h,
00:01:25et vous pouvez d'ores et déjà nous appeler au 0826 300 300.
00:01:28Puis un sujet politique, il s'appelle Raphaël Arnaud.
00:01:31C'était la star de l'actualité il y a quelques semaines,
00:01:33parce qu'il s'est retrouvé indirectement impliqué dans le meurtre de Quentin Deran.
00:01:37Vous savez, ce jeune qui a été lâché à Lyon, tout simplement parce que les suspects qui sont dans cette
00:01:43affaire
00:01:43et qui ont participé à ce lynchage appartenaient à la jeune garde.
00:01:47Jeune garde dont était à l'origine le député Raphaël Arnaud.
00:01:50Il n'était plus apparu à l'Assemblée.
00:01:52Hier, après les questions au gouvernement, très tranquillement, il est apparu à l'Assemblée,
00:01:55alors qu'une fois de plus, l'enquête avait établi des liens entre ses anciens assistants parlementaires
00:02:00et la mort de ce jeune homme à Lyon.
00:02:01D'où cette question, est-ce que quand un député est impliqué dans de telles affaires,
00:02:05parce qu'il est aussi payé par les deniers publics,
00:02:06est-ce qu'on doit demander la démission du député ?
00:02:09Vous avez un avis ?
00:02:10Ou alors, vous êtes comme la présidente de l'Assemblée nationale,
00:02:12Yael Beaume-Pivet, qui estime que c'est à lui, je cite,
00:02:15de juger s'il peut représenter la nation.
00:02:170,826, 300, 300, avant ces débats, il y aura le zapping de Gilles Gansman.
00:02:21Bonjour, mon cher Gilles.
00:02:21Bonjour, Maxime.
00:02:23Eh bien, moi aussi, je vais vous parler un peu conso.
00:02:26De plus en plus, avant, vous offrez une machine à laver ou un fer à repasser.
00:02:30Que nenni, aujourd'hui, pour vous faire rêver avec un plein d'essence.
00:02:34C'est ce qui fait rêver, consommer.
00:02:36Il y a de plus en plus de concours et d'offres pour gagner son plein d'essence.
00:02:43Alors, est-ce que ça vous attire ? Est-ce que ça vous fait consommer ?
00:02:46Ou, à l'inverse, vous vous dites, on utilise ma misère
00:02:49pour venir m'acheter 3 cacahuètes dans le magasin.
00:02:52Eh bien, on en parlera.
00:02:53Vous pourrez réagir au 0,826, 300, 300.
00:02:56Et puis, on parlera aussi des injections de graisse de personnes décédées.
00:03:01Ça a fait un peu le buzz sur les réseaux et dans certains journaux.
00:03:04On verra également si c'est moral.
00:03:07Vous voulez réagir, nous interpeller, témoigner ?
00:03:10Ça se passe au 0,826, 300, 300.
00:03:12Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 10h06.
00:03:14C'est quoi le problème ? Félix Mathieu.
00:03:16Bonjour mon cher Félix.
00:03:17Bonjour Maxime, bonjour tout le monde.
00:03:18C'est quoi le problème ?
00:03:19Ce matin, on vous retrouve comme d'habitude avec cette inquiétude
00:03:22qui prend de plus en plus de place dans la vie quotidienne des Français.
00:03:24Ce sont les arnaques sur Internet et par téléphone.
00:03:28Les escrocs qui veulent s'emparer, notamment, on ne va pas se mentir, de votre argent,
00:03:31trouvent toujours de nouvelles astuces et elles sont de plus en plus sophistiquées.
00:03:35Oui, si je vous appelle en vous disant que je suis votre conseiller bancaire
00:03:39et que je vous demande tous vos numéros de carte bleue,
00:03:41a priori, il faut se méfier.
00:03:42Parfois même, si c'est le bon numéro de votre conseiller bancaire qui s'affiche,
00:03:46c'est vrai qu'ils ont plein d'astuces.
00:03:49Ces escrocs, l'arnaque aux faux conseillers bancaires qui se développent,
00:03:53on vous appelle avec des infos personnelles sur votre compte,
00:03:56ça va vous mettre en confiance parce que souvent,
00:03:58les escrocs se basent sur des infos piratées qu'ils ont trouvées sur Internet,
00:04:02potentiellement, qui ont circulé.
00:04:05Ça vous fait baisser la garde et le faux conseiller bancaire,
00:04:07il vous met en confiance, il vous fait croire que, par exemple,
00:04:10vous avez des virements frauduleux qui sont en cours,
00:04:13qui vont vous aider à y remédier.
00:04:15Sauf qu'après vous avoir retourné la tête pendant quelques heures,
00:04:19il va trouver le moyen de vous faire donner votre code de carte bleue.
00:04:22Et là, c'est le drame, Maxime.
00:04:24Mais ce n'est pas tout.
00:04:25Le rapport d'activité 2025 de cybermalveillance.gouv.fr
00:04:29note aussi, de plus en plus, que ces escrocs en ligne
00:04:34sont complétés par des équipes de terrain, des équipes physiques.
00:04:37C'est-à-dire que votre faux conseiller bancaire,
00:04:39il va vous dire à un moment donné de la conversation,
00:04:41il faut couper votre carte en deux, on l'a désactivée,
00:04:44il faut maintenant la couper, un coursier va venir la récupérer chez vous.
00:04:47Sauf qu'en fait, le but, c'est juste de récupérer votre carte qui fonctionne encore.
00:04:51On vous avait croire à tort qu'on l'avait désactivée.
00:04:54Et comme ça, le temps que vous vous rendiez compte de la supercherie,
00:04:56on va pouvoir acheter le maximum de choses
00:04:58pour bien vider votre compte bancaire au maximum du possible.
00:05:02Et ce fameux rapport d'activité 2025 que vous mentionnez, Félix,
00:05:05montre aussi qu'on est de plus en plus assaillis par ces escroqueries.
00:05:08Oui, cybermalveillance.gouv.fr a franchi le cap des, tout de même,
00:05:12500 000 victimes assistées l'année dernière.
00:05:14Quand même, un demi-million de personnes, une hausse de 20% sur un an.
00:05:18Avec donc, ces tendances, le marché de la donnée qui devient une vraie industrie,
00:05:23des infos personnelles qui se revendent sur le dark web,
00:05:25puisque ça permet d'escroquer plus efficacement en mettant la victime en confiance.
00:05:30Autre arnaque redoutable, d'ailleurs, on en avait parlé ici même dans C'est quoi le problème ?
00:05:33Les usurpations de numéros de téléphone qui ont bondi de 500% tout de même.
00:05:38Redoutable, puisque là encore, pour vous mettre en confiance,
00:05:41c'est quand même imparable.
00:05:43C'est le numéro, a priori, un numéro a priori qu'on croit être de confiance
00:05:48qui s'affiche au moment de l'appel.
00:05:49Sauf qu'en fait, le numéro, il est usurpé.
00:05:52Et ça, malgré des lois qui sont censées empêcher cette pratique
00:05:55de l'usurpation de numéros de téléphone,
00:05:56mais des lois manifestement qui peinent à se faire respecter.
00:05:59Il y a eu beaucoup de parents qui ont cru que c'était leur enfant qui appelait
00:06:04et se faisait envoyer de l'argent.
00:06:06Ça fait partie des numéros et des arnaques.
00:06:08Avec notamment des SMS.
00:06:09Et pour parler sur cette tendance, et ça vous concerne également, amis auditeurs,
00:06:13vous vous êtes fait arnaquer récemment,
00:06:14vous avez réussi peut-être à trouver une parade.
00:06:16Alors là, croyez-moi, vos avis et vos conseils sont les bienvenus au 0826 300 300.
00:06:21Bonjour Laurent Verdier.
00:06:21Maxime, il y a un colis qui vous attend, il faut que vous appelez.
00:06:25Et qui ne rentre toujours pas dans la boîte aux lettres.
00:06:27Et qui ne rentre pas dans la boîte aux lettres.
00:06:28Bonjour Laurent Verdier, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:06:30Vous êtes le directeur du pôle sensibilisation de cybermalveillance.gouv.fr.
00:06:35Et vous allez rester avec nous une petite demi-heure pour éclairer ce sujet.
00:06:38On a l'impression que vous dénoncez toutes ces pratiques depuis des années,
00:06:42que vous sensibilisez le public.
00:06:43D'ailleurs, on en prend de plus en plus conscience.
00:06:45Mais les escrocs ne désarment pas.
00:06:49Ça monte en puissance, quelque part, ce phénomène.
00:06:52Bonjour à toutes et à toutes.
00:06:53Alors, nous faisons plus que dénoncer, heureusement.
00:06:55Puisque les trois missions de cybermalveillance.gouv.fr, lancées en 2017,
00:06:58c'est assister les victimes de cybermalveillance,
00:07:01concevoir des contenus en matière de sensibilisation et de prévention,
00:07:04justement pour mieux se protéger de cette cybermalveillance,
00:07:08et observer au niveau national, effectivement, l'état et la progression de ces cybermalveillance.
00:07:13Comme vous l'avez dit, nous avons publié notre rapport d'activité
00:07:16incluant le panorama de la menace pour l'année 2025, la semaine dernière.
00:07:20Et nous constatons, force est de constater, par le biais essentiellement
00:07:23de ces demandes d'assistance, de ces recherches d'assistance de victimes,
00:07:27que les cybermalveillances ne cessent d'augmenter.
00:07:31D'évoluer, surtout.
00:07:32D'évoluer, effectivement.
00:07:33On reste sur des ressorts qui sont souvent liés à une mise en scène,
00:07:38à une théâtralisation, au fait de tromper ou de leurrer la victime,
00:07:42mais les techniques évoluent et s'adaptent énormément au contexte,
00:07:47à un contexte national ou même parfois régional.
00:07:49Sur l'usure patient d'un numéro de téléphone, c'est quand même incroyable,
00:07:53parce que maintenant la législation s'est emparée de ce sujet,
00:07:56et malgré ça, vous nous dites, c'est plus de 500% d'augmentation,
00:08:00ça veut dire qu'on n'est pas capable, techniquement, d'empêcher des escrocs
00:08:03de faire apparaître un numéro qui n'est pas le leur lorsqu'ils nous appellent.
00:08:07Et on ne peut pas juste, techniquement, empêcher ça.
00:08:10Alors, comme vous le savez, le monde de la téléphonie a beaucoup évolué
00:08:13ces dernières années, puisque ça mêle aujourd'hui les télécoms traditionnels
00:08:16et surtout le monde de l'adresse IP, d'Internet.
00:08:20Et effectivement, les dispositifs de routage,
00:08:22c'est-à-dire qui vont permettre d'acheminer un appel aujourd'hui,
00:08:26sont multiples.
00:08:27Alors, un certain nombre de dispositifs ont été mis en place
00:08:31pour tenter de vérifier l'authenticité de la ligne qui va se connecter.
00:08:37Mais les escrocs, par définition, sont des gens qui sont astucieux
00:08:41et vont donc tenter de contourner ces dispositifs.
00:08:44Donc aujourd'hui, l'ARCEP cherche, effectivement,
00:08:47à mieux comprendre les principaux opérateurs,
00:08:51les acteurs qui permettent d'acheminer un appel
00:08:54pour pouvoir, in fine, bloquer ces usurpations de numéros de ligne téléphonique.
00:09:01Mais concrètement, on sait bien qu'il y a des fermes à portables
00:09:04qui sont très loin de nos pays.
00:09:06Toutes ces escroqueries sont assez éloignées de notre pays.
00:09:09Combien de gens vous avez fait condamner ?
00:09:11Et ils ne sont presque jamais condamnés.
00:09:13On est en cours quand même après quelque chose
00:09:16que vous n'arrivez pas à gérer, techniquement.
00:09:21Concrètement, puisque nous sommes sur Sud Radio, parlons vrai,
00:09:25concrètement, de toute façon,
00:09:26quelles que soient les cybermaléances aujourd'hui,
00:09:28on assiste depuis quelques années à une réelle professionnalisation.
00:09:31et à une réelle sophistication.
00:09:34Aujourd'hui, c'est un domaine très lucratif
00:09:36qui permet, effectivement, de soutirer de l'argent
00:09:39ou de capter des données
00:09:42qu'on va réutiliser dans une optique frauduleuse.
00:09:45Cybermaléance.gouv.fr
00:09:47n'est pas en charge du traitement judiciaire
00:09:50de la poursuite et de l'identification des auteurs
00:09:53en matière de cybermaléance.
00:09:56Néanmoins, la France a été vraiment
00:10:01pionnière dans ce domaine
00:10:02puisqu'elle a adopté, dès 1988,
00:10:05au niveau du Code pénal,
00:10:06des infractions qui permettaient, justement,
00:10:09de matérialiser des intrusions
00:10:12sur des systèmes d'information,
00:10:14des actes de piratage.
00:10:15Donc aujourd'hui, vous avez des filières spécialisées,
00:10:17que ce soit côté gendarmerie ou police,
00:10:20ainsi que des magistrats spécialisés dans le domaine.
00:10:22Maintenant, comme vous venez de l'évoquer,
00:10:25c'est souvent en dehors de nos frontières,
00:10:26même en dehors de l'Europe,
00:10:27et ça demande une coordination inter-pays
00:10:31ou même au niveau international
00:10:33pour, effectivement, identifier, interpeller
00:10:36et donc stopper ces réseaux.
00:10:37Combien de condamnations ?
00:10:39Je serais bien incapable de vous le dire.
00:10:40Je vous le dis, cybermaléance.gouv.fr
00:10:43n'est pas en charge du traitement judiciaire.
00:10:45C'est-à-dire qu'en fait, vous rassemblez les informations,
00:10:47vous faites suivre et les condamnations,
00:10:48c'est un autre volet de votre activité.
00:10:49Voilà, tout à fait.
00:10:50Le but, c'est d'abord, le premier but,
00:10:52le premier objectif de cybermaléance,
00:10:54c'est de fournir une aide concrète et immédiate
00:10:57à une victime, quelle qu'elle soit.
00:10:58Les arnaques par Internet et par téléphone
00:11:00qui ne cessent de se multiplier
00:11:01avec, visiblement, des actes malveillants
00:11:04toujours plus agiles, toujours plus habiles.
00:11:06Peut-être que ça vous est arrivé, amis auditeurs,
00:11:08vous témoignez, vous avez peut-être aussi trouvé une solution.
00:11:11Et alors là, vous êtes notre meilleur ami,
00:11:12vous nous passez un coup de fil.
00:11:130826 300 300.
00:11:14Laurent Verdier, directeur du pôle sensibilisation
00:11:16de cybermalveillance.gouv.fr.
00:11:18Vous restez avec nous.
00:11:19Félix Mathieu, Gilles Gansman, vous restez avec moi.
00:11:21Et nous, on se retrouve dans une poignée de minutes
00:11:23sur Sud Radio.
00:11:23A tout de suite.
00:11:24Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:11:28Suite de votre rendez-vous de cette matinée
00:11:31avec ce problème, avec Félix Mathieu,
00:11:34qui concerne certainement beaucoup de vous
00:11:37qui nous écoutez, amis auditeurs,
00:11:38ça concerne évidemment les fraudes sur les sites internet,
00:11:41ça concerne les fraudes par téléphone.
00:11:43Et pour en parler, nous sommes avec Laurent Verdier,
00:11:45le directeur du pôle sensibilisation
00:11:46de cybermalveillance.gouv.fr.
00:11:49Et c'est vrai qu'autour de la table,
00:11:51sans trahir les secrets professionnels, bien sûr,
00:11:53on était en train de s'inquiéter de la recrudescence.
00:11:55Et Félix, vous en parliez, notamment des arnaques bancaires
00:11:57et des faux conseillers bancaires.
00:11:59Ça explose, ça aussi.
00:12:00Les arnaques aux faux conseillers bancaires,
00:12:02Laurent Verdier, vous le constatez dans le rapport
00:12:04d'activité de l'année dernière
00:12:05de cybermalveillance.gouv.fr.
00:12:07Donc, ce sont tout simplement ces appels
00:12:09qu'on peut recevoir de quelqu'un
00:12:11qui dit être de notre banque.
00:12:13Et en fait, évidemment, c'est un escroc au bout du fil
00:12:15qui va obtenir notre code de carte bleue, etc.
00:12:19Ça, vraiment, c'est une arnaque
00:12:21qui monte en puissance et qui s'appuie, je crois,
00:12:24sur potentiellement les données piratées
00:12:26qui ont été rachetées sur internet, c'est ça ?
00:12:29Alors, tout à fait.
00:12:30L'arnaque aux faux conseillers bancaires
00:12:31ne date pas de 2025.
00:12:33Ça fait quand même quelques années que ça sévit.
00:12:35Mais nous avons noté,
00:12:36au niveau des parcours d'assistance victime
00:12:38sur le 17ciber.gouv.fr,
00:12:40une augmentation significative pour l'année 2025
00:12:42puisqu'on est à plus de 159%
00:12:44de demandes d'assistance liées à ce type d'arnaque.
00:12:47Alors, effectivement,
00:12:48la chaîne,
00:12:50vous l'avez bien décrite,
00:12:52il s'agit souvent d'un premier mail
00:12:54d'hameçonnage
00:12:54ou un SMS d'hameçonnage
00:12:56auquel on a répondu,
00:12:57sur lequel on a communiqué
00:12:59des données liées à notre identité,
00:13:01à notre domicile
00:13:02et surtout, surtout,
00:13:03à nos moyens de paiement.
00:13:0524 ou 48 heures après,
00:13:06je vous laisse deviner qui vous rappelle,
00:13:08puisque vous avez laissé votre numéro de téléphone,
00:13:10le centre d'opposition bancaire,
00:13:12un pseudo-responsable sécurité de votre banque,
00:13:15qui va, effectivement,
00:13:17vous mettre la pression,
00:13:18vous mettre en panique,
00:13:19en déclarant qu'un achat frauduleux
00:13:21est en cours,
00:13:22ou un virement
00:13:23est en cours
00:13:24à partir de votre compte en ligne.
00:13:27Et là, effectivement,
00:13:27on va vous demander
00:13:29de lui remettre,
00:13:30de lui communiquer
00:13:30ce fameux code unique
00:13:32que vous envoie votre banque,
00:13:33la vraie,
00:13:34puisque celui qui est en train
00:13:35de réaliser l'achat frauduleux
00:13:36n'est ni plus ni moins
00:13:37que votre interlocuteur.
00:13:40Voilà.
00:13:41Je me mets à la place
00:13:42de ceux qui nous écoutent.
00:13:43Quels sont, dans ce cas-là,
00:13:43peut-être les quelques réflexes
00:13:45à avoir au moment
00:13:46où, je ne sais pas,
00:13:47demain, on se fait appeler
00:13:47parce qu'il pourrait être
00:13:48un faux conseiller bancaire.
00:13:49Quelles sont peut-être
00:13:50les deux, trois questions à poser,
00:13:52les deux, trois mots à avoir
00:13:53pour s'assurer
00:13:53que ce n'est pas réellement
00:13:54notre banque qui nous appelle
00:13:55et qu'il ne faut surtout pas
00:13:56donner nos coordonnées bancaires
00:13:58ou quoi que ce soit d'autre ?
00:13:59La règle est très simple.
00:14:00Qu'il s'agisse d'un policier,
00:14:02d'un gendarme,
00:14:02d'un magistrat,
00:14:03d'un conseiller bancaire
00:14:04ou d'un responsable
00:14:05du centre d'opposition,
00:14:06on ne doit jamais transmettre
00:14:08ce fameux code unique
00:14:10qui est destiné à valider
00:14:13l'opération d'achat en ligne.
00:14:15Jamais, jamais, jamais.
00:14:17Voilà.
00:14:17C'est vraiment la barrière.
00:14:18C'est la barrière.
00:14:19Je vous propose
00:14:19qu'on aille au standard
00:14:20au 0826 300 300.
00:14:22Bonjour, Fabrice.
00:14:24Bonjour.
00:14:25Bonjour à tout le monde.
00:14:26Merci beaucoup
00:14:26d'être avec nous ce matin.
00:14:27Vous aussi, vous voyez
00:14:29une explosion des faits
00:14:31d'arnaques par téléphone
00:14:32et sur Internet.
00:14:33Vous l'avez peut-être même
00:14:33constaté directement sur vous
00:14:35ou dans votre entourage ?
00:14:36C'est impressionnant.
00:14:38Tous les deux jours,
00:14:38j'ai un colis
00:14:39qui ne rentre pas
00:14:39dans ma boîte aux lettres.
00:14:43Il va falloir que je change
00:14:44la boîte aux lettres
00:14:44que je prends un truc
00:14:45beaucoup plus grand.
00:14:47Tout ce qui est
00:14:48par rapport...
00:14:52Je reçois des mails,
00:14:53des SMS, pardon,
00:14:55comme quoi,
00:14:56des virements,
00:14:58il y a un problème
00:14:59sur un virement.
00:15:00C'est toujours
00:15:00des petits virements.
00:15:01Ce n'est jamais
00:15:01les grosses sommes.
00:15:02Il y a eu un virement,
00:15:04on se demande
00:15:04si c'est bien vous,
00:15:0619,99 euros,
00:15:0739,99 euros.
00:15:09Souvent,
00:15:10ce ne sont pas
00:15:10des choses énormes
00:15:12qui peuvent entrer
00:15:15en confiance.
00:15:15Alors moi,
00:15:16j'ai une technique
00:15:17que je recommande
00:15:19très simple
00:15:21parce que
00:15:21je suis également
00:15:23très, très
00:15:25prudent
00:15:26avec l'IA
00:15:27puisque par rapport
00:15:28au téléphone,
00:15:29etc.,
00:15:29on peut transformer
00:15:30les voix
00:15:30et vous pouvez avoir
00:15:31l'impression
00:15:31que le numéro,
00:15:32ça peut être autre chose.
00:15:33L'intelligence artificielle
00:15:34fait des ravages,
00:15:35Fabrice,
00:15:35vous avez raison.
00:15:36Voilà.
00:15:36Et donc,
00:15:37moi maintenant,
00:15:38je deviens complètement parano,
00:15:40mais j'encourage
00:15:41tout le monde
00:15:41à l'être.
00:15:41C'est un mal
00:15:42pour un bien.
00:15:42comme ça,
00:15:44je prétexte
00:15:45que je suis en entretien
00:15:49et que je vais revenir.
00:15:49Je prends ma voiture,
00:15:51je vais dans mon agence bancaire
00:15:52et je demande
00:15:53est-ce que c'est vous
00:15:54qui m'avez appelé ?
00:15:55Voilà.
00:15:57Directement ?
00:15:58Directement.
00:15:59Directement.
00:15:59Et jusqu'à présent,
00:16:02il s'est trouvé
00:16:02que c'était le cas,
00:16:03mais moi,
00:16:04j'encourage
00:16:04à faire ça.
00:16:05Oui,
00:16:06toujours vérifier
00:16:06auprès de la personne
00:16:07ou directement
00:16:08via son application
00:16:08bancaire,
00:16:09peut-être un coup de fil
00:16:10rapidement à son conseiller
00:16:11aussi pour s'assurer
00:16:12avant de rappeler
00:16:13ou avant de raccrocher
00:16:13directement avec la personne.
00:16:15Mettre en place
00:16:15quelques éléments
00:16:16d'égilance.
00:16:17Je me permets de compléter,
00:16:19or,
00:16:19ouvrez bien entendu,
00:16:20allez sur son espace client.
00:16:22Vérifiez si,
00:16:23effectivement,
00:16:24cette campagne,
00:16:25ce sondage,
00:16:25ceci, cela,
00:16:26sont réels
00:16:27et laisser un petit message
00:16:28et surtout,
00:16:29ne rien transmettre
00:16:30avant d'avoir reçu
00:16:31la validation de sa banque.
00:16:32Donc bon,
00:16:33Fabrique,
00:16:33vous allez devenir parano,
00:16:34mais vous n'allez peut-être
00:16:35pas subir des arnaques
00:16:38bancaires ou autres.
00:16:39Merci beaucoup de nous avoir
00:16:39passé un coup de fil
00:16:40au 0826-300-300.
00:16:42Gilles Ganzmann.
00:16:43Quand on signale ce numéro,
00:16:44qu'est-ce qui arrive ?
00:16:45Parce qu'on peut renvoyer
00:16:46ce numéro,
00:16:46vous savez,
00:16:47aux différents services
00:16:48et à la cybermalveillance.
00:16:50Qu'est-ce qui arrive
00:16:50à ce moment-là,
00:16:51à ce numéro-là
00:16:52et est-ce que ça vous aide
00:16:53à remonter des pistes ?
00:16:54Alors effectivement,
00:16:55quand vous êtes sur le 17 cyber,
00:16:56vous avez la possibilité
00:16:58de signaler,
00:16:58entre autres choses,
00:17:00et d'être orienté
00:17:01vers des plateformes
00:17:01comme le 33700,
00:17:03comme Signal Spam,
00:17:05qui vont prendre en compte
00:17:06le signalement que fait l'usager,
00:17:09que ce soit un particulier
00:17:10ou un professionnel,
00:17:11et qui vont de leur côté,
00:17:12au niveau opérateur,
00:17:14donc de messagerie
00:17:14pour Signal Spam
00:17:15et téléphonie
00:17:17pour 33700,
00:17:18faire en sorte
00:17:19que cette ligne,
00:17:20ce numéro,
00:17:21cette chaîne
00:17:22de cheminement
00:17:25de mail
00:17:25soit dénoncée
00:17:27et neutralisée.
00:17:27Mais comment ils l'ont
00:17:28obtenu ce numéro ?
00:17:31Parce que moi,
00:17:32je passe par Free,
00:17:33par Orange,
00:17:33j'oublie pour avoir
00:17:34un numéro de téléphone.
00:17:34Alors, il existe des plateformes,
00:17:35il existe des services en ligne
00:17:37qui vont vous permettre
00:17:38d'avoir une attribution
00:17:39de numéro
00:17:39et qui vont vous permettre
00:17:41d'usurper in fine
00:17:42si vous êtes mal intentionné
00:17:44une ligne téléphonique.
00:17:45Félix Mathieu.
00:17:46Quand on a l'ombre d'un doute,
00:17:48mettons que je suis appelé,
00:17:50j'ai l'impression
00:17:50que c'est vraiment mon banquier,
00:17:52mais j'en suis pas
00:17:52complètement sûr.
00:17:53J'imagine que beaucoup de gens
00:17:54qui se font arnaquer
00:17:55ont peur en fait
00:17:56d'être discourtois
00:17:58avec quelqu'un
00:17:59qui est par exemple
00:18:00de leur banque.
00:18:01Donc,
00:18:02il ne faut pas avoir peur
00:18:03d'être quelque part
00:18:05mal poli
00:18:05au risque que ce soit
00:18:06le vrai banquier
00:18:07quand on se méfie.
00:18:09Alors, tout à l'heure,
00:18:09l'auditeur parlait de paranoïa.
00:18:11Je pense,
00:18:12à mon humble avis,
00:18:13je ne pense pas
00:18:13que ça soit la bonne solution.
00:18:15Nous ne demandons pas
00:18:16à nos publics
00:18:16d'être paranoïaques
00:18:18ou schizophrènes.
00:18:18Simplement vigilant.
00:18:19simplement d'avoir
00:18:20un peu plus
00:18:21de vigilance
00:18:22sur des sollicitations
00:18:24imprévues,
00:18:25soudaines,
00:18:26quand vous sentez
00:18:27qu'on veut jouer
00:18:28sur des leviers psychologiques
00:18:29comme le stress,
00:18:30la culpabilité
00:18:31ou encore
00:18:32le dernier téléphone portable
00:18:35à 1 euro,
00:18:37l'affaire du siècle.
00:18:38Voilà,
00:18:38tout simplement
00:18:39faire preuve de vigilance
00:18:40et demander
00:18:41effectivement
00:18:42un certain nombre
00:18:44de renseignements,
00:18:45d'informations
00:18:46qui vont vous garantir
00:18:47que l'interlocuteur
00:18:49est vraiment
00:18:49ce qu'il prétend être.
00:18:51Les dernières questions
00:18:51d'actualité
00:18:52posées par Gilles Lorsman.
00:18:53parce que,
00:18:53vous ne le savez peut-être pas,
00:18:54mais Laurent Verdier
00:18:55est fan de Céline Dion.
00:18:57Il a tous ses albums,
00:18:58tous ses titres.
00:18:59Et donc,
00:19:00Laurent,
00:19:01je vous informe
00:19:02qu'il faut faire attention
00:19:03parce que hier a été lancée,
00:19:05vous savez,
00:19:06la préinscription
00:19:06pour assister
00:19:07au concert de Céline Dion.
00:19:09C'est évidemment
00:19:09très attendu.
00:19:11Eh bien,
00:19:11on a vu apparaître
00:19:12plus de 6 à 8 sites
00:19:14qui représentent
00:19:15le même site
00:19:16que Céline Dion.
00:19:17Alors,
00:19:17l'adresse officielle,
00:19:18c'est cenedion.com,
00:19:20il n'y en a pas d'autre,
00:19:20mais il y a plein
00:19:21de Céline Dion Concert,
00:19:22Céline Dion,
00:19:23et les gens vont évidemment
00:19:24sur ce site
00:19:25et ce site demande,
00:19:27pour être tiré au sort,
00:19:28mais l'officiel aussi,
00:19:30de laisser sa carte bleue.
00:19:31Donc,
00:19:32ils laissent sa carte bleue
00:19:33et ils se font prendre
00:19:34leur argent
00:19:35en allant sur ces faux sites.
00:19:36C'est un vrai phénomène,
00:19:37les faux sites.
00:19:38Alors,
00:19:39c'est un vrai phénomène
00:19:40qui n'est malheureusement
00:19:41pas uniquement attaché
00:19:43au retour de Céline Dion,
00:19:45que je salue au passage.
00:19:47Céline Dion.
00:19:48Mais,
00:19:49nous,
00:19:49on le voit,
00:19:50on le perçoit
00:19:50lors de toutes les périodes
00:19:52promotionnelles,
00:19:53tout simplement.
00:19:54Dès qu'il y a une actualité,
00:19:55il faut faire gaffe
00:19:56parce qu'il y a souvent
00:19:57d'autres sites
00:19:58qui vont essayer
00:19:58de copier celui qu'on...
00:20:00Exactement.
00:20:00Vous avez très bien résumé.
00:20:02À chaque fois que nous,
00:20:03on est invités
00:20:04à consommer,
00:20:05à acheter,
00:20:05pour pouvoir offrir,
00:20:06ça peut être Noël,
00:20:07ça peut être les soldes,
00:20:08le Black Friday,
00:20:08etc.,
00:20:09on assiste
00:20:10à une véritable démultiplication
00:20:11de ces sites factices
00:20:13qui vont souvent reprendre
00:20:15des images,
00:20:16voire la charte graphique
00:20:17de sites officiels
00:20:19ayant pignon sur rue
00:20:20avec des prix
00:20:22défiant toute concurrence.
00:20:23Donc là,
00:20:24on revient
00:20:24sur ce que j'évoquais
00:20:25tout à l'heure
00:20:25en matière de vigilance.
00:20:27Nous,
00:20:27nous devons aujourd'hui
00:20:28en tant que consommateurs
00:20:29d'avoir des petites lampes rouges
00:20:30qui s'allument
00:20:30quand c'est trop beau
00:20:32ou alors au prix
00:20:33dont on rêvait
00:20:34qu'on n'avait jamais vu auparavant.
00:20:35Donc,
00:20:35pas de parano,
00:20:36un peu de vigilance
00:20:37quand ça concerne la banque.
00:20:38Un petit tour notamment
00:20:39sur le service client
00:20:40ou sur les applications
00:20:41sur les sites internet
00:20:42qu'on a à notre disposition.
00:20:43Et comme nous le disait
00:20:44l'ami Fabrice
00:20:46un petit coup de fil
00:20:47avec les personnes concernées
00:20:49pour éviter tout piège.
00:20:50Merci beaucoup
00:20:51Laurent Verdier
00:20:51d'avoir été avec nous
00:20:52le directeur du pôle
00:20:53sensibilisation
00:20:54de cybermalveillance.gouv.fr
00:20:56Et merci à vous
00:20:57Félix Mathieu
00:20:57pour ce C'est quoi ce problème
00:20:59en ce jeudi.
00:20:59On vous retrouve naturellement
00:21:00demain dans la matinale
00:21:01et dans Mettez-vous d'accord également.
00:21:03Dans un instant,
00:21:04ce sera le zapping
00:21:05avec Gilles Gansman.
00:21:06On se posera cette question
00:21:07quand on voit
00:21:07qu'il y a des opérations commerciales.
00:21:09Alors,
00:21:09celles-ci sont vraies.
00:21:10Pas besoin de faux sites,
00:21:11pas besoin de faux numéros.
00:21:12En revanche,
00:21:12ce sont tout simplement
00:21:13des sites de vacances,
00:21:14parfois des campings
00:21:14qui disent
00:21:15vous avez vu le prix de l'essence,
00:21:16qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
00:21:17Allez,
00:21:18venez vous reposer
00:21:19un petit week-end chez nous.
00:21:19En attendant,
00:21:20on vous fait un petit ticket de caisse,
00:21:22un petit bon d'achat
00:21:22pour aller faire le prix,
00:21:23le plein à la pompe.
00:21:24Est-ce que ça,
00:21:25c'est quelque chose
00:21:25que vous louez,
00:21:26dont vous allez peut-être profiter
00:21:27amis auditeurs ?
00:21:28Vous trouvez que c'est totalement scandaleux
00:21:29d'essayer comme ça
00:21:31de jouer sur cette hausse
00:21:33des prix du carburant
00:21:34pour faire un peu de commerce
00:21:34où vous dites finalement
00:21:35c'est le jeu
00:21:36et si moi ça peut m'aider
00:21:37d'une certaine manière
00:21:38à payer mon essence plus cher,
00:21:40j'applaudis demain,
00:21:40ce sera dans le zapping
00:21:41de Dick Gansman
00:21:42et puis moins cher évidemment
00:21:43et puis à partir de 11h
00:21:44on se posera cette question
00:21:45est-ce qu'aujourd'hui
00:21:46bien manger est devenu un luxe ?
00:21:48C'est en tout cas
00:21:48une trentaine d'associations
00:21:49qui interpellent le Premier ministre
00:21:51en l'assurant
00:21:52oui,
00:21:52aujourd'hui,
00:21:53bien manger devient un luxe,
00:21:54les produits sains
00:21:55ne sont plus accessibles
00:21:56pour tout le monde
00:21:56et je vous donne simplement
00:21:58ce chiffre.
00:21:58En France,
00:21:59aujourd'hui à l'heure
00:22:00où on se parle,
00:22:00c'est un Français sur trois
00:22:02qui ne mange pas à sa faim
00:22:03et 11 millions d'entre nous
00:22:07commentaire
00:22:07et ce que ça vous concerne,
00:22:09vous aussi,
00:22:09vous êtes aujourd'hui
00:22:10dans l'incapacité
00:22:10d'acheter de bons produits
00:22:11dans le commerce,
00:22:12vous nous passez un coup de fil
00:22:130826 300 300,
00:22:14mettez-vous d'accord,
00:22:15c'est que sur Sud Radio
00:22:16et on revient dans une poignée minute,
00:22:17à tout de suite.
00:22:19Sud Radio
00:22:21Sud Radio,
00:22:22le 10h midi,
00:22:23mettez-vous d'accord.
00:22:24Les débats s'apprêtent à commencer
00:22:26sur Sud Radio,
00:22:270826 300 300,
00:22:28vous connaissez la ligne directe,
00:22:29vous voulez participer
00:22:30à la conversation,
00:22:31réagir,
00:22:32nous interpeller,
00:22:32vous avez la ligne du standard,
00:22:34c'est l'ami Jérémy
00:22:35qui vous attend,
00:22:37si peut-être réagir
00:22:38à ce que vous entendez
00:22:39à l'antenne,
00:22:39vous passez par le standard
00:22:41sur le site sudradio.fr,
00:22:42l'application
00:22:43ou les réseaux sociaux.
00:22:44Dans quelques minutes,
00:22:45on va s'interroger
00:22:45sur ces associations
00:22:46qui interpellent
00:22:47le Premier ministre
00:22:48Sébastien Lecornu
00:22:49et qui lui assure
00:22:50qu'aujourd'hui,
00:22:51bien manger,
00:22:51c'est devenu un luxe
00:22:53et qui demande
00:22:54une loi d'urgence
00:22:54pour rendre des produits
00:22:56sains,
00:22:57à prix coûtant
00:22:57pour que tout le monde
00:22:58puisse en acheter,
00:23:00bien manger,
00:23:00bien cuisiner.
00:23:01Est-ce que vous êtes d'accord
00:23:02avec ça ?
00:23:02Vous avez peut-être vu
00:23:03au cours des dernières semaines,
00:23:04des dernières mois,
00:23:05des dernières années ?
00:23:06En réalité,
00:23:07un budget nourriture
00:23:08absolument explosé
00:23:09dans les foyers.
00:23:09Aujourd'hui,
00:23:10c'est 40% du budget
00:23:11dans un foyer,
00:23:12la nourriture.
00:23:13Et il y a ce chiffre
00:23:14absolument effarant
00:23:15quand on connaît
00:23:15ce qu'est ce pays,
00:23:17le pays franc.
00:23:17C'est 11 millions
00:23:18de personnes
00:23:19qui vivent
00:23:20dans ce qu'on appelle
00:23:20la précarité alimentaire.
00:23:22Un Français sur trois
00:23:23ne mange pas à sa faim.
00:23:24Ou alors,
00:23:25est-ce que vous dites
00:23:25qu'il faut arrêter
00:23:26de demander une loi d'urgence
00:23:27pour tout et n'importe quoi ?
00:23:28Après tout,
00:23:28bien manger,
00:23:28il suffit d'avoir un peu de temps.
00:23:29On peut cuisiner,
00:23:30on peut trouver de bons produits,
00:23:32on peut aller à la ferme du coin,
00:23:33on peut commander sur Internet.
00:23:34Bref,
00:23:34aujourd'hui,
00:23:35on a les moyens.
00:23:360826 300 300.
00:23:37Pour en parler ce matin,
00:23:38Patrick Vignal,
00:23:39ancien député renaissance
00:23:40de l'Hérault,
00:23:40bonjour.
00:23:41Lucas Planaverne,
00:23:42journaliste OJDD,
00:23:43bonjour mon cher Lucas.
00:23:44Bonjour Maxime.
00:23:45Michael Darmon,
00:23:45journaliste politique
00:23:46chez 24 News
00:23:47et auteur de votre dernier livre
00:23:48Les Derniers Jours
00:23:49d'Isaac Rabin
00:23:50et Ariane Amadi,
00:23:51bonjour.
00:23:51Bonjour.
00:23:52Présidente de Kerman Consulting.
00:23:54Et avant qu'on rentre
00:23:55dans le vif des débats,
00:23:56on va commencer
00:23:57à aiguiser nos lames.
00:23:58Messieurs,
00:23:59madame,
00:23:59je vous le propose
00:24:00avec le zapping
00:24:00de Gilles Ganzemann.
00:24:01Petite séance d'entraînement,
00:24:02vous avez raison Maxime.
00:24:04Alors,
00:24:05avant...
00:24:06Comment ?
00:24:06Souvent.
00:24:07Très souvent.
00:24:08Très souvent.
00:24:08On dirait certains
00:24:10mais ce n'est pas le sujet.
00:24:12Alors,
00:24:13on vous offrait avant
00:24:14un téléviseur 4K,
00:24:15voire un airfryer,
00:24:16une machine à laver
00:24:17pour vous encourager
00:24:19à venir consommer.
00:24:21C'est fini aujourd'hui.
00:24:22On vous offre
00:24:23de l'essence.
00:24:24En Allemagne,
00:24:25par exemple,
00:24:26des grandes surfaces,
00:24:27une fois à la caisse,
00:24:28vous offre un bon
00:24:29de 2 euros
00:24:30pour aller évidemment
00:24:31à la station essence
00:24:32de la grande surface.
00:24:34Là où avant,
00:24:35on vous offrait 2 euros
00:24:36pour acheter des pâtes.
00:24:37En France,
00:24:38des petits malins
00:24:39ont utilisé cette technique
00:24:40pour vous offrir de l'essence
00:24:41si vous séjournez
00:24:42dans leur camping.
00:24:46Cette sonnerie,
00:24:47Clément ne cesse
00:24:48de l'entendre.
00:24:49Camping les plans,
00:24:49bonjour.
00:24:50Pour attirer
00:24:51les vacanciers,
00:24:52ce camping du Gard
00:24:53a relancé
00:24:53une opération spéciale
00:24:55face à la hausse
00:24:56des prix de l'essence.
00:24:57Pour une semaine réservée,
00:24:58on vous offre
00:24:59une carte carburant
00:24:59de 25 euros.
00:25:00Pour 2 semaines,
00:25:01vous avez une carte
00:25:02de 50 euros
00:25:02et pour 3 semaines,
00:25:0375 euros.
00:25:04Une aide déjà proposée
00:25:06au début de la guerre
00:25:07en Ukraine
00:25:07pour continuer
00:25:08d'accueillir
00:25:09ses clients
00:25:09qui viennent souvent
00:25:10du nord de l'Europe.
00:25:12On a senti
00:25:12ces dernières semaines
00:25:13que les personnes
00:25:14qui venaient de loin,
00:25:15notamment,
00:25:16le budget commençait
00:25:17à tiquer.
00:25:17Donc,
00:25:17on a cherché une solution
00:25:18et on a trouvé
00:25:19celle-ci
00:25:20pour essayer
00:25:20de donner
00:25:21un petit coup
00:25:21de pouce
00:25:22à nos clients.
00:25:22Déjà,
00:25:23près d'une vingtaine
00:25:24de réservations
00:25:25en moins de 24 heures,
00:25:26dont celle
00:25:27de ce couple
00:25:27d'étudiants lillois,
00:25:29Simon et Tamara,
00:25:30seront au camping
00:25:31en juillet
00:25:31et économisent
00:25:3275 euros
00:25:33grâce à cette offre.
00:25:34On pourra garder
00:25:35cet argent
00:25:35pour faire des activités
00:25:36là-bas
00:25:37ou boire des verres
00:25:38ou se poser en terrasse.
00:25:40Là,
00:25:40c'est quand même
00:25:40dans le Gard,
00:25:41donc c'est quand même
00:25:42un bon budget.
00:25:43Et puis,
00:25:44évidemment,
00:25:45ces opérations
00:25:46ou ces concours
00:25:46par téléphone
00:25:47fonctionnent bien
00:25:48car lundi,
00:25:49c'est lundi de Pâques
00:25:50où des gens vont utiliser
00:25:51leur voiture,
00:25:52leur inquiétude,
00:25:53ne pas pouvoir revenir.
00:25:540-826-300-300,
00:25:56est-ce que ça vous séduit
00:25:56par exemple
00:25:57au moment où en effet
00:25:58vous préparez peut-être
00:25:59une petite improvisation
00:26:00au moment du week-end de Pâques ?
00:26:01Est-ce que vous allez préférer
00:26:02choisir un camping
00:26:03qui vous propose
00:26:04ce genre de choses
00:26:05ou au contraire,
00:26:05vous dites que c'est
00:26:06totalement indécent
00:26:06de jouer avec
00:26:08les spéculations
00:26:08qu'on peut observer
00:26:09sur le prix de l'essence ?
00:26:10Je voyais Michael Darman
00:26:11s'en trahir de secret,
00:26:12être un peu dubitatif
00:26:13à travers le regard
00:26:14que vous lanciez.
00:26:15C'est très bien observé.
00:26:17Voilà.
00:26:17C'est des années de boulot,
00:26:19on y revient.
00:26:20C'est un talent,
00:26:21beaucoup de travail.
00:26:23Oui, évidemment,
00:26:24je pense que c'est
00:26:24une instrumentalisation
00:26:26de l'actualité
00:26:26et des circonstances
00:26:28qui, à mon sens,
00:26:29est assez choquante
00:26:31à mes yeux.
00:26:32C'est-à-dire,
00:26:33on utilise la misère
00:26:33pour vous ?
00:26:34Oui, je pense que
00:26:35c'est une manière
00:26:35de mettre en scène,
00:26:37de continuer à faire
00:26:39au fond un peu de business
00:26:41sur les problématiques
00:26:43des autres.
00:26:44Bon, quand on attend
00:26:45tant de donneurs de leçons
00:26:47à longueur de journée,
00:26:48je trouve que ce serait bien
00:26:49de pointer parfois
00:26:50ce genre d'aspect.
00:26:51Lucas Palen-Avergne ?
00:26:52On peut le voir
00:26:52de deux côtés.
00:26:54Le premier,
00:26:54c'est que malheureusement,
00:26:55les Français sont constamment
00:26:57contraints de devoir compter
00:26:58le moindre sou
00:27:00qu'il leur reste.
00:27:00Et on voit que même
00:27:01dans le cas de vacances
00:27:03qui doit justement être
00:27:04le moment
00:27:05de prendre du recul,
00:27:06de se reposer,
00:27:07en fait,
00:27:08ils sont quand même contraints
00:27:08vu la période
00:27:09de devoir faire ça.
00:27:10Mais de l'autre côté,
00:27:10je rejoins ce qui vient
00:27:11d'être dit
00:27:12parce que ce qu'on peut entendre,
00:27:13ce qui est assez astucieux
00:27:14dans ce qu'on vient d'entendre,
00:27:15c'est que finalement,
00:27:16ils gagnent 75 euros
00:27:18mais au final,
00:27:19qu'est-ce que disent ces personnes ?
00:27:20C'est qu'on va les garder
00:27:21pour boire un verre,
00:27:23pour faire des activités sur place.
00:27:24Donc en fait,
00:27:24ça va être réinjecté autrement
00:27:25dans le compter.
00:27:26Oui, mais c'est du pouvoir d'achat.
00:27:27Donc en termes de business,
00:27:27c'est vrai que c'est assez astucieux.
00:27:29Bien sûr.
00:27:29On donne un peu plus d'argent
00:27:30pour finalement le réinjecter
00:27:32directement dans notre propre business.
00:27:33Donc finalement,
00:27:34c'est un bon cercle vertueux
00:27:36peut-être, non Patrick ?
00:27:36Non, je pense que c'est
00:27:37une opération de communication.
00:27:39D'abord,
00:27:39il y a plein de gens
00:27:40qui ont des gros moyens
00:27:42et peut-être que ceux-là,
00:27:43ils vont dans des hôtels 5 étoiles
00:27:44et on n'a pas besoin
00:27:45d'avoir un chèque énergie.
00:27:46Par contre,
00:27:47je trouve que c'est
00:27:47une belle opération de communication.
00:27:48Oui, il y a des gens
00:27:49qui à la fin du mois
00:27:50sont embêtés.
00:27:51Donc comme disait Gilles,
00:27:52ça leur fera un resto.
00:27:54Ça leur fera...
00:27:55Donc moi,
00:27:55je pense que c'est
00:27:56une opération de communication
00:27:57assez intéressante
00:27:58et j'espère d'ailleurs
00:27:59que ça ira jusqu'au bout
00:28:01et que les gens
00:28:01pourront continuer
00:28:02effectivement à avoir
00:28:03ce chèque cadeau
00:28:04même si les gens se baissent.
00:28:06Parce qu'ils sont sympas
00:28:07les gars du camping.
00:28:08Mais si ça baisse,
00:28:09qu'ils continuent à le faire.
00:28:10C'est là qu'on le verra.
00:28:11Là, commercialement,
00:28:12on sera peut-être moins habile.
00:28:13Arianna m'a dit.
00:28:14Moi, ce que je trouve intéressant
00:28:15dans tout ça,
00:28:17c'est que oui,
00:28:19les gens ont des problèmes
00:28:20en termes de pouvoir d'achat.
00:28:21Ça, c'est réel.
00:28:21Et la difficulté
00:28:22sur de telles opérations,
00:28:24c'est de ne pas tomber
00:28:25non plus dans du mépris.
00:28:26C'est-à-dire que pour nous,
00:28:28ce qui est difficile,
00:28:29c'est que oui,
00:28:30effectivement,
00:28:30c'est indécent,
00:28:31eu égard au contexte international,
00:28:33aux besoins sur l'essence,
00:28:34etc.
00:28:35Mais en même temps,
00:28:36en même temps,
00:28:3775 euros,
00:28:38c'est 75 euros.
00:28:39Et donc, je trouve
00:28:39qu'on est souvent dans les,
00:28:41vous avez dit,
00:28:41opérations de communication,
00:28:42mais dans tout ce qui a trait
00:28:44au pouvoir d'achat,
00:28:44notamment pour les personnes
00:28:45les plus précaires,
00:28:46les classes populaires et moyennes.
00:28:47Il y a souvent une ligne de crête
00:28:49difficile à tenir
00:28:50entre le fait de condamner,
00:28:51par exemple,
00:28:52ce n'est pas du tout pareil,
00:28:53mais Chine,
00:28:54on a vu,
00:28:54et ça, c'est en termes
00:28:56de communication politique,
00:28:57on a vu
00:28:58qu'il y avait une opposition
00:28:59entre ceux qui disaient
00:29:00vous êtes bien marrant,
00:29:02mais moi,
00:29:02je n'ai pas le fric
00:29:03d'aller m'acheter
00:29:04du Gucci ou du Prada,
00:29:05caricature,
00:29:05ou même du Zara.
00:29:07Parce que 10 euros
00:29:08et 2 euros pour un t-shirt,
00:29:10cumulé à la fin du mois,
00:29:11ça fait quelque chose.
00:29:11Je trouve que,
00:29:12moi qui conseille des politiques,
00:29:14je trouve que c'est une ligne de crête
00:29:15très difficile
00:29:16à gérer
00:29:17en termes de réaction,
00:29:19et je trouve que même nous
00:29:20sur le plateau,
00:29:22en fait,
00:29:23qui on est d'une certaine manière
00:29:25pour juger les personnes
00:29:26qui vont aller essayer
00:29:27de gratter 75 euros,
00:29:29et je dis gratter
00:29:30sans aucun mépris,
00:29:31mais vraiment parce que
00:29:32c'est ce qui reste...
00:29:33Parce qu'aujourd'hui,
00:29:34mais ça,
00:29:35il y a plusieurs jours,
00:29:35moi j'ai un peu de mal
00:29:36à comprendre sur ce sujet-là,
00:29:37les reproches en indécence,
00:29:38parce que pardon,
00:29:39un, c'est totalement
00:29:39de l'argent privé,
00:29:40mais vous êtes pour ça,
00:29:40je viens en soutien
00:29:41d'une certaine manière
00:29:42à cette idée,
00:29:43en disant,
00:29:43on fait ce qu'on peut
00:29:45avec ce qu'on a que vous voulez,
00:29:47en réalité,
00:29:47parce que quand on voit
00:29:48aujourd'hui
00:29:49que les Français,
00:29:51quand même,
00:29:52les budgets de vacances
00:29:53n'ont jamais été aussi réduits,
00:29:54que les destinations
00:29:55vont commencer à être
00:29:56de plus en plus françaises,
00:29:57le prix de l'essence
00:29:58va être aussi chère,
00:29:58jamais les salaires
00:29:59n'ont été aussi bas,
00:30:01et on va engueuler
00:30:01les quelques personnes privées
00:30:03qui trouvent des astuces
00:30:04un peu habiles,
00:30:04si vous voulez,
00:30:05pour aider les gens
00:30:05à venir chez eux.
00:30:06Moi, je trouve ça
00:30:07plutôt simple en réalité.
00:30:08Juste une chose,
00:30:08ça dépend des opérations,
00:30:10parce que là,
00:30:11je vous ai pris,
00:30:11c'est le principe du zapping,
00:30:12c'est un sujet d'M6,
00:30:14mais il y a aussi
00:30:15sur des radios,
00:30:17des télés,
00:30:17des concours
00:30:18à base de numéros
00:30:20surtaxés,
00:30:20où on dit
00:30:21appelez,
00:30:21vous pouvez gagner
00:30:22un an,
00:30:23Ça, c'est autre chose.
00:30:25Et là aussi,
00:30:26on utilise l'essence,
00:30:28parce que la personne
00:30:29sur 6 000 appels
00:30:31va gagner largement
00:30:32ce qu'il va vous offrir.
00:30:33Vous savez ce que vous disiez,
00:30:34Madame,
00:30:35vous avez complètement raison,
00:30:36c'est le problème du politique,
00:30:37à la fois sur l'agriculture,
00:30:39pourquoi on va acheter
00:30:40du poulet ukrainien,
00:30:41pourquoi on va acheter
00:30:42des tomates cerises d'Espagne
00:30:43qui sont pleines de pesticides,
00:30:45mais moi,
00:30:45quand je disais aux gens,
00:30:46mais comment acheter
00:30:47produits français,
00:30:48les gens,
00:30:49ils n'ont pas les moyens,
00:30:49et c'est pareil pour Chine,
00:30:51c'est-à-dire qu'on culpabilise
00:30:52à la fois les gens
00:30:53qui n'ont pas les moyens,
00:30:54leur disaient
00:30:54qu'il faut acheter français,
00:30:55mais on ne leur donne pas
00:30:56les moyens de consommer,
00:30:58d'acheter français aussi.
00:31:00Donc c'est la...
00:31:01Et on leur explique
00:31:02que ce sont presque des salauds
00:31:03parce qu'ils préfèrent
00:31:03la tomate marocaine
00:31:04ou espagnole
00:31:05à la tomate française.
00:31:06Oui, ce que je voulais juste
00:31:06pour compléter ce qui vient
00:31:08d'être dit,
00:31:08ce n'est pas seulement
00:31:09qu'on les culpabilise,
00:31:10c'est que les gens
00:31:11ont l'impression
00:31:11qu'ils prennent une double peine
00:31:13et qu'on les méprise.
00:31:14Ça, c'est encore pire
00:31:15que culpabiliser.
00:31:16Michael Darmont.
00:31:18Oui, moi ce qui me frappe
00:31:19quand même,
00:31:19c'est que ce débat même,
00:31:21indépendamment des arguments
00:31:22pour ou contre,
00:31:24raconte à quel point
00:31:24la France est dans un état
00:31:26de paupérisation
00:31:27absolu.
00:31:28C'est-à-dire que
00:31:28vous vous rendez compte
00:31:29qu'avant,
00:31:30lorsque ce genre de promotion
00:31:32se tournait vers le public,
00:31:33c'était pour en fait
00:31:34améliorer leur vie,
00:31:35pour avoir un plus,
00:31:36pour avoir quelque chose
00:31:37que peut-être
00:31:37n'avait-il pas l'occasion
00:31:39d'avoir dans leur vie.
00:31:41Alors là, maintenant,
00:31:42c'est juste pour assurer
00:31:43le basique,
00:31:43c'est-à-dire pouvoir
00:31:44remplir de l'essence
00:31:45et être dans les besoins
00:31:47essentiels.
00:31:49C'était déjà le cas
00:31:50au moment des chèques énergie.
00:31:51Moi, j'étais quand même
00:31:51abasourdi que dans
00:31:52la septième puissance du monde,
00:31:53on en soit à faire
00:31:54des chèques énergie,
00:31:54même si ça se justifie
00:31:55à un moment.
00:31:55C'est très en décalage
00:31:56avec les discours
00:31:57que l'on peut entendre
00:31:58au bout du monde
00:31:59de la part de ceux
00:31:59qui nous représentent,
00:32:01en tout cas pour lesquels
00:32:02ils sont censés représenter,
00:32:04c'est-à-dire
00:32:05l'influence française,
00:32:07la grandeur de la France.
00:32:08Mais enfin,
00:32:09la France,
00:32:09ce n'est pas un porte-avions.
00:32:11En ce moment,
00:32:13ce dont on discute,
00:32:14c'est aussi l'État du pays
00:32:15et très certainement
00:32:16ce qui déterminera
00:32:17les scrutins à venir.
00:32:18Vous savez, Maxime,
00:32:19c'est intéressant
00:32:19ce que vous dites là.
00:32:20En fait, le vrai débat.
00:32:2273,
00:32:22la crise du pétrole,
00:32:23on décide de faire du nucléaire.
00:32:25C'est-à-dire qu'on va
00:32:26s'occuper de la France
00:32:27et pas uniquement
00:32:27donner un chèque aux Français.
00:32:29Et c'est vrai que
00:32:29depuis 2020,
00:32:30depuis le Covid,
00:32:31qu'est-ce qu'on fait ?
00:32:32On dit aux Français
00:32:33on va te donner un chèque
00:32:34pour arriver à la fin du mois
00:32:35alors qu'on ne construit
00:32:36pas un avenir.
00:32:37Je pense aux voitures électriques
00:32:39qui doivent être françaises
00:32:40et pas chinoises.
00:32:41Je pense aux logements.
00:32:42Moi, j'ai des gens
00:32:43qui m'écrivent.
00:32:44Ils ont 40% de frais
00:32:46pour chauffer leur logement.
00:32:47Faisons un vrai travail
00:32:49pour rendre
00:32:50des logements hermétiques
00:32:51et là, on rendra
00:32:51du pouvoir d'achat.
00:32:52Mais on a du mal
00:32:53à avoir cette vision
00:32:54à long terme
00:32:54parce que le citoyen,
00:32:56il vaut aussi du court terme.
00:32:570,826, 300, 300
00:32:58vous voulez réagir
00:32:59à ce que vous entendez
00:33:00à l'antenne
00:33:00aux appings de Gilles Gansman.
00:33:02Ça tombe bien,
00:33:02vous allez avoir
00:33:03quelques minutes de pub
00:33:04pour composer le numéro de téléphone
00:33:05et venir participer
00:33:06à la discussion
00:33:07sur Sud Radio.
00:33:08A tout de suite.
00:33:11Vous êtes bien sur Sud Radio
00:33:12en ce jeudi matin.
00:33:13Je ne sais pas ce qu'il se passe.
00:33:14C'est le début du mois d'avril.
00:33:15Je ne sais pas
00:33:15si on se découvre d'un film
00:33:16et ici, personne n'a décidé
00:33:17de se délier du débat
00:33:18parce que ça continue
00:33:19à débattre sec en studio,
00:33:20notamment sur ce sujet
00:33:22de certaines entreprises,
00:33:23certains campings,
00:33:24certaines chaînes de restauration
00:33:25qui profitent un peu
00:33:26quand même
00:33:27des spéculations
00:33:28sur la hausse du prix
00:33:28du carburant
00:33:29pour offrir en réalité
00:33:30à leurs clients
00:33:32d'une certaine manière,
00:33:32on peut le dire comme ça,
00:33:33à leurs clients
00:33:33un petit paquet cadeau
00:33:35en fonction du prix de l'essence.
00:33:36Gilles nous a fait écouter
00:33:37tout à l'heure un camping.
00:33:38Vous lui dites
00:33:38si vous venez chez nous,
00:33:39c'est tant d'euros.
00:33:40Est-ce que vous saluez
00:33:41cette initiative 0826 300 300 ?
00:33:43Il y avait une petite discussion
00:33:45je crois entre Lucas Planaverne
00:33:46et l'ancien député Patrick Vignel
00:33:47qui avait de la saveur,
00:33:49on peut le dire comme ça.
00:33:50Non, mais c'est parce que
00:33:52je reprenais l'argumentaire
00:33:53de M. Vignel
00:33:54sur le fait qu'en France,
00:33:56les politiques souvent
00:33:57donnent des solutions
00:33:58de très court terme
00:33:59et ne se projettent pas
00:33:59sur le temps long.
00:34:00Et je voulais simplement
00:34:01rappeler que la société du chèque
00:34:04pour tout et n'importe quoi,
00:34:05c'est quand même
00:34:05ces copains macronistes
00:34:06qui nous y a habitués.
00:34:09On a les chèques,
00:34:10les numéros verts,
00:34:11c'est quand même
00:34:12vos spécialités.
00:34:13Vous avez bien fait
00:34:14de venir ce matin
00:34:15sur Sud Radio,
00:34:17je crois que j'ai à quoi pôner
00:34:18et je vais vous quitter.
00:34:19Plus sérieusement,
00:34:20mais moi je partage une partie,
00:34:22sauf qu'aujourd'hui,
00:34:23ça fait 40 ans
00:34:24qu'il y a de la lâcheté.
00:34:25Je vous rappelle
00:34:25que les budgets de l'État
00:34:27ne sont plus à l'équilibre
00:34:29depuis des années.
00:34:30Le temps de François Hollande,
00:34:31c'est 400 milliards.
00:34:32Le temps de Nicolas Sarkozy,
00:34:33c'est 600 milliards.
00:34:35Le temps de Piret-Mombard,
00:34:36le temps d'Emmanuel Macron,
00:34:38c'est 1000 milliards.
00:34:39Vous savez,
00:34:39moi j'ai pas envie de le dire,
00:34:40je suis venu sur votre antenne
00:34:41défendre les restaurants
00:34:43et les hôtels,
00:34:43les clubs de forme,
00:34:45les pépiniéristes,
00:34:45tout le monde voulait
00:34:46le quoi qu'il en coûte,
00:34:47tout le monde le voulait.
00:34:48Et là,
00:34:49tout le monde aimait.
00:34:50Et les oppositions étaient les premières
00:34:52à faire pouvoir demander des chèques.
00:34:53Il faut être honnête.
00:34:54Je me rappelle mes copains
00:34:55de droite,
00:34:56je sais que vous êtes
00:34:57un vilain de gauchiste,
00:34:58cher ami,
00:34:58les ceux de droite
00:34:59qui me disaient
00:35:00on veut encore des chèques.
00:35:01Vous savez le vrai débat ?
00:35:02Ce système ne marche plus.
00:35:04Il y a 40 ans de lâcheté.
00:35:06Il y a trop d'agences,
00:35:08il y a trop de ministres.
00:35:09En fait,
00:35:10on a une politique divisée
00:35:12pour mieux régner.
00:35:12Moi, je veux une boutique
00:35:14rassemblée pour mieux gérer.
00:35:150,826,
00:35:16300, 300,
00:35:16on va aller au standard
00:35:17parce que votre petit échange
00:35:18a fait la vie.
00:35:19Au moins, on est fixé,
00:35:20on sait que Patrick Vinel
00:35:21fait partie de la frange
00:35:22anti-chèques.
00:35:23Non, pas anti-chèques,
00:35:24il faut.
00:35:26Il en faut un peu,
00:35:27mais plus que de façon...
00:35:27Vous êtes soignante aujourd'hui.
00:35:28Moi, je vous amène
00:35:29à Lunel, cher monsieur,
00:35:30parce que moi,
00:35:30je sors du rural.
00:35:31À la fois,
00:35:32chez un gamin de métropole,
00:35:34une aide soignante
00:35:34qui habite à Lunel.
00:35:35Ça y coûte 200 euros
00:35:37de plus par mois.
00:35:37Elle se lève à 4 heures du matin,
00:35:39elle s'occupe de nos vieux.
00:35:40Elle, elle doit être prioritaire.
00:35:42Et elle,
00:35:42elle n'est pas aidée
00:35:43comme les agriculteurs,
00:35:44les pêcheurs
00:35:45ou les routiers.
00:35:460,826, 300, 300,
00:35:47ça vous a fait réagir.
00:35:48Bonjour Arnaud.
00:35:50Oui, bonjour Maxime.
00:35:51Merci beaucoup
00:35:51d'être avec nous ce matin.
00:35:52Là, vous aussi,
00:35:53vous avez pris une petite colère
00:35:54derrière votre téléphone,
00:35:55j'ai l'impression, non ?
00:35:57La colère,
00:35:58elle gronde depuis des mois
00:36:00pour peut-être pas dire
00:36:01des années.
00:36:03En fait,
00:36:04je rejoins tout à fait
00:36:05ce qui vient d'être dit
00:36:06à l'instant.
00:36:07On nous divise
00:36:08pour mieux gagner.
00:36:09Ça fait 40 ans
00:36:10qu'on se fout de notre gueule,
00:36:11que le train de vie de l'État,
00:36:13que les quelques 60 000
00:36:14hauts fonctionnaires
00:36:15grassement payés
00:36:16restent en place.
00:36:17On nous parle
00:36:19d'incapacité
00:36:20à réduire
00:36:21les taxes à la pompe,
00:36:23mais ils sont incapables
00:36:24de réduire
00:36:25surtout leur train de vie,
00:36:26le train de vie de l'État,
00:36:27tous ces ministres millionnaires,
00:36:28tous ces hauts fonctionnaires
00:36:29qui coulent
00:36:29750 000.
00:36:31Alors, les ministres millionnaires,
00:36:32je pense que la France
00:36:32serait un peu mieux gérée
00:36:33si c'était le cas,
00:36:34mon cher Arnaud.
00:36:34Je pense que quand on voit
00:36:35certains patrimoines de certains,
00:36:36moi ça ne me rassure pas,
00:36:37si vous voulez, mais...
00:36:39Peu importe,
00:36:40je dirais,
00:36:40certains sont millionnaires,
00:36:42les autres dilapident le prix
00:36:43qui piquent
00:36:44dans les classes publiques.
00:36:46Donc vous vous dites
00:36:46arrêtons l'échec
00:36:47pour l'essence,
00:36:48mais faisons en sorte
00:36:48d'avoir un véritable travail
00:36:49sur les aides de l'État,
00:36:51enfin sur le rythme
00:36:52de vie de l'État.
00:36:53Moi en fait,
00:36:54ce n'est pas une aide
00:36:55de l'État aujourd'hui,
00:36:55c'est pécé les charges.
00:36:56De toute façon,
00:36:57quelles que soient les cartes
00:36:58qui rentrent dans les caisses de pay,
00:36:59ils vont le dilapiser.
00:37:00Il y a raison.
00:37:00Donc je pense que
00:37:01ce qui malheureusement
00:37:02n'a pas...
00:37:05Mais un coup de l'haleine
00:37:06est monstrueux
00:37:06et je ne vois personne
00:37:07pas la même politique aujourd'hui.
00:37:08Donc réduisons
00:37:09le train de vie de l'État
00:37:10et arrêtons de faire croire aux Français
00:37:11qu'on les aide
00:37:12à coups de chèques
00:37:12et de subventions.
00:37:13Merci beaucoup Arnaud
00:37:14de nous avoir appelé
00:37:14au 0826 300 300.
00:37:16Patrick Vignal, réaction
00:37:17et on passe au sujet suivant.
00:37:18Arnaud a raison,
00:37:19moi je suis aussi
00:37:20chez une entreprise.
00:37:21Le vrai débat,
00:37:21un, c'est le coût du travail.
00:37:23Deuxième chose,
00:37:23c'est le système
00:37:24qui doit changer.
00:37:25Et je vais vous dire,
00:37:26celui qui sera candidat
00:37:27ou celle qui sera candidat,
00:37:28il faut renouveler tout.
00:37:30Je veux dire, Maxime,
00:37:311200 agences en France.
00:37:33J'ai fait trois mandats
00:37:35de parlementaire.
00:37:35Quand on veut simplifier,
00:37:37on complexifie.
00:37:38Vous savez quoi ?
00:37:39Arrêtons d'emmerder les Français.
00:37:40Ça c'est le premier point.
00:37:42Deuxième point,
00:37:42il faut repenser l'organisation.
00:37:45Comment doit travailler
00:37:45le couple maire-préfet ?
00:37:47Donnons le pouvoir aux maires.
00:37:49Les maires,
00:37:49ils savent de quoi ils parlent.
00:37:51Mais tous les ministres
00:37:52qui arrivent à faire des lois,
00:37:54c'est tout le système
00:37:55qu'il faut changer
00:37:55et dynamiter.
00:37:56Suite du zapping avec vous,
00:37:58Gilles,
00:37:58on parlait de se gaver.
00:37:59Il y en a certains
00:38:00qui se gavent,
00:38:00mais alors d'une manière
00:38:01très singulière
00:38:01et ça commence à prendre
00:38:02de plus en plus de place
00:38:03dans l'actualité.
00:38:04Exactement.
00:38:05On en a parlé ce matin
00:38:07dans le journal
00:38:08de Patrick Roger.
00:38:09Dans sa matinale
00:38:10à Patrick Roger,
00:38:11il y a une dame,
00:38:12une femme qui est morte
00:38:13après une injection
00:38:16de...
00:38:17Comment ça s'appelle ?
00:38:18Du Botox,
00:38:18j'imagine.
00:38:19Du Botox,
00:38:20puisqu'elle a été
00:38:21dans une personne...
00:38:23Enfin,
00:38:23chez des gens
00:38:24où c'est pas cher.
00:38:25Dans les fessiers,
00:38:27disons que de plus en plus
00:38:28la chirurgie esthétique
00:38:29est utilisée
00:38:29par beaucoup de Français.
00:38:30Le problème,
00:38:31c'est qu'il y a tout
00:38:31un business illégal
00:38:32qui se développe
00:38:33avec notamment
00:38:34des offres
00:38:34sur les réseaux sociaux
00:38:35et beaucoup,
00:38:35il faut le dire,
00:38:36de jeunes gens
00:38:37décident de se faire
00:38:38de la chirurgie esthétique
00:38:39parce que c'est la mode
00:38:39mais ils n'y vont pas
00:38:41par des professionnels
00:38:42et donc ça amène
00:38:43le sujet
00:38:43de jeunes gens.
00:38:43Exactement,
00:38:44allez réécouter
00:38:44le podcast
00:38:45du journal
00:38:46de Patrick Roger.
00:38:48Alors Lucas,
00:38:48peut-être vous allez
00:38:49bientôt embrasser
00:38:50une influenceuse.
00:38:52Faites attention.
00:38:53Ah bon ?
00:38:53Oui,
00:38:53on ne sait pas.
00:38:54Faites attention Lucas
00:38:55parce que vous pourriez...
00:38:56Pardon,
00:38:56Jeannie qui m'écoute.
00:38:57Vous pourriez recevoir
00:38:58le baiser de la mort.
00:39:00Vous savez pourquoi
00:39:01ça serait le baiser de la mort ?
00:39:02Parce qu'on a découvert
00:39:04que certains,
00:39:05dans la chirurgie esthétique,
00:39:07recevaient de la graisse
00:39:08de personnes décédées.
00:39:09et c'est très fréquent.
00:39:11On prend de la graisse
00:39:12sur des personnes mortes.
00:39:14Au-delà évidemment
00:39:15de l'acte,
00:39:17il y a la question morale.
00:39:19C'est un sujet
00:39:20du 20h de France 2.
00:39:22Une nouvelle méthode
00:39:23surprenante
00:39:24est en train d'émerger
00:39:25aux Etats-Unis
00:39:25dans le domaine
00:39:26de la chirurgie esthétique.
00:39:27Au lieu d'utiliser
00:39:28la propre graisse du patient
00:39:30pour la réinjecter
00:39:31sur une autre partie du corps,
00:39:32comme c'est le cas habituellement,
00:39:34les chirurgiens peuvent
00:39:35désormais injecter
00:39:36de la graisse
00:39:36qui provient
00:39:37d'une autre personne
00:39:38décédée
00:39:39Oui, oui,
00:39:40vous avez bien entendu
00:39:40décédée.
00:39:41Depuis plusieurs années,
00:39:42des tissus
00:39:43et des organes prélevés
00:39:44sont utilisés
00:39:44dans le cadre
00:39:45de la chirurgie réparatrice
00:39:46pour soigner des brûlures
00:39:47par exemple,
00:39:48mais c'est une première
00:39:49dans le cadre
00:39:49de la chirurgie esthétique.
00:39:51Alors cette technique,
00:39:52elle a été développée
00:39:53par Tiger Esthétique.
00:39:54C'est une entreprise américaine
00:39:55qui a commercialisé
00:39:56un produit nommé
00:39:57Alloclay en 2024.
00:39:59La graisse de cadavre
00:40:00est stérilisée
00:40:01et conditionnée en tube
00:40:02puis injectée
00:40:03à l'aide d'une piqûre
00:40:04aux nouveaux patients.
00:40:05Dans le cadre
00:40:05de l'intervention,
00:40:07aucune anesthésie
00:40:07ni délai de convalescence
00:40:09ne sont nécessaires.
00:40:10Les interventions
00:40:10sont donc plus rapides
00:40:11et les résultats
00:40:12semblent convaincre
00:40:13les patients.
00:40:14Mais cette pratique
00:40:15pose tout de même
00:40:15des questions éthiques
00:40:16et puis aucune étude
00:40:17n'est en mesure
00:40:18de savoir comment
00:40:19le corps réagit
00:40:20à long terme.
00:40:21Alors évidemment,
00:40:22c'est un avantage financier.
00:40:24Évidemment,
00:40:24c'est un autre avantage,
00:40:25c'est que vous n'avez pas besoin
00:40:26d'endormir une autre personne.
00:40:27Vous prenez
00:40:29des griffons de graisse
00:40:31ou de choses comme ça.
00:40:32et la méthode
00:40:33est de plus en plus utilisée
00:40:38pour injecter
00:40:39de la graisse
00:40:39de cadavres.
00:40:41Et derrière,
00:40:41c'est le débat
00:40:42des fameuses injections illégales.
00:40:44C'était aussi le sujet
00:40:44du 7h40 ce matin
00:40:45dans la matinale
00:40:46de Patrick Roger.
00:40:47Je suis très choqué.
00:40:47Mais surtout,
00:40:48Mickaël Darman,
00:40:48arrêtez de regarder
00:40:49ces sites-là
00:40:49sur votre téléphone.
00:40:51Ce n'est pas grave.
00:40:52C'est pas grave.
00:40:54Je suis sur le catalogue,
00:40:56justement.
00:40:57Je faisais un peu
00:40:58la nomenclature.
00:40:59Non, c'est le résultat
00:41:02d'une société
00:41:02totalement déconstruite.
00:41:04C'est-à-dire qu'en réalité,
00:41:05pardon,
00:41:06tant pis.
00:41:07Je vais faire
00:41:08le vieux conservateur,
00:41:09mais ce n'est pas grave.
00:41:10J'assume complètement.
00:41:11On est vraiment
00:41:14dans des exemples
00:41:16qui expliquent aussi
00:41:16pourquoi il y a tellement
00:41:18de sauvagerie,
00:41:22de non-respect,
00:41:24de non-considération
00:41:25pour la vie,
00:41:26pour la mort.
00:41:28On est vraiment
00:41:29dans cette ère
00:41:31de chaos
00:41:31parce que je suis convaincu
00:41:33que ce début de siècle
00:41:34démarre dans le chaos.
00:41:36On le voit
00:41:36dans tous les registres
00:41:38possibles et inimaginables.
00:41:40Et je pense qu'évidemment,
00:41:41ça appellera forcément
00:41:42d'une manière ou d'une autre,
00:41:44je ne sais comment,
00:41:45à une forme
00:41:45de sursaut.
00:41:46Mais ce premier quart
00:41:48de XXIe siècle
00:41:49est absolument déconcertant.
00:41:51Ariane Amadi.
00:41:51Oui, alors,
00:41:52c'est hallucinant.
00:41:54Déjà, ça,
00:41:55c'est le premier mot
00:41:55qui vient.
00:41:56c'est vraiment...
00:41:57Hallucinant, on note.
00:41:57Hallucinant.
00:41:58Hallucinant.
00:41:59Non, je rigole.
00:42:01Non, je veux dire
00:42:01plusieurs choses.
00:42:02Un, je veux juste
00:42:03attirer l'attention
00:42:04sur le fait que la chirurgie
00:42:05esthétique se fait
00:42:06de plus en plus jeune.
00:42:07C'est-à-dire que le Botox,
00:42:08il ne faut pas attendre 50 ans.
00:42:10Maintenant, on a des jeunes
00:42:11qui, à 15 ans,
00:42:12se font du Botox.
00:42:13Donc ça, c'est vraiment
00:42:14une évolution hyper inquiétante.
00:42:16Deuxièmement,
00:42:16pour revenir sur la discussion
00:42:17qu'on avait sur le camping,
00:42:18vous allez voir, attention...
00:42:20Saupérieux, mais maîtrisé, j'espère.
00:42:21Et eux, mais maîtrisé.
00:42:23Double salto avant maîtrisé.
00:42:25Je voulais juste dire
00:42:26qu'encore une fois,
00:42:28la vente sur les réseaux sociaux
00:42:30de chirurgie esthétique,
00:42:31c'est les plus pauvres
00:42:31qui trinquent.
00:42:32Parce que ceux
00:42:33qui vont aller
00:42:34se faire des opérations,
00:42:35il va y avoir
00:42:36énormément de complications,
00:42:37ça va être
00:42:37les personnalités
00:42:38les plus pauvres.
00:42:39Donc il y a un enjeu aussi,
00:42:40non seulement de santé publique,
00:42:41mais aussi de politique pure
00:42:43à dire qu'il faut protéger,
00:42:45réguler l'accès
00:42:46à la chirurgie esthétique
00:42:47pour les personnes
00:42:48en situation
00:42:49ou bien de précarité,
00:42:50enfin les classes populaires
00:42:51ou moyennes,
00:42:51parce que sinon,
00:42:52on ne va jamais s'en sortir.
00:42:54Et enfin, la dernière chose
00:42:55que je voulais dire,
00:42:56c'est l'indécence.
00:42:57C'est-à-dire que
00:42:58quand on arrive
00:42:58à un moment
00:42:59où la mort peut être utilisée
00:43:01pour avoir des lèvres
00:43:03plus charnues,
00:43:03on arrive sur un degré
00:43:05d'amoralité
00:43:06qui est déconcertant.
00:43:08Lucas Planaverne.
00:43:10Non, je suis d'accord
00:43:11sur cet exemple-là
00:43:12qu'on a entendu
00:43:13dans cet extrait,
00:43:14c'est-à-dire qu'il y a
00:43:15une dimension glauque
00:43:15évidemment dont il est difficile
00:43:17de ne pas s'émouvoir.
00:43:19Maintenant,
00:43:20il ne faudrait pas
00:43:20que cet exemple-là
00:43:22gâche tout le sujet
00:43:24important,
00:43:25à mon avis,
00:43:25qu'est la chirurgie esthétique.
00:43:26On le dit,
00:43:27il y a des grandes...
00:43:27Ne me regardez pas comme ça.
00:43:30Ça vous a bien réussi.
00:43:31Oui, oui.
00:43:32Franchement,
00:43:33il n'y a pas de votre chirurgie.
00:43:34Il y a des conseils
00:43:34à cette ministre
00:43:35et ça m'a réussi.
00:43:36Il n'y a pas de quoi avoir honte.
00:43:37Non, mais il y a évidemment
00:43:39de grandes nécessités
00:43:40d'encadrement,
00:43:41beaucoup de prévention à faire
00:43:42auprès des plus jeunes
00:43:43puisqu'ils sont
00:43:44en contact quotidien
00:43:45via TikTok,
00:43:46via les réseaux sociaux
00:43:47à des influenceurs
00:43:48sur refaits.
00:43:49Maintenant,
00:43:49il ne faudrait pas non plus
00:43:50qu'on balaye tout
00:43:52le sujet
00:43:53de la médecine esthétique.
00:43:55Il y a des personnes
00:43:55pour qui parfois
00:43:57c'est un mal-être quotidien
00:43:59d'avoir,
00:43:59je n'en sais rien,
00:44:00un nez de travers.
00:44:01Pour certaines femmes,
00:44:03je sais,
00:44:03pour en avoir déjà discuté,
00:44:04il y a des problèmes
00:44:04de poitrine,
00:44:05parfois c'est même
00:44:06un problème physique
00:44:07et donc la chirurgie esthétique
00:44:08parfois est assez légitime.
00:44:11Patrick Guilherme.
00:44:12Attendez,
00:44:12moi je suis clair,
00:44:13moi je ne remets pas en cause
00:44:14de prendre la chirurgie esthétique,
00:44:15chacun fait ce qu'il veut,
00:44:16rien ne le disait,
00:44:17quand vous avez les moyens,
00:44:18vous êtes dans une clinique,
00:44:18vous êtes suivi.
00:44:19Vous savez ce qui me gêne ?
00:44:20Moi j'ai rencontré
00:44:21pas mal de jeunes
00:44:22dans les territoires.
00:44:23Les jeunes,
00:44:24ils me disaient,
00:44:24moi,
00:44:25mon avenir,
00:44:26c'est marier
00:44:28avec une influenceuse
00:44:29à Dubaï,
00:44:29avoir une Ferrari.
00:44:30Et je trouve
00:44:31que ces réseaux sociaux
00:44:32aujourd'hui,
00:44:33c'est l'ère du paraître,
00:44:34ce n'est pas de l'être.
00:44:36Et on a une responsabilité
00:44:37et les politiques
00:44:38et les parents
00:44:39et l'éducation nationale
00:44:40parce qu'en fait c'est...
00:44:41Et la télévision
00:44:43et les réseaux sociaux
00:44:44qui sont exceptionnels
00:44:45parce qu'on peut avoir
00:44:46l'instant T du monde.
00:44:47Mais à côté de ça,
00:44:48je vais être un peu vilain,
00:44:49on a une bande de teubés
00:44:51qui arrivent
00:44:51avec ces influenceuses-là,
00:44:53elles ont quoi Ariane ?
00:44:54Les lèvres,
00:44:55les seins rouffés,
00:44:56les fesses énormes
00:44:57et ce n'est pas ça la vie quand même.
00:44:59Juste pour compléter
00:45:00ce que vous dites,
00:45:00il faut aussi savoir
00:45:02qu'on standardise les corps,
00:45:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:45:04vous avez des jeunes enfants,
00:45:05des jeunes enfants,
00:45:06voire des jeunes ados
00:45:07qui veulent le corps
00:45:09effectivement taille toute fine,
00:45:12grosses fesses,
00:45:13gros seins.
00:45:13Et donc en fait,
00:45:14on est dans un monde
00:45:15où il n'y a plus
00:45:15de singularité des corps.
00:45:17C'est-à-dire que tout le monde
00:45:18veut ressembler
00:45:18à des génériques,
00:45:20des formats génériques.
00:45:21Et ça c'est un zapping
00:45:22qui a forcément fait
00:45:23beaucoup réagir.
00:45:24C'est bien les grosses fesses.
00:45:25Non mais on n'a rien
00:45:26contre les grosses fesses.
00:45:27Votre goût,
00:45:27vos goûts ne sont pas
00:45:28ceux qui sont naturels.
00:45:300826 300 300
00:45:32après cette courte page
00:45:33de publicité
00:45:33et après les infos de 11h,
00:45:35on s'intéressera
00:45:35à cette question.
00:45:36Est-ce qu'aujourd'hui,
00:45:37pour bien manger,
00:45:38il faut dépenser
00:45:38beaucoup d'argent ?
00:45:39Écoutez bien ce chiffre.
00:45:40Un tiers des Français,
00:45:41enfin un Français sur trois,
00:45:42ne mange pas à sa faim.
00:45:44Et c'est 11 millions
00:45:45de Français aujourd'hui
00:45:46qui vivent dans la précarité alimentaire
00:45:48des associations.
00:45:48Interpelle le Premier ministre
00:45:49Sébastien Lecornu
00:45:50en demandant que 100 produits
00:45:51soient aujourd'hui
00:45:52dans les grandes surfaces
00:45:53à prix coûtant
00:45:54pour que justement
00:45:54on puisse bien se nourrir.
00:45:56Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:45:57Est-ce qu'aujourd'hui
00:45:58c'est vraiment le cas ?
00:45:58Bien nourrir ?
00:45:59Ça coûte une thune ?
00:46:000826 300 300.
00:46:07Il nous reste une heure
00:46:08pour ferrailler,
00:46:09pour débattre,
00:46:10pour discuter.
00:46:11Ça se passe au 0826 300 300.
00:46:13C'est l'ami Jérémy
00:46:13qui vous attend,
00:46:14toujours en compagnie
00:46:14de Patrick Vignal,
00:46:15ancien député renaissance de l'Hérault.
00:46:17Lucas Planaverne,
00:46:17journaliste au JDD
00:46:18qui a tout à l'heure
00:46:19été qualifié d'extrême gauchiste
00:46:21comme quoi il peut tout se passer
00:46:22dans cette émission.
00:46:23Mickaël Darmon,
00:46:24journaliste politique
00:46:25chez I24 News
00:46:25et Ariane Amadi,
00:46:27présidente de Kerman Consulting.
00:46:28Dans une dizaine de minutes,
00:46:29on abordera le cas
00:46:30d'un député que beaucoup
00:46:31se sont étonnés de voir
00:46:33retourner à l'Assemblée nationale.
00:46:34C'est Raphaël Arnaud,
00:46:35vous savez,
00:46:36le créateur de ce qu'on appelle
00:46:37la Jeune Garde
00:46:38et qui est soupçonné
00:46:39d'être clairement impliqué,
00:46:41non seulement la Jeune Garde
00:46:42mais aussi ses assistants parlementaires
00:46:43à lui qui sont soupçonnés
00:46:44d'avoir participé
00:46:45il y a quelques semaines
00:46:46au lynchage du jeune homme
00:46:49Quentin Deranque.
00:46:50Les enquêtes sont en cours
00:46:50mais lui en tout cas
00:46:51est retourné à l'Assemblée.
00:46:53La présidente de l'Assemblée nationale
00:46:55a réagi.
00:46:55C'est à lui de juger
00:46:56s'il peut représenter la nation.
00:46:58Mais tout de suite,
00:46:59un sujet qui vous concerne
00:47:00amis auditeurs
00:47:01au 0826 300 300.
00:47:02Aujourd'hui,
00:47:0340% du budget moyen
00:47:05d'un foyer
00:47:06est aujourd'hui consacré
00:47:07à l'alimentation.
00:47:08Aujourd'hui,
00:47:0835% des Français
00:47:10écoutez bien,
00:47:11sautent un repas
00:47:12et plus d'une trentaine
00:47:13d'associations
00:47:14interpellent le Premier ministre
00:47:15Sébastien Lecornu
00:47:16en demandant une loi d'urgence
00:47:17pour que des produits sains
00:47:18puissent être
00:47:19dans les supermarchés
00:47:21à prix coûtant
00:47:22parce qu'aujourd'hui,
00:47:23disent ces associations,
00:47:25bien manger devient un luxe.
00:47:26Est-ce que vous êtes d'accord
00:47:27ou c'est un peu n'importe quoi ?
00:47:28Il faut arrêter avec cette idée.
00:47:29Aujourd'hui,
00:47:30quand on cuisine,
00:47:31quand on sait faire à manger,
00:47:32quand on prend un peu de temps
00:47:33et le bain,
00:47:34eh bien,
00:47:34on peut bien manger
00:47:35ou alors vous dites
00:47:36oui, c'est ça.
00:47:36Moi, j'ai ma carte bancaire,
00:47:37je fais les courses
00:47:38et je peux vous dire
00:47:38que les bons produits,
00:47:39ça nous coûte une thune.
00:47:410826 300 300,
00:47:42vous réagissez
00:47:42et vous venez discuter
00:47:43avec nous autour de la table.
00:47:45Est-ce qu'en effet,
00:47:45aujourd'hui,
00:47:46bien manger est un luxe ?
00:47:48Évidemment.
00:47:50Évidemment que c'est un luxe,
00:47:51aujourd'hui,
00:47:51bien manger comme tout devient un luxe,
00:47:53malheureusement,
00:47:53payer pour de nombreux ménages,
00:47:55payer son énergie,
00:47:55on en discutait tout à l'heure,
00:47:57ça devient un luxe,
00:47:59prendre son essence,
00:48:00ça devient un luxe
00:48:00et évidemment,
00:48:01manger et manger correctement,
00:48:02d'autant plus,
00:48:03ça devient également un luxe.
00:48:05Absolument,
00:48:05tout augmente en France.
00:48:06Là, on va parler
00:48:07de la nourriture saine
00:48:08mais même les fast-foods
00:48:09augmentent de façon drastique.
00:48:12On s'allait en parler tout à l'heure
00:48:13mais le moindre menu
00:48:14dans un fast-food aujourd'hui
00:48:15est devenu délirant.
00:48:15Bien sûr,
00:48:16on parle souvent
00:48:16comme indicateur
00:48:17du prix du kebab
00:48:18et il faut se souvenir
00:48:20qu'il y a 5-6 ans,
00:48:21c'était pas loin
00:48:23de 2 fois moins.
00:48:24De 5 euros tout compris.
00:48:25de 2 fois moins.
00:48:26Donc évidemment,
00:48:28voilà,
00:48:28évidemment qu'aujourd'hui,
00:48:29manger sainement,
00:48:31c'est de plus en plus difficile.
00:48:32Alors vous savez,
00:48:33il y a 11 millions de personnes
00:48:34en dessous du sol du Provoté.
00:48:35Moi, j'ai une image
00:48:36qui m'avait marquée,
00:48:37elle s'appelait Yvette,
00:48:3888 ans,
00:48:39pendant la crise des Gilets jaunes,
00:48:40elle traversait le passage à Clouté
00:48:41à me dire,
00:48:42de toute façon,
00:48:43la vie, pour moi,
00:48:44c'est pas important
00:48:45belle des supermarchés le soir.
00:48:47Et toute sa vie a travaillé.
00:48:48Ça, c'est le premier point.
00:48:49Le deuxième point,
00:48:50on sait que je suis parisien,
00:48:51c'est pas compliqué.
00:48:52Hier soir,
00:48:52j'ai pris mon petit caddie,
00:48:53je suis allé faire mes cours,
00:48:54je n'étais pas habitué.
00:48:55Et quand je vois le prix
00:48:56des asperges à Paris,
00:48:57c'est 14 euros,
00:48:58c'est 7 euros en province.
00:48:59Donc je me dis,
00:49:00quand on est parisien
00:49:01et qu'on gagne le ZMIC,
00:49:02on ne peut pas manger.
00:49:03Une fois que je vous ai dit ça,
00:49:05il y a eu des espérances
00:49:06intéressantes à Montpellier.
00:49:07Je crois que les gens
00:49:08ne cuisinent plus, Maxime.
00:49:09Et c'est vrai
00:49:10que quand on prend le temps
00:49:11de cuisiner,
00:49:12on se rend compte
00:49:12qu'on peut très bien manger
00:49:14pour pas cher.
00:49:14Et j'avais des espérances
00:49:15dans les écoles
00:49:16où on a appris nos gamins
00:49:18à faire à la cuisine.
00:49:19Et je pense que c'est une piste.
00:49:21Parce qu'on ne va pas toujours dire
00:49:22qu'en France,
00:49:23on est pays sous-développé.
00:49:24Je pense que le retour
00:49:25à la cuisine
00:49:26me paraît indispensable.
00:49:28Je ne vais pas taper
00:49:29sur les McDo.
00:49:30Moi, je vois mon gamin,
00:49:30il va au McDo,
00:49:31c'est son choix.
00:49:32Mais je pense qu'on peut.
00:49:33Et vous savez,
00:49:34je suis coach sportif.
00:49:35Je pense qu'on peut manger
00:49:36intelligemment pour pas cher.
00:49:380826 300 300,
00:49:39je me permets de vous couper
00:49:41et d'interrompre ce débat
00:49:43pour aller au standard.
00:49:44Bonjour Sabine.
00:49:46Bonjour Maxime.
00:49:47Merci beaucoup
00:49:47d'être avec nous ce matin.
00:49:48Ça vous a interpellé
00:49:49ce sujet aujourd'hui.
00:49:50Est-ce que vous faites partie
00:49:51des gens qui, bien sûr,
00:49:52répondent qu'évidemment,
00:49:54bien manger,
00:49:54ça coûte très cher en France ?
00:49:57Très cher, non.
00:49:59Moi, je mange
00:50:00des produits locaux,
00:50:01généralement bio.
00:50:03Mon panier a augmenté,
00:50:04mais j'ai un peu réduit
00:50:05la viande
00:50:06tout en gardant
00:50:09mon provisionnement,
00:50:10c'est-à-dire les producteurs.
00:50:12J'achète en caissette,
00:50:13je cuisine.
00:50:14Je cuisine beaucoup
00:50:15et je congèle.
00:50:17Et en fait,
00:50:18je dois avoir des repas
00:50:19qui tournent autour
00:50:20de 350 à 5.
00:50:24Et vous habitez
00:50:25dans quel coin aujourd'hui,
00:50:26ma chère Sabine ?
00:50:26Parce que beaucoup
00:50:27auraient peut-être
00:50:28la tentation de vous répondre
00:50:29« Ah ben oui,
00:50:29mais Sabine,
00:50:30vous avez l'occasion
00:50:31et vous avez la possibilité
00:50:32d'aller éventuellement
00:50:33chez le producteur local
00:50:35ou la ferme d'à côté ? »
00:50:37J'habite dans plein de régions.
00:50:38J'ai habité dans plein
00:50:39de départements
00:50:40et j'ai toujours fait
00:50:40cette démarche.
00:50:41En fait,
00:50:41c'est une démarche.
00:50:43Et voilà,
00:50:45donc j'habite dans l'Aude.
00:50:47Et quand j'arrive
00:50:48dans un département,
00:50:49je regarde
00:50:49qui sont mes producteurs.
00:50:51Donc vous dites tout simplement,
00:50:52vous Sabine,
00:50:53ça demande un tout petit peu
00:50:54de temps,
00:50:54un tout petit peu d'intérêt
00:50:55et surtout,
00:50:56quelques compétences en cuisine
00:50:57pour pouvoir transformer
00:50:58tout ce qu'on achète ?
00:51:00Et surtout,
00:51:00de ne pas jeter
00:51:01et de tout consommer.
00:51:03Et puis même,
00:51:04si je fais une tarte,
00:51:05je fais ma pâte à tarte.
00:51:07Donc,
00:51:08il ne me coûte pas du tout
00:51:092 euros comme supermarché
00:51:11où je pète l'emballage.
00:51:12Oui,
00:51:13quelques œufs,
00:51:13un peu de farine
00:51:14et la magie de la cuisine
00:51:15se fait le reste.
00:51:15Merci beaucoup
00:51:16de nous avoir appelé ce matin,
00:51:17ma chère Sabine,
00:51:17au 0826 300 300.
00:51:19Ariane Amadi.
00:51:19Oui,
00:51:20moi je pense que
00:51:21ça dit quelque chose
00:51:22sur un imaginaire
00:51:23qu'on oublie,
00:51:23c'est la France
00:51:24des restos du cœur.
00:51:25Il y a un moment
00:51:26où les restos du cœur,
00:51:28c'était,
00:51:30mais je pense que
00:51:30c'était absolument colossal.
00:51:33On était tous
00:51:33devant notre télé
00:51:34et aujourd'hui,
00:51:35on oublie cette France-là.
00:51:36Et je pense que
00:51:37on parle beaucoup,
00:51:38on dit toujours
00:51:39les classes populaires,
00:51:40les classes moyennes
00:51:40et on oublie vraiment
00:51:42ceux qui sont
00:51:42dans la pauvreté.
00:51:44Et M. Vignal
00:51:45l'a rappelé,
00:51:4611 millions de personnes
00:51:47et vous l'avez rappelé,
00:51:48une personne sur trois
00:51:49qui saute un repas.
00:51:51Mais c'est énorme.
00:51:52C'est vraiment en France.
00:51:53C'est juste absolument
00:51:54faux comme chiffre.
00:51:54C'est juste absolument faramineux.
00:51:55Donc moi,
00:51:56ce que je voudrais dire,
00:51:57c'est n'oublions pas
00:51:58cette France-là
00:51:59et je pense que
00:52:00les politiques,
00:52:01de manière générale,
00:52:02ne font plus de place
00:52:03dans leurs récits
00:52:03et dans leurs imaginaires
00:52:05à cette France
00:52:05qui est une France
00:52:07aussi de la soupe populaire
00:52:09et ces gens-là,
00:52:10ils méritent...
00:52:10Et qui sont malheureusement
00:52:11obligés d'aller dans le froid dehors
00:52:13demander un repas
00:52:13parce qu'ils n'ont absolument
00:52:14plus les moyens.
00:52:15Mais on les oublie en fait.
00:52:15Et notamment les étudiants
00:52:16qui aujourd'hui...
00:52:17Et le dernier truc
00:52:18que je veux dire,
00:52:19c'est sur le logement aussi.
00:52:20On a aussi des schémas
00:52:21un peu similaires.
00:52:23Aujourd'hui,
00:52:23quand vous voulez
00:52:24chercher un logement,
00:52:25vous avez des queues
00:52:26de 25 personnes
00:52:27et vous ne passez pas
00:52:29le mur du son
00:52:31dans les trois quarts du temps.
00:52:32Michael Darmon.
00:52:32Moi, je pense qu'il faudra
00:52:33apprendre vraiment
00:52:34à se méfier...
00:52:35Peut-être qu'un jour,
00:52:35on en tira la leçon
00:52:36de ceux qui disent
00:52:37on va tout changer
00:52:38et on va faire
00:52:39les grandes révolutions
00:52:41versus 2017.
00:52:43On revient...
00:52:43Avant, également,
00:52:44François Mitterrand
00:52:45avait dit
00:52:45changer la vie.
00:52:46Les restos du cœur,
00:52:47la loi RMI,
00:52:48c'était sous Mitterrand.
00:52:51La révolution de 2017
00:52:52devait changer,
00:52:53devait mettre la France
00:52:55sur la voie du XXIe siècle.
00:52:57Vous avez participé
00:52:58à ce pouvoir
00:53:01en étant député.
00:53:02Résultat des courses,
00:53:03vous le signalez vous-même après,
00:53:0411 millions de Français
00:53:05qui sont sous le seuil
00:53:06de pauvreté
00:53:06et effectivement,
00:53:08un récit qu'on vient d'entendre
00:53:09de Français
00:53:10qui n'arrivent pas
00:53:11à se loger,
00:53:11qui n'arrivent pas
00:53:12à se nourrir,
00:53:12qui mangent
00:53:14et qui travaillent
00:53:16à la fois,
00:53:17mais qui en même temps
00:53:18vivent dans leur voiture.
00:53:20Bref,
00:53:20on est encore
00:53:21dans un système
00:53:23extrêmement paupérisé
00:53:25et il faudra un jour
00:53:26peut-être tirer les leçons
00:53:28effectivement
00:53:28des politiques publiques
00:53:29qui n'ont pas été menées.
00:53:300,826,
00:53:31300, 300
00:53:31après qu'on ait écouté
00:53:33Lucas Planaverne.
00:53:33Non, juste ce débat
00:53:35me fait vachement penser
00:53:36à la série En Place
00:53:37qui est une série politique
00:53:38avec Jean-Pascal Zaddy
00:53:39où dedans,
00:53:39le candidat
00:53:40qui devient un président,
00:53:41Jean-Pascal Zaddy,
00:53:42a un slogan qui est
00:53:44manger sain,
00:53:45payer rien.
00:53:46Et je trouve
00:53:46qu'il incarne très bien
00:53:47ce débat
00:53:48parce qu'en réalité,
00:53:49il y a un point fondamental
00:53:50qu'on n'a pas évoqué
00:53:51dans tout ce débat
00:53:52c'est que tout augmente
00:53:53y compris les produits
00:53:54de première nécessité
00:53:54mais les salaires
00:53:55n'augmentent pas
00:53:56et c'est bien ça
00:53:57le problème.
00:53:58Donc pour toutes les raisons
00:53:58qu'on évoque très souvent ici
00:54:00les charges sur les entreprises
00:54:01bien sûr
00:54:03et évidemment
00:54:03que ça devient
00:54:04de plus en plus compliqué
00:54:05pour de nombreux Français.
00:54:070,826, 300, 300
00:54:09bonjour Véronique.
00:54:11Bonjour Maxime
00:54:11bonjour à tous.
00:54:13Merci beaucoup
00:54:13d'être avec nous
00:54:13sur Sud Radio ce matin.
00:54:14Vous nous passez
00:54:15un coup de fil de Montpellier
00:54:16ça va faire plaisir
00:54:16à Patrick Vignal.
00:54:17Bonjour Sabine.
00:54:18Vous êtes de sa famille.
00:54:19Le soleil de Montpellier
00:54:21quel bonheur
00:54:21de vous entendre.
00:54:23Véronique
00:54:23si vous êtes de la famille
00:54:24de Patrick Vignal
00:54:25c'est le moment
00:54:26de se dénoncer
00:54:26si vous n'avez pas d'avantage.
00:54:29Véronique
00:54:29je vous aime.
00:54:31Moi aussi
00:54:31je vous adore.
00:54:32Bon allez
00:54:33get a room
00:54:34comme on dit
00:54:34s'il vous plaît.
00:54:34Je ne suis pas d'accord
00:54:37avec le débat.
00:54:40En fait
00:54:40je pense que bien manger
00:54:42au contraire
00:54:42ça ne coûte pas cher.
00:54:44On peut faire un plat
00:54:46un gratin de carottes
00:54:47un gratin de courgettes
00:54:48ça va coûter quoi ?
00:54:492,50 euros.
00:54:51On est largement en dessous
00:54:53du plat de lasagne
00:54:54à 8-10 euros.
00:54:57Même si on ajoute
00:54:58un blanc de poulet
00:54:59ça va faire
00:54:59aller 5 euros.
00:55:01Donc
00:55:02il faut en fait
00:55:03bien manger
00:55:04et mieux manger
00:55:05et que vous payez moins
00:55:06c'est préparer
00:55:08ce qu'on va faire
00:55:09à manger.
00:55:10Mais vous n'admettez pas
00:55:10par exemple Véronique
00:55:11qu'aujourd'hui
00:55:12quand on va dans
00:55:12une grande surface
00:55:13ou quand bien même
00:55:13comme Sabine tout à l'heure
00:55:14on prenne le temps
00:55:15d'essayer d'aller
00:55:16chez son producteur
00:55:18éventuellement
00:55:18dans la ferme à côté
00:55:19si on a la chance
00:55:19d'en avoir une
00:55:20quand on veut
00:55:21des produits français
00:55:22de bons produits
00:55:23quand on veut
00:55:23par exemple
00:55:24une bonne tomate française
00:55:25tout à l'heure
00:55:25Patrick Vignal
00:55:26parlait des asperges
00:55:27mais forcément
00:55:28vous avez
00:55:28un différentiel de prix
00:55:29qui est considérable
00:55:31vous dites
00:55:31oui d'accord
00:55:32mais globalement
00:55:32si on cuisine
00:55:33on s'en sort toujours
00:55:34à la fin ?
00:55:34Tout à fait
00:55:35et si on mange bien
00:55:36on n'a pas besoin
00:55:37de manger en quantité
00:55:40les repas
00:55:41c'est une question
00:55:41d'organisation
00:55:42moi je suis issue
00:55:43d'une famille
00:55:43de 7 enfants
00:55:44ma mère a toujours
00:55:45cuisiné
00:55:45elle m'a acheté
00:55:46un plat cuisiné
00:55:47et elle s'en est
00:55:48toujours bien sortie
00:55:49donc juste une question
00:55:50d'organisation
00:55:51et on s'en sort
00:55:52c'est pas le problème
00:55:53aujourd'hui
00:55:54les mamans
00:55:54elles sont au téléphone
00:55:55elles sont à la gym
00:55:56elles sont ici
00:55:57elles sont là
00:55:58elles sont au travail aussi
00:55:59excusez-moi
00:56:00elles sont surtout au travail
00:56:02ma mère a toujours travaillé
00:56:04elle se levait à 6h du matin
00:56:05pour faire à manger
00:56:07pour le but
00:56:07c'est une question
00:56:08d'organisation
00:56:10et de culture
00:56:11oui c'est vrai
00:56:11merci beaucoup Véronique
00:56:13de nous avoir appelé
00:56:13de nous avoir fait part
00:56:14de ce témoignage
00:56:15et on sent que chez Véronique
00:56:16c'est organisé
00:56:16on sent qu'il y a des
00:56:17cuir verts dans le frigo
00:56:18on sent qu'il y a des horaires
00:56:19pour faire à manger
00:56:20qu'il y a des courses
00:56:20et ça fait plaisir
00:56:21merci beaucoup Véronique
00:56:22de nous avoir partagé
00:56:24ce témoignage ici
00:56:24sur Sud Radio
00:56:250826 300 300
00:56:26un mot
00:56:27le problème c'est un problème
00:56:28de culture
00:56:29c'est-à-dire que je vois bien moi
00:56:31vous savez
00:56:31j'avais aidé les restos du coeur
00:56:32qui sont chez moi
00:56:33on a oublié une chose importante
00:56:35le gaspillage alimentaire
00:56:37le nombre de centres commerciaux
00:56:38qui jettent
00:56:39les yaourts
00:56:40qui jettent là
00:56:41je ne sais plus combien c'est
00:56:43c'est 10 millions de tonnes par an
00:56:45vous savez
00:56:45moi ce qui m'a énervé
00:56:46c'est qu'un jour
00:56:47une personne a été condamnée
00:56:49à un mot de prison
00:56:49parce qu'elle avait volé du jambon
00:56:51dans un supermarché
00:56:52donc ça aussi
00:56:53il y a un vrai débat
00:56:54sur la culture
00:56:55qu'on peut récupérer
00:56:56je sais que les restos du coeur
00:56:58à Montpellier
00:56:58récupérés
00:56:59mais on a ce gaspillage
00:57:00et ce qu'a dit Véronique
00:57:02ce qu'a connu ma maman
00:57:03elle faisait du plat
00:57:04elle le congelait
00:57:05pour le lendemain
00:57:05on a oublié
00:57:06la culture de la cuisine
00:57:080826 300 300
00:57:09on poursuit le sujet
00:57:10et juste après
00:57:11Arianna m'a dit
00:57:11quelques minutes de pause
00:57:12vous reprenez la parole
00:57:13et on file au standard
00:57:14il y a Frédéric aussi
00:57:15qui nous attend
00:57:16et bien sûr
00:57:16on abordera la page politique
00:57:18avec le retour du député
00:57:19contesté en tout cas en interne
00:57:20Raphaël Arnaud
00:57:21c'est celui qui était
00:57:22le créateur
00:57:23de ce qu'on avait appelé
00:57:23le mouvement de la Jeugarde
00:57:25impliqué visiblement
00:57:26dans le lynchage
00:57:27du jeune homme
00:57:28Quentin Derancalion
00:57:29il est revenu à l'Assemblée
00:57:30et visiblement
00:57:31ça ne plaît pas à tout le monde
00:57:32la question qu'on vous pose
00:57:33est-ce qu'on aurait dû
00:57:33tout simplement
00:57:34appeler à sa démission
00:57:35est-ce qu'il aurait dû démissionner
00:57:36se retirer de lui-même
00:57:370826 300 300
00:57:38à tout de suite
00:57:39et vous êtes bien sur Sud Radio
00:57:4110h midi
00:57:42mettez-vous d'accord
00:57:43Sud Radio
00:57:46parlons vrai
00:57:4610h midi
00:57:47mettez-vous d'accord
00:57:500826 300 300
00:57:51on poursuit les débats
00:57:52dans une poignée de minutes
00:57:53on sera du côté
00:57:53de l'Assemblée Nationale
00:57:54avec un retour
00:57:55qui fait énormément réagir
00:57:56celui de Raphaël Arnaud
00:57:57député de la France Insumise
00:57:58est lié à la jeune garde
00:58:00cette même jeune garde
00:58:01liée à ce qui s'était passé
00:58:02il y a quelques semaines
00:58:03du côté de Lyon
00:58:04avec la mort de ce jeune homme
00:58:05lynché
00:58:06Quentin Derocq
00:58:07mais on finit
00:58:08tout simplement
00:58:09au standard
00:58:09avec Frédéric
00:58:100826 300 300
00:58:11sur ce sujet
00:58:12est-ce qu'aujourd'hui
00:58:13pour bien manger
00:58:14il faut être riche
00:58:150826 300 300
00:58:17bonjour Frédéric
00:58:18bonjour Maxime
00:58:19et bonjour à toute l'équipe
00:58:20comment allez-vous
00:58:21ma chère Frédéric
00:58:21vous vous nous dites quoi
00:58:22que en réalité
00:58:23ce n'est pas tellement
00:58:23un luxe de bien manger
00:58:25alors ça peut être un luxe
00:58:27quand on est en région parisienne
00:58:28moi j'ai des enfants
00:58:29qui habitent
00:58:30dans des grandes métropoles
00:58:31et puis ça fait
00:58:32une sacrée différence
00:58:33lorsqu'ils viennent en vacances
00:58:34à la maison
00:58:35parce que moi j'habite
00:58:35vraiment en province
00:58:36dans le chien ouest
00:58:38et là j'ai la possibilité
00:58:40d'abord de pouvoir
00:58:41me fournir
00:58:42dans des coopératives
00:58:44agricoles
00:58:44pas loin de la maison
00:58:46et je dois t'avouer
00:58:48qu'il y a quand même
00:58:48une question
00:58:49puisque j'ai écouté
00:58:49l'émission bien sûr
00:58:50dans l'ensemble
00:58:51une question de transmission
00:58:53et transmission des savoirs
00:58:54et des savoirs culinaires
00:58:55j'ai eu la chance
00:58:56d'avoir une grand-mère
00:58:57qui m'a transmis
00:58:58etc
00:58:59et je transmets beaucoup
00:59:00à mes enfants
00:59:01et alors étrangement
00:59:02c'est vrai
00:59:03j'en avais pas parlé
00:59:04mais les garçons
00:59:05s'intéressent de plus en plus
00:59:07à la cuisine
00:59:07c'est vrai Frédéric
00:59:08mais vous par exemple
00:59:09vous prenez le temps
00:59:10aujourd'hui
00:59:10je ne sais pas
00:59:11avec vos enfants
00:59:11ou vos petits
00:59:12vos enfants
00:59:13si vous en avez Frédéric
00:59:14de faire à manger
00:59:15avec eux
00:59:16de faire les courses
00:59:16avec eux
00:59:17de cuisiner avec eux
00:59:18alors faire les courses
00:59:19avec eux
00:59:20en général
00:59:20j'ai une grand-mère
00:59:22extrêmement active
00:59:22donc il faut vraiment
00:59:23que ça aille vite
00:59:25la marche militaire
00:59:26avec Frédéric
00:59:26dans les rayons
00:59:27du supermarché
00:59:27c'est ça
00:59:29je sais ce que je veux
00:59:30j'achète énormément
00:59:31de légumes
00:59:32les viandes
00:59:33j'achète des viandes blanches
00:59:35des choses comme ça
00:59:35surtout quand on est nombreux
00:59:36parce que j'ai conséquence
00:59:38donc il y a quand même
00:59:39un choix
00:59:40et puis en plus
00:59:41un choix au niveau
00:59:42de la santé
00:59:42on sait très bien
00:59:43qu'il y a des viandes blanches
00:59:44quand on sait
00:59:44d'où elles viennent
00:59:45en général
00:59:46c'est pas des poulets
00:59:47ukrainiens que je prends
00:59:48c'est un bon poulet français
00:59:50bien garni
00:59:51bien charnu
00:59:52et comme ça
00:59:52on fait de vrais plats avec
00:59:53et puis surtout
00:59:55choisir des produits
00:59:58manger moins
00:59:59une de vos auditrices l'a dit
01:00:01manger moins
01:00:02et cuisiner
01:00:03récupérer
01:00:06récupérer des cageaux de pommes
01:00:08je suis en train de faire
01:00:09de la gelée de pommes
01:00:10donc l'adresse de sud radio
01:00:12frédéric
01:00:12pour l'envoi des gelées de pommes
01:00:13c'est
01:00:14première feuille
01:00:16un crayon
01:00:17et on arrive
01:00:19parfumée à la rose
01:00:25et vous mettez
01:00:26combien de temps
01:00:27pour faire votre gelée ?
01:00:29il suffit de s'organiser
01:00:31je les ai mises
01:00:32à cuir hier soir
01:00:33je filtre
01:00:34pendant la nuit
01:00:35comme ça j'ai rien à faire
01:00:37je récupère la gelée ce matin
01:00:39et là je suis en train d'attendre
01:00:41et un 2-3 coups de cuillère à peau
01:00:43c'est réglé cette petite gelée
01:00:44merci beaucoup Frédéric
01:00:45de nous avoir appelé
01:00:46puis en maintenant
01:00:46de nous avoir fait un petit cours
01:00:48sur la gelée de pommes
01:00:49et croyez-moi
01:00:49on va retrouver votre adresse
01:00:51et puis on risque de débarquer
01:00:52à nous
01:00:523 fois rien
01:00:535-6
01:00:53au temps de l'honneur
01:00:54Frédéric
01:00:55vous savez faire
01:00:56merci beaucoup de nous avoir
01:00:56passé un coup de fil
01:00:57au 0-826-300-300
01:00:59dernier mot sur ce sujet
01:01:00je veux juste dire
01:01:02vos auditeurs
01:01:02globalement
01:01:03ne sont pas complètement alignés
01:01:04avec ce qu'on dit
01:01:05parce qu'ils ont plutôt
01:01:06l'air de dire
01:01:06que manger bien
01:01:08ça ne nécessite pas
01:01:09forcément d'être riche
01:01:10néanmoins
01:01:10j'ai juste un petit truc à dire
01:01:12un, pour cuisiner
01:01:13il faut connaître les recettes
01:01:14moi je suis incapable
01:01:15de vous faire quoi que ce soit
01:01:16et ce n'est pas parce que
01:01:17je n'aime pas la cuisine
01:01:18c'est juste que je ne sais
01:01:19absolument pas comment faire
01:01:20donc ça c'est la première des choses
01:01:21et c'est souvent familial
01:01:23donc ça c'est des cultures familiales
01:01:25bon moi je n'ai pas eu celle-ci
01:01:26et deuxième chose
01:01:27il ne faut pas non plus
01:01:28minimiser le fait
01:01:29tout le monde a dit
01:01:30tous vos auditeurs ont dit
01:01:31c'est de l'organisation
01:01:31qui dit organisation
01:01:33dit aménagement du temps
01:01:34et il y a des gens
01:01:36grosses
01:01:36jusqu'à
01:01:37qui font du 8h
01:01:38ou des horaires décalés
01:01:39ou des grosses journées
01:01:40je pense qu'ils sont épuisés
01:01:42et que c'est plus facile
01:01:43d'acheter du poisson pané
01:01:44et des pâtes au beurre
01:01:45plutôt que d'aller
01:01:46on voit la gelée au pomme
01:01:48il fallait la faire
01:01:49et puis laisser la nuit
01:01:50la nuit etc
01:01:51c'est plusieurs fois
01:01:52il n'y a pas manger
01:01:53chez vous de suite
01:01:54non
01:01:55j'ai fait mon coming out
01:01:57certains ne savent pas cuisiner
01:01:59et c'est mieux
01:01:59pour ceux qui viennent à la table
01:02:01je n'aurais peut-être pas vu
01:02:01d'ailleurs
01:02:02ça ne joue pas en massageur
01:02:02ce coming out
01:02:04votre sujet
01:02:05c'est 826
01:02:06300
01:02:07300
01:02:07ouvrons la page politique
01:02:08puisqu'il y a le retour
01:02:09d'un député de la France insoumise
01:02:10qui s'appelle Raphaël Arnaud
01:02:11il a été à la une de l'actualité
01:02:13il y a quelques semaines
01:02:14jusqu'au moment de la mort
01:02:14de Quentin de Ranck
01:02:15c'est lui qui a été pointé du doigt
01:02:17parce que ses assistants parlementaires
01:02:18semblent être impliqués
01:02:19et c'est lui aussi
01:02:20qui avait été à l'origine
01:02:21de la création de ce mouvement
01:02:23qui s'appelle la Jeune Garde
01:02:24et qui visiblement
01:02:25était sur Lyon
01:02:26à ce moment-là
01:02:26pour régler des comptes
01:02:27avec les conférences
01:02:28qui étaient présentes
01:02:30à ce moment-là
01:02:30est-ce que quand on observe
01:02:32son retour à l'Assemblée Nationale
01:02:33est-ce qu'il faut s'en indigner
01:02:34est-ce qu'il aurait tout simplement
01:02:36dû démissionner Raphaël Arnaud
01:02:37parce qu'après tout
01:02:38ses assistants parlementaires
01:02:39sont quand même mouillés
01:02:40il y a des enquêtes
01:02:41la Jeune Garde est un mouvement
01:02:42qui a dû être dissous
01:02:44même si ce n'est pas effectif
01:02:45parce que le Conseil d'État
01:02:46met un peu de temps
01:02:46encore à réagir sur le sujet
01:02:48là aussi
01:02:490826
01:02:49300
01:02:49300
01:02:50Raphaël Arnaud
01:02:51de point démission
01:02:52on vous attend là-dessus
01:02:53ami auditeur
01:02:53Michael Darmon
01:02:55à la fois je dirais
01:02:56qu'on ne peut pas
01:02:58être évidemment
01:03:00virulement
01:03:01pour la démocratie
01:03:02et la contester
01:03:03lorsqu'on a
01:03:04un acte démocratique
01:03:05devant nous
01:03:05c'est-à-dire un député
01:03:06de la Nation
01:03:06qui revient à l'Assemblée
01:03:09parce qu'il en a le droit
01:03:09parce que personne
01:03:11ne peut l'obliger à partir
01:03:13si ce n'est effectivement
01:03:15sa propre décision
01:03:16parce qu'il a été élu
01:03:17et que
01:03:18récemment à un moment
01:03:19il aura rendez-vous
01:03:20avec ses électeurs
01:03:21lors des prochaines élections
01:03:23maintenant une fois
01:03:24qu'on a dit ça
01:03:24on peut aussi décider
01:03:26d'assumer
01:03:27de combattre politiquement
01:03:28ces idées
01:03:28de faire en sorte
01:03:30effectivement
01:03:30de montrer les accointances
01:03:31avec des structures
01:03:33violentes
01:03:34et prenant
01:03:35la violence
01:03:36politique
01:03:38telle que
01:03:38effectivement
01:03:39le mouvement
01:03:40qu'il a créé
01:03:40a l'air de l'avoir démontré
01:03:44de montrer les accointances
01:03:45liées également
01:03:46au fait
01:03:47qu'il intègre
01:03:48dans ses équipes
01:03:49des gens
01:03:50des personnalités
01:03:52des militants
01:03:53qui sont dans
01:03:54cette phase-là
01:03:55et de voir
01:03:55à quel point
01:03:56la culture politique
01:03:58qu'installe LFI
01:03:59c'est de la brutalisation
01:04:00on l'a vu
01:04:01après les élections municipales
01:04:03et c'est là
01:04:03que le combat doit se porter
01:04:04avant tout
01:04:05un combat politique
01:04:06mais pas choqué
01:04:07que Raphaël Arnaud
01:04:08soit de retour
01:04:08à la Siongée nationale
01:04:09non mais on ne peut pas
01:04:09être choqué
01:04:11je dirais que
01:04:12cette démarche
01:04:13au fond
01:04:14n'a pas lieu d'être
01:04:15on n'est pas ni choqué
01:04:16ni content
01:04:17ni
01:04:19on regarde la situation
01:04:20pour ceux qui nous écoutent
01:04:21en voyant le petit gré
01:04:22de Raphaël
01:04:22non mais peut-être
01:04:23vous dans votre rôle
01:04:24mais peut-être
01:04:25que pour beaucoup d'auditeurs
01:04:26qui votent
01:04:27au bout d'un moment
01:04:27de temps en temps
01:04:28dans ce pays
01:04:28se disent quand même
01:04:29avoir dans l'Assemblée
01:04:30ce type de profil
01:04:31ça peut inquiéter
01:04:32ça peut les interpeller
01:04:33dans ces cas-là
01:04:34il faut se donner rendez-vous
01:04:35aux élections
01:04:36Lucas Plan-Avergne
01:04:37le retour à l'Assemblée
01:04:38je suis d'accord
01:04:39on l'attendait
01:04:40il est arrivé
01:04:40d'ailleurs notons
01:04:41que ça a été fait
01:04:43plutôt dans le calme
01:04:43il n'a pas été
01:04:44si chahuté que ça
01:04:45alors qu'on pouvait
01:04:45s'y attendre bizarrement
01:04:47il a tout fait
01:04:47pour ne pas être éclaté
01:04:48non plus
01:04:48bien sûr
01:04:50évidemment
01:04:51maintenant avant
01:04:51ce retour à l'Assemblée
01:04:53il y a quelque chose
01:04:53qui pour le coup
01:04:53pardonnez-moi
01:04:54je vais être beaucoup plus direct
01:04:55et choquant
01:04:56c'est cet entretien fleuve
01:04:58auprès du média en ligne
01:04:59Blast
01:05:01une interview
01:05:02que d'aucuns
01:05:03pourra qualifier
01:05:05aisément de complaisante
01:05:07et encore c'est un euphénisme
01:05:08quand on connait ce média
01:05:09bien sûr
01:05:10vu la ligne du média
01:05:11bien sûr
01:05:11et alors là
01:05:12dans cette interview
01:05:13pardonnez-moi
01:05:13mais il y a des séquences
01:05:14il y a un nombre
01:05:15de séquences hallucinantes
01:05:16il y a une inversion
01:05:17des valeurs totales
01:05:18il y a quand même
01:05:19des séquences
01:05:19où Raphaël Arnaud pleure
01:05:21en dénonçant
01:05:22la violence politique
01:05:23de l'extrême droite
01:05:23alors que c'est
01:05:24la milice
01:05:25qui l'a cofondée
01:05:26dont plusieurs membres
01:05:27sont mis en examen
01:05:28pour un meurtre
01:05:30pour un lâchage public
01:05:31qu'on a tous vu
01:05:32il y a même un moment
01:05:33où il grâcie
01:05:35il accorde la grâce
01:05:37à son collaborateur
01:05:38son ancien collaborateur
01:05:39Jacques Elifavreau
01:05:40en disant
01:05:41qu'il ne voulait
01:05:42absolument pas ça
01:05:44il ne voulait pas un mort
01:05:44que ça doit être
01:05:45particulièrement dur
01:05:46pour lui
01:05:46alors qu'il est mis en examen
01:05:47pour le meurtre
01:05:48d'un jeune
01:05:49et sur des vidéos
01:05:50on l'entend dire
01:05:50butez-le
01:05:51donc vraiment
01:05:52là on a une réécriture
01:05:53de l'histoire totale
01:05:54et on voit surtout
01:05:55que les cas de la France insoumise
01:05:56le défendent
01:05:57Mordicus Mélenchon
01:05:58est allé jusqu'à dire
01:05:59que son retour à l'Assemblée
01:06:00et cette interview
01:06:02représente le courage
01:06:03de la France insoumise
01:06:04donc si c'est ça
01:06:05le courage de la France insoumise
01:06:07voilà où on en est
01:06:07maintenant aujourd'hui
01:06:08et en effet
01:06:09Jean-Luc Mélenchon a réagi
01:06:10Raphaël va assumer
01:06:11le mandat de député
01:06:12qu'il a reçu des électeurs
01:06:13pour être je cite
01:06:13au service des côtes du peuple
01:06:15et j'en profite
01:06:16pour faire une autopromo
01:06:16ce que demain
01:06:17à 8h15
01:06:18mon invité politique
01:06:18sera justement
01:06:19Manuel Bompard
01:06:20ça fera partie des questions
01:06:21qu'on aura l'occasion
01:06:22d'aborder avec lui
01:06:22Patrick Vignade
01:06:23bon d'abord déjà
01:06:23moi j'ai eu la chance
01:06:24d'être pendant trois mandats
01:06:25parlementaires
01:06:26on a fait
01:06:26on fait pas tout bien
01:06:28on a fait des erreurs
01:06:28le temps de François Hollande
01:06:30quand on a voté
01:06:31la fin du non-cumul des mandats
01:06:32vous avez vu que
01:06:33l'Assemblée est devenue
01:06:34un vrai bac à sable
01:06:35Jean-Luc Mélenchon
01:06:36a bien joué
01:06:37il a mis des snipers
01:06:38à l'Assemblée
01:06:39et donc Raphaël Arnaud
01:06:40fait partie de ces gens
01:06:42sulfureux
01:06:42qui ont intégré
01:06:43la Semée Nationale
01:06:44mais moi je rejoins
01:06:45Michael Dermont
01:06:45il a été élu démocratiquement
01:06:48par ses électeurs
01:06:49c'est le premier point
01:06:49le deuxième point
01:06:51ça veut dire quoi ?
01:06:51ça veut dire que moi
01:06:52je fais confiance à la justice
01:06:53moi je sais pas
01:06:54aujourd'hui
01:06:55je n'ai pas le droit
01:06:56de condamner le retour
01:06:57de Raphaël Arnaud
01:06:58à l'Assemblée
01:06:59par contre
01:06:59la justice a le droit
01:07:01de s'intéresser
01:07:02si ses assistants parlementaires
01:07:04à un moment donné
01:07:05ont prévenu ou pas
01:07:06le parlementaire
01:07:07moi mes assistants
01:07:08c'était des militants
01:07:09je les connaissais
01:07:10et moi j'aurais pas embauché
01:07:11des assistants
01:07:12qui étaient sulfureux
01:07:13mais ça
01:07:13c'est pas moi de le dire
01:07:14c'est pas aux citoyens de le dire
01:07:16c'est à la justice
01:07:16est-ce que Raphaël Arnaud
01:07:18à un moment donné
01:07:18de près ou de loin
01:07:20a été au courant
01:07:21de ce lynchage qu'il y a eu
01:07:22si c'est le cas
01:07:23il faut qu'il dégage
01:07:24et par ailleurs
01:07:25j'ajoute juste un point
01:07:26c'est qu'on a le droit
01:07:27de s'interroger sur autre chose
01:07:28sur la question de
01:07:29il était où ?
01:07:30il était où jusqu'à présent ?
01:07:31lui disent dans l'interview
01:07:32au Mediablace
01:07:33qu'il était à Paris
01:07:36non mais cher monsieur
01:07:37il est quand même
01:07:38les gens sont en train
01:07:39de le chasser
01:07:40il a quand même
01:07:41des menaces de mort
01:07:42comme en tous les parlementaires
01:07:43je veux pas l'excuser
01:07:45mais il y a eu un moment
01:07:46où il peut peut-être
01:07:47aussi se dire
01:07:48si je sors dans la rue
01:07:49je vais me faire lyncher aussi
01:07:50on est d'accord ?
01:07:51il a une indemnité parlementaire
01:07:52et il a été prouvé
01:07:54qu'il n'a pas eu de retenue
01:07:55qu'il a eu une raison
01:07:57a priori selon
01:07:58les responsables
01:07:59en bonne et due forme
01:07:59je pense que les français
01:08:00ont le droit
01:08:01de se déranger sur un député
01:08:02oui moi il y a quand même
01:08:04je suis d'accord
01:08:05sur le fait que
01:08:05un
01:08:06il a été élu démocratiquement
01:08:08d'ailleurs ce serait
01:08:09juste injustifiable
01:08:10devant ses électeurs
01:08:11de dire qu'il démissionne
01:08:12néanmoins
01:08:13ce que je trouve intéressant
01:08:14c'est le débat
01:08:15qu'on est en train d'avoir
01:08:15on est en 2026
01:08:17et j'ai l'impression
01:08:18qu'on fait un espèce
01:08:19de retour en arrière
01:08:20parce que
01:08:21à l'époque de mes parents
01:08:22il faut savoir que le GUD
01:08:23et les antifas
01:08:24c'était vraiment
01:08:26de la castagne régulière
01:08:27et moi ce que je trouve délirant
01:08:29c'est qu'on est en train
01:08:30à nouveau
01:08:30de faire
01:08:31un débat public
01:08:33sur la violence politique
01:08:34qu'on pensait
01:08:35d'une certaine manière
01:08:36un peu avoir disparu
01:08:37appartenir au passé
01:08:38en tout cas
01:08:38appartenir au passé
01:08:39et donc ça
01:08:40c'est quand même
01:08:41un vrai vrai vrai sujet
01:08:42et je pense que
01:08:45votre indignation
01:08:46il y a une polarisation
01:08:47de l'indignation
01:08:48en termes politiques
01:08:49qui fait que
01:08:49c'est très compliqué
01:08:50sur ces sujets là
01:08:51d'avoir une pensée
01:08:52raisonnée
01:08:53et je crains
01:08:54que cette violence
01:08:55ne fasse que s'aggraver
01:08:57et vous disiez aujourd'hui
01:08:58il a des menaces de mort
01:08:59comme tous les parlementaires
01:09:00c'est un problème
01:09:01nous sommes aujourd'hui
01:09:02dans une démocratie
01:09:04où vous savez pourquoi aussi
01:09:05les gens ont peur
01:09:06d'aller dans les médias
01:09:06les politiques
01:09:07parce qu'ils savent
01:09:08qu'au moindre
01:09:09au moindre mot
01:09:10il y a des menaces de mort
01:09:11il y a menaces de mort
01:09:12vous savez madame
01:09:13moi j'étais députée
01:09:13de Lunel
01:09:14j'avais une alarme chez moi
01:09:16et les flics
01:09:16y passaient deux fois par semaine
01:09:18aujourd'hui
01:09:19quelqu'un qui a un bon job
01:09:20pourquoi il va s'emmerder
01:09:21à faire de la politique
01:09:22on scrute
01:09:23votre patrimoine
01:09:25moi hier je suis sur un autre média
01:09:27je me suis fait insulter
01:09:28par des trolls
01:09:29peut-être d'ailleurs
01:09:30c'est des gens que je connais
01:09:31non mais je sais ça
01:09:32faire de la politique
01:09:32aujourd'hui
01:09:33il faut avoir très envie
01:09:34ou être Mazou
01:09:35ou être en peu
01:09:36moi je suis les deux
01:09:38moi ce que je retiens
01:09:39c'est l'analyse
01:09:40qu'a faite
01:09:41le Laurent Nunez
01:09:42le ministre de l'Intérieur
01:09:42au lendemain de la campagne municipale
01:09:44en disant que globalement
01:09:45et il y a tous les éléments pour cela
01:09:46la campagne avait été difficile
01:09:48avait été violente
01:09:49il y a beaucoup
01:09:49beaucoup
01:09:49de moments de violence
01:09:52évidemment qu'on n'a pas pu documenter
01:09:53ou médiatiser
01:09:54ou qu'ils l'ont été certainement
01:09:56dans des médias locaux
01:09:56mais en réalité
01:09:58ce qui émerge
01:09:59maintenant
01:09:59de cette campagne
01:10:01municipale
01:10:02c'est qu'elle a été effectivement
01:10:02très violente
01:10:03et qu'il y a une crainte
01:10:04que cette polarisation
01:10:06ne soit encore plus aiguë
01:10:08lorsque va commencer
01:10:09dans quelque temps
01:10:10le débat présidentiel
01:10:11et en tout cas
01:10:11ces questions
01:10:12et le cas de Raphaël Arnaud
01:10:13nous interrogerons demain
01:10:14donc à 8h15
01:10:15à mon micro
01:10:15dans l'interview politique
01:10:16de la matinale
01:10:17ce sera Manuel Bompard
01:10:18député
01:10:19coordinateur aussi
01:10:20de la France Insoumise
01:10:21et je glisse également
01:10:22que tous ceux
01:10:23qui nous ont appelé
01:10:23au 0826 300 300
01:10:24ont eu le droit
01:10:25à des balotins
01:10:26de 500 grammes
01:10:27de la part du chocolatier
01:10:28Jeff Debruch
01:10:28et la petite attention
01:10:29de Sud Radio
01:10:30à l'occasion
01:10:31et à l'approche
01:10:31du week-end de Pâques
01:10:32dernière ligne droite
01:10:33dans un instant
01:10:33coup de cœur et coup de gueule
01:10:34de tout le monde
01:10:35autour de la table
01:10:35à tout de suite
01:10:43Dernière ligne droite
01:10:44de votre émission
01:10:45Mettez-vous d'accord
01:10:46sur Sud Radio
01:10:46jusqu'à midi
01:10:47avec les coups de cœur
01:10:48et les coups de gueule
01:10:48toujours en compagnie
01:10:49de Patrick Vignel
01:10:50ancien député
01:10:50Renaissance de l'Hérault
01:10:51Lucas Planaverne
01:10:52journaliste au JDD
01:10:53Mickaël Darman
01:10:54journaliste politique
01:10:54chez 24 News
01:10:56et Ariane Amadi
01:10:57présidente de Kerman Consulting
01:10:58il y a un peu de tout
01:10:59ce matin
01:11:00des coups de cœur
01:11:01et des coups de gueule
01:11:01je propose quand même
01:11:02que pour s'échauffer
01:11:03comme il se doit
01:11:03on commence peut-être
01:11:04par un coup de gueule
01:11:05ma chère Ariane
01:11:06c'est vous
01:11:06les français sont
01:11:07vous nous dites
01:11:08désarmés face aux fake news
01:11:10oui alors c'est une enquête
01:11:11IFOP qui a été faite
01:11:13sur plus de 2000 personnes
01:11:14et donc en gros
01:11:15ce qu'ils ont fait
01:11:15c'est qu'ils ont soumis
01:11:16un quiz relatif
01:11:18à la désinformation en ligne
01:11:19notamment il n'y a eu
01:11:20que seuls 3% des gens
01:11:22ont réussi à faire
01:11:22le distinguo
01:11:23entre un visage
01:11:24de l'intelligence artificielle
01:11:26et un visage normal
01:11:27et la moyenne
01:11:28en termes de notes
01:11:30à ce quiz
01:11:30est de 5,4 sur 20
01:11:32donc en fait
01:11:33ça nous dit
01:11:34à quel point
01:11:34les fake news
01:11:35notamment
01:11:36sont quelque chose
01:11:37sur lesquels
01:11:38on n'est pas du tout éduqué
01:11:39et ça dit aussi
01:11:41à quel point
01:11:41la démocratie
01:11:42est en danger
01:11:42parce qu'à partir
01:11:43du moment
01:11:44où les gens
01:11:44ne font pas la différence
01:11:45entre l'intelligence artificielle
01:11:47et un contenu authentique
01:11:48on va avoir
01:11:49vraiment
01:11:49de sérieux
01:11:50sérieux
01:11:50sérieux problèmes
01:11:52et donc
01:11:52autour de la table
01:11:53c'est vrai
01:11:53les français
01:11:54face à la désinformation
01:11:55c'est un vrai sujet
01:11:56on sait aussi
01:11:56que ça coûte
01:11:57de plus en plus
01:11:58d'argent
01:11:58en réalité
01:11:59parce que
01:11:59les moyens de la lutte
01:12:00que ce soit aussi
01:12:01les entreprises
01:12:01qui tentent de lutter
01:12:02et on n'est jamais
01:12:03assez préparé
01:12:04surtout avec l'arrivée
01:12:05de l'intelligence artificielle
01:12:06je répète
01:12:065,4 sur 20
01:12:07il y a presque 90%
01:12:10des gens
01:12:10qui ne savent pas
01:12:12comment distinguer
01:12:13des vrais contenus
01:12:13de faux contenus
01:12:16sur le sujet
01:12:17vous notamment
01:12:18en tant que journaliste
01:12:18j'imagine
01:12:19c'est redoubler
01:12:20de vigilance
01:12:20ça vous concerne aussi
01:12:21vous Lucas Planavère
01:12:21c'est-à-dire être attentif
01:12:22à absolument tout
01:12:23l'arrivée de l'intelligence artificielle
01:12:25les fausses vidéos
01:12:25ça retend encore plus
01:12:27le rapport
01:12:28effectivement
01:12:28à la priorité
01:12:29à la source
01:12:30à la vérification
01:12:32à la méfiance
01:12:33d'emblée
01:12:35que l'on doit avoir
01:12:36par rapport
01:12:37à toute source
01:12:37d'information
01:12:38d'autant plus
01:12:38que maintenant
01:12:38on se demande
01:12:40spontanément
01:12:40si c'est vrai ou pas
01:12:41c'est-à-dire qu'on a
01:12:42totalement intégré
01:12:43ça a commencé
01:12:44par ces rubriques
01:12:45il y a quelques temps
01:12:46qu'on a vu
01:12:47dans toutes les rédactions
01:12:48le vrai du faux
01:12:50le fact-checking
01:12:53et aujourd'hui
01:12:54c'est une bonne manière
01:12:56de préparer
01:12:57les esprits
01:12:58parce qu'effectivement
01:12:59aujourd'hui
01:12:59à priori
01:13:00on se dit
01:13:00est-ce que c'est vrai
01:13:01est-ce que c'est faux
01:13:02maintenant au-delà de ça
01:13:03au-delà de la corporation
01:13:04journalistique
01:13:05qui lorsqu'elle arrive
01:13:06au métier
01:13:07elle est déjà éduquée
01:13:08par définition
01:13:10bien évidemment
01:13:11j'aimerais un jour
01:13:12entendre
01:13:12un ministre de l'éducation
01:13:13qui dit que
01:13:14dès le CE1
01:13:17dès le primaire
01:13:18on va éduquer
01:13:19à discerner
01:13:21la réalité
01:13:22les sources
01:13:23et quand on évoquait
01:13:24tout à l'heure
01:13:24avec Patrick Vignard
01:13:25le fait qu'effectivement
01:13:26il faut renouveler
01:13:28il faut en fait
01:13:29renouveler
01:13:30toute une série
01:13:30de politiques publiques
01:13:31de bon sens
01:13:32et qu'ils soient
01:13:33adaptés à l'époque
01:13:34de manière à préparer
01:13:35dans les 15-20 ans à venir
01:13:36une génération capable
01:13:38de pouvoir
01:13:39donc se confronter
01:13:40avec ce genre d'évolution
01:13:41Lucas Planavergne
01:13:42et Patrick Vignard
01:13:42sur le sujet
01:13:43non moi
01:13:44ce que je vois aussi
01:13:45dans ces chiffres
01:13:46sur le fait
01:13:47que les utilisateurs
01:13:49que les français
01:13:49ont souvent du mal
01:13:51à distinguer
01:13:52une fausse information
01:13:53d'une vraie information
01:13:53c'est surtout qu'en fait
01:13:54il y a un manque d'information
01:13:55des français
01:13:56non pas parce qu'il y a
01:13:58un manque de proposition
01:13:59d'information
01:14:00mais parce que les gens
01:14:01s'informent de moins en moins
01:14:02et ils ont parfois
01:14:03des raisons légitimes
01:14:04de s'informer
01:14:04de moins en moins
01:14:05parce qu'ils pensent
01:14:06que les médias
01:14:07ne parlent pas assez
01:14:08de ce qui les préoccupe
01:14:10réellement
01:14:10parce qu'il faut le dire aussi
01:14:12l'actualité est très souvent
01:14:13anxiogène aujourd'hui
01:14:14et parfois
01:14:14des gens préfèrent
01:14:15se déconnecter
01:14:16de tout cela
01:14:17donc voilà
01:14:18c'est un grand sujet
01:14:21effectivement
01:14:21on peut faire
01:14:22de l'éducation
01:14:23média
01:14:24à l'école
01:14:24mais en réalité
01:14:25les fausses informations
01:14:27c'est vieux
01:14:27comme la presse
01:14:28du 19ème siècle
01:14:29c'est pas nouveau
01:14:30bien sûr
01:14:31avec les réseaux sociaux
01:14:32il y a deux fois plus
01:14:34de flux
01:14:35mais il y a aussi
01:14:35deux fois plus
01:14:36de moyens
01:14:36l'intelligence artificielle
01:14:38et pour lutter contre
01:14:39on peut aussi utiliser
01:14:40l'intelligence artificielle
01:14:41pour vérifier
01:14:42certaines informations
01:14:42il y a évidemment
01:14:44internet
01:14:44il y a tout ce qu'on a dit
01:14:45les services de Tcheknouz
01:14:46donc il y a trop l'été
01:14:47je ne partage pas
01:14:48votre analyse
01:14:49je vais vous dire pourquoi
01:14:50quand il y a eu un départ
01:14:51au djihad à Lunay
01:14:51de six gamins
01:14:52il y avait cette théorie
01:14:53du complot
01:14:54moi je me suis appuyé
01:14:55sur le club de la presse
01:14:56Languedoc-Roussillon
01:14:56avec tous les journalistes
01:14:58presse télé
01:14:58on a investi les lycées
01:15:00et je peux vous dire
01:15:01qu'en sortant
01:15:02le gamin était différent
01:15:03on lui expliquait
01:15:04qu'un journaliste
01:15:04c'est un métier
01:15:05moi quand je vous dis
01:15:06quelque chose
01:15:06vous vérifiez l'information
01:15:07avant de l'écrire
01:15:08avant de la publier
01:15:10le vrai débat en fait
01:15:11c'est comme la cuisine
01:15:12on oublie cette culture là
01:15:13aujourd'hui moi le premier
01:15:15je passe 7 heures par jour
01:15:16sur les réseaux sociaux
01:15:17c'est où la vérité ?
01:15:19la vérité c'est vous
01:15:20les journalistes qui l'avez
01:15:21et c'est pour ça d'ailleurs
01:15:22que je fais venir
01:15:22Clara Chappas
01:15:24ambassaderie du numérique
01:15:24à Montpellier
01:15:25avec le club de la presse
01:15:26on va inviter les citoyens
01:15:28et on va leur dire
01:15:29faites confiance
01:15:30aux journalistes
01:15:31faites confiance à la presse
01:15:32et faites pas confiance
01:15:33aux réseaux sociaux
01:15:35pour vous répondre
01:15:36moi journaliste
01:15:37et je vais parler
01:15:38pour moi en tout cas
01:15:38mais je ne prétends pas
01:15:40détenir la vérité
01:15:41je prétends
01:15:42m'appliquer sur des faits
01:15:44livrer une vision du monde
01:15:45est-ce que vous les vérifiez ?
01:15:47moi je vous dis un fait
01:15:47c'est la différence
01:15:49qu'il y avait les réseaux sociaux
01:15:50ou n'importe qui
01:15:51est journaliste
01:15:51justement
01:15:52mais là il y a
01:15:53l'intelligence artificielle
01:15:54par exemple
01:15:54pendant la campagne municipale
01:15:55Sarah Knafo
01:15:56a vraiment utilisé
01:15:57l'intelligence artificielle
01:15:59de façon assez substantielle
01:16:00donc moi en tant que
01:16:01communicante politique
01:16:02j'ai aussi un autre sujet
01:16:04sur la question
01:16:04de la désinformation
01:16:05qui est comment
01:16:06quand je conseille un politique
01:16:07par exemple
01:16:08sur sa stratégie de communication
01:16:09et notamment
01:16:10sur ses réseaux sociaux
01:16:11est-ce qu'à un moment donné
01:16:12je lui dirais
01:16:13vas-y go
01:16:14pour utiliser
01:16:14l'intelligence artificielle
01:16:16ou pas
01:16:17a priori il a le droit
01:16:18et comment
01:16:19par rapport à son électorat
01:16:20comment bien faire
01:16:20avec toutes les questions
01:16:21que ça pose
01:16:21comment bien faire
01:16:22d'un point de vue éthique
01:16:23et puis ce qu'on parle
01:16:24des réseaux sociaux
01:16:25il y a un coup de gueule
01:16:25également sur le sujet
01:16:26c'est plus qu'un coup de gueule
01:16:28c'est même un appel
01:16:29j'ai l'impression
01:16:29qu'il y a presque un peu
01:16:30détresse même dans cet appel
01:16:31mon cher Lucas Planaver
01:16:32c'est un peu léger
01:16:33parce que vous savez
01:16:34parfois il faut savoir
01:16:34s'énerver des choses futiles
01:16:36pour encaisser
01:16:36et hiérarchiser les colères
01:16:38encaisser davantage
01:16:39les vrais problèmes
01:16:41et moi ce qui m'agace
01:16:42de plus en plus
01:16:43en ce moment
01:16:43c'est les publications
01:16:44à rallonge sur X
01:16:47vous savez à l'époque
01:16:48Twitter
01:16:48c'était des messages
01:16:49de 180 caractères
01:16:51puis on est passé au double
01:16:52puis depuis le rachat
01:16:54par Elon Musk
01:16:55de Twitter devenu X
01:16:56on peut faire
01:16:58évidemment des véritables romans
01:17:00des tunnels comme on dit
01:17:00c'est ce qu'on appelle
01:17:01mettre un tunnel
01:17:02des gros tunnels
01:17:02et vous le savez Patrick
01:17:03la classe politique
01:17:04a largement pris possession
01:17:06de cet outil
01:17:07alors on a le maître
01:17:08en la matière
01:17:09Dominique de Villepin
01:17:10qui essaye
01:17:11deux à trois fois par semaine
01:17:12de reproduire
01:17:12son fameux discours
01:17:13de l'ONU
01:17:14dans d'immenses pavés
01:17:15d'analyse géopolitique
01:17:17à chaque fois
01:17:18c'est soigneusement édité
01:17:19il y a une petite photo
01:17:20et c'est sobrement signé
01:17:22Dominique de Villepin
01:17:23parce que
01:17:23classe diplomatique oblige
01:17:25alors il y a une autre
01:17:26ça donne désormais
01:17:27à ce petit jeu
01:17:28c'est la patronne
01:17:29des écologistes
01:17:29Marine Tondelier
01:17:30qui après les municipales
01:17:31a quand même lâché
01:17:32un tweet de plus de 15 000
01:17:34caractères
01:17:35donc c'est environ
01:17:3680 fois plus
01:17:37que ce que Twitter
01:17:38permettait à l'époque
01:17:39et avec des sous-parties
01:17:40avec des titres en grade
01:17:42donc vraiment
01:17:42on est allé comme
01:17:43beaucoup d'utilisateurs
01:17:45en ricane
01:17:45c'est même devenu
01:17:46un running gap
01:17:46comme on dit aujourd'hui
01:17:47au point que
01:17:48Marine Tondelier
01:17:48elle-même
01:17:49ironise et assurent
01:17:50que ses tweets
01:17:50prendront désormais
01:17:51tous neuf mois
01:17:52à lire
01:17:52en référence
01:17:53à la grossesse
01:17:54qu'elle vient d'avancée
01:17:55alors ça nous fait sourire
01:17:57mais cette pratique
01:17:58en réalité
01:17:58est contre la nature
01:17:59et là je m'adresse
01:18:00à la communicante politique
01:18:01parce qu'à mon sens
01:18:02elle permet surtout
01:18:03de feindre une pensée complexe
01:18:05dans un flot
01:18:06dans le flot infini
01:18:07des réseaux
01:18:07et surtout
01:18:08à une époque
01:18:09où même sur des vidéos
01:18:10de 1 minute 30
01:18:11on peut voir
01:18:11des jeunes utilisateurs
01:18:13écrire
01:18:13abrège frère
01:18:14ce qui signifie
01:18:15que c'est trop long
01:18:15donc
01:18:16que
01:18:17Pitié apprenait
01:18:18à utiliser
01:18:18comme il se doit
01:18:19les réseaux sociaux
01:18:20en tout cas
01:18:20je finis sur une touche
01:18:21de positive
01:18:22pour ces grands orateurs
01:18:232.0
01:18:23c'est que si personne
01:18:24ne lit leur post interminable
01:18:26malheureusement
01:18:27ou heureusement
01:18:27il y aura toujours
01:18:28des journalistes comme moi
01:18:28pour me plonger dedans
01:18:30ça c'est beau
01:18:31c'est la solidarité
01:18:33je pense qu'en fait
01:18:34l'objectif
01:18:35de ces tunnels
01:18:36comme on dit
01:18:37c'est que
01:18:38ils savent que ça
01:18:39ne va pas être lu
01:18:40forcément
01:18:40on n'est pas sur Facebook
01:18:41Facebook en général
01:18:42vous avez un électorat
01:18:43plus âgé
01:18:43vous pouvez faire
01:18:44des grands textes
01:18:45mais je trouve
01:18:46que c'est une stratégie
01:18:47de positionnement
01:18:48pour dire
01:18:49moi je suis contre
01:18:50en fait
01:18:51la rédaction
01:18:52moi je me fais
01:18:52dans le temps long
01:18:53oui moi je m'inscris
01:18:54dans le temps long
01:18:54je prends Twitter
01:18:55à contre-usage
01:18:57et donc je pense
01:18:58que c'est vraiment
01:18:59la seule chose
01:19:00que je vois
01:19:00tout le monde sait
01:19:01ils savent eux-mêmes
01:19:02que ça ne va pas être lu
01:19:02mais c'est de dire
01:19:03je ne suis pas sur X
01:19:05comme on attend
01:19:06que je le sois
01:19:06c'est-à-dire avec
01:19:07200 ou 140 caractères
01:19:09c'est de casser
01:19:11les codes
01:19:12de la communication
01:19:13sur le réseau social X
01:19:14Mikaël Darman
01:19:15est-ce que vous tweetez ?
01:19:17plus c'est fini
01:19:18ah ça y est
01:19:18voilà c'est fini
01:19:20pourquoi vous avez quitté ?
01:19:21ça ne m'intéresse pas
01:19:22je trouve que c'est
01:19:23totalement chronophage
01:19:24ça ne propage que
01:19:27effectivement
01:19:30des réactions
01:19:31de haine
01:19:32des réactions
01:19:33vindicatives
01:19:34de premier degré
01:19:36donc je trouve ça
01:19:36absolument sans intérêt
01:19:37et donc ça vous interpelle
01:19:39quand même
01:19:39cette façon
01:19:40nouvelle de communiquer
01:19:41quand même des politiques
01:19:42ça dit quelque chose
01:19:42c'est évidemment
01:19:43très interpellant
01:19:44et c'est très important
01:19:45effectivement sur le digital
01:19:46je vois bien par ailleurs
01:19:47comment le digital
01:19:49qui n'est pas le tweet
01:19:50on ne peut pas résumer
01:19:51cela à X
01:19:52ou à Twitter
01:19:54a aujourd'hui
01:19:55une importance
01:19:56mais
01:19:57en écoutant ce débat
01:19:59effectivement
01:19:59en écoutant
01:19:59les prises de position
01:20:01de chacun
01:20:01et en particulier
01:20:02cette réflexion
01:20:03effectivement
01:20:03sur le fait
01:20:05de pouvoir avoir
01:20:06une autre information
01:20:07ou être informé
01:20:08aussi
01:20:09je dirais
01:20:10plus largement
01:20:12moi c'était aussi
01:20:13le sens un peu
01:20:13de mon intervention
01:20:15aussi
01:20:16que je voulais faire
01:20:17c'est à dire
01:20:18qu'il y a par exemple
01:20:18en ce qui concerne
01:20:19le conflit au Moyen-Orient
01:20:20un aspect
01:20:22effectivement
01:20:22d'un récit
01:20:23qui n'existe pas du tout
01:20:24et qui est en réalité
01:20:25une révolution
01:20:27totale
01:20:28globale
01:20:28qui est en train
01:20:28de se préparer
01:20:29et que
01:20:30les français découvriront
01:20:31quand elle arrivera
01:20:32et qu'elle leur tombera dessus
01:20:33mais ne nous ne lions pas
01:20:34qu'il y avait des blogs
01:20:34avant
01:20:37c'est des blogs
01:20:38sur X
01:20:39je me demande
01:20:40si on ne va pas avoir
01:20:40à nouveau
01:20:41pour les présidentielles
01:20:42dans les sites
01:20:43de campagne
01:20:44ce genre de format
01:20:45un peu long
01:20:46un petit peu
01:20:47et ensuite
01:20:48on passera
01:20:48aux deux
01:20:49d'un coup de coeur
01:20:49et coup de gueule
01:20:50écoutez
01:20:50moi je pense
01:20:51comme Michael Darmon
01:20:52que j'avais
01:20:53cette compulsivité
01:20:54de faire Twitter
01:20:55vous faites
01:20:55un déplacement
01:20:57sur Twitter
01:20:57vous avez 20 likes
01:20:59vous dites
01:20:59ça y est
01:20:59les gens m'aiment
01:21:00moi je veux revenir
01:21:01les yeux dans les yeux
01:21:02et vous savez
01:21:03la campagne
01:21:03elle va être allée
01:21:04au bas des immeubles
01:21:05une campagne
01:21:06c'est de convaincre
01:21:07les gens
01:21:08les réseaux sociaux
01:21:09vont compter
01:21:09j'ai pas de soucis
01:21:10mais on a trumpisé
01:21:11la société française
01:21:12en fait c'est toujours
01:21:13de l'émotion
01:21:14et le tweet est devenu
01:21:15à l'émotionnel
01:21:17on réfléchit pas
01:21:18vous avez une équipe de com
01:21:19qui vous dit
01:21:20tasserrer la main à rien
01:21:21pardon
01:21:22je suis un peu chaud
01:21:23c'est ça
01:21:24Patrick Vignal
01:21:25qui bosse les ordinateurs
01:21:27écoutez
01:21:27le temps qu'on fait
01:21:28l'évenir une équipe technique
01:21:29et surtout qu'on appelle
01:21:30le 15 pour essayer
01:21:31de réanimer l'ordinateur
01:21:32qui vient de tomber
01:21:33dans le studio
01:21:33on se retrouve
01:21:33dans une poignée de minutes
01:21:34avec le coup de gueule
01:21:35et le coup de coeur
01:21:36de Michael Darmon
01:21:38et justement
01:21:38de Patrick Vignal
01:21:39après avoir fait du bouche à bouche
01:21:40à l'ordinateur
01:21:41qui est tombé devant moi
01:21:43Sud Radio
01:21:44le 10h midi
01:21:45mettez-vous d'accord
01:21:47derrière ligne droite
01:21:48de votre émission
01:21:49mettez-vous d'accord
01:21:50toujours en compagnie
01:21:51bien sûr
01:21:52des meilleurs
01:21:52ici autour de la table
01:21:53il s'appelle
01:21:54Michael Darmon
01:21:55il s'appelle Patrick Vignal
01:21:56il s'appelle
01:21:56Lucas Panaverne
01:21:57et puis bien sûr
01:21:58Ariane Amadi
01:21:59qui a déjà fait son coup de coeur
01:22:00et son coup de gueule
01:22:01et pour terminer justement
01:22:02cette séquence
01:22:02je me tourne vers vous
01:22:03Michael
01:22:04vous aviez commencé
01:22:05à aborder le sujet
01:22:05alors je ne sais pas
01:22:06si c'est un coup de coeur
01:22:07ou un coup de gueule
01:22:08c'est un focus en tout cas
01:22:09sur justement
01:22:10tout ce qui se passe
01:22:11au Moyen-Orient
01:22:11et déjà des choses
01:22:12qui sont en train
01:22:13de se redessiner
01:22:13oui parce qu'en fait
01:22:14en réalité derrière
01:22:14les récits quotidiens
01:22:16des combats
01:22:18des évolutions
01:22:19des incohérences
01:22:20de Donald Trump
01:22:21de tenter de comprendre
01:22:22ce que l'un et l'autre
01:22:23veulent faire
01:22:23il y a quand même
01:22:24des plaques tectoniques
01:22:25qui sont en train de bouger
01:22:25et notamment
01:22:27celles qui vont provoquer
01:22:28une véritable révolution
01:22:29géopolitique
01:22:30philosophique
01:22:31existentielle
01:22:31religieuse
01:22:32c'est le rapprochement
01:22:32entre l'Arabie Saoudite
01:22:33et Israël
01:22:35qui se fait
01:22:36de plus en plus concrètement
01:22:37encore ces derniers jours
01:22:38il a été annoncé
01:22:39qu'il y aurait
01:22:40une coopération
01:22:42économique directe
01:22:43après donc
01:22:43les combats
01:22:45et cela
01:22:46ça va être
01:22:47un grand bouleversement
01:22:48qui va totalement
01:22:50révolutionner
01:22:51je dirais
01:22:51quelque part
01:22:53la façon
01:22:54d'appréhender
01:22:55cette région
01:22:56et ça sera aussi important
01:22:57que la chute
01:22:58du système communiste
01:22:59pour vous
01:23:00c'est une sorte d'appel
01:23:02à élargir la focale
01:23:03c'est-à-dire
01:23:03il ne suffit pas
01:23:03de suivre n'importe quelle
01:23:04intervention de Donald Trump
01:23:05derrière c'est aussi
01:23:06la recomposition
01:23:06c'est-à-dire
01:23:08pouvoir être
01:23:09out of the box
01:23:10comme on dit
01:23:11très bel anglicisme
01:23:12Patrick Vignal
01:23:13moi je pense
01:23:14qu'effectivement
01:23:14il faudra que ce conflit
01:23:15s'arrête
01:23:16et je vois bien
01:23:16qu'en fait
01:23:17ce conflit
01:23:17ça bascule le monde
01:23:19avec des Trump
01:23:20avec des dirigeants
01:23:21qui sont très compliqués
01:23:23et c'est vrai que là
01:23:23moi je pense que
01:23:25maintenant
01:23:26ça suffit
01:23:27cette idée
01:23:29toujours de conflictualiser
01:23:30il faudrait un peu
01:23:31d'apaisement
01:23:31Lucas Planeta
01:23:32oui
01:23:33moi d'un mot
01:23:35en fait
01:23:36on a un conflit
01:23:37qui est en train
01:23:37de bouleverser
01:23:38l'ordre mondial
01:23:39comme ça n'a pas été le cas
01:23:40depuis très très longtemps
01:23:41et je pense que
01:23:43Donald Trump
01:23:44n'a pas forcément
01:23:45mesuré les effets
01:23:46de ce bouleversement
01:23:47et que les gens
01:23:48sont inquiets
01:23:48parce qu'ils sentent
01:23:49quelque chose
01:23:50c'est qu'il n'y a pas
01:23:51de plan
01:23:52il n'y a pas vraiment
01:23:53de plan
01:23:53et donc du coup
01:23:54ce que disait
01:23:55Michael Darmand
01:23:56est absolument fondamental
01:23:57alors il faudrait
01:23:58en parler davantage
01:23:59mais on peut avoir
01:24:01au niveau des puissances
01:24:02du Golfe
01:24:03un repositionnement
01:24:04par rapport à Israël
01:24:05qui va vraiment
01:24:05changer la donne
01:24:06dans les années à venir
01:24:07et donc on a tout fait péter
01:24:09et on ne sait plus
01:24:10où on va
01:24:10Lucas Planeta
01:24:12oui non mais
01:24:13en fait déjà
01:24:14il faut rappeler
01:24:15parce que je me souviens
01:24:16quand cette guerre
01:24:16a été déclenchée
01:24:18on a été pris de cours
01:24:19si je puis dire
01:24:20Maxime
01:24:20on était en studio
01:24:21c'était un samedi matin
01:24:22je m'en souviens très bien
01:24:24et à ce moment là
01:24:25Donald Trump parlait
01:24:26d'une guerre
01:24:27qui durerait 4 jours
01:24:28on a largement
01:24:30dépassé ces 4 jours
01:24:31on voit qu'effectivement
01:24:33il y a des incohérences
01:24:34ou en tout cas
01:24:34des revirements
01:24:36d'un jour à l'autre
01:24:37dans le discours
01:24:37du président américain
01:24:39en parallèle
01:24:40il y a effectivement
01:24:40de nouvelles alliances
01:24:41qui se créent
01:24:42un nouvel ordre mondial
01:24:43qui se met en place
01:24:46et contrairement
01:24:46aux 4 jours
01:24:47qui étaient prévus
01:24:47je pense qu'en réalité
01:24:48ce conflit
01:24:50risque de durer longtemps
01:24:51et y compris
01:24:52sous d'autres formes
01:24:53et quand on écoute
01:24:54Donald Trump cette nuit
01:24:54très brièvement
01:24:55dans le temps réglementaire
01:24:57on va dire
01:24:57pour que la bascule soit tantale
01:24:59Patrie Vignal
01:25:00on termine par vous
01:25:00parce que c'est un
01:25:01c'est un coup de coeur
01:25:02un coup de gueule
01:25:03vous savez des fois
01:25:04les réseaux sociaux
01:25:05sur Instagram
01:25:05il n'y a pas longtemps
01:25:06je l'ai cité
01:25:07parce qu'elle me le permet
01:25:08Inès Chatin me dit
01:25:09cher monsieur
01:25:10grâce à votre loi
01:25:11du changement de nom
01:25:12rappelez-vous
01:25:12une loi qui a permis
01:25:13à pleines de femmes
01:25:14de pouvoir changer de nom
01:25:15de ces salopards
01:25:16qui les ont violés
01:25:17ou violentés
01:25:18que ce soit mère
01:25:19ou beau-père
01:25:19et vous rappelez
01:25:20cette histoire
01:25:21les hommes de la rue du Bac
01:25:22vous rappelez
01:25:24ce salopard
01:25:24de personnes
01:25:25qui a adopté
01:25:26cette gamine
01:25:27et son frère
01:25:27et qui l'a donné
01:25:28en pâture
01:25:29à tous
01:25:30et à tous
01:25:30ces intellos
01:25:31je ne les citerai pas
01:25:32aujourd'hui
01:25:32je leur ferai trop
01:25:33de plaisir
01:25:34qui sont amusés
01:25:35avec ces gamins
01:25:35et donc
01:25:36via Instagram
01:25:37elle sort un bouquet
01:25:38la semaine prochaine
01:25:39et je vais vous le dire
01:25:40Maxime
01:25:52ça suffit
01:25:53la lâcheté
01:25:54des hommes
01:25:55de la politique
01:25:55en général
01:25:56parce que ce qu'on défend
01:25:57aussi
01:25:58c'est tous ces gamins
01:25:59aujourd'hui
01:25:59qui sont mis à l'aseux
01:26:00l'aide à l'enfance
01:26:02vous savez
01:26:02à Montpellier
01:26:03il n'y a pas longtemps
01:26:04il y a une gamine
01:26:04de 14 ans
01:26:05qui a fait 30 passes
01:26:07dans la journée
01:26:08avec des salopards
01:26:09de personnes
01:26:09qui venaient
01:26:10avec le petit copain
01:26:11qui avait 15 ans
01:26:12et donc maintenant
01:26:13moi je le dis
01:26:13à tous les candidats
01:26:15aux présidentielles
01:26:15on va arrêter
01:26:16d'être lâches
01:26:17on va arrêter
01:26:18de fermer les yeux
01:26:19parce que le nombre
01:26:20de gamins
01:26:20qui sont bousillés
01:26:22c'est énorme
01:26:22et donc
01:26:23demain matin
01:26:23je prenais d'ailleurs
01:26:24un café
01:26:24et qu'ils niissent
01:26:25et moi je vais y mettre
01:26:26de l'énergie
01:26:26je vais y mettre du courage
01:26:28parce que ça suffit
01:26:29et j'en prends ma part
01:26:30Maxime
01:26:30une société
01:26:31qui ne protège pas
01:26:32ses enfants
01:26:33c'est une société
01:26:34qui va très très mal
01:26:35violence est aux femmes
01:26:37tous les jours
01:26:37violence à nos gamins
01:26:39ça suffit de l'acheter
01:26:40dénoncer donc
01:26:41et surtout agir
01:26:42merci beaucoup Patrick Vignal
01:26:43non seulement
01:26:43d'avoir passé ce coup de gueule
01:26:44mais également
01:26:45d'avoir participé
01:26:45à cette émission
01:26:46ancien député
01:26:47renaissance de l'héros
01:26:47merci beaucoup
01:26:48Lucas Planaverde
01:26:49journaliste au JDD
01:26:50merci à vous
01:26:50Mickaël Darmont
01:26:51d'avoir été avec nous ce matin
01:26:52journaliste chez I24 News
01:26:53et Ariane Amadi
01:26:54présidente de Kerman Consulting
01:26:56dans un instant
01:26:57la France dans tous ses états
01:26:58midi 14h
01:26:59avec Maude Koffler
01:27:00et vous Péricole et gaz
01:27:01bonjour
01:27:01bonjour Maxime
01:27:03et bien
01:27:04carburant péage
01:27:05l'automobiliste français
01:27:06est-il la vache allée
01:27:07est-il toujours
01:27:08et encore la vache allée
01:27:10du gouvernement
01:27:10et des autoroutiers
01:27:11on va discuter avec Pierre Chasseret
01:27:12l'OTAN
01:27:13vous savez
01:27:13elle était en mort cérébrale
01:27:15l'avait dit le président de la République
01:27:16en 2019
01:27:16il semblerait que
01:27:17président Trump
01:27:18soit tout à fait de cet avis
01:27:19et propose de débrancher le malade
01:27:21ce qui fait atténuer
01:27:22ses souffrances
01:27:22et puis on verra
01:27:23entre autres
01:27:24voilà
01:27:24monsieur Trump
01:27:25qui a des mots d'amour
01:27:26pour monsieur Macron
01:27:26il s'aime bien tous les deux
01:27:27c'est ce qu'on appelle
01:27:28une grande passion
01:27:30mais on va retrouver
01:27:31Depardieu dans le cinéma algérien
01:27:32donc là
01:27:34alors ça c'est ce qu'on appelle
01:27:36l'art du teasing
01:27:36mon cher Diego
01:27:380826 300 300
01:27:39et moi j'ai plaisir
01:27:39de vous retrouver
01:27:40demain dès 7h
01:27:41très belle journée
01:27:42sur Sud Radio
01:27:43Merci d'avoir regardé cette vidéo
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