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  • il y a 2 jours
Pourquoi le recruteur ne peut-il plus se contenter d'envoyer des CV ? L'Intelligence Artificielle est-elle en train de remplacer le métier... ou de lui redonner toute sa valeur ?

Dans ce nouvel épisode de Paroles d'Experts IT, Steevy reçoit Joanna Bouy, fondatrice de The Workologist, ancienne responsable recrutement en ESN et en entreprise, aujourd'hui spécialisée dans l'accompagnement des cabinets de recrutement et des recruteurs indépendants.

Ensemble, ils analysent l'évolution du métier de recruteur à l'heure de l'IA. Entre explosion des volumes de candidatures, automatisation du sourcing et standardisation des pratiques, Johanna explique pourquoi la différence ne se fait plus sur la capacité à trouver des profils, mais sur la qualité de la relation, la posture du recruteur et sa capacité à accompagner les managers dans leurs décisions.

Un épisode indispensable pour comprendre comment créer un recrutement plus qualitatif, renforcer sa crédibilité auprès des clients et construire une véritable relation de confiance.
Au programme de cet échange :

IA et explosion des volumes : surcharge des candidatures.

L'ingénierie relationnelle : la nouvelle valeur du recruteur.

Le brief : la clé d'un recrutement réussi.

Les signaux faibles : mieux comprendre ses clients.

Scorer ses clients : maturité, urgence et engagement.

Savoir dire non : gagner en crédibilité.

La premiumisation : créer plus de valeur.

Spécialisation ou généralisation : quel positionnement adopter ?

Comment se différencier dans un marché saturé.

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Technologie
Transcription
00:00Bienvenue dans Parole d'Expert IT, bienvenue dans cette émission, dans ce podcast où on parle du lien entre les
00:09recruteurs, les managers et leurs clients et les consultants.
00:15Et aujourd'hui, on a l'honneur et le plaisir d'accueillir une nouvelle personne pour ce nouvel épisode, Johanna.
00:24Bonjour Johanna.
00:24Bonjour. Je vais te laisser te présenter avant d'expliquer pourquoi je me suis dit que c'était intéressant de
00:30te faire venir dans cette émission.
00:31Avec plaisir et merci pour l'invitation. Moi, je suis Johanna Bouy, je suis la fondatrice de The Workologist qui
00:36accompagne les cabinets de recrutement et les recruteurs indépendants,
00:39donc tous les prestataires du recrutement dans le développement de leur activité.
00:44Donc, ça veut dire faire un meilleur recrutement pour les candidats, pour les clients et pour eux-mêmes et travailler
00:48de façon pérenne pour tout le monde.
00:51Donc, voilà ce que je fais depuis maintenant 4 ans. Et avant ça, j'ai un parcours de plus de
00:5510 ans dans le recrutement où j'ai recruté en tant que manager opérationnel précisément,
00:59puis en agence de recrutement, donc en tant que prestataire. Et puis ensuite, en interne chez le client, puisque j
01:04'étais responsable recrutement d'un grand groupe dans l'IT.
01:07Super. Du coup, pourquoi c'était intéressant pour nous de te faire venir ici ?
01:12On a un cabinet de recrutement dans l'IT et on est souvent confronté à des discussions, des problématiques de
01:19comment se faire valoir en tant que prestataire de recrutement
01:23face au manager et comment faire pour équilibrer l'échange et réussir à faire du recrutement de façon pérenne et
01:32facile.
01:33C'est un des sujets de fond du recrutement et pas seulement pour les prestataires, mais aussi pour les recruteurs
01:38internes.
01:39C'est la reconnaissance ou plutôt la mauvaise reconnaissance du métier auprès des clients et la mauvaise compréhension peut-être
01:44de ce que c'est le recrutement
01:45auprès de ces clients-là qui pourtant sont les premiers concernés, sont les donneurs d'ordre et néanmoins, on voit
01:51qu'il y a parfois un peu d'immaturité
01:53ou de problématiques liées au recrutement. Donc le sujet que moi j'adresse, qui est par le biais de la
01:58formation, du coaching auprès des prestataires,
02:01c'est justement monter le niveau de jeu pour essayer de travailler ensemble avec des cabinets de recrutement et les
02:06clients ensemble,
02:07mais aussi avec les candidats d'ailleurs, pour créer un recrutement qui soit plus efficace, qui soit plus qualitatif.
02:12À l'heure de l'IA, c'est d'autant plus important aussi, plus relationnel.
02:17Comment ça par rapport à l'IA ? Qu'est-ce qui fait que ça change la donne maintenant ?
02:21Sur deux niveaux, ça change la donne. Déjà sur les notions de productivité, bien sûr, on est maintenant tous capables
02:27d'être équipés
02:27de moyens de production qui nous étaient inaccessibles avant, que l'on soit un client final, que l'on soit
02:31un cabinet de recrutement
02:33ou peu importe d'ailleurs. Donc ça, ça change quand même la donne parce que finalement, il y a un
02:37petit peu une logique de, entre guillemets,
02:39concurrence sur certains outils qui viennent en fait, peut-être faire une partie de la chaîne de valeur, en tout
02:45cas a priori.
02:47Notamment, je pense au sourcing, mais pas que au matching, par exemple.
02:51Donc ça, c'est la première chose que ça change. Donc il y a une disruption finalement du marché par
02:54des moyens de production
02:55qui nous sont maintenant plus accessibles.
02:57Et la deuxième chose que ça change, c'est qu'il y a une volumétrie énorme, à la fois au
03:02niveau candidat, donc candidatures,
03:04qui sont envoyées à l'aide d'IA. Donc ça nous fait des milliers et des milliers de CV envoyés
03:09de façon très facile.
03:10Là où avant, faire un CV, ça demandait des compétences plus accrues.
03:13Et à la fois de l'autre côté, on va avoir une facilité finalement à produire des annonces, à produire
03:18des projets de recrutement
03:19par le biais d'outils. Donc ce que ça va produire, c'est que les machines déjà vont peut-être
03:24se parler l'une à l'autre
03:25à un moment donné. Et ce faisant, la valeur se déplace. La valeur se déplace de juste « je trouve
03:32le candidat »,
03:33ce qui est déjà énorme, à « je trouve le candidat », mais je dois aussi l'engager, puisque ma
03:36valeur va résider en tant que recruteur maintenant,
03:38dans l'engagement de ce candidat dans le processus.
03:41Ok, donc ça veut dire que maintenant, c'est plus le nurturing qui va compter que le fait de le
03:46trouver, peut-être ?
03:47Ce sera les deux, bien sûr, parce que trouver le candidat, en fait, on peut avoir une illusion, notamment avec
03:52les outils,
03:52que c'est plus facile, parce que c'est plus volumique. Ça ne veut pas dire que ce sont les
03:56bons candidats.
03:56On peut avoir effectivement 500 candidatures, mais aucune qui ne soit adaptée. Donc ça, il faut déjà se méfier en
04:02premier chef.
04:03Et de l'autre côté, effectivement, la dimension relationnelle, moi j'appelle ça l'ingénierie relationnelle,
04:08que l'on peut avoir avec nos clients et avec nos candidats, va prendre d'autant plus de valeur qu
04:12'elle n'est pas copiable.
04:13Ok, ok. Comment c'est pas copiable ? C'est-à-dire que chacun aura une façon différente de faire
04:18?
04:19Aussi, elle n'est pas copiable par les outils, déjà. Donc ce qui est intéressant aujourd'hui,
04:23quand on est un cabinet de recrutement, mais même quand on est un recruteur interne,
04:25c'est de s'appuyer sur des outils pour développer sa productivité en interne, de façon en back-office, si
04:31on peut dire.
04:31Et par contre, en front de client, que ce soit client interne ou client externe,
04:35ou avec le candidat, garder bien cette ingénierie relationnelle qui fait la différence, finalement, d'un cabinet à l'autre.
04:41Et là où tu as raison, c'est que la personnalité de la marque du cabinet et la personnalité du
04:45recruteur,
04:46donc sa marque expert, va pleinement s'exprimer, va prendre d'autant plus de valeur.
04:50Ok, c'est-à-dire qu'il faut investir dans la marque employeur, se faire connaître et faire connaître ses
04:54façons de faire, etc.
04:55Pour pouvoir montrer...
04:57Plus que jamais. Mais pas que, d'ailleurs. Je pense vraiment à marque expert en tant que recruteur,
05:02qu'on soit, encore une fois, recruteur interne pour des raisons politiques,
05:06pour faire valoir ce qu'on fait pour obtenir de la reconnaissance, des budgets, etc. en interne,
05:10mais également externe, évidemment, pour obtenir des clients, des projets.
05:14Donc, dans les deux cas, on est intéressé par le fait de développer une marque personnelle
05:17adossée à notre marque expert de recruteur, qu'elle soit solo, si on est recruteur indépendant, par exemple,
05:22ou qu'elle soit adossée à une marque, une marque de cabinet ou une marque d'entreprise.
05:27D'accord, ok. Je vois mieux.
05:29Donc, par exemple, plus parler sur LinkedIn, c'est quoi les choses qu'on pourrait faire un peu ?
05:35Il y a plusieurs choses. La première chose, avant même de parler communication à l'externe,
05:40c'est peut-être de prendre conscience de ce qu'on fait et de la valeur que ça a.
05:44Donc, c'est-à-dire que souvent, les recruteurs, finalement, c'est des personnes qui vont beaucoup produire
05:48et qui vont être un petit peu invisibles.
05:50Donc, on ne va pas se rendre compte, forcément, de la charge de travail que ça représente,
05:54mais au-delà de la charge, de la valeur que ça a pour l'entreprise, par exemple.
05:57Je pense notamment à nos amis recruteurs en interne, pour qui c'est parfois difficile de faire entendre leur voix.
06:01Mais pareil, en externe, quand on est cabine de recrutement, parfois, le client, il ne se rend pas forcément compte
06:06de tout le travail qu'on déploie derrière pour sortir des CV, par exemple, ou pour lui envoyer des candidats.
06:11Donc, la première chose, c'est faire valoir ce qu'on fait.
06:13Et ça, c'est notre devoir, un petit peu.
06:15Je pense qu'on ne peut plus laisser ça à la main des autres en disant,
06:18« Oui, je ne suis pas reconnu. Qu'est-ce que c'est dur, mon métier ? »
06:21C'est à nous, maintenant, de prendre un petit peu les rênes de ça et de se dire,
06:24finalement, je te parle en ROI, je parle en KPI, je te parle dans ton langage, toi,
06:28manager opérationnel ou client en face de moi.
06:30Et ce faisant, j'obtiens plus de reconnaissance, puisque je sais faire valoir ce que je fais.
06:35Ça, c'est moi avec moi-même et avec mes clients.
06:37Et après, j'ai moi à l'externe.
06:39Et effectivement, on peut avoir de la communication, notamment sur LinkedIn.
06:43Je pense que prendre la parole sur LinkedIn, encore une fois, ça n'a jamais été aussi facile,
06:47parce que maintenant, on est aidé par les outils.
06:49Si c'est bien fait, ça peut être intéressant.
06:53Évidemment, il faut se garder de faire des copiers-collés, sinon ça ne sert un petit peu à rien.
06:57Mais l'idée, c'est d'apporter de la valeur à son audience de façon générale,
07:02que ce soit ses collègues de travail, ses clients, les gens qui nous lisent,
07:06si on publie du contenu, par exemple.
07:09Le plus important, je pense, c'est apporter quelque chose, un éclairage différent,
07:12une valeur différente, quelque chose qui soit aussi reconnaissable.
07:16Ok, je vois.
07:20Donc là, on parle souvent de, on veut pousser un consultant,
07:24on doit le présenter à un manager.
07:26Comment on valorise ?
07:28Parce que du coup, ça aussi, ça fait partie de la marque employeur,
07:31aussi de la marque du recruteur.
07:34Comment on valorise un consultant, la perle rare ?
07:38Comment on crée la relation avec le manager avec qui on va travailler ?
07:43C'est tout un art.
07:45C'est tout un art, parce qu'en fait, le sujet de fond, c'est la confiance.
07:50C'est finalement comment est-ce qu'on peut créer un pont qui crée la confiance entre les deux personnes
07:54qui ne se connaissent pas a priori.
07:56Côté client, il peut y avoir une sorte de réticence ou une sorte de méfiance qu'on peut comprendre.
08:01En se disant, bah oui, il va me raconter qui il est le plus beau du monde
08:04et qui travaille le mieux et qui connaît très bien mon sujet, super, super.
08:08Mais comme tout le monde, parce que tout le monde me tient le même discours.
08:11Donc, comment est-ce qu'on obtient plus de confiance ?
08:13Déjà, en étant plus crédible.
08:15Donc, pareil, faire valoir les résultats qu'on a déjà obtenus.
08:18Essayer de démontrer qu'on est spécialiste, par exemple, de certains métiers
08:21en parlant le même langage que la personne en face.
08:24Je n'ai pas dit en étant au même degré d'expertise.
08:26Ce n'est pas notre métier d'être l'expert technique.
08:29Néanmoins, comprendre de quoi on parle de façon approfondie, c'est forcément un plus.
08:34L'autre chose, c'est la méthodologie de travail.
08:36Notre focus à nous, c'est sur le recrutement.
08:38Ça paraît évident à dire, mais parfois, on a du mal à se rappeler
08:40que notre métier à nous, au-delà de la technicité de l'industrie qu'on va adresser,
08:45c'est le matching.
08:46Donc, c'est comprendre les gens, aller les chercher,
08:48les engager dans un process, comme je disais tout à l'heure,
08:51être en capacité de, quand on les appelle, ils nous répondent.
08:54Tout ça, c'est ça, notre métier de recruteur.
08:56Et en fait, c'est ça qu'il faut expliquer à la personne en face
08:59pour déjà lui démontrer, lui donner de la clarté sur ce qu'on fait.
09:03Ok.
09:03Donc, ça commence déjà vraiment dans le brief qu'on va faire,
09:07ou qui va nous faire plutôt.
09:09Comment on va aborder les choses ?
09:12Comment on va lui expliquer tout le process ?
09:14Et comment on va créer déjà ce rapport de confiance dans ce brief-là
09:17et dans les marches à suivre ?
09:19Je pense que le brief, c'est l'étape la plus importante.
09:22Ok.
09:22Mais vraiment, pour tout le monde, tout recruteur,
09:24qu'il soit interne, externe, tout recruteur,
09:26parce que finalement, c'est le cahier des charges.
09:28Donc, évidemment, d'un point de vue purement technique,
09:31sans ça, et si on ne creuse pas, en fait,
09:34ces parties-là, on ne pourra pas faire bien notre travail.
09:36Donc, déjà, on va à l'échec sur si on reste de façon superficielle.
09:40Et c'est parfois quelque chose qu'on peut faire quand on est un peu junior, par exemple,
09:44parce qu'on n'ose pas trop, finalement, se mesurer au manager,
09:46lui faire creuser la question, lui demander plus d'explications,
09:50ou relever des inactitudes, des choses inexactes, etc.
09:54C'est quelque chose qu'il faut apprendre à faire le plus vite possible,
09:56parce qu'au-delà de la confiance, il y a aussi une notion de posture.
09:59Pour que la personne nous respecte en tant que partenaire,
10:02à plus forte raison,
10:03mais en tous les cas, en tant qu'une partie prenante égale à elle,
10:07il faut aussi qu'on ait la posture de l'expert qu'on prétend être.
10:11La posture, c'est une question de confiance,
10:13c'est aussi une question de gérer le process.
10:15Donc, comme tu le disais, à ce moment-là,
10:17à la fois, on est garant du process de l'entretien lui-même,
10:21donc du brief lui-même.
10:22Donc, on ne doit pas se faire balader, entre guillemets,
10:24par notre client qui n'a pas le temps,
10:26qui ne veut pas nous expliquer, etc.
10:28C'est notre devoir, encore une fois, d'aller creuser,
10:30mais aussi du process au global, du process de recrutement.
10:33Donc, ce n'est certainement pas au client de devoir faire des allers-retours
10:36ou de demander des news aux recruteurs.
10:38C'est bien aux recruteurs d'avoir mis déjà au préalable
10:41des rendez-vous avec notre client
10:43pour qu'ils se sentent un peu bordés et en confiance, du coup.
10:46OK.
10:47Parce que souvent, des problématiques qui arrivent,
10:50je parle d'expérience,
10:51c'est que les managers,
10:55même si c'est une priorité lorsqu'ils nous en parlent pendant le brief,
10:59quand le temps avance,
11:01eux, ils ont d'autres choses à faire
11:02et ça devient compliqué de, par exemple,
11:06de leur envoyer tous les CV,
11:07de travailler, en fait, forcément avec eux.
11:10Comment tu abordes ça ?
11:12C'est vraiment avec des points fixes à chaque fois que...
11:14Oui, la plupart du temps, c'est ce qui fonctionne le mieux,
11:17c'est qu'encore une fois, on est garant du processus,
11:20donc un process qui soit le plus simple
11:21et le plus régulier possible,
11:22donc des points hebdo en général.
11:24On va aussi, à la fois, ça va nous servir
11:26à avoir les avis de nos clients internes ou externes
11:29sur les candidats, par exemple,
11:31mais aussi, ça va nous servir à démontrer
11:32ce qu'on a fait dans la semaine
11:34parce que ce qui ne se voit pas n'existe pas pour eux,
11:37donc c'est aussi important.
11:39La deuxième chose, c'est qu'il faut se montrer flexible,
11:42parfois, sur la typologie de mode de décision
11:44et de mode de travail de notre client,
11:46donc parfois, il faudra peut-être avoir
11:49deux personnes autour de la table,
11:51il faut adapter le mode de décision avec lui,
11:53pour que ce soit le plus facile possible.
11:55J'ai des clients, par exemple, que j'accompagne,
11:57donc des cabinets de recrutement
11:57qui, avec certains clients à eux,
12:00travaillent avec WhatsApp
12:01parce que leurs clients à eux sont plus dessus,
12:05donc c'est beaucoup plus facile,
12:06ou sur Slack, par exemple.
12:08Donc, on adapte le moyen de communication,
12:10ça importe assez peu, en fait.
12:11Ce qui compte, c'est d'avoir une régularité
12:13de rapport avec notre client le plus possible,
12:18aussi pour capter un peu les signaux faibles,
12:20parce qu'au-delà, en fait,
12:21des points hebdomadaires qu'on va faire,
12:23on va faire bien notre travail,
12:24on va nous montrer nos petits tableaux, etc.,
12:25on est content.
12:26Ce qu'on veut aussi capter,
12:27c'est est-ce que le client,
12:29où en est le client dans son procès de décision ?
12:31Est-ce qu'éventuellement,
12:32il a fait rentrer d'autres personnes
12:34dans le procès dont on ne serait pas au courant ?
12:35Et tout ça, on le sait parce qu'on a un rapport,
12:38j'allais dire amical,
12:39pas forcément amical,
12:40mais en tout cas personnel,
12:41le plus personnel possible avec notre client.
12:43Plus on va, en fait, tisser ce lien
12:45avec la personne,
12:46et plus on sera au courant aussi des choses.
12:48Donc, ça va nous permettre,
12:49même, de comprendre que finalement,
12:51son critère, il a un petit peu bougé,
12:52que lui, ça n'en est pas vraiment rendu compte,
12:54mais nous, en tant qu'experts, on le voit.
12:56Donc ça, c'est important.
12:58Avoir un process bien calibré
13:00et puis ensuite, le formaliser régulièrement,
13:02quand même, par des mails, etc.,
13:03qui nous montrent bien les degrés d'avancement.
13:05OK.
13:06En fait, finalement,
13:07ça revient à la confiance,
13:09c'est créer des jalons
13:12pour qu'on puisse avoir des points,
13:14de se comprendre,
13:14et de dire, OK,
13:15on est encore en diapason sur les sujets,
13:17et on avance ensemble,
13:19au lieu d'avancer tous les deux séparément,
13:21par exemple.
13:21Exactement.
13:22OK.
13:23Je comprends mieux.
13:26Quand tu parles de...
13:27On parle souvent, donc,
13:28oui, même de cette relation-là.
13:30Qu'est-ce qu'on doit vérifier
13:33en termes de signaux faibles,
13:35à part le fait que, donc,
13:36il peut y avoir de nouvelles personnes
13:37qui peuvent rentrer sur le recrutement,
13:40d'autres cabinets, par exemple.
13:41Il y en a d'autres signaux faibles
13:43qui peuvent être importants de capter ?
13:46Moi, ce que je travaille beaucoup
13:47avec mes clients,
13:48donc, pareil,
13:48cabinet de recrutement,
13:49cruteur indépendant,
13:50mais c'est aussi valable en interne,
13:51je pense,
13:52c'est de scorer ses clients.
13:54Ce que j'entends par là,
13:55c'est, finalement,
13:57donner un peu le nutricore
13:58de nos clients en recrutement,
14:01basé sur des critères
14:02qui sont importants pour nous.
14:03En général,
14:04ça va être à peu près
14:04toujours les mêmes,
14:05donc, il va y avoir
14:06la faisabilité du poste,
14:08l'urgence réelle ou supposée du poste,
14:10il va y avoir les raisons du départ,
14:12est-ce qu'il y a, finalement,
14:13un peu des red flags
14:14au sein de l'équipe,
14:15en termes de management, etc.,
14:17tout ça va nous permettre
14:17de montrer si le job
14:19est faisable ou pas
14:20et à quel degré il est difficile.
14:22La géographie, évidemment,
14:24la rémunération,
14:25donc, tout ce qui concerne
14:26le poste lui-même,
14:27mais aussi ce qui concerne
14:27le donneur d'ordre.
14:29Donc, là,
14:29le manager opérationnel,
14:31est-ce qu'il est réactif ?
14:32Est-ce qu'il est engagé
14:32dans le processus ?
14:33Est-ce qu'il nous donne
14:34toutes les informations ?
14:35Et puis, ensuite,
14:36il va y avoir toute la partie,
14:38on va dire,
14:39du processus,
14:40donc, est-ce qu'il y a
14:40des concurrents,
14:41internes ou externes ?
14:42Et même pour les recruteurs internes,
14:45voir, finalement,
14:45si on est en concurrence
14:46avec des cabinets, par exemple,
14:48ou même avec le manager lui-même
14:50qui, peut-être,
14:51par son réseau,
14:52essaie de travailler par lui-même.
14:53Ce n'est pas forcément
14:54une concurrence négative.
14:56On peut aussi travailler
14:57tous ensemble,
14:58mais il faut le savoir.
14:59Il faut savoir,
14:59parce qu'il faut savoir,
15:00nous, à quel moment du processus
15:02on se situe.
15:03Donc, ça, c'est important
15:04et c'est des choses
15:05à revérifier, je pense,
15:06tout au long du processus
15:07pour être sûr
15:08que ça ne bouge pas.
15:09Mais ça veut dire que
15:11si on a le moyen de juger,
15:13c'est-à-dire qu'à bout d'un moment,
15:14on a le droit de se dire aussi,
15:15de dire non,
15:16de dire, en fait,
15:19ce recrutement,
15:19ce n'est pas possible
15:20ou il y a trop de personnes
15:23en jeu.
15:24C'est une possibilité.
15:25Alors, c'est complètement
15:26une possibilité.
15:27C'est, je pense,
15:27quelque chose
15:28qui est très difficile
15:28à faire pour beaucoup
15:29de personnes,
15:30notamment les prestataires,
15:31parce qu'ils ne vont pas
15:32vouloir dire non
15:33à un client.
15:34Ça peut paraître
15:35très contre-intuitif.
15:36En réalité,
15:37ça ne l'est pas tant que ça
15:38parce que si on est capable
15:38d'expliquer à notre client
15:40pourquoi est-ce que, finalement,
15:41son projet n'est pas tenable
15:43en l'état ?
15:43Et pourquoi on ne va pas
15:44travailler le dessus aujourd'hui ?
15:46Donc, soit c'est une question
15:47de compétence.
15:47On n'a pas la compétence
15:48au sein du cabinet,
15:49par exemple.
15:49On n'a pas la ressource.
15:50On n'a pas le vivier.
15:51On va orienter vers
15:52un confrère, par exemple.
15:53Ça, c'est OK.
15:54Mais si c'est parce que
15:55son job, finalement,
15:57il est trop immature,
15:58il n'est pas avancé,
15:59il ne correspond pas au marché,
16:00etc.,
16:00c'est une bonne façon aussi
16:01de travailler,
16:02de faire de la pédagogie
16:03avec lui
16:03pour l'amener à comprendre
16:04que, déjà,
16:06on est honnête,
16:06on ne va pas travailler
16:08pour rien,
16:13mais c'est aussi quelque chose
16:13qui nous positionne
16:14comme un partenaire crédible.
16:15Donc, oui,
16:16tout de suite, maintenant,
16:17sur du court terme,
16:18on peut se dire
16:18qu'on perd un client.
16:20Sur du long terme,
16:21je pense qu'en fait,
16:21on gagne sa confiance,
16:22encore une fois.
16:23Il est encore toujours
16:25question de confiance.
16:26C'est valable aussi
16:26pour l'interne
16:27parce que quand on est
16:28en capacité de challenger
16:29la personne qu'on a en face
16:30et de dire,
16:31non, en l'état,
16:32ton job n'est pas faisable.
16:33Je te montre l'état du marché.
16:35Regarde, en fait,
16:35il n'y a personne.
16:36Et donc, il va falloir bouger
16:37certains paramètres.
16:38Si la personne ne veut pas,
16:40en fait, c'est plutôt
16:41à nous de dire,
16:42bon, en l'état,
16:43je ne peux pas travailler.
16:44OK.
16:45Voilà.
16:46J'ai l'impression
16:46que c'est facile à dire
16:47et que c'est compliqué
16:48à réaliser.
16:50Oui, parce qu'on ne nous prend
16:51pas à dire non,
16:51mais de façon générale,
16:53on a beaucoup de mal
16:53avec l'idée de dire non
16:54comme étant un refus
16:55qui va vexer quelqu'un
16:56parce qu'en fait,
16:57on a surtout peur
16:57de la confrontation.
16:58C'est surtout ça.
16:59Mais si on le fait
17:00de la bonne façon,
17:01il y a des méthodes
17:02pour le faire.
17:02C'est une des choses
17:03que j'enseigne.
17:03C'est comment est-ce
17:04qu'on peut dire non
17:05avec doigté
17:06et puis sans se mettre
17:07les personnes à dos.
17:08Bien au contraire
17:09et j'ai de nombreux exemples
17:10où mes clients
17:11et même moi,
17:11ça m'est arrivé personnellement,
17:13avons dit non
17:14et en fait,
17:15la personne nous rappelle
17:16en disant,
17:17OK, un mois après,
17:18on est trois semaines après.
17:19En fait,
17:20vous êtes le seul
17:21à m'avoir dit la vérité
17:22en réalité.
17:22Donc, OK,
17:23je suis prêt pour travailler.
17:24Et à ce moment-là,
17:25le client est dans
17:26une zone de maturité
17:27par rapport à son poste
17:28et à son propre engagement
17:30qui est nettement
17:30plus sympathique.
17:31OK.
17:32Mais c'est hyper intéressant
17:33parce que je n'ai jamais réalisé
17:34qu'on pouvait aussi
17:36scorer son client.
17:37Enfin, de se dire,
17:38OK, il fonctionne comme ça.
17:40C'est important de se dire,
17:41OK,
17:43ben oui,
17:44telle note,
17:45je ne sais pas,
17:46il répond assez vite
17:47ou il répond lentement
17:48ou peut-être,
17:49je ne peux pas dire
17:50un manager toxique,
17:51mais voilà,
17:52de dire toutes ces petites données-là,
17:53c'est hyper important.
17:54Oui.
17:56Et donc,
17:57OK,
17:58OK.
17:58Et sur le fait
18:00que tu parles
18:02d'expérience
18:03où c'était arrivé,
18:04est-ce que tu pourrais
18:04donner un exemple,
18:05par exemple,
18:06de situation
18:07où tu as dû vivre
18:08un,
18:08dire un no-go ?
18:10Oui,
18:10ça m'est arrivé
18:11assez régulièrement,
18:13dire no-go déjà
18:13pour des candidats,
18:15mais même en amont
18:16pour des postes
18:18qui,
18:18c'était un poste
18:19qui n'était pas faisable
18:20en l'état,
18:20donc j'avais fait
18:21une pré-recherche.
18:22Il ne faut pas arriver
18:22en faisant un an de facto
18:24comme ça,
18:24sans explication,
18:25évidemment.
18:26Il faut arriver
18:26avec un petit peu de data.
18:28Encore une fois,
18:28je pense vraiment
18:29que la data est clé
18:29de façon générale,
18:31en démontrant
18:32que le sourcing
18:33en l'état,
18:34c'était,
18:35je ne sais pas,
18:36100 personnes,
18:37donc 100 personnes,
18:37s'il y en a peut-être
18:3810% qui sont disponibles
18:40et disposés
18:41à peut-être
18:43changer de poste,
18:44combien sont
18:44sur la zone géographique,
18:45ça menuise
18:46encore et encore
18:48les personnes disponibles
18:49et en fait,
18:49le manager ne voulait
18:50pas trop bouger
18:51ces critères,
18:52donc on avait un peu
18:52le côté
18:54un peu double peine,
18:55donc non seulement
18:56le poste était compliqué,
18:57était un peu rare,
18:58n'était pas très bien payé
18:59et puis ça commence
19:00à faire beaucoup,
19:01donc à un moment,
19:02je veux bien,
19:02on travaille avec ce qu'on a
19:03mais on ne peut pas
19:04faire des miracles non plus,
19:05donc là,
19:06le sujet,
19:06c'est soit on se met
19:07autour d'une table
19:08et on travaille ensemble
19:09pour trouver d'autres avantages,
19:11pour peut-être
19:11ouvrir ses chakras
19:12sur certains sujets,
19:13je pense au télétravail
19:14par exemple,
19:14à d'autres choses,
19:15pour compenser finalement
19:16les faiblesses intrasèques
19:17du poste,
19:18est-ce que peut-être
19:19il y a une question,
19:20et c'est ce qu'on a fait
19:21finalement,
19:22de juniorité
19:23qui avait été mal pesée
19:25quelque part dans le poste,
19:26donc en d'autres termes,
19:27la personne voulait
19:28un senior
19:29au prix d'un junior
19:30et en plus,
19:31il fallait qu'il fasse
19:31ci et ça et ça,
19:32donc il avait besoin
19:33de réalisme
19:34en d'autres termes,
19:35comme il était un peu têtu,
19:38mais ça tombe bien moi aussi,
19:39donc on a eu des discussions
19:41animées,
19:41animées mais étayées par contre,
19:43donc après,
19:44c'est toujours lui
19:44le décisionnaire,
19:45bien sûr,
19:45c'est lui le client,
19:46c'est lui qui décide,
19:47par contre,
19:48moi je ne peux pas travailler,
19:49encore une fois,
19:50je ne suis pas magicienne,
19:50donc je lui donne
19:51tous les éléments
19:52pour lui permettre
19:53de décider en toute conscience,
19:54c'est ça mon boulot,
19:56et une fois qu'il prend
19:57sa décision,
19:57elle ne m'appartient plus,
19:59et en fait,
19:59quand il a commencé
20:00à comprendre
20:01cet état d'esprit-là,
20:03au bout d'un moment,
20:03il est quand même revenu
20:04vers moi en me disant
20:04bon ok,
20:05peut-être qu'il va falloir
20:06qu'on travaille
20:07sur un entre-deux
20:08ou peut-être qu'il faut
20:09refaire un peu
20:10la fiche de poste,
20:10et là c'était bon.
20:13Mais du coup,
20:14ça exige
20:15qu'il fasse quand même
20:16pas mal de feedback
20:17par rapport à ce que
20:18tu vas lui proposer,
20:19qu'est-ce qui se passe
20:20si tu as un manager
20:21qui est un peu plus silencieux
20:25disponible pour te répondre
20:27ou pour avancer avec toi
20:28sur ces différents points ?
20:29Ou que vous êtes éloignés ?
20:31Il faut l'avoir vu en amont,
20:32je pense que là,
20:33dans la phase de brief
20:34et les travailler un peu au corps,
20:36surtout dans les premières phases,
20:37pour créer cette relation
20:38le plus possible.
20:40Si on est en interne,
20:41c'est essayer d'aller sur place
20:43directement,
20:43aller voir les personnes,
20:44mais même en externe d'ailleurs,
20:46et en fait,
20:46tenir un maximum cette relation,
20:48essayer de s'adapter
20:48le plus possible.
20:49Moi, j'avais des managers,
20:50par exemple,
20:51qui ne répondaient pas au téléphone,
20:52mais ils répondaient par mail
20:53parce que c'était plus simple,
20:54parce que c'était un synchro,
20:55on s'adapte là-dessus.
20:58Après, c'est une question
20:59de responsabilisation aussi.
21:01On ne peut pas passer
21:01tout notre temps
21:02à courir après nos clients,
21:04évidemment,
21:05même si on comprend parfaitement
21:06qu'ils n'ont pas que ça à faire.
21:07Et c'est vrai,
21:07ils n'ont pas que ça à faire,
21:08ce n'est pas que ça leur métier.
21:09Donc, on peut le comprendre.
21:11C'est pour ça qu'on a
21:12les rendez-vous ensemble.
21:14Donc, à partir de là,
21:16si en fait,
21:16c'est bien dimensionné,
21:18il n'y a aucune raison.
21:19Donc, s'il n'y a pas d'engagement,
21:22c'est probablement
21:22qu'il y a une déresponsabilisation
21:24en se disant,
21:24bon, envoyez-moi l'essai,
21:25je verrai bien.
21:26Donc là, il faut reprendre
21:27un peu les rênes,
21:28à mon avis.
21:29C'est un peu le sujet
21:30que j'essaie de travailler
21:30de façon générale
21:31avec mes clients.
21:31Un de mes sujets de cœur,
21:33je dirais,
21:34c'est la premiumisation.
21:35Donc, c'est finalement
21:36avoir aussi une façon
21:37de travailler
21:39plus haut de gamme,
21:40plus qualitative
21:41pour tout le monde.
21:42Et ça,
21:43c'est aussi être plus sélectif
21:44et plus en posture,
21:46finalement,
21:47aussi plus forte.
21:48D'accord.
21:49Et donc,
21:50comment,
21:52du coup,
21:53dans cette idée
21:53de premiumisation,
21:56comment tu fais,
21:57même pour que le manager
22:01se sente embarqué,
22:04accompagné par toi ?
22:05Et donc,
22:05qu'est-ce que tu mets
22:07derrière le mot
22:07premiumisation
22:08plus exactement ?
22:10Il y a plein de choses.
22:11J'imagine qu'il y a plein de choses.
22:12Il y a plein de choses.
22:13Premiumisation,
22:14c'est d'abord,
22:16être premium,
22:17plus comme quelqu'un
22:18de qualitatif
22:18et de haut de gamme.
22:19Donc,
22:20ce n'est pas juste
22:20un logo doré,
22:21ce n'est pas monté
22:23ses prix non plus.
22:24C'est en fait,
22:25plutôt avoir une qualité
22:26de service et d'expérience
22:28qui n'est pas possible ailleurs,
22:29qui est plus haut de gamme
22:30et avoir une spécialisation
22:32et une expertise
22:33qui est la plus pointue possible
22:34par rapport aux besoins du client.
22:35Déjà,
22:36ça,
22:36c'est la première chose.
22:38Ensuite,
22:38il va y avoir des sujets
22:39de comment est-ce qu'on va travailler,
22:41de processus,
22:42d'outils,
22:43de conditions aussi
22:44qui permettent aussi
22:45d'avoir un certain engagement
22:47de notre client aussi.
22:50Donc,
22:50c'est important.
22:51Et effectivement,
22:52pour les clients,
22:54comment est-ce qu'on va avoir
22:54cette relation premium
22:56avec eux ?
22:57C'est pareil,
22:58dès le début,
22:59tout au long du process
22:59et en essayant
23:01de les comprendre
23:01le mieux possible,
23:02notamment en phase de brief.
23:04C'est-à-dire que le plus,
23:05on va être en profondeur
23:07et il ne faut pas hésiter
23:08à faire l'extra mile.
23:09En fait,
23:09c'est ça,
23:09je pense,
23:10un des points.
23:10C'est déjà dans la compréhension,
23:12donc à creuser,
23:13creuser,
23:13creuser
23:13et peut-être même le challenger
23:15sur des sujets
23:16auxquels il n'avait pas pensé.
23:17Je pense que si en brief,
23:18le client se dit
23:19« Ah ouais,
23:20j'avais jamais vu ça comme ça »,
23:21on a gagné déjà.
23:23Je pense que déjà,
23:23on a marqué des points en tout cas.
23:25Donc ça,
23:26c'est un point
23:26qui est important.
23:27Et puis ensuite,
23:28c'est essayer de faire
23:30ce que les autres
23:31ont un peu
23:32la flemme de faire parfois.
23:34Donc,
23:34peut-être,
23:35oui,
23:35faire plus beau,
23:37plus propre,
23:37aller faire
23:39un détail mapping
23:39du sourcing,
23:40etc.,
23:41pour donner aussi
23:42une qualité de service
23:43complète
23:43à notre client.
23:45Ok.
23:46Je vois.
23:47Et comment tu vois
23:48ce paradoxe
23:49que je trouve
23:49qu'on reconnaît souvent
23:50quand on fait
23:51de la prestation,
23:52c'est que
23:55le recrutement,
23:56enfin,
23:56quand le manager
23:58vient pour nous proposer,
24:00nous dire
24:00« Oui,
24:01j'ai besoin
24:01de telle personne »,
24:02ça a l'air super important.
24:04Et au fil du temps,
24:07les autres actions
24:08qu'il a à faire,
24:09parce que peut-être
24:09il est submergé justement
24:10parce qu'il lui manque
24:11quelqu'un,
24:12prennent le pas
24:12sur le recrutement
24:13et donc il met ça
24:14un peu de côté.
24:15Et donc,
24:16même si on a une offre
24:16un peu premium,
24:18comme tu dis,
24:20c'est extrêmement dur
24:21de le recalibrer
24:22pour lui dire
24:22« En fait,
24:24ta priorité,
24:24c'est le recrutement
24:25et pas forcément
24:27ton bateau
24:28qui est en train
24:28de couler. »
24:29C'est vrai que
24:30c'est un travail
24:31de tous les instants,
24:32mais je pense que
24:33le fait de scorer
24:33déjà le client à la base
24:35nous montre
24:36où est-ce qu'il faut
24:37mettre notre énergie aussi.
24:38Donc,
24:39on a des clients
24:39plus ou moins
24:41matures dans leurs besoins
24:42en réalité.
24:43Donc,
24:43c'est déjà arrivé aussi
24:44d'avoir des clients
24:45qui ont un besoin
24:47mais qui est un peu flottant,
24:49disons.
24:50Ils ont besoin de recruter
24:50mais ce n'est pas si urgent
24:51en réalité.
24:52Et donc,
24:53mis bout à bout,
24:53les actes nous disent
24:54que ce n'est pas si urgent.
24:55Donc,
24:55je pense que là,
24:56il y a besoin d'un recadrage
24:57et de démontrer,
24:58enfin de lui demander
24:59en tout cas
24:59si le besoin
25:01est réel ou pas en fait
25:02ou s'il est là
25:03au cas où
25:04pour alimenter un pipe
25:04ou peut-être
25:05pour démontrer
25:06à 1001
25:07qu'il fait un effort
25:08de recrutement
25:09mais bon,
25:09finalement,
25:10ce n'est pas si urgent.
25:11Donc,
25:11c'est aussi à nous
25:12de voir
25:13où est-ce qu'il se situe.
25:14Donc,
25:14c'est de le situer
25:15le plus en amont
25:16de la phase possible
25:18et puis ensuite
25:18de recadrer
25:19le cas échéant.
25:20Et ça,
25:21un des arguments,
25:22c'est d'expliquer
25:23qu'on travaille
25:24avec des gens,
25:25on travaille
25:25avec des candidats,
25:26des ressources
25:27qui du coup
25:28ne sont pas éternelles.
25:29Donc,
25:29c'est des personnes
25:30qui viennent sur le marché
25:31du travail
25:31et qui ne vont pas y rester.
25:33Donc,
25:33ça,
25:33c'est un point
25:34qui paraît évident pareil
25:35mais qu'il faut toujours rappeler
25:38de façon très concrète,
25:40en fait.
25:41OK.
25:41Oui,
25:42c'est sûr.
25:43C'est souvent,
25:44je trouve qu'il y a un...
25:45Pareil,
25:46c'est un paradoxe,
25:46c'est que le consultant,
25:48il se rend disponible
25:50et j'ai l'impression
25:51que le manager
25:52se dit qu'il est un peu
25:52en position de force
25:53parce qu'il décide
25:55et en fait,
25:55quand on lui dit,
25:57il accepte finalement
25:58et le consultant,
25:59il dit,
25:59en fait,
25:59j'ai eu une deuxième mission
26:00donc je ne peux pas.
26:02Il est toujours choqué,
26:03outré.
26:04Donc,
26:05je trouve ça amusant
26:06que tu en parles comme ça
26:06parce que c'est vrai
26:07que ça arrive souvent.
26:08Justement,
26:08quand je parlais
26:09de spécialisation
26:10tout à l'heure,
26:12finalement,
26:12c'est le client
26:13qui doit se sentir
26:14un peu excité
26:16de travailler
26:16finalement avec le cabinet
26:17parce qu'il va avoir
26:18accès aux meilleures ressources,
26:19aux meilleures personnes,
26:21à des talents rares,
26:21etc.
26:22Donc ça,
26:22c'est la capacité aussi
26:23du cabinet
26:25à vendre ses profils
26:27dans le sens noble
26:28du terme,
26:28j'entends évidemment,
26:29donc à les promouvoir,
26:31etc.
26:31et à avoir
26:31les meilleurs profils
26:32aussi.
26:33Donc là,
26:34on est littéralement
26:35au cœur de notre métier
26:36qui est d'essayer
26:37d'identifier
26:38et d'engager
26:39des profils
26:39qui sont le plus
26:41ad hoc possible
26:41et si possible
26:42avec des compétences rares,
26:43etc.
26:44désirables sur le marché.
26:45Quand je parle de premium,
26:46finalement,
26:47dans la notion de premium,
26:48il y a une notion
26:48de désirabilité aussi.
26:49J'ai envie de travailler
26:50avec vous
26:50parce que vous avez
26:51l'air meilleur
26:51que les autres,
26:52en gros,
26:53et en plus,
26:53vous êtes plus sympa
26:54et en plus,
26:54vous avez l'air
26:55plus crédible,
26:56etc.
26:56Mais c'est valable
26:57aussi pour les candidats.
26:58Vous avez les meilleurs candidats,
27:00des candidats plus rares,
27:01des candidats plus engagés,
27:02etc.
27:03Donc finalement,
27:04il faut renverser
27:05un peu le rapport de force
27:07en démontrant aussi
27:08au client
27:08qu'il n'est pas tout seul,
27:09il n'y a pas qu'un client.
27:11Par contre,
27:11il y a un seul candidat,
27:12en effet.
27:13C'est vrai.
27:14Nous,
27:14on fait un vrai travail
27:15de,
27:16on appelle ça
27:16nos VIP,
27:18de suivi
27:18de nos consultants
27:20qu'on a déjà éprouvés,
27:22qu'on sait
27:22qu'ils travaillent bien
27:23parce qu'on sait
27:24qu'ils ne vont pas rester longtemps
27:25donc les avoir
27:26en amont
27:27et les proposer
27:27plus facilement
27:30au client manager.
27:32Et je pense que
27:32dans ce travail-là,
27:33il y a tout un enjeu
27:34aussi de copywriting.
27:36Donc le copywriting,
27:37c'est l'art
27:37de convaincre
27:38avec les mots
27:38et puis d'avoir
27:39une action
27:40grâce à notre façon
27:41d'écrire.
27:42Donc c'est très utilisé
27:43dans le marketing
27:43à la base.
27:44Mais je pense
27:45qu'on aurait tout intérêt
27:46dans le recrutement
27:47à s'en inspirer
27:48pour promouvoir aussi
27:49les profils
27:50sans les survendre
27:51mais pour promouvoir
27:52les profils
27:52qu'on va donner
27:53aux clients
27:54ou qu'on va proposer
27:54aux clients.
27:55Ah oui,
27:56donc quand par exemple
27:57on envoie
27:58un CV,
28:00l'explication,
28:02la notation
28:02qu'on met à côté,
28:03ce serait du copywriting
28:04qu'on devrait faire
28:05pour pouvoir promouvoir
28:06et encore mieux.
28:07Je pense qu'on peut
28:08s'en inspirer
28:08parce que finalement,
28:10oui,
28:10on peut faire
28:10un envoi de CV
28:12avec quelques bullet points
28:13efficaces,
28:13ça fonctionne évidemment,
28:16mais on est dans
28:17un environnement
28:17quand même
28:18assez concurrentiel
28:18et pour que la personne
28:20en face,
28:21le client,
28:21se rende compte aussi
28:22de la valeur des personnes
28:23parce qu'il sait lire
28:24un CV a priori.
28:25Donc les bullet points,
28:26c'est bien,
28:26mais ce qu'on a envie
28:27de savoir,
28:28c'est pourquoi est-ce
28:29que tu t'es intéressé
28:30à cette personne ?
28:30Qu'est-ce qu'il fait ?
28:31Qu'est-ce qu'il a fait ?
28:32C'est quoi finalement
28:33ses grands travaux,
28:35ses grands résultats,
28:36etc.
28:36Comment il peut prouver
28:37en fait qu'il est vraiment
28:38un expert dans son domaine ?
28:39Qu'est-ce qu'il a obtenu
28:40dans ses expériences précédentes ?
28:43En fait, raconter une histoire,
28:44raconter l'histoire
28:44de notre candidat,
28:45c'est s'en faire un peu
28:46le porte-voix,
28:47le porte-parole
28:48sans, encore une fois,
28:49sans survente
28:49parce que notre travail,
28:50c'est aussi de mettre à jour
28:52des zones d'ombre éventuelles,
28:53etc.,
28:54des zones de risque,
28:55évidemment,
28:56même fortement,
28:57mais c'est aussi
28:58de raconter l'histoire
28:59du candidat autrement
29:00que par un vulgaire CV
29:01qu'il a déjà
29:02de toute façon.
29:03Bien sûr.
29:03Non, mais c'est vrai
29:04qu'on a tout de suite,
29:06on pense surtout
29:07à ne pas faire perdre de temps
29:09à notre manager
29:10plutôt qu'à lui raconter
29:11l'histoire en diction,
29:12on développe quelque chose,
29:13en fait,
29:14on va arriver à une situation
29:15où on va se dire
29:16j'ai pas le temps.
29:17Mais il ne faut pas
29:17écrire un livre non plus.
29:19Si on me lance, moi !
29:21Alors attendez,
29:21ne bougez pas,
29:22je vous sors le prochain
29:23pour l'idire,
29:23il n'y a pas de problème.
29:24Non, non, mais en fait,
29:25copywriting,
29:26ça ne veut pas forcément dire
29:27faire des très très longues phrases,
29:28c'est même plutôt le contraire.
29:29C'est une écriture
29:30qui est une écriture persuasive,
29:31donc une écriture
29:32qui est plutôt courte quand même
29:33et adaptée au format
29:34dans lequel il s'inscrit.
29:35Donc si c'est un livre,
29:36ce sera plus long
29:37et puis si c'est un article,
29:38ce sera moyen
29:38et si c'est effectivement
29:39un compte rendu dans un mail,
29:40c'est censé être court
29:41et ne faire qu'une page
29:42dans le corps du mail,
29:43évidemment.
29:44Mais la façon de le tourner,
29:47finalement,
29:47l'angle qu'on va prendre
29:48pour raconter que,
29:49je ne sais pas,
29:50Julie a 10 ans d'expérience
29:52en sales dans tel domaine,
29:54bon ben,
29:54on peut l'écrire comme ça
29:55mais on peut l'écrire
29:55aussi autrement.
29:56Ça va aussi avoir
29:57un effet d'empreinte,
30:00finalement,
30:00chez le client
30:01qui va plus s'en rappeler
30:02et qui va peut-être
30:03être aussi plus hooké,
30:04plus intéressé.
30:05Oui,
30:06je pense aussi
30:07que c'est aussi
30:07dans le nombre de...
30:09On revient à cette idée
30:10de premium
30:10et c'est dans le nombre
30:11de CV qu'on envoie,
30:13avoir une certaine rigueur
30:14de se dire,
30:15nous,
30:15je sais qu'on fait toujours
30:16un pack de trois,
30:17on se dit,
30:18c'est les trois meilleurs.
30:19Voilà.
30:20Et donc,
30:21avoir une logique
30:21comme ça
30:24d'efficacité
30:24mais de cohérence.
30:26Exactement.
30:27Et l'un va avec l'autre,
30:28en fait.
30:28Parfois,
30:29on peut avoir tendance
30:30à opposer un peu les deux
30:31et à faire volume
30:32versus efficacité
30:34versus qualité.
30:35En fait,
30:35ce n'est pas tout à fait vrai
30:36parce que si on a bien
30:37travaillé en amont
30:38notre sourcing
30:38et qu'effectivement,
30:39tous nos templates sont faits,
30:40etc.,
30:41ça ne prend pas plus de temps.
30:42Pas du tout.
30:42Mais par contre,
30:43l'efficacité est accrue
30:43parce qu'en plus,
30:45peu de personnes
30:46vont faire comme ça.
30:47Mais est-ce que
30:48ce n'est pas quelque chose
30:49qui se développe plus
30:50comme ça ?
30:50Parce que justement,
30:52tu parlais de l'IA
30:53tout à l'heure
30:54et avec l'IA,
30:55je pense qu'on peut faire
30:57plus de templates
30:57et plus démocratiser
31:00cette façon de faire
31:01ou peut-être de...
31:02Ça va peut-être venir.
31:03Oui,
31:04ce n'est pas faux.
31:04L'outil permet,
31:05absolument.
31:06Mais ce qu'on voit,
31:08ce n'est pas ça.
31:09Finalement,
31:09ce qu'on voit,
31:10c'est la démultiplication
31:11de contenus moyens.
31:13En fait,
31:13c'est comme sur LinkedIn.
31:14Donc,
31:15ça a permis l'accession
31:15de plein de personnes
31:16au fait d'écrire sur LinkedIn,
31:18ce qui en soi est top.
31:19Sauf que ce qu'on voit,
31:20c'est la démultiplication
31:21de posts à dingue.
31:24copier-coller,
31:24etc.
31:25Donc,
31:25oui,
31:25les outils nous permettent
31:27plein de choses.
31:27C'est formidable.
31:28Mais si c'est juste
31:28pour copier à grande échelle
31:30des choses qui ne sont pas incroyables,
31:32c'est dommage.
31:33Par contre,
31:33si on se pose la question en amont
31:34et c'est ça qu'il faut faire,
31:35je pense,
31:36avec l'IA,
31:36c'est se poser en tant que
31:37prestataire de recrutement
31:38la question de se dire
31:39comment ça peut véritablement
31:41améliorer,
31:41un,
31:41la productivité d'un côté
31:42en back-office
31:44et deux,
31:44avec mon client peut-être
31:45en faisant des dashboards,
31:46en faisant...
31:46Il y a plein de choses à faire,
31:47des templates,
31:48etc.
31:49Se mettre un bon coup dessus
31:50pour le faire
31:51une bonne fois pour toutes,
31:52le travail en qualité
31:53et effectivement,
31:54après,
31:54on va démultiplier
31:55cet effet qualitatif
31:57grâce à l'outil.
31:59Je vois totalement...
32:00En fait,
32:00nous,
32:00on est exactement
32:01dans cette logique-là
32:02en ce moment
32:03de comprendre,
32:04déjà,
32:05tous les outils
32:05qui sont à notre disposition
32:06et de savoir
32:07comment les utiliser
32:08et c'est vrai
32:08qu'on se rend compte
32:10que la plupart des concurrents
32:11vont lancer la nouveauté
32:13tout le temps
32:13et essayer plein de choses
32:15en direct
32:16et ce n'est pas forcément
32:17pertinent
32:17et ça ne ressort pas
32:19de la masse.
32:20En fait,
32:20je pense qu'il y a
32:22un peu une polarisation
32:23du marché du recrutement
32:24en ce moment
32:25qui va probablement
32:26s'accentuer.
32:27Alors,
32:27peut-être que j'ai tort,
32:28c'est mon opinion personnelle,
32:29mais d'un côté,
32:31par l'accession
32:31de ces moyens de production
32:32qui deviennent accessibles
32:33à tous,
32:35ça favorise aussi
32:36des formats très volumiques.
32:38Donc,
32:38évidemment,
32:39puisqu'on va pouvoir
32:39envoyer plus de CV
32:41très rapidement,
32:42etc.
32:42Donc,
32:42pour certains types
32:43de formats d'activité,
32:44je pense à l'intérim,
32:45par exemple,
32:46c'est particulièrement
32:47intéressant
32:47ou pour peut-être
32:49des cabinets
32:49qui vont être
32:50sur un système
32:51de volume,
32:52gros volume,
32:52etc.
32:54Notamment sur des emplois
32:55moins qualifiés,
32:57etc.
32:57Ça peut être très intéressant
32:58et de l'autre côté,
32:59une polarisation
33:00vers la qualité.
33:01Moi,
33:02ce que j'enseigne
33:02qui est plutôt
33:02la partie premiumisation,
33:04du coup,
33:04sur des personnes,
33:05sur des candidats,
33:06en tout cas de haut niveau,
33:07sur des demandes
33:08plus pointues
33:09où là,
33:10toute la partie
33:10de personnalité de marque,
33:11de spécialisation,
33:13d'expérience candidat,
33:14d'expérience client
33:15va prendre tout son sens.
33:16Et au milieu,
33:17je pense que le ventre mou
33:19va un peu avoir
33:20des difficultés,
33:21à mon avis.
33:22Et tu penses
33:23que c'est une polarisation
33:24qui va se faire
33:24sur longtemps ?
33:26Parce que l'IA,
33:27ça avance extrêmement vite.
33:29Et donc,
33:30ce qui est vrai aujourd'hui
33:31n'est pas vrai demain.
33:32C'est vrai.
33:34Et donc,
33:34est-ce que tu as une horizon ?
33:36Comment on se prépare ?
33:38Je ne serais pas
33:39à dire en termes d'horizon.
33:40Par contre,
33:40comment on se prépare ?
33:43En choisissant,
33:43en fait,
33:43quel ADN
33:44on veut donner
33:44à notre cabinet de recrutement.
33:46Et si on n'est pas cabinet,
33:47même à notre démarche
33:48de recrutement,
33:48notre activité de recrutement,
33:49même quand on est en interne.
33:51Finalement,
33:51il y a plein de façons
33:52de faire un peu
33:53notre art de recruteur.
33:55Et il est temps
33:55de se poser la question
33:56de comment est-ce
33:57qu'on veut le faire
33:58véritablement en fait ?
33:58Quelle empreinte
33:59on veut laisser là-dedans ?
34:00Je pense que c'est d'abord ça.
34:02Donc,
34:02une fois qu'on a
34:03fait ce choix-là,
34:04après les choses
34:05en découlent
34:07relativement rapidement.
34:07Si on veut par exemple
34:08travailler
34:09avec des clients de confiance
34:10de façon renouvelée
34:12sur des postes
34:13intéressants
34:13de haut niveau,
34:14etc.,
34:15qui vont demander aussi
34:15une espèce de cohérence
34:17et de confiance
34:18encore une fois pointue,
34:19on va se situer
34:20du côté
34:21plutôt qualitatif du sujet
34:22qu'il va falloir
34:23accentuer
34:24encore plus,
34:25être encore plus pertinent,
34:26encore plus spécifique,
34:28encore plus authentique,
34:29etc.
34:30Donc,
34:30je pense que c'est d'abord
34:31une question
34:32de réfléchir
34:34à ce qu'on fait.
34:35Est-ce que tu fais ça
34:35comme ça ?
34:38Parce qu'en fait,
34:39je trouve que
34:40quand on parle
34:41de spécialisation,
34:42de se personnaliser,
34:45de trouver son ADN,
34:47on va souvent
34:48enfoncer des portes ouvertes
34:49et après,
34:50je trouve que
34:51tous les cabinets
34:51finissent par dire
34:52un peu la même chose,
34:53donc je n'arrive pas
34:54encore à voir
34:56qu'est-ce qu'ils sont,
34:57je fais exprès
34:58de faire,
34:59mais qu'est-ce qui fait
35:00qu'on va être
35:01plus spécialisés
35:02au-delà de,
35:04nous, par exemple,
35:05on travaille beaucoup
35:06sur SAP,
35:07au-delà de ça,
35:08qu'est-ce qu'il peut faire,
35:09qu'est-ce qu'il peut avoir
35:10d'autres comme choses
35:11à mettre en avant
35:13pour se dire
35:14qu'on est différent
35:15d'un autre cabinet ?
35:16Différent,
35:16ça ne veut pas forcément
35:17dire faire ce que
35:18personne n'a jamais fait
35:19au monde,
35:20donc c'est spécifique
35:21plutôt qu'il faudrait dire
35:22en réalité que différent
35:23parce que,
35:24oui,
35:25on fait du recrutement,
35:26oui,
35:26effectivement,
35:27donc il y a le côté
35:28de spécialisation,
35:29le côté d'expertise,
35:30comment on peut prouver
35:31finalement qu'on est
35:32l'expert de notre domaine
35:33avec des chiffres,
35:34avec des résultats,
35:35est-ce qu'on a des cas clients,
35:36est-ce qu'on a des choses
35:37comme ça ?
35:38Pareil sur la partie candidat,
35:40est-ce qu'on a des assets
35:40en fait aussi
35:41qui nous distinguent,
35:42par exemple,
35:42une méthodologie propriétaire,
35:46vivier candidat
35:47ou même de communauté,
35:48si on va encore plus loin,
35:49de communauté candidat
35:50sur laquelle on peut s'appuyer
35:51et là,
35:51qui n'est pas copiable non plus.
35:53Est-ce qu'on a
35:54une expertise particulière
35:55due à notre expérience
35:57personnelle,
35:57par exemple ?
35:58Tout ça,
35:58ça va s'ajouter
35:59les uns les autres,
36:00la communication aussi,
36:01la façon dont on va,
36:02le ton de voix
36:03qu'on va avoir,
36:04etc.,
36:04à l'externe,
36:05tout ça va s'ajouter,
36:05va faire un peu effet cumulé
36:07et va nous rendre
36:07un peu spécifique
36:08sur notre domaine.
36:09Le plus on est sur
36:10quelque chose de resserré
36:11et le plus ce sera vrai,
36:12forcément.
36:14C'est quelque chose
36:14qui fait peur souvent
36:15parce que moi,
36:18je parle en marketing,
36:19mais souvent,
36:20quand on dit à quelqu'un
36:20qu'il faut se spécialiser,
36:22il se dit
36:22« Ah ok,
36:22mais je coupe mes possibilités »,
36:25alors qu'en fait,
36:25on se dit
36:25« Oui, mais non,
36:26tu vas avoir
36:27un meilleur faisceau
36:28et tu vas être
36:29beaucoup plus efficace
36:31sur ce domaine-là
36:31que si tu parlais
36:33à tout le monde,
36:33tu parles à personne. »
36:34C'est un des freins
36:35numéro un,
36:36je pense,
36:36que je rencontre
36:37quand je travaille
36:37sur ces sujets-là
36:38avec mes clients
36:39qui ont l'impression
36:40qu'en étant
36:42multispécialiste,
36:42généraliste,
36:43on disait comme on veut.
36:45Finalement,
36:45c'est l'illusion du choix,
36:46l'illusion que tout peut arriver
36:48et qu'on ne se coupe
36:49aucune porte.
36:49En réalité,
36:50on va diluer notre message.
36:51Un autre point,
36:52je pense,
36:52là-dessus,
36:53qui gêne beaucoup les gens,
36:54c'est qu'on a toujours dit
36:55que choisir,
36:56c'est renoncer.
36:57Moi, je ne crois pas.
36:57Je pense que choisir,
36:59c'est prioriser.
37:00Ensuite,
37:00rien ne nous empêche
37:01effectivement de travailler
37:01une deuxième verticale,
37:02une troisième verticale
37:03sur un domaine similaire
37:05ou même différent,
37:06pourquoi pas ?
37:06Je n'ai aucun problème
37:07avec ça,
37:07mais il faut le faire
37:08en toute conscience
37:08et de façon qualitative,
37:10encore une fois.
37:11Si c'est pour s'éparpiller
37:12dans tous les sens,
37:13c'est un peu moins intéressant
37:14et surtout si on est
37:15un petit cabinet
37:16ou à plus forte raison
37:17si on est tout seul,
37:18le fait de pouvoir capitaliser
37:19notamment sur ses sourcings,
37:20sur son travail,
37:21sur ses clients,
37:22sur son expertise aussi
37:23d'un tissu économique,
37:25d'un tissu local,
37:27ce n'est pas possible
37:27si on en a 50 000
37:29en fait,
37:29parce qu'on est tout seul
37:30ou on n'est pas beaucoup
37:32dans le cabinet.
37:32On ne peut pas appliquer
37:36autrement dit
37:36des stratégies
37:38de multispécialistes,
37:39de grands cabinets
37:39multispécialistes
37:40qui ont 400,
37:41500 consultants
37:41sur tout le territoire
37:42sur des multispécialistes
37:43quand on est
37:44un cabinet à taille humaine
37:46de 1 à 10 personnes
37:48par exemple.
37:49Ce n'est pas la même stratégie
37:50qu'il faut appliquer.
37:51Donc ça n'empêche pas
37:52d'avoir plusieurs
37:53après verticales.
37:54Je ne suis pas pour
37:54forcément se nicher
37:55à tout prix,
37:57mais il faut comprendre
37:58comment on va travailler
37:59pareil derrière.
38:00C'est super intéressant
38:02parce que c'est vrai
38:04que c'est des sujets
38:05qui sont assez actuels
38:08et aussi assez effrayants
38:10parce que je pense
38:10que quand on est
38:11un petit cabinet
38:12ou même quand on est
38:12un recruteur en indépendant,
38:15on est impressionné
38:16par la charge
38:18par exemple de...
38:20J'allais dire LinkedIn
38:21parce que je sais
38:22que LinkedIn,
38:22il pense à faire
38:23plus du recrutement,
38:25s'ouvrir,
38:26mais voilà,
38:27ou les maths
38:28ou les choses comme ça
38:29qui sont
38:29qui sont des places
38:30où on peut avoir
38:33du recrutement
38:35et ça fait peur
38:36du coup
38:37de se spécialiser.
38:38En fait,
38:38c'est plutôt
38:38une réponse à ça
38:39parce que finalement
38:40des très gros acteurs
38:41comme ceux-là
38:42qui sont par définition
38:43pas spécialisés du tout,
38:44comment est-ce qu'on peut
38:45boxer dans leur catégorie ?
38:47Finalement,
38:48ce n'est pas trop possible.
38:48En fait,
38:49ce n'est même pas trop
38:49souhaitable non plus.
38:50Donc là,
38:51on va avoir de la crédibilité
38:52nous en tant que recruteur
38:53indépendant
38:54au petit cabinet.
38:54C'est justement
38:55en étant l'expert
38:56réel d'un domaine,
38:57l'expert en profondeur,
38:58pas juste en surface.
39:00Et donc ça,
39:00c'est possible
39:01parce qu'on connaît
39:02tous les clients,
39:03on connaît tous les candidats,
39:04on connaît tous les codes,
39:05on connaît aussi techniquement
39:07de quoi on parle
39:07sur les métiers.
39:08Et ça,
39:09c'est possible
39:10parce qu'on a l'expérience
39:11qu'on l'a répétée
39:12plusieurs fois,
39:12etc.
39:12Donc,
39:13à moins,
39:14effectivement,
39:15de pouvoir le répéter
39:15sur des zones jumelles,
39:17disons,
39:18voisines,
39:19je ne crois pas
39:19qu'on puisse avoir
39:20des multitudes de spécialités.
39:22Et encore,
39:22ça,
39:22c'est un discours
39:23que je n'aurais pas tenu
39:24peut-être cinq ans avant.
39:26Mais le marché est différent.
39:27Le marché est beaucoup plus
39:29sur une spécialisation aujourd'hui.
39:31On le voit dans les chiffres.
39:32On le voit dans les chiffres
39:33des gros cabinets,
39:33par exemple,
39:34sur l'année dernière,
39:35qui quand même
39:35étaient en décroissance,
39:36etc.
39:37et sur certains
39:38qui ont tenu,
39:39entre guillemets,
39:39la barre dans un contexte
39:40de crise,
39:41donc dans un contexte difficile.
39:43On le voit aussi
39:43dans la revente des cabinets,
39:44etc.
39:45On voit que ça,
39:45c'est une réalité aujourd'hui.
39:47Et peut-être que dans dix ans,
39:49ce ne sera plus comme ça
39:49et qu'effectivement,
39:51on pourrait être
39:51beaucoup plus généraliste.
39:53Pourquoi pas ?
39:54On fait avec la vague
39:55qu'on a actuellement.
39:56Et la vague qu'on a actuellement
39:57nous dit que pour se distinguer,
40:00il faut qu'on ait quelque chose
40:01pour se distinguer.
40:02Si on essaie
40:02de faire la compétition
40:04sur un côté généraliste
40:05avec des énormes
40:06mastodontes,
40:08c'est un peu compliqué.
40:12J'ai une autre question
40:12qui n'a peut-être
40:13rien à voir,
40:14mais quand on doit favoriser
40:17la relation,
40:18est-ce qu'on favorise
40:20celle du manager,
40:22consultant,
40:23qui va peut-être
40:23nous donner plein de missions,
40:24ou peut-être celle du consultant ?
40:26Comment on jauge les deux ?
40:28Je pense que c'est
40:28à peu près au même niveau,
40:29que c'est tout aussi important
40:30l'un que l'autre,
40:31mais de quel côté
40:32on se place ?
40:34Ça, c'est une question
40:37où tout le monde
40:37va répondre
40:38oui, bien sûr,
40:39il faut être aligné
40:40les trois parties prenantes,
40:41etc.
40:42Sauf que dans la vraie vie,
40:43parfois,
40:43ce n'est pas complètement
40:44comme ça.
40:45Donc, la plupart du temps,
40:46normalement,
40:46si on a bien travaillé
40:47notre sélection aussi
40:48de clients,
40:49de candidats,
40:50tout ça,
40:50les intérêts sont alignés.
40:51c'est un peu notre travail
40:52d'aligner les trois,
40:53en fait.
40:54Donc, que tout le monde
40:55soit content,
40:56on trouve le bon job
40:57au candidat,
40:58on trouve le bon candidat
40:58au client,
40:59et nous,
41:00on a une bonne prestation
41:01pour avoir fait ça.
41:02Bon, super.
41:04Parfois, c'est compliqué.
41:05Parfois, c'est compliqué
41:06parce que l'intérêt du client
41:08n'est pas exactement
41:09celui du candidat.
41:10Donc, par exemple,
41:11rémunération,
41:12par exemple,
41:13d'autres critères,
41:14etc.
41:17Je pense que nous,
41:18notre posture,
41:20finalement,
41:20elle est celle
41:20du tiers de confiance,
41:21quand même.
41:22Donc, on ne peut pas
41:23être d'un parti pris
41:24trop fort.
41:25Bien sûr que c'est
41:25le client qui nous paye,
41:26mais en même temps,
41:27il nous paye pour être
41:28un conseil, quand même.
41:30Pas juste un distributeur
41:31de CV.
41:31Et c'est là aussi
41:32où la différence entre
41:33est-ce qu'on est sur du volumique
41:34ou est-ce qu'on est sur du premium
41:35dans notre façon de travailler.
41:38Si on veut, effectivement,
41:39du distributeur de CV,
41:40c'est super,
41:40mais ce ne sera pas avec nous.
41:42Parce que, justement,
41:43nous, on prendra
41:45un peu ce recul.
41:46On essaiera de faire
41:47travailler les parties
41:48prenantes entre elles,
41:49mais quand ce n'est pas possible,
41:50il faut que ce soit
41:51les personnes
41:51qui prennent leurs décisions
41:52aussi.
41:55Je vois exactement.
41:57Et aussi,
41:58c'est souvent que
42:00j'imagine qu'on se dit
42:01que si on aide plus
42:03le manager,
42:04il va nous retravailler
42:05avec nous.
42:06Donc, on est un peu polarisé.
42:08On se dit,
42:08un consultant,
42:09à part si c'est très spécialisé,
42:11peut-être qu'on va en trouver
42:12un deuxième,
42:13un troisième.
42:13Et donc,
42:14il y a certains qui se disent,
42:15oui, je veux plus me mettre
42:17du côté du manager
42:17que du...
42:18Ça dépend de quoi on parle.
42:20Ça dépend de quel est
42:21le problème, en fait.
42:23Donc, si c'est des sujets
42:25de rémunération,
42:26en général,
42:26de négociation,
42:28choses comme ça.
42:28Oui, c'est sûr,
42:28c'est que j'aime.
42:32En fait,
42:32il n'y a pas de partie
42:33à prendre.
42:33Oui, il n'y a pas de partie.
42:34Parce que, finalement,
42:36aligner les deux,
42:37c'est aussi, évidemment,
42:38on va se placer du côté
42:39du client,
42:39mais aussi du candidat.
42:40Parce que, si on épuise
42:42notre marché
42:43et que, finalement,
42:43on fait mal notre travail
42:44côté candidat,
42:46ça va aussi se savoir.
42:46On n'aura plus personne
42:47avec qui travailler après.
42:48Donc, dans les deux cas,
42:50finalement,
42:50ce n'est pas notre intérêt
42:51à nous
42:52que d'avoir un parti
42:54pris trop fort.
42:55après, bien sûr,
42:56en l'état,
42:57avec un client,
42:57par exemple,
42:58ou un candidat,
42:58si on estime,
42:59nous,
42:59en notre même conscience
43:00que, là, par exemple,
43:02pour, je ne sais pas,
43:03500 euros,
43:04il est en train de passer
43:04à côté d'une pépite,
43:06bon, c'est notre travail
43:07aussi de lui dire
43:08droit dans les yeux,
43:08quoi.
43:09Ou inversement,
43:10au candidat,
43:11à dire, bon,
43:11là, il faut faire
43:13un peu montre
43:14de flexibilité.
43:18J'ai une question aussi,
43:19encore une fois,
43:19qui n'a rien à voir
43:20sur le fait que,
43:22ce que tu nous as dit
43:23depuis tout à l'heure,
43:24ça demande quand même
43:25énormément de veille
43:26de lecture du marché
43:28et souvent,
43:29un recruteur,
43:30il a 25 000 trucs
43:32à faire en même temps.
43:33Comment on fait
43:34pour gérer tout ça
43:35en tant qu'indépendant,
43:36petite boîte,
43:37par rapport,
43:37par exemple,
43:38tout comme tu disais,
43:39les mastodontes,
43:40etc.
43:41Si on est sur un tissu
43:43resserré,
43:44sur une verticale resserrée,
43:45déjà,
43:46nos clients sont
43:47littéralement parfois
43:48nos candidats
43:49et inversement.
43:50Donc, finalement,
43:51c'est notre travail
43:51de connaître
43:52notre écosystème.
43:53Donc,
43:53on va le connaître
43:54de facto
43:55parce qu'on va avoir
43:56les personnes en entretien,
43:57on va avoir les personnes
43:58en brief,
43:59etc.
43:59On va comprendre
44:00qui fait quoi,
44:00où sont les mercatos,
44:01qui partent de chez qui,
44:02etc.
44:03C'est aussi comme ça
44:04qu'on va accentuer
44:04notre expertise
44:05du secteur d'activité
44:06et ou de la zone géographique.
44:08Donc, je pense que déjà,
44:09ça, ça répond à ça.
44:10Et puis, finalement,
44:11il ne faut pas opposer
44:12les choses entre elles.
44:14Je pense que quand on connaît
44:15bien son tissu local,
44:16par exemple,
44:17ou secteur d'activité,
44:18ça nous aide
44:18à comprendre les jobs
44:19qu'on recrute
44:20et donc à mieux matcher.
44:22Ça nous aide aussi
44:23à comprendre nos clients.
44:24Enfin, tout est lié,
44:25finalement.
44:25Donc,
44:26il y a plein de choses
44:27à faire en même temps
44:28que la production,
44:29en réalité,
44:29pour gagner aussi
44:30en expertise
44:31et en puissance.
44:34Je vais reprendre
44:35ma petite feuille,
44:36parce qu'on a beaucoup parlé.
44:40Ah, bien sûr,
44:41je n'avais pas pensé
44:42à ce sujet-là.
44:45Lorsqu'on fait un process,
44:48donc on émet du process,
44:51souvent,
44:52les managers
44:52ont besoin
44:53d'être assurés
44:54avec des longs process,
44:56de grands entretiens,
44:57etc.
44:57Et c'est l'inverse
44:58du côté des consultants.
44:59Comment on pilote ça
45:01en se disant,
45:01OK,
45:02c'est quoi le bon truc
45:04à faire ?
45:04C'est une bonne question
45:05parce que
45:07ça nécessite
45:07de comprendre
45:08le process de décision
45:09de l'entreprise
45:10et du client
45:11en tant que personne aussi,
45:12qui souvent
45:13n'est pas le même d'ailleurs.
45:14Donc,
45:15essayer de comprendre
45:16qui est le vrai décisionnaire,
45:17déjà,
45:17ça c'est la base.
45:19Donc,
45:19ce n'est pas forcément
45:19le manager
45:20qu'on a en face de nous.
45:20Parfois,
45:21il se fait aussi influencer
45:22par d'autres personnes.
45:23Donc,
45:23ça c'est aussi notre travail
45:24d'essayer de comprendre
45:25finalement
45:25qui intervient
45:26dans la décision
45:26de façon officielle
45:28ou officieuse.
45:30Ensuite,
45:30c'est de mettre en place
45:31finalement un comité
45:32de sélection
45:33qui soit assez pertinent
45:35et assez court
45:36dans le processus
45:38pour que la personne
45:38ne dilue pas
45:39sa responsabilité
45:40non plus,
45:40en fait.
45:42Donc,
45:42voilà.
45:43OK.
45:44Oui,
45:44en plus,
45:44souvent,
45:46c'est vrai qu'il faut
45:47expliquer aussi
45:48que recruter un freelance,
45:50recruter un CDI,
45:51par exemple,
45:51c'est pas la même chose.
45:52Je sais que
45:53sur le CDI,
45:54ça va être plus long,
45:54on va être OK,
45:55sur le fait d'être plus long.
45:56Le freelance,
45:56comme il peut partir ailleurs,
45:58il faut être
45:58beaucoup plus efficace.
45:59En fait,
45:59le process,
46:00il faut le discuter,
46:02il ne faut pas avoir peur
46:02de le challenger
46:03parce que s'il est trop long,
46:05ça peut être un signe
46:06finalement qu'il y a
46:07une problématique
46:07de prise de décision
46:09en interne.
46:09Donc,
46:10par exemple,
46:10on se renvoie
46:10la patate chaude
46:11entre les services,
46:12etc.
46:13et finalement,
46:13plus personne ne prend
46:14la décision
46:14parce qu'il y a
46:1550 000 personnes.
46:16Ça,
46:16c'est un cas d'école
46:17un peu classique.
46:19Il peut y avoir aussi
46:20le « oui,
46:20mais je ne suis pas bien sûr,
46:21je voudrais bien
46:22en voir d'autres »,
46:22etc.
46:23Donc,
46:23ça se dilue dans le temps
46:25parce que finalement,
46:26le sujet-là,
46:26c'est la peur
46:28de la prise de risque.
46:29Donc,
46:29la peur de la prise de risque,
46:30ça crée une sorte
46:31de paralysie
46:32et en faisant
46:33une illusion du choix
46:34en voyant plein de gens,
46:35en essayant plein de méthodes,
46:36plein de cabinets aussi potentiellement,
46:38c'est le même problème en fait.
46:39C'est souvent
46:41une difficulté
46:41à prendre une décision.
46:42Derrière,
46:42la difficulté
46:43à prendre la décision,
46:44c'est soit on n'a pas bien compris
46:45ce qu'on cherche vraiment,
46:47même en tant que manager,
46:48on pourrait se dire
46:48« c'est ridicule ce que tu dis »,
46:49mais parfois,
46:50on ne sait pas exactement
46:51ce qu'on recherche.
46:52On pense qu'on cherche quelque chose,
46:54mais ce n'est pas de ça
46:54dont on a besoin.
46:55Donc,
46:55il y a une différence
46:56entre la demande et le besoin.
46:58Et parfois,
46:58ça peut être aussi
46:59une question de responsabilité
47:00par rapport,
47:00par exemple,
47:01au N plus 1.
47:01Ils ont peur de se tromper
47:03et de se tromper
47:04en face de leur chef,
47:05en gros.
47:05Donc,
47:05nous,
47:06on doit être aussi
47:06des aides à la décision là-dessus.
47:08On peut aussi,
47:09en tant que tiers de confiance,
47:10justement,
47:11avoir un peu cette idée
47:11d'être un peu entre les deux,
47:14d'être un peu coupe-feu,
47:15finalement,
47:16puisqu'on peut prendre
47:17une part de cette responsabilité
47:18en étant parti
47:19dans le process de sélection.
47:22Pas de décision,
47:22mais de sélection,
47:23en tout cas.
47:23De toute façon,
47:24oui,
47:24on est forcément parti
47:25parce que c'est nous
47:26qui faisons
47:28la première porte
47:29du funnel.
47:30Exactement.
47:31Donc,
47:31ça peut être aussi intéressant,
47:32mais c'est assez
47:34à analyser,
47:34en fait.
47:35Qu'est-ce qui bloque
47:35la décision ?
47:36Est-ce que c'est simplement
47:38on n'a pas bien compris
47:39que le recrutement,
47:40ça va vite,
47:41classique,
47:42ou est-ce que c'est
47:42quelque chose
47:43de plus profond ?
47:44Les critères,
47:45par exemple,
47:45la personne n'est pas
47:46vraiment en phase
47:47avec ces critères-là
47:48ou le besoin,
47:49la demande,
47:49ce n'est pas la même chose
47:50ou il y a des sujets
47:51qui nous échappent
47:52en interne de l'entreprise
47:53et qui font que ça bloque
47:54la décision.
47:55Je vois.
47:56Souvent,
47:57nous,
47:57de notre côté,
47:58ce qu'on fait
47:59pour voir ça,
48:00c'est qu'on participe
48:01déjà à tous les entretiens.
48:02même si on reste là,
48:05on est dans les entretiens.
48:06Comme ça,
48:06on peut déceler tout de suite
48:09les signaux faibles,
48:11les problématiques.
48:13Quelle autre chose
48:14on peut faire pour...
48:16S'il y a plusieurs personnes
48:17qui interviennent,
48:18c'est être présents
48:18dans les comités de décision.
48:20Moi,
48:20j'ai des clients
48:21que j'ai poussés
48:22à faire ça,
48:23finalement,
48:23sur des postes
48:24assez de haut niveau,
48:27en fait,
48:27où il n'y avait vraiment
48:28un gros enjeu.
48:29Et finalement,
48:30ce dont on s'est aperçu,
48:31c'est que,
48:31il y avait trois décisionnaires
48:33et il y avait un décisionnaire
48:34qui bloquait les autres.
48:36Et donc,
48:36il y avait des jeux aussi
48:37de pouvoir
48:37entre les personnes
48:39qui faisaient bloc-contre,
48:41etc.
48:41Mais du coup,
48:42l'autre personne
48:42qui n'était pas d'accord
48:43essaie de ramener
48:44un sourcing par lui-même,
48:45etc.
48:45Donc,
48:46il y a tout un jeu
48:46qui se jouait là
48:47au détriment,
48:47évidemment,
48:48de mon client en l'occurrence,
48:49qui a fini par aplanir
48:50la situation.
48:51Mais il fallait d'abord
48:52la comprendre en profondeur.
48:53Ça n'aurait pas été possible
48:54s'il n'avait pas été
48:55physiquement présent,
48:56à distance,
48:57mais présent,
48:57dans les comités de direction
48:59pour comprendre
49:00ce qui se joue
49:01en fait entre les gens.
49:03Véritablement.
49:04Donc là,
49:04vraiment,
49:04on est à un degré du dessus.
49:06Pour le coup,
49:06on ne peut pas juste
49:07se contenter en gros
49:08de la parole des personnes.
49:08Il faut essayer de comprendre
49:10s'il y a des choses
49:11qui se trament,
49:13qui nous auraient échappé
49:14éventuellement,
49:15et c'est d'analyser ça
49:16et de le contrecarrer.
49:17OK.
49:18C'est assez compliqué
49:19parce que souvent,
49:23surtout si on est challengé
49:24par rapport
49:24avec d'autres cabinets,
49:26c'est assez compliqué
49:27de rentrer dans
49:27le comité de décision,
49:29d'avoir une place
49:30un peu premium
49:31où on voit les dessous.
49:33C'est dur
49:33de tirer son épingle du jeu,
49:35je pense.
49:35C'est tout le sujet
49:36qu'on a traité aujourd'hui.
49:38C'est finalement,
49:39plus on va avoir ça en amont,
49:40plus on va le développer.
49:42Voilà ce que ça peut créer.
49:43En fait,
49:43ça peut créer des places
49:44privilégiées.
49:46Effectivement,
49:46on prend aussi
49:47un coup d'avance
49:47entre guillemets
49:48par rapport,
49:48nous,
49:48à la concurrence.
49:50Donc,
49:50ça ne se fait pas tout seul.
49:51Ça demande du travail,
49:52mais ça porte ses fruits.
49:53Ça porte ses fruits
49:54parce que finalement,
49:55les clients nous font
49:56assez confiance
49:56pour nous ouvrir
49:57des portes de réunions
49:58qui sont privées,
49:59etc.
50:00Donc,
50:00je pense que ça,
50:00c'est important.
50:03Ça se joue en amont.
50:04Bien sûr,
50:04parfois,
50:04on arrive sur des postes
50:06où on n'est pas tout seul.
50:07On arrive en avance de phase,
50:10mais il y a déjà des personnes
50:11qui ont travaillé dessus.
50:12C'est un autre sujet,
50:13mais qui peut être
50:13tout à fait repris.
50:14En fait,
50:15il n'y a rien d'immuable.
50:17Oui,
50:18il n'y a rien d'immuable.
50:18Il n'y a rien qui est gravé
50:19dans la roche
50:20en se disant
50:20« Oui,
50:21trop tard,
50:22j'arrive,
50:22ça fait déjà un mois
50:23qu'ils essaient de recruter,
50:24du coup,
50:24je ne vais pas en demander trop. »
50:25il faut en demander trop.
50:26Au contraire,
50:27il faut essayer
50:28de travailler
50:30comme nous,
50:30on veut travailler aussi.
50:33Il faut imposer,
50:34enfin,
50:34j'allais dire imposer,
50:35mais il faut imposer
50:36sa ligne de conduite
50:37pour qu'on puisse
50:38travailler le plus sereinement
50:39possible.
50:40C'est pour le client aussi,
50:41c'est que ça lui donne
50:42un autre angle aussi.
50:43Si finalement,
50:43on refait la même chose
50:44que tout le monde,
50:45on essaie juste
50:46d'avoir un sourcing
50:47un peu différent,
50:48il y a de fortes chances
50:49que ça a déjà été essayé
50:51auparavant finalement.
50:52essayons peut-être
50:53un angle un peu différent.
50:54Évidemment,
50:55il faut être flexible quand même.
50:56Il faut essayer
50:56de comprendre
50:58la personne qu'on a en face,
50:59etc.
51:00Pas y aller de façon
51:01brutale non plus.
51:02Mais oui,
51:03il y a une forme
51:04d'assurance à avoir,
51:07je pense.
51:07On revient à ce que tu disais
51:09sur la posture.
51:10En fait,
51:10c'est hyper important.
51:14Qu'est-ce que tu dirais
51:15du coup là,
51:16par exemple,
51:17un recruteur
51:18qui est en face de toi,
51:19tes clients,
51:20quel est le conseil
51:21numéro un
51:22ou les trois
51:24plus gros conseils
51:25que tu donnerais ?
51:26Je sais.
51:26Je prends un peu
51:27de dépourvu.
51:29Il y en a beaucoup.
51:32La première des choses,
51:33c'est que moi,
51:34je considère qu'effectivement,
51:35on pourrait mieux
51:35miser son approche
51:36quand on est à plus forte
51:38raison un prestataire,
51:39un cabinet de recrutement,
51:40un recruteur indépendant,
51:41c'est-à-dire à la fois
51:42dans son offre de service,
51:43dans sa posture,
51:44dans son positionnement,
51:46dans sa façon de travailler,
51:47dans ses outils,
51:47dans ses clients,
51:48dans ses candidats,
51:51ça va en fait
51:52nous distinguer
51:52complètement,
51:53nous donner
51:53une longueur d'avance
51:54et nous permettre
51:55finalement de travailler
51:56aussi de façon
51:57plus sereine
51:57parce que recruteur,
51:59c'est un travail
51:59très prenant,
52:01très stressant aussi
52:02puisqu'on ne maîtrise
52:03pas notre timing,
52:04etc.
52:05Donc l'idée,
52:06c'est de travailler
52:07aussi un processus
52:08qui soit à notre service
52:09et qui aligne tout le monde,
52:11comme tu disais tout à l'heure,
52:11qui aligne les intérêts
52:12de toutes les parties.
52:13Ce que j'entends par là,
52:14c'est que finalement,
52:15si on travaille
52:15de façon qualitative,
52:16c'est bon pour nous
52:17parce qu'on ne va pas
52:18prendre 50 000 jobs
52:19parce qu'on va très bien
52:20travailler ce qu'on a
52:22parce qu'ils sont rentables
52:23pour nous,
52:23pour dire les choses clairement.
52:25De l'autre côté,
52:26par contre,
52:26on va travailler
52:27avec les meilleurs candidats,
52:28ça va bénéficier aux clients
52:29parce qu'ils auront
52:30la meilleure prestation,
52:32ils auront les meilleurs clients,
52:33les meilleurs candidats
52:33et pour les candidats,
52:35la même chose,
52:35ils auront accès finalement
52:36à des offres de postes
52:38de haut niveau
52:39avec une façon
52:40de travailler avec eux,
52:42une expérience
52:42qui est au-delà du marché,
52:44au-dessus du marché,
52:45etc.,
52:45donc on essaie
52:46de respecter en fait
52:47les personnes
52:48avec qui on travaille
52:48les ressources
52:49pour que ça dure longtemps.
52:50Il y a une question aussi
52:50de recrutement durable
52:53derrière ça,
52:53quelque part.
52:54Pour aller loin,
52:56pour aller longtemps,
52:56il faut ménager un peu
52:57sa monture,
52:58donc il ne faut pas
52:58qu'on soit nous
52:59en tant que recruteurs épuisés,
53:00il faut aussi respecter
53:01les clients
53:02et respecter les candidats
53:03qui sont notre ressource première.
53:05Il se trouve que ce sont des gens,
53:06donc il faut respecter ça
53:09et le faire de façon
53:10le plus durable
53:11et la plus qualitative possible.
53:12Ce n'est pas juste des CV.
53:14C'est beau ce que tu dis,
53:15ça revient à l'épisode
53:16qu'on a fait précédemment
53:17avec Alexia Eury
53:18qui parlait de recrutement durable
53:19et du boussole du recrutement
53:21et elle avait plusieurs points
53:22qui devaient passer
53:24dans un bon recrutement
53:25et c'était important.
53:28Donc, je trouve ça vaut
53:29que ça se connecte.
53:31Exactement, c'est ça.
53:32Je pense que c'est ça le conseil
53:34et puis c'est d'oser après.
53:37C'est finalement,
53:38il y a une question aussi
53:39d'empowerment,
53:39un peu comme on dit en anglais,
53:40donc aussi de faire valoir
53:42ce qu'on vaut,
53:43qu'on soit en interne,
53:44en externe,
53:45face à nos clients
53:46internes ou externes du coup,
53:48démontrer de notre valeur,
53:49pas simplement la dire,
53:50pas simplement la déclarer,
53:52mais bien la démontrer
53:52et la prouver
53:53et ensuite,
53:55oser aussi avoir
53:56cette posture
53:56de prestataire partenaire plutôt.
54:00Ok.
54:02Est-ce que tu aurais
54:03une personne à recommander
54:04pour ce podcast
54:05que tu trouverais intéressant
54:07pour discuter,
54:08pour parler avec nous ?
54:10Pareil, j'en ai plein.
54:14Là, je pense à une personne
54:16de mon écosystème
54:17qui s'appelle Sébastien Danel
54:18et c'est intéressant
54:20parce qu'il est passé
54:21de généraliste justement
54:22un spécialiste
54:23sur un segment en IT.
54:25Donc, c'est assez intéressant
54:27le parcours
54:28sur une petite partie
54:31du marché IT,
54:32donc les CSM en l'occurrence.
54:34Ok.
54:34Ok.
54:35Intéressant.
54:36Donc, on essaie de le contacter.
54:38Ça marche.
54:40Est-ce que tu...
54:41Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
54:42Comment on peut...
54:43Qu'est-ce que tu...
54:45Sur LinkedIn.
54:46J'y suis plutôt active.
54:48Je publie pas mal de contenu.
54:50Sur LinkedIn en message privé,
54:52je réponds...
54:53Enfin, évidemment,
54:53je suis une vraie pipelette
54:54comme vous avez vu.
54:56Faut pas hésiter à me contacter
54:59et puis sur mon mail
55:00mais tous mes contacts
55:01sont sur LinkedIn
55:02de toute façon.
55:03Donc, Johanna Bouy.
55:05En tout cas, merci beaucoup.
55:06Merci à toi.
55:07J'espère que t'as passé
55:07un bon moment.
55:08Très bon moment.
55:08Merci pour l'invitation.
55:09C'était très cool.
55:10Merci à toi d'être venu.
55:11Merci à toi.
55:11Merci à toi.
55:11– Sous-titrage FR 2021
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