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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:01Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe de Villiers.
00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:07Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:08Geoffroy Lejeune est avec nous comme chaque vendredi.
00:10Depuis les élections municipales, on parle matin, midi et soir de cette fameuse Nouvelle-France.
00:16Chacun y va de sa définition.
00:18Quelle est votre définition de la Nouvelle-France, Philippe ?
00:21Alors d'abord c'est une escroquerie sémantique.
00:25Puisqu'il y a encore le mot France alors que c'est l'anti-France, la post-France.
00:28Ils détestent la France et ils veulent qu'on la déteste.
00:32Mais allons-y quand même, puisqu'ils ont adopté le terme et qu'il a repris par la presse.
00:37Alors d'abord la première caractéristique de la définition, c'est qu'elle intègre l'idée que s'il y
00:43a une Nouvelle-France, il y a une ancienne.
00:45Elle la désigne du doigt l'ancienne.
00:47L'ancienne France vieillissante, l'ancienne France phallocratique, l'ancienne France rurale, l'ancienne France hétéronormée.
00:55Ensuite, cette ancienne France, ils la désignent comme étant stérile, alors que la leur est prolifique.
01:03En effet, ils reprennent à leur compte la phrase de Boumédienne, l'enfantement est le diade des femmes.
01:14Et c'est là tout le danger de cette fameuse Nouvelle-France, c'est qu'en fait, avec le no
01:18-kid, la Macronie et la France ne fait plus d'enfants.
01:28No-kid, pour ne pas polluer la planète, et pour bien d'autres raisons, parce qu'en fait, ils ont
01:34tué la famille.
01:36Alors que les familles musulmanes, elles, sont prolifiques.
01:42C'est le coup de génie de Mélenchon qui un jour m'a dit, moi, la démocratie, c'est mon
01:48régime.
01:48J'ai dit, pourquoi vous dites ça ? Il dit, ah, le nombre, le nombre, le nombre.
01:54Eh oui, bien joué, effectivement.
01:58Et alors, la Nouvelle-France repose sur deux principes.
02:08Le premier, c'est le principe révolutionnaire du prolétaire d'après.
02:19C'est-à-dire qu'en fait, le musulman remplace ce prolétaire dans sa fonction rédemptrice.
02:26C'est assez fort.
02:28Et ensuite, deuxièmement, c'est l'enjeu démographique.
02:33On dépeuple et on repeuple.
02:36Le grand emplacement.
02:37Vous vous souvenez que celui qui a parlé sur la place publique, sur le forum du grand emplacement, c'est
02:45Éric Zemmour.
02:46Tout le monde lui est tombé dessus en disant, ah, c'est pas vrai le grand emplacement, il n'y
02:50a pas de grand emplacement.
02:51Et d'un coup, Mélenchon arrive et dit, ah mais si, il y a un grand emplacement et je le
02:55revendique.
02:56Donc, le grand emplacement a changé d'étiquette et changé de compartiment.
03:02Il était à l'arrière du train, il est passé dans la locomotive.
03:07Et tout le monde dit, ah oui, ah ben voilà, parce que c'est Mélenchon qui parle.
03:12Et il y a quelqu'un qui a très bien vu tout ça, c'est François Ruffin, qui a dit
03:18en fait que la vision globale de Mélenchon, c'est pas une vision sociale, les petits, les travailleurs.
03:26Ça, c'est une vision spatiale, les quartiers, les métropoles contre la ruralité.
03:35Et même, il dit raciale, en dressant des murs.
03:39Et il dit, en fait, Mélenchon dresse la France des Tours contre la France des Bours.
03:45Et si vous me permettez d'embrasser 1500 ans d'histoire en quatre phrases, pour bien situer ce que veut
03:55dire la Nouvelle-France, je vous dirai ceci.
04:00Il y a eu l'ancienne France, qui a été grand remplacée par la France Nouvelle, c'est ainsi qu
04:07'elle s'appelait.
04:09C'était le mot de Marat, c'était le mot de Robespierre, la France Nouvelle, taboulorasa.
04:18Donc l'ancienne France a été grand remplacée par la France Nouvelle.
04:22La France Nouvelle, au XIXe siècle, s'est appelée, sous la plume du Chateaubriand, la Nouvelle-Ancienne France, très attaquée
04:33par la gauche progressiste.
04:37Cette Nouvelle-Ancienne France, elle a été grand remplacée quand elle est morte à Maastricht.
04:45Pourquoi je dis grand remplacée ? Parce qu'il y a eu un nouveau changement de souverain.
04:50Le premier souverain, c'était le roi, l'ancienne France.
04:54Le deuxième souverain, la France Nouvelle, c'était le peuple, le peuple souverain.
05:00Puis le peuple souverain a été liquidé, transféré, sans que personne ne dise rien, à Maastricht.
05:08Cette nouvelle, ancienne France est morte comme d'artagnan sous les murs de Maastricht,
05:13puisque le souverain a encore changé.
05:16Maintenant, le souverain, ce n'est plus le peuple, c'est la technocratie de marché.
05:19Et puis voilà que la Nouvelle-Ancienne France est en voie d'être remplacée par la Nouvelle-France.
05:28Et ce que je vous prédis, Elliot Geoffroy, mais ça fera l'objet d'un chapitre nouveau.
05:37Il faudra qu'on traite.
05:38Je pense, pour des raisons, je voudrais vous expliquer que cette nouvelle France ne durera pas longtemps
05:46et qu'elle sera grand remplacée par la France de toujours.
05:54L'économie mondiale, Philippe de Villiers, fait justement face à un choc, et vous en avez parlé, conjoncturel,
05:59suite à la fermeture du détroit d'Hormuz.
06:02Les prix des hydrocarbures s'envolent, les Français se plaignent de ce qu'on pourrait appeler un véritable nœud coulomb
06:09sur le pouvoir d'achat.
06:11CNews, d'ailleurs, hier, a proposé un documentaire inédit sur ces Français qui travaillent,
06:17mais ne parviennent pas à joindre les deux bouts, Philippe de Villiers.
06:21Marine, par exemple, et on va le découvrir ensemble, travaille dans un bar à salade en Alsace.
06:25Elle est maman de deux enfants, elle gagne moins de 900 euros par mois, et elle ne peut plus faire
06:30le plein.
06:31Illustration de cette France qui est à l'euro près.
06:36Anaïs, c'est encore des couverts à laver !
06:39Je vous dépêche parce que l'heure, elle tourne.
06:42Il est 14h30. Marine termine sa journée de travail.
06:46Avant de récupérer ses enfants à la garderie, elle fait les courses avec son nouveau compagnon.
06:50J'achète pas beaucoup de trucs.
06:54Calculatrice en main, chaque euro compte.
06:56Donc là, faut pas que je dépasse 20 euros en général.
06:59Donc là, je suis à 20,86.
07:01Elle traque les prix et renonce à de nombreux plaisirs pour faire passer ses enfants avant tout.
07:06Mes enfants, je fais des repas.
07:07Et moi, le soir, je prends juste des trucs pas trop chers, genre pain de nid, jambon, tu vois.
07:13Le moment qu'on adore, on va à la caisse.
07:15Non mais aujourd'hui, c'était une journée en goison, je suis allée à la station et à la caisse.
07:20Donc là, 20 euros, oui, je les dépasse un petit peu.
07:231,57 euros en plus.
07:24Mais bon, écoute, c'est comme ça que je te dise.
07:28Merci mon patron.
07:29Au revoir.
07:32Et quelques heures plus tôt, elle était allée à la station essence.
07:35Et elle voulait faire, non pas un plein, mais mettre 20 euros d'essence.
07:40Et sa carte bleue a été refusée.
07:44Geoffroy Lejeune.
07:44Philippe, face à ces situations qui se multiplient pour de nombreux Français,
07:49comment jugez-vous la réponse du gouvernement ?
07:51Et est-ce qu'elle vous paraît à la hauteur des enjeux ?
07:56La réponse du gouvernement, il me rappelle un mot que vous connaissez bien,
08:01qui est magnifique.
08:04Le mot de Gorbatchev avant de mourir.
08:06La France est le seul pays communiste qui a réussi.
08:12Et je vais essayer de vous le démontrer en quelques instants, en quelques phrases.
08:19Hélas, j'ai vu ce reportage hier soir sur ces news qui était splendide, remarquable,
08:25très émouvant, terrifiant.
08:31Aujourd'hui, la France est structurellement appauvrie.
08:37Dimanche soir, j'ai regardé votre émission, remarquable, comme d'habitude.
08:45Xavier Marc Touati, le brillant économiste.
08:50Et il a dit ceci, qui résume tout.
08:55Emmanuel Macron a ajouté 1300 milliards à la dette publique.
09:03Pendant ce temps-là, on a fait 800 milliards de PIB.
09:12Vous faites la différence, 500 milliards.
09:14Tout est dit.
09:16Et pendant ce temps-là, on a une charge de la dette,
09:21qui est un budget en soi maintenant,
09:23qui est l'équivalent de l'éducation nationale.
09:25Je crois que c'est 64 milliards cette année.
09:29Et pendant ce temps-là,
09:32les charges de fonctionnement
09:35pour faire tourner la machine administrative
09:40ont augmenté de 24%.
09:45Je dis la France est structurellement appauvrie.
09:50Les Français sont structurellement appauvris.
09:57Et on peut prendre une métaphore
10:03que je connais bien pour l'avoir vécue.
10:08Pendant les 30 glorieuses,
10:11le pouvoir d'achat doublait tous les 15 ans.
10:17Depuis les 30 piteuses,
10:20pour parler comme Nicolas Baverez,
10:23le pouvoir d'achat double tous les 80 ans.
10:28En d'autres termes,
10:30le pouvoir d'achat stagne ou régresse.
10:33En ce moment, il régresse,
10:34comme Marine l'a fait remarquer dans le reportage.
10:40Alors, vous me direz,
10:42c'est bien gentil tout ça,
10:43mais vous avez une solution ?
10:47Oui.
10:50La solution, c'est de baisser les taxes et les impôts.
10:55Ça suppose qu'on sorte de l'Union européenne
10:57puisque l'Union européenne nous interdit
11:00de baisser la TVA.
11:01Les Espagnols le savent.
11:02Ils ont essayé,
11:03ils ont été immédiatement repris
11:05par la commission de Bruxelles.
11:07Mais bon, on peut dire à Bruxelles,
11:11mène-toi de tes oignons,
11:13l'impératrice de la norme.
11:15On est chez nous.
11:18Donc, baisser la TVA.
11:19Alors, vous allez me dire,
11:21ah oui, mais attendez,
11:23vous baissez la TVA,
11:25mais ça veut dire que vous amputez
11:26le budget de l'État
11:27et ce n'est pas une manière
11:30de desserrer le nœud coulant.
11:33Je réponds, bien sûr,
11:35vous avez raison.
11:37Pour pouvoir baisser les taxes
11:39et les impôts,
11:41c'est-à-dire rendre du pouvoir de charge
11:42aux Français,
11:44il faut faire baisser les prélèvements
11:47qui sont aujourd'hui de 47%.
11:49C'est du jamais vu,
11:50c'est l'Union soviétique.
11:54Et pour les faire baisser,
11:56il faut donc couper dans les dépenses.
12:00Et là, je voudrais m'offusquer devant vous
12:03et en appeler à tous les téléspectateurs,
12:07auditeurs.
12:09Est-ce que vous savez ce qui se passe en ce moment ?
12:11Personne n'en a parlé.
12:13Personne n'en a parlé.
12:15C'est de dire à quel point la classe politique,
12:17la classe médiatique,
12:19dans son ensemble,
12:21a l'esprit obscurci
12:26et est dans la soumission.
12:30Hier, à Chypre,
12:31a été décidée
12:33la subvention pour l'Ukraine,
12:3590 milliards d'euros.
12:37On nous parle de prêts.
12:38On sait très bien qu'il ne sera jamais remboursé.
12:40Ce n'est pas l'Ukraine qui va le rembourser,
12:42ce n'est pas la Russie qui va le rembourser.
12:44Et ça veut dire que pour les Français,
12:47c'est 17 milliards d'euros à débourser.
12:49C'est-à-dire qu'hier,
12:51pendant que Marine se plaignait
12:52en larmes,
12:55parce qu'elle est au centime près,
12:58on a accordé 17 milliards d'euros
13:01à l'Ukraine.
13:03Alors ensuite,
13:04ce n'est pas fini,
13:06il y a un autre sujet
13:08que personne n'aborde,
13:09personne n'aborde,
13:10sur aucune chaîne.
13:13C'est les pompes aspirantes
13:16de l'immigration.
13:17Parce que là aussi,
13:18on peut récupérer de l'argent tout de suite.
13:20Il suffit de couper les pompes aspirantes.
13:22Bon.
13:23Par exemple,
13:24ce qu'avait proposé
13:26Sarah Knafo,
13:28elle a fait le calcul,
13:29ancien membre de la Cour des comptes
13:31et connaît son sujet.
13:33Si vous réservez
13:36du jour au lendemain
13:37les prestations sociales non contributives
13:40aux citoyens français,
13:41vous faites une économie de 14 milliards.
13:46Si vous arrêtez l'aide au développement,
13:50l'aide à l'Algérie, etc.,
13:51tous les pays qui refusent
13:52de prendre leurs UQTF,
13:54vous faites une économie
13:55de 7 à 10 milliards.
13:58Si vous arrêtez la politique de la ville,
14:00qui est en fait une politique
14:02d'immigration compensatoire,
14:047 milliards.
14:06Si vous arrêtez l'AME,
14:081,3 milliard.
14:09L'AME, c'est l'aide médicale d'État
14:12pour les clandestins.
14:13Sachant qu'il y a énormément de Français,
14:15et j'en connais tout près de chez moi,
14:17qui ne peuvent plus se soigner.
14:18Ils n'ont plus les moyens de se soigner.
14:20Ils n'ont pas de couverture.
14:21Et on couvre les clandestins.
14:25Et on leur permet de venir
14:28se faire soigner
14:29et se faire installer
14:31des prothèses
14:36avec des oreilles artificielles, etc.
14:38J'ai vu ça dans la presse cette semaine.
14:41Et enfin,
14:42l'hébergement.
14:43Est-ce que vous vous rendez compte
14:44que la France héberge à ses frais
14:47les clandestins
14:48pendant des mois ?
14:50Elle les héberge dans des hôtels.
14:52Donc, ils sont blanchis, nourris, logés.
14:55Alors, je ne m'arrête pas,
14:57mais simplement pour dire
14:58aux hommes politiques
15:00et aux journalistes,
15:02vous ne faites pas votre métier.
15:04Vous avez la trouille.
15:06Parce qu'en fait,
15:07tout le monde se maintient
15:09dans un ordre d'apparence.
15:11Tout le monde a peur, en fait.
15:13Tout le monde a peur des gilets jaunes.
15:14Mais c'est pire que les gilets jaunes
15:16ce qui va se passer.
15:17C'est un soulèvement
15:19si on continue comme ça.
15:20Parce que malheureusement,
15:23il n'y a pas assez de gens
15:25qui tirent la sonnette d'alarme comme moi.
15:26mais les gens y réfléchissent.
15:29Ils voient bien la différence.
15:30Ils voient bien
15:31ce qui est en train de se passer.
15:34Et je vais vous dire
15:35ce qui est en train de se passer.
15:37Eliott, je crois.
15:40Il y a une grande partie des Français
15:42qui voit son train de vie
15:44fixé par l'État.
15:47Vous avez 18 millions
15:50de retraités en France,
15:524 millions d'allocataires
15:53de minima sociaux,
15:54vous avez 2 600 000
15:57allocataires du chômage
15:59et vous avez 6 millions
16:00de fonctionnaires.
16:01Vous calculez,
16:01ça fait 52% des Français
16:03qui vivent éloignés
16:05de la société,
16:07de l'économie de marché
16:08et qui vivent
16:09de l'économie administrée.
16:10Voilà, tout est dit.
16:12Parlons à présent
16:12des conséquences économiques
16:14et notamment la capacité
16:16de la France
16:16à faire face
16:17à ces crises successives.
16:20Les Français paient au prix fort
16:21le renchérissement
16:22des hydrocarbures.
16:23La classe politique
16:24avoue son impuissance,
16:27ligotée par l'endettement
16:28accumulé depuis des années.
16:30Quoique, ce vendredi,
16:32Sébastien Lecornu
16:33a promis un paquet d'aides
16:34pour le mois de mai.
16:36Je vous propose d'écouter
16:37le Premier ministre
16:38sur le perron
16:38de l'hôtel de Matignon.
16:40J'ai donné cet après-midi
16:41justement instruction
16:42aux différents membres
16:43du gouvernement
16:43de préparer
16:44un prochain paquet d'aides
16:46pour le 1er mai précisément.
16:48Pour le mois de mai,
16:48on avait dit
16:49que nos aides étaient
16:50renouvelables
16:50avec toujours
16:51la même philosophie,
16:52un soutien à l'activité
16:54par filière.
16:55Vous avez en tête
16:55les agriculteurs,
16:56vous avez en tête
16:57les transporteurs,
16:58vous avez en tête
16:58les pêcheurs.
16:59Je souhaite même
16:59que pour certaines professions
17:00on aille sans doute
17:01un peu plus loin
17:02parce que l'endurance
17:03devient difficile.
17:05Vous voyez les pêcheurs,
17:06certains commencent
17:06à verbaliser le fait
17:07que ça va devenir compliqué
17:08de ressortir
17:09en dépit de l'aide
17:10que nous avons déjà
17:11mis sur la table.
17:12Il y a un enjeu
17:13sur le BTP,
17:14globalement ce qu'on appelle
17:15le rouge,
17:16le GNR,
17:17sur lequel je souhaite
17:18que les ministres
17:19puissent faire des propositions.
17:20Le ministre Serge Papin
17:20est ici,
17:22il va rencontrer
17:23et je demandais
17:23à l'ensemble des ministres
17:24de rencontrer
17:25les différents acteurs
17:26et les différentes filières.
17:2919h16,
17:30on poursuit évidemment
17:31notre émission
17:31avec Philippe Devilliers
17:32et Geoffroy Lejeune.
17:33Geoffroy.
17:34Philippe,
17:34d'où vient selon vous
17:35l'incapacité du gouvernement
17:36à répondre aux urgences
17:37de la situation mondiale ?
17:41Ça vient
17:42du piège
17:43dans lequel
17:44la classe dirigeante
17:46s'est mise
17:47il y a 50 ans.
17:49Si oui,
17:50on peut faire
17:50un petit voyage
17:51pour vous répondre
17:53en quelques étapes clés
17:55pour affraîchir
17:56la mémoire
17:57de ceux
17:57qui ont connu
17:58cette période,
17:59qui ont plus de 50 ans
18:00et pour dire
18:01aux jeunes gens,
18:02aux jeunes Français,
18:04regardez
18:05tout ce qu'il ne fallait pas faire
18:06et tout ce qu'ils ont fait.
18:07C'est terrible.
18:10Ça commence...
18:11Alors en fait,
18:14j'ai envie de commencer
18:15autrement.
18:15j'ai envie de dire...
18:17En fait,
18:18on a perdu
18:21le pire
18:22pour une nation
18:24qui se veut prospère
18:25et libre.
18:25On a perdu
18:26la conscience nationale
18:27et l'indépendance nationale.
18:29La conscience nationale,
18:30c'est-à-dire que
18:30nos politiciens,
18:32quand je parle avec eux,
18:34ils pensent marché,
18:36ils pensent global,
18:37ils pensent monde,
18:38ils ne pensent pas France.
18:40Plus du tout.
18:41Ils pensent chaîne
18:42de valeur globale.
18:45Ils ont une vision planétaire.
18:47Ils n'ont plus du tout
18:47la vision des intérêts vitaux.
18:52Et c'est ainsi
18:53qu'ils se font rejoindre
18:54par l'événement.
18:55Et ensuite,
18:55l'indépendance nationale.
18:57Vous vous souvenez
18:58au moment du Covid,
18:59il y a eu un moment
19:00à traumatisme.
19:01Pourquoi ?
19:01Parce que tout à coup,
19:02la classe politique
19:03a découvert que
19:05le paracétamol,
19:06il n'y en a plus chez nous.
19:08Et il fallait aller chercher
19:09le doliprane en Chine.
19:12Et même les masques.
19:13Et donc là,
19:14on s'est dit,
19:15ah ben,
19:16en fait,
19:18les chaînes de valeur globale,
19:20le globalisme,
19:21ça marche
19:21quand la mondialisation
19:23est heureuse,
19:24qu'on est dans la paix
19:25perpétuelle
19:26par le doux commerce.
19:27Mais quand la mondialisation
19:29devient malheureuse,
19:31alors le concept
19:32de l'indépendance nationale
19:34devient vital.
19:37Alors maintenant,
19:38le petit voyage.
19:40Première étape,
19:411973.
19:431973,
19:44c'est le premier choc pétrolier.
19:46Pompidou répond
19:47avec fermeté
19:50le plan Mesmer.
19:52Le plan Mesmer,
19:52c'est quoi ?
19:5354
19:54ou 58 réacteurs
19:56et l'hydroélectricité.
19:59C'est-à-dire
19:59une énergie
20:01pas chère,
20:02bon marché,
20:04et décarbonée
20:05déjà à l'époque.
20:07Ensuite,
20:08deuxième étape,
20:09la haute trahison,
20:10c'est 2011,
20:11c'est Hollande
20:12qui traite
20:13avec les écolos
20:14et qui fait trois promesses.
20:15Première promesse,
20:17d'ici 2025,
20:19on supprime
20:1924 réacteurs.
20:22Deuxième
20:23promesse,
20:25le tout
20:26éolien.
20:29Et
20:29la troisième promesse,
20:35on en finit
20:36avec les autres énergies,
20:38hydroélectricité,
20:38etc.
20:422020,
20:45troisième station
20:46du voyage.
20:482020,
20:49c'est
20:49en fait
20:51la fermeture
20:52de Fessenheim.
20:53Qu'est-ce que ça veut dire
20:54pour nous,
20:55pour la France ?
20:56Ça veut dire qu'on va devenir
20:57petit à petit
20:59un protectorat
21:00climatique
21:01chinois,
21:03panneau photovoltaïque
21:06et éolienne.
21:08Je vous donne
21:09un petit détail,
21:09mais qui dit tout,
21:11que personne ne sait,
21:13c'est que dans une éolienne,
21:15il y a les rotors
21:16et les aimants.
21:17Et dans les aimants
21:19ou les rotors,
21:20il y a des terres rares,
21:22au moins trois.
21:24Et les terres rares,
21:25elles viennent de Chine.
21:26Donc, en fait,
21:26on est pris à la gorge.
21:30Quatrième
21:31date
21:31du voyage,
21:332023.
21:35Très important.
21:36C'est la date clé.
21:37Pourquoi ?
21:37Parce que là,
21:38on bascule dans
21:38l'Europe allemande.
21:40Pourquoi ?
21:40Parce qu'en fait,
21:41l'Allemagne,
21:42après Fukushima,
21:43a décidé
21:43d'en finir
21:44avec ses
21:4620
21:48centrales nucléaires
21:48et elle ferme
21:49la dernière
21:50en 2023.
21:51Et à partir
21:51de cet instant,
21:52l'Allemagne se dit
21:53qu'on va
21:56tuer
21:57l'avantage
21:58comparatif
21:58de la France.
22:00Donc,
22:01la stratégie
22:02est la suivante.
22:04La stratégie
22:05allemande
22:05est la suivante.
22:07On arrête
22:07le nucléaire
22:08et on prend
22:09le gaz russe
22:10à la place.
22:12Nord Stream,
22:13etc.
22:14Et en même temps,
22:15on verrouille
22:16les institutions
22:17européennes
22:18avec le couple
22:19germano-allemand.
22:20Van der Leyen,
22:21Merz,
22:22c'est du beau travail.
22:26Ensuite,
22:27on décide
22:28de détruire
22:28le monopole
22:29d'EDF,
22:30demander à M.
22:31Proglio
22:31ce qu'il en pense,
22:33lui qui était
22:33un président
22:34si talentueux,
22:36avec le sens
22:37de l'intérêt général.
22:39Et enfin,
22:40on infiltre
22:41Bruxelles
22:42avec des lobbies
22:43écolos
22:45pour pouvoir
22:46parvenir
22:48à la situation
22:49actuelle.
22:50C'est-à-dire
22:5060%
22:51des éoliennes
22:53sont mises
22:54en oeuvre
22:54par des entreprises
22:55allemandes.
22:56C'est une manière
22:57d'occuper
22:58le territoire français
22:58avec la présence
22:59allemande
23:00à travers
23:01l'énergie
23:0222.
23:04Et puis,
23:05enfin,
23:05dernière date,
23:07là aussi,
23:072023,
23:08coup de génie
23:09de Trump.
23:11Premièrement,
23:12Trump accueille
23:15l'explosion
23:17de Nord Stream 2
23:19comme une bénédiction.
23:21On ne sait pas
23:22qui a fait le coup,
23:23mais en tout cas,
23:23ça bénéficie
23:24aux Américains.
23:26Ensuite,
23:28les Américains,
23:29auparavant,
23:30ont infligé
23:31des sanctions
23:31russes
23:33pour nous obliger
23:34à prendre
23:35du gaz
23:36liquéfié américain
23:37qui est trois fois
23:37plus cher
23:38que le gaz russe.
23:40Donc,
23:40en fait,
23:40c'est une manipulation
23:41gigantesque
23:43dans laquelle
23:43on s'est laissé bercer.
23:46La France
23:47est tombée
23:48dans un piège
23:49incroyable.
23:50Elle n'a pas pensé
23:51à sa liberté,
23:52à son indépendance.
23:54Et donc,
23:54aujourd'hui,
23:55premièrement,
23:56il faut sortir
23:56du marché
23:57de l'électricité
23:58qui est indexé
23:59sur le prix du gaz,
24:00donc le gaz allemand.
24:02Donc,
24:02c'est l'Allemagne
24:03qui commande.
24:04Et non seulement ça,
24:05mais il faut absolument
24:07sortir de l'Union européenne
24:09pour avoir
24:09une indépendance complète
24:11et avoir
24:11une vraie politique
24:12énergétique
24:13fondée sur le nucléaire
24:15et à nouveau
24:16l'hydroélectricité.
24:18Autre sujet
24:19à présent,
24:19Philippe De Villiers,
24:20il y a eu,
24:21au début de cette semaine,
24:22une véritable déferlante
24:24qui s'est abattue
24:25sur ces news.
24:27La France insoumise
24:28et de nombreuses personnalités
24:29de la Macronie,
24:30le Premier ministre
24:31Sébastien Lecornu
24:32ou encore la ministre
24:32de la Culture
24:33Catherine Pégard,
24:34ont rivalisé
24:35de zèle
24:36pour dénoncer
24:38ce qu'ils ont appelé
24:39le racisme
24:40de ces news.
24:41Jusqu'à ce vendredi
24:43où Mediapart,
24:45très inspiré,
24:46relayé par son ancien patron,
24:47appelle
24:48à débrancher ces news.
24:50Il est urgent
24:50de débrancher ces news,
24:52chaîne de déconstruction
24:53de la démocratie.
24:54Rien que ça,
24:55il ne s'agit pas
24:56de l'interdire
24:56mais de supprimer
24:57son autorisation
24:58de diffusion
24:59sur un bien public.
25:00la TMT
25:00par non-respect
25:01de ses obligations.
25:02Geoffroy Lejeune.
25:03Alors,
25:04ça fait longtemps
25:04qu'on voulait
25:05vous poser la question
25:05mais quelle est,
25:06Philippe,
25:06votre analyse
25:07de cet emballement
25:08autour de ces news
25:09et vous paraît-il
25:11un tant soit peu justifié ?
25:13Alors,
25:17je connais bien
25:18Michel Onfray,
25:19très bien,
25:20nous sommes amis,
25:21je l'aime beaucoup,
25:22je le connais depuis longtemps.
25:24Faire passer Michel Onfray
25:25pour un raciste,
25:26c'est pas sérieux.
25:30dont je ne réponds pas.
25:31Sur cette pluie d'insultes,
25:35je n'ai pas de réponse.
25:40Seul le silence est grand,
25:41tout le reste est faiblesse.
25:42En revanche,
25:44ça m'a fait penser
25:45à ce que m'avait dit
25:50un jour François Furé,
25:52qui avait des attache-vendiennes
25:53que je connaissais bien,
25:54que j'ai eu l'occasion
25:55de rencontrer longuement
25:56sur le bicentenaire
25:58de la Révolution française.
25:59et il m'a dit
26:00« Nous sommes à la veille
26:02d'une entreprise
26:03de vitrification. »
26:06Il tenait le mot
26:06de Staline.
26:10La vitrification.
26:11La vitrification,
26:12ça consiste
26:13à vous fixer au sol.
26:15Et ça marche.
26:17Ça marche encore mieux
26:18aujourd'hui
26:19que du temps de Staline.
26:22et il m'avait développé
26:24les quatre armes
26:25de la vitrification.
26:27En devenir,
26:28me disait-il.
26:30On peut les passer
26:31en revue rapidement.
26:33La première arme
26:34de la vitrification,
26:36qu'on connaît bien ici,
26:38c'est la fascisation.
26:40Alors là,
26:41c'est du Staline,
26:42tout craché,
26:43c'est lui qui a inventé
26:43ce mot
26:44en disant
26:45qui est contre Staline
26:46et pour Hitler.
26:49Alors aujourd'hui,
26:50ça pose un problème
26:51puisqu'il n'y a plus
26:54Hitler
26:54ni Mussolini.
26:55Donc comment on fascise
26:58l'adversaire ?
26:59On fascise
27:01tout adversaire
27:03qui se réclame
27:04d'une forme
27:06d'hétéronomie.
27:08C'est-à-dire,
27:09si je dis
27:10« Je suis patriote,
27:12hola,
27:12extrême droite »,
27:14si je dis
27:15« J'ai une conscience nationale,
27:18hola,
27:19fasciste »,
27:20si je dis
27:21« Une famille,
27:24c'est un père et une mère,
27:25hola, fasciste »,
27:26si je dis
27:27« Il faut rétablir
27:29l'autorité,
27:30hola, fasciste »,
27:31etc., etc.
27:32Donc toute
27:33hétéronomie
27:34dans la société
27:36est considérée
27:37comme
27:37une marque
27:38de fascisme.
27:40Alors le fascisme,
27:42cette dialectique
27:43fasciste-antifasciste,
27:47elle permet
27:48de disqualifier
27:49et elle permet
27:49de tuer,
27:50puisque c'est au nom
27:51de l'antifasciste
27:52que
27:54Quentin de Ranque
27:55a été tué.
27:57Et là,
27:57on a vu
27:58la force
27:59de l'excuse
27:59absolutoire.
28:00Oui, mais d'accord,
28:01il est mort,
28:01d'accord,
28:02on peut le regretter,
28:02mais c'était
28:03quand même un fasciste.
28:05Ah bon,
28:05d'accord,
28:07et donc
28:07l'excuse
28:08absolutoire
28:09qui devient
28:10la victimisation
28:12accusatoire.
28:14Donc c'est
28:15l'antifasciste
28:16qui est la victime
28:16et le fasciste
28:17qui est toujours
28:18le coupable.
28:19Deuxièmement,
28:20l'islamophobie
28:21inventée par
28:22Khomeini
28:23au moment
28:24de la fatwa
28:25Salman Rushdie
28:26qui recommande
28:28à tous les
28:28occidentaux
28:29d'utiliser
28:30cette arme
28:31l'islamophobie.
28:32L'islamophobie,
28:33c'est non seulement
28:34toute critique
28:34des musulmans,
28:35mais toute critique
28:36de l'islam.
28:39C'est-à-dire,
28:40si vous critiquez
28:41les minarets,
28:42si vous critiquez
28:43le halal,
28:43si vous dites
28:45qu'il faut
28:45qu'on puisse
28:48serrer la main
28:48des femmes,
28:49si vous dites
28:49que les femmes
28:50peuvent aller
28:51dans un bistrot,
28:51ça veut dire
28:52que vous êtes
28:53contre le voile
28:53des petites filles,
28:54etc.
28:57Vous êtes
28:58islamophobe.
28:59Et donc,
29:00le danger,
29:01c'est que là,
29:01on est sur un délil.
29:03C'est le début
29:03de la judiciarisation.
29:05Si vous dites
29:06que vous êtes
29:07christianophobe,
29:08aucun problème,
29:09c'est un exercice
29:10ludique.
29:12Recommandé.
29:14Mais islamophobe,
29:15vous allez
29:15au tribunal.
29:17Donc,
29:18chacun reste
29:19sur ses gardes.
29:20Troisièmement,
29:21troisième vitrification,
29:23c'est le colonialisme.
29:24Le colonialisme,
29:26c'est la clause
29:27de la honte
29:27du grand-père.
29:29parce que le grand-père,
29:30en fait,
29:30était un esclavagiste,
29:31un colonialiste.
29:33Et donc,
29:33c'est l'idée
29:34d'une mémoire pénitentielle
29:35infligée à chaque
29:36petit français
29:37pour qu'il se taise
29:40et pour qu'il cesse
29:42de croire
29:42un seul instant
29:43que son pays
29:44vient de loin
29:45et vient
29:46de plus grand
29:47que lui.
29:49En effet,
29:50la France
29:52est un pays
29:52inventé par
29:53l'esclavagisme
29:54et le colonialisme
29:56et il faut éradiquer
29:57ce qu'ils appellent
29:58le privilège blanc.
30:00Et puis,
30:01arrive le racisme
30:02en deux temps.
30:03Et là,
30:04c'est intéressant.
30:06Premier temps,
30:08octobre 1984,
30:10SOS Racisme.
30:11Là,
30:12l'idée,
30:12c'est de dire
30:12le droit à la différence,
30:14la fin de l'assimilation.
30:15Et ça marche.
30:16Très bien.
30:17C'est-à-dire
30:17qu'avec SOS Racisme,
30:19ils fabriquent
30:20le communautarisme
30:21dont ils se plaindront
30:22pour certains d'entre eux.
30:24Les inventeurs,
30:25évidemment,
30:26seront les arroseurs
30:27arrosés.
30:28Trop tard.
30:30Avec SOS Racisme,
30:31ils ont fabriqué
30:32le communautarisme.
30:34Et puis,
30:34deuxième étape,
30:35on en a parlé
30:36au téléphone,
30:37Elliot.
30:38Ça m'avait beaucoup
30:39frappé
30:40quand vous m'avez dit
30:40SOS Racisme
30:41a été sifflé
30:42à la manif de Saint-Denis.
30:44J'ai réfléchi,
30:45je me suis dit
30:45j'ai compris pourquoi.
30:48Parce qu'en fait,
30:49on a franchi un cran,
30:50on est passé
30:51de la dialectique
30:52racisme-antiraciste
30:53à la dialectique
30:55racisé-racisant.
30:56Ce qu'a très bien dit
30:57le professeur
30:58Jean Travoileau,
30:59qui est un homme
30:59très brillant,
31:00qui a parlé de ce sujet
31:02avec quelques fulgurances.
31:05Alors,
31:05qu'est-ce que ça veut dire
31:06racisé-racisant ?
31:07Ça veut dire qu'en fait,
31:08c'est les Blancs
31:08et les Noirs.
31:10Donc,
31:11un Blanc,
31:12s'il ne fait pas d'efforts,
31:14il peut être très facilement
31:15raciste.
31:16De toute façon,
31:16c'est un racisme systémique.
31:18Donc,
31:18ça ne dépend pas
31:19de sa mentalité.
31:21Et les racisés,
31:23vous vous rendez compte,
31:23les racisés,
31:24ce n'est pas moi
31:24qui invente ça.
31:25Les racisés,
31:25c'est la France insoumise
31:27qui parle des racisés
31:29et qui a dit,
31:30d'ailleurs,
31:30il faut qu'il y ait
31:31des maires racisés
31:32pour ressembler
31:33à la population.
31:34Voilà.
31:35On en arrive
31:35à cette dialectique.
31:39Et quel est le but
31:40de cette vitrification ?
31:43À partir de ces quatre armes
31:44de vitrification,
31:47le but,
31:48il est triple.
31:49Premièrement,
31:51faire taire
31:53celui qu'on considère
31:54comme un adversaire,
31:56lui couper la parole,
31:58fermer ses news.
32:02Deuxièmement,
32:04déraciner
32:04les petits Français,
32:07s'assurer
32:08que la clause
32:09de la honte
32:10du grand-père
32:10fonctionne.
32:12Et troisièmement,
32:13faire de la France
32:14un espace cosmique.
32:17Et vous aviez prophétisé
32:19les sifflets
32:20pour SOS Racisme
32:21il y a deux semaines.
32:22Vous aviez eu
32:23cette formule
32:24« Un pur trouve toujours
32:27un plus pur ».
32:28C'est la formule
32:29de Saint-Just.
32:30C'était laquelle ?
32:31Rappelez-la-nous.
32:32Saint-Just disait
32:34à propos
32:35des révolutionnaires
32:36qui se coupaient
32:38la tête.
32:39La révolution
32:40dévore toujours
32:40ses enfants.
32:41Voilà, c'est ça.
32:42Et il disait
32:42« Un pur trouve toujours
32:44un plus pur
32:45qu'il est pur ».
32:47Parlons à présent
32:48Philippe Devilliers
32:48mais dans la continuité
32:50de la gastronomie française.
32:52L'actualité
32:53des deux dernières semaines
32:54a été marquée
32:54par plusieurs informations
32:55qui ont provoqué
32:56ce cri d'alarme
32:57du chef étoilé
32:59Thierry Marx,
33:00le président
33:00de l'Union des métiers
33:01et des industries
33:02de l'hôtellerie.
33:02Il a déclaré
33:03« La gastronomie française
33:04est en danger de mort ».
33:05Et il est revenu
33:07sur la polémique
33:08autour de Master Poulet
33:09qui s'installe
33:09sur le cadavre
33:10de la restauration
33:12traditionnelle.
33:12C'est Thierry Marx
33:13qui le dit.
33:13Je vous propose
33:14de l'écouter d'ailleurs.
33:16Quand un restaurateur
33:17en restauration assise
33:19qui paye des salaires
33:19qui paye des charges
33:20qui paye des loyers
33:21qui paye des taxes
33:22quand il fait un menu
33:23à 22 euros
33:24il lui reste 40 centimes.
33:26Quand vous développez
33:2760 restaurants
33:27de ce type
33:29Croustie Poulet
33:29ou autre
33:30vous avez des revenus
33:31qui sont bien supérieurs.
33:32À un moment donné
33:33le restaurateur
33:34qui faisait du fait maison
33:35lâche prise.
33:37Et aujourd'hui
33:37sur ce lâcher prise
33:38et bien finalement
33:39s'installe une autre restauration.
33:41La nature n'aime pas le vide.
33:42Mais bien sûr
33:44aujourd'hui
33:44vous ne vous en sortez pas.
33:46Geoffroy.
33:47Cher Philippe
33:48avez-vous le même sentiment
33:49que Thierry Marx ?
33:51Oui.
33:53Et il a très bien
33:54dit les choses.
33:56Master Poulet
33:57s'installe sur le cadavre
33:59de la restauration
34:00traditionnelle.
34:02À Pâques
34:03pour aller à Foncombeau
34:04j'ai traversé
34:05une grande partie
34:05de la France
34:06l'écharpe du désert.
34:08Et dans tous les villages
34:09que je traversais
34:11la roche posée
34:15Bressuie
34:16les restaurants
34:18fermés
34:18fermés
34:19fermés
34:19fermés
34:20en fait
34:20on avait 200 000 restaurants
34:22traditionnels
34:23on n'a plus que 100 000.
34:26C'est une tragédie.
34:28Et en fait
34:28dans la même semaine
34:29il y a eu trois faits majeurs
34:31qui sont passés inaperçus.
34:32Le premier
34:33donc
34:34c'est la déclaration
34:35de monsieur Marx
34:36qui est quand même
34:37un chef étoilé
34:38représentatif
34:39puisqu'il est
34:39le président
34:40des métiers
34:41de l'hôtellerie.
34:43ensuite
34:43il y a eu
34:45les paysans français
34:46qui ont eu connaissance
34:48d'un codicile
34:49scandaleux
34:50Le Point a fait d'ailleurs
34:51un très bon article
34:52là-dessus
34:53sur
34:57la vision ultime
34:59du Mercosur
35:00qui accorde
35:01le Mercosur
35:03qui accorde
35:03désormais
35:05tout le marché européen
35:06de la viande
35:07un géant
35:08un géant brésilien
35:10exactement
35:12donc ça veut dire
35:13la viande aux hormones
35:14arrive
35:15pendant que
35:17la viande
35:18la volaille
35:19traitée aux activateurs
35:21de croissance
35:21arrive d'Ukraine
35:22et puis enfin
35:24il y a eu une décision
35:25de la commission
35:27de requalifier
35:29des OGM
35:29des nouveaux OGM
35:31des nouvelles formes
35:31d'OGM
35:32avec des brevets
35:33pour les grandes entreprises
35:34de l'agrochimie
35:36pauvres paysans français
35:37c'est ce qui leur reste
35:39eux qui sont si proches
35:41de la nature
35:41et en fait
35:42en voyant tout ça
35:44j'ai pensé
35:45à Bria Savarin
35:46que je connais bien
35:47parce que
35:49j'ai inauguré
35:50avec Charles Millon
35:51mon ami Charles Millon
35:52maire de Belay
35:53à l'époque
35:53député de Belay
35:55la fondation
35:56Bria Savarin
35:57Bria Savarin disait
35:59la cuisine d'un peuple
36:01est le témoin exact
36:03de sa civilisation
36:07c'est à dire
36:09on avait
36:10une grande cuisine
36:11on avait un art
36:13de la table
36:14recherché
36:15dans le monde entier
36:16on avait
36:16une grande civilisation
36:17et c'est Bria Savarin
36:19qui a défini
36:20l'identité culinaire
36:21de la France
36:22quand il dit
36:22dans tous les autres pays
36:24on mange
36:26en France
36:27on goûte
36:28le goût français
36:30et il disait
36:31les animaux
36:32se repèsent
36:33les hommes mangent
36:35l'homme d'esprit
36:37lui sait manger
36:40d'ailleurs
36:41j'ai pensé
36:42à vous
36:43Elliot
36:44parce qu'il avait
36:45aussi un mot
36:50remarquable
36:50qui disait
36:51un dessert
36:53sans fromage
36:55c'est comme une belle
36:56à qui il manque
36:57un oeil
36:58voilà
36:59et donc
37:02je prends des images
37:03qui peuvent toucher
37:04mon public
37:05sur ce plateau
37:08mais ce que
37:09vous ne savez peut-être pas
37:11c'est qu'en fait
37:13longtemps
37:14pendant longtemps
37:14l'art culinaire
37:17à la française
37:18la gastronomie française
37:19était un moyen
37:19de gouvernement
37:22la preuve
37:24Talleyrand
37:26il va voir Louis XVIII
37:28et il lui dit
37:29bon
37:29il part au congrès
37:31de Vienne
37:331814-1815
37:34il n'a pas d'argument
37:36la France est vaincue
37:38sauf que
37:39il explique au roi
37:41qui n'en croit pas
37:42ses yeux
37:43j'ai
37:44peut-être
37:45de quoi
37:46rétablir
37:47le prestige
37:47de la France
37:48grâce
37:48à l'art
37:50à l'art
37:52de la cuisine
37:52c'est un amphitryon
37:53réputé
37:54comme on dit à l'époque
37:56et
37:58il va réussir
38:00à compenser
38:01l'humiliation militaire
38:02par le triomphe
38:03culinaire français
38:04c'est-à-dire qu'il amène
38:05avec lui
38:05des cuisiniers
38:06des restaurateurs
38:07les grands noms
38:08et il séduit
38:10avec les grands vins
38:11il séduit
38:12tout le congrès
38:13de Vienne
38:13et il obtient
38:14tout ce qu'il veut
38:16après avoir dit
38:17à Louis XVIII
38:19Sire
38:19vous voulez me donner
38:21des instructions
38:22ce ne sont pas
38:22des instructions
38:23je veux
38:23ce sont des casseroles
38:25voilà
38:26et donc en fait
38:28il faut savoir
38:29que le restaurant
38:30c'est une invention française
38:31avant le restaurant
38:35le privilège
38:36de la gastronomie
38:37était réservé
38:37à l'opulence
38:39et depuis
38:40le restaurant
38:42à la française
38:43c'est tout le public
38:44c'est tout le peuple
38:46qui peut manger
38:46au restaurant
38:48et donc goûter
38:49à ce qu'on appelle
38:50la gastronomie française
38:51il y avait
38:52un dicton
38:53quand j'étais petit
38:55qui n'était pas
38:56de Saint-Union
38:57pour une fois
38:58qui était
38:59mon insuliteur
39:00qui disait
39:00il n'est de bon bec
39:02que de France
39:03c'est magnifique
39:05revenons aux choses
39:05sérieuses
39:06cher Philippe
39:06c'est l'image
39:07de la semaine
39:08du moins l'une des images
39:09une image bouleversante
39:11puisque le festival
39:12de Cannes
39:13a été marqué
39:14et on va le découvrir
39:15ensemble
39:16par les larmes
39:16les larmes
39:17de Mickaël Paty
39:18lors de la projection
39:20du film
39:20L'abandon
39:21sorti en salle
39:22mercredi
39:23et retraçant
39:24les onze derniers jours
39:25avant la Saint-Sinat
39:26islamiste
39:27contre son frère
39:28et professeur
39:29d'histoire-géographie
39:30Mickaël Paty
39:31Geoffroy Lezanne
39:32Cher Philippe
39:32pourquoi selon vous
39:33ce film est-il
39:34d'intérêt public ?
39:36Parce que
39:39lorsque ce drame
39:41a eu lieu
39:44il m'a semblé
39:46que
39:48toute la classe dirigeante
39:52prenait conscience
39:55du point de bascule
39:57et on nous expliquait
39:59cette fois-ci
40:00c'est fini
40:03en rapport
40:04avec ce qui s'était passé
40:06avec le Bataclan
40:07quelques années plus tôt
40:09cette fois-ci
40:10c'est fini
40:12et en fait
40:13il ne s'est rien passé
40:15ou plutôt après
40:16on a eu
40:16Dominique Bernard
40:18un deuxième prof
40:19assassiné
40:20et depuis
40:21il ne s'est rien passé
40:22et non seulement
40:23il ne s'est rien passé
40:25mais toute la classe politique
40:26a peur
40:28il faut dire
40:29qu'il faut faire
40:30très attention
40:31à ce qu'on dit
40:31avec le fameux concept
40:33d'islamophobie
40:35c'est la peur
40:36qui règne
40:36alors qu'on nous avait
40:37promis
40:38le courage naissant
40:41c'est la peur
40:42qui règne
40:42et c'est l'islamisation
40:43qui progresse
40:45qui avance
40:47avec un plan
40:48mis en oeuvre
40:49par les frères musulmans
40:51et qui est
40:53en train
40:54de nous
40:54gangréner
40:57il devait y avoir
40:58des collèges
40:59Samuel Paty
41:00il n'y a pas eu
41:01de collèges
41:01Samuel Paty
41:03et je pense
41:04en cet instant
41:05aux larmes
41:06de Michael
41:06sa soeur
41:08ce film
41:09est une sorte
41:10d'ongan
41:11sur la plaie
41:14mais pourquoi
41:15je dis
41:15que c'est d'intérêt public
41:16parce que
41:17il faut que
41:19tous les français
41:20aillent voir ce film
41:22et qu'ils en tirent
41:24la conclusion
41:27que la société française
41:29doit être sauvée
41:31de l'islamisme
41:33qui nous conduit
41:35tout droit
41:35dans 30 ans
41:37au califat
41:39Philippe Devilliers
41:40parlons littérature
41:41il nous reste 15 minutes
41:43le journal du dimanche
41:44a publié une tribune
41:46de Vincent Bolloré
41:47au sujet du départ
41:48de Grasset
41:49d'Olivier Nora
41:50son directeur général
41:51qui souhaitait publier
41:52le futur livre
41:53de Boilem Sansal
41:54seulement à l'automne
41:55toute la presse
41:57toute la presse
41:58mainstream
41:58s'est emparée du sujet
41:59j'avais l'impression
42:00qu'il y avait eu
42:021789
42:03et qu'il y a eu
42:04la chute du mur
42:05de Berlin
42:05et puis il y a eu
42:06le départ
42:06de monsieur Nora
42:08je crois qu'on a
42:09une revue de presse
42:10mais limitée
42:11parce que vraiment
42:11on n'avait pas le temps
42:12de tout mettre
42:13du Nouvel Obs
42:14en passant par
42:14Libération
42:15l'Humanité
42:15j'aurais pu vous citer
42:16France Inter
42:17France Info
42:17bref
42:18tout le monde
42:19et cette semaine
42:20on a pu entendre
42:21et ça vous avait pensé
42:22à quelqu'un
42:23que vous connaissez bien
42:24Solzhenitsyn
42:25qui avait été interrogé
42:26par un certain
42:27Jean Daniel
42:28revoyons cette archive
42:31Ma douleur
42:33et la douleur
42:34d'un certain nombre
42:35de mes amis
42:35le mot douleur
42:36n'est pas
42:37une inflation
42:37sémantique
42:38c'est pas
42:39un excès
42:40de vocabulaire
42:41c'est
42:42de prendre
42:44tellement part
42:45à votre combat
42:46d'avoir une telle admiration
42:47pour votre combat solitaire
42:49pour votre témoignage
42:50et de voir
42:51que sur ce qui a
42:53correspondu
42:54à vos combats
42:55en Occident
42:57il me semble
42:59et depuis
43:00quelques minutes
43:01je suis certain
43:02que vous vous êtes
43:04trompé
43:04que vous vous trompez
43:06peut-être
43:07par simple
43:08manque d'informations
43:37Geoffroy Lejeune
43:39a eu le prix
43:40le prix
43:42de la littérature
43:44le prix Nobel
43:45de la littérature
43:45et
43:46Boulême Sansal
43:47a eu le grand prix
43:48de l'académie française
43:49donc dire que
43:51Sansal n'est pas
43:51un écrivain
43:52c'est un peu
43:53exagéré
43:54il a eu
43:54tous les prix
43:54bon
43:58mais ce ne sont pas
43:59que deux écrivains
44:00ce sont deux écrivains
44:01qui ont été
44:01emprisonnés
44:02deuxième point commun
44:04l'un a été emprisonné
44:06dans les geôles
44:07soviétiques
44:08on a appelé
44:08le goulag
44:09il a appelé
44:09le goulag
44:10et
44:11l'autre
44:12dans les geôles
44:13algériennes
44:16donc ils ont souffert
44:17et tous les deux
44:18en prison
44:18ils ont eu un cancer
44:19et tous les deux
44:20leur famille
44:21pensait que c'était fini
44:23ils s'en sont sortis
44:24miraculeusement
44:26troisièmement
44:28ce sont des écrivains
44:32prisonniers
44:32qui sont des prophètes
44:36Solzhenitsyn
44:37a prophétisé
44:40que le communisme
44:41était une désespérance
44:43de toute l'humanité
44:45et un danger majeur
44:47un danger totalitaire
44:48par excellence
44:51et Bolem Sansal
44:53a parlé
44:55de l'autre communisme
44:57l'islam
44:58l'islamisme
45:00un danger
45:01pour toute l'humanité
45:02et spécialement
45:03pour la France
45:05et c'est là
45:06qu'arrive
45:07le quatrième caractère
45:08commun
45:08ce sont deux parias
45:10à partir du moment
45:11où Solzhenitsyn
45:14a dit
45:14haut et clair
45:16que le communisme
45:17était un danger
45:17pour l'homme
45:18et pour l'humanité
45:20il a été
45:21filipendé
45:22par la gauche
45:23française
45:24Jean-Daniel
45:25nouvel observateur
45:26en disant
45:27non c'est pas possible
45:28il va trop loin
45:29et il l'appelait
45:30le Moujik mystique
45:33et pareil
45:33pour Bolem Sansal
45:34Bolem Sansal
45:35tant qu'il était
45:36un écrivain algérien
45:37il disait
45:37ah quel écrivain
45:38et maintenant
45:39qu'on dit
45:39écrivain français
45:40voilà
45:41alors Bolem Sansal
45:42en fait
45:43c'est un amoureux
45:43de la langue française
45:44c'est la preuve
45:45qu'on peut rentrer
45:48quand on est français
45:49de désir
45:49qu'on peut rentrer
45:50en France
45:51par la porte
45:52de la langue
45:54et je ne sais pas
45:56si vous vous souvenez
45:56de la photo
45:57que vous avez faite
45:59à la rotonde
46:00et à un moment donné
46:01il s'est arrêté
46:03et comme ça
46:04il dit
46:05ah la langue française
46:08trois fois
46:11voilà
46:12la langue française
46:13pour lui
46:14la langue c'est tout
46:15et c'est un résistant
46:17je vous rappelle
46:18un fait
46:19qui apparaîtra
46:19dans son livre
46:20mais qui m'a beaucoup marqué
46:23il m'a dit
46:23tu comprends
46:24il voulait me
46:26il voulait me traiter
46:27comme un otage
46:28et j'aurais été libéré
46:30mais j'ai envoyé une lettre
46:32j'ai dit
46:32je ne veux pas être traité
46:33comme un otage
46:34non moi je suis un combattant
46:35je ne veux pas être libéré
46:36moi je vais être libéré
46:37comme un combattant
46:38pas comme un otage
46:39ça a de la gueule
46:40quand même
46:41Bolem Sansal
46:42français de désir
46:44Philippe De Villiers
46:45dans l'actualité
46:45cette semaine
46:46c'est l'histoire sans fin
46:47et ses violences urbaines
46:48après la victoire
46:49du Paris Saint-Germain
46:50en demi-finale
46:51de Ligue des Champions
46:52policiers blessés
46:53mobiliers incendiés
46:55des Français honnêtes
46:57également agressés
46:59dans leur véhicule
47:01du moins leur véhicule
47:02a été saccagé
47:03on dénombre
47:04127 interpellations
47:06pour une centaine
47:07de gardés à vue
47:07et l'image
47:09dans l'image
47:10c'est celle de l'exposition
47:11de Yann Arthus Bertrand
47:12sur le vivre ensemble
47:14là aussi
47:15saccagé
47:15dans la nuit
47:16de mercredi à jeudi
47:17place de la Concorde
47:17et il a lui-même
47:18fait une petite vidéo
47:19pour expliquer
47:20ce qui s'était passé
47:21regardez
47:28voilà comment je découvre
47:30une exposition
47:30sur la place de la Concorde
47:33sur le vivre ensemble
47:34ce matin
47:36manifestement
47:36les supporters du PSG
47:37ont adoré l'exposition
47:40donc je lance un appel
47:42à tous les gens
47:43qui aiment le foot
47:44tous les gens
47:45qui pensent
47:46que vivre ensemble
47:47c'est important
47:48tous les gens
47:48qui aiment la photographie
47:50tous les gens
47:50qui ont aimé cette exposition
47:52nous donnez un petit coup
47:53de main ce matin
47:54parce que c'est un peu
47:55compliqué à remonter
47:55que l'exposition
47:57soit remise en état
47:57les photos sont un petit peu
47:59abîmées
47:59mais le sens restera
48:01voilà
48:02si vous avez envie
48:02de nous donner
48:02un petit coup de main
48:03vous êtes le bienvenu
48:04place de la Concorde
48:04on est là
48:05on vous attend
48:07et on va continuer
48:08l'exposition
48:09et continuer à croire
48:11au vivre ensemble
48:11plus que jamais
48:13je vous embrasse tous
48:14je vous aime
48:16je vous attends
48:17si vous avez envie
48:17de vivre
48:18voilà
48:20merci
48:23alors on va continuer
48:24à croire au vivre ensemble
48:25la préfecture parle
48:27de débordement
48:27pour vous Philippe
48:28que veulent dire
48:29ces images
48:32c'est extraordinaire
48:34parce que
48:35Yann Arthus Bertrand
48:37c'est quand même
48:38un homme
48:38de la
48:41de la gauche caviar
48:44et
48:46il fait partie
48:47de ces grands bourgeois
48:50de la Macronie
48:52qui parlent
48:53du vivre ensemble
48:54qui voient le vivre ensemble
48:56détruit sous leurs yeux
48:57avec leurs œuvres
48:59et qui continuent
49:00à parler du vivre ensemble
49:01c'est-à-dire qu'en fait
49:02c'est très inquiétant
49:03ça veut dire
49:04qu'ils sont
49:05imperméables
49:06à l'expérience
49:09mais en fait
49:10si vous me permettez
49:11Eliott
49:12je crois
49:12de prendre de la hauteur
49:14sur votre question
49:17j'ai écouté
49:18chez Laurence Ferrari
49:20avant
49:20hier matin
49:21Laurent Nunez
49:22et je me suis dit
49:23au fond
49:23il est très représentatif
49:26pourquoi ?
49:27parce que
49:29il me rappelle
49:30la phrase de Bossuet
49:31que vous connaissez tous
49:32mais je la répète
49:33parce qu'elle est admirable
49:34Dieu se moque
49:36de ceux
49:37qui déplorent
49:39les mots
49:41dont ils chérissent
49:42les causes
49:43et donc en fait
49:45il a abordé
49:46trois sujets
49:47Laurent Nunez
49:48et sur les trois sujets
49:49il a parlé
49:50des conséquences
49:51il aborde
49:52le sujet
49:52des teufeurs
49:53et il dit
49:55il faut réprimer
49:55il faut sanctionner
49:58mais il ne se pose pas
49:59la question
49:59qu'on devrait se poser
50:00d'où vient
50:01cette jeunesse
50:03décérébrée
50:04déculturée
50:05désarticulée
50:07la cause
50:08on la connaît
50:09mais personne ne veut la dire
50:11dans le milieu politique
50:13c'est l'écroulement
50:13des murs porteurs
50:15ensuite
50:16il parle de la drogue
50:17il dit
50:17on va doubler l'amende
50:20pour les droguer
50:20mais il ne parle pas
50:22de la drogue
50:22il ne parle pas
50:23de la marchandise
50:25si on rétablissait
50:27la frontière
50:29on n'aurait pas
50:29toute la drogue
50:30qui vient d'Amsterdam
50:31c'est ça la cause
50:33en d'autres termes
50:34il y a des consommateurs
50:35mais il y a des producteurs
50:36il y a des transporteurs
50:37il y a des importateurs
50:38c'est là qu'il faut frapper
50:40donc on frappe
50:41la conséquence
50:41on ne frappe pas
50:42la cause
50:43et j'arrive
50:43à votre question
50:45la question
50:50des débordements
50:57ne pas nommer les choses
50:59c'est ajouter au malheur du monde
51:01débordement ça veut dire quoi ?
51:03j'ai regardé la dépêche AFP
51:04débordement de joie
51:06ah oui
51:06d'accord
51:07donc en fait
51:08c'est le lit
51:10le lit
51:11qui déborde
51:16en fait
51:17il faut appeler les choses
51:18par leur nom
51:19c'est pas des débordements
51:20qu'on a vus
51:21il suffit de voir
51:23les images
51:24ce sont
51:25c'est une guérilla urbaine
51:29et donc
51:32il faut chercher la cause
51:33et la cause
51:34c'est évidemment
51:35la faillite
51:36du vivre ensemble
51:37c'est-à-dire
51:38d'une politique
51:40qui depuis 40 ans
51:4150 ans
51:46nous coûte
51:47200 milliards d'euros
51:49avec la politique
51:51de la ville
51:51qui est un échec
51:52total
51:53flagrant
51:54sur lequel personne
51:55ne veut revenir
51:57parce que c'est ça
51:58qu'on a vu
51:59mercredi soir
52:01ensuite
52:02la classe dirigeante
52:05ne veut pas
52:06regarder
52:07l'évidence
52:09elle ne veut pas
52:11qu'on dise
52:12la vérité
52:13la vérité
52:14c'est qu'on a changé
52:15de société
52:18par rapport
52:19à ma jeunesse
52:19par rapport
52:20à mon enfance
52:20je me souviens
52:21l'arrivée
52:22sur les Champs-Elysées
52:23de la haie
52:25Saint-Étienne
52:25après la finale
52:26de Glasgow
52:27il n'y avait pas
52:29de problème
52:29de gendarmerie
52:30de police
52:32ils sont entrés
52:33comme ça
52:33en deux chevaux
52:34dans l'Elysée
52:36aucun problème
52:37c'était une autre époque
52:40c'était une époque
52:41où il y avait
52:41des codes
52:42où il y avait
52:42des capillarités
52:43des tissus
52:44conjonctifs
52:44des voisinages
52:45affectifs
52:47on est passé
52:48de cette époque-là
52:49de cette société-là
52:51qui était une société
52:52homogène
52:54à une société
52:55tribale
52:59multifracturée
52:59multi-conflictuelle
53:01une société
53:02de pré-guerre
53:03civile
53:04et ce que ne veut pas
53:05voir la classe dirigeante
53:06c'est pire
53:08elle ne veut pas
53:09faire le lien
53:09et d'ailleurs
53:10personne ne l'a fait
53:11depuis mercredi
53:13je vais être le premier
53:16parce que c'est trop dangereux
53:19alors allons-y
53:20elle ne veut pas
53:21faire le lien
53:22entre
53:23ces violences
53:24ces émeutes
53:26ces émeutes
53:28et une politique
53:31migratoire
53:31massive
53:32depuis 50 ans
53:34qui nous a mis
53:35dans la situation
53:35où nous sommes
53:37aujourd'hui
53:37c'est-à-dire
53:38un territoire
53:39le territoire
53:40de France
53:40qui est
53:42désormais
53:43l'appallage
53:44des bandes
53:45des hordes
53:46des racailles
53:47et du barbaricum
53:49à plusieurs reprises
53:51d'ailleurs
53:52en parlant de l'euthanasie
53:52vous avez cité
53:53Claire Fourcade
53:54qui est la présidente
53:55de la société française
53:56d'accompagnement
53:57et de soins palliatifs
53:59il s'avère que
54:00Claire Fourcade
54:01vient de publier
54:02un ouvrage
54:03chez Fayard
54:04Pierre Geoffroy
54:05alors Philippe
54:06vous avez lu ce livre
54:07fin de vie
54:08manuelle de résistance
54:09de Claire Fourcade
54:09et vous souhaitez
54:10vous adresser
54:10au président de la république
54:13oui
54:13avant de m'adresser
54:14au président de la république
54:15je voudrais saluer
54:16Claire Fourcade
54:17parce que
54:17nous désions en aparté
54:20à l'instant
54:21pendant qu'on passait
54:23ces images
54:23qu'elle aura peut-être
54:24changé la donne
54:25c'est une femme
54:27exceptionnelle
54:30moi qui fais
54:30mon admiration
54:31le livre
54:32est exceptionnel
54:33et le combat
54:34qu'elle m'aime
54:35est exceptionnel
54:36et en fait
54:36elle nous dit
54:37deux choses
54:38essentielles
54:40la première
54:42qui a changé
54:43la donne au Sénat
54:44qui va peut-être
54:45changer la donne
54:45à l'Assemblée
54:46elle nous dit
54:49premièrement
54:50les soignants
54:51sont
54:52de manière
54:53très majoritaire
54:55presque unanime
54:56pour dire
54:57nous ne voulons pas
54:57de cette loi
54:59c'est quand même
55:00très embêtant
55:02une loi
55:03qui est faite
55:06contre les soignants
55:09alors qu'il s'agit
55:10du soin
55:12ultime
55:14c'est-à-dire
55:15la mort
55:15administrée
55:18et deuxièmement
55:19elle nous dit
55:19je réponds
55:20à ceux qui ont peur
55:21de la mort
55:23nous avons
55:23aujourd'hui
55:25pour répondre
55:26à cette peur
55:27les soins palliatifs
55:2920% seulement
55:30des français
55:30peuvent en bénéficier
55:3220% des départements
55:33et c'est là
55:34qu'il faut mettre
55:34le paquet
55:35et plutôt que de mettre
55:3617 milliards
55:37pour aider un pays
55:38corrompu
55:38qui s'appelle
55:39l'Ukraine
55:40on ferait mieux
55:41de mettre
55:42quelques milliards
55:43pour aider
55:44Claire Fourcade
55:45à développer
55:45les soins palliatifs
55:47vous souhaitez
55:48Philippe Devilliers
55:49adresser un message
55:50au président
55:51de la république
55:52oui
55:52quel est ce message
55:54alors je voudrais
55:55lui adresser
55:55le message suivant
55:58monsieur le président
56:00nous avons correspondu
56:02à une époque
56:03et je me souviens
56:04de votre lettre
56:05du 4 juillet
56:072019
56:08dans lequel
56:09vous me dites
56:09entre les lignes
56:10vous avez raison
56:11sur l'euthanasie
56:13cette lettre
56:14je l'ai gardée
56:14précieusement
56:15elle est écrite
56:16à la main
56:17elle est bien écrite
56:19elle est solennelle
56:20elle est personnelle
56:22elle vient du fort
56:23intime
56:25donc qu'est-ce
56:26qui vous est arrivé
56:28est-ce que vous vous rendez
56:29compte de ce que
56:30vous êtes en train
56:31de faire là
56:33en plus c'est très serré
56:35ça va être très serré
56:36de plus en plus serré
56:37c'est pas du tout
56:37le consensus
56:38que vous voulez
56:39appeler de vos voeux
56:41devant la grande loge
56:45qu'est-ce que vous êtes
56:47en train de faire
56:48vous êtes en train
56:49d'opérer
56:50un renversement
56:52un basculement éthique
56:54un renversement
56:55anthropologique
56:56majeur
56:58vous êtes en train
57:00de changer de code
57:02vous passez
57:04du code pénal
57:05au code de la santé publique
57:07avec la non-assistance
57:09de personnes en danger
57:11la non-assistance
57:12de personnes en danger
57:13aujourd'hui
57:15c'est un crime
57:17et la non-assistance
57:19à personnes en danger
57:20demain sera
57:21une vertu morale
57:23avec votre loi
57:24une vertu morale
57:25familiale
57:26civique
57:29c'est intolérable
57:32renversement
57:33anthropologique
57:33mais ça va plus loin
57:35c'est un
57:36retour en arrière
57:38un bond en arrière
57:40de 25 siècles
57:43qui nous ramène
57:45vers l'âge
57:45pré-hypocratique
57:47du nom
57:48de ce
57:50médecin grec
57:51hypocrate
57:52qui a défini
57:53la médecine
57:54et les règles éthiques
57:55de la médecine
57:56qui s'énumère ainsi
57:59encore aujourd'hui
58:00comme il y a
58:0025 siècles
58:01à Athènes
58:03premièrement
58:04le soignant
58:06soigne
58:08ensuite
58:09le médecin sauve
58:10et ensuite
58:11la mort
58:12sur ordonnance
58:13ne peut pas être
58:14le prolongement
58:15du soin
58:17d'autant plus
58:18comme le dit
58:19Claire Fouca
58:19magnifiquement
58:20dans son livre
58:22la
58:24la relation
58:25de soin
58:26entre le soignant
58:27et le soigné
58:29est une
58:30c'est une alliance
58:33asymétrique
58:34asymétrique
58:36c'est-à-dire
58:37qu'elle repose
58:38sur un acte
58:38de confiance
58:39ineffable
58:41cet acte
58:42de confiance
58:43ineffable
58:43ne peut pas
58:44supporter
58:44le soupçon
58:45comme l'a très bien
58:46dit le professeur
58:47Juvin
58:48quand il a
58:49déclaré
58:50moi
58:51quand j'entre
58:52dans
58:54la chambre
58:55d'un patient
58:55il me regarde
58:57il guette
58:58mes yeux
58:58il guette
58:59mes mains
59:01et il se pose
59:02la question
59:03que vient-il faire
59:05mais demain
59:06la question
59:06sera plus lourde
59:07encore
59:08que vient-il faire
59:09me sauver
59:12ou en finir
59:15avec un calmant
59:16il vient
59:17ou avec une injection
59:18létale
59:21donc
59:21le crime de meurtre
59:23va devenir
59:23légal
59:24le crime de meurtre
59:26va devenir légal
59:27appelons les choses
59:29par leur nom
59:30qu'est-ce que ça veut dire
59:31ça veut dire
59:31qu'on pourra tuer
59:32son parent
59:32qu'on pourra tuer
59:34son enfant
59:35qu'on pourra tuer
59:37son patient
59:38et ça change tout
59:40un grand merci
59:41Philippe Devilliers
59:42rendez-vous évidemment
59:43la semaine prochaine
59:44merci à vous
59:44Geoffroy Lejeune
59:45dans un instant
59:46c'est l'heure des pros 2
59:47à tout de suite
59:48pour l'heure des pros
59:49restez avec nous
59:49pour l'heure des pros
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