00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoze.
00:30Bonjour M. Taquet.
00:32Merci de m'accueillir.
00:33Mais je vous en prie, alors écoutez, j'imagine qu'avec ce nombre, ces milliers de vols à l'arraché,
00:40selon le ministère de l'Intérieur en 2025,
00:42c'était d'ailleurs mille de plus que l'année précédente.
00:44Les chiffres augmentent d'année en année pour ces vols à l'arrache.
00:48Eh bien, j'imagine que pour vous, la grande inquiétude, c'est que les clients continuent de venir acheter des
00:53bijoux.
00:54Pour vous, racontez-nous ce que vous proposez, justement, puisque vous avez trouvé une idée assez insolite, il faut bien
01:00le dire.
01:02Parfaitement. On essaye de suivre nos clients, de répondre à leurs attentes.
01:06Et en effet, c'est une inquiétude pour nos clients de porter leur pièce en tout lieu, en toutes circonstances,
01:16sans risquer évidemment un incident.
01:20On sait, oui.
01:21Et donc, vous avez trouvé une idée qui consiste à, d'une certaine façon, offrir le remplacement en cas de
01:28vol.
01:28C'est de ça dont il s'agit ?
01:31Exactement. Exactement.
01:32On protège les acquisitions de nos clients, les bijoux, les montres.
01:38Ils ont la possibilité de pouvoir revenir en boutique jusqu'à deux ans après l'achat
01:44et qu'on puisse leur remplacer l'objet qui aurait malheureusement subi un sinistre.
01:52Concrètement, si je me fais voler mon bijou, comment je fais pour me faire rembourser ?
01:56Et le prix est illimité ?
01:59Alors, le prix, c'est entre 1000 et 200 000 euros.
02:04Quand même.
02:04Donc, ça ouvre quand même une belle fourchette.
02:11Il y a des exclusions qui sont, évidemment, si le client a été négligent.
02:18Bien sûr.
02:18Mais sinon, c'est toute cause, tout lieu à l'international.
02:23Donc, c'est quand même une protection qui est complète, qui est assez facile à mettre en œuvre.
02:29Le but est que nos clients puissent continuer à passer sereinement leurs montres, leurs bijoux,
02:38sans se soucier d'un éventuel sinistre.
02:42Oui, c'est frappant comme idée.
02:44On se dit que c'est le signe des temps.
02:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en tant que joaillier, vous ne devez plus seulement penser aux bijoux et
02:51aux services clients,
02:53mais vous devez aussi penser à l'après.
02:55Et l'après, malheureusement, eh bien, on l'a dit, 49 000 vols à l'arraché, selon le ministère de
03:00l'Intérieur.
03:01Les chiffres datent de l'été dernier.
03:03Ils sont annoncés chaque année au mois de juillet.
03:05Donc, on aura les nouveaux chiffres, là, le mois prochain.
03:07Donc, 49 000 vols à l'arraché, annoncés en 25 pour l'année 24.
03:12Mais c'était déjà 1000 de plus que l'année précédente.
03:15Et vous êtes avec nous, Samuel Taquet, directeur général de 12 joailliers,
03:18face à cette idée qui est quand même assez insolite et qui, j'imagine, va faire des émules.
03:23Je pense que vos concurrents vont se dire, ils ne sont peut-être pas bêtes chez Doubs, on va faire
03:27la même chose, non ?
03:29Oui, c'est possible, c'est possible, et tant mieux, finalement.
03:32L'important, c'est que nous soyons les premiers.
03:34Nous, on a toujours été l'entreprise qui existe depuis une soixantaine d'années.
03:39C'est une entreprise familiale, c'est la troisième génération.
03:42On a aujourd'hui 9 boutiques plus un site 12joailliers.com.
03:48Et notre volonté, c'est d'être innovants, de suivre nos clients, de les accompagner.
03:53Alors, tant dans le choix des pièces, parce que ce sont souvent les pièces qui sont transmises ensuite,
04:00mais aussi dans la protection, finalement, de ces pièces, une fois qu'ils les ont achetées dans l'une de
04:06nos boutiques.
04:07Mais Samuel Taquet, racontez-nous un petit peu ce que vous disent.
04:14Les clients, ils sont inquiets, ils ont peur de porter ces bijoux désormais.
04:18Ils viennent vous voir et ils se disent, ah, j'aimerais bien porter et acheter ce bijou,
04:21mais voilà, il y a ce contexte, on vous en parle tous les jours ?
04:26Alors, on ne nous en parle pas tous les jours, mais en effet, c'est quand même une inquiétude pour
04:32certains de nos clients.
04:33C'est relayé par les médias, par l'actualité, et ce sont des faits avérés.
04:38Donc, il est certain qu'en effet, nos clients ont quelquefois un petit peu l'angoisse de porter leur pièce.
04:47Donc, c'est sûr que quand on vous apporte une solution qui permet de pouvoir remplacer ce qu'on vous
04:54aura éventuellement dérobé,
04:58c'est quand même une solution qui est très appréciée.
05:01Alors, Samuel Taquet, juste sur le mécanisme, c'est vous-même qui êtes assuré face à cela,
05:06ou bien c'est le client, lorsqu'il vient, d'une certaine façon, il contracte une assurance ?
05:11Comment ça se passe ?
05:12Non, il ne contracte pas d'assurance, nous ne sommes pas assureurs, nous sommes horlogers, joailliers.
05:17D'accord.
05:19Nous, on offre un service, on offre un service aux clients, c'est-à-dire que...
05:23Donc, lui, il n'a pas à s'en soucier, en fait.
05:25Il n'a pas à s'en soucier, ça.
05:26Il achète chez nous et il est automatiquement garanti et assuré s'il achète dans une de nos trois boutiques.
05:34Pour l'instant, on a mis trois boutiques pilotes qui sont à l'Union, Nîmes et Deauville.
05:38Ensuite, on les tendra certainement à nos autres points de vente, de Saint-Tropez, de Corchevel, de Meuchel.
05:44Mais pour l'instant, on le fait de façon à éprouver un peu le système.
05:48On a un partenaire qui est Grace, qui sont vraiment des spécialistes et qui ont réussi à nous sortir un
05:56produit qui est très efficace.
05:58Alors, évidemment, c'est un coût très important pour l'entreprise parce que vous imaginez bien derrière.
06:03Tout ça n'est pas gratuit, mais on a espoir de croire que ça nous permettra de conquérir de nouveaux
06:12clients.
06:13C'est ça, c'est l'enjeu.
06:14Et qu'on est capable d'offrir un service qui soit un petit peu différent.
06:18Et puis surtout avec notre site doujoaillier.com qui permet aux clients dans toute la France de pouvoir finalement être
06:24clients chez nous et pas forcément dans nos boutiques physiques.
06:27C'est tout l'enjeu et c'est ma dernière question.
06:29Samuel Taquet, vous êtes directeur général de Doujoaillier et vous faites face à ces 49 000 vols à l'arraché,
06:35selon le ministère de l'Intérieur, chaque année, 1000 de plus que l'année précédente.
06:39Et la grande crainte, c'est évidemment que les clients se lassent et n'achètent plus.
06:43C'est la raison pour laquelle il y a cet enjeu et que vous, d'une certaine façon, vous montez
06:47en gamme, vous proposez un service supplémentaire aujourd'hui.
06:50La grande crainte, c'est que les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, se détournent et se disent
06:56« Ça ne vaut plus le coup d'aller acheter des bijoux parce que je risque de me le faire
06:59voler. »
07:02Oui, alors en effet, il y a toujours cette crainte.
07:04Mais d'un autre côté, vous savez, nous, on accompagne les meilleurs moments de la vie.
07:07On accompagne nos clients pour les naissances, les mariages, les communions, les baptêmes, tout ce qu'on veut.
07:14Et ça, c'est quand même très, très important.
07:17Et aujourd'hui, il y a une valeur patrimoniale aussi aux objets qui sont...
07:22C'est des objets qui nous survivent, qui sont transmis à la génération suivante.
07:26Et je crois que nos clients sont encore extrêmement attachés aux bijoux, aux montres.
07:32Bien sûr.
07:34Je suis tenté de croire que ça ne va pas s'arrêter demain.
07:38Non, et puis surtout, ce que vous nous dites ce matin, c'est qu'il y a des solutions et
07:42c'est au contraire porteur d'espoir.
07:44Et c'est bien d'avoir ce message et d'avoir cette initiative.
07:47Merci infiniment, Samuel Taquet, directeur général de Douille-Joaillier, d'avoir été l'invité de Sud Radio pour nous parler
07:53de cette première en France,
07:55cette initiative de cette maison qui propose donc le remplacement en cas de vol, vous nous l'avez dit, dans
08:01trois bijouteries pour commencer.
08:03C'est une expérience pilote, il y en aura évidemment d'autres.
08:05Passez une excellente journée à l'écoute de Sud Radio, il est 7h48, on va passer à drôle d'époque.
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