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  • il y a 33 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Réda Didi, directeur général de l'association Graines de France, ancien conseiller au ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Philippe Sanfourche, envoyé spécial à New York pour RTL, Olivier Guez, essayiste, et Cédric Chasseur, journaliste au service des sports de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 16 juin 2026.

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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:06Vous allez voir où le match à moins de 2h de l'entrée des bleus dans la compétition.
00:11Tout le monde sait à peu près où il sera pour suivre les exploits de Mbappé et ses coéquipiers face
00:17au Sénégal.
00:18Le foot, ce sont les meilleurs scores d'audience à la télévision et c'est une bonne nouvelle pour M6.
00:22Pourquoi ? Pourquoi ce sport nous réunit ? A quel point nous rassemble-t-il ?
00:26Est-ce qu'on a besoin du foot pour se souvenir qu'on vit ensemble ?
00:30On en débat avec les invités d'On Refait Le Monde.
00:32Reda Didi, directeur général de l'association Graines de France.
00:36Vous avez été conseillé au ministère de la Jeunesse et des Sports. Bonsoir.
00:39Bonsoir.
00:40Philippe Sanfourche, au téléphone, notre envoyé spécial à New York pour RTL. Bonsoir Philippe.
00:46Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
00:47Olivier Guèze, essayiste. Vous êtes l'auteur de l'ouvrage Éloge de l'esquive autour de la culture du football
00:53et le dribble aux éditions Grasset. Bonsoir.
00:55Bonsoir.
00:56Et Cédric Chasseur, journaliste sportif à RTL. Bonsoir.
00:59Bonsoir Anne-Sophie.
01:00Et voilà, vous avez deux à avoir mis votre maillot, je le précise.
01:03On Refait Le Monde sur RTL.
01:21Et vous avez bien entendu reconnu l'hymne, enfin en tout cas la chanson qui est devenue l'hymne de
01:25l'équipe de France en 2022.
01:27Sinon la chanson elle remonte à 97 et c'était Gala.
01:30Alors on va parler du sport en lui-même.
01:33Mais d'abord, est-ce qu'on peut dire que les Français ont en ce moment envie de faire la
01:38fête ensemble, Olivier Guèze ?
01:41Je pense que ça ne leur ferait pas de mal.
01:44Oui.
01:44Non, moi je ne vis pas à temps plein en France, mais moi j'ai quand même une sensation de
01:50sinistrose un petit peu, enfin globalement en Europe.
01:52Et je pense que cette Coupe du Monde peut éventuellement tomber à pic pour en sortir, en tout cas l
01:56'oublier pendant quelques semaines.
01:58Et le foot, c'est le meilleur prétexte pour faire la fête, Reda Didi ?
02:02C'est l'un des prétextes, c'est quelque chose qui fonctionne assez bien, on l'a vu en 98
02:07en particulier, mais avant et après, on l'a vu aussi avec la finale de la Ligue des Champions avec
02:12le PSG.
02:13Oui, il n'y a pas si longtemps.
02:14Ça donne envie, les barres sont remplies, les rues sont pleines et les sourires sont sur les visages.
02:21Alors écoutez, je vous propose d'écouter Louise qui est au camping de Marc-en-Calaisie et c'est Franck
02:28Hanson qui a recueilli son témoignage tout à l'heure, écoutez-la.
02:30C'est parce qu'on espère juste qu'ils vont nous faire rêver encore une fois.
02:34L'équipe de France, ça fait quelque chose.
02:36C'est notre pays, ça permet aux gens de se réunir, d'être bien ensemble, de profiter, je ne vais
02:42pas dire boire un petit verre, mais un petit peu quand même.
02:45Et puis bon, on croit en eux et puis qu'on est la troisième étoile.
02:48Parce que ça fait du bien quand même, je veux dire, on peut se réunir pour des choses comme ça,
02:53sans souci.
02:54On va essayer de les supporter le plus qu'on peut.
02:57Voilà, ça fait du bien, nous dit Louise.
02:59Pourquoi on entend souvent cette phrase, il n'y a que le foot qui permet de vivre ça ?
03:04Qu'est-ce qu'il a de plus, le foot ?
03:07Qui veut répondre ?
03:08Il est très populaire, tout bêtement.
03:12Les gens aiment ça.
03:14En France, ça n'a pas toujours été le cas.
03:16Pendant très longtemps, la France n'était pas très bonne au football et donc les Français ne se retrouvaient pas
03:20dans le football.
03:21Ça ne correspondait pas à l'idée qu'ils se faisaient d'eux-mêmes et de leur pays.
03:24Et puis au fur et à mesure, à partir des années 80 et surtout avec la victoire en 1998, il
03:29y a eu un vrai engouement.
03:30Parce que la France gagnait.
03:32Qu'est-ce qu'il a de plus ?
03:33Il transcende toutes les frontières sociales, les frontières géographiques.
03:39Il y a une espèce d'engouement.
03:41Et c'est une chose assez étonnante quand même.
03:44Maintenant, les femmes, les enfants, toutes les classes, tous les milieux se rassemblent autour du ballon quand ça fonctionne.
03:54Oui, c'est ça.
03:55Quand ça fonctionne en France, oui.
03:5671% des Français disent discuter de foot de temps en temps avec leur entourage.
04:01C'est beaucoup.
04:02Pourquoi ?
04:03Comment ça rentre dans les conversations, Cédric Chasseur ?
04:06Est-ce que vous avez fait vos paris, par exemple ?
04:08Parce que ça, ça rentre par exemple dans la discussion.
04:12C'est vrai qu'on fait tous désormais, on est tous dans les groupes, dans les boucles, à essayer de
04:18faire ses paris, à jouer au classement de qui sera le meilleur, à pronostiquer tel ou tel score.
04:24Et puis, il y a un côté partage que n'offre pas d'autres secteurs de la vie.
04:32C'est-à-dire que le foot et le sport en général, l'auditrice, la spectatrice interrogée par Franck Hanson
04:39l'expliquait.
04:40C'est-à-dire que, limite, on met son cerveau sur off, on ne pense plus à ce qui fait
04:45la difficulté du quotidien, on ne pense plus à ce qui se passe à l'extérieur.
04:49On a des gens à côté de soi qui vivent la même chose que nous, on est transcendés par les
04:53mêmes émotions.
04:54On vit des émotions qu'on ne vit pas dans notre quotidien.
04:56Et au travers de ce que vivent les footballeurs aussi sur le terrain, on est partagé par à la fois
05:03la joie de la victoire, la tristesse d'une défaite, la pression d'un tir au but.
05:11Il y a quelque chose vraiment qui prend au trip dans ce genre de moment-là et c'est ça
05:15aussi qui est réuni, je pense.
05:17Non mais on vit dans des sociétés ultra décentrées.
05:21Chacun peut composer ses programmes, sa musique.
05:24Au fur et à mesure, tout ce qui faisait la centralité d'une société a quasiment disparu.
05:28Mais il y a un truc, c'est-à-dire qu'il y a un rendez-vous, par exemple ce
05:31soir à 21h,
05:32et là tout le monde sera devant un écran de télévision comme il y a 10 ans, comme il y
05:35a 20 ans, comme il y a 30 ans, comme il y a 40 ans.
05:37Et ça, il n'y a quasiment plus d'événements comme ça à Fédérateur.
05:39Donc c'est très particulier au football.
05:41Et est-ce que c'est aussi parce que le foot est accessible, parce que les règles sont simples à
05:45comprendre ?
05:45Oui, les règles sont simples à comprendre, on peut y jouer un peu partout.
05:49Le football aussi, moi j'étais avec la FFF sur la banlieue de Nantes, dans un milieu très rural.
05:56C'est féministe beaucoup, beaucoup, beaucoup.
05:58Il y a beaucoup maintenant d'équipes de filles qui viennent, qui entrent, qui prennent leur place.
06:05Enfin !
06:05Absolument !
06:07On leur ouvre la porte !
06:08Mais on a encore plus ouvert le football, c'est-à-dire que c'est encore plus ouvert qu'en
06:101998 finalement.
06:11C'est-à-dire qu'il y a plus de participation, on joue un peu plus avec ces notions et
06:17cette égalité.
06:19Et c'est vrai que c'est aussi peut-être encore l'une des rares arènes qui reste ouverte, simple
06:26à faire.
06:27Et puis aussi...
06:27C'est pas cher aussi ?
06:28C'est pas cher, gratuite.
06:29C'est gratuit.
06:30Oui, à la télé.
06:31Voilà, sur le stade c'est un peu plus compliqué.
06:33Aujourd'hui, vous voulez aller au cinéma, ça coûte cher.
06:35Vous voulez sortir au restaurant, ça coûte cher.
06:38Enfin, c'est aussi pour des familles entières, peut-être la dernière escapade possible à très faible coût.
06:47C'est-à-dire que l'entrée est souvent gratuite dans les fan zones, dans des lieux où on peut
06:55se réunir avec des amis, avec la famille.
06:57Et allez, il faut juste aller acheter sa consommation, une pizza à la rigueur.
07:04Vous alliez dire une bière.
07:05Non, attention, on n'incite pas à l'alcool.
07:07Consommation, je suis restée très larme.
07:10Et c'est aussi, si on aime ce spectacle, c'est aussi parce qu'on le pratique.
07:13C'est quand même un sport extrêmement pratiqué.
07:16Qui ne connaît pas un petit garçon qui, le dimanche, va jouer ou espérait jouer et accompagné par ses parents
07:22?
07:22Ça concerne des millions de personnes en France.
07:252,4 millions quasiment licenciés en France, ne serait-ce que pour les licenciés, ceux qui ont pris une licence.
07:32Et dans des clubs, il y a aussi le football entreprise, il y a d'autres formes de football.
07:40On n'oublie pas les terrains de foot à 5, les 5 qui permettent aussi, et qui se multiplient aussi,
07:48notamment dans beaucoup de quartiers.
07:50On a ouvert ce genre de terrain.
07:54Et ça permet au plus grand nombre d'avoir accès à ce foot.
07:58On a des coupes du monde des quartiers aussi.
08:01Et puis le nombre d'adhérents est multiplié par 2.
08:03Parce que vous avez souvent les parents et les grands-parents qui viennent, qui aident, qui accompagnent.
08:08Parce qu'il faut une voiture pour pouvoir aller au stade, pour pouvoir aller aux différents tournois.
08:11Et puis c'est aussi un moment...
08:12Ça structure en fait la vie des familles.
08:13Absolument, ça structure la vie de beaucoup de bourgs, de beaucoup de villages, de beaucoup de villes sur nos territoires.
08:18Oui, parce que c'est autant dans la ruralité que dans les quartiers prioritaires.
08:21Là, pour le coup, oui, ça marche partout.
08:23Mais est-ce que le football...
08:24Pardon, et même chez les bourgeois.
08:26Non mais ça...
08:26Mais justement, c'est ce que j'allais dire.
08:27Est-ce que le football se joue des classes sociales ?
08:29Non mais c'est le trait d'union d'une société.
08:32Si ça fonctionne, parce que là, si la France se fait éliminer au premier tour, ça ne marchera pas.
08:36Mais on l'a bien vu, on va dire, les 20-30 dernières années quand l'équipe de France fonctionne.
08:42Tout d'un coup, la société oublie ses tensions.
08:44Mais tout de côté.
08:46Et le pays se rassemble, vibre, s'amuse, joue ensemble en fait.
08:52Mais il faut que ça marche.
08:53Parce que la France n'est pas un super pays de football.
08:57Par rapport à d'autres.
08:58Un super, ça veut dire ?
08:59Ça veut dire qu'on aime le football depuis que la France est une très très bonne équipe.
09:06Depuis 98 !
09:07Le foot nous réunit.
09:09Est-ce qu'il nous représente ?
09:10Est-ce que la société lui ressemble ?
09:13Est-ce qu'il peut la cimenter ?
09:14On en débat après l'essentiel de l'info de Claire Checaglini.
09:21Toute la journée, RTL vous accompagne.
09:30Un garçon ou féminin.
09:32RTL, votre radio.
09:36Anne-Sophie Lapix.
09:37On refait le monde sur RTL.
09:39Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec Claire Checaglini.
09:42Plus qu'une heure et demie avant l'entrée en liste des Bleus au Mondial dans la banlieue de New
09:46York.
09:47Face aux hommes de Didier Deschamps, de redoutables Sénégalais champions d'Afrique.
09:51Un match qui aura donc valeur de test pour la solidité des tricolores favoris de la compétition.
09:55Un événement à vivre bien sûr sur RTL et sur M6.
09:59La chaîne du Mondial, coup d'envoi à 21h.
10:02Des euros de français et des épreuves de grand oral reportées en raison de la chaleur.
10:06Scénario à l'étude pour l'éducation nationale.
10:08Car le thermomètre devrait avoisiner la semaine prochaine les 40 degrés dans plusieurs régions.
10:13Les directeurs et directrices d'écoles primaires.
10:16Deux fois plus pris à partie par des parents d'élèves comparés à 2013.
10:19Chiffre édifiant d'une étude réalisée pour le syndicat UNSA.
10:23La rétention administrative rallongée jusqu'à 7 mois.
10:26Le texte vient d'être définitivement adopté à l'Assemblée Nationale.
10:29Cette proposition de loi faisait suite au meurtre de Philippines.
10:31Dont le meurtrier présumé est un Marocain sous obligation de quitter le territoire.
10:36Changement de propriétaire pour le BHV du Marais à Paris et celui de Parly 2 dans les Yvelines.
10:40A l'automne dernier, le patron avait mis dans ses rayons l'ultra fast fashion chine.
10:44Désormais, il cède ses fonds de commerce.
10:46Le repreneur veut repositionner ses grands magasins sur la décoration et le bricola.
10:49Au Moyen-Orient, le blocus américain des ports iraniens a été levé.
10:53C'est ce qu'indique Téhéran au surlendemain de l'annonce de l'accord Iran-Etats-Unis.
10:56Merci Claire, on vous retrouve à 20h.
11:00Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
11:04Quel est ce lien que nous pouvons ressentir face à un match de foot de l'équipe de France ?
11:09Est-ce que c'est sérieux ? Est-ce que c'est un sentiment d'appartenance à la même nation
11:14?
11:14Est-ce que c'est l'envie de partager, de vivre des émotions ensemble ?
11:17On a des souvenirs en tête de victoire et de célébration.
11:20On va essayer de comprendre de quoi il s'agit avec nos invités.
11:23Reda Didi, directeur général de l'association Graines de France.
11:26Philippe Sanfourche, notre envoyé spécial à New York pour RTL.
11:29Olivier Guèze, essayiste, auteur de l'ouvrage Éloge de l'esquive.
11:33Et Cédric Chasseur, journaliste sportif à RTL.
11:36On refait le monde sur RTL.
11:39On a des supporters français, déjà bien chauds à côté de moi.
11:46Nous sommes dans une forme optimale, ça va être détonnant.
11:50On va les faire, on va les faire, on va les faire.
11:52Vous pensez qu'on va gagner ?
11:53Bien sûr, on va gagner.
11:54C'est costaud le Sénégal.
11:55C'est costaud, mais nous on a une bonne équipe, bien organisée.
11:58On va tout donner pour faire une bonne entrée dans la Coupe du Monde.
12:01Alors Philippe Sanfourche, vous êtes sur place, vous êtes à New York.
12:04Qui sont ces supporters prêts à faire ce grand voyage pour aller soutenir l'équipe de France ?
12:09Ce sont des supporters pour certains qui ont cassé la tirelire
12:13et qui ont prévu ça depuis de longs mois et qui viennent de France.
12:17Vous avez aussi des expatriés de la communauté française en Amérique
12:23et notamment dans cette région de New York, forcément avec beaucoup de gens.
12:29Donc on se réunit, on se rejoint.
12:30C'est vrai qu'ils seront pas loin de 5 000.
12:33La fédération a vendu en tout cas quasiment 5 000 billets
12:37pour remplir en partie les travées de cet immense MetLife Stadium.
12:41Et on va les entendre, on va les voir.
12:43Ils sont regroupés, il y a un virage français ou c'est pas comme ça que ça se passe ?
12:46Non, ça c'est une vraie spécificité du sport aux Etats-Unis.
12:49C'est une façon différente de procéder par rapport à nos habitudes.
12:54Ça part tout simplement de raison sécurité
12:56pour éviter les rassemblements, d'éventuels attroupements.
13:00On tient évidemment toujours à ce sport spectacle, mais familial.
13:05Il n'y a jamais eu de question de hooliganisme ou de problème d'opposition de supporters aux Etats-Unis.
13:12Donc la tradition, c'est que vous achetez votre place et vous êtes disséminés un petit peu partout dans le
13:16stade.
13:16Donc ça veut dire qu'il va y avoir des Français, des Sénégalais qui vont se croiser.
13:21Alors ça peut être très sympa, ça peut aussi parfois causer des soucis
13:25parce qu'on n'a pas l'habitude de cette culture foot aux Etats-Unis.
13:27Lorsque nous étions là pour le déplacement des Bleus au printemps
13:31avec deux matchs de préparation face au Brésil et à la Colombie,
13:35on avait vu, non pas des échauffourés,
13:37mais on avait vu quelques supporters un petit peu chauds colombiens
13:39qui avaient peut-être un petit peu abusé de la bière
13:41et qui commençaient à être un petit peu énervés
13:42en voyant des supporters français avec leurs maillots.
13:45Ça peut aussi créer peut-être des tensions nouvelles
13:48qu'on ne connaît pas aux Etats-Unis.
13:49Mais globalement, l'ambiance est extrêmement bonne enfant
13:52et on verra donc environ 5000 Français disséminés un petit peu partout dans le stade.
13:57On a entendu les supporters le dire
13:59on va gagner, on a marqué.
14:02Pourquoi on s'identifie autant à notre équipe nationale, Olivier Guaise ?
14:05Pourquoi on dit on ?
14:07Ben nous qui sommes sur le terrain.
14:08On dit souvent on, parfois on dit il.
14:10Oui.
14:10Au gouvernement, et pour écrire tout,
14:12on dit on.
14:14Non mais c'est une équipe, en fait,
14:16sur le papier qui est magnifique,
14:18qui peut être la meilleure équipe depuis 20 ans
14:20si on regarde les dernières compétitions.
14:23Et donc oui, il y a évidemment une identification
14:26à une équipe super brillante
14:28et à un moment où la France ne brille pas peut-être nécessairement,
14:33donc on se reconnaît évidemment davantage dans cette équipe.
14:37Après, comme le dit Olivier,
14:38on a gagné, on a marqué,
14:40ils ont perdu, ils ont perdu.
14:42Oui, c'est ça.
14:43Très important.
14:44Mais c'est en tout cas le meilleur moment de constater
14:47qu'on appartient à la même nation.
14:49Il n'y a aucun problème là-dessus.
14:51Il n'y a aucun souci à mettre le maillot bleu-blanc-rouge,
14:54à se sentir appartenir à une nation commune,
14:57à faire la fête ensemble,
14:59quel que soit le milieu social en effet duquel on vient.
15:03au niveau du foot, on n'a jamais rencontré.
15:05Mais c'est vrai que c'est souvent suspendu à la victoire.
15:08En 2010, il y avait moins de « on », il y avait plus de « il ».
15:11Oui.
15:122010, nice now !
15:14Effective d'Afrique du Sud.
15:16Même 2002, sans revenir à des cas extrêmes.
15:19Mais 2002, quand l'équipe de France se fait éliminer
15:22en Corée du Sud et au Japon,
15:24de façon assez lamentable.
15:26Avec ce premier match face au Sénégal !
15:28Avec ce premier match face au Sénégal !
15:29On ne va pas, évidemment, rappeler les fantômes de Séoul.
15:33Mais c'est sûr que les bons souvenirs,
15:37on s'y associe plus facilement.
15:39C'est un moment de fête,
15:40un moment où on est dans un moment de joie.
15:44Et les mauvais moments,
15:46on préfère se dissocier,
15:49pointer du doigt,
15:50essayer de vouloir tout balancer.
15:56et vraiment essayer de faire changer les choses.
15:57Et dans ces cas-là, c'est vrai qu'on a moins envie
16:00de s'associer à ce genre d'événement.
16:02J'interromps ce débat,
16:03parce que nous retournons tout de suite au stade
16:05retrouver Philippe Sanfourche,
16:07qui a la composition de l'équipe de France.
16:09Ça nous intéresse aussi !
16:10Oui, c'est la composition officielle.
16:13Je vais vous rassurer tout de suite,
16:14il n'y a aucune surprise,
16:15donc aucune mauvaise surprise d'absence de dernière minute.
16:18Ce sont bien les 11 joueurs qui étaient annoncés
16:20que Didier Deschamps avait en tête
16:21depuis maintenant deux longues semaines.
16:23Donc Mike Mignan dans les buts de l'équipe de France.
16:26La défense composée de quatre joueurs,
16:28Saliba, Upamecano,
16:30Koundé, Theo Hernandez.
16:32Les deux milieux de terrain défensifs
16:34seront Adrien Rabiot et Aurélien Chouamini.
16:37Et puis le quatuor offensif
16:38qui fait rêver la terre entière,
16:40le ballon d'or, Ousmane Dembélé,
16:42Kylian Mbappé à la pointe de l'attaque,
16:45le jeune prodige désiré doué
16:46du Paris Saint-Germain sur la gauche.
16:48Et la nouvelle star montante du Bayern Munich,
16:50Michael Olizet à droite.
16:51Voilà pour le 11 de départ pour débuter
16:54cette Coupe du Monde face au Sénégal.
16:56Pas de surprise,
16:57et c'est plutôt rassurant.
16:58Il n'y a pas de surprise.
17:00Vous évoquez les bons moments.
17:02En 98, évidemment,
17:03il y a la victoire,
17:04la première victoire en Coupe du Monde
17:05de l'équipe de France.
17:07Et dans les commentaires,
17:08celle de la France Black Blanc Beurre.
17:10est-ce que ce métissage heureux
17:12a vraiment existé ?
17:14D'après vous, Olivier Guèze ?
17:16Il a existé une soirée, oui.
17:18Une soirée ?
17:18Oui, ça ne fait pas beaucoup.
17:19Non, ou peut-être quelques jours.
17:22Non, c'était quelque chose de joli en 98.
17:25Mais enfin, ça n'a pas empêché Jean-Marie Le Pen,
17:28quatre ans plus tard,
17:29d'être au deuxième tour de l'élection présidentielle.
17:32On a la mémoire courte,
17:34mais effectivement,
17:35dans l'élan d'une victoire,
17:36on peut tout dire et on peut rêver.
17:39Mais à ce moment-là,
17:40ça n'a pas changé le regard quand même
17:41sur les banlieues,
17:43sur cette mixité qui était valorisée ?
17:46Ça n'a pas...
17:47Peut-être le 12 juillet 98
17:49et l'été qui a suivi,
17:50qui était totalement euphorique en France.
17:52Je m'en souviens.
17:54Mais par la suite,
17:56on a bien vu que le regard
17:58n'avait pas changé.
18:00En 2001, il y a eu ce France-Algérie
18:01où là, pour le coup,
18:03ça s'est très très très très mal passé
18:04avec l'envahissement du terrain.
18:062002 et 2010,
18:08on a repris le même débat
18:09sur les banlieues.
18:10Mais alors, pour le coup,
18:11après Knaissna,
18:12dans un sens tout à fait inverse.
18:16Donc la vérité...
18:17Moi, je suis toujours assez méfiant
18:18quand on veut trop extrapoler
18:20par rapport au football.
18:21C'est-à-dire que ce sont des athlètes
18:22de super haut niveau,
18:23ce sont quasiment des extraterrestres.
18:25En fait, ils vivent ailleurs.
18:26Ils représentent la nation, mais...
18:29Ce n'est pas le miroir de notre société ?
18:31Non, ce serait trop facile.
18:32C'est une parenthèse.
18:33C'est une vraie parenthèse.
18:34En fait, il faut se mettre dans une bulle
18:36à ce moment-là.
18:37C'est quelque chose hors du temps.
18:41On est dans un moment
18:42où le quotidien n'existe plus.
18:48Et les problèmes qu'on peut avoir
18:50avec notre voisin,
18:52limite, il peut être à côté de nous
18:53avec le même maillot,
18:54on va le prendre bras dessus, bras dessous.
18:56Et puis, trois jours plus tard,
18:57on reprendra nos...
18:59Le cours de nos vies.
18:59Le cours de nos vies.
19:00Mais c'est vrai qu'il faut prendre
19:02plus ça comme vraiment une parenthèse.
19:04Oui, ben Didi ?
19:04Oui, non, moi j'allais dire,
19:06je suis assez d'accord
19:07avec ce qui vient d'être dit,
19:08mais la situation des quartiers populaires
19:09à ce moment-là
19:10est totalement différente.
19:11Il y a 20 ans, il y a 30 ans,
19:12ce n'était pas ce qu'on vit aujourd'hui.
19:14Et la mixité est beaucoup plus importante
19:16et le vivre ensemble existait, en fait.
19:17Il est apparu aux yeux de tous
19:19avec l'équipe de 98
19:20qui a gagné la Coupe du Monde.
19:21Mais vous allez dans les différents
19:22quartiers populaires,
19:23il y avait une grande mixité,
19:24où vous aviez une grande variété
19:25de Français qui vivaient ensemble
19:27et des gens avec l'immigration.
19:28Il n'y a pas eu les mêmes commentaires
19:29en 2018.
19:30C'est totalement différent.
19:33Vous aviez beaucoup de mariages mixtes,
19:34vous aviez des gens
19:35qui avaient une maîtrise du français.
19:37Il faut revoir les images de l'INA,
19:39vous pourrez prendre de 81 jusqu'à 98.
19:41Ils ont un Français impeccable,
19:43un Français...
19:44Milieu rural comme milieu urbain,
19:46on parle à peu près le même langage.
19:48D'ailleurs, on est très mélangé
19:48entre milieu rural et milieu urbain.
19:51Et 98 vient montrer à l'image
19:54que cette équipe diversifiée
19:59arrive à gagner.
20:00C'est ça que ça vient montrer.
20:01C'est-à-dire, en effet,
20:02créer une parenthèse,
20:02l'ouvrir et la refermer.
20:05Ensuite, les comparatifs,
20:06et là où je suis totalement d'accord avec vous,
20:07c'est que 2018, c'est une parenthèse.
20:09En effet, on ouvre une parenthèse
20:11où on arrive à recréer du vivre ensemble
20:13et on la referme après la fin
20:15et la victoire de la Coupe du Monde.
20:18Et parce qu'il y a aussi des ressorts de fonds
20:21qui sont sur nos territoires,
20:23qui sont dans notre société,
20:24qui sont dans notre pays,
20:25sont présents ici
20:26et sont à l'œuvre.
20:28Alors, il y a une autre forme de parenthèse
20:30que constitue cette Coupe du Monde 2026.
20:32Elle est plutôt hors sol
20:33avec des prix des billets,
20:35une distance entre les villes
20:36qu'il accueille,
20:37volonté de Donald Trump
20:38d'en faire sa compétition.
20:40Est-ce que le foot est en train de vriller ?
20:41On débat après la pause.
20:47Cette émission vous plaît ?
20:48Abonnez-vous au podcast sur l'appli RTL.
20:53RTL, on refait le monde.
20:55Anne-Sophie Lapix.
20:57Soyons clairs,
20:58le foot,
20:58Trump,
20:59ce n'est pas son truc.
21:00Ce n'est pas le sport américain par excellence,
21:02mais c'est un bon business
21:03et ça compte,
21:04peu importe les critiques.
21:06Ça rapporte aux Etats-Unis,
21:07qui accueillent la majorité des matchs.
21:09Ça n'est pas mauvais non plus pour l'image
21:10et ça,
21:11tous les politiques l'ont compris depuis longtemps.
21:13La Coupe du Monde de foot
21:14n'est-elle qu'une vaste opération de com ?
21:17On en parle avec Reda Didi,
21:19directeur général de l'association
21:20Graines de France,
21:21Philippe Sanfourche,
21:22notre envoyé spécial à New York pour RTL,
21:25Olivier Guèze,
21:26essayiste et auteur de l'ouvrage
21:27Éloge de l'esquivre,
21:28édition Grasset,
21:29et Cédric Chasseur,
21:30journaliste sportif à RTL.
21:32On refait le monde sur RTL.
21:35J'ai fait en sorte de faire l'effort
21:36pour l'équipe de France.
21:37C'est une fois tous les 4 ans,
21:38c'est unique.
21:39Je pense que c'est ça,
21:40c'est autour de 10 000 euros.
21:40Quand on aime, on ne compte pas.
21:42Ce n'est pas tous les jours.
21:42Quand on est animé par cette passion,
21:44on n'a même pas le sentiment
21:45de faire des sacrifices.
21:47Alors, voilà,
21:48on le disait tout à l'heure
21:49avec Philippe Sanfourche.
21:50Philippe, est-ce que cette Coupe du Monde
21:532026,
21:54de tous les excès,
21:56c'est la Coupe du Fric
21:57qui nous éloigne des valeurs du foot ?
22:00Oui, un petit peu.
22:01On est obligé de le constater
22:03parce que les prix des billets,
22:05on l'a dit,
22:06ils ont été multipliés par 2, 3, 4.
22:10Un billet pour la finale,
22:12c'était, vous avez le tour
22:14de bien placer 1 500 euros à Doha,
22:17vous êtes à 7 000 euros.
22:18Donc, vous voyez,
22:18c'est la culbute.
22:20Et tout est à l'avenant.
22:21On le voit dans le prix des parkings
22:23autour du stade,
22:25de l'ensemble des choses
22:27qui viennent se greffer au football.
22:29C'est un énorme business.
22:30Ce sont des revenus
22:31qui vont être quasiment multipliés par 2
22:34par rapport au Qatar.
22:36La FIFA qui fait,
22:38il faut le savoir,
22:3880% de ses recettes globales
22:41sur une période de 4 ans
22:43qui sont des retombées
22:44de la Coupe du Monde.
22:46C'est-à-dire que sur les 11 milliards
22:48de bénéfices,
22:49de recettes générées par la FIFA,
22:51eh bien, il y a 9 milliards
22:52qui seront directement,
22:56qui auront dégouliné
22:57de cette Coupe du Monde
22:58aux Etats-Unis.
22:58Donc, c'est un enjeu monumental
23:00sur le plan économique.
23:02Rénaud,
23:02est-ce que c'est un sport de riches,
23:03pour les riches, en tout cas,
23:05aux Etats-Unis ?
23:06Si on veut voir le match au stade,
23:09c'est compliqué.
23:09Il faut avoir des moyens.
23:11C'est vrai que,
23:11même s'acheter un maillot,
23:13ça devient quelque chose de,
23:14je veux dire,
23:14160 euros le maillot.
23:16Enfin, ils en ont mis
23:16un peu plus accessibles
23:18à 15 euros, je crois.
23:20Voilà, mais...
23:21Est-ce qu'il perd son âme,
23:22le foot ?
23:23Ben, j'ai...
23:25On pourrait dire oui.
23:27Enfin, j'allais répondre
23:27de façon philosophique
23:28à cette question.
23:30Ou en même temps,
23:31oui et non.
23:32Mais on a encore la chance
23:34en France d'avoir
23:35une chaîne de télé
23:36qui le diffuse gratuitement.
23:37Donc, espérons que ceci perdure.
23:43Parce que quand vous avez
23:43des matchs de la Ligue des Champions,
23:45par exemple,
23:46si on n'est pas au bar
23:49ou autre,
23:49on ne peut pas le regarder,
23:50enfin, à moins d'avoir un peu de bonheur,
23:51on ne peut pas le regarder chez soi.
23:52Et là, ça devient un sport de riches.
23:54En effet.
23:54Mais à titre de comparaison,
23:55juste en 19...
23:57Si on prend l'exemple de 1988,
23:58je prends une époque, évidemment,
24:00qui est complètement révolue.
24:01Mais pour la finale,
24:02si on fait l'équivalent francs-euros,
24:04c'était aux alentours de 300,
24:06350 euros,
24:07la place la plus chère.
24:08Aujourd'hui,
24:08c'est le prix d'une place quasiment
24:10juste de parking
24:11pour le Sofa Stadium
24:12de Los Angeles.
24:13Ce n'est même pas le prix
24:14pour aller voir le match.
24:15C'est le prix pour aller se garer
24:16avant d'aller dans le stade.
24:20Et il y a déjà une différence
24:22qui est notable
24:22entre ne serait-ce que
24:24la Coupe du Monde au Qatar
24:25où, en plus,
24:26tous les stades,
24:27du fait de la typographie du pays,
24:30étaient très rapprochés
24:31avec tout qui était
24:34quasiment dans la capitale
24:36ou juste aux alentours.
24:37Donc, on pouvait aller,
24:38ne serait-ce qu'en transport
24:38d'un stade à un autre.
24:39On pouvait aller voir un match
24:40un jour,
24:41un autre match le lendemain.
24:42Là, tout est tellement gigantesque
24:45que tout prend des proportions
24:46extrêmes en termes de prix.
24:49Ça fait très longtemps
24:50que le football international
24:51de très haut niveau
24:52a perdu son âme.
24:53Ce n'est pas nouveau.
24:54La Coupe du Monde aux Etats-Unis
24:55est le dernier exemple
24:57d'une évolution
24:58qui a commencé
24:59dans les années 90.
25:00Le football est devenu
25:01une industrie absolument gigantesque
25:03qui brasse des milliards.
25:05C'est devenu un sport
25:05à enjeux politiques,
25:07financiers,
25:08économiques,
25:08symboliques.
25:10Donc, l'âme,
25:11oui, elle est partie
25:11depuis longtemps.
25:12Et le summum de tout ça,
25:14c'est la FIFA.
25:15qui est une bande d'escrocs,
25:17littéralement.
25:18Fontino,
25:18le président de la FIFA,
25:20est un personnage
25:22qui est devenu
25:23le meilleur ami de Trump.
25:24Mais ça aurait été
25:24un autre président des Etats-Unis.
25:26Il serait devenu
25:26le meilleur ami
25:27de l'autre président des Etats-Unis,
25:29comme il était
25:29le meilleur ami
25:30de l'émir du Qatar.
25:31Avant, il y avait
25:31les Coupes du Monde
25:32chez Poutine.
25:33Tout ça est une vaste blague.
25:35Mais nous sommes otages
25:37parce qu'on aime ça.
25:38Et alors, on peut dire
25:39tout ce qu'on veut
25:39avant la Coupe du Monde.
25:40Moi, je me souviens,
25:41avant le Qatar,
25:41j'avais dit
25:42« Ah non, je ne vais pas regarder,
25:43c'est scandaleux,
25:44les droits humains. »
25:45Au bout de deux ou trois jours,
25:46j'ai lâché,
25:47j'ai commencé à regarder
25:48et puis j'ai tout regardé.
25:49Là, cette fois,
25:50je n'ai fait aucun grand discours
25:51avant les Etats-Unis.
25:53Oui, soyez en prudence.
25:55C'est une passion absurde
25:56et dévorante.
25:57C'est le titre d'un autre bouquin
25:58que j'ai écrit sur le football.
25:59Et la FIFA le sait.
26:01Donc, elle sait
26:01qu'il y aura des gens
26:02qui paieront
26:031 000, 2 000, 3 000,
26:054 000, 5 000,
26:06voire 10 000 dollars
26:07pour un billet
26:07puisqu'en plus,
26:08on peut les revendre.
26:09Donc, il y a tout un système
26:10de deuxième marché
26:13et tout le monde
26:14tombe dans le panneau
26:15et nous, les premiers,
26:16la preuve,
26:16on en parle encore ce soir.
26:17Est-ce que c'est un sport
26:18de droite ou de gauche ?
26:20Je pose la question.
26:22On parlait de Trump.
26:22Ni l'un ni l'autre, justement.
26:24C'est ça qui fait
26:24la grandeur du football.
26:25C'est-à-dire qu'à la fois,
26:26vous avez des exploits individuels
26:32et d'un autre côté,
26:33même les joueurs
26:35les plus individualistes,
26:36les plus persos,
26:37vous diront que l'équipe
26:38et sans l'équipe,
26:39ils ne peuvent rien faire.
26:41C'est la magie
26:42de cette petite affaire.
26:44C'est qu'en fait,
26:44qu'on soit de droite
26:45ou de gauche,
26:46si on aime ça,
26:47on tombe dedans.
26:48Et les politiques,
26:49c'est pareil.
26:50Les amateurs de...
26:51En France,
26:52on a beaucoup de politiques
26:53et amateurs de foot.
26:54De droite comme de gauche ?
26:55Oui, absolument.
26:56De droite comme de gauche.
26:57Après, il y a plus ou moins
26:58d'opportunisme là-dessus.
26:59C'est ça aussi.
27:00Sachant que le peuple aime bien.
27:01En général,
27:02la politique aime bien.
27:02Ça suit.
27:04Mais pour revenir à votre question,
27:05le football est-il
27:06de droite ou de gauche ?
27:07Ça dépend de la pratique,
27:08en effet.
27:09Et ça dépend aussi
27:10de l'entraîneur.
27:11La façon dont on joue.
27:12De droite ou de gauche.
27:13Et puis,
27:13ça dépend aussi
27:13de l'entraîneur.
27:15J'ai l'impression
27:15que quand on crée
27:15du collectif,
27:17ça répond à plus de valeur
27:18que d'autres
27:18où finalement,
27:19on va mettre en exergue
27:20une individualité
27:21ou des stars
27:23dans l'équipe.
27:24Il n'y a encore pas
27:24très longtemps,
27:25il y avait une équipe
27:25des parlementaires.
27:26C'est vrai que l'arrivée
27:28à la fois du RN
27:30d'un côté
27:30et de la France insoumise
27:31de l'autre
27:32a mis un peu à mal
27:33cette équipe de France
27:34des parlementaires.
27:34On ne joue plus ?
27:36Si on y joue,
27:37on y joue beaucoup moins.
27:38Mais quand l'hémicycle
27:41était davantage
27:42gauche-droite,
27:44on avait à la fois
27:46des parlementaires
27:48des Républicains
27:49ou de l'UMP de l'époque
27:51et de l'autre du PS
27:53et ça jouait au foot
27:55sans aucun problème
27:56sur le même terrain
27:56avec le même maillot.
27:58Emmanuel Macron,
27:59au début du mois,
28:00s'est rendu à Clairefontaine.
28:01Est-ce qu'une France
28:02victorieuse
28:03laissera une meilleure image
28:05de la France de Macron
28:07tout simplement
28:07derrière lui ?
28:09S'il arrive à faire
28:11deux mandats successifs
28:12plus deux Coupes du Monde...
28:13Cette victoire
28:15en début
28:15et en fin,
28:17ça peut aider ?
28:19Plus une finale,
28:20c'est plutôt...
28:21Moi je me souviens
28:22après la victoire
28:22de 2018,
28:24l'état de grâce
28:25avait duré
28:27peut-être quelques jours.
28:28On n'était pas du tout
28:30dans la vague
28:31sur laquelle Chirac
28:32avait surfé.
28:33Chirac n'y connaissait
28:34absolument rien
28:34au football.
28:35Il n'aimait pas ça du tout.
28:36On se souvient
28:37de cette image extraordinaire
28:38où on donne
28:38les noms des joueurs
28:39et lui,
28:41quand ils arrivent
28:42au stade de France,
28:43évidemment,
28:43il a un peu de mal à suivre
28:44et il n'y connaît pas.
28:45C'est vrai.
28:46Oui, on lisait sur ça.
28:48Pour le coup,
28:49Macron aime vraiment
28:50le football
28:51mais je ne sais pas
28:51si ça suffira
28:52pour le coup.
28:54Philippe Sanfourche,
28:55vous qui êtes
28:56dans le stade,
28:58est-ce qu'il y a
28:59des hommes politiques
28:59qui sont attendus ?
29:01Français ?
29:03Non, pas à ma connaissance
29:05pour le moment.
29:06En tout cas,
29:07la fédération
29:08a surtout insisté
29:09pour avoir
29:09des champions,
29:10des anciens
29:11de l'équipe de France.
29:12Je pense à
29:13Gentiliana,
29:14à Robert Pires,
29:15à Basile Pauly
29:16qui sont là.
29:18Il y a évidemment
29:20la ministre
29:21quand même
29:21des sports,
29:22Marina Ferrari
29:24qui on entendra
29:25d'ailleurs normalement
29:26sur RTL
29:27tout à l'heure.
29:27En tout cas,
29:27c'est programmé.
29:29Mais pour ce qui est,
29:30évidemment,
29:31ce qu'on attend toujours
29:32c'est de savoir
29:32quand est-ce que
29:33le président Macron
29:34pourrait venir.
29:36C'est souvent
29:38en deuxième partie
29:39de compétition
29:39quand les choses
29:40deviennent sérieuses.
29:41Généralement,
29:41ça se joue à partir
29:42des demi-finales.
29:43Voilà.
29:44On ira.
29:45On le suivra.
29:46On verra bien.
29:47Merci beaucoup,
29:48Philippe.
29:49Et merci à vous tous
29:49d'être venus
29:50dans ce studio
29:51par les foot.
29:52Surtout que je sais
29:53que d'ici une heure,
29:54vous avez quelque chose
29:55à faire très important.
29:57Demain,
29:58Thomas Soto recevra
29:58Laure Miller,
29:59député Ensemble
30:00pour la République
30:01de la Marne.
30:02Quant à Marc-Olivier Fogel,
30:03il accueillera
30:03Yossi Cohen,
30:04ancien directeur du Mossad
30:05qui raconte son parcours
30:06dans un livre.
30:07Il est l'heure
30:08de retrouver
30:08Eric Silvestro.
30:10Bonsoir, Eric.
30:11Bonsoir, Anne-Sophie.
30:11Bonsoir à tous.
30:12Ça y est.
30:12Vous avez des choses
30:13à faire ce soir ?
30:14Oui, ça fait deux jours
30:14que je ne dors plus.
30:15Je veux un match
30:16de France.
30:17Ça y est, enfin,
30:17qu'on passe à autre chose.
30:18Ça y est,
30:18qu'on rentre dans cette compétition.
30:20On va y rentrer.
30:21À tout de suite.
30:29Merci d'écouter RTL.
30:37RTL.
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