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  • il y a 3 mois
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:03Bientôt 11h43 sur Europe 1, merci à vous si vous nous rejoignez à l'instant pour la suite d'Eliott
00:07Deval et vous en direct, vous le savez jusqu'à 13h toujours avec Eric Revelle et Sébastien Ligné, le duo
00:12de chaque dimanche est également avec nous en studio, journaliste à frontières Jules Laurent, c'est la nouvelle question qu
00:18'on vous pose pour cette suite d'émissions, y a-t-il un réel ensauvagement de la société ?
00:24Et Jules Laurent est avec nous, journaliste à frontières, journaliste également que vous pouvez voir entre 11h et 13h sur
00:33ces news pour 100% frontières.
00:35Cher Jules, c'est vous qui avez révélé le témoignage et les vidéos de ce drame absolument atroce et la
00:46disparition du petit Louis battu à mort à 17 ans seulement à Narbonne.
00:52Et sa mère est sortie du silence pour la première fois sa maman, puisque cette semaine on avait entendu sa
00:58tante, mais pour la première fois la maman de Louis a pris la parole.
01:02Est-ce que déjà vous pouvez nous raconter comment vous avez pu entrer en contact avec eux, comment va la
01:07maman, qu'est-ce qui ressort de cet entretien ?
01:10Vous savez, Louis est décédé mardi à 16h30 et la famille, dès le lendemain matin, a contacté notre rédaction pour
01:19se mobiliser et dire qu'elle ne laisserait pas passer cette mort.
01:22La famille a décidé dans un premier temps de publier les vidéos pour que la réalité brute de ce qui
01:28était arrivé à leur enfant soit montrée aux yeux de tous les Français
01:32et que personne ne puisse parler d'une rixe dans ce qui s'était passé. La famille a décidé de
01:38passer par notre rédaction, de pouvoir justement publier ces vidéos
01:42pour que personne n'échappe à cette réalité. Dans un second temps, la maman aussi, ce qui est assez rare,
01:48a décidé de très tôt prendre la parole.
01:50Souvent dans ces cas de victimes, les parents restent muets pendant longtemps, bouleversés par finalement ce qui s'est passé.
01:56Mais cette fois-ci, la famille a décidé de prendre la parole très tôt, pour deux raisons. La première, évidemment,
02:02éviter qu'un narratif mensonger puisse être dit.
02:04Et la deuxième raison, on le voit dans cet entretien, c'est aussi pouvoir déjà réhumaniser Louis.
02:08Parce que tout le monde a vu des vidéos où Louis, finalement, est frappé mortellement, directement à la tête.
02:13Vous savez qu'il n'a reçu quasiment aucun coup sur le corps et que le lynchage mortel de Louis,
02:19qui a eu lieu dans la nuit du 19 au 20 juin,
02:22tous les coups étaient portés à la tête. Ça, c'est vraiment les résultats de l'autopsie.
02:26Et la famille de Louis, je ne sais pas si vous avez vu peut-être cette vidéo qui est passée
02:29dernièrement sur les réseaux sociaux,
02:31où on voit Louis jouer de la guitare.
02:32Oui.
02:33C'était important pour la famille, en fait, de préciser qui était Louis.
02:36C'est ce qu'elle fait aussi dans les colonnes ici du JDD, où elle explique que Louis était un
02:40garçon créatif,
02:41un garçon assez introspectif, qui essayait de se faire finalement aimer des autres, parce qu'il avait cette difficulté.
02:47On le précise, Louis était un peu une personne vulnérable.
02:50Il était atteint de ce qu'on appelle un TDAH, c'est-à-dire qu'il avait des troubles de
02:54l'attention.
02:55C'est d'ailleurs pour cette raison que la famille avait décidé, suite à des difficultés d'expertise médico-légale,
03:01de le placer pendant quelques mois au sein de l'aide sociale à l'enfance.
03:05Et il se trouve que c'est au cours de ces quelques mois de placer à l'aide sociale à
03:09l'enfance
03:09que Louis va être véritablement humilié, frappé, lynché, brimé pendant ces quelques mois par un groupe d'à peu près
03:1710 à 15 personnes.
03:18Et ces événements vont se reproduire à plusieurs reprises.
03:21Et ça, c'est quelque chose sur lequel la famille insiste directement dans cet entretien.
03:25C'est qu'au sein de l'aide sociale à l'enfance, dont la mission est la protection des enfants,
03:29alors que la famille avait à peu près 4 fois par jour l'aide sociale à l'enfance au téléphone,
03:34personne, aucun éducateur n'a prévenu la famille de ce qui arrivait directement à Louis.
03:39Elle dit Loulou, elle l'appelle Loulou, était un jeune homme de 17 ans qui aimait la musique,
03:44la natation, la mer.
03:46Il adorait pêcher les mollusques.
03:48C'était un petit aventurier, un enfant très sensible,
03:51très sensible à l'injustice, très protecteur.
03:54Il a toujours eu cette soif d'être accepté malgré sa particularité.
03:57Il avait conscience qu'il n'avait pas les mêmes codes sociaux que les autres,
04:02mais il se battait pour trouver sa place.
04:04Il était serviable, attentionné, toujours prêt à aider les plus vulnérables.
04:08Il était d'une intelligence extrême et très créative.
04:10Il a toujours appris les choses par lui-même, comme la guitare,
04:13simplement en regardant des vidéos.
04:15Mais Loulou vivait une adolescence plus complexe que les autres,
04:19à cause de son petit truc en plus.
04:20Il était très discret et ne laissait rien paraître par protection.
04:24C'était un guerrier, mon fils.
04:26Quand vous lisez ça, vous avez juste envie de pleurer, bien évidemment.
04:30Et la maman de Louis dit également,
04:34parce que vous lui posez la question,
04:35quel est votre état d'esprit aujourd'hui ?
04:37Et à juste titre, Jules, vous avez rappelé que
04:42elle explique que ce n'est pas le temps du deuil,
04:44c'est le temps de la guerre.
04:45Il est hors de question qu'un autre cœur de maman ou de papa
04:48soit brisé comme le nôtre.
04:50Que la France soit prête, dit-elle.
04:52Que la France soit prête, nous sommes déterminés.
04:54Et je suis enragé comme jamais.
04:56Quel courage !
04:57On a des parents qui prennent aussi la parole à visage découvert.
05:01C'est-à-dire qu'ils annoncent la semaine prochaine
05:04qu'il va y avoir effectivement une marche blanche.
05:06Il y a des parents qui prennent la parole à visage découvert,
05:09qui assument de porter ce combat.
05:11Et il y a des parents qui refusent qu'aujourd'hui,
05:13vous savez, dans les cinq mises en examen,
05:15il y a trois mineurs,
05:16ils refusent que ces enfants soient jugés comme des mineurs.
05:19Vous savez qu'on peut écarter la minorité dans certains cas au pénal.
05:23Ils veulent que ces mineurs soient jugés comme des majeurs
05:26au regard de ce qui a été fait,
05:29de l'agression mortelle directement filmée par ces cinq individus,
05:33diffusée très largement à un cercle proche de leurs amis,
05:36et dont les membres de la famille de Louis ont reçu les vidéos,
05:40parfois certains, avant d'apprendre la nouvelle.
05:41Donc il faut se mettre dans l'esprit de cette famille
05:44qui a été véritablement traumatisée,
05:46mais qui est directement à décider de ne pas se laisser faire.
05:49Et effectivement, elle emploie ce mot, elle dit
05:51« Nous, nous sommes dans le temps de la guerre ».
05:53C'est extrêmement fort comme mot combatif.
05:56Et cette famille, en fait, tout de suite, elle s'est organisée.
05:59C'est-à-dire que moi, je les ai eus quotidiennement au téléphone depuis mercredi,
06:03heure par heure.
06:04Ils se sont organisés pour que certains prennent la parole,
06:06pour que certains décident d'organiser une manifestation,
06:09pour que certains puissent justement échanger avec certains journalistes,
06:13pour essayer de faire réémerger cette réalité qui avait été masquée par les médias,
06:17et aussi pour pointer du doigt les dysfonctionnements qu'il y a eus
06:21à travers l'aide sociale à l'enfance,
06:24à travers les signalements ratés entre la gendarmerie,
06:27l'aide sociale à l'enfance,
06:28et puis eux qui n'avaient jamais eu l'information,
06:31et puis sur le fait que Louis avait lui-même parlé de ces difficultés,
06:35et qu'il faut toujours le rappeler,
06:37lorsque la famille place Louis au sein de l'aide sociale à l'enfance,
06:40elle rappelle que c'est un garçon vulnérable,
06:42et à qui il faut faire vraiment attention.
06:44Je vous propose d'écouter également le papa de Louis,
06:47parce que les parents sont séparés depuis plusieurs années,
06:51et le papa de Louis a lui aussi voulu prendre la parole,
06:55parce qu'il ne supportait plus que dans certains médias,
06:59on parle d'Orix,
07:00qu'on présente son fils d'une manière qui ne correspond pas
07:04à la réalité telle que lui l'a vécu toutes ces années,
07:07et il veut se battre pour que les Français connaissent l'histoire de Louis,
07:15et que justice soit rendue.
07:16Je vous propose d'écouter le papa de Louis,
07:20Nicolas, qui explique que Louis était un garçon aimé de tous.
07:24C'était un garçon aimé de tout le monde,
07:28c'était un gentil garçon, poli, bien élevé,
07:33avec ses petites difficultés,
07:36ses troubles,
07:38mais je ne comprends pas, moi,
07:40pourquoi tant de haine,
07:42moi je n'ai pas l'impression qu'on n'a pas existé,
07:45on est une famille,
07:47je l'ai toujours avec moi,
07:50j'ai toujours été présent,
07:51ça fait six ans qu'il est tout le temps chez moi.
07:55Et je vous propose d'écouter une nouvelle fois
07:57le papa de Louis,
08:00qui le promet,
08:01et qui explique que son combat désormais,
08:04c'est pour son fils,
08:06mon combat c'est pour mon fils.
08:07Justice pour Louis,
08:09et ensuite on verra pour les...
08:11J'ai d'abord ce premier combat-là à mener,
08:14et tout ce qui se passe,
08:15l'AZE, tout ça,
08:16ça sera un autre combat après mon fils.
08:19Pour l'instant, c'est mon fils le plus important.
08:22Le foyer, j'ai été les voir,
08:23les pauvres, ils ne sont déjà pas assez,
08:26ils ne sont que quatre ou cinq pour 35 gamins.
08:28Les pauvres gamins,
08:29ils sont abandonnés,
08:30ils sont arrachés à leurs parents,
08:34et eux, ils essayent de faire tout ce qu'ils peuvent,
08:36ils ne sont que quatre,
08:37je ne vais rien leur dire,
08:38qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ?
08:40C'est l'État,
08:41vous avez changé quand ?
08:42Ce n'est pas normal qu'on met son enfant
08:44quelque part dans un endroit
08:46de sécurité, protection de l'enfance,
08:48et mon enfant, il décède
08:51atrocement, quoi.
08:52C'est...
08:53Je suis en colère.
08:55On va évidemment donner la parole aux auditeurs,
08:57mais d'abord, peut-être votre regard,
09:00Éric Revelle et Sébastien.
09:01D'abord, la détresse du père de Louis
09:03nous touche infiniment sur ce plateau,
09:06il faut le dire.
09:07les mots d'un père qui vient de perdre son fils
09:10dans ces conditions sont juste...
09:13Il n'y aurait pas grand-chose à rajouter
09:15à la souffrance qu'il exprime.
09:18Maintenant, je crois que c'est dans l'interview
09:19de Jules Laurence où...
09:22où la maman dit
09:23ils ont tué en adultes,
09:26ils doivent être jugés
09:27comme des adultes.
09:29Cette phrase va placer une fois de plus
09:31les magistrats devant leur responsabilité.
09:35Voilà.
09:36Parce que quand vous êtes capables
09:37d'autant de barbarie,
09:39et là, on quitte évidemment la rive
09:41des faits divers pour être complètement
09:42dans les faits de société.
09:43D'ailleurs, la preuve,
09:45c'est l'enchaînement de ces meurtres,
09:46mais c'est aussi le fait,
09:47et ça, c'est quand même très nouveau
09:48depuis plusieurs mois,
09:50ça n'existait pas avant.
09:51Les victimes prennent la parole.
09:53Enfin, ceux qui restent en vie,
09:55ils prennent la parole.
09:56Avant, ça n'existait pas.
09:58Et puis sur la ZE, oui,
09:59le père de Louis a raison.
10:00Il faudra mener un combat.
10:02L'aide sociale à l'enfance
10:04est non seulement un sujet d'interrogation,
10:07l'aide, mais c'est, je pense,
10:10une infrastructure qui est totalement à revoir.
10:12On parle de proxénétisme
10:16dans ces ronds-là.
10:17Il rappelle, et Jules le rappelait aussi,
10:19que la ZE est censée protéger les enfants
10:21que, ou vous lui confiez en tant que parents,
10:24ou que la justice leur confie.
10:26Donc tout ça dysfonctionne totalement.
10:29et au-delà des fonds considérables
10:31qui sont investis,
10:32moi je ne jette pas en pâture
10:33tous les gens qui travaillent à la ZE,
10:35mais enfin, 11 milliards d'euros,
10:37la ZE, 11 milliards d'euros.
10:39Et vous apprenez
10:40que des enfants sont
10:42ou jetés en prostitution,
10:45ou tués,
10:47ou agressés,
10:48ou violentés.
10:49Donc,
10:49ce n'est plus
10:50l'aide sociale
10:52à l'enfance,
10:53Elliot,
10:54c'est devenu,
10:55pour certains,
10:56d'un danger absolu
10:58d'être protégé
11:00par cette aide.
11:01Oui, c'est-à-dire que
11:01pour certains établissements,
11:05pas tous,
11:06vous avez des gens extraordinaires
11:07qui travaillent, bien sûr,
11:08mais l'aide sociale
11:11à l'enfance
11:11n'aura d'aide
11:13que le nom.
11:14Et cette aide sociale
11:15à l'enfance
11:15n'aide plus,
11:16mais peut mettre en danger
11:17les personnes
11:18qui y sont présentes.
11:19Sébastien Ligné.
11:20On avait hier
11:21à ce micro
11:24un journaliste,
11:25un avocat
11:26qui a écrit
11:26sur l'aide sociale
11:27à l'enfance,
11:27c'était assez effroyable
11:29ce qu'il nous expliquait.
11:30Avocat marseillais.
11:31Exactement.
11:31Il nous expliquait en réalité
11:32que, évidemment,
11:33c'est très mal conçu.
11:34Évidemment,
11:35ce sont les départements
11:36qui gèrent la plupart
11:37des ASEE
11:38et les départements,
11:39ils ne peuvent pas
11:39gérer une telle masse
11:41d'enfants
11:42parce qu'hélas,
11:42il y a de plus en plus
11:43d'enfants qui ont besoin
11:44ou qui sont placés
11:46à la demande des parents
11:46dans les ASEE.
11:47Donc, il faut évidemment
11:48que l'État centralisé,
11:50on va dire,
11:50reprenne en main
11:51la question de l'ASEE
11:51et puis la question
11:52du fonctionnement.
11:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:53on ne sait pas
11:54à quoi doit servir
11:55une ASEE.
11:56Est-ce que ça doit être
11:57un refuge de fortune
11:58comme on a un peu
11:59l'impression que ça l'est aujourd'hui ?
12:00Est-ce que ça doit être
12:01un vrai centre de réinsertion ?
12:02Est-ce que ça doit être
12:03un centre de rétention ?
12:05Parce qu'aujourd'hui,
12:06on sait, par exemple,
12:07qu'on ne peut pas obliger
12:08un jeune qui est en ASEE
12:10de rester.
12:11Il n'y a pas de mesure
12:11de rétention obligatoire.
12:13Et il y a un deuxième
12:14grand problème,
12:15c'est évidemment,
12:15il y a un manque de moyens,
12:17notamment moyens humains,
12:18il y a un manque d'éducateurs
12:19et surtout,
12:19ceux qui vivent
12:21aux côtés des enfants,
12:22à 21h,
12:22ils partent,
12:23ils rentrent chez eux
12:23parce qu'ils ont fini
12:24leur journée de travail.
12:25Et ensuite,
12:26passée la nuit tombée,
12:27ce sont 2-3 gardiens
12:29qui se relèvent
12:30pour vérifier
12:31que les enfants sont là.
12:31Mais vous pensez bien
12:32que vous mettez
12:3310, 15, 20 enfants,
12:35parfois turbulents,
12:36parfois qui ont eu
12:37des problèmes
12:37dans leur enfance,
12:39quasiment sans surveillance
12:41toute une nuit,
12:41vous pouvez très bien
12:42comprendre ce qui va se passer.
12:44Et il y a évidemment
12:45double conséquence,
12:46un, sur le proxénétisme
12:47comme Eric l'a rappelé,
12:48on estime aujourd'hui
12:49que 80% des jeunes filles
12:51qui se prostituent,
12:52des jeunes filles mineures
12:53viennent ou ont passé
12:56quelques jours
12:56dans une aide sociale
12:57à l'enfance.
12:58Et puis le deuxième sujet,
12:59c'est la question
12:59de la drogue
13:00et du narcotrafic.
13:01Aujourd'hui,
13:02un centre d'aide sociale
13:03à l'enfance
13:04est devenu un centre
13:05de repérage
13:06et de formation
13:06et de recrutement
13:07pour les narcotrafiquants
13:08extraordinaire
13:09parce que ce sont
13:10des jeunes mineurs
13:11qui n'y risquent rien
13:12devant la justice
13:13à qui on leur dit
13:15viens devant
13:16l'aide sociale à l'enfance
13:16avec 200-300 euros
13:18en petite coupure.
13:19Pour eux,
13:19ils n'ont jamais vu
13:19autant d'argent d'un coup
13:20donc ils y vont.
13:21Laurent Nouniez
13:22qui a réagi
13:23il y a un peu moins
13:26d'une heure
13:27sur le lynchage
13:28du jeune Louis
13:29qui est absolument
13:30abominable,
13:31dit-il.
13:31J'ai évidemment
13:32une pensée
13:32pour sa famille.
13:33J'imagine bien
13:34ce que peut-être
13:35leur douleur
13:36et évidemment
13:37tout ça
13:37est inacceptable.
13:38On m'a interrogé
13:39pour me demander
13:40si je considérais
13:41qu'il y avait
13:41un ensauvagement
13:42de la société.
13:43Donc j'ai redit
13:44parce que ce n'est pas
13:45la première fois
13:45qu'il le dit
13:46qu'il n'y a pas
13:47d'ensauvagement
13:50que j'ai redit
13:51que je trouvais
13:51ce terme
13:52que ce terme
13:53avait une connotation
13:54extrêmement violente
13:56et j'ai dit
13:56qu'il y avait
13:57une exploitation
13:57de cette affaire.
13:59Je vous renvoie
14:00aux déclarations
14:00de M. Zemmour
14:01sur cette affaire
14:02qui a parlé
14:02de nécessité
14:04de remigration.
14:05Il a fait un lien
14:06très direct
14:06avec l'immigration
14:07c'est précisément
14:08cette déclaration
14:08que je visais
14:09il a une exploitation
14:10qui a été faite
14:11par des groupuscules
14:13d'ultra droite
14:15et également
14:15je n'ai pas voulu
14:17rentrer dans le débat
14:18qui est connoté
14:18politiquement
14:19mais par contre
14:20je dénonce
14:20très fermement
14:21ce drame
14:21et surtout
14:22la montée
14:23de la violence
14:23chez les plus jeunes
14:25et c'est ce que je dis
14:26dans le Parisien
14:26c'est ce qui nous inquiète
14:28évidemment profondément
14:29ça a le mérite
14:30d'être clair
14:31déjà le fait
14:32qu'il s'explique
14:33après sa première déclaration
14:35prouve qu'on lui a dit
14:37ses conseillers
14:38ou peut-être
14:39le Premier ministre
14:40lui ont dit
14:41attention là
14:41ce que vous avez dit
14:42c'est très mal compris
14:43il s'agit de préciser
14:45Monsieur le ministre
14:45de l'Intérieur
14:46ce qu'il a cru faire
14:47mais quand même
14:48il n'y a pas
14:49d'ensauvagement
14:50de la société
14:51mais enfin
14:51l'un de ses illustres
14:53prédécesseurs
14:53qui n'était pas
14:54un homme de droite
14:55ni d'ultra droite
14:56qui s'appelait
14:56Jean-Pierre Chevènement
14:57il parlait des sauvageons
14:59il parlait des sauvageons
15:00Gérald Darmanin
15:02à l'époque
15:03lorsqu'il était
15:04à Place Beauvau
15:05ministre de l'Intérieur
15:06et si mes souvenirs
15:08sont bons
15:09je me demande
15:10si son bras droit
15:10ah non
15:11il a été le bras droit
15:12de Castaner
15:12à Beauvau
15:14Laurent Nouniez
15:15et ensuite il est devenu
15:16donc il n'était pas
15:17le bras droit
15:17de Gérald Darmanin
15:19lorsque Gérald Darmanin
15:20était ministre de l'Intérieur
15:21non
15:21mais Gérald Darmanin
15:24en 2020
15:24lorsqu'il prend
15:25le ministère de l'Intérieur
15:27et il assume
15:28cette question
15:29de l'ensauvagement
15:30de la société
15:31donc sauvageons
15:32ça avait une connotation
15:33un peu affectueuse
15:34aujourd'hui
15:35ce sont des barbares
15:36ce sont des barbares
15:38ils n'ont qu'un sur moi
15:39ils n'ont aucune limite
15:39ils n'ont pas de repères
15:41ils ont tout perdu
15:42ce qui avait choqué
15:43c'était aussi la déclaration
15:44parce qu'il a dit
15:45il y a une récupération
15:46de l'extrême droite
15:47dans cette affaire
15:48et c'est pour ça d'ailleurs
15:50que depuis hier
15:50un je ne voulais pas en parler
15:51par pudeur pour la famille
15:53parce que ça pouvait être
15:56insupportable
15:56et deux
15:58parce que ça n'était pas
15:59très clair
15:59qu'il visait
16:00et là
16:01c'est bien plus clair
16:02il ne vise pas
16:03Jules Laurence
16:03qui est le journaliste
16:04qui est au coeur
16:05du témoignage
16:07de la famille
16:08et qui heureusement
16:09était là
16:09pour révéler au grand jour
16:11un sujet
16:11qui aurait été tu
16:12ou mal raconté
16:14par les médias
16:14puisqu'au départ
16:15on a parlé de Rix
16:16bien sûr
16:16par contre la famille
16:17ça la choque
16:18qu'on dise qu'il n'y a pas
16:19d'ensauvagement
16:20aujourd'hui en France
16:21au regard de ce qui s'est passé
16:23à travers le jeune Louis
16:24parce que vraiment
16:24pour rappel
16:25on a donc 5
16:27personnes qui agressent
16:28lynch à mort
16:29ne visent que la tête
16:31pour tuer
16:32parce que quand on vise la tête
16:33on cherche à tuer
16:34diffusent ces vidéos
16:36autour de leurs amis
16:37et certains
16:38ont publié
16:39des vidéos
16:40de lynchage de Louis
16:41antérieurs
16:41directement
16:42mises en avant
16:43sur leur profil Instagram
16:45imaginez
16:45le niveau de barbarie
16:47auquel on peut atteindre
16:48mais effectivement
16:49on a basculé
16:50dans une autre société
16:51on a basculé
16:52dans une autre société
16:53où il n'y a plus
16:54aucune limite
16:55avec des individus
16:56qui sont
16:58voilà
16:58qui revendiquent
17:01la violence absolue
17:02qui ont une société
17:03en sauvagée
17:04et c'est un
17:05Laurent Nouniez
17:06ne veut pas
17:07l'employer ce terme
17:08parce que selon lui
17:09c'est connoté
17:10mais on vous posera
17:11la question dans un instant
17:12aux auditeurs
17:12qui ont une autre société
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