- il y a 3 mois
Regardez "On refait le monde" avec Yamina Saheb, chercheuse et co-autrice du rapport du Giec, le lieutenant-colonel Éric Brocardi, porte-parole de la fédération nationale des sapeurs-pompiers, Frédéric Valletoux, député Horizons, président de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, ancien ministre en charge de la Santé et président de la Fédération hospitalière de France, et Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 29 juin 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08La température a baissé mais la pression monte sur le gouvernement, les autorités.
00:13Est-ce que cette canicule exceptionnelle mais prévisible a été suffisamment anticipée ?
00:17Est-ce que l'État a failli d'abord protéger les plus fragiles ?
00:21On parle de plus de 1000 morts liées à la canicule mais ce pourrait être beaucoup plus.
00:26L'heure des explications a sonné, on en débat dans On refait le monde avec Yamina Saeb, chercheuse et co
00:31-autrice du rapport du GIEC.
00:33Bonsoir.
00:34Le lieutenant-colonel Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers.
00:38Bonsoir.
00:39Frédéric Valtout, député Horizon, président de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale.
00:43Vous avez été ministre en charge de la Santé et président de la Fédération Hospitalière de France.
00:48Bonsoir.
00:49Bonsoir.
00:49Et Olivier Bosse, le chef du service politique d'RTL.
00:52Bonsoir.
00:53On refait le monde sur RTL.
00:56Ce qu'on peut voir, c'est qu'il y a eu un afflux aux urgences beaucoup plus important sur
01:02des coups de chaleur.
01:03On a eu une multiplicité d'arrêts cardio-respiratoires avec le SAMU qui est déplacé au domicile des gens dans
01:09des situations qui sont vraiment inédites.
01:12Et après, on a les patients qui décompensent des maladies respiratoires, des maladies cardiaques,
01:18qui, eux, commencent à arriver et vont continuer à arriver même plusieurs jours après le pic de chaleur.
01:24C'était Benjamin Rossi, chef de service à l'hôpital Robert Ballanger.
01:30Frédéric Valtoux, on l'entend.
01:31Pour l'instant, on parle de plus de 1000 morts.
01:33Mais avec le constat que dresse Benjamin Rossi, invité d'RTL matin, on se dit que ce sera beaucoup plus.
01:40Combien de temps il va falloir pour savoir combien de morts a fait cette question ?
01:43Il va falloir quelques semaines pour avoir une estimation à peu près fiable, ou en tout cas qui s'approche
01:49de la réalité.
01:51Il faudra quelques semaines parce qu'effectivement, on découvre des morts et on découvrira des morts chez eux, dans leur
02:00domicile.
02:01Et donc, évidemment, les alertes vont arriver quand les voisins vont s'inquiéter, de ne plus voir leurs voisins, leurs
02:06voisines sortir, pointer son nez.
02:09Alerteront les pompiers, alerteront les services sociaux.
02:12Dans mes villes à Fontainebleau, il y a une dame qu'on a découverte aujourd'hui, décédée chez elle, sans
02:18doute ce week-end.
02:19Voilà, donc c'est difficile de donner des chiffres tout de suite.
02:23Il y a les gens qui décèdent à l'hôpital, ça c'est un compte qu'on peut avoir chaque
02:27jour, mais aujourd'hui la situation est plus complexe compte tenu de la nature de cette canicule.
02:33Dont on voit aussi, en tout cas c'est ce qui remonte depuis plusieurs jours des services d'urgence dans
02:39les hôpitaux, c'est que, autant en 2003 on avait des personnes âgées qui très majoritairement décédaient,
02:48autant là, ils sont surpris par effectivement des gens plus jeunes, 30, 40 ans, 50 ans, qui font partie des
02:56personnes qui décèdent.
02:57Donc l'analyse fine, on l'aura quand Santé publique France collationnera différentes données hospitalières, des services des pompiers, des
03:06SDIS, et aussi de la médecine de ville, et quand effectivement tout ça pourra être synthétisé.
03:13Dans le colonel Eric Bocardet, on a entendu le premier ministre cet après-midi, Sébastien Lecornu, adresser un premier bilan
03:20et expliquer que, en fait, les morts, on les retrouvait souvent chez eux.
03:25Est-ce que vos hommes sont en première ligne, justement ?
03:27Oui, on est en première ligne, et puis déjà, permettez-moi d'exprimer un petit peu tous les mots de
03:30compassion vis-à-vis des familles, de ces victimes-là,
03:33parce qu'on oublie aussi que tout autour il y a des familles, il y a des parents, il y
03:36a des grands-parents,
03:37donc forcément, il y a un sujet aussi prégnant d'un mal-être dans lequel sont plongées certaines familles.
03:43Et effectivement, les nombres d'interventions liées avec un motif de personnes ne répondront pas aux appels
03:48se retrouvent une majeure partie depuis quelque temps sur ce qu'on appelle les tickets de départ des sapeurs-pompiers,
03:53le motif pour lequel ils partent en intervention.
03:55Et donc forcément, ça met en exergue ce que vous disiez exactement à l'instant,
03:59c'est le sujet des personnes qui sont isolées, et que les sapeurs-pompiers vont découvrir seuls à postérieure d
04:04'une situation.
04:05Et aujourd'hui, cela met en lumière ce que les sapeurs-pompiers vivent au quotidien
04:09dans près de 4,7 millions d'interventions qu'ils font chaque année,
04:13c'est de se retrouver avec des personnes qui sont malheureusement décédées chez elles toutes seules,
04:17alors en moindre nombre évidemment, mais ces effets de canicule mettent en évidence
04:23certaines difficultés de logement pour certaines personnes,
04:26l'état d'isolement, l'état de salubrité.
04:29Et donc très clairement, s'il n'y a pas de mécaniques qui sont faites sur le terrain comme aujourd
04:33'hui,
04:33comme je l'ai été chef de centre à Menton,
04:35où dès lors qu'on constatait un état de situation de salubrité de la part des concitoyens,
04:41on faisait remonter cette fameuse fiche qui permettait en cas de coup dur
04:44de prendre attache auprès de ces personnes-là et de les accompagner,
04:47et c'était les actions sociales des mairies qui le faisaient.
04:49Donc il y a vraiment aujourd'hui un sujet de longitudinalité, on va dire,
04:53en ce qui concerne une gestion d'événements,
04:56pour éviter que ça devienne une crise comme on l'a connue là,
04:58pour permettre justement de rétablir un espèce de lien au quotidien
05:02pour éviter que dans des situations difficiles, ça se tende encore plus.
05:05Justement, Olivier Boss, après la canicule de 2003,
05:09il y avait eu l'obligation pour les communes de créer des listes,
05:12c'est ça, de personnes isolées, de les signaler justement ?
05:15Tout à fait, de recenser les personnes qui étaient isolées et fragiles,
05:19et c'est très clairement ce qui est mis en question aujourd'hui,
05:22c'est-à-dire est-ce que c'est tenu à jour,
05:24et est-ce que c'est réellement efficace ?
05:26Ce qui est intéressant dans ce qu'a dit le Premier ministre aujourd'hui,
05:29c'est que le gouvernement a été le sujet de nombreuses critiques,
05:34mais il semble déjà anticiper la prochaine critique,
05:37qui va être bien évidemment le bilan de cette canicule,
05:41et en dressant aujourd'hui ce qu'il estime,
05:45ce qui a fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné.
05:48Dans la liste de ce qui mène dans ce qui a fonctionné,
05:50c'est les prévisions météo, la réaction globale de toute la chaîne,
05:54en tout cas, selon ses propres termes de Sébastien Lecornu,
05:57ça a tenu les hôpitaux, les pompiers, la sécurité civile, etc.
06:01Les EHPAD, effectivement, avec les progrès faits depuis 2003,
06:04et en revanche, il commence déjà à répondre à une critique qui va arriver,
06:07effectivement, c'est celle des personnes isolées,
06:10en particulier, semble-t-il, dans les milieux urbains,
06:13où là, le suivi, alors après il y a un problème de société,
06:17puisque c'est des gens qui n'ont pas de contact suffisant
06:20avec leur famille ou avec des proches pour que ça puisse alerter à temps.
06:25Mais au-delà de ça, il y a un questionnement sur la mobilisation publique,
06:30comment faire avec ces personnes isolées ?
06:32Il va y avoir très probablement un sujet, j'ai envie de dire de polémique,
06:38ou en tout cas un sujet que le Premier ministre anticipe.
06:41Et il y a quand même aussi un constat qui peut être inquiétant,
06:44par rapport même à ce chiffre de mille morts qui est déjà très important,
06:48c'est que ce sont les chambres, les funérariums qui sont totalement débordés.
06:55Est-ce que ça peut vouloir dire qu'on n'est qu'au début du constat,
07:00et que toutes ces personnes qu'on retrouve chez elles
07:04pourraient constituer le gros des victimes,
07:08et qu'ils pourraient être plus importants que ce qu'on imagine ?
07:10Je pense qu'il faut être lucide, je pense que les chiffres vont augmenter.
07:15Fortement, je n'en sais rien, mais en tout cas, ils vont sérieusement augmenter.
07:21Et il ne faut pas oublier qu'en 2003, on parlait de 15 000 morts.
07:25Je ne sais pas s'il sera plus ou moins, je ne suis pas devin,
07:28mais il ne serait pas étonnant qu'on s'approche de chiffres
07:30qui soient plutôt ceux-là que de mille.
07:32Donc, bon, en tout cas, juste un mot peut-être sur ce qu'il allait dit,
07:37sur peut-être les débuts de polémiques autour des personnes isolées.
07:41Moi, j'ai été maire pendant 17 ans dans ma ville,
07:43et effectivement, après 2003, on nous a demandé de tenir des listings de personnes isolées.
07:48Mais les règles de la CNIL, et des listes qu'on peut tenir même quand on est maire,
07:53c'est qu'on demande aux gens de se déclarer.
07:55Et donc, on a des listes de gens qui se déclarent pour dire qu'effectivement,
07:59on peut utiliser leur nom, leur téléphone en l'occurrence,
08:02et les appeler en cas de coup de chaud, coup de froid, coup de crise,
08:06comme il y a eu en 2020 avec le Covid.
08:11néanmoins, dans la ville dans laquelle j'ai été maire,
08:13aujourd'hui, on prend des listes auxquelles, si on voulait nous embêter,
08:17enfin, je veux dire, pour lesquelles on pourrait nous embêter,
08:19qui sont la liste, par exemple, des gens à qui on donne un petit paquet cadeau
08:23de bonbons et de chocolat pour Noël,
08:26qu'on garde avec nous,
08:28mais ce n'est pas des gens qui nous ont donné leur téléphone pour qu'on les appelle en catrice.
08:31On le fait.
08:32Si la CNIL voulait venir nous embêter, elle le ferait,
08:34et elle serait fondée à le faire.
08:34Vous voyez, on est aussi, nous, maires, enfin, quand j'étais maire,
08:37on était démunis, et la situation n'a pas changé,
08:39par rapport à des listes qu'on ne peut pas, comme ça, garder,
08:43et qui sont forcément incomplètes, puisqu'elles sont déclaratives,
08:46et donc, c'est sur la base de ce que les gens veulent nous dire,
08:49et veulent bien nous laisser comme téléphone.
08:51Yamin Nassaheb, le Premier ministre a insisté sur le fait que
08:55les EHPAD n'étaient pas concernés,
08:56enfin, en tout cas, très peu concernés par rapport à ces personnes isolées.
09:00Là, il y a eu des progrès depuis 2003,
09:02et notamment, alors, pas tous étaient climatisés,
09:04mais il y avait toujours une pièce fraîche
09:07où on pouvait se réfugier, en quelque sorte.
09:09Ça, ça fait partie d'un geste qui peut suffire
09:11à sauver les vies dans un EHPAD.
09:14Oui, mais ce qu'il aurait fallu faire,
09:17parce que la canicule était...
09:19l'intensité de la canicule était annoncée relativement tôt
09:21par Météo France, qui a bien fait son travail,
09:24ce qu'il aurait fallu faire,
09:25c'était mettre en place des refuges climatiques,
09:28et faire des appels à la population.
09:31Ça existe, par exemple, en Espagne, à Barcelone,
09:33ça fonctionne bien.
09:34Et donc, des refuges climatiques qui seraient climatisés,
09:37parce qu'il n'y a pas que dans les EHPAD
09:38qu'on pourrait mourir de la canicule,
09:40mais en fait, on peut mourir de la canicule...
09:42Vous pouvez rappeler ce que c'est qu'un refuge climatique ?
09:44Alors, un refuge climatique, c'est un bâtiment public,
09:48ça pourrait être les bibliothèques, les musées,
09:50les églises aussi, etc.
09:52Donc, qui sont climatisés, qui sont ouverts H24,
09:56et où les personnes peuvent aller se réfugier
10:00pendant la période de la canicule.
10:02À Barcelone, par exemple, ce qu'ils ont fait,
10:04ils se sont fixés comme objectif
10:05d'avoir un refuge climatique
10:07à maximum 5 minutes à pied.
10:11Et il y a plus de 90% de la population à Barcelone
10:15qui a accès à un refuge climatique
10:17en cas de canicule à 5 minutes à pied.
10:21Ça, ça n'existe pas chez nous.
10:22Il n'y a pas eu d'appel de ce type-là.
10:24Donc, au-delà des EHPAD,
10:26les canicules et le climat vers lequel on s'achemine,
10:29c'est que nous serons tous concernés.
10:31Ce n'est pas juste lié à l'âge
10:33et ce n'est pas juste lié au type d'habitat
10:36dans lequel nous sommes.
10:37Parce qu'il faut garder en tête
10:39que l'ensemble de nos infrastructures
10:41n'ont pas été construites.
10:43Que ce soit le logement, les écoles, etc.
10:46Voilà, n'ont pas été construites pour ce climat-là.
10:48Et on va commencer à tirer les leçons,
10:50si ce n'est le bilan, de cette canicule
10:53après le rappel des titres de Brio-Bochet.
11:14Le système a tenu, estime ce soir Sébastien Lecornu.
11:18Le Premier ministre tient une nouvelle cellule interministérielle de crise.
11:22Objectif, dresser un bilan de ces 11 jours de canicule.
11:25Il déplore cependant une forte surmortalité
11:27et n'exclut pas une nouvelle vague de chaleur dans les prochaines semaines.
11:31Dans ce contexte, c'est une information RTL,
11:33des jumelles de 15 mois sont mortes déshydratées
11:35dans leur lit à beuvrage près de Valenciennes.
11:37Les parents ont été placés en garde à vue.
11:39Quatre autres enfants sont eux aussi déshydratés
11:41et ont été pris en charge par les secours.
11:44En Allemagne, la piste d'une tragédie familiale
11:46privilégiée par la police après une fusillade
11:48qui a fait six morts près d'Ambourg.
11:50Ça s'est passé dans un centre d'aide aux jeunes.
11:52Le tireur présumé a été arrêté.
11:54Et puis la Coupe du Monde, les 16e de finale,
11:56ça joue en ce moment entre le Brésil et le Japon.
11:58Et ce sont les Japonais qui mènent 1-0
12:00après plus de 30 minutes de jeu.
12:01À suivre ce soir, Allemagne, Paraguay et Pays-Bas-Maroc.
12:04Merci Brio, on vous retrouve à 20h.
12:14Est-ce qu'on ne pouvait pas prévoir ?
12:16Est-ce que le caractère exceptionnel de cette canicule
12:18explique la surmortalité qu'on constate
12:21et que nos transports flanches, que nos écoles fermes,
12:23que les logements soient invivables ?
12:25On en débat avec nos invités.
12:27Yamina Saeb, chercheuse et co-autrice du rapport du GIEC,
12:30le lieutenant-colonel Eric Brocardi,
12:32porte-parole de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers,
12:35Frédéric Valtout, député Horizon,
12:36président de la Commission des Affaires Sociales
12:38de l'Assemblée Nationale et ancien ministre de la Santé
12:40et Olivier Bost, chef du service politique d'RTL.
12:44On refait le monde sur RTL.
12:47Nous vivons, il faut avoir l'humilité de le regarder,
12:50une période totalement inédite.
12:52Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique.
12:55Mais on ne s'adapte pas à un pic
12:57qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe
12:59et qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire,
13:01c'est-à-dire un pic caniculaire
13:03qui dure aussi longtemps et qui est à 15 degrés
13:06au-dessus des normales saisonnières.
13:08C'était Emmanuel Macron interrogé
13:09lors du 36e sommet franco-italien à Antibes,
13:14jeudi dernier.
13:15D'abord, Yamina Saeb, je vous ai vu faire
13:16non, non, non, quand il disait
13:19nous nous sommes adaptés au changement climatique.
13:21Alors ce n'est pas vrai,
13:23on ne s'est pas adaptés,
13:23autrement on n'aurait pas eu tous ces morts-là,
13:25autrement on aurait été organisés,
13:27on aurait pu déclencher un plan canicule
13:31qui correspond à la gravité de la situation.
13:34Et puis surtout, quand il dit
13:35on ne s'adapte pas
13:38à un pic exceptionnel.
13:39Mais en fait, le changement climatique,
13:41ça va tout le temps être
13:43ça va tout le temps être
13:45exceptionnel pour lui.
13:46En fait, ce qu'on a vécu là,
13:49on ne l'a jamais vécu
13:51et ce qu'on va vivre après,
13:52c'est quelque chose qu'on n'aura pas encore vécu.
13:55Donc on ne peut pas s'adapter,
13:57il ne peut pas dire que,
13:58dans l'adaptation,
13:59on ne peut pas considérer
14:00le climat passé.
14:02C'est ça qui ne va pas.
14:03Parce que le changement climatique,
14:04c'est quelque chose de nouveau.
14:06Mais par contre,
14:07on peut se préparer
14:09à ce qui va nous arriver.
14:10Par contre, ça on peut le faire
14:11parce qu'on sait,
14:13de par la science,
14:15on sait de par la science
14:18quelle est la gravité de la situation
14:19au point de vue climat.
14:20Donc on peut se préparer
14:21au point de vue adaptation,
14:22mais l'adaptation,
14:24elle ne pourra se faire
14:25que si et seulement si,
14:26on réduit drastiquement nos émissions.
14:28Et tant qu'on ne fera pas ça,
14:30ça ne marchera pas.
14:31Olivier Bost.
14:31On voit qu'Emmanuel Macron
14:33est sur la défensive
14:34parce qu'en fait,
14:34c'est un élément
14:35qu'il voudrait,
14:36de son bilan
14:37qui se retrouve attaqué.
14:40Emmanuel Macron avait dit
14:41en 2022,
14:42lors de la campagne,
14:43le quinquennat sera écologique
14:44ou ne sera pas.
14:45Et de toute évidence,
14:47c'est une part de son bilan
14:48qui peut être mise en cause.
14:49Ça tient à quelques chiffres.
14:50sur les deux quinquennats
14:53d'Emmanuel Macron,
14:54il y a eu huit ministres
14:56de la transition écologique
14:58ou de l'écologie
14:59en neuf ans.
15:01Huit.
15:01Donc ça veut dire
15:02qu'il y a une politique
15:03qui a quand même du mal
15:04à être suivie.
15:06Il n'y a plus de majorité
15:07depuis 2024
15:08par une décision politique
15:10du président de la République.
15:12Il y a des budgets en berne.
15:13Et là, je vous donne encore
15:14un chiffre,
15:15mais qui est important.
15:16C'est le yo-yo
15:17sur le fonds vert.
15:18Le fonds vert,
15:19à sa création,
15:20c'est 1,5 milliard.
15:21Donc le fonds vert,
15:21c'est fait pour s'adapter.
15:24C'est vraiment
15:26les moyens
15:26pour s'adapter
15:28au réchauffement climatique.
15:30Le fonds vert,
15:30à sa création,
15:31c'est 1,5 milliard d'euros.
15:32Il monte à 2,5 milliards
15:34d'euros l'année suivante.
15:35Et l'année prochaine,
15:37pour ce qui a été voté,
15:38il retombe à 837 millions.
15:40Donc il y a un problème
15:41de décalage complet
15:42entre le discours
15:44et la réalité
15:46de ce qui est fait.
15:47Alors Frédéric Valtoux,
15:48vous avez été ministre,
15:49mais pas de la transition
15:50écologique,
15:51mais de la santé.
15:53Et Sébastien Lecornu
15:54a dit que la première fragilité
15:56était la tension hospitalière
15:58tout en disant
15:59on a tenu,
15:59mais on a quand même eu
16:00ces témoignages d'hôpitaux
16:02où il faisait 36 degrés,
16:04où on devait fermer
16:04des services
16:06parce que la clim
16:07ne marchait pas.
16:07Et ces annonces
16:09également d'un budget
16:10pour pouvoir installer
16:1230 000 clims
16:13dans les semaines à venir.
16:14Ça veut dire
16:15qu'il y a un retard considérable
16:16sur cette adaptation ?
16:17Il y a un retard considérable
16:19sur l'investissement hospitalier,
16:20la modernisation
16:21des locaux hospitaliers.
16:22Ça, c'est une évidence.
16:23Ça fait longtemps
16:23qu'on le sait.
16:24Il y avait eu
16:24un début de rattrapage
16:27après le Covid
16:28où on avait consacré
16:29la nation,
16:30enfin l'État
16:31avait consacré
16:32l'argent
16:33à l'investissement hospitalier,
16:34à la revalorisation
16:35des salaires
16:36pour rehausser un peu
16:37le niveau de fonctionnement
16:39et l'attractivité
16:39des métiers
16:40et le niveau de fonctionnement
16:41des hôpitaux.
16:42Néanmoins,
16:43on sait aujourd'hui
16:43qu'il faudrait investir
16:45sans doute
16:456 à 8 milliards d'euros
16:47par an
16:47si on voulait
16:49remettre à niveau
16:50les hôpitaux
16:52dans leur immobilier.
16:54Là où aujourd'hui,
16:55on n'investit pas plus
16:55de 4-5 milliards,
16:574 milliards.
16:57Donc,
16:58c'est vrai qu'il y a
16:59un effort important.
17:01Et là,
17:01face à une crise,
17:02les hôpitaux peuvent tenir
17:03quelques jours
17:04mais pas 10,
17:05pas 11,
17:06pas 12,
17:06ça devient critique.
17:08Les hôpitaux tiennent.
17:10On n'est pas non plus
17:11dans des niveaux d'alerte
17:12qu'on a connus
17:13pendant le Covid.
17:14Il y a des niveaux
17:15de pression
17:16où là,
17:17il avait fallu
17:18vraiment transformer
17:18certains services
17:19pour accueillir
17:20des patients en nombre
17:21et faire face
17:22effectivement
17:23à une activité
17:25qui s'emballait.
17:26Là,
17:27on a une hausse d'activité
17:28qui est importante
17:28aux services d'urgence.
17:29Ça double,
17:29donc c'est important
17:30parce que les services d'urgence
17:31sont déjà
17:32sous pression permanente.
17:34Donc,
17:34plus de 50%,
17:35c'est énorme.
17:36Mais l'hôpital,
17:37ce n'est pas que
17:37les services d'urgence.
17:38Le reste de l'hôpital
17:40fonctionne
17:40et n'est pas déstabilisé
17:41par la crise
17:43comme on a pu voir
17:44des hôpitaux déstabilisés
17:45au moment du Covid.
17:45Mais néanmoins,
17:46il ne faut pas minimiser
17:47les choses.
17:49Les hôpitaux sont
17:50sous une pression
17:51qui est énorme.
17:55On peut encore
17:56mobiliser les cliniques,
17:57on peut encore plus
17:58mobiliser la médecine de ville.
17:59Donc,
17:59il y a des graduations
18:00qui peuvent encore jouer.
18:01On est loin
18:02de connaître
18:03le niveau de mobilisation
18:04qui a pu être
18:04de pression
18:05qu'on a pu connaître
18:06pendant le Covid.
18:07Tout à l'heure,
18:07on parlait de l'âge
18:08des victimes.
18:09Il y a eu aussi
18:09de jeunes victimes,
18:12victimes de noyades.
18:14Ça,
18:15on se dit,
18:15c'est quand même
18:16un message
18:16qui ne doit pas être
18:17si compliqué
18:18à faire passer,
18:19à prendre de risques
18:20en cas de canicule.
18:21C'est vrai que ce n'est pas
18:22un message compliqué
18:23à faire passer.
18:23Encore faut-il
18:24que vers celui
18:25vers lequel on dirige
18:26le message,
18:26ils puissent le recevoir
18:27correctement.
18:27On sait aujourd'hui
18:29qu'il est difficile
18:30d'atteindre toutes les cibles
18:31en ce qui concerne
18:31les messages de prévention
18:32et surtout la forme
18:33est extrêmement importante.
18:35Donc c'est vrai
18:35qu'on a peut-être
18:36cette lacune-là aussi,
18:37peut-être de ne pas avoir
18:38assez concilié
18:40différentes plateformes
18:40dans ce cadre-là,
18:42plateformes de streaming
18:43ou autres,
18:43d'articuler,
18:44d'aller en profondeur
18:45sur les sujets
18:46de messages de prévention
18:47parce qu'on sait
18:47qu'aujourd'hui,
18:48on n'écoute plus forcément
18:49la radio en direct,
18:50on n'écoute plus forcément
18:51la télé en direct non plus.
18:53Je pense que
18:53le message de prévention,
18:55heureusement que vous donnez
18:55l'ensemble des médias
18:56la parole justement
18:57pour des témoignages,
18:58pour des messages de prévention,
18:59chose qui en 2003
19:00existait peut-être
19:01un petit peu moins,
19:01ça laissait peut-être
19:02moins de place à tout cela.
19:03On les renforce aujourd'hui
19:04avec la météo des forêts.
19:05Donc vous voyez
19:06qu'on essaie aussi
19:07d'augmenter cette capacité.
19:09Nous, les sapeurs-pompiers,
19:10on essaie inexorablement
19:12de pouvoir s'adapter
19:13à l'ensemble
19:13de ces schémas-là,
19:14de cet accompagnement.
19:16Vous parlez des noyades.
19:17Lorsqu'on sait
19:18qu'en 2020-2021,
19:20le programme
19:20de l'aisance aquatique
19:21mené par Oksana Maracina-Inou
19:23et le président
19:24de la Fédération nationale
19:24des pompées de France
19:25à l'époque,
19:25c'était Grégory Allion,
19:27s'est installé
19:29tranquillement
19:29un petit peu
19:30dans les communes,
19:30s'est arrêté
19:31lors de la fin
19:32justement du mandat
19:33de Oksana
19:34et s'est trouvé
19:35ça un petit peu dommage
19:36parce que quand on sait
19:37aujourd'hui que
19:37le grand plan
19:38d'aménagement
19:39des territoires,
19:40notamment avec
19:41les piscines tournesols
19:42des années 70,
19:44c'était justement
19:45ces piscines
19:45qui avaient été construites
19:46dans le cadre
19:47justement d'un grand plan
19:48qui voulait atteindre
19:49l'objectif
19:50que personne
19:51à ce jour
19:52devait mourir noyé.
19:54Aujourd'hui,
19:54la noyade,
19:55c'est partie,
19:55voilà,
19:55parce que savoir nager
19:57est quelque chose
19:58de fondamental
19:59en France
19:59puisqu'on est quand même
20:00on va dire
20:01contourné par de grandes mers
20:02et de grands océans
20:03donc forcément
20:04il y a un sujet
20:04aujourd'hui
20:05où quel est l'objectif
20:06en termes sanitaires
20:08puisque les noyades
20:09sont des chiffres
20:10diffusés aujourd'hui
20:11par Santé publique France
20:12donc on a aujourd'hui
20:14l'occasion
20:14de pouvoir essayer
20:15de continuer
20:16à performer
20:16dans cette notion
20:18aquatique
20:18et d'aisance aquatique
20:19c'est des outils
20:20qui existent déjà
20:21il faut continuer
20:22je pense à le perfuser
20:23je pense que
20:23dans le cadre
20:24de programmes scolaires
20:25aujourd'hui on cherche
20:26plus à se faire dispenser
20:27des cours de noyade
20:28des cours de natation
20:29pardon
20:29plutôt que de favoriser
20:31on va dire
20:32l'engagement
20:32auprès d'obtenir
20:33un brevet national
20:35de secours
20:35et d'aquatique
20:36lorsque l'on obtient
20:37le bac
20:37on pourrait très bien
20:38le mettre
20:39dans le programme scolaire
20:40tout au long
20:40de son parcours d'étudiant
20:42et aujourd'hui
20:43on n'y arrive pas
20:43parce qu'on va se retrouver
20:44à une difficulté
20:45aussi fondamentale
20:46c'est que nous n'avons plus
20:47les ressources humaines
20:48pour surveiller les plages
20:49correctement
20:49c'est une certitude
20:51chaque association
20:52agréée de sécurité civile
20:53aujourd'hui
20:54mène aujourd'hui
20:55des combats
20:55de pouvoir
20:56alerter l'ensemble
20:57du gouvernement
20:58pour dire
20:58il faut une nécessité absolue
21:00en termes de grands plans
21:01de recrutement
21:02de bénécessaires
21:03et forcément
21:03de mieux instaurer
21:05cette politique globale
21:06de sécurité
21:07et de protection civile
21:08sur l'ensemble du territoire
21:09et puis d'apporter
21:10au quotidien
21:10en bas de chez soi
21:11les moyens nécessaires
21:12pour s'adapter à cela
21:13et de limiter les risques
21:15en ce qui concerne
21:16les doyades
21:16c'était tout l'objectif
21:17avec Alain Bernard
21:18d'apporter
21:19ce fameux champion olympique
21:20d'apporter en bas de chez soi
21:21des bassins préfabriqués
21:23pour un instant soit peu
21:25apprendre
21:25à avoir de lésence aquatique
21:27plus avoir peur de l'eau
21:28essayer de s'en sortir
21:29tranquillement
21:29et puis pourquoi pas
21:31essayer de mieux apprendre
21:33les gestes
21:33qui permettraient
21:34de sauver des vies
21:34lors de sa conférence
21:36de presse
21:37Sébastien Lecornu
21:38a estimé
21:39qu'il y avait un enjeu
21:40sur les infrastructures
21:42on a parlé
21:43de l'hôpital
21:44au premier chef
21:45il y a aussi
21:45les écoles
21:46on a découvert
21:47que quand il y avait
21:48une canicule
21:49tout le monde
21:49devait rester chez soi
21:50les écoles devaient fermer
21:51est-ce qu'on peut encore
21:53les adapter
21:54ou est-ce qu'elles sont
21:55toutes déjà construites
21:56de manière
21:57à ne pas pouvoir
21:59maintenir le froid
22:00alors il y a
22:01beaucoup de choses à faire
22:02pour que les écoles
22:04deviennent plus ou moins
22:05vivables
22:05pendant les canicules
22:07donc par exemple
22:07la plupart des écoles
22:09il n'y a pas de persienne
22:10il n'y a pas de store
22:11il n'y a pas de brasseur d'air
22:12et même des écoles
22:13qui ont été rénovées
22:14parce que la France
22:15a bénéficié
22:15d'un financement
22:16de la banque européenne
22:18d'investissement
22:18ces dernières années
22:19pour rénover des écoles
22:21des bâtiments
22:21d'éducation nationale
22:23et c'est souvent long
22:23et ça coûte cher
22:24et ceux qui sont rénovés
22:25ils ont été rénovés
22:26uniquement
22:27pour réduire
22:28la facture de chauffage
22:29et pas du tout
22:30pour préparer les bâtiments
22:31à ce qu'on va vivre
22:33et puis il y a autre chose
22:34à faire
22:34il faut aussi dire
22:35qu'avant
22:35les canicules
22:36ça avait lieu
22:37pendant les vacances scolaires
22:37en fait
22:38c'était l'été
22:39ça c'est fini
22:40ça c'est fini
22:41ça les canicules
22:42elles peuvent se produire
22:43n'importe quand dans l'année
22:44elles peuvent être
22:44beaucoup plus intenses
22:45que celles qu'on vient de connaître
22:46et durer beaucoup plus longtemps
22:47que celles qu'on vient de connaître
22:49donc ça c'est fini
22:49on n'a plus
22:50le climat tempéré
22:52qu'on avait avant
22:52ça c'est fini
22:53ça c'est le passé
22:53mais il y a autre chose
22:54aussi à faire
22:55dans le cas des écoles
22:56dans le cas des écoles
22:57il y a aussi
22:59le rythme scolaire
23:00qu'il faudrait revoir
23:01par exemple
23:02je discutais avec
23:03ma belle-sœur en Italie
23:05et les enfants
23:06finissent l'école
23:07début juin
23:08et donc il y a
23:09toute une organisation
23:10de la société
23:11parce que les enfants
23:11ont fini l'école
23:12qui fait que les enfants
23:13les gens s'organisent
23:15pour que les enfants
23:15soient dans des lieux
23:16plus frais
23:17et tout ça
23:18nous on ne l'a pas
23:18et encore une fois
23:19on aurait pu
23:20cette fois-ci
23:21et on aurait dû
23:21moi je pense qu'on aurait dû
23:24mettre des climatiseurs
23:26réquisitionner des climatiseurs
23:27les positionner
23:28les placer dans les écoles
23:29et comme ça
23:30on aurait pu créer
23:31des refuges climatiques
23:32là-bas
23:32encore faut-il trouver
23:34les climatiseurs
23:34en ce moment
23:36apparemment il y en a
23:36qui vont arriver
23:37dans les semaines à venir
23:38on va parler de cette adaptation
23:39parce qu'apparemment
23:40c'est pas fini
23:41les canicules
23:41il va y en avoir d'autres
23:42et des plus fortes
23:43à tout de suite
23:48Retrouvez toutes vos émissions
23:49sur RTL.fr
23:51ou sur l'application RTL
23:56RTL
23:56on refait le monde
23:57Anne-Sophie Lapix
23:59Presque tout un pays
24:01à 40 degrés
24:02et ce n'est que le début
24:03on pourrait bien atteindre
24:05la barre des 50 degrés
24:06dans 25 ans
24:07de manière exceptionnelle
24:09bien sûr
24:10cela dit en tout cas
24:11comme il est urgent
24:12de s'adapter
24:13de se protéger
24:14on en débat avec nos invités
24:16Yamina Saeb
24:16chercheuse et co-autrice
24:18du rapport du GIEC
24:18le lieutenant-colonel
24:20Eric Brogardie
24:20porte-parole de la
24:21Fédération Nationale
24:22des Sapeurs-Pompiers
24:23Frédéric Valtou
24:24député Horizon
24:25président de la commission
24:26des Affaires Sociales
24:27de l'Assemblée Nationale
24:28et ancien ministre
24:29en charge de la santé
24:30et voilà
24:31et Olivier Bost
24:32chef du service politique
24:33d'RTL
24:34on refait le monde
24:36sur RTL
24:37on s'aperçoit maintenant
24:38qu'on va partir
24:39pour une échéance
24:40de plusieurs vies humaines
24:42peut-être
24:42dans une autre vie
24:43une autre vie
24:44une autre France
24:45où les agriculteurs
24:47devront planter
24:48d'autres espèces
24:48changer de cépage
24:50pour les vignes
24:50changer d'arbres
24:51pour ceux qui récoltent
24:52des fruits
24:53où nous nous allons
24:54devoir en ville
24:54changer aussi nos habitudes
24:56de transport
24:56investir bien sûr
24:58mais aussi peut-être
24:58bouger nos horaires
24:59tout doit changer
25:02tout doit changer
25:03c'est l'éditorialiste
25:05Christophe Barbier
25:06la semaine dernière
25:07sur notre plateau
25:08tout doit changer
25:09Yameda Saeb
25:09c'est ce que vous nous disiez
25:10en gros
25:10l'organisation
25:12les bâtiments
25:15les espaces de fraîcheur
25:16c'est toute la société
25:17qui doit s'adapter
25:18moi je dirais que
25:19tout a déjà changé
25:20le climat a changé
25:21c'est à nous de le suivre
25:23c'est à nous de suivre
25:23le climat a déjà changé
25:25le climat de notre enfant
25:26on ne va plus le connaître
25:27de notre vivant
25:28il ne va pas revenir
25:28même du vivant
25:29de nos enfants
25:30et de nos arrière-petits-enfants
25:31et donc du coup
25:33ce qu'il y a derrière
25:34c'est ces politiques
25:35ces politiques
25:37c'est comment est-ce
25:37qu'on s'organise
25:38comme société
25:39pour vivre
25:40dans ce climat-là
25:41qui nous attend
25:44Frédéric Valtou
25:45il y a des choses
25:46qui ont été quand même
25:47imaginées
25:47cette projection
25:48à plus 4 degrés
25:49c'est un de vos anciens
25:51collègues
25:51Christophe Béchut
25:52qui a fait un plan
25:54pour préparer cette adaptation
25:55pour tout imaginer
25:56à l'époque
25:56on trouvait que 4 degrés
25:57c'était un peu exagéré
26:00finalement
26:00maintenant
26:01il n'y a plus qu'à
26:02il n'y a plus qu'à appliquer ce plan
26:03ce plan
26:04en tout cas
26:04il avait le mérite
26:05d'essayer de coordonner
26:06des politiques publiques
26:07de mettre des moyens
26:07pour répondre
26:08à ces enjeux
26:09notamment de réchauffement climatique
26:12ou d'accidents climatiques
26:14de tous ordres
26:15le problème
26:16c'est qu'effectivement
26:17on est dans un temps politique
26:18où
26:20en absence de majorité
26:22on fait quand même
26:23de la godille
26:23et alors
26:24vous citiez tout à l'heure
26:25le nombre de ministres
26:26qui vont et qui viennent
26:27pour chaque ministère
26:29et on pourrait faire la liste
26:30des politiques publiques
26:30qui ont été impactées
26:31comme ça
26:32par des changements
26:34de pieds permanents
26:35mais évidemment
26:36ça n'est pas
26:38bon signe
26:39quand on veut
26:39effectivement mener
26:40une politique cohérente
26:41et ce que vous disiez
26:42du fond vert
26:43est vrai
26:44le fond vert
26:44c'était des sommes
26:45qui étaient mis aussi
26:47qui pour inciter
26:48les collectivités locales
26:49à réorienter
26:50leurs investissements
26:51vers des investissements
26:52qui permettaient
26:53de faire face
26:54notamment au réchauffement climatique
26:55à partir du moment
26:57où l'état n'incite plus
26:58parce que les dotations
26:59qu'il y consacrent
27:00diminuent drastiquement
27:01c'est toute la chaîne
27:02j'allais dire
27:03d'investissement
27:03qui fléchit
27:05et donc effectivement
27:06on fait de la godille
27:07et c'est dommage
27:08que le plan de Christophe Béchut
27:09n'ait pas été suivi
27:10et que les moyens à côté
27:12n'aient pas été mis
27:12parce qu'à l'arrivée
27:14on a des résultats
27:15qui sont incohérents
27:16donc certaines collectivités
27:17ont fait de ce sujet
27:19vraiment une priorité
27:20d'autres pas
27:20et à l'arrivée
27:21c'est un patchwork
27:22d'initiative
27:23Pourquoi il fait le yo-yo
27:25ou la godille
27:25le gouvernement ?
27:28Il y a l'instabilité politique
27:30bien entendu
27:31il y a aussi le fait
27:32qu'il y a
27:33dans le débat public
27:35à un moment
27:36on parle d'écologie
27:37et puis après
27:37on n'en parle plus
27:38parfois pour des raisons
27:39aussi électorales
27:40quand Emmanuel Macron
27:40en parle dans la campagne
27:41de 2022
27:42c'est pour
27:43c'est très clairement
27:44avisé électoraliste
27:46à ce moment-là
27:47il faut qu'une partie
27:48de la gauche
27:49s'intéresse
27:50à la campagne
27:51d'Emmanuel Macron
27:51donc
27:52c'est l'une
27:54des explications
27:55ensuite
27:56on voit
27:57dans
27:58ces hésitations
27:59au-delà
28:01de ça
28:02qu'on n'a pas forcément
28:03pris totalement
28:04l'ampleur
28:06de ce qui allait nous
28:07tomber dessus
28:07si j'ose dire
28:08le plan de Christophe Béchut
28:10qui effectivement
28:11semblait
28:12en 2023
28:14très novateur
28:15et limite
28:16pour le commentaire
28:17de certains
28:18alarmistes
28:19sur les 4 degrés
28:20de réchauffement
28:21oui mais
28:21plus 4 degrés
28:22finalement
28:23il était assez
28:25timide
28:25par rapport
28:26à ce qu'on voit
28:27aujourd'hui
28:27alors après
28:28il y avait des sujets
28:29aussi qui n'étaient pas abordés
28:30et c'est devenu
28:30un débat politique
28:32alors
28:32avec tous les ingrédients
28:34pour que le débat politique
28:35soit simple
28:37binaire
28:37etc
28:38entre les partis
28:39il n'y avait pas
28:40la question de la climatisation
28:41qui est venue
28:42s'inviter
28:43par-dessus ça
28:44mais effectivement
28:45par exemple
28:45ça n'était pas du tout évoqué
28:46dans ce plan-là
28:48il n'y avait pas
28:48il n'était totalement
28:49d'accord
28:50non c'était pas
28:50ça ne se faisait pas
28:52parce que ça voulait dire
28:52qu'on enterrinait
28:53après il y avait
28:54déjà les écologistes
28:56étaient contre
28:56le rassemblement national
28:58par un tweet opportuniste
29:00de Marine Le Pen
29:01il y a un an
29:02a saisi du sujet
29:03mais au-delà de ça
29:05derrière
29:05il y a des questions
29:07absolument énormes
29:08c'est-à-dire qu'il y a
29:08des questions de moyens
29:10qu'est-ce qu'on équipe
29:11en climatisation
29:12si on s'attaque
29:12aux particuliers
29:13c'est une autre question
29:14après il y a des questions
29:16d'urbanisme
29:16est-ce qu'il faut casser
29:17les règles d'urbanisme
29:18et autoriser
29:19toutes les installations
29:20en façade etc
29:21ça soulève plein de questions
29:23et très franchement
29:24le plan qui avait été fait
29:25il y a trois ans
29:26ne soulevait pas
29:27ces questions du tout
29:28aujourd'hui
29:29si on devait mettre
29:30à jour le plan
29:31il n'aurait plus rien à voir
29:31avec ce qui était
29:32même il y a trois ans
29:33est-ce qu'il y a un plan
29:34d'adaptation pour les pompiers
29:35par exemple
29:36est-ce que vous
29:36on vous a demandé
29:37de faire une formation particulière
29:39de vous adapter aussi
29:40dans vos bâtiments
29:41dans notre ADN
29:42on a ce qu'on appelle
29:43les retours d'expérience
29:44les fameux rétextes
29:45qui nous permettent
29:45systématiquement
29:46d'essayer
29:47de mieux réorienter
29:48les épisodes prochains
29:49quelle que soit la nature
29:50de l'événement
29:51qui pourrait se produire
29:51et je dis toujours
29:53d'éviter à ce que ça
29:53se transforme une crise
29:55parce que nous
29:55nous sommes préparés
29:56à être sur des événements
29:58et faire en sorte
29:59de canaliser
30:00un petit peu
30:01toutes les énergies
30:01de mettre en place
30:02toutes les structures
30:03nécessaires à la fois
30:04pour protéger
30:04les sapeurs-pompiers
30:05leur permettre
30:06de mieux agir
30:07et en même temps
30:08au-delà de ça
30:08de mieux correspondre
30:09à des ouvertures futures
30:11sur tout ce qui pourrait
30:12nous arriver
30:13en termes de calamité
30:14catastrophe ou autre
30:15le sujet c'est que
30:16très rapidement
30:17on l'a vu avec
30:18nos collègues militaires
30:18de la brigade
30:19des sapeurs-pompiers
30:19de Paris
30:20comme dans d'autres
30:20départements
30:21la mise en place
30:22de baignoires
30:22très rapides
30:24pour immerger
30:24les corps
30:26de manière
30:26à ce qu'on puisse
30:27faire redescendre
30:28progressivement
30:28à température
30:29ça s'est pas trop vu
30:30on n'a pas trop parlé
30:31mais nous avons aussi
30:32les sous-directions santé
30:33au sein des services
30:34départementaux d'incendie
30:35de secours
30:35nous avons des infirmiers
30:36et des médecins
30:37de sapeurs-pompiers
30:37qui interviennent
30:39notamment lorsque
30:40le SAMU ou autre
30:40est en rupture
30:41de pouvoir agir
30:43directement auprès
30:44des victimes
30:45que l'on rencontre
30:46sur le terrain
30:46donc à chaque fois
30:47il y a cette mise
30:48en organisation
30:49qui est à la fois agile
30:51qui est à la fois réfléchie
30:52et qui se table
30:53sur ces retours
30:55d'expérience
30:55mais en même temps
30:56sur des plans
30:57d'intervention
30:58très précis
30:59et donc forcément
31:00en termes d'adaptation
31:01nous c'est constant
31:02c'est permanent
31:02et au final
31:04on en arrive aujourd'hui
31:05à mettre en exergue
31:06ce que l'on vit au quotidien
31:07mais qui passe
31:09continuellement
31:09sous écho radar
31:10alors bien entendu
31:11il y a l'intensité
31:11comme je le disais
31:12tout à l'heure
31:12de l'effet caniculaire
31:14mais c'est encore une fois
31:14où les sapeurs-pompiers
31:16en termes d'expertise
31:18apportent l'enrichissement
31:19en collaboration
31:19avec les collègues du SAMU
31:21mais apportent aussi
31:22en soutien des mairies
31:23les petits faisceaux
31:24qui vont permettre
31:25de mieux réagir
31:26et de pouvoir
31:27prendre en compte
31:28chaque concitoyen
31:29dans leurs difficultés
31:30et c'est un travail
31:31de rapprochement
31:32et de terrain
31:32le jour où on passe
31:33à 50
31:35en 2005
31:35c'est un problème
31:35pour les tenues
31:36chez nous
31:36qu'est-ce qui se passe là ?
31:38est-ce qu'on peut survivre
31:38à une chose pareille
31:39à une canicule
31:40à 50 degrés ?
31:41ça m'étonnerait
31:42il y a eu une étude
31:43qui a été publiée
31:44il y a deux ou trois ans
31:47qui comparait
31:48les capitales européennes
31:49et qui avait conclu
31:50qu'en 2050
31:53Paris
31:53avec ce que Paris
31:55prévoit de faire
31:55serait la capitale européenne
31:57la plus meurtrière
31:58et donc
31:59si on a 50 degrés
32:01pendant plusieurs jours
32:02avec l'ensemble
32:03des infrastructures
32:04parce que là
32:05le réseau électrique
32:05a tenu quand même
32:06il y a eu des pannes
32:07etc
32:07mais si le réseau électrique
32:09ne tient pas
32:09alors tous les gens
32:10qui viennent me parler
32:11de la climatisation
32:11etc
32:12c'est très bien tout ça
32:13mais à condition
32:14qu'on ait un réseau électrique
32:15qui tienne
32:15et donc quand on sera
32:16à 50 degrés
32:17pendant plusieurs jours
32:18le réseau électrique
32:19ne tiendra pas
32:20et surtout
32:20surtout
32:21si on continue
32:22il y a des foyers
32:25qui sont privés
32:26d'électricité
32:26parce que les câbles
32:27en fait
32:27alors justement
32:28justement par exemple
32:30j'ai des
32:31par exemple
32:32les gens
32:32les foyers
32:33qui sont privés
32:34d'électricité
32:34il y avait une personne
32:36qui me racontait
32:36qu'ils ont des volets
32:37roulants électriques
32:38vous savez à chaque fois
32:39que vous entendez
32:40qu'il y a quelque chose
32:40d'intelligent
32:41il faut vous méfier
32:41une machine intelligente
32:42qui vient vous aider
32:43il faut vous méfier
32:44et bien leur volet roulant
32:45ils ne peuvent ni les ouvrir
32:46parce qu'il y a la panne
32:49d'électricité
32:49pas loin de Paris
32:50ça s'est produit
32:51et donc tout ça
32:52ne va pas tenir
32:52il faut nous préparer
32:54pour 50 degrés
32:55mais pas pour 2050
32:56pour 50 degrés demain
32:58demain
32:592026
32:592027
33:00ça pourrait se produire
33:01et là vous parlez
33:02des clims
33:03qui lâchent
33:04de l'électricité
33:04qui lâchent
33:05et dans les trains
33:05déjà
33:06les clims
33:07ne sont pas
33:08adaptés
33:08à un tel niveau
33:09de faible
33:09oui par exemple
33:10pour les EHPAD
33:11on a préféré annuler
33:11des trains
33:12que les gens
33:12prendre le risque
33:13d'avoir une panne
33:14pour les EHPAD
33:14il y a eu
33:15je connais des histoires
33:16d'EHPAD
33:17où ils ont eu
33:18la climatisation
33:19qui a été livrée
33:19enfin ils ont eu
33:20le budget pour la climatisation
33:21mais pas de budget
33:22pour le groupe électrogène
33:23et donc s'il y a eu
33:24une panne d'électricité
33:25vous ne pouvez pas
33:26faire fonctionner
33:27votre clim
33:28et effectivement
33:29les trains
33:29se sont arrêtés
33:30il y a eu plusieurs trains
33:31qui ont été annulés
33:33par la SNCF
33:34parce que
33:34pour ne pas prendre de risques
33:36donc les trains
33:36il y a deux choses
33:37il y a le système
33:38de climatisation
33:38mais il y a aussi
33:39les rails
33:40on l'a vu
33:41je ne sais plus
33:41dans quel pays d'Europe
33:42les rails
33:42je crois que c'était
33:43en Allemagne
33:44parce que ça n'a pas été conçu
33:45pour ces températures-là
33:47une dernière chose
33:48en ce qui concerne
33:48la climatisation
33:49ce que beaucoup de gens
33:50ne savent pas
33:50parce que c'est assez technique
33:51c'est que les climatisations
33:53qui sont vendues en Europe
33:54elles sont testées
33:55pour fonctionner
33:56à 35 degrés
33:57de température extérieure
33:58donc déconner
34:00au-delà
34:00toutes celles
34:01qui sont actuellement
34:01vendues en Europe
34:02oui
34:02parce que c'est la norme
34:04européenne
34:04qui dit ça
34:05et la norme européenne
34:06elle a été adoptée
34:07au début des années 2000
34:08et il paraît
34:08qu'ils ont mis 20 ans
34:09pour se mettre d'accord
34:10donc c'est pour vous dire
34:11le temps que ça prend
34:12et donc ça veut dire que
34:13ça existe des clims
34:14qui tiennent bien au-delà
34:15quand on va à Dubaï
34:16bien sûr
34:17moi pendant trois années
34:19je travaillais sur
34:20les essais des climatiseurs
34:21et quand les gens
34:22de Dubaï
34:23du Middle East
34:24du monde arabe
34:26du Moyen-Orient
34:26voulaient acheter
34:27des climatiseurs
34:28qui étaient faits ici
34:29ils étaient testés
34:30à des températures
34:30beaucoup plus élevées
34:31ils venaient assister
34:33aux tests
34:33parce qu'ils savaient
34:34qu'en Europe
34:35on testait les appareils
34:36pour 35 degrés
34:36donc au-delà
34:37de 35 degrés
34:38qu'est-ce qui se passe
34:38la performance
34:39de l'appareil
34:40n'est plus la même
34:41et si on arrive
34:42à 50
34:43probablement que
34:44la plupart des appareils
34:45parce que c'est
34:46pas la bonne solution
34:47en termes de climatisation
34:48c'est des solutions
34:49RR
34:49qui sont en lien
34:50avec l'air extérieur
34:51et donc qui dépendent
34:52de la température extérieure
34:53et on a fait les tests
34:55on a décidé
34:56collectivement
34:57l'industrie a décidé
34:58parce que les normes
34:58c'est l'industrie
34:59qui les fait
34:5935 degrés
35:00donc quand on est
35:01à 40 degrés
35:02c'est normal
35:02que ça ne fonctionne pas
35:03quand les gens se plaignent
35:04ils disent
35:05la clim ne fonctionne pas bien
35:07mais c'est tout à fait normal
35:08le sujet des trains
35:09et des festivals
35:10qui ont été annulés
35:10il faut bien comprendre
35:12que c'était un enjeu
35:13effectivement important
35:14d'un point de vue sanitaire
35:15de pouvoir
35:15se concentrer uniquement
35:17sur les personnes
35:18les plus nécessiteuses
35:19et de permettre
35:20aux services de secours
35:21de pouvoir être concentrés
35:22sur justement
35:23les personnes en difficulté
35:24au niveau des chaleurs
35:25le fait d'avoir annulé
35:26les festivals
35:27et en même temps
35:28d'avoir annulé
35:28certains trains
35:29ont permis quelque part
35:30de soulager
35:31un risque particulier
35:32et de mieux concentrer
35:33les forces
35:33que l'on avait besoin
35:34c'est vrai que
35:35quand aujourd'hui
35:36on parle de dérèglement climatique
35:37de réchauffement
35:38il y a beaucoup
35:39de mots négatifs
35:39et il y a beaucoup
35:40effectivement
35:40de privation de liberté
35:42privation de liberté
35:43de se déplacer
35:45privation de liberté
35:46de pouvoir profiter
35:47d'un moment de festival
35:48mais dans un cadre
35:49qu'on figure comme celui-ci
35:50c'est vrai que
35:51c'était une nécessité absolue
35:52et les décisions
35:53et les orientations
35:53peuvent toujours être contestées
35:55mais néanmoins
35:55ça permet de soulager
35:56la chaîne des secours
35:57la chaîne de sécurité intérieure
35:58et les chaînes hospitalières
36:00parce qu'on ne va pas
36:01rajouter sur quelque chose
36:02qui s'est soustrait justement
36:03à un risque
36:04qui était déjà
36:05beaucoup trop important
36:06Merci beaucoup
36:07à vous tous
36:08d'être venus
36:09sur ce plateau
36:10j'ai l'impression
36:10qu'on va avoir
36:11d'autres occasions
36:12de parler de la chaleur
36:13et du changement climatique
36:14puisque c'est une des conséquences
36:15peut-être aussi
36:16de cette canicule
36:16il est de moins en moins
36:18remis en cause
36:18en tout cas dans les discours
36:19politiques
36:20il faut en faire
36:20un sujet politique
36:22Demain
36:22Thomas Soto recevra
36:23Yannick Jadot
36:24sénateur écologiste de Paris
36:26ex-candidat à la présidentielle
36:27quant à Céline Landreau
36:28elle accueillera
36:29Siavoj Ghazi
36:30correspondant de RFI
36:32de France 24
36:33à Téhéran
36:34auteur de Carnet de Guerre
36:35il est l'heure de retrouver
36:36Eric Silvestro
36:37bonsoir Eric
36:38Bonsoir
36:39la canicule arrive aussi
36:40sur le nord-est des Etats-Unis
36:41pour les bleus
36:41pour les deux prochains matchs
36:42c'est vrai ça va être terrible
36:43et vous nous réservez des surprises
36:44j'ai l'impression ce soir
36:45le Brésil qui est mené par le Japon
36:47pour l'instant
36:47à la mi-temps
36:47dans le 16ème de finale
36:48on va vivre tout ça avec vous
36:49on vous retrouve
36:50après la pause
36:55bonne soirée
36:58sur RTL
37:04RTL
37:05votre