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  • il y a 6 heures
Ce mercredi 1er juillet, dans sa chronique USA Today, Thierry Guille, président de Raymond James France, s'est penché sur l'ouverture en baisse de Wall Street, l'activité économique américaine restant soutenue, la prise de parole de Kevin Warsh à Sintra, Tim Cook mettant en garde contre le shortage des puces, Nike dépassant ses attentes au quatrième trimestre, la question de la rotation sectorielle aux États-Unis en tant que vrai ou faux départ, ainsi que les éventuelles attentes avec l'arrivée de la saison des résultats. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:01D'abord, vous le voyez, le chrono est à zéro, ça veut dire que c'est vrai début, le vrai
00:04coup d'envoi de BFM Bourse, l'ouverture à Wall Street, la cloche vient à l'instant de retentir.
00:08Nos experts sont mobilisés, notre dream team. Aujourd'hui, Thierry Guy, président de Raymond James France. Bonjour Thierry, ravi de
00:14vous retrouver.
00:15Bonjour Guillaume.
00:16Et Antoine, Larry Audrey en fil rouge. Bonjour Antoine.
00:19Oui, bonjour Guillaume.
00:19Oh là là, tout pour investir ce matin, encore très chaud, tout pour investir bouillant, estival, et d'ores et
00:26déjà disponible en podcast Thierry Play.
00:27De quoi avez-vous parlé ce matin Antoine ?
00:29C'est le cas de le dire, dans cette atmosphère bouillante entre deux canicules, on s'est posé la question,
00:33notamment avec les experts de SoWeFarm,
00:35de savoir si on investissait avec discernement au milieu de ces considérations de réchauffement climatique,
00:43s'il y avait peut-être des investissements qui seraient plus concrets, qui auraient plus de sens dans cet environnement.
00:48On a fait aussi le long listing de toutes les sources potentielles d'instabilité pour les marchés cet été,
00:53que ce soit l'échange avec le Yen, que ce soit le Bitcoin aussi, qui n'arrête pas de corriger.
00:58Ça ne semble pas avoir de fond cette affaire. Bref, tout un listing pour essayer de boucler ses affaires avant
01:04de boucler ses valises pour les vacances avec un minimum de sérénité.
01:08Et en regardant quand même aussi la séance au jour le jour, on est là pour ça, Wall Street qui
01:13vient d'ouvrir à l'instant,
01:15Antoine et Kevin Walsh qui s'expriment, on y reviendra dans un instant depuis Sintra, il est en train de
01:19participer à une table ronde et il est en train de délivrer ses premières paroles.
01:22Kevin Walsh comme président de la Fed en dehors des Etats-Unis, c'est la première fois qu'il s
01:25'exprime depuis un pays qui n'est pas les Etats-Unis comme président de la Fed.
01:28Bon, on regardera dans un instant en détail avec Thierry. D'abord l'ouverture, la tendance sur les marchés, Antoine
01:32?
01:32Ce deuxième semestre commence par une baisse pour Wall Street. Le Nasdaq recule de 0,75%, 26 018 points, moins
01:400,32 pour le Dow Jones à 52 142, moins 0,49 pour le S&P 500 à 7 461.
01:47La volatilité remonte un petit peu à 17 points sur l'indice VIX. Le CAC 40, lui, baisse de 0
01:52,77%, 8 339. L'Eurostock 50, moins 0,67%, on est à 6 285.
02:01Thierry, on vous retrouve avec des indicateurs intéressants aujourd'hui à suivre. L'enquête ADP sur l'emploi avant demain,
02:06exceptionnellement un jeudi, le rapport mensuel.
02:07Donc l'ADP sur l'emploi, intéressant de mesurer la dynamique de ce marché de l'emploi et puis l
02:11'ISM manufacturier aussi publié. Qu'est-ce que vous regardez particulièrement de ces deux indicateurs ?
02:16Alors, sur les chiffres de l'emploi du jour, il n'y a pas forcément une grande corrélation entre ce
02:21chiffre d'une part et le chiffre qui sera publié demain.
02:26Encore une fois, ce qui sera important de voir, c'est si on est sur les croissants de plus de
02:29100 000 emplois par mois dans les secteurs non agricoles,
02:32le taux de chômage devrait rester à 4,2-3%, mais on est convaincus chez nous que la dynamique économique
02:37américaine reste enclenchée et qu'on devra avoir de bons chiffres.
02:41On l'espère. Kevin Warch est en train de s'exprimer depuis Sintra.
02:44Alors, je vous cite l'essentiel de ses propos. Il participe à une table ronde, le président de la Fed.
02:49L'ère où la Banque centrale guidée la main des marchés par des promesses à long terme doit toucher à
02:53sa fin, dit-il aujourd'hui.
02:54Il est plus sain pour l'économie que les investisseurs réagissent aux réalités de données brutes plutôt qu'à nos
02:58tentatives de modélisation du futur.
03:00Est-ce que vous achetez ce propos à l'instant, Kevin Warch ? Thierry.
03:04Alors, c'est une non-surprise, c'est un peu un bis répétita de ce qu'il avait déclaré il
03:08y a plus d'une dizaine de jours lors de la réunion du FOMC.
03:12La prochaine aura lieu fin juillet, elle aura lieu toutes les six semaines aux États-Unis.
03:16Et donc, il reste sur sa même approche, c'est-à-dire je ne fais pas de prévision sur les
03:20taux, je ne donne pas de détails sur les prévisions économiques.
03:23Et en fait, il est dans une approche beaucoup moins communiquante que celle qui prévalait du tort de Powell.
03:30On verra à l'usage si c'est la bonne approche pour calmer les marchés.
03:35Mais vous pensez quoi, vous, là-dessus ? On verra, oui, oui, on verra.
03:38Mais vous, vous pensez quoi, là-dessus ?
03:39Effectivement, surtout, il faut moins communiquer, donner moins de, on va dire, de futur, offrir moins de futur au présent,
03:45au marché,
03:45plutôt laisser l'incertitude, faire les choses.
03:48Alors, je vais vous citer dans ses propres termes Kevin Warch aussi.
03:50À l'instant, un mot en plus, il nous dit que la détermination de la Fed à ramener l'inflation
03:55à 2% est absolue.
03:56Nous ne pouvons pas nous permettre de déclarer victoire prématurément sur l'inflation,
04:00la stabilité des prix et le socle sur lequel toute croissance durable repose.
04:03Voilà, propos ferme sur l'inflation, donc, Thierry.
04:06Oui, ça ligne sur la position de la BCE, de la Garde.
04:09Et ce n'est pas une si grosse surprise que ça.
04:12Il faut savoir qu'aujourd'hui, les marchés monétaires, Price, pratiquement, j'ai été surpris,
04:17d'une possible, à un tiers des participants, une hausse des taux dès le mois prochain.
04:23J'étais un peu surpris de voir ce chiffre dernièrement,
04:25mais il y a quand même une volonté de conjurer, en fait, les risques d'inflation aux États-Unis qui
04:29sont réels.
04:30En fait, si vous voulez, nos économistes et stratégistes chez nous pensent que le risque aux US,
04:35c'est beaucoup plus un risque de surchauffe qu'un risque récessif.
04:39Et sur l'intelligence artificielle, il ajoute, l'intelligence artificielle n'est pas qu'un mot à la mode,
04:45c'est un levier structurel de productivité.
04:46Si nous parvenons à intégrer ces gains dans notre économie réelle,
04:49nous pourrons potentiellement atténuer les pressions inflationnistes
04:52sans écoutouffer l'activité économique par des taux d'intérêt excessivement restrictifs.
04:58Ça confirme quand même qu'il mise sur l'IA pour pouvoir, quand même, à un moment ou à un
05:02autre,
05:02finir par baisser les taux.
05:03L'IA, grâce à la productivité, permettrait à la fois de relancer la croissance sans risque inflationniste supplémentaire.
05:08Là, il le répète, il reste dans sa thèse habituelle, Kevin Walsh.
05:11Oui, ce n'est pas une idée qu'il y a essentiellement les nouvelles,
05:14parce que la révolution technologique en marche aux États-Unis depuis un quart de siècle,
05:19enfin depuis 25 ans, a toujours été ça.
05:20Il fallait que vous intégrez plus de tech, ça doit avoir des vertus, des gains de productivité,
05:24donc une pression à la baisse sur l'inflation.
05:26Encore une fois, on verra, il y a d'ailleurs une illustration de son propos,
05:30c'est que la semaine prochaine, Microsoft devra annoncer un plan de licenciement
05:33de plusieurs milliers de personnes qui vont affecter les secteurs en particulier de la vente,
05:37du consulting, sa division Xbox.
05:40C'est l'illustration pratique de l'impact de l'IA que ça peut avoir au niveau des entreprises.
05:47Antoine ?
05:48Vous parliez d'IA, c'est un peu le mot magique.
05:51Meta est en train de gagner 7,3% à 604,36 euros.
05:56Il y a une grosse demi-heure, une heure, le groupe a annoncé qu'il allait en fait
06:01regrouper ses excès de capacité en termes de calcul pour créer un business de cloud,
06:07un petit peu comme d'autres entreprises que ce soit Amazon, que ce soit Salesforce, etc.
06:14Alors on aurait pu croire que ça disrupterait entre guillemets Salesforce.
06:18Eh bien pas du tout, Salesforce suit le mouvement, plus 4,6%.
06:21Comme quoi vraiment, toutes les entreprises qui ont investi gros ont un souci de retour sur investissement,
06:28notamment en ce qui concerne leur capacité IA,
06:31et vont les rentabiliser quoi qu'il en coûte avec de nouvelles activités
06:35et de nouvelles idées en termes de business.
06:38Et c'est le cas de Meta qui vient de frapper un grand coup.
06:40– Oui, et puis l'un des enjeux aussi de ce deuxième semestre dans l'IA, dans la tech,
06:45c'est de savoir si les puces mémoires vont continuer de cartonner,
06:47maintenir le rythme qui était leur à la hausse ces dernières semaines.
06:50Vous y croyez ou pas ?
06:51Apple, le patron d'Apple, Tim Cook, lui, se méfie de ce rythme de hausse des cartes mémoires en bourse.
06:55Il alerte même, Thierry.
06:58– Oui, alors l'enjeu essentiel, on parle du marché des dirhams
07:03et d'un sous-secteur qu'on appelle les mémoires à bandes larges,
07:06les HBM, High Bandwidth Memory.
07:08Et en fait, vous avez trois acteurs qui tiennent le marché mondial à peu près.
07:12Deux coréens, Unix, Samsung et un américain qui sont Micron.
07:15Micron, c'est une société qui est un petit peu à l'épicentre de cette appétence
07:19pour avoir de la mémoire.
07:21Et quand vous croisez un petit peu toutes les informations,
07:24mais le dernier à cette prononcée, vous l'avez évoqué, c'est Tim Cook,
07:27il y a un shortage de produits.
07:29Donc en fait, on est face à une société dont les marges ont une grande lisibilité.
07:34Et nous, récemment d'ailleurs, on a revu un objectif de hausse sur le titre.
07:39Je crois que Micron doit coter 1 150 dollars, à peu près 1 100 dollars.
07:42On a augmenté l'objectif à 1 500.
07:44On est très optimiste sur ce secteur.
07:46Il y aura un retournement à un moment donné,
07:48mais on ne le voit pas avant 12-18 ans.
07:50Wall Street, en haut, en baisse, en baisse pour entamer ce deuxième semestre,
07:54moins 0,8 en ce moment de Nasdaq, moins 0,6, ça change un peu à la baisse.
07:57Wall Street, moins 0,6 pour le S&P 500.
08:00Nike a publié ses résultats.
08:02C'est encore assez négatif.
08:03Une nouvelle fois, Nike est sanctionnée.
08:04Alors pas trop méchamment, cette fois, sur une publication, moins 0,7%.
08:08On va dire que la sanction par rapport à d'autres publications est moindre aujourd'hui, Tim.
08:12Oui, alors Nike, ce n'est pas une de nos sociétés préférées.
08:15Il y a plusieurs soucis dans les résultats.
08:17Il y a d'abord les prévisions qui ne sont effectivement pas très bonnes.
08:20Elle est dans une phase de transition.
08:21Il y a entre autres de transition au produit.
08:23Il y a une transition manageriale aussi, d'ailleurs, un nouveau CFO.
08:27Mais il y a une transition également en produit.
08:28Donc pour l'instant, les guidance de la société sont plutôt molles à la fois pour le prochain trimestre et
08:34le prochain semestre.
08:35Il y aura une bascule un petit peu en termes de produit qui n'est pas tendue avant six mois.
08:39Il y aura peut-être un effet bénéfique du monde aux États-Unis.
08:42On verra dans le prochain trimestre si c'est la réalité.
08:45Mais c'est un titre sur lequel on est un peu réservé pour l'instant.
08:48– Et justement, c'est une question plus globale que tout cela ouvre.
08:51Est-ce que ce qui a fait le succès des portefeuilles au premier semestre le fera moins au deuxième ?
08:56Est-ce que la rotation de portefeuilles qu'on voit apparaître aussi est solide cette fois-ci ?
09:00Le Russell 2000, par exemple, a vécu son premier semestre, le meilleur premier semestre de son histoire,
09:06depuis 1991 quand même, les valeurs moyennes américaines.
09:08Est-ce que vous vous dites que cette rotation qui s'est mise en place au premier semestre, cette fois,
09:12est amenée à durer ?
09:13– Alors nous, on en est relativement convaincus chez Raymond James.
09:17On avait fait une étude fin d'année dernière en définissant un indice propriétaire
09:22pour voir un petit peu quels étaient les sous-jacents de l'activité américaine qui est en accélération.
09:28La conclusion était que beaucoup d'indicateurs économiques étaient en accélération.
09:34Je parle pêle-mêle du prix des tarifs routiers, des commandes de biens durables, etc.
09:39Et donc, parce qu'on s'était posé la question,
09:42on a souvent vu des faux départs depuis trois ans, trois ans et demi,
09:45sur l'univers des smalls et des smalls.
09:48Et on se demandait si cette fois-ci, ce serait la bonne.
09:51Ça a marché jusqu'au début du conflit au Moyen-Orient.
09:53Ça a marqué un peu le pas pendant un mois.
09:55Et depuis un mois, ça a repris, ça marche en avant.
09:58Donc oui, nous, on joue le phénomène de rotation.
10:01Par quel biais, au travers de valeurs plutôt cycliques,
10:04de la machine outilique, par des valeurs industrielles ?
10:08Et un exemple qui n'est pas forcément trop bon pour beaucoup d'investisseurs,
10:13mais quand vous prenez le transport routier aux États-Unis,
10:15c'est un métier qui est avec des prix qui n'arrêtent pas de monter en accélération.
10:19Maintenant, qui veut acheter des sociétés de transport routier
10:21dont certaines ne se paient plus de transports à PE ?
10:24Quand vous pouvez acheter une NVIDIA à 24-25 fois, c'est une vraie interrogation.
10:30Vous parliez de transports.
10:31Dans les transports, maintenant, dans les mobilités,
10:33il y a aussi de nouvelles mobilités qui apparaissent en bourse à Wall Street.
10:36On a un nouveau groupe qui doit faire son introduction aujourd'hui.
10:39Si vous vivez dans les grandes villes ou les villes moyennes,
10:42bref, plutôt en zone urbaine,
10:43il s'agit d'un acteur important des trottinettes électriques.
10:46Alors les usagers des trottinettes électriques adorent,
10:48les autres aimeraient pouvoir s'en passer.
10:51Il fallait bien qu'un jour, ça arrive et les trottinettes électriques,
10:54non seulement sont partout en ville,
10:55mais désormais aussi à Wall Street.
10:57Introduction aujourd'hui, Antoine, sur le marché américain de…
11:00Lime.
11:01Lime.
11:02Oui, les trottinettes et les vélos blancs et verts qu'on voit un petit peu partout.
11:07Alors ça paraît étonnant qu'à ce point de l'histoire de Lime
11:11et des autres opérateurs qu'on connaît tous, qu'on voit dans nos villes,
11:15ils choisissent la bourse pour lever des capitaux
11:18parce que ça reste quand même une entreprise où il y a très très peu de marge,
11:23où la création de valeur est quand même extrêmement particulière.
11:27Et puis qu'il y a aussi des stocks de hardware, de matériel
11:30qui se déprécient à une vitesse absolument faramineuse,
11:33qu'il faut renouveler, réparer tout le temps.
11:35Mais voilà, Lime effectivement a décidé de véritablement se lancer à l'assaut de la bourse.
11:42Alors on verra au terme de la séance comment ça se passe
11:44et comment les marchés ont pricé tout cela.
11:47Oui, c'est les trottinettes blanches et vertes, c'est ce que vous nous disiez Antoine.
11:51Lime soutenu par Hubert fait son intro aujourd'hui au Nasdaq,
11:55une introduction en bourse pour 174 millions de dollars.
11:58Ça reste quand même tout petit.
11:59Les résultats vont arriver, les publications, dans quoi ?
12:02Deux semaines Thierry ?
12:03Est-ce qu'on peut espérer beaucoup de cette saison de publication
12:06ou moins que la fois d'avant, où vraiment les sociétés américaines vous avaient tous éblouis ?
12:12Oui, alors la vraie surprise du Q1 auquel vous faites référence,
12:15c'est qu'on a eu des résultats qui ont été, et moi j'ai rarement vu ça,
12:19une accélération très forte alors qu'on n'est pas en sortie de crise.
12:22Les profits ont été 7,8% au-dessus des attentes.
12:26Alors qu'en général, on est légèrement parfois un petit peu en dessous.
12:29Donc les attentes sur le Q2, c'est une croissance sur 12 mois glissant de 21,4%.
12:35On est plutôt assez confiant chez nous, et entre autres,
12:38je pense qu'il ne faudra pas uniquement voir du côté de la tech,
12:41mais aller voir du côté des valeurs un peu plus cycliques,
12:43si elles délivrent et si elles confirment dans les faits.
12:47D'ailleurs le rebond récent, on a pu observer sur une partie de la cote,
12:51vous évoquez le recel 2000, ça, ça sera intéressant.
12:53Mais on est plutôt assez confiant sur cette saison des publics
12:56qui va commencer à partir du 13-14 juillet,
12:59avec comme d'habitude les grandes banques américaines.
13:01Merci beaucoup.
13:02Effectivement, ça démarrera après le 14 juillet par le secteur financier.
13:05Thierry Guill, Raymond James, France.
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