- il y a 8 heures
Mettez vous d'accord avec Alex Darmon, Arnaud Stéphan, Philippe Coy et Brice Soccol
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:04Et nous sommes ensemble pour commenter l'actualité avec Alex Zarmont, journaliste politique.
00:00:10On vous retrouve sur votre chaîne sur Youtube, Les Indécis.
00:00:14Vous êtes en train de tourner un doc, on peut le dire, où vous suivez tous les candidats.
00:00:18Presque tous.
00:00:19Presque tous, sauf Rachida Dati.
00:00:20Enfin non, on va peut-être la suivre.
00:00:21Ah bon ?
00:00:22Oui, on suit les candidats à la mairie de Paris en immersion depuis un mois et demi.
00:00:26Jusqu'au soir du second tour, le 22 mars, ce sera diffusé le 24 mars.
00:00:30Donc on tourne et on monte en parallèle et on vit cette campagne avec trois autres cadreurs un peu intensément.
00:00:36Mais c'est intéressant parce qu'elle rebondit en permanence cette campagne.
00:00:39Mais à force de les côtoyer, vous trouvez que c'est des bêtes de scène, que c'est des menteurs
00:00:43?
00:00:44Qu'est-ce qu'il y a de l'image de ça ?
00:00:46Des menteurs ou des mentors ?
00:00:48Est-ce que vous les voyez vivre ça très mal ? Est-ce que vous les voyez angoissés ? Est
00:00:55-ce que vous les voyez ambitieux ?
00:00:56Je vous raconterai ça au moment de la diffusion parce que le but c'est que je puisse les suivre
00:00:58jusqu'à la fin.
00:01:01On continue, je n'ai pas fini.
00:01:04Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com.
00:01:08Bonjour, spécialiste en communication politique.
00:01:10Philippe Coy, vous êtes buraliste, vice-président de la CPME.
00:01:14Bonjour à vous.
00:01:16Et Brice Socol, politologue et séiste.
00:01:18Vous avez publié avec Frédéric le livre « L'écharpe et les tempêtes » aux éditions de l'Aube.
00:01:24Un livre à lire d'urgence avant les municipales pour comprendre un petit peu qui sont ces maires.
00:01:32Gilles Gansman qui est resté avec nous et qui est là pour...
00:01:35J'en profite pour le buraliste, il y a une augmentation de cigarettes là qui va arriver.
00:01:39De quelques marques, on n'est pas face à une augmentation massive, c'est quelques ajustements.
00:01:45Et vous pensez que ça fait vraiment baisser ?
00:01:47Absolument pas.
00:01:49Il n'y a que les dogmatiques qui pensent que ça fait baisser le volume.
00:01:52C'est vrai, ça fait marcher le marché parallèle, la contrebande.
00:01:56Regardez d'ailleurs le bilan de la douane la semaine dernière qui est encore en progression de 12%.
00:02:01Donc c'est une hérésie de penser que le prix est une solution.
00:02:05J'aurais pu faire un son.
00:02:06Voilà, vous auriez pu.
00:02:07Et puis sur un maire, on ne l'a pas pris non plus.
00:02:10Sur le maire d'un petit village, sur une ville, un village.
00:02:14Écoutez, on va écouter, on ne veut pas le faire.
00:02:16Mais comme Brice est là, le compagnie municipal.
00:02:19Non, non, c'est le candidat, une ville où il n'y a pas de candidat.
00:02:23Ah oui, si, j'ai ça.
00:02:24Bon, bah alors allons-y, écoutons.
00:02:26A tout de suite, on démarre par celui-là.
00:02:28Oui, on va commencer.
00:02:28Allons du voir, c'est vendredi.
00:02:29Allez, c'est vendredi.
00:02:30Dans ce village, personne ne se présente aux élections municipales.
00:02:37Sur l'île de Molène, personne ne veut être maire.
00:02:40Ce qui bloque, je pense, c'est la crainte un peu de se retrouver tout seul,
00:02:43d'avoir géré des problématiques dont on n'a pas les connaissances ou les compétences.
00:02:47Les candidats avaient jusqu'à ce jeudi 26 février 18h pour déposer une liste.
00:02:52Mais le maire actuel de cette commune située au large du Finistère
00:02:54a décidé de partir vivre sur le continent.
00:02:57Il était déjà le seul candidat en 2020
00:02:59et cette fois-ci, personne ne veut prendre la relève.
00:03:02Les 184 habitants ne voteront donc pas le 15 mars prochain
00:03:05et ce sera le cas dans d'autres communes sans candidat.
00:03:07Mais alors, que va-t-il se passer pour eux ?
00:03:09À la place du maire, une délégation spéciale de trois fonctionnaires
00:03:13va être nommée par le préfet.
00:03:14Cette délégation, elle fait le strict minimum
00:03:16pour que la commune puisse continuer à fonctionner.
00:03:19Parmi ses principales missions,
00:03:20payer les factures courantes,
00:03:22gérer les services essentiels comme les écoles,
00:03:24célébrer les mariages lorsqu'il y en a
00:03:26et prendre les décisions urgentes pour la commune.
00:03:29Alors, ça...
00:03:30C'est un vrai sujet.
00:03:31J'ai été au salon de l'agriculture,
00:03:33j'ai rencontré beaucoup d'élus,
00:03:35notamment du Jura,
00:03:36avec qui j'ai discuté.
00:03:37Dans le Jura, là aussi,
00:03:38vous savez, dans les petites communes rurales,
00:03:41un manque de candidats.
00:03:42Il n'y a pas de candidats dans certaines communes rurales.
00:03:43Mais je dis le Jura
00:03:44parce que j'ai discuté avec des parlementaires du Jura.
00:03:47Donc, c'est un vrai sujet.
00:03:48C'est-à-dire que dans ces petites communes rurales,
00:03:52en fait, les jeunes...
00:03:53Il y a le moins un moins de jeunes
00:03:54qui partent évidemment dans les métropoles
00:03:55ou dans les villes moyennes.
00:03:57Il y a une crise de l'engagement.
00:03:59Il y a aussi une crise du rapport au public,
00:04:03c'est-à-dire au service public,
00:04:05à la citoyenneté.
00:04:07Voilà, on est dans une société peut-être
00:04:08où l'individualisation est de plus en plus importante.
00:04:13Et puis, on a une réalité.
00:04:14C'est qu'en fait, la ruralité est en difficulté.
00:04:17Et ça, on ne le dit pas assez.
00:04:18Et à travers ces problèmes-là,
00:04:21le fait qu'on ne trouve pas dans ces petites communes rurales
00:04:24des gens qui puissent...
00:04:26qui ont envie d'être maires ou conseillers municipaux,
00:04:30ça prouve aussi que la ruralité
00:04:32n'est pas peut-être assez traitée dans ce sujet.
00:04:34Il y a d'autres problèmes.
00:04:35Ce n'est pas qu'un problème au moment des élections.
00:04:37On parle...
00:04:3985% du territoire national est un désert médical.
00:04:42On parle de l'absence des services publics, etc.
00:04:45Donc, c'est un sujet qui est beaucoup plus large
00:04:47que les simples élections municipales.
00:04:49C'est important, évidemment.
00:04:50Mais c'est aussi un sujet d'aménagement du territoire.
00:04:52Oui. Philippe Coet, ça vous fait...
00:04:54Ça me fait réagir parce que vous avez absolument raison.
00:04:56C'est la crise de l'engagement au sens noble de l'engagement,
00:04:59que ce soit dans le milieu associatif.
00:05:01Nous avons du mal dans nos villages, dans nos villes,
00:05:03à retrouver des gens qui s'engagent.
00:05:06Je vois sur ma commune de l'Esca,
00:05:07c'est souvent les seniors qui sont là depuis des années
00:05:10qui tiennent à bout de bras les clubs sportifs.
00:05:13Et on ne parle pas de politique.
00:05:14Et c'est vrai qu'en politique, aujourd'hui,
00:05:15s'engager, c'est s'exposer.
00:05:18J'ai été candidat en 2014 dans ma commune.
00:05:21C'est prendre du temps pour les autres.
00:05:23C'est prendre des risques.
00:05:24Et puis, aujourd'hui, quand vous regardez
00:05:25le comportement de la société,
00:05:27vous êtes, ça avait été dit,
00:05:29à portée d'engueulade ou à portée de gifle.
00:05:32Qui, aujourd'hui, a envie d'aller s'engager
00:05:35pour se voir invectiver en permanence ?
00:05:37Et puis, sur les réseaux sociaux,
00:05:40c'est encore pire que tout.
00:05:41Mais la norme, aussi, qui pèse sur les collectivités,
00:05:45la responsabilité des maires...
00:05:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le maire bâtisseur,
00:05:47le maire organisateur de sa commune,
00:05:50a peu de moyens.
00:05:51Les principaux moyens sont donnés aux intercos,
00:05:54ce qui fait que vous êtes à portée d'engueulade
00:05:56et vous n'avez pas la clé de toutes les réponses
00:05:59parce que vous avez des délégations
00:06:01qui sont supras à la commune.
00:06:03Donc, c'est vrai que s'engager,
00:06:05c'est un combat, aujourd'hui,
00:06:07c'est, je dirais, un sacerdoce.
00:06:09Il y avait la fonction, l'honorabilité de la fonction
00:06:12qui a disparu.
00:06:13On ne respecte plus rien,
00:06:15on ne respecte plus les élus locaux.
00:06:16Et donc, voilà, je pense,
00:06:18un symptôme qui est grave pour notre démocratie.
00:06:20Mais certaines communes pourraient fusionner.
00:06:22Quand vous avez 184 habitants,
00:06:24vous pouvez fusionner et que...
00:06:25Ça a déjà été fait.
00:06:26Les communes nouvelles existent.
00:06:28Je crois qu'il y a 2000...
00:06:29Le problème, c'est qu'on perd l'identité.
00:06:32C'est pas forcément régler
00:06:34le problème de l'engagement
00:06:35de faire une fusion
00:06:36parce que le coût d'exploitation
00:06:38d'une collectivité
00:06:39est trop onéreux à 180 habitants.
00:06:42On perd l'identité
00:06:43et, en tous les cas, ça ne règle pas.
00:06:45Pour moi, c'est une fuite en avant.
00:06:46Oui, non, puis c'est le problème
00:06:47de l'engagement.
00:06:48L'engagement et du non-cumul des mandats aussi, pardon.
00:06:51Mais quand vous allez demander
00:06:53à des jeunes d'aller s'engager
00:06:54pour gagner 1800 euros par mois
00:06:56dans leur commune
00:06:57et passer du temps
00:06:58et qu'en plus, ils n'ont pas le droit
00:06:59d'avoir, entre guillemets,
00:07:01une carrière politique un peu plus large
00:07:02pour pouvoir augmenter
00:07:03leur pouvoir d'achat
00:07:04et pouvoir cumuler
00:07:06avec un autre poste.
00:07:07Et puis, vous vous retrouvez aussi
00:07:08sur le plus long terme
00:07:09avec un manque d'expérience
00:07:11qui fait que tout le monde
00:07:12est découragé
00:07:13parce que tout le monde se dit
00:07:13qu'il n'y a que des abrutis
00:07:14partout en politique.
00:07:15Le non-cumul des mandats,
00:07:17c'est avec les mandats nationaux.
00:07:18C'est pas dans les exécutifs.
00:07:20C'est exécutif, c'est exécutif.
00:07:22Vous ne pouvez pas être maire
00:07:23et président de conseil.
00:07:24et maire député
00:07:25et conseiller
00:07:26et président du conseil
00:07:28de la République.
00:07:28Sous l'air Hollande.
00:07:29Pas tous en même temps.
00:07:30Non, mais ce qui est intéressant,
00:07:32moi j'entends ce qu'on dit
00:07:33sur l'engagement, etc.
00:07:34Mais déjà, l'engagement,
00:07:35ça commence par
00:07:37la pratique de la sociabilité
00:07:38dans les organisations.
00:07:40C'est-à-dire les associations,
00:07:41ça a été dit tout à l'heure,
00:07:41mais les partis politiques.
00:07:43La chute invraisemblable
00:07:45du nombre d'adhérents
00:07:45dans les partis politiques,
00:07:46ça dit aussi beaucoup de choses.
00:07:49Un de mes chevaux de bataille
00:07:50depuis quelques semaines,
00:07:51notamment autour
00:07:52de l'affaire Quentin,
00:07:54l'affreuse assassinat
00:07:55de ce garçon,
00:07:56le meurtre, pardon,
00:07:58c'est d'expliquer
00:08:00que la radicalité
00:08:01de ces mouvements de jeunesse,
00:08:03que ce soit la jeune garde
00:08:03ou autre,
00:08:04elle s'explique par le fait
00:08:05que les partis politiques
00:08:06ont complètement abandonné
00:08:08les mouvements de jeunesse.
00:08:09Or, les mouvements de jeunesse,
00:08:10c'est ce qui permettait,
00:08:11après, d'avoir ces cadres
00:08:12qui étaient formés,
00:08:13qui appartenaient aux partis,
00:08:14on les avait détectés.
00:08:15Garder Nicolas Sarkozy.
00:08:16Exactement.
00:08:18Et c'est un très bon exemple
00:08:19de Nicolas Sarkozy.
00:08:19Et tous ces gens
00:08:23appartenaient à ces partis,
00:08:24ils étaient formés,
00:08:24après on les prenait
00:08:25comme assistants parlementaires,
00:08:26après on les faisait venir
00:08:27dans les mairies,
00:08:28etc.
00:08:29Et ils apprenaient
00:08:30le métier de la politique
00:08:31et ils savaient ce que c'était.
00:08:32Et puis,
00:08:33les partis politiques
00:08:34se sont désintéressés
00:08:35complètement de leur propre structure.
00:08:37C'est embêtant
00:08:37parce qu'une section,
00:08:39quand on lui envoie
00:08:40un crame d'œuf
00:08:41pour lui dire
00:08:42tiens, ça va être lui
00:08:43le candidat finalement
00:08:43alors que le candidat local
00:08:45qui était implanté,
00:08:45etc.
00:08:46on l'a dégagé.
00:08:46Au bout d'un moment,
00:08:47les gens se sont désespérés
00:08:48et ont quitté
00:08:49les partis politiques
00:08:50et les réunions.
00:08:51Et puis,
00:08:51vous avez le Covid aussi
00:08:52qui est passé par là
00:08:53et d'expliquer aux gens
00:08:5518h réunion
00:08:55de la section
00:08:57place Henri Barbus,
00:08:58les gens ne viennent plus
00:08:59en fait.
00:09:00Oui, absolument.
00:09:01Et après,
00:09:04ce qui est devenu le mandat,
00:09:05ça c'est super important.
00:09:07On peut discuter,
00:09:07oui,
00:09:07parce que les gens
00:09:08ne respectent plus le mandat.
00:09:09Mais ce n'est pas ça.
00:09:10C'est que,
00:09:10un,
00:09:11ça prend énormément de temps.
00:09:13Deux,
00:09:14ce qui a été dit très bien,
00:09:15vous n'avez plus véritablement
00:09:17le pouvoir
00:09:17quand vous êtes dans des villes
00:09:18où il y a des intercos
00:09:19avec une plus grosse ville
00:09:20qui pèse
00:09:21et qui prend quasiment
00:09:22tout le pouvoir
00:09:23et tous les mandats intéressants.
00:09:25Il n'y a pas que...
00:09:26Il y a aussi les mandats,
00:09:27ce qu'on appelle les mandats.
00:09:28Quand vous êtes administrateur
00:09:29de l'hôpital,
00:09:30quand vous êtes administrateur
00:09:30tout ça,
00:09:31ça permet aussi
00:09:31aux gens de compenser
00:09:34le travail qu'ils donnent.
00:09:35Et puis,
00:09:35le fait que vous êtes
00:09:37surveillé en permanence.
00:09:39Vous allez boire un café,
00:09:40c'est devenu
00:09:42complètement délirant.
00:09:43Déjà, député,
00:09:44c'est devenu un métier.
00:09:46C'est particulier quand même.
00:09:48C'est plus député
00:09:49d'il y a encore
00:09:50l'époque où moi
00:09:51j'ai connu l'Assemblée nationale
00:09:52il y a un peu plus de 15 ans maintenant.
00:09:55C'est plus du tout
00:09:56la même chose.
00:09:56C'est-à-dire que vous êtes...
00:09:57Vous n'avez quasiment plus
00:09:58de lien avec le local
00:10:00puisqu'on a séparé
00:10:01complètement
00:10:02le local
00:10:03du national.
00:10:04Donc,
00:10:04quelquefois,
00:10:05le député
00:10:05n'a quasiment plus de pouvoir
00:10:07sur sa propre fédération.
00:10:08Donc,
00:10:08il ne décide plus.
00:10:09C'est le local
00:10:10qui dit
00:10:10il est à Paris,
00:10:11il fait ce qu'il a à faire.
00:10:13Et puis,
00:10:13quand vous êtes à Paris,
00:10:14il faut que vous soyez
00:10:15sous la surveillance
00:10:16du rating.
00:10:17Alors,
00:10:17toute la journée,
00:10:18vous faites des questions
00:10:19au gouvernement
00:10:20comme une machine
00:10:20à faire des saucisses
00:10:21parce que le soir,
00:10:22vous allez regarder
00:10:23le site internet
00:10:24pour voir si vous avez bien
00:10:26rempli le formulaire,
00:10:27vous avez bien voté
00:10:28à tel endroit,
00:10:29etc.
00:10:29Parce que sinon,
00:10:30on va vous critiquer.
00:10:30Donc,
00:10:31c'est devenu une machine
00:10:31en vérité
00:10:32à s'auto-nourrir
00:10:34mais avec rien.
00:10:35Le député aujourd'hui
00:10:36n'a plus du tout
00:10:37le pas sur le politique.
00:10:38Tu arrives à ton bureau,
00:10:40tu as la photo
00:10:41d'Emmanuel Macron,
00:10:42ça ne te motive pas ?
00:10:44Je rigole !
00:10:46Allez,
00:10:46on se retrouve
00:10:47dans un instant.
00:10:48Quelques mots
00:10:49sur la cérémonie
00:10:50des Césars
00:10:50si vous l'avez regardée
00:10:51hier.
00:10:52Et puis,
00:10:53et puis,
00:10:55et puis,
00:10:55et puis,
00:10:56c'était Lantis
00:10:56et puis,
00:10:58et puis,
00:10:59Jean-Luc Mélenchon.
00:11:01Est-ce qu'il vous fait peur ?
00:11:03J'ai envie
00:11:04de poser cette question.
00:11:05Est-ce qu'il faut
00:11:05un cordon sanitaire
00:11:07autour des Léfi ?
00:11:08Et Jean-Luc Mélenchon
00:11:09en particulier ?
00:11:10A tout de suite.
00:11:10Sud Radio,
00:11:12mettez-vous d'accord ?
00:11:14Sud Radio,
00:11:15le 10h midi,
00:11:17mettez-vous d'accord ?
00:11:18Valérie Expert.
00:11:19On est de retour
00:11:20avec vous
00:11:20dans le studio
00:11:21de Sud Radio.
00:11:21Alors, Gilles,
00:11:22on continue un petit mot
00:11:22sur les Césars.
00:11:23Une cérémonie
00:11:24que j'ai trouvé moi
00:11:24particulièrement réussie
00:11:27grâce à Benjamin Laverne.
00:11:28Après,
00:11:29après,
00:11:30honte,
00:11:31shame,
00:11:32shame sur la salle
00:11:33comme on dit
00:11:34qui vous aussi
00:11:35vous avez trouvé ça choquant
00:11:38Arnaud Stéphan.
00:11:39Alors,
00:11:40oui,
00:11:40vous avez un son
00:11:41à nous passer.
00:11:41Oui,
00:11:43donc voilà,
00:11:43c'était jeudi,
00:11:44c'était la 51ème
00:11:45cérémonie des Césars.
00:11:46Ça n'a pas été
00:11:47un carton d'audience,
00:11:48on va voir sur,
00:11:49en tout cas sur Canal+,
00:11:50on va voir ses stars
00:11:51parce que ses stars
00:11:52le diffusaient.
00:11:53Il y a eu des discours,
00:11:54évidemment,
00:11:55un d'Emmanuel Curtil,
00:11:56c'est la voix française
00:11:57de Jim Carrey
00:11:58qui a fait un discours
00:11:59sur l'IA,
00:12:00qui était un beau discours.
00:12:02Il y a eu celui également
00:12:03de Golchite Farhan
00:12:05sur les femmes iraniennes.
00:12:07Et puis Isabelle Adjanji,
00:12:09alors ça porte à discussion,
00:12:10qui a fait lever les hommes
00:12:11par solidarité avec les femmes.
00:12:13Tous les hommes se sont levés,
00:12:15c'était un peu accusé.
00:12:16Levez-vous,
00:12:18tous les hommes
00:12:19sont-ils accusés.
00:12:21Et puis,
00:12:22il y a eu le flamboyant,
00:12:23l'incroyable,
00:12:24le talentue Benjamin Laverne
00:12:25qui a chanté,
00:12:26dansé,
00:12:26joué de la guitare.
00:12:27Il a tous les talents,
00:12:28cet homme-là.
00:12:29Et puis,
00:12:29presque aussi déjanté
00:12:30que lui,
00:12:31le césar d'honneur
00:12:32de Jim Carrey.
00:12:33Vous allez découvrir
00:12:34qu'il est breton.
00:12:35Mon arrière,
00:12:36arrière,
00:12:37arrière,
00:12:38arrière,
00:12:38arrière,
00:12:40grand-père,
00:12:41Marc-François,
00:12:42Carrey,
00:12:44oui,
00:12:45Carrey,
00:12:48quittait
00:12:49Saint-Malo,
00:12:49en France,
00:12:50pour le Canada.
00:12:52Ce Carrey
00:12:53a bouclé
00:12:55le boucle.
00:13:00C'est peut-être
00:13:01ce que ma famille
00:13:03recherchait.
00:13:05Jouis Malouan.
00:13:06Ah ouais ?
00:13:07Je suis Malouan,
00:13:08voilà.
00:13:09Très,
00:13:09très classe,
00:13:10effectivement,
00:13:10parce que c'est rare
00:13:11que des acteurs américains
00:13:12s'expriment en français.
00:13:14Et canadiens, cela dit.
00:13:15Canadiens,
00:13:15c'est vrai,
00:13:15c'est vrai.
00:13:16Il a pris des cours,
00:13:17a priori.
00:13:17Il a pris des cours,
00:13:18il continue des cours,
00:13:19c'est ce qu'il a dit.
00:13:20Il continue des cours de français.
00:13:22Brigitte Bardot,
00:13:23hommage à Minima,
00:13:24un montage,
00:13:25très beau montage,
00:13:26mais la salle glaciale
00:13:28et qui a sifflé
00:13:29et hué.
00:13:30Quelqu'un est raciste.
00:13:31Il y a un raciste
00:13:32qui a été entendu
00:13:33dans la salle.
00:13:34Moi, je voudrais souligner...
00:13:35Vous n'arrivez pas
00:13:36au début du commencement
00:13:36des magnifiques chevices
00:13:37de Brigitte Bardot,
00:13:38c'est finalement...
00:13:39Elle était magnifique,
00:13:40on voyait les images.
00:13:42Elle était sublime.
00:13:43Moi, je voudrais souligner,
00:13:43vous le disiez tout à l'heure,
00:13:46le discours de Laurent Lafitte,
00:13:47qui est quand même à relever,
00:13:48qui a dit,
00:13:49je le cite,
00:13:50qui a rendu hommage
00:13:51à la France.
00:13:52Quand j'étais jeune comédien,
00:13:53j'ai pu avoir
00:13:54une formation gratuite,
00:13:55j'ai pu bénéficier
00:13:55du statut d'intermittent
00:13:57du spectacle.
00:13:58La France,
00:13:58c'est ça aussi.
00:13:59Je suis content
00:14:00d'avoir payé sa formation.
00:14:01Oui.
00:14:03Non, mais...
00:14:04C'est bien
00:14:05de rendre hommage
00:14:06aussi à ce que fait
00:14:07la France
00:14:07pour les jeunes auteurs,
00:14:10pour le cinéma français.
00:14:11Pour le CNC,
00:14:12on va être un peu moins...
00:14:13Oui.
00:14:14Hier, on avait Jérôme Dubu
00:14:17qui, dans les économies,
00:14:18proposait de supprimer
00:14:19le statut des intermittents.
00:14:20C'est quand même
00:14:20un statut assez unique,
00:14:22alors que dans lequel
00:14:23il y a forcément
00:14:24des abus,
00:14:24des imperfections.
00:14:26Néanmoins,
00:14:26c'est ce qui permet...
00:14:26C'est parce qu'il y a des abus
00:14:27qu'il faut supprimer.
00:14:28Absolument.
00:14:28Je pense que...
00:14:29Voilà.
00:14:29Donc c'est bien aussi
00:14:30de rendre hommage
00:14:32à la France
00:14:32et de valoriser
00:14:33notre pays
00:14:34à travers
00:14:35cette cérémonie.
00:14:36Absolument.
00:14:37Juste un mot,
00:14:38parce qu'effectivement,
00:14:38je l'ai un peu regardée,
00:14:39j'adore cette cérémonie
00:14:41chaque année,
00:14:41je l'attends avec impatience.
00:14:42J'avoue que depuis
00:14:43quelques années,
00:14:44j'ai été assez déçu,
00:14:45tant en termes d'animation
00:14:46que je trouvais naze,
00:14:47vraiment,
00:14:48qu'en termes d'ambiance.
00:14:50Là, effectivement,
00:14:50hier, l'ambiance...
00:14:51C'était une réussite.
00:14:52Hein ?
00:14:52Vous avez trouvé
00:14:53que c'était une réussite ?
00:14:54Benjamin Lavergne,
00:14:55je l'ai trouvé formidable.
00:14:56Franchement,
00:14:56on sent qu'il avait
00:14:57vraiment envie de le faire,
00:14:58qu'il était très honoré
00:14:59d'être face à son idole
00:14:59et qu'il avait bossé.
00:15:01Il a bossé, vraiment.
00:15:02Il a fait une mise en scène,
00:15:04un vrai show
00:15:04et c'est un acteur exceptionnel
00:15:06et un chef de cérémonie
00:15:08encore plus,
00:15:08je trouve,
00:15:09plus exceptionnel.
00:15:10Derrière,
00:15:11sur les remises de prix,
00:15:11on peut en parler,
00:15:12je trouve que c'était intéressant
00:15:13les prix qui ont été remis
00:15:15parce que, pour le coup,
00:15:16ce sont des artistes populaires
00:15:18aussi, pour une fois,
00:15:19qui ont été récompensés
00:15:20et je crois que c'est important.
00:15:21Par contre,
00:15:21j'ai effectivement
00:15:21trouvé ça lamentable.
00:15:25L'ambiance autour
00:15:26de Brigitte Bardot,
00:15:27le moment solennel,
00:15:28c'est quand même
00:15:28l'une des plus grandes comédiennes
00:15:29qu'on ait eues en France
00:15:30de tous les temps.
00:15:32Elle a disparu.
00:15:33On ne s'est d'accord,
00:15:33pas d'accord avec la politique.
00:15:35Normalement,
00:15:36ce n'était pas le problème
00:15:36hier soir,
00:15:37mais comme d'habitude,
00:15:38comme d'habitude,
00:15:39ils veulent faire la bonne leçon
00:15:41de tirer des leçons de morale
00:15:42en permanence
00:15:43et les hommes qui se lèvent
00:15:46aussi, pareil,
00:15:47je les ai appris à ce moment-là.
00:15:49Vous êtes d'accord
00:15:50que ça vous est accusé,
00:15:51levez-vous ?
00:15:51Oui, mais à chaque fois,
00:15:52c'est toujours pareil.
00:15:52C'est-à-dire que
00:15:53vous avez une super mise en scène
00:15:54et tout le monde mélange tout
00:15:56parce qu'ils ont l'impression
00:15:57de devoir donner leur avis
00:15:58en permanence.
00:16:00Certains comédiens,
00:16:00je trouve ça dommage.
00:16:01Pour le cinéma
00:16:02et pas forcément pour la politique.
00:16:03Je n'ai rien compris
00:16:04au discours d'Isabelle Adjani.
00:16:05Personnellement,
00:16:06c'était verbeux.
00:16:07Bref,
00:16:08vous n'avez pas regardé ?
00:16:08Malheureusement,
00:16:09j'ai été dans l'avion,
00:16:10je n'ai pas regardé.
00:16:10Après, il y a eu des gars
00:16:11avec Alison Wheeler
00:16:12qui était drôle.
00:16:13Et sur les costumes,
00:16:14c'était très drôle aussi.
00:16:16On rappellera que
00:16:16tous ces comédiens
00:16:17qui ont une très importante
00:16:19conscience de gauche
00:16:20qui refusent d'aller
00:16:21sur ces news
00:16:21étaient quand même
00:16:23sur Canel+,
00:16:24qui appartient
00:16:25à M. Bolloré,
00:16:27dans la salle de l'Olympia
00:16:28qui appartient
00:16:29à M. Bolloré
00:16:30et...
00:16:31Et pifour.
00:16:32Et pifour, voilà,
00:16:33de M. Bolloré
00:16:34et surtout,
00:16:36le cinéma
00:16:37qui est en grande partie.
00:16:38Est-ce qu'on peut avoir
00:16:40le salaire
00:16:40de tous ces gens
00:16:42qui ont participé
00:16:43à l'animation cette fois-ci ?
00:16:44Parce que c'est pareil,
00:16:45c'est Bolloré
00:16:45qui a payé.
00:16:46Ce qui est très intéressant
00:16:47sur le cinéma,
00:16:48vous dites que
00:16:49le cinéma est financé
00:16:50par Canal+,
00:16:50et Bolloré,
00:16:51mais je pense que là,
00:16:52à mon avis,
00:16:53on ne se rend pas compte
00:16:53que dans quelques mois,
00:16:54quelques années,
00:16:55Canal+, va sans doute
00:16:56moins entrer
00:16:57en financement du cinéma
00:16:58parce que Canal+,
00:16:59est sorti avec C8
00:17:00notamment de la télévision,
00:17:02donc à moins d'obligations.
00:17:03Ils en ont profité
00:17:04pour retirer même
00:17:04leur canal historique
00:17:06de la 4
00:17:06sur les télés artistiennes
00:17:07et je pense qu'on va
00:17:08le sentir passer
00:17:09à un moment donné.
00:17:09Oui, parce que vous avez vu
00:17:11que Disney
00:17:12est un des plus...
00:17:13Enfin, qui paye de plus en plus
00:17:14le cinéma
00:17:15et la fiction
00:17:16avec Netflix.
00:17:17Donc, il y a aussi
00:17:18la balance qui se fait
00:17:19avec...
00:17:20Oui, mais sauf que Canal+,
00:17:21la grande fierté,
00:17:22c'était que c'était français.
00:17:23Ah oui, bien sûr.
00:17:23Et que Canal+,
00:17:24elle est favorisée
00:17:25le cinéma français.
00:17:26Je ne dis pas que Disney
00:17:27et Netflix
00:17:27ne le feront pas,
00:17:28mais je n'en sais rien.
00:17:29Mais en tout cas,
00:17:30ils n'auront aucune
00:17:30obligation à le faire.
00:17:31Absolument.
00:17:32Oui.
00:17:32On continue, Gilles ?
00:17:35Je voulais savoir
00:17:35si autour de la table,
00:17:36vous avez des voitures électriques.
00:17:39Non.
00:17:39Non.
00:17:40Non, je suis en train
00:17:40de faire l'acquisition
00:17:41d'une voiture électrique.
00:17:42Ah, c'est bien, monsieur.
00:17:43Mais vous savez,
00:17:44je suis allé voir le...
00:17:45Brice Socol,
00:17:45le concessionnaire.
00:17:47Le concessionnaire,
00:17:48il m'a dit,
00:17:48vous savez, monsieur,
00:17:49aujourd'hui,
00:17:49je ne vends plus de voiture,
00:17:50je vends de la fiscalité.
00:17:51Mais c'est effrayant.
00:17:53C'est-à-dire que même
00:17:53le concessionnaire,
00:17:54le vendeur de voiture,
00:17:55a pris conscience
00:17:55qu'en fait,
00:17:56ça devient un produit fiscal
00:17:58et plus une automobile.
00:18:00Mais ça coûte cher, non ?
00:18:01Oui, mais ça coûte cher.
00:18:02C'est l'objet que vous vendez.
00:18:03Avant, on vendait une voiture.
00:18:05Là, ils vous vendent
00:18:05les réductions.
00:18:06Aujourd'hui,
00:18:06on vous vend de la fiscalité.
00:18:08C'est-à-dire qu'on achète
00:18:08une voiture électrique
00:18:09parce que, fiscalement,
00:18:10c'est intéressant.
00:18:11Voilà.
00:18:13Donc, vous payez beaucoup d'impôts.
00:18:14C'est ça que j'en déduis.
00:18:15Donc, on paie moins d'impôts.
00:18:16Voilà.
00:18:16On paie moins d'impôts
00:18:17parce qu'on amortit
00:18:18les batteries
00:18:19sur 2, 3, 4 ans.
00:18:21Et donc, finalement,
00:18:21une voiture que vous allez acheter,
00:18:23allez, je veux dire,
00:18:2540 000 euros,
00:18:25elle va vous revenir
00:18:27à 15 000 euros
00:18:28parce que le reste est amorti.
00:18:29Et oui, on nous disait
00:18:30plus de thermique,
00:18:31plus de thermique.
00:18:32On nous disait
00:18:32allez-y les constructeurs,
00:18:34misez tout sur l'électrique.
00:18:35Bon, ben, résultat catastrophe.
00:18:37Pour notre fleuron français,
00:18:38Stellantis,
00:18:39ils ont misé sur l'électrique,
00:18:41la roulette a tourné.
00:18:42Ils sont en train
00:18:44de tout perdre.
00:18:45Une dette colossale.
00:18:47Reportage
00:18:48sur la télévision française.
00:18:50Stellantis veut relancer ses ventes
00:18:52car la situation financière
00:18:54s'est lourdement dégradée
00:18:55l'an dernier.
00:18:5522,3 milliards d'euros de pertes,
00:18:58des résultats plombés
00:18:59par les droits de douane
00:19:00aux Etats-Unis,
00:19:02par une concurrence chinoise féroce
00:19:04et par les scandales
00:19:05des moteurs PureTech
00:19:06ou encore des Airbac Takata.
00:19:08Le nouveau directeur général
00:19:10pointe aussi du doigt
00:19:11une erreur stratégique.
00:19:12Nos résultats pour l'année 2025
00:19:14reflètent le coût
00:19:15d'une surestimation
00:19:16du rythme de la transition énergétique.
00:19:18En clair,
00:19:19il critique le pari
00:19:20de son prédécesseur
00:19:21sur l'électrique.
00:19:22Les salariés inquiets
00:19:24réclament désormais
00:19:25un plan pour savoir
00:19:26quelle direction
00:19:26l'entreprise compte prendre.
00:19:29Alors, c'était l'antiste,
00:19:30c'est aussi aux Etats-Unis,
00:19:31c'est pour ça qu'on parle
00:19:32des droits de douane
00:19:33et évidemment,
00:19:34le tout électrique
00:19:35a plombé la société.
00:19:37Mais il y a un vrai sujet là-dessus,
00:19:39c'est-à-dire qu'avec le pacte vert,
00:19:40l'Union européenne
00:19:42a mis un pistolet
00:19:43sur la tempe
00:19:44de nos constructeurs.
00:19:45Bien sûr.
00:19:45On était les constructeurs
00:19:47automobiles européens
00:19:48sur le moteur Ternat
00:19:50depuis des années,
00:19:50c'était la référence mondiale.
00:19:52Et l'Union européenne
00:19:53a décidé
00:19:53d'ouvrir
00:19:56nos frontières,
00:19:57d'ailleurs,
00:19:57de passer à l'électrique,
00:19:58mais sur un temps très court,
00:20:00ne permettant pas
00:20:00à notre industrie
00:20:01d'être en capacité
00:20:02de s'adapter
00:20:03sur du moyen
00:20:04et long terme.
00:20:05Et donc,
00:20:05on a ouvert mécaniquement
00:20:06un marché
00:20:07dans lequel
00:20:08on était minoritaire,
00:20:10parce que les Chinois,
00:20:11aujourd'hui,
00:20:13maîtrisent le moteur électrique,
00:20:15maîtrisent les batteries,
00:20:16ont des ressources rares
00:20:17que nous n'avons pas,
00:20:18ont des chaînes d'intégration
00:20:20depuis des années,
00:20:21ont une trentaine,
00:20:22une quarantaine
00:20:23de marques automobiles.
00:20:25Et donc,
00:20:26on a ouvert
00:20:27notre marché européen
00:20:28à la concurrence
00:20:29en affaiblissant
00:20:30notre propre
00:20:31industrie automobile.
00:20:32Bien sûr.
00:20:33On en est là aujourd'hui.
00:20:33Non, mais qui a fait ça ?
00:20:35Comme le disait
00:20:36le regretté Loïc Lefloc Prigent,
00:20:38ce sont des voitures électriques
00:20:39au charbon.
00:20:40Il faut se souvenir,
00:20:40parce que tout ça,
00:20:41est fabriqué
00:20:42avec du charbon.
00:20:42Donc,
00:20:43on fabrique des voitures électriques
00:20:44avec du charbon.
00:20:46C'est-à-dire ?
00:20:46Les usines chinoises,
00:20:49elles tournent
00:20:50avec du charbon.
00:20:50Donc, vous fabriquez.
00:20:52Et les batteries.
00:20:53Et les batteries.
00:20:55Il suffit de regarder
00:20:56un documentaire
00:20:57qu'il y a quelques années
00:20:58sur Arte,
00:21:00où ils étaient allés en Chine,
00:21:01ils avaient filmé.
00:21:03C'est superbe,
00:21:04la nuit,
00:21:05des lacs d'acide.
00:21:06Parce que,
00:21:06comme ils ont mis ça
00:21:08dans des trous,
00:21:09vous avez des lacs d'acide
00:21:10comme ça,
00:21:11à ciel ouvert.
00:21:12Vous avez des mines
00:21:13à ciel ouvert.
00:21:14Des mines à ciel ouvert.
00:21:15On gratte.
00:21:16Dans des conditions de travail.
00:21:17Oui,
00:21:17la moitié des gens sont...
00:21:19Mais sur les décisions,
00:21:21sur la politique,
00:21:22c'est-à-dire le manque de vision.
00:21:23En 2035,
00:21:24tout le monde va avoir
00:21:25une voiture électrique.
00:21:25Ce n'est pas de la politique,
00:21:27c'est du millénarisme.
00:21:28On va continuer.
00:21:29Vous pouvez nous appeler.
00:21:30C'est plus de la richesse africaine
00:21:31qui sont pillées
00:21:31pour les métaux.
00:21:32Vous pouvez nous appeler
00:21:33pour nous dire
00:21:34si vous,
00:21:34vous êtes passé
00:21:35à la voiture électrique.
00:21:37Si oui, pourquoi ?
00:21:38Et sinon,
00:21:39pourquoi aussi ?
00:21:390826 300 300,
00:21:41on n'en aura Patrice
00:21:42qui lui,
00:21:43visiblement,
00:21:44n'est pas fan
00:21:44des voitures électriques.
00:21:45A tout de suite.
00:21:46Sud Radio,
00:21:48le 10h midi,
00:21:49mettez-vous d'accord ?
00:21:54Valérie Expert.
00:21:55Et on est ensemble
00:21:57avec vous sur Sud Radio
00:21:58dans Mettez-vous d'accord
00:21:59avec Alex Armand,
00:22:00journaliste politique.
00:22:01On vous retrouve
00:22:02sur votre chaîne
00:22:03Les Indécis,
00:22:04disponible sur YouTube.
00:22:06Arnaud Stéphan,
00:22:07fondateur de l'agence
00:22:07La Note de Com.
00:22:08Vous êtes spécialiste
00:22:09en communication politique.
00:22:11Philippe Coy,
00:22:11vous êtes buraliste
00:22:12et vice-président
00:22:13de la CPME
00:22:14et Brice Socol,
00:22:14politologue,
00:22:16essayiste.
00:22:16Et vous avez publié
00:22:17avec Frédéric Dhabi
00:22:18L'écharpe et les tempêtes
00:22:19aux éditions de l'Aube.
00:22:21Et Gilles Gansman
00:22:21est resté toujours avec nous.
00:22:24Nous évoquions
00:22:24donc la catastrophe
00:22:26Stellantis
00:22:27avec ce manque
00:22:28de vision
00:22:29ou en tout cas
00:22:30cette erreur
00:22:30qui a été faite
00:22:31par la France
00:22:32d'imaginer que
00:22:33nous roulerions
00:22:34tous en voiture électrique
00:22:36en 2035
00:22:37et patatras.
00:22:38Eh bien,
00:22:38ça ne s'est pas passé
00:22:39comme prévu.
00:22:40On a beaucoup de réactions.
00:22:420,826,
00:22:43300,
00:22:43300,
00:22:44pour ou contre
00:22:44les voitures électriques,
00:22:45pour comment est-ce que
00:22:47vous réagissez
00:22:48à l'effondrement
00:22:49de Stellantis
00:22:50qui était effectivement
00:22:50un fleuron français.
00:22:52Patrice est en ligne
00:22:53avec nous.
00:22:54Bonjour Patrice.
00:22:56Oui, bonjour.
00:22:57Bonjour.
00:22:57Alors vous,
00:22:58vous n'êtes pas fan
00:22:59des voitures électriques ?
00:23:01Je ne suis surtout pas fan
00:23:02de Peugeot
00:23:03en règle générale
00:23:04et les voitures électriques
00:23:05en particulier.
00:23:07Voilà.
00:23:08D'accord.
00:23:08Vous avez un constructeur
00:23:10qui a menti
00:23:11à énormément
00:23:12de ses clients
00:23:13avec son fameux
00:23:14moteur PureTech
00:23:15en essence
00:23:17et sur les diesels
00:23:18qui tombait
00:23:20avec les chaînes
00:23:21cassées en panne.
00:23:22Je crois que déjà
00:23:23c'était mauvaise presse
00:23:25pour cette société.
00:23:26Ensuite,
00:23:27le groupe Stellantis
00:23:29se lançant
00:23:30sur les voitures électriques.
00:23:32J'ai des amis
00:23:33qui en ont
00:23:33et franchement,
00:23:35ça fait un peu peur.
00:23:37Pour vous donner
00:23:38un exemple,
00:23:39on vend des voitures électriques
00:23:40telles que la 208i électrique
00:23:43avec une autonomie
00:23:44vendue
00:23:45pour pratiquement
00:23:47400 kilomètres
00:23:48sachant que
00:23:49vous n'irez jamais
00:23:51à la fin de votre
00:23:53plein d'électricité
00:23:54comme pour une essence
00:23:56vous ne serez que
00:23:57300 kilomètres environ
00:23:59et sachant qu'on vous dit
00:24:01que pour recharger
00:24:02rapidement
00:24:03il ne faut charger
00:24:04que de 10
00:24:05à 80%
00:24:07ça veut dire
00:24:08que c'est une voiture
00:24:09que vous ne ferez
00:24:10jamais plus
00:24:10de 200 kilomètres
00:24:11avec
00:24:13avant d'être
00:24:13obligé de recharger
00:24:15donc l'électricité
00:24:16ça fait un peu peur
00:24:17et ça
00:24:18ces chiffres-là
00:24:19ils sont
00:24:20exploitables
00:24:21à condition
00:24:22de rouler doucement
00:24:23il est en question
00:24:24d'aller passer
00:24:25le 110 sur autoroute
00:24:26sinon
00:24:27l'autonomie
00:24:29tombe comme neige
00:24:30au soleil
00:24:30oui il y a beaucoup
00:24:31on l'entend
00:24:33merci Patrice
00:24:33il y a beaucoup
00:24:33de réticence
00:24:34alors après
00:24:34il y a eu
00:24:35beaucoup de progrès
00:24:35qui ont été faits
00:24:36j'ai un ami
00:24:36qui est en train
00:24:37d'acheter une voiture
00:24:37électrique
00:24:38qui me racontait
00:24:40que c'est assez
00:24:41extraordinaire
00:24:42maintenant
00:24:42le calcul
00:24:43en fait
00:24:43il y a un ordinateur
00:24:44de bord
00:24:44qui vous calcule
00:24:45le trajet
00:24:46qui vous indique
00:24:47où est la prochaine
00:24:47pompe
00:24:48il y a énormément
00:24:48moi je fais Paris-Barcelone
00:24:51en voiture électrique
00:24:52et il y a plein de stations
00:24:56je ne sais pas moi
00:24:57ce qu'on disait
00:24:57je n'ai pas mon permis
00:24:58mais on s'est arrêté
00:24:59trois fois
00:25:00et voilà
00:25:01trois fois
00:25:01on s'arrête
00:25:02une heure quinze
00:25:03il y a beaucoup de choses
00:25:04après ce qu'il y a
00:25:05c'est la vision
00:25:07je vois ces chiffres
00:25:08la vente des voitures
00:25:09toutes électriques
00:25:09se développe
00:25:10de façon inégale
00:25:11dans le monde
00:25:12les voitures
00:25:13100% électriques
00:25:14c'est la moitié
00:25:14des ventes en Chine
00:25:158% aux Etats-Unis
00:25:17et 20% en Europe
00:25:19loin des 90%
00:25:21que l'UE vise
00:25:22pour 2035
00:25:23et effectivement
00:25:24Stellantis
00:25:25avec ce chiffre
00:25:27vertigineux
00:25:27une perte nette
00:25:28de 23 milliards
00:25:29enfin 22,3 milliards
00:25:31d'euros
00:25:32deuxième plus grosse
00:25:33perte importante
00:25:34jamais enregistrée
00:25:35pour un groupe français
00:25:35il y a deux sujets
00:25:37il y a évidemment
00:25:38le sujet de la transition
00:25:39c'est-à-dire qu'on n'a pas
00:25:40laissé le temps
00:25:40à l'industrie
00:25:41de s'adapter
00:25:42et puis il y a le sujet
00:25:42du pouvoir d'achat
00:25:43qui est un sujet aussi
00:25:45pour les français
00:25:45une voiture électrique
00:25:46coûte très cher
00:25:47je regardais
00:25:48le coût moyen
00:25:49d'une voiture électrique
00:25:50c'est autour de
00:25:5132 000
00:25:5233 000 euros
00:25:53ce qui est important
00:25:54pour les majorités
00:25:55de francs
00:25:55sont moins chers
00:25:55les chinois
00:25:56mais le total cost
00:25:57of ownership
00:25:57est beaucoup plus élevé
00:25:59est beaucoup plus élevé
00:26:00mais le vrai sujet
00:26:01c'est qu'en fait
00:26:02vous savez
00:26:02on a perdu en 10 ans
00:26:04en France
00:26:06150 000 emplois
00:26:08dans l'industrie automobile
00:26:09et quand je dis cela
00:26:10on parle évidemment
00:26:11des grandes marques
00:26:12mais on ne parle pas
00:26:13des sous-traitants
00:26:13les sous-traitants
00:26:15la majorité de l'industrie
00:26:16française
00:26:16se trouve dans les villes
00:26:17de moins de 20 000 habitants
00:26:19notamment les sous-traitants
00:26:20dans l'industrie automobile
00:26:21ça veut dire que
00:26:22lorsque vous travaillez
00:26:23pour un sous-traitant
00:26:24que vous avez 50-55 ans
00:26:25et que vous perdez votre emploi
00:26:26dans une ville
00:26:27de moins de 20 000 habitants
00:26:28c'est fini
00:26:30donc il faut bien
00:26:31prendre conscience de ça
00:26:32c'est que l'automobile
00:26:32c'est aussi des milliers
00:26:33de sous-traitants
00:26:35dans tous les territoires français
00:26:36et donc cette transition
00:26:39industrielle
00:26:40écologique
00:26:41oui pour le bas carbone
00:26:42évidemment
00:26:42pour la décarbonation
00:26:43pour la décarbonation
00:26:44c'est quand même
00:26:45un progrès écologique
00:26:46a priori
00:26:47mais attention
00:26:48à ne pas se tirer une balle
00:26:50sur le plan industriel
00:26:51mais ça dépend
00:26:52par rapport à ce que vous dites
00:26:54parce que ça dépend
00:26:56on l'a dit tout à l'heure
00:26:56on parle des voitures chinoises
00:26:57depuis tout à l'heure
00:26:58c'est vrai qu'elles sont
00:26:58un peu moins chères
00:26:59qu'elles sont toutes options
00:27:00et tout ça
00:27:00mais encore une fois
00:27:01elles ne sont pas du tout
00:27:03fabriquées dans les mêmes conditions
00:27:04et elles sont subventionnées
00:27:05par l'état chinois
00:27:06par l'état chinois
00:27:07et en plus
00:27:08je l'ai dit tout à l'heure
00:27:09elles sont fabriquées
00:27:10quand même
00:27:10avec de l'énergie
00:27:11qui est de l'énergie
00:27:12qui n'est pas propre
00:27:14décarbonée
00:27:14décarbonée
00:27:15pas du tout
00:27:16le grand problème
00:27:17de notre industrie automobile
00:27:18c'est aussi surtout
00:27:19de ne pas avoir cru
00:27:21bien sûr
00:27:22à ce changement
00:27:23qui venait
00:27:24et de ne pas avoir investi
00:27:26dans la recherche
00:27:26et le développement
00:27:27mais c'est le mal
00:27:28c'est le mal européen
00:27:29en général
00:27:29et c'est le mal français
00:27:31en particulier
00:27:31la recherche et développement
00:27:33pendant longtemps
00:27:34je parle de
00:27:35c'est PME
00:27:36qui est là
00:27:36il sait
00:27:37les grands groupes
00:27:38qu'est-ce qu'ils faisaient ?
00:27:38ils achetaient des PME
00:27:40qui étaient très inventives
00:27:41ils récupéraient
00:27:42ils achetaient le savoir
00:27:44paf
00:27:45crédit d'impôt
00:27:46et puis derrière
00:27:47ils ne s'en occupaient pas
00:27:49c'est bon
00:27:49ils avaient fait
00:27:49leur quota
00:27:50de recherche et développement
00:27:51puisqu'ils l'avaient externalisé
00:27:52ils l'avaient acheté
00:27:53c'était une façon
00:27:55ce genre de procédé
00:27:57de gagner du temps
00:27:58parce que la recherche et le développement
00:27:59c'est long
00:28:00et là vous achetez une entreprise
00:28:03vous achetez son savoir
00:28:04et vous gagnez surtout
00:28:05en gain de productivité
00:28:07sur la recherche
00:28:08donc c'est une approche différente
00:28:09ils n'ont rien fait
00:28:11de cette approche
00:28:13je ne suis pas europhobe
00:28:15mais le problème
00:28:16de Stellantis
00:28:19c'est que je me soigne
00:28:20j'essaye de me soigner
00:28:22non
00:28:23mais
00:28:23c'est l'Europe
00:28:25qui a dit
00:28:252035
00:28:26plus de moteur thermique
00:28:28au sein de l'Union Européenne
00:28:29qu'est-ce qu'on a fait
00:28:30une fois de plus
00:28:31les français
00:28:32le doigt sur la couture
00:28:33et on va se mettre
00:28:34dans le modèle
00:28:35de Bruxelles
00:28:37et on va modifier
00:28:38trop vite
00:28:39sans savoir
00:28:40sans maîtrise
00:28:41sans connaissance
00:28:42notre industrie automobile
00:28:43et bien évidemment
00:28:44vous l'avez dit
00:28:46à juste raison
00:28:46les asiatiques
00:28:48ont depuis très longtemps
00:28:49une connaissance
00:28:50et une vraie expertise
00:28:51donc on a voulu
00:28:52aller très vite
00:28:53sur un modèle
00:28:54qui demandait du temps
00:28:55dans la transition
00:28:56la transition du savoir
00:28:58de la production
00:28:59et bien évidemment
00:29:00on s'est mis
00:29:01dans le dur
00:29:02et Stellantis
00:29:02a aussi
00:29:03et je pense
00:29:04derrière cette obligation
00:29:06du 2035
00:29:07tout électrique
00:29:08accuse le coût
00:29:10du moteur
00:29:10PureTech
00:29:11qui est quand même
00:29:12un vrai fiasco
00:29:12qui doit peser
00:29:14très fortement
00:29:15sur ces 22 milliards
00:29:16de pertes
00:29:16d'entreprise
00:29:17et après je soutiens
00:29:18la transition
00:29:19du monde
00:29:20de la mobilité
00:29:21avec les voitures électriques
00:29:23c'est vrai que
00:29:23comme disait Gilles
00:29:24à l'instant
00:29:25on a appris
00:29:26à vivre avec
00:29:26on se déplace
00:29:27vous le disiez Valérie
00:29:28avec des tableaux de bord
00:29:30qui vous indiquent
00:29:31votre autonomie
00:29:32où vous pouvez recharger
00:29:33et on est
00:29:34aujourd'hui en 2026
00:29:35face à une mobilité
00:29:36plus accessible
00:29:37au tout électrique
00:29:38parce qu'il y a d'abord
00:29:39plus de bornes
00:29:40de rechargement
00:29:40et des technologies
00:29:42de ravalité
00:29:43vous pouvez en moins
00:29:44de 20 minutes
00:29:45faire le plein
00:29:45de votre voiture
00:29:46et il y a une erreur
00:29:47on ne fait pas le plein
00:29:48à 100%
00:29:48comme sur la voiture
00:29:50thermique
00:29:50on recharge
00:29:51pour continuer
00:29:52son transport
00:29:52juste pour compléter
00:29:53en plus en France
00:29:54pourquoi on y est allé
00:29:55très vite
00:29:55c'est qu'on a la chance
00:29:57d'avoir en France
00:29:57une industrie décarbonée
00:29:58qui s'appelle
00:29:59le nucléaire
00:30:00et on a une société
00:30:01qui s'appelle EDF
00:30:02donc on s'est dit
00:30:03il y a une logique
00:30:05on a une industrie décarbonée
00:30:06on a des centrales nucléaires
00:30:08donc aller sur le tout électrique
00:30:10c'est une cohérence aussi
00:30:11et c'est une cohérence
00:30:12dans le domaine
00:30:13de la souveraineté
00:30:15économique
00:30:17Alex, non ?
00:30:18en vrai je comprends
00:30:20mais il y a aussi
00:30:20le gouvernement
00:30:21et on dit
00:30:22qu'on sort de 2035
00:30:23effectivement c'est l'objectif
00:30:25mais en réalité
00:30:25il n'y a aucune
00:30:27programmation
00:30:27dans tout ça
00:30:28quand vous voyez
00:30:29qu'on a un plan
00:30:29pluriannuel de l'énergie
00:30:30qui a été
00:30:31enfin voté
00:30:34au bout de deux ans
00:30:35malheureusement
00:30:36il y a aussi ça
00:30:37c'est que tout est instable
00:30:37et que ce plan pluriannuel
00:30:39à mon avis
00:30:39il va encore être débattu
00:30:41en 2027
00:30:42ne croyez pas que
00:30:43ça y est il est terminé
00:30:44en fait on n'a aucune stratégie
00:30:45en termes de mix énergétique
00:30:47en France
00:30:47donc bien évidemment
00:30:48il y a les voitures
00:30:49mais avant les voitures
00:30:50il y a l'énergie
00:30:50en tant que telle
00:30:51l'énergie
00:30:51on est dépendant des autres
00:30:53on parle de souveraineté
00:30:54c'est le mot qui revient
00:30:55depuis des semaines
00:30:56et des mois
00:30:56dans le débat
00:30:57la réalité c'est qu'on n'a
00:30:58aucune souveraineté
00:30:59que ce soit
00:30:59j'ai tout ça en agriculture
00:31:00pour vous dire
00:31:01malheureusement en termes alimentaires
00:31:02que ce soit en termes énergétiques
00:31:04ou en termes industriels
00:31:05et donc on bricole
00:31:07on bricole
00:31:08et pardon
00:31:09vous n'êtes pas europhobe
00:31:10vous n'êtes pas europhobe
00:31:11vous n'êtes pas pour ou contre d'Europe
00:31:12mais d'une certaine manière
00:31:14quelquefois je me dis
00:31:15heureusement qu'il y a l'Europe
00:31:16parce qu'au moins il y a un cap
00:31:17il y a quelque chose qui est proposé
00:31:18il y a les Allemands aussi
00:31:19les Allemands
00:31:20mais il n'est pas
00:31:21les Allemands
00:31:21ils n'aiment pas les voitures
00:31:24heureusement qu'il y a l'Europe
00:31:25parce qu'au moins il y a un cap
00:31:26même s'il tombe
00:31:27toutes les 10 minutes
00:31:28il tombe
00:31:28au moins il y a des décisions
00:31:29qui sont prises
00:31:30malheureusement
00:31:30mais il faudra faire un choix
00:31:31si on veut être souverain
00:31:32à un moment donné
00:31:33il faudra décider
00:31:34d'être souverain
00:31:35et il faudra décider
00:31:36de savoir ce qu'on fait
00:31:36face à l'Europe
00:31:37et face aux voies européennes
00:31:38Emmanuel Macron
00:31:39en disant qu'il y aurait
00:31:40une usine de batterie
00:31:41qui serait construite
00:31:42en France
00:31:43et finalement
00:31:45ça n'a pas été construit
00:31:46je vais reciter
00:31:47encore une fois
00:31:48notre ami
00:31:49Loïc Lefloc Prigent
00:31:51regretté Loïc Lefloc Prigent
00:31:52Arnaud Séfan
00:31:53j'ai eu
00:31:53j'ai eu de longues discussions
00:31:55avec moi
00:31:55je prenais mon petit déjeuner
00:31:56avec Loïc Lefloc Prigent
00:31:57quasiment tous les matins
00:31:58et il me dit
00:32:00il me disait
00:32:01la France
00:32:02avec les investissements
00:32:04qui ont été faits
00:32:05la puissance
00:32:05de notre industrie nucléaire
00:32:07si on avait continué
00:32:08sur cette trajectoire
00:32:09la France
00:32:10devrait être
00:32:12le
00:32:12comment ça s'appelle
00:32:13le cathare
00:32:15de l'énergie
00:32:16de l'énergie
00:32:17nucléaire
00:32:18c'est-à-dire que
00:32:18l'énergie nucléaire
00:32:20elle est là
00:32:21pour que ça soit
00:32:21de l'énergie abondante
00:32:22qu'on n'ait pas de problème
00:32:23à se poser
00:32:24que ça soit pas cher
00:32:25que ça soit abondant
00:32:26on devrait être
00:32:28un pays
00:32:30extrêmement riche
00:32:31grâce à notre
00:32:32énergie nucléaire
00:32:34pour une raison
00:32:35que j'ignore
00:32:36pas que j'ignore
00:32:37totalement
00:32:37mais parce que
00:32:38les pressions allemandes
00:32:39parce que les pressions allemandes
00:32:40sur l'Europe
00:32:40etc.
00:32:41nous avons fait
00:32:41les choix contraires
00:32:42je rappelle quand même
00:32:43que le président Macron
00:32:44avait commencé
00:32:46son premier mandat
00:32:47en expliquant
00:32:48qu'on allait
00:32:49fermer
00:32:51une dizaine
00:32:51de réacteurs nucléaires
00:32:52et on a commencé
00:32:53par confirmer
00:32:55la fermeture
00:32:56de Fessenheim
00:32:58ce qui a été
00:32:58une catastrophe
00:32:59après
00:33:00nous avons eu
00:33:01d'autres problèmes
00:33:02qui sont des problèmes
00:33:02industriels
00:33:03c'est-à-dire que
00:33:03nous n'avons plus
00:33:04ni les moyens
00:33:05ni le personnel
00:33:06pour faire l'entretien
00:33:07de notre parc nucléaire
00:33:09et donc nous avons pris
00:33:10énormément de temps
00:33:11à remettre
00:33:12notre parc nucléaire
00:33:13en marche
00:33:13c'est une accumulation
00:33:15mais nous en sommes
00:33:17en grande partie
00:33:17responsables
00:33:18on se retrouve
00:33:19dans un instant
00:33:20Jean-Luc Mélenchon
00:33:21qui soutient
00:33:22la jeune garde
00:33:23qui parle d'un traquenard
00:33:25en parlant
00:33:26de la mort
00:33:26de Quentin
00:33:27il estime
00:33:28que la jeune garde
00:33:29a été attirée
00:33:30dans un traquenard
00:33:31et puis surtout
00:33:33beaucoup
00:33:33beaucoup de réactions
00:33:34toute la classe politique
00:33:35qui s'insurge
00:33:37contre ses propos
00:33:37sur la prononciation
00:33:38de Epstein
00:33:40en insistant bien
00:33:42sur le Stein
00:33:42on y revient
00:33:43dans un instant
00:33:44est-ce que vous êtes
00:33:45est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:33:46vous fait peur ?
00:33:47je vous pose carrément
00:33:48la question
00:33:480826 300 300
00:33:50Sud Radio
00:33:52mettez-vous d'accord
00:33:53Valérie
00:33:53Corr
00:33:54Valérie Expert
00:33:55alors Jean-Luc Mélenchon
00:33:56était à Lyon
00:33:57hier
00:33:57pour un meeting
00:33:59prévu
00:34:00de longue date
00:34:01certes
00:34:02mais qui
00:34:02pouvait interroger
00:34:04compte tenu
00:34:04de ce qui s'est passé
00:34:06du meurtre
00:34:07de Quentin
00:34:09et hier
00:34:10il s'est exprimé
00:34:12à propos
00:34:12de Jeffrey Epstein
00:34:14écoutez
00:34:15sauf
00:34:16s'il s'agit
00:34:17de l'affaire
00:34:18Epstein
00:34:19ah je voulais dire Epstein
00:34:21pardon
00:34:22ça fait plus russe
00:34:24Epstein
00:34:24alors maintenant
00:34:26vous direz
00:34:26Einstein au lieu d'Einstein
00:34:28Frankenstein au lieu de Frankenstein
00:34:30et bien voilà
00:34:32non
00:34:33tout le monde comprend
00:34:34comment il faut faire
00:34:34à la fois
00:34:35Weinstein et Epstein
00:34:38que certains prononcent
00:34:39Weinstein et Epstein
00:34:41parce que sinon
00:34:42le tropisme communautaire
00:34:43se verrait
00:34:44un peu trop
00:34:46alors j'ai mal
00:34:47j'ai mal lancé le son
00:34:48vous avez
00:34:48vous venez d'entendre
00:34:49Alain Soral
00:34:50qui dit en substance
00:34:51la même chose
00:34:53que ce que dit
00:34:53Jean-Luc Mélenchon
00:34:55Jean-Luc Mélenchon
00:34:56ce matin
00:34:57a répondu
00:34:58j'ai ironisé
00:34:58sur la volonté
00:34:59de vouloir faire
00:35:00avec Epstein
00:35:00un nom
00:35:01pour russifier
00:35:01le problème
00:35:03consternante réaction
00:35:04de ceux qui y voient
00:35:05de l'antisémitisme
00:35:06ça pose question
00:35:07sur leur réelle motivation
00:35:08sur cette question
00:35:09l'antisémitisme
00:35:11est du côté
00:35:11de ceux
00:35:12qui veulent tout ramener
00:35:13à ce sujet
00:35:13donc sous-entendu
00:35:15c'est de la faute des juifs
00:35:16au contraire
00:35:17j'ai longuement expliqué
00:35:18dans mon discours
00:35:18pourquoi il fallait tenir
00:35:19la religion
00:35:20loin de la politique
00:35:21la façon de prononcer
00:35:22ce nom a fait l'objet
00:35:23de nombreux articles
00:35:24tatata
00:35:25la brutalisation
00:35:26de la vie politique
00:35:27et du côté
00:35:28de ceux qui veulent
00:35:29nous faire taire
00:35:29à force de menaces
00:35:30et d'insultes
00:35:31à tous propos
00:35:32ils suscitent délibérément
00:35:33la violence
00:35:34contre LFI
00:35:35je rappelle
00:35:36le raid numérique
00:35:38contre Brigitte Boucher
00:35:39pour avoir
00:35:40simplement rappelé
00:35:41qu'aucune instance
00:35:42internationale
00:35:43ne reconnaissait
00:35:44le génocide
00:35:45à Gaza
00:35:45je rappelle
00:35:46le tweet
00:35:47de madame
00:35:47Aubono
00:35:48qui dit
00:35:49chial
00:35:50en parlant
00:35:51à Sébastien Lecornu
00:35:53donc la violence
00:35:55je ne sais pas
00:35:56où elle est
00:35:56et donc cette phrase
00:35:57a été condamnée
00:35:59par Olivier Faure
00:36:00par Marine Tondelier
00:36:02par M. Cazeneuve
00:36:04Alexis Corbière
00:36:05vient de faire un message
00:36:06assez fort aussi
00:36:07si ce n'est pas
00:36:08la prononciation
00:36:09qui est importante
00:36:10ou l'histoire
00:36:10qui est importante
00:36:11ne le mets pas
00:36:12dans ton discours
00:36:13puisque ce n'est pas important
00:36:14qui veut réagir
00:36:16peut-être
00:36:17Alex
00:36:17sur ce
00:36:19enfin c'est au-delà de ça
00:36:20c'est sur la violence
00:36:22et je vous pose la question
00:36:23on aura Sandra
00:36:24qui veut réagir
00:36:25est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:36:26vous fait peur
00:36:27hier deux heures
00:36:28de discours
00:36:29d'une violence
00:36:30assez
00:36:31il va se passer quoi en fait
00:36:32c'est ça qui est intéressant
00:36:33il va se passer quoi
00:36:34il va se passer quoi
00:36:35rien
00:36:35il y a les municipales
00:36:36on va voir
00:36:36qu'est-ce qu'il va se passer
00:36:36au deuxième tour
00:36:37tu pensais qu'un certain nombre
00:36:40de gens
00:36:41vont se mettre
00:36:42des pinces à linge
00:36:43sur le nez
00:36:43en disant
00:36:43ah non
00:36:44moi je vais perdre
00:36:45ma mairie
00:36:46je ne m'associerai pas
00:36:47avec la liste
00:36:48LFI au second tour
00:36:49on va voir
00:36:50comment ça va se passer
00:36:50à Marseille
00:36:51après ce discours
00:36:52on peut interroger
00:36:52Jérôme Guetsch de nouveau
00:36:54ah bah oui
00:36:54ça serait intéressant
00:36:55ça serait intéressant
00:36:56après ce discours
00:36:57ou la numéro 2
00:36:58de Place Publique
00:36:58qui avait expliqué
00:36:59qu'elle préférait voter
00:37:00pour une chèvre LFI
00:37:01que pour un candidat
00:37:03du Rassemblement National
00:37:04non mais c'est intéressant
00:37:05de voir
00:37:05qu'est-ce qu'il va se passer
00:37:06en vrai
00:37:07parce que le ministère
00:37:09de la parole
00:37:09les discours
00:37:10à un mois
00:37:11de l'élection municipale
00:37:12ça me fait mal
00:37:13etc
00:37:14on verra
00:37:15comment ça va se passer
00:37:16et puis on verra
00:37:17comment ça va se passer
00:37:17si jamais
00:37:18il y a des élections
00:37:20législatives
00:37:20on verra
00:37:21puisqu'il y a un certain
00:37:22nombre de circonscriptions
00:37:23la gauche ne gagne pas
00:37:24s'il n'y a pas LFI
00:37:25qui joue le jeu
00:37:26Sandra est en ligne
00:37:27avec nous
00:37:28bonjour Sandra
00:37:29bonjour à tous
00:37:30merci de m'accueillir
00:37:31alors moi j'ai posé
00:37:32cette question
00:37:33est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:37:34vous fait peur
00:37:35est-ce que
00:37:36est-ce que vous êtes
00:37:38indignée
00:37:39ou choquée
00:37:40par ses propos
00:37:41alors indignée
00:37:42et je le trouve
00:37:43effrayant
00:37:44effectivement
00:37:44de là à dire
00:37:45que j'ai peur
00:37:45non
00:37:46parce que je pense
00:37:46que la raison
00:37:48des français
00:37:49d'ailleurs plus il fait ça
00:37:50je pense que plus
00:37:51il active en fait
00:37:52un espèce de rejet
00:37:53de ce comportement là
00:37:54et à l'inverse
00:37:56il attire des gens
00:37:57qui sont dans la
00:37:58dans une espèce
00:37:59de provocation
00:38:00en fait lui
00:38:00son boulot
00:38:01c'est créer le trouble
00:38:02mais il l'avait annoncé
00:38:03déjà
00:38:03il a expliqué
00:38:04que c'était sa mécanique
00:38:05le bruit et la fureur
00:38:06c'est ça
00:38:07alors après
00:38:08c'est assez amusant
00:38:09parce qu'il monte
00:38:10en symétrie
00:38:11en agressant
00:38:13en ayant toujours
00:38:14des propos borderline
00:38:16on peut l'accuser
00:38:17mais pas vraiment
00:38:18parce qu'il y a
00:38:18une espèce de doute
00:38:19et puis il se positionne
00:38:21après en victime
00:38:22c'est-à-dire que
00:38:22elle et fille
00:38:23a toujours une position
00:38:24victimaire
00:38:25voilà
00:38:26il y a la limite
00:38:27de l'entendable
00:38:28mais il est toujours
00:38:30on peut pas en fait
00:38:32contrairement à d'autres
00:38:32politiques qui ont été
00:38:33devant les tribunaux
00:38:35là c'est toujours borderline
00:38:37même si on entend très bien
00:38:39on comprend très bien
00:38:39ce qu'il veut dire
00:38:40mais ça moi je vais vous dire
00:38:42c'est qu'il faut remercier
00:38:43monsieur Macron
00:38:43parce qu'en fait
00:38:44il a effacé
00:38:45les parties modérées
00:38:46de droite et de gauche
00:38:48et maintenant
00:38:49on se retrouve
00:38:49avec des gens
00:38:51qui sont
00:38:52qui sont
00:38:54violents
00:38:55vraiment violents
00:38:56et puis en fait
00:38:57c'est le règne de la terreur
00:38:58sauf que moi
00:38:59je suis persuadée
00:38:59que les français
00:39:00ils veulent la paix quoi
00:39:02ils ont pas envie de ça
00:39:03oui de cette violence
00:39:05je sais pas
00:39:05de l'analyse que vous faites
00:39:07vous Brice Socol
00:39:08en tant que politologue
00:39:09et puis pour répondre
00:39:11à ce que disait Arnaud Stéphan
00:39:12c'est à dire
00:39:12oui les mots
00:39:13parole parole parole
00:39:14mais après
00:39:16moi je rejoins ce que dit
00:39:17votre téléspectatrice
00:39:18c'est qu'en fait
00:39:19il a fait le parti
00:39:20il le dit d'ailleurs
00:39:20nous sommes le parti
00:39:21de la radicalité
00:39:22dans le parti de la radicalité
00:39:24c'est quoi
00:39:25c'est je suis contre le système
00:39:26je suis contre l'état
00:39:28je suis contre la presse
00:39:30je suis communautariste
00:39:32je peux devenir
00:39:36antisémite
00:39:37j'ai exporté le conflit
00:39:39israélo-palestinien
00:39:41depuis les élections
00:39:43européennes
00:39:43et législatives
00:39:44il est dans cette radicalité là
00:39:46et il pense qu'en étant
00:39:48dans cette radicalité
00:39:50il va pouvoir
00:39:52récupérer les 425 000 voix
00:39:54qui lui ont manqué
00:39:55pour être au second tour
00:39:55de l'élection présidentielle
00:39:56sa stratégie
00:39:57elle est claire
00:39:58elle est lisible
00:40:00après moi je considère
00:40:02que
00:40:03premièrement
00:40:03dans la perspective
00:40:04des présidentielles
00:40:05je pense que Mélenchon
00:40:06s'affaiblit
00:40:07affaiblit
00:40:08sa présidentialité
00:40:09voilà
00:40:10après
00:40:11à l'échelle
00:40:12des élections municipales
00:40:13moi ce que je regrette
00:40:14c'est que
00:40:15quand on regarde
00:40:16le score des candidats
00:40:17des différents candidats
00:40:18et les filles
00:40:19finalement
00:40:20à part
00:40:22Marseille de Le Guth
00:40:22est à 15%
00:40:23Chiquirou est à 11%
00:40:25à Lyon
00:40:25sa candidate
00:40:26est à 10%
00:40:27moi je trouve
00:40:27qu'en fait
00:40:28il y a un décalage
00:40:29entre la réalité politique
00:40:31de ce que représente
00:40:32politiquement
00:40:33LFI
00:40:35et l'impact médiatique
00:40:37autour de LFI
00:40:38dans cet imaginaire là
00:40:40moi je pense
00:40:41qu'il y a un décalage
00:40:42qui me paraît
00:40:44qui me paraît pas juste
00:40:46un peu incohérent
00:40:46parce que vous allez voir
00:40:48pour les élections municipales
00:40:49on disait Roubaix
00:40:49ils vont gagner Roubaix
00:40:50facilement
00:40:51ils vont
00:40:51non
00:40:52ils ont une capacité
00:40:53de nuisance à gauche
00:40:54c'est une réalité
00:40:55dans les grandes métropoles
00:40:56mais au delà de ça
00:40:57il n'y a pas grand chose
00:40:58si on fait l'addition
00:40:59de ce qu'on veut représenter
00:41:01les candidats
00:41:02dès les filles
00:41:03aux élections municipales
00:41:04c'est 5-6%
00:41:06en moyenne
00:41:07en moyenne
00:41:09Alex
00:41:09je ne suis pas d'accord
00:41:10non je ne suis pas d'accord
00:41:11parce que
00:41:11on parlera peut-être du fond
00:41:13des propos
00:41:14de Jean-Luc Mélenchon
00:41:15parce que je ne comprends pas
00:41:16qu'il s'étonne ce matin
00:41:18de pouvoir penser
00:41:19que les gens pensent
00:41:20ce qu'ils pensent
00:41:20franchement
00:41:21je peux dire
00:41:22c'est quelqu'un d'intelligent
00:41:23Jean-Luc Mélenchon
00:41:24quelqu'un qui connaît l'histoire
00:41:26qui connaît la politique
00:41:27qui est sans doute
00:41:28l'un des derniers
00:41:29je vais le dire
00:41:30et peut-être choqué
00:41:30l'un des derniers
00:41:31grands tribuns
00:41:32et grands leaders de gauche
00:41:35qui peut exister en France
00:41:36donc ça déjà
00:41:37moi ça me choque
00:41:38parce que
00:41:38quand il fait ce jeu sur scène
00:41:39ce n'est pas la première fois
00:41:41il sait exactement ce qu'il fait
00:41:42après sur l'analyse
00:41:44que tu fais Brice
00:41:45moi je ne pense pas
00:41:47parce que s'il tient ses propos
00:41:48et qu'il a ce type de discours
00:41:49c'est qu'il y a une audience
00:41:50d'ailleurs la salle hier est pleine
00:41:52et il sera à Perpignan
00:41:54dans quelques jours
00:41:55la salle sera pleine aussi
00:41:57il y a une audience
00:41:57qui ne lui permettra pas
00:41:58d'être majoritaire
00:41:59mais on ne sait pas
00:42:00on ne sait pas pourquoi
00:42:01parce que
00:42:02ça fait des années
00:42:03qu'on dit que ça ne permettrait pas
00:42:04d'être majoritaire
00:42:05mais pour le moment
00:42:06ils n'ont toujours pas été condamnés
00:42:07pour antisémitisme
00:42:08et il faut rappeler au passage
00:42:09que Rima Hassan
00:42:11est actuellement jugé
00:42:12pour apologie du terrorisme
00:42:13et pour propos antisémites
00:42:15donc on va voir
00:42:15moi je pense que
00:42:16quand ils vont être jugés
00:42:17une première fois
00:42:17ça va être la porte ouverte derrière
00:42:18parce qu'on va comprendre
00:42:20leurs propos
00:42:21il n'y a pas de l'immunité
00:42:22en tant que
00:42:22sur l'Europe
00:42:23en France ils ne peuvent pas être jugés
00:42:25et sans ça
00:42:26ils n'ont pas de procès
00:42:27c'est parce qu'en France
00:42:28depuis 5 ans
00:42:29ils ne peuvent pas être jugés
00:42:30mais là
00:42:30ils sont en plein procès
00:42:31quand on dit que
00:42:33LFI n'a jamais été condamnés
00:42:36ils n'ont jamais été condamnés
00:42:37parce qu'ils sont protégés
00:42:38parce qu'ils n'ont jamais été attaqués
00:42:39ils n'ont pas tous
00:42:40ils n'ont jamais été attaqués
00:42:42et vous avez un autre procès
00:42:43d'ailleurs
00:42:43d'un autre leader insoumis
00:42:44dont le nom m'échappe
00:42:45qui est candidat au municipal
00:42:46qui a tenu des propos honteux
00:42:48et ça pour le coup
00:42:49dans l'opinion médiatique
00:42:51on en parle très peu
00:42:51de ces procès-là
00:42:52mais ça c'est le premier point
00:42:54et le deuxième point
00:42:54de dire que
00:42:56l'aura
00:42:57l'amplification
00:42:58de votes
00:42:59de la France insoumise
00:43:00n'aura pas d'effet
00:43:02ça fait 10 ans
00:43:03qu'on dit ça
00:43:03et ça fait 10 ans
00:43:04qu'ils progressent
00:43:05donc ça veut dire quand même
00:43:06que
00:43:07malgré tout
00:43:08demain
00:43:08si Sophia Chikirou
00:43:10qui fait campagne
00:43:11en ce moment
00:43:11à Paris
00:43:12fait plus de 10%
00:43:13ou 12%
00:43:13c'est considérable
00:43:15à Paris
00:43:15de faire ce score-là
00:43:16si Sébastien Delogu
00:43:18à Marseille
00:43:19vu la campagne
00:43:20qui fait
00:43:20pardon
00:43:20fait 10-12%
00:43:21c'est considérable
00:43:23et ce sont
00:43:23des noms
00:43:24qui sont importants
00:43:26mais ce ne sont pas
00:43:27Jean-Luc Mélenchon
00:43:27à l'échelle nationale
00:43:28et moi je pense
00:43:29qu'à un nom
00:43:30de l'élection présidentielle
00:43:30personne n'est incapable
00:43:32de dire
00:43:32si Jean-Luc Mélenchon
00:43:33ne pourra pas faire plus
00:43:34que ce qu'il a fait
00:43:35en 2022
00:43:35on ne sait pas
00:43:36le tweet d'Alexis Corbière
00:43:38Jean-Luc
00:43:38si tu me lis
00:43:39un dirigeant de la gauche
00:43:40n'y résiste jamais
00:43:41sur la prononciation
00:43:41d'un nom étranger
00:43:42sous-entendant
00:43:43qu'il y aurait
00:43:44un enjeu politique
00:43:45derrière
00:43:45pas notre tradition
00:43:47tu jubiles
00:43:48à te faire détester
00:43:49pour empêcher l'union
00:43:50face à l'extrême droite
00:43:52irresponsable
00:43:52Laurent Nunez
00:43:53a aussi réagi
00:43:54Valérie
00:43:54j'enchaîne
00:43:55il joue sur l'ambiguïté
00:43:56et c'est une ambiguïté
00:43:58qui n'en est pas vraiment une
00:43:59ça ressemble
00:44:00aux mêmes pratiques
00:44:01de monsieur Dieudonné
00:44:02ou de monsieur
00:44:03Dalin Soral
00:44:03estime donc Laurent Nunez
00:44:05vous l'avez entendu Soral
00:44:06dans l'entrée
00:44:07qu'on vous a passé
00:44:08c'est exactement
00:44:08mot pour mot
00:44:09la même chose
00:44:10exactement
00:44:10le ministre de l'Intérieur
00:44:11ajoute
00:44:12suite à une question
00:44:13d'un journaliste
00:44:14sur place
00:44:15est-ce qu'il faut dissoudre
00:44:17la France Insoumise
00:44:18il dit
00:44:19il n'en est pas question
00:44:20les critères ne sont
00:44:20évidemment pas remplis
00:44:22on parle d'un parti politique
00:44:23il y a des députés
00:44:24élus au Parlement
00:44:26donc il n'est pas question
00:44:27de dissoudre pour lui
00:44:28et les filles
00:44:29ils répondaient
00:44:29à une question
00:44:30d'une journaliste
00:44:31juste une chose
00:44:32tous les responsables politiques
00:44:33et je ne le fais pas
00:44:35un jugement
00:44:35j'apporte juste un constat
00:44:36tous les responsables politiques
00:44:37qui nous disent que LFI
00:44:38est sorti de l'arc républicain
00:44:40quand vous leur posez la question
00:44:41de savoir s'ils vont aller débattre
00:44:42avec les responsables LFI
00:44:43ils vous disent oui
00:44:45donc déjà ça c'est pas logique
00:44:46c'est pas cohérent
00:44:47il y a 20 ans
00:44:48et tout le monde disait
00:44:49à juste titre
00:44:50que le RN
00:44:50ou le FN
00:44:51anciennement le FN
00:44:52n'était pas dans l'arc républicain
00:44:54et ils ne voulaient pas débattre avec eux
00:44:56mais je suis désolé
00:44:57ils allaient débattre
00:44:57avec le parti communiste
00:44:58où on envoyait les mecs
00:45:00aux goulags
00:45:01et dans les asies psychiatriques
00:45:02ce qu'il nous raconte
00:45:03en disant qu'ils sortent
00:45:03de l'arc républicain
00:45:04dans ces cas-là
00:45:05n'allez pas débattre avec eux
00:45:06vous pourrez réagir aussi
00:45:08Philippe Coy
00:45:08on aura Gilles
00:45:09un auditeur en ligne
00:45:10et juste vous lire
00:45:11le tweet de Bernard Cazeneuve
00:45:12qui est pour moi
00:45:13le plus fort
00:45:14dans la ville de Jean Moulin
00:45:15de Robert Badinter
00:45:16où les milices
00:45:18de la collaboration
00:45:18ont livré tant de juifs
00:45:19au camp de la mort
00:45:20comment peut-on tomber
00:45:21dans cette fange
00:45:22sans honte
00:45:23et sans déshonneur
00:45:24Mélenchon se rêvait mitterrand
00:45:25il finit comme Soral
00:45:27à tout de suite
00:45:29Sud Radio
00:45:29le 10h midi
00:45:31mettez-vous d'accord
00:45:33Sud Radio
00:45:34le 10h midi
00:45:35mettez-vous d'accord
00:45:36Valérie Expert
00:45:38de retour avec vous
00:45:39dans le studio de Sud Radio
00:45:40on a Gilles en ligne
00:45:41qui voulait réagir
00:45:43aux propos de Jean-Luc Mélenchon
00:45:45et à la question
00:45:46que je vous ai posée
00:45:47est-ce qu'il vous fait peur
00:45:48est-ce que si vous avez voté LFI
00:45:50vous revoteriez pour lui
00:45:51Gilles qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:45:54Oui d'abord je voulais vous féliciter
00:45:55pour vos émissions
00:45:56et je vous suis tous les jours
00:45:59et en fait je vous félicite
00:46:00et j'espère que vous avez
00:46:01vous gagné des auditeurs
00:46:03de jour en jour
00:46:04Alors à propos de M. Mélenchon
00:46:06moi j'ai habité l'Essonne
00:46:08maintenant j'habite Nîmes
00:46:09à Le Gagard
00:46:09et en fait c'est quelqu'un
00:46:11qui n'avait jamais été élu
00:46:12sur son nom
00:46:13il a toujours été élu
00:46:14sur des listes
00:46:15et lorsqu'il a été élu
00:46:17il a été élu à Marseille
00:46:18et à Marseille
00:46:19il a été élu dans la circonscription
00:46:21où les bâtiments
00:46:23malheureusement s'étaient effondrés
00:46:24où il y a eu d'ailleurs des morts
00:46:25et l'association Marseille en colère
00:46:28ne pouvait plus le voir
00:46:30ils interviennent
00:46:31la personne interviennait
00:46:34sur RMC
00:46:36justement
00:46:36et elle disait
00:46:37il n'est jamais venu
00:46:38il n'a jamais montré
00:46:39ne serait-ce que de l'empathie
00:46:41vis-à-vis de tous ces gens-là
00:46:43il s'était fait lire
00:46:44et M. ça lui faisait
00:46:45beaucoup trop loin de Paris
00:46:46n'est-ce pas
00:46:47descendre à Marseille
00:46:48alors ce que je voulais dire
00:46:49c'est que ce garçon
00:46:50il a un certain âge
00:46:53il se rend compte
00:46:54que c'est fini pour lui
00:46:55c'est fini
00:46:56donc
00:46:57il sait
00:46:58qu'il y a un socle
00:46:59d'antisémitisme
00:47:01en France
00:47:02qui est
00:47:03de toute manière
00:47:05qui est toujours présent
00:47:06il faudrait demander
00:47:07à Gilles William Godladen
00:47:09il vous dirait ça
00:47:10mieux que moi
00:47:10et donc
00:47:12il lui reste plus
00:47:13que ces gens-là
00:47:14à gratter
00:47:15pour essayer
00:47:16de voter pour lui
00:47:17parce qu'il sait
00:47:18qu'il a fait le plein
00:47:19de ses voix
00:47:19les municipales
00:47:20on n'en parle pas
00:47:21de toute façon
00:47:22il ne dise pas
00:47:22les municipales
00:47:23si il doit avoir
00:47:24quelques élus
00:47:25dans le 93
00:47:26mais ça
00:47:27n'importe qui
00:47:28le dirait
00:47:29et malheureusement
00:47:30la communauté musulmane
00:47:32qui vote pour lui
00:47:33ne se rend même pas compte
00:47:34qu'il n'en a rien
00:47:35à foutre
00:47:35de leur tête
00:47:36ils sont fous
00:47:37c'est un type
00:47:38qui a pu
00:47:39tout dire
00:47:40tout et son contraire
00:47:41à un moment donné
00:47:42quand il était sous-ministre
00:47:43de l'enseignement
00:47:45et je dis bien
00:47:46sous-ministre
00:47:46parce qu'il n'avait même pas
00:47:47parce qu'il était très intelligent
00:47:49attention
00:47:49et un grand débatteur
00:47:51mais bref
00:47:51quand il était sous-ministre
00:47:53il a dit
00:47:54une grève
00:47:54pour savoir l'arrêter
00:47:55aux enseignants
00:47:56carrément
00:47:57alors que maintenant
00:47:58il serait prêt à vous dire
00:47:59mais il est prêt à vous dire
00:48:01il le dit carrément
00:48:02il faut tout le monde dans la rue
00:48:03il faut vivre dans le chaos
00:48:04maintenant
00:48:04et lui
00:48:05il ne reste plus que ça
00:48:07pour qu'il existe
00:48:08le chaos
00:48:08on parle de lui
00:48:09tous les jours
00:48:10tous les jours
00:48:12toutes les stations de radio
00:48:13où on parle de lui
00:48:14mais
00:48:15je rejoins vos collègues
00:48:19je rejoins tout à fait
00:48:20vos invités
00:48:21pardon
00:48:21mais tout à fait
00:48:22mais c'est vrai
00:48:23que de toute manière
00:48:27cet homme là
00:48:28et pour moi
00:48:29il est dangereux
00:48:30imaginez
00:48:31deux minutes
00:48:31ce garçon
00:48:32avec du pouvoir
00:48:33il est hyper dangereux
00:48:35il serait prêt
00:48:36à vendre père et mère
00:48:37pour exister
00:48:37ce garçon
00:48:38ben oui
00:48:39merci
00:48:39merci Gilles
00:48:40de nous avoir appelé
00:48:41Philippe
00:48:42je vais rester plus large
00:48:44sur la vision
00:48:45la question est
00:48:46est-ce que Jean-Luc Mélenchon
00:48:47fait peur
00:48:48moi c'est la situation générale
00:48:50qui me fait peur
00:48:50en tant que citoyen
00:48:52en tant que chef d'entreprise
00:48:53ce trouble
00:48:54qui est malsain
00:48:55qui est cultivé
00:48:56votre auditeur
00:48:57a absolument raison
00:48:58il ne se passe pas
00:48:59une journée
00:49:00un média
00:49:00sans qu'on parle
00:49:01de ce monsieur là
00:49:03c'est la base
00:49:04de la communication
00:49:05qu'on parle en bien
00:49:06ou en mal
00:49:07de vous
00:49:07l'essentiel
00:49:08c'est qu'on parle
00:49:08de vous
00:49:09et là où je rejoins
00:49:10bien évidemment Alex
00:49:11c'est peut-être
00:49:11un des derniers grands
00:49:12hommes politiques tribun
00:49:14qui sait haranguer
00:49:16les foules
00:49:16qui sait
00:49:16qui a le sens
00:49:17de la formule
00:49:18qui est effectivement
00:49:20me semble-t-il
00:49:20sur sa fin
00:49:21lui qui prône
00:49:22la retraite à 60 ans
00:49:23il ne se l'applique
00:49:24absolument pas
00:49:25en tous les cas
00:49:26ce qui est pour moi
00:49:27dans cette lecture simple
00:49:28dangereux
00:49:29c'est ce climat ambiant
00:49:31qui est en train
00:49:31de se cristalliser
00:49:32qui oppose
00:49:33les français
00:49:35à l'aune
00:49:35des élections municipales
00:49:37et je suis
00:49:37assez d'accord
00:49:38avec ce qu'a dit Arnaud
00:49:40on verra
00:49:40les attelages
00:49:41et les alliances
00:49:42aux municipales
00:49:42parce que la gamelle
00:49:44est bonne
00:49:44et bien évidemment
00:49:45l'histoire est souvent
00:49:46la même
00:49:46on se refait
00:49:47copain copain
00:49:48on l'a bien vu
00:49:49d'ailleurs
00:49:49aux dernières législatives
00:49:51plus personne ne s'aimait
00:49:52et en moins de trois jours
00:49:54vous avez créé
00:49:55un nouveau bloc
00:49:57où vous vous entendez
00:49:58à merveille
00:49:58le temps que ça dure
00:49:59on l'aura
00:50:00sur les élections municipales
00:50:01on prépare une dure période
00:50:03sur les 18 mois
00:50:05qui nous séparent
00:50:06de l'élection présidentielle
00:50:07parce que si c'est ça
00:50:07la bordélisation
00:50:09pendant 18 mois
00:50:09je suis inquiet
00:50:10pour nos entreprises
00:50:11et je suis inquiet
00:50:11pour nous-mêmes
00:50:12bien sûr
00:50:13mais c'est vrai
00:50:13qu'on en parle
00:50:14du coup tous les jours
00:50:15pratiquement
00:50:15oui mais c'est ce que je dis
00:50:16depuis un an à un an
00:50:17c'est-à-dire qu'on nous enferme
00:50:19dans ces deux imaginaires
00:50:21sur le plan politique
00:50:22je reste sur le plan politique
00:50:24entre l'imaginaire
00:50:25de cette nouvelle France
00:50:25nouvelle société
00:50:26incarnée par Jean-Luc Mélenchon
00:50:28et LFI
00:50:28et de l'autre côté
00:50:30cette France souveraine
00:50:31nationaliste
00:50:32incarnée par
00:50:34Marine Le Pen
00:50:35ou Jordan Barnella
00:50:36et donc ces deux imaginaires
00:50:37on les impose
00:50:38un peu aux français
00:50:38tous les jours
00:50:39voilà
00:50:39tous les jours
00:50:40et je pense qu'on est
00:50:41à quelques mois
00:50:42de l'élection présidentielle
00:50:43et il faut que
00:50:44les sociodémocrates
00:50:45mais comme
00:50:46les gens de droite
00:50:47arrivent
00:50:48à créer un nouvel imaginaire
00:50:50à le proposer aux français
00:50:51et à l'incarner
00:50:52c'est ça le sujet
00:50:53vous avez raison
00:50:53parce que
00:50:54Le Glucksmann
00:50:55il incarne
00:50:56un imaginaire
00:50:57un gros imaginaire
00:50:59c'est à eux
00:50:59de trouver
00:51:00les bons candidats
00:51:01et surtout
00:51:03le bon imaginaire
00:51:04à présenter aux français
00:51:05il n'y a pas
00:51:06les personnels politiques
00:51:08qui restent
00:51:08il ne faut pas
00:51:09se laisser enfermer
00:51:10dans ces deux imaginaires
00:51:13là
00:51:13et c'est tout le défi
00:51:14des dix prochains mois
00:51:16pour les sociodémocrates
00:51:17comme pour les républicains
00:51:19j'entends ce que tu dis
00:51:21Brice
00:51:21après deux imaginaires
00:51:22qui sont quand même
00:51:23totalement différents
00:51:24le RN
00:51:25il faut quand même
00:51:26reconnaître une chose
00:51:26c'est qu'ils ont des élus
00:51:28ils ont beaucoup
00:51:29d'élus municipaux
00:51:29d'ailleurs
00:51:30et donc
00:51:31moi
00:51:33j'ai lu la tribune
00:51:34de Xavier Bertrand
00:51:34dimanche
00:51:35qui était très intéressante
00:51:36sur le nini
00:51:37et sur le fait
00:51:38que
00:51:39de parler que d'Elefi
00:51:40ça faisait monter le RN
00:51:41elle était très intéressante
00:51:42et d'ailleurs
00:51:43objectivement
00:51:43elle était assez juste
00:51:44maintenant le RN
00:51:45c'est un imaginaire
00:51:46qui est quand même
00:51:46basé sur des faits
00:51:48je veux dire
00:51:48c'est pas du contraire
00:51:50moi j'ai fait un état des lieux
00:51:51donc là où
00:51:53pendant des années
00:51:53on a dit
00:51:54ça repose sur les peurs
00:51:55de la part du Rassemblement National
00:51:56aujourd'hui c'est plus vrai
00:51:57ils ont montré
00:51:58qu'ils savaient diriger
00:51:58qu'ils savaient tenir des villes
00:52:00qu'ils savaient être députés
00:52:01qu'ils savaient être convenables
00:52:02à l'Assemblée Nationale
00:52:03et qu'ils savaient être
00:52:04entre guillemets
00:52:05républicains
00:52:06donc
00:52:07je trouve que le nini
00:52:09aujourd'hui
00:52:09malheureusement
00:52:09il a pris un coup dans l'aile
00:52:10parce que
00:52:11ce n'est plus vrai
00:52:12le RN aujourd'hui
00:52:13est devenu un parti
00:52:13qui est en passe
00:52:14et d'ailleurs
00:52:15qui s'organise même
00:52:16quand on voit ce qui arrive
00:52:16sur l'histoire judiciaire
00:52:18de Marine Le Pen
00:52:18pour avoir une suite
00:52:20c'est un parti
00:52:21qui est en ordre de marge
00:52:22non mais bien sûr
00:52:23mais ce qui va être intéressant
00:52:24pardon
00:52:24sur ces élections municipales
00:52:25c'est en fait
00:52:26ces élections municipales
00:52:27vont donner
00:52:28si vous voulez
00:52:29à la fois
00:52:29les forces
00:52:31et les faiblesses
00:52:32de ce que vont être
00:52:32l'élection présidentielle
00:52:33vous croyez vraiment
00:52:34c'est pas la même élection
00:52:35c'est pas la même chose
00:52:36vous allez voir
00:52:37les seconds tours
00:52:37les seconds tours
00:52:38est-ce qu'il y aura des alliances
00:52:40pas d'alliances
00:52:40qui va faire alliance avec qui
00:52:41mais côté gauche
00:52:43comme côté droite
00:52:43ça va donner
00:52:44si vous voulez
00:52:45des indications
00:52:45sur des rassemblements
00:52:47ou des ruptures
00:52:47qui seront présentes
00:52:48aux élections présidentielles
00:52:49et ce week-end
00:52:50il y aura aussi
00:52:51un week-end très intéressant
00:52:52à observer
00:52:53avec la polarisation
00:52:54des débats
00:52:55à Perpignan
00:52:56Jean-Luc Mélenchon
00:52:58Jordan Bardella
00:52:59voilà l'affiche du week-end
00:53:00à Perpignan
00:53:00dans une ville
00:53:02tenue
00:53:02je rappelle
00:53:03par Louis Alliot
00:53:04oui absolument
00:53:05il y aura aussi un match
00:53:06des dragons catalans
00:53:07pas oublié
00:53:08contre Saint-Hélène
00:53:09coup de cœur
00:53:09coup de gueule
00:53:11Alex c'est un coup de gueule
00:53:13oui c'est un coup de gueule
00:53:14contre les supporters
00:53:14du Paris Saint-Germain
00:53:15et contre cette tribune
00:53:18Auteuil
00:53:18qui s'est encore illustrée
00:53:19par sa bêtise
00:53:21mercredi soir
00:53:21avec cette banderole
00:53:23qui vient soutenir
00:53:25le joueur Achraf Hakimi
00:53:26accusé de viol
00:53:27et qui a été renvoyé
00:53:29en procès
00:53:29donc bon
00:53:30vous n'êtes pas envoyé
00:53:31oui c'est pas rien du tout
00:53:32vous n'êtes pas envoyé
00:53:33en procès
00:53:34sur le simple
00:53:35bon vouloir du juge
00:53:36malgré tout ce qu'on veut
00:53:36faire entendre
00:53:38et comprendre aux français
00:53:39il y a des faits
00:53:41qui font qu'il est renvoyé
00:53:42en procès
00:53:42et je trouve que
00:53:43les supporters
00:53:44du Paris Saint-Germain
00:53:45alors pas les supporters
00:53:46cette tribune Auteuil
00:53:48qui s'était illustrée
00:53:49rappelez-vous
00:53:49il y a quelques mois
00:53:50par cette banderole
00:53:51gigantesque
00:53:52de soutien
00:53:53aux Hamas
00:53:55et aux palestiniens
00:53:58entre guillemets
00:53:59violents
00:54:00c'est encore illustré
00:54:01par une connerie
00:54:02il n'y a pas d'autre mot
00:54:03ou une grande banderole
00:54:05déroulée en plein match
00:54:05de Ligue des Champions
00:54:07parce que c'était
00:54:07contre Monaco
00:54:08mais c'était en Ligue des Champions
00:54:09où on dit
00:54:10total soutien
00:54:10Achraf Hakimi
00:54:11bon franchement
00:54:12il y a la présomption d'innocence
00:54:13elle est claire
00:54:14il faut la respecter
00:54:15mais il y a aussi
00:54:15respecter la victime
00:54:16d'une certaine manière
00:54:18et attendre le procès
00:54:18et moi j'aimerais bien
00:54:21encore une fois
00:54:22il y a quelques mois
00:54:22on avait dit
00:54:22mais comment ça se fait
00:54:23qu'une banderole
00:54:24comme celle-ci
00:54:25quand ça concernait
00:54:26cette banderole
00:54:27sur le Hamas
00:54:28puisse rentrer dans le stade
00:54:30j'aimerais bien
00:54:31où était la direction
00:54:32du Paris Saint-Germain
00:54:33comment ça se fait
00:54:33qu'une banderole
00:54:34comme celle-ci
00:54:35total soutien
00:54:36Achraf Hakimi
00:54:37et je ne parle pas
00:54:37du niveau du joueur du foot
00:54:38je m'en fous
00:54:39ce n'est pas le problème
00:54:41comment ça se fait
00:54:42que cette banderole
00:54:42puisse entrer dans le stade
00:54:44on parle de viol
00:54:45ce n'est pas n'importe quoi
00:54:46vous avez raison
00:54:49est-ce qu'on a le temps ?
00:54:50oui on a le temps
00:54:51c'est un coup de coeur
00:54:53pour vous Arnaud
00:54:54oui parce qu'on apprend
00:54:57il y a quelques jours
00:54:58que
00:55:00Seb c'est bien
00:55:01va peut-être devenir
00:55:02Seb c'était bien
00:55:03la société Seb
00:55:05et sa filiale
00:55:06Tefal
00:55:06sont dans de grandes difficultés
00:55:08pourquoi ?
00:55:10soumis à des règles
00:55:12de plus en plus
00:55:14terribles
00:55:14de la part de l'Union Européenne
00:55:15on se rappelle
00:55:16de la crise
00:55:16d'Epiface
00:55:17qui leur a fait
00:55:18beaucoup de mal
00:55:19parce que
00:55:20grande marque française
00:55:21française
00:55:22qui est victime
00:55:24d'une concurrence
00:55:25terrible
00:55:26de la part
00:55:27de produits
00:55:28fabriqués dans d'autres pays
00:55:29dont les règles
00:55:30ne sont pas aussi strictes
00:55:31vous avez la surtransposition
00:55:33des règlements
00:55:35vous avez des attaques
00:55:36en règle
00:55:36très régulières
00:55:37contre ces entreprises
00:55:38qui essayent de produire
00:55:39en France
00:55:39parce que justement
00:55:41ça pollue
00:55:41ça fait ci
00:55:42ça fait ça
00:55:42le résultat
00:55:43est malheureusement
00:55:44qu'on annonce
00:55:45un plan social
00:55:46pour pouvoir
00:55:47continuer
00:55:47d'avoir
00:55:49c'est 2100
00:55:52à fur et à mesure
00:55:53des départs
00:55:54ça c'est la première chose
00:55:55et la deuxième chose
00:55:57je vous enverrai
00:55:58vers un documentaire
00:55:59de Capital
00:55:59où l'inventeur
00:56:01du Air Fryer
00:56:02leur a proposé
00:56:03le Air Fryer
00:56:04et qu'ils ont refusé
00:56:05et c'est pour ça
00:56:06qu'il est parti
00:56:08chez Ninja
00:56:09ou chez Philips
00:56:10mais il se trouve
00:56:11quand même
00:56:11que c'est une marque
00:56:12que nous avons tous
00:56:13à la maison
00:56:14nous avons tous
00:56:15du CEB
00:56:16ou du Tefal
00:56:17à la maison
00:56:17et que malheureusement
00:56:19cette nouvelle
00:56:19où il y a quand même
00:56:20500 départs
00:56:21ou suppressions d'emplois
00:56:23qui vont avoir lieu
00:56:23en France
00:56:24c'est terrible
00:56:24et que de toute façon
00:56:26le groupe dit
00:56:26que pour l'instant
00:56:27ce projet
00:56:28est pour revenir
00:56:29à de meilleurs jours
00:56:32et on verra
00:56:32comment ça se passe
00:56:33mais voilà
00:56:34il faut quand même
00:56:35se dire que
00:56:35les grandes marques
00:56:37aussi finissent
00:56:38par disparaître
00:56:38et de plus en plus
00:56:39en France
00:56:39on a entendu parler
00:56:40de De Dietrich
00:56:41la dernière fois
00:56:42qui est aussi
00:56:43branche
00:56:43enfin je veux dire
00:56:44tout ça
00:56:44qui est la même marque
00:56:45mais comme Tefal
00:56:46avec
00:56:47c'est quand même
00:56:48des grandes marques
00:56:49et il faut quand même
00:56:50essayer de sauver
00:56:51nos fleurons
00:56:53et puis aussi
00:56:54que nos politiques
00:56:55reviennent
00:56:56à un peu de raison
00:56:56d'arrêter
00:56:57de soumettre
00:56:58nos entreprises
00:56:58à une sur-réglementation
00:57:00à une sur-transposition
00:57:01à 20 euros
00:57:02et à 80 euros
00:57:03vous prenez laquelle ?
00:57:04ça dépend ce que c'est
00:57:05comme matériel
00:57:06cher ami
00:57:07ça dépend de vos moyens
00:57:08non c'est pas vrai
00:57:09parce que si c'est pour vous
00:57:11tuer à petit feu
00:57:11avec des trucs
00:57:12qui vont vous
00:57:13vous empoisonner
00:57:15pour le cas
00:57:15c'est marrant
00:57:16parce qu'on est d'accord
00:57:17pour embêter
00:57:18une grande marque française
00:57:20en disant
00:57:20attention il y a l'épiface
00:57:21on s'est exprimé 25 fois
00:57:22sur l'épiface ici
00:57:24en reprenant d'ailleurs
00:57:25ce qu'avait dit
00:57:25monsieur de Rugy
00:57:26qui ne peut pas être
00:57:28accusé d'être
00:57:29à un anti-écolo
00:57:29en disant
00:57:30qu'il ne fallait pas
00:57:30tout mélanger
00:57:31dans l'épiface
00:57:32et il se trouve
00:57:32que des poils
00:57:34qui sont vendus
00:57:35sur les marchés
00:57:35ou qui sont vendus
00:57:36dans des foires
00:57:38où il n'y a aucun contrôle
00:57:40au lieu d'avoir
00:57:40une entreprise
00:57:42comme Tefal
00:57:43qui fabrique
00:57:43avec une longue suite
00:57:44et des contrôles
00:57:45ça je veux dire
00:57:46il faut être sérieux
00:57:47au bout d'un moment
00:57:47mais c'est vrai
00:57:48que c'est difficile pour eux
00:57:49de la réglementation
00:57:50a priori
00:57:512100 postes
00:57:52dans le monde
00:57:53dont potentiellement
00:57:54500 en France
00:57:55et l'idée
00:57:57est quand même
00:57:57d'éviter
00:57:58il n'y aura pas
00:57:58de départ contraint
00:57:59notre première priorité
00:58:01c'est de redresser
00:58:02la rentabilité
00:58:03après moi
00:58:04je n'y connais rien
00:58:04en économie
00:58:05je ne comprends rien
00:58:05aux chiffres
00:58:06je fais un peu
00:58:06un refus d'obsac
00:58:07mais le groupe français
00:58:09a vu son chiffre d'affaires
00:58:10reculer de 1,2%
00:58:11c'est beaucoup
00:58:121,2%
00:58:13le bénéfice net
00:58:14du groupe
00:58:15a augmenté
00:58:15de 5,6%
00:58:17mais c'est une progression
00:58:18en trompe l'œil
00:58:19c'est Bayan
00:58:20et Copé
00:58:20d'une amende
00:58:21de l'autorité
00:58:21de la concurrence
00:58:22de 190 millions d'euros
00:58:24pour entente
00:58:25avec d'autres fabricants
00:58:26d'électroménagers
00:58:27sans laquelle l'évolution
00:58:28l'an dernier
00:58:29aurait été moins flatteuse
00:58:30voilà
00:58:30on se retrouve
00:58:32mais Seb
00:58:33oui c'est Marc
00:58:33iconique
00:58:34qui nous parle
00:58:35évidemment à tous
00:58:36on se retrouve
00:58:37dans un instant
00:58:37on parlera
00:58:38de notre fleuron
00:58:40à sauvegarder
00:58:40avec vous
00:58:41Philippe Coye
00:58:41à tout de suite
00:58:42Sud Radio
00:58:43mettez-vous d'accord
00:58:44Valérie Expert
00:58:45Sud Radio
00:58:47le 10h midi
00:58:48mettez-vous d'accord
00:58:49Valérie Expert
00:58:50alors préservons
00:58:52nos fleurons
00:58:53préservons
00:58:54nos traditions
00:58:55Philippe Coye
00:58:56vous c'est un
00:58:57un coup de cœur
00:58:58pour la sauvegarde
00:58:59des émeaux de Longouille
00:59:00alors racontez-nous
00:59:01à l'inverse
00:59:01du coup de gueule
00:59:02ou de coup de cœur
00:59:03d'Arnaud
00:59:04c'est cette belle histoire
00:59:05qui a démarré
00:59:06il y a 220 ans
00:59:07et qui aurait pu
00:59:08se terminer hier
00:59:09le 26 février
00:59:11par jugement
00:59:12du tribunal
00:59:12de commerce
00:59:13de Val-de-Bray
00:59:14en Meurthe-et-Moselle
00:59:16cette entreprise
00:59:17qui a eu
00:59:18son apogée
00:59:19dans l'entre-deux-guerres
00:59:20les émeaux de Longouille
00:59:21qui est une
00:59:23vraie expertise
00:59:25un savoir-faire local
00:59:26qui emploie
00:59:27là aussi
00:59:27beaucoup de gens
00:59:29c'est vu
00:59:29en difficulté
00:59:30et a été placé
00:59:31par son directeur
00:59:32en redressement
00:59:33en décembre 2024
00:59:35bien évidemment
00:59:35le coût de l'énergie
00:59:36a précipité
00:59:37cette entreprise
00:59:38dans une difficulté
00:59:40la mise en sauvegarde
00:59:41a permis
00:59:42de stabiliser
00:59:43les dettes
00:59:44et là aussi
00:59:44ce que je tiens
00:59:45à rappeler
00:59:45c'est qu'il y a eu
00:59:46un bloc
00:59:46un front commun
00:59:47pour sauver
00:59:48cette entreprise
00:59:49sauver ses emplois
00:59:50sauver ce savoir-faire
00:59:51par son directeur général
00:59:53qui déjà
00:59:54en 2015
00:59:55avait acquis
00:59:55la reprise
00:59:56des émeaux de Longouille
00:59:58dans une crise
00:59:59et une difficulté
01:00:00donc il a sauvé
01:00:01en 2015
01:00:02il reçoit
01:00:03cette entreprise
01:00:03en 2026
01:00:04avec là aussi
01:00:05l'engagement
01:00:06de tous
01:00:07ses collaborateurs
01:00:08son personnel
01:00:09la région Grand Est
01:00:10une cagnotte
01:00:11avait été ouverte
01:00:12qui a récolté
01:00:12plus de 1 million d'euros
01:00:14ce qui fait que
01:00:15hier au tribunal de commerce
01:00:17il y a eu
01:00:17l'accord
01:00:18pour que cette entreprise
01:00:19puisse continuer
01:00:20augmentation du capital
01:00:22de 450 000 euros
01:00:23soutien de la région Grand Est
01:00:25soutien de l'ensemble
01:00:26des salariés
01:00:27d'ailleurs
01:00:27la déléguée du personnel
01:00:28dit que son patron
01:00:30a été arraché
01:00:31l'accord
01:00:32avec ses dents
01:00:33tellement il s'est battu
01:00:34pour perdurer
01:00:36cette entreprise
01:00:37voilà
01:00:37c'était un coup de gueule
01:00:38un coup de coeur
01:00:39un coup de coeur
01:00:40parce que l'énergie
01:00:41pèse sur nos entreprises
01:00:43on l'a dit tout à l'heure
01:00:44et le coup de coeur
01:00:45c'est de voir
01:00:46qu'on sait se mobiliser
01:00:48qu'on sait s'unir
01:00:49et que la région Grand Est
01:00:50sera là aussi
01:00:51à nouveau
01:00:52faire briller
01:00:53les émeaux de l'on
01:00:53oui
01:00:55on ne peut que se réjouir
01:00:56parce que
01:00:56voir une industrie
01:00:58qui de nouveau
01:00:59qui est en difficulté
01:01:00qui est soutenue
01:01:01par ses salariés
01:01:03par les habitants
01:01:04du Grand Est
01:01:05par la région
01:01:05du Grand Est
01:01:06je pense que c'est valorisant
01:01:07c'est valorisant pour les territoires
01:01:08c'est valorisant pour la France
01:01:10c'est aussi ça
01:01:11le patrimoine français
01:01:12le directeur général
01:01:13Martin Thietry
01:01:14dit vouloir fêter
01:01:15ses 300 ans
01:01:16d'histoire des émeaux de l'on
01:01:18oui
01:01:18d'abord
01:01:18il doit fabriquer
01:01:20la fameuse tortue
01:01:22qui sera remise
01:01:22à tous les contributeurs
01:01:23de la cagnotte
01:01:25qui a été ouverte
01:01:26parce que
01:01:26bien évidemment
01:01:27ils auront
01:01:27cette récompense
01:01:28la tortue
01:01:29aux émeaux de l'on
01:01:30oui
01:01:30donc une belle histoire
01:01:31qui finit bien
01:01:32et qu'il faudra soutenir
01:01:33développement économique
01:01:34création d'emplois
01:01:35sont les objectifs
01:01:36portés par le groupe
01:01:37c'était Duralex
01:01:38non ?
01:01:41mais une entreprise
01:01:46me dit
01:01:46mais les entreprises françaises
01:01:47se sont carapatées
01:01:48à l'étranger
01:01:49à cause des normes
01:01:50alors elle me dit
01:01:51à cause des normes écologiques
01:01:53ou encore
01:01:54par exemple
01:01:55comme les filtres
01:01:56des cheminées
01:01:56on a laissé derrière elles
01:01:57les murs
01:01:58des friches
01:01:59etc.
01:02:00la charge des communes
01:02:02mais c'est vrai
01:02:03que beaucoup d'entreprises
01:02:04ont délocalisé
01:02:05très clairement
01:02:06les normes
01:02:07vous venez de le dire
01:02:07on l'a évoqué
01:02:08tout à l'heure
01:02:09au sein de l'Europe
01:02:11mais cette région
01:02:11du Grand Est
01:02:13notamment
01:02:13la Meurthe-Moselle
01:02:14qui est confrontée
01:02:15à une vraie
01:02:16paupérisation
01:02:17de ces territoires
01:02:18qui a perdu
01:02:18toute son industrie
01:02:20c'était pour moi
01:02:21aujourd'hui
01:02:21un coup de coeur
01:02:22de pouvoir montrer
01:02:23qu'on peut se mobiliser
01:02:25on a parlé tout à l'heure
01:02:26de ce qui pouvait opposer
01:02:27beaucoup les français
01:02:28notamment sur le terrain politique
01:02:29et là je crois
01:02:30que tout le monde
01:02:32les organisations
01:02:33de salariés
01:02:34le chef d'entreprise
01:02:36tout le monde
01:02:36s'est mobilisé
01:02:37pour relever
01:02:38le défi
01:02:39et pas le moindre
01:02:40bien évidemment
01:02:40lever un million d'euros
01:02:42rééjecter du capital
01:02:44et aller de l'avant
01:02:45aussi
01:02:46quand on veut
01:02:46on peut
01:02:47il y a une très belle série
01:02:48sur le service public
01:02:50sur qui a eu la peau
01:02:51de l'industrie française
01:02:52je crois quelque chose
01:02:53comme ça
01:02:54qui a tué
01:02:54l'industrie française
01:02:55c'est très intéressant
01:02:57sur on part
01:02:58dans les années
01:02:58à la fin des années 70
01:03:00et on arrive aujourd'hui
01:03:01et on voit
01:03:02les millions d'emplois
01:03:03qui ont été cassés
01:03:04on voit la disparition
01:03:06des savoir-faire
01:03:06on voit des régions
01:03:07qui ont été
01:03:08complètement abandonnées
01:03:09la copérisation
01:03:10perte des services publics
01:03:12etc
01:03:12parce que c'est
01:03:12un impact direct
01:03:14vous perdez les emplois
01:03:15vous perdez les transports
01:03:16vous perdez votre gare
01:03:17vous perdez
01:03:18j'aurais pu faire
01:03:19une autre tribune aussi
01:03:20sur le réseau
01:03:21que je représente
01:03:22le réseau des buralistes
01:03:23c'est 12 000 commerces
01:03:25qui ont disparu
01:03:26en 20 ans
01:03:2612 milieux
01:03:27de sociabilité
01:03:28d'échange
01:03:29de commerce
01:03:30et de fixation
01:03:31dans le lien social
01:03:32si aujourd'hui
01:03:33on est peut-être
01:03:34à volo
01:03:35de la liaison
01:03:36du bien vivre ensemble
01:03:38il y a peut-être
01:03:39une part de responsabilité
01:03:40aussi à cette
01:03:42dégradation
01:03:42des lieux de vie
01:03:43vous le racontez
01:03:45dans votre livre
01:03:46dans l'ouvrage
01:03:47ce qui est intéressant
01:03:48on en parle avec Alex
01:03:49en début de semaine
01:03:49c'est qu'il y a
01:03:50les deux tiers de confiance
01:03:51des français aujourd'hui
01:03:52c'est très intéressant
01:03:52se trouve dans la proximité
01:03:54c'est intéressant
01:03:54ce que vous dites
01:03:55ce sont les élus locaux
01:03:57les maires
01:03:58et les chefs d'entreprise
01:03:59parce que les chefs d'entreprise
01:04:00structurent économiquement
01:04:01un territoire
01:04:02quand je dis les chefs d'entreprise
01:04:03ça va du buraliste
01:04:04à la PME
01:04:06à l'ETI
01:04:06voilà
01:04:07et les gens se reconnaissent
01:04:08dans cette proximité
01:04:10tant politique
01:04:11qu'économique
01:04:12absolument
01:04:13alors votre
01:04:13voilà le salon de l'agriculture
01:04:16avec Alexandre
01:04:16on était toute la semaine
01:04:17ensemble au salon de l'agriculture
01:04:19et moi je voudrais rendre hommage
01:04:20à une grande absente
01:04:21du salon de l'agriculture
01:04:22la vache
01:04:23parce qu'on aime les vaches
01:04:25moi j'ai été très marqué
01:04:26enfant par
01:04:27vous savez la vache
01:04:28c'est le prisonnier
01:04:28le film de l'Averneuil
01:04:291959
01:04:30cette vache qui symbolise
01:04:32un peu la France rurale
01:04:33la liberté
01:04:34avec Fernandelle
01:04:35mais la vache
01:04:37elle est partout
01:04:37elle n'est pas présente
01:04:39malheureusement
01:04:40au salon de l'agriculture
01:04:41mais moi j'ai discuté
01:04:42avec beaucoup
01:04:42d'éleveurs
01:04:43d'agriculteurs
01:04:44et juste pour revenir
01:04:46sur la dermatose modulaire
01:04:47on ne se rend pas compte
01:04:48évidemment qu'il y a
01:04:49un sujet réglementaire
01:04:50mais derrière
01:04:51il y a de l'humain
01:04:51moi quand je discute
01:04:52avec les agriculteurs
01:04:53comme je l'ai fait
01:04:53cette semaine
01:04:55en fait
01:04:56on ne se rend pas compte
01:04:57de l'impact psychologique
01:04:59de l'abattage
01:05:00de ces troupeaux
01:05:00encore une fois
01:05:01c'est nécessaire
01:05:02son plan sanitaire
01:05:03a priori
01:05:04mais si vous voulez
01:05:05en fait
01:05:06quand vous rentrez
01:05:07dans une étable
01:05:07vous aviez
01:05:08100 vaches
01:05:09une étable vide
01:05:10une étable silencieuse
01:05:12il va falloir reconstruire
01:05:14un cheptel
01:05:15c'est 3 à 5 ans
01:05:16et puis c'est un lien
01:05:17quotidien avec les animaux
01:05:19cette souffrance
01:05:20psychologique
01:05:20moi je l'ai
01:05:21je l'ai ressentie
01:05:22en discutant
01:05:23avec les éleveurs
01:05:24au salon de l'agriculture
01:05:25donc nous aimons les vaches
01:05:27elles font partie
01:05:28de notre paysage
01:05:28et j'espère qu'en l'année prochaine
01:05:30on les retrouvera au salon
01:05:33alors Annie Gennevard
01:05:34ce matin a annoncé
01:05:35sur Sud Radio
01:05:35que la dernière zone
01:05:38réglementée
01:05:39venait d'être levée
01:05:41donc ça a été
01:05:42il y a eu 1%
01:05:44je crois qu'elle a donné le chiffre
01:05:45un peu plus d'1%
01:05:46de vaches abattues
01:05:48pas d'animaux
01:05:50parce qu'il n'y a pas que les vaches
01:05:51qui ne sont pas là
01:05:51il y a d'autres animaux
01:05:52qui sont absents
01:05:53baisse de participation
01:05:54de plus de 20%
01:05:56oui de 30%
01:05:56je crois que c'est un tiers
01:05:57elle dit
01:05:58nous avons dû abattre
01:06:000,02%
01:06:01du cheptel bovin français
01:06:033500 bovins
01:06:04sur les 16 millions
01:06:06évidemment
01:06:06ça a été un drame
01:06:07vous pouvez réécouter
01:06:08l'interview
01:06:09de Maxime Liedot
01:06:11ce matin
01:06:11d'Annie Gennevard
01:06:12et elle a dit
01:06:13ce sont des héros
01:06:14du quotidien
01:06:14etc
01:06:15mais vous qui avez rencontré
01:06:16les agriculteurs
01:06:18on a senti quand même
01:06:19une grande désespérance
01:06:20c'est ce qu'a dit Perico
01:06:22qui était aussi au salon
01:06:23à tous les niveaux
01:06:25d'ailleurs
01:06:25un sujet qui est beaucoup revenu
01:06:26cette année
01:06:27c'est l'eau aussi
01:06:28sur le stockage de l'eau
01:06:30et de pouvoir en bénéficier
01:06:32en quantité
01:06:32pour répondre à la demande
01:06:36la filière aussi
01:06:37de l'agneau
01:06:38qui est très très très
01:06:39en difficulté
01:06:40et pareil
01:06:40sur la filière céréalière
01:06:42mais ce qu'ils nous disent
01:06:43c'est que chaque année
01:06:44en fait
01:06:45leur problème traité
01:06:46c'est l'urgence
01:06:46c'est le mot qui revient
01:06:47tout le temps
01:06:48on leur dit
01:06:48on va réagir
01:06:49en urgence
01:06:50et ils veulent avoir
01:06:51un plan
01:06:51c'est comme tout
01:06:52on parlait d'énergie tout à l'heure
01:06:53ils veulent avoir
01:06:54des perspectives
01:06:54et un plan
01:06:55à longue durée
01:06:56qu'ils n'ont toujours pas
01:06:57donc moi je les trouve
01:06:58admirables
01:06:59ces gens
01:06:59ces agriculteurs
01:07:00parce qu'eux se mettent
01:07:01pas en grève
01:07:02et s'ils se mettaient en grève
01:07:03on serait vraiment mal
01:07:04parce que c'est quand même
01:07:05les gens qui nous nourrissent
01:07:06juste pour vous donner
01:07:07un chiffre
01:07:07typiquement
01:07:08et c'est quelqu'un
01:07:09de la filière Ovin
01:07:10qui me racontait ça
01:07:11tous les kebabs
01:07:12qu'on mange en France
01:07:12tous les kebabs
01:07:13la viande
01:07:14est étrangère
01:07:15il faut quand même
01:07:16avoir ça en tête
01:07:17c'est à dire que
01:07:19de l'Union Européenne
01:07:20pas d'Ukraine
01:07:21mais de l'Union Européenne
01:07:22de l'Union Européenne
01:07:23alors
01:07:24annonce à l'instant
01:07:25malgré la saisine
01:07:26de la cour de justice
01:07:27de l'UE
01:07:27Ursula von der Leyen
01:07:29annonce l'application
01:07:31provisoire
01:07:31de l'accord commercial
01:07:33avec le Mercosur
01:07:34voilà
01:07:35donc
01:07:36bah ça va
01:07:38je ne pense pas
01:07:39qu'on soit surpris
01:07:40de cette finalité
01:07:41et après vous voulez
01:07:41que les gens ne disent pas
01:07:42qu'ils ne sont pas
01:07:43au foc
01:07:44peut-être que vous allez
01:07:45finir par dire
01:07:46je suis europhobe
01:07:47alors vous aviez
01:07:47finalement
01:07:48c'était le but
01:07:49de l'émission
01:07:50je pense que
01:07:51personne n'était dupe
01:07:52aujourd'hui
01:07:53la France
01:07:54devant la colère agricole
01:07:55a gesticulé
01:07:57excusez-moi
01:07:57je le dis avec mes mots
01:07:58en disant
01:07:59je me pose
01:07:59mais comment
01:08:01pouvait-on croire
01:08:02qu'on allait bloquer
01:08:03le système
01:08:03alors que ça fait
01:08:04des années
01:08:05que c'est discuté
01:08:06que tout était enclenché
01:08:07c'est juste
01:08:08pour faire beau
01:08:09devant les caméras
01:08:10il y a une vraie détresse
01:08:11derrière
01:08:12ce vrai sujet
01:08:14j'ai bien écouté
01:08:15le président de la république
01:08:16qui a ouvert le salon de l'agriculture
01:08:17en disant qu'on ne pouvait pas
01:08:18imposer à nos agriculteurs français
01:08:20des règles
01:08:21qui ne seraient pas respectées ailleurs
01:08:23en fait
01:08:23on se moque vraiment
01:08:24de toute la filière
01:08:25et de tous nos agriculteurs
01:08:27quand on dit ce genre de propos
01:08:28à l'ouverture
01:08:29du salon de l'agriculture
01:08:31on est quand même ridicule
01:08:32non ?
01:08:32on se spécialise surtout nous
01:08:33à appliquer des règles
01:08:34que les autres n'appliquent pas
01:08:37on met les champions du doigt
01:08:39sur la couture
01:08:39et écoutez le président de la république
01:08:41qui dit ça en ouvrant
01:08:42le salon de l'agriculture
01:08:43alors que ça fait des années
01:08:45qu'on discute
01:08:45et qu'on est en distorsion
01:08:47de concurrence
01:08:48il y a très longtemps
01:08:49tous les primeurs
01:08:50avec les espagnols
01:08:51et le portugal
01:08:53où il y avait des produits
01:08:54qui étaient autorisés
01:08:54de notre côté de la frontière
01:08:55et qui n'étaient pas possibles
01:08:57d'utiliser sur le territoire français
01:08:59c'est cela
01:08:59matin, midi et soir
01:09:00voilà pourquoi on est en souffrance
01:09:02et voilà pourquoi
01:09:02il y a la détresse derrière
01:09:03regardez le vin
01:09:04regardez tout ça
01:09:05c'est pas les mêmes règles
01:09:06c'est un doigt d'honneur
01:09:07que fait Ursula von der Leyen
01:09:09à la France
01:09:09ça montre la faiblesse
01:09:10du poids de la France
01:09:12au sein de l'Union Européenne
01:09:14ça c'est une réalité
01:09:15et deuxièmement
01:09:16on n'a plus de poids
01:09:17et deuxièmement
01:09:17ce que vous disiez
01:09:18c'est encore une fois
01:09:20la crédibilisation
01:09:21de la parole publique
01:09:22voilà
01:09:22on dit une chose
01:09:23et la réalité
01:09:24la réalité est contraire
01:09:25mais non mais c'est même pas ça
01:09:26pardon
01:09:27mais c'est juste qu'en fait
01:09:28la France n'a plus aucun poids
01:09:29en Europe
01:09:30et c'est même pas von der Leyen
01:09:31c'est le reste de l'Europe
01:09:32qui fait un doigt d'honneur
01:09:33à la France
01:09:34on s'est perdu nous-mêmes
01:09:35et c'est pour ça que tout à l'heure
01:09:37je parlais de souveraineté alimentaire
01:09:38et de dire
01:09:38souveraineté tout court
01:09:39il va falloir faire des choix
01:09:40à un moment donné
01:09:41on ne peut pas se plaindre
01:09:41et ne pas avoir les actes
01:09:43d'avoir du courage
01:09:44c'est fini
01:09:45un auditeur me dit
01:09:46agriculteur
01:09:47et bien maintenant
01:09:47il est temps de bloquer
01:09:49que les agriculteurs
01:09:50se rendent dans leur champ
01:09:52comme ils l'ont fait
01:09:52en novembre dernier
01:09:53on va voir ce que ça va
01:09:55susciter comme réaction
01:09:56merci à vous
01:09:57très bon week-end à lundi
01:09:58Sud Radio
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